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Publié le 4 Novembre 2022

france24.com avec l’AFP nous montrent qu’au deuxième jour d'une visite inédite à Bahreïn en grande partie consacrée au dialogue interreligieux, le pape François a appelé ce vendredi 4 novembre 2022, à l'unité face à la logique des "blocs opposés" entre l'Est et l'Ouest.

 

C’est la première fois qu’un chef suprême de l’Église catholique se rend à Bahreïn, ce petit pays du Golfe persique, majoritairement musulman. Le pape François a prôné la fraternité et la lutte contre les extrémismes lors d'une rencontre avec des dignitaires musulmans et le grand imam de la mosquée d'al-Azhar, haute institution du sunnisme, cheikh Ahmed al-Tayeb.  Cette visite de quatre jours est l'occasion pour le pape d'insister sur le "dialogue" entre les religions et les civilisations, lui qui craint un retour à la "guerre froide" dans un monde de plus en plus divisé.  "Des puissants se concentrent dans une lutte résolue pour des intérêts partisans (...) en redessinant des zones d'influence et des blocs opposés", a déploré le jésuite argentin en clôture d'un sommet interconfessionnel à Awali. 

 

Selon lui, cette logique s'exprime notamment par une opposition entre "l'Orient et l'Occident", qui "ressemblent de plus en plus à deux mers opposées", une allusion au conflit en Ukraine dénoncé sans relâche par le pape François depuis l'invasion du pays par Moscou fin février. "On joue avec le feu avec des missiles et des bombes, avec des armes qui provoquent des pleurs et des morts", a déploré le pape François, qui n'a cessé de dénoncer le recours à la force et la menace nucléaire. Pour le pape, "l'homme religieux, l'homme de paix, s'oppose aussi à la course au réarmement, aux affaires de la guerre, au marché de la mort", une allusion au patriarche orthodoxe russe Kirill, proche soutien de Vladimir Poutine qui soutient l'offensive de Moscou tandis que Jorge Bergoglio s'est toujours refusé à prendre partie.

 

En milieu d'après-midi, le souverain pontife s'est entretenu en privé avec le grand imam d'al-Azhar. Les deux hommes, qui avaient signé à Abou Dhabi un document fondateur sur la fraternité humaine, se sont salués par une accolade chaleureuse.  "Cette rencontre est d'une grande importance symbolique, tant au niveau local qu'international, pour promouvoir les racines de la paix et les principes de la coexistence pacifique entre les différentes religions et civilisations", a déclaré à l'AFP Hala Ramze Fayez, députée bahreïnie chrétienne. Devant les dignitaires sunnites et chiites du "Conseil des sages musulmans" réuni à la Mosquée du palais royal, le pape a défendu la "réconciliation" face à "l'instrumentalisation" des croyances religieuses.  Venu "comme un frère", il a appelé à ne pas céder "aux raisons de la force, qui alimentent la violence, la guerre, le marché des armes et le commerce de la mort".

 

Enfin comme le montre 20minutes.fr (https://www.20minutes.fr/societe/4008436-20221103-eglise-reunis-lourdes-eveques-francais-vont-travailler-transparence-confiance), après les révélations de la mi-octobre sur l’ancien évêque de Créteil Michel Santier qui ont créé de la colère parmi des victimes et chez des fidèles, qui ont dénoncé «le silence» des évêques autour de cette sanction, un an après l’explosif rapport Sauvé, l’épiscopat a dû revoir ses plans. Réunis en assemblée plénière jusqu’à mardi à Lourdes, les 120 membres de la Conférence des évêques de France vont plancher sur des «propositions concrètes» afin d’améliorer la transparence dans les mesures prises à l’encontre de clercs promettant de réfléchir, dès la session de Lourdes, à des changements dans les procédures, dans leur façon de les mener comme d’en communiquer les résultats. Les évêques doivent aussi voter les statuts définitifs d’un Tribunal pénal national canonique, une structure inédite en France qui doit ouvrir début 2023. L’attente des personnes victimes est grande, de même que chez les fidèles et chez les prêtres. L’enjeu est de rétablir la confiance et de poursuivre le travail lancé il y a un an après le rapport Sauvé.

 

Et alors que s'est ouvert l'assemblée plénière de la Conférence des évêques à Lourdes, le pape, dans un message signé par le cardinal Parolin, encourage notamment les prélats français à «aller de l'avant avec audace et discernement» et à ne pas se décourager devant le drame des abus commis de la part de certains pasteurs, «mais à persévérer dans l'assurance que l'Esprit Saint accompagne vos efforts, qui seront encore une fois l'objet de vos travaux» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-11/pape-francois-eveques-france-assemblee-pleniere.html).

 

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Publié le 3 Novembre 2022

france24.com  avec l’AFP nous montrent que le pape François est arrivé ce jeudi 3 novembre 2022 à Bahreïn pour une visite de quatre jours, où il devrait insister sur le dialogue avec l'islam.

 

À son arrivée, il s'est rendu directement au palais, salué le long de son parcours par une troupe de danseurs vêtus de la longue robe traditionnelle blanche du Golfe ainsi que par les drapeaux de Bahreïn et du Vatican brandis par des officiers juchés sur des chevaux. Il a été salué dans la cour du palais royal par 21 coups de canon, au son de l'hymne du Vatican. Le respect, la tolérance et la liberté religieuse, "reconnus par la Constitution" du pays, doivent être "constamment mis en pratique afin qu'il n'y ait pas de discrimination et que les droits humains fondamentaux ne soient pas violés, mais promus", a déclaré le pape François lors d'un discours devant les autorités, la société civile et le corps diplomatique au palais d'Al-Sakhir, à Awali.

 

Devant les autorités du royaume, il a appelé à ce "que les droits humains fondamentaux ne soient pas violés, mais promus" et a plaidé pour des "conditions de travail sûres et dignes de l'Homme", à moins de trois semaines du coup d'envoi du Mondial au Qatar voisin, pointé du doigt notamment pour le sort de ses travailleurs étrangers. Selon lui, il est aussi nécessaire de "garantir respect et attention à ceux qui se sentent les plus en marge de la société, comme les émigrés et les détenus".

 

Cette visite, la 39e à l'étranger du pape François est la seconde dans la péninsule arabique depuis son voyage historique aux Émirats arabes unis en 2019. Ce déplacement devrait surtout faire la part belle au dialogue interreligieux, dont le pape François est un fervent défenseur. Il s'exprimera vendredi devant le "Conseil des sages musulmans" à la Mosquée du palais royal et rencontrera le grand imam d'Al-Azhar du Caire, institution respectée de l'islam sunnite, avec lequel il avait signé à Abou Dhabi un document fondateur sur la fraternité humaine. "La rencontre de ces deux figures musulmane et chrétienne est un honneur pour Bahreïn", a déclaré à l'AFP Cheikh Dr. Abdul Latif Al-Mahmoud, membre du Conseil suprême des affaires islamiques de Bahreïn.

 

Organisée dans le cadre d'un forum de dialogue entre l'Orient et l'Occident, cette visite est toutefois pointée du doigt par les organisations de défense des droits humains qui dénoncent notamment les discriminations contre la communauté chiite du pays. Mardi, neuf ONG ont appelé le pape à "exiger publiquement que Bahreïn mette fin à toutes les exécutions, abolisse la peine de mort et enquête sérieusement sur les allégations de torture et les violations du droit à un procès équitable". Dans un rapport publié lundi, Human Rights Watch a critiqué une "marginalisation ciblée" de l'opposition politique, estimant qu'on "ne peut pas qualifier Bahreïn de démocratie".

 

De son côté, le pays entend jouer la carte de la tolérance religieuse pour adoucir son image internationale. Le gouvernement a assuré que "la liberté de religion et de culte sont des droits protégés par la Constitution". "Le Royaume ne tolère pas la discrimination, la persécution ou la promotion de la division fondée sur l'appartenance ethnique, la culture ou la foi", a-t-il ajouté.

 

Le long des routes, des drapeaux jaune et blanc du Vatican jouxtent ceux du pays et des affiches à l'effigie du jésuite argentin ont été installées comme à la cathédrale Notre-Dame d'Arabie, la plus grande église catholique de la péninsule, inaugurée en décembre 2021. Samedi, le pape célébrera une messe dans un stade à laquelle quelque 28 000 chrétiens sont attendus. "Après le Covid, c'est une joie que cette famille (la communauté catholique de Bahreïn) revienne" à l'Église, se félicite le père Xavier Marian D'Souza, curé de l'église du Sacré-Cœur où le pape se rendra dimanche.

 

Toujours affaibli par des douleurs au genou, il se déplace désormais en fauteuil roulant et avait confié à la mi-septembre que sa gonalgie n'était "pas encore guérie". Et comme, il l’a il a expliqué aux journalistes à bord de l’avion, ce sera «une visite intéressante et stimulante» (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Francisco-periodistas-visita-interesante-pensar-bahrein-vuelo_0_2502349750.html).

 

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Publié le 1 Novembre 2022

katholisch.de nous montre ce mardi 1er novembre 2022 que malgré toutes les critiques justifiées, l'évêque Georg Bätzing du Limbourg voit de bonnes raisons de rester dans l'Église catholique et de plaider pour des réformes. Le président de la conférence épiscopale a appelé mardi pour la fête de la Toussaint à "montrer le visage et parler ouvertement des raisons" qui parlent pour une vie consciente dans la foi et en lien avec l'Église.

 

Lors de son sermon à la cathédrale de Limbourg, il a fait référence à deux initiatives spéciales : «1 000 bonnes raisons» dans l'archidiocèse de Paderborn et «Caritas montre son visage» dans le diocèse de Limbourg. Les deux ont montré qu'il y a beaucoup de gens qui sont engagés dans l'église et la société par la foi. Ils ont clairement indiqué "à quel point être catholique est vivable et diversifié aujourd'hui".

 

Dans le même temps, Bätzing a souligné à quel point le nombre élevé de personnes quittant l'église était douloureux : environ 360 000 personnes ont quitté l'Église catholique en Allemagne l'année dernière, ce qui est un nouveau record. Ce nombre pèse sur sa conscience, selon le président de la conférence épiscopale. Il est préoccupé par la question de savoir si l'église peut à nouveau entrer en contact avec ces personnes par le biais de ses offres sociales et caritatives telles que les crèches, les écoles et les centres de conseil. Le chemin synodal n'a pas conduit à "une plus grande tolérance et patience" parmi ceux qui étaient prêts à partir.

 

En même temps, il a reconnu qu'il y a certainement de bonnes raisons pour que beaucoup de gens disent au revoir à l'Église. Certains avaient perdu le contact depuis longtemps, d'autres voulaient prendre une position consciente contre les cas d'abus dans l'Église et leur dissimulation. "Le nombre de ceux qui se sont engagés dans l'église pendant des années et des décennies a considérablement augmenté, mais qui partent maintenant parce qu'ils sont déçus, parce qu'ils ne voient pas que l'Église bouge vraiment sur des questions importantes." Bätzing a également regretté que l'implication dans le dialogue sur la réforme de la voie synodale n'ait jusqu'à présent pas pu conduire à "plus d'indulgence et de patience" parmi ces personnes.

 

En revanche, il y a "beaucoup plus de raisons pour lui de rester et de s'impliquer dans la conversion et le renouveau de cette Église", a souligné l'évêque. Il le voit à la fête de la Toussaint. Pour lui, les femmes et les hommes «qui, par leur vie sainte, ont purifié et ravivé l'Église d'autrefois» sont un signe que «Jésus n'abandonnera pas son Église; qu'il l'aime et qu'il a besoin d'elle pour apporter son Évangile à le porter le monde».

 

katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/41803-kardinal-marx-jesu-bergpredigt-ist-gerade-in-der-krise-relevant) nous montre aussi que le cardinal de Munich Reinhard Marx a appelé à une orientation sur le sermon de Jésus sur la montagne le jour de la Toussaint. Cela montre clairement "que les pauvres ont leur place, que la réconciliation est donnée, que justice peut être recherchée", a-t-il déclaré lors d'un service à Munich mardi. Ce message est important en ce moment, "alors que nous sommes dans une situation où - peut-être plus que jamais - on parle de crises, de polarisation, de nationalisme, de guerres, où de nouvelles divisions émergent", a déclaré Marx, selon son bureau de presse. Le cardinal a ajouté que la Toussaint ne concerne pas seulement les saints de l'Église catholique, mais "le regard de Dieu sur toutes les personnes qui - sciemment ou inconsciemment - ont suivi les traces de l'homme qui nous a donné le Sermon sur la Montagne".

 

Marx a décrit la fête de la Toussaint comme une contradiction avec l'opinion selon laquelle le Sermon sur la Montagne "ne peut pas être utilisé pour faire de la politique". La politique "façonne le monde, et le monde la façonne". Et la Toussaint rappelle que "les nombreux témoins qui ont suivi les traces de Jésus et le sermon sur la montagne ont certainement eu un effet - ont été et sont une bénédiction". En ce sens, la Toussaint permet un "regard différent sur l'histoire et sur ce qui s'est passé", a déclaré l'archevêque. "Pas sur ceux qui sont superficiellement là et prennent tout sous leur main avec des intérêts de pouvoir et de profit", mais sur "les artisans de paix, les doux qui ont agi sans violence et ont demandé justice".

 

Et lors de la fête de la Toussaint, le pape François a appelé les gens à vivre une vie de paix radicale. Lors de la prière de l'Angélus sur la place Saint-Pierre mardi, il a dit à plusieurs milliers de pèlerins que la vie de Jésus et des saints était une «vie révolutionnaire à contre-courant». À la fin de son allocution, le pape a de nouveau appelé à la prière pour la paix en Ukraine. Dans le même temps, le pape a demandé des prières aux fidèles pour son voyage à Bahreïn, qui débute jeudi. Le voyage sera l'occasion de rencontrer des représentants d'autres religions et de l'Islam en particulier. Il s'agit de travailler au nom de Dieu pour la paix, dont le monde a un urgent besoin en ce moment (https://www.katholisch.de/artikel/41807-papst-ruft-an-allerheiligen-zu-radikaler-friedfertigkeit-auf).

 

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Publié le 31 Octobre 2022

katholisch.de nous montre que les évêques d'Amérique latine ont présenté ce lundi 31 octobre 2022 à Rome un document complet, dont les idées de réforme pourraient se répercuter sur le processus synodal mondial. Le texte publié par le Conseil des évêques latino-américains (CELAM) compte environ 150 pages et a été publié en six langues, dont l'allemand. Intitulé "Vers une Église synodale s'étendant aux périphéries", il contient les résultats de la première Assemblée de l'Église entièrement latino-américaine, qui s'est tenue à Mexico en novembre 2021. Y ont participé des évêques, des prêtres et des laïcs de tous les pays d'Amérique latine et des Caraïbes. Le texte a été approuvé par le CELAM en juillet 2022. Ce n'est pas un document officiel du synode. Mais parce qu'il émane des Églises locales d'Amérique latine, où vivent quelque 500 millions de catholiques, il a un poids particulier parmi les textes de réforme qui circulent actuellement dans l'Église catholique mondiale.

 

En termes de contenu, le document contient non seulement des idées généralement valables, mais aussi de nombreuses particularités latino-américaines. Il s'agit notamment de mettre l'accent sur le rôle des peuples autochtones et des personnes d'ascendance africaine dans l'Église, le développement ultérieur des communautés dites de base et les exigences écologiques. Dans l'ensemble, la ligne qui a été développée dans cinq grandes assemblées épiscopales d'Amérique latine au cours des dernières décennies se poursuit; le premier a eu lieu en 1968 à Medellín, le dernier en 2007 à Aparecida.

 

En plus des analyses socio-politiques et ecclésiastiques et des descriptions de problèmes, le document contient de nombreuses propositions concrètes d'action. Cela comprend le dépassement du cléricalisme grâce à davantage de responsabilités de leadership pour les non-ordonnés, et en particulier pour les femmes. Le texte ne contient pas de demande d'ordination des femmes. Au sujet du célibat, il est suggéré que les nombreux prêtres qui se sont mariés se voient confier de nouvelles responsabilités dans les paroisses. Le dépassement de l'exclusion des minorités sexuelles et une ouverture à plus de diversité sont également exigés.

 

Dans la matinée, la direction du CELAM, conduite par son président, l'archevêque de Trujillo au Pérou, Hector Miguel Cabrejos Vidarte, a été reçue en audience par le pape François. La conversation a été qualifiée de "fraternelle et franche" par Vatican News. Le pape a conseillé aux évêques de remettre également le document au cardinal Mario Grech, qui dirige le synode mondial de l'Église catholique, qui durera jusqu'en 2024.

 

Enfin comme le montre cath.ch (https://www.cath.ch/newsf/bresil-les-eveques-catholiques-appellent-a-la-reconciliation/), le leader de la gauche brésilienne, Luiz Inácio Lula da Silva a battu Jair Bolsonaro, le président sortant d’extrême-droite, par une très faible marge. Le Tribunal supérieur électoral a officialisé la victoire: Lula a obtenu 50,9 % des voix contre 49,1 % pour Bolsonaro, soit deux millions de voix de différence. Dans ce pays extrêmement polarisé, les évêques catholiques ont appelé à la réconciliation, tandis que nombre de Brésiliens s’inquiètent du fait que Bolsonaro se soit enfermé dans le silence.

 

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Publié le 29 Octobre 2022

leprogres.fr nous montre ce samedi 29 octobre 2022 qu’à la veille d’un rassemblement organisé à l’initiative de catholiques contre les scandales tus dans l’Église, Olivier de Germay, archevêque de Lyon a choisi de s’exprimer. «L’affaire Santier a semé le trouble parmi de nombreux fidèles catholiques. Leur incompréhension, voire leur colère, est compréhensible; il nous faut l’entendre. […] Il faut également veiller à ne pas faire circuler d’informations erronées, comme celle affirmant que les évêques étaient tous au courant», peut-on lire en tête du site internet ce samedi. L’affaire de trop serait le silence qui a entouré la sanction par Rome de Michel Santier, évêque émérite de Créteil pour «abus spirituels à des fins sexuelles». Ainsi, tandis qu’une transparence dans la communication est réclamée, Mgr Olivier de Germay, à la tête d’un diocèse qui a été secoué par de nombreuses affaires, en profite pour rappeler que «dans le cadre du protocole liant le diocèse et le parquet, je signale systématiquement à la justice les faits d’abus portés à ma connaissance. Je prends également les mesures nécessaires pour éviter tout risque de récidive». Mais de préciser aussi que «dans l’attente de la décision de justice, une éventuelle communication ne peut alors se faire qu’en respectant le secret de l’enquête».

 

actu.fr (https://actu.fr/societe/affaire-de-voyeurisme-l-eveque-de-la-manche-veut-rassurer-les-diocesains_54856976.html) nous montre aussi que dans ce cadre et de façon plus intelligente, l’évêque évêque de Coutances et Avranches, Monseigneur Laurent Le Boulc’h, a adressé un message aux diocésains et membres du clergé catholique : «Depuis les révélations dans la presse des actes graves commis par le P. Michel Santier dans les années 1990 à Coutances, beaucoup d’entre vous m’ont fait part de leurs réactions par écrit ou de vive voix. J’ai reçu de vous des paroles de grande colère, de profondes incompréhensions ou de remises en question de l’Église.» «Certaines sont déjà appliquées, d’autres sont en cours d’élaboration. Des procédures ont été précisées, qui donnent davantage place à la parole des personnes victimes d’actes de pédocriminalité, d’abus sexuels, de conscience ou d’autorité. Si nous avons progressé, il nous reste encore du chemin à parcourir, et cela est d’autant plus vrai lorsque les personnes ayant commis des fautes graves ont atteint un degré de responsabilité important, comme celle d’un évêque. Il nous faudra tirer des leçons de ce drame. Fort de ces transformations, j’ai l’espérance que l’Église catholique devienne une maison sûre pour tous et en particulier pour les plus vulnérables», conclut Laurent Le Boulc’h.

 

Comme le montre Antoine Cavaillé-Roux sur RTL.fr (https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/invitee-rtl-eglise-ce-silence-est-une-insulte-aux-victimes-deplore-alix-huon-7900200585), ce week-end, le collectif Agir pour notre Église a ainsi appelé à manifester dans plusieurs villes de France. Invitée ce samedi de RTL, Alix Huon, membre du collectif, a expliqué que ces mouvements populaires avaient pour but de protester contre "cette culture du silence". "Nous souhaitons nous adresser à chacun de nos évêques pour leur dire : soyons courageux ! Lorsqu'une affaire sort, ou lorsque des abus sont connus, il faut que ce soit les victimes auxquelles on pense en premier". Elle a expliqué qu'en arrêtant de cacher ces actes odieux, d'autres victimes pourraient se manifester et il serait donc plus facile de leur venir en aide. "Dès que cette affaire Michel Santier a commencé à sortir dans les médias, d'autres victimes se sont révélées dans les jours qui ont suivi, alors qu'il avait assuré que seules les deux personnes qui s'étaient déclarées avaient été victimes de ses abus", a rappelé la membre du collectif catholique. "Donc c'est vraiment ce silence qui est une insulte aux victimes".

 

Et comme le montre lavie.fr (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/apres-laffaire-santier-la-revelation-dun-autre-cas-a-versailles-cree-le-malaise-84977.php), l’affaire de la non-divulgation des mesures canoniques prises à l’encontre de l’évêque Michel Santier a mis en lumière le manque de transparence dans l’Église catholique. À Versailles, des sanctions concernant un prêtre à la retraite, Jean-Jacques Villaine, ont ainsi été révélées au presbyterium… après sa mort le 9 octobre 2022. Seules deux paroisses, dont il a été le curé, en parlent, de façon laconique. L’existence de mesures canoniques à l’encontre du prêtre, curé de plusieurs paroisses successives dans les Yvelines, a été divulguée par l’évêque de Versailles, Luc Crepy, aux prêtres du diocèse, à la suite de son décès. À quelques jours de l’assemblée plénière des évêques à Lourdes, du 3 au 8 novembre, ce cas pose, une fois de plus, la question du secret des sanctions canoniques sur des clercs, et le problème de la transparence. Le droit canonique exige en effet que les sanctions ne soient communiquées qu’à la personne visée ainsi qu’à la victime. D’ailleurs, l’association d’aide aux victimes d’abus et violences sexuelles dans l’Église Comme une mère aimante, a d’ailleurs signalé à la justice d’autres situations préoccupantes concernant Jean-Jacques Villaine. Pour l’archevêque de Reims, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, il faut «réfléchir à des changements dans nos procédures, dans notre façon de les mener comme d’en communiquer les résultats».

 

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Publié le 24 Octobre 2022

RFI.fr nous montre qu’Emmanuel Macron a été reçu ce lundi matin en audience privée par le pape François au Vatican. Le président Macron est à Rome depuis dimanche où il a prononcé un discours à l’ouverture d’un sommet interreligieux sur la paix organisé par la communauté catholique italienne Sant’Egidio. Il y a livré un plaidoyer pour la paix en Ukraine, tout en rappelant que celle-ci ne pourrait avoir lieu que quand les Ukrainiens «le décideront» et selon les «termes» de Kiev. M. Macron a aussi appelé les religions, dans son discours de dimanche, à leur «devoir de résistance» contre «la pulsion de pureté» et le retour des «grandes peurs» qui agitent les sociétés occidentales (https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/10/24/en-visite-a-rome-emmanuel-macron-rencontre-le-pape-francois_6147091_823448.html).

 

Le souverain pontife et le président français ont pu afficher, une nouvelle fois, leur proximité. Les visages étaient souriants comme le montraient les premières images envoyées par le Saint-Siège. Le président français est arrivé ce matin au palais apostolique, accompagné de son épouse Brigitte et de sa délégation. Un long tête-à-tête – 55 minutes – s'est ensuivi avec le souverain pontife dans la bibliothèque personnelle du pape. Emmanuel Macron s’est également entretenu avec le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin et Mgr Paul R. Gallagher, le chef de la diplomatie vaticane.

 

Selon un communiqué du Saint-Siège, le pape François et Emmanuel Macron ont échangé en particulier sur le conflit en Ukraine, avec un accent sur la situation humanitaire. Sur l'invasion russe de l'Ukraine, le pape François n'a cessé de condamner le conflit depuis février, tout en tentant de maintenir un dialogue diplomatique avec Moscou et l'Église orthodoxe russe, très alignée sur les positions du Kremlin. Une attention particulière a aussi été accordée à la région du Caucase, au Moyen-Orient ou encore à l’Afrique, précise par ailleurs le Vatican.

 

Cette rencontre s’est déroulée avec un fil rouge : le thème de la paix. En témoigne l’échange de cadeaux. Le pape a donné au président français son document sur la fraternité humaine qu’il avait signé à Abou Dhabi en 2019 et le président Macron a offert au pape François une édition en français de Vers la paix perpétuelle, du philosophe allemand Emmanuel Kant.

 

Selon l'Elysée, l'entretien devait aussi porter sur les débats de société en France, comme l'accueil des réfugiés et peut-être la fin de vie. Le pape s'est élevé vendredi contre l'euthanasie lors d'un discours devant des élus français, au moment même où Paris s'apprête à lancer une convention citoyenne sur la question pour aboutir à un éventuel changement de la loi (https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/italie-emmanuel-macron-a-rencontre-le-pape-francois-au-vatican_5437339.html).

 

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Publié le 22 Octobre 2022

LeParisien.fr avec l’AFP nous montre dans son article du vendredi 21 octobre 2022 que le pape François a réitéré ses propos tenus en septembre où il déclarait : «Si on tue avec des justifications, on finira par tuer de plus en plus.»

 

«On ne peut demander aux soignants de tuer leurs patients.» Le ton est donné. Le pape François s’est élevé ce vendredi contre l’euthanasie lors d’un discours au Vatican devant des élus français, sur fond de débat sur la fin de vie en France et trois jours avant une rencontre avec Emmanuel Macron. Le président Emmanuel Macron sera en visite à Rome, dimanche 23 et lundi 24 octobre, pour assister au sommet interreligieux de trois jours intitulé "Le Cri de la paix". Invité à ce Forum international pour la paix organisé par la communauté catholique italienne Sant'Egidio, l'un des canaux de la diplomatie de l'ombre du Vatican, le chef de l'État prononcera un discours sur la paix, sur fond de conflit en Ukraine. Le lendemain, il sera reçu par le pape François  au Vatican, pour la troisième fois depuis qu'il est à l'Élysée, la précédente remontant à novembre 2021 (https://www.tf1info.fr/international/italie-emmanuel-macron-a-rome-pour-voir-le-pape-francois-et-la-nouvelle-premiere-ministre-giorgia-meloni-si-c-est-utile-2236293.html).

 

«Les soignants, par nature, ont vocation à procurer des soins et du soulagement, faute de pouvoir toujours guérir, mais on ne peut demander aux soignants de tuer leurs patients !» a-t-il déclaré devant une délégation d’une quarantaine d’élus du nord de la France emmenée par l’évêque de Cambrai. «Si on tue avec des justifications, on finira par tuer de plus en plus», a-t-il insisté, répétant une phrase prononcée lors de son retour d’un voyage au Kazakhstan en septembre, lorsqu’il avait été interrogé à ce sujet. «J’ose espérer que sur des questions aussi essentielles, le débat puisse se faire en vérité pour accompagner la vie jusqu’à sa fin naturelle», a ajouté le souverain pontife argentin, alors qu’une convention citoyenne sur la fin de vie commencera ses travaux en décembre afin d’orienter le gouvernement français sur un éventuel nouveau changement de loi. Le pape a également insisté sur «l’attention à porter aux personnes âgées dans les maisons médicalisées», évoquant les « personnes en fin de vie qui ont besoin d’être accompagnées par le développement des soins palliatifs».

 

Ces déclarations interviennent trois jours avant la visite du président français Emmanuel Macron, qui doit être reçu lundi matin en audience privée par le pape François. Lors de cette audience, il sera question d'Ukraine, d'autres sujets internationaux, ainsi que des débats de société qui agitent la France, comme l'accueil des réfugiés et peut-être la fin de vie. Et ce, alors que le souverain pontife s'est élevé, vendredi 21 octobre, contre l'euthanasie lors d'un discours devant des élus français, au moment même où Paris s'apprête à lancer une convention citoyenne sur cette question délicate pour aboutir à un éventuel changement de la loi (https://www.tf1info.fr/international/italie-emmanuel-macron-a-rome-pour-voir-le-pape-francois-et-la-nouvelle-premiere-ministre-giorgia-meloni-si-c-est-utile-2236293.html).

 

Le sujet qui fâche, est surtout la fin de vie, avec le débat qui va s’ouvrir en France, s’invitera-t-il dans le bureau du palais apostolique ? C’est ce que souhaite notamment l’archevêque de Rennes et responsable du groupe de travail «bioéthique» des évêques de France, Mgr Pierre d’Ornellas, en pèlerinage avec un groupe diocésain à Rome, qui a pu saluer brièvement le pape à l’issue de l’audience générale du 19 octobre. «Je rêverais que le pape François et le président Emmanuel Macron prennent le temps d’échanger sur ce sujet. Je rêve que le pape invite le Président à faire un séjour dans une unité de soins palliatifs, afin qu’il écoute longuement l’équipe soignante, et qu’il tienne la main de personnes en fin de vie. Qu’il découvre les richesses de cette humanité, qui est beaucoup plus qu’une start-up, mais un trésor de sagesse», explique-t-il dans une interview à La Vie (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/emmanuel-macron-le-pape-francois-riccardi-et-les-intellectuels-catholiques-84939.php).

 

Le Vatican considère l’euthanasie comme un «crime contre la vie humaine» et le suicide assisté comme un «grave péché» et ceux qui ont décidé d’y recourir ne peuvent recevoir les sacrements.

 

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Publié le 21 Octobre 2022

Félicité de Maupeou nous montre ce vendredi 21 octobre 2021 que  cinq nouveaux signalements mettant en cause l’ancien évêque de Créteil, Michel Santier, ont été adressés à l’archevêque de Rouen, Dominique Lebrun. Dans un communiqué publié jeudi 20 octobre, celui-ci explique que «d’autres personnes viennent de se faire connaître pour des faits commis sur elles par Mgr Michel Santier dans le cadre de son ministère de prêtre alors qu’elles étaient jeunes adultes». «Après avoir entendu directement une de ces personnes victimes, j’ai adressé aussitôt un signalement au Dicastère pour la doctrine de la foi via la nonciature apostolique. Nul doute que le dicastère diligentera une nouvelle enquête devant les révélations qui accentuent la gravité des faits reprochés à Mgr Michel Santier», précise le primat de Normandie, dont dépend aujourd’hui Michel Santier, qui réside dans une communauté de religieuses dans la Manche.

 

La persistance de la culture du secret dans l’Église, un an après la remise du rapport de la Ciase, est de moins en moins acceptée. Une critique qu’Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, dit entendre dans un communiqué publié le 21 octobre, et dans lequel il écrit : «J’entends et je reçois les critiques formulées autour de l’absence de communication des mesures romaines quand elles ont été édictées.» Actant «la demande d’une plus grande clarté sur ces procédures canoniques et les mesures qui peuvent en découler», il explique faire face à «une tension entre les exigences du droit canonique, son usage, ses interprétations qui peuvent varier d’un expert à l’autre, les pratiques de la justice de notre pays, le respect des personnes et l’exigence de transparence que portent beaucoup de fidèles». «Nous devons réfléchir à des changements de procédures, dans notre façon de les mener comme d’en communiquer les résultats. Ce sujet exige une étude sérieuse. Les évêques commenceront à y travailler dès l’assemblée plénière de novembre», annonce-t-il, évoquant ce rendez-vous annuel qui aura lieu du 3 au 8 novembre 2022, à Lourdes.

 

Pas sûr que cela suffise à calmer l’indignation qui monte chez plusieurs laïcs. Sur Twitter, certains évoquaient la possibilité de se rendre à Lourdes pour faire part de leur colère, tandis que d’autres invitaient à manifester devant les évêchés avant le départ des évêques pour la cité mariale. Et pour les catholiques du collectif «Agir pour notre Église», la révélation des abus commis par Mgr Santier et du silence qui a entouré la sanction prononcée à l’encontre de l’évêque émérite illustrent l’incapacité du collectif épiscopal «à s’ajuster aux exigences de la justice et de la vérité» (https://www.la-croix.com/Debats/Affaire-Santier-justifiera-silence-eveques-2022-10-21-1201238807).

 

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Publié le 18 Octobre 2022

Benoît Fauchet nous montre sur la-croix.com le mardi 18 octobre 2022 qu’après la révélation des abus commis par Michel Santier sur deux jeunes hommes dans les années 1990, la communauté charismatique qu’il a fondée en 1977, Réjouis-toi, a lancé une adresse mail pour recueillir des témoignages. Les personnes qui auraient pu être témoins ou victimes vont être contactées.

 

Comme le dit la communauté Réjouis-toi, elle «a appris avec consternation et peine que le père Michel Santier, un de ses co-fondateurs, a fait l’objet de mesures disciplinaires canoniques pour des faits concernant de jeunes adultes dans les années 1990. Nous pensons avant tout aux personnes victimes. Nous espérons qu’elles ont pu vivre un chemin de reconstruction. Nous portons dans notre prière toutes les personnes touchées par cette situation» (https://www.communaute-rejouis-toi.com/).

 

La presse a révélé que l’ancien évêque de Créteil et de Luçon avait fait l’objet de mesures disciplinaires en 2021 pour des faits de voyeurisme dans le cadre de la confession ; de nombreuses voix s’élèvent pour demander plus de transparence dans les décisions d’Église face à une incompréhension qui se joue sur fond de sentiment désormais insupportable d’une gestion des affaires «en interne», pour ne pas faire de vagues, et qui s’ajoute à l’impression d’opacité de la justice ecclésiastique, si ce n’est d’une justice à deux vitesses, puisque ni la qualification exacte des faits ni le détail de la mesure disciplinaire ne sont détaillés aux fidèles. Une solution serait comme cela se fait déjà dans les tribunaux étatiques, de publier systématiquement les décisions ecclésiastiques, et aussi de restaurer la confiance (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/laffaire-michel-santier-pose-la-question-de-la-transparence-dans-leglise-84871.php).

 

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Publié le 16 Octobre 2022

José Manuel Vidal nous montre dans religiondigital.org ce dimanche 16 octobre 2022 que dans sa catéchèse préalable à l'angélus, le pape François invite les fidèles à aller à l'essentiel, en arrêtant de se concentrer "sur beaucoup de choses urgentes, mais pas nécessaires" ou secondaires. Et l'essentiel est de cultiver la foi «de notre foi tiède». Comment ? Avec la prière et, plus spécifiquement, Bergoglio recommande une ancienne façon de prier, comme les grands-mères, et une moderne, comme les SMS : les prières jaculatoires.

 

Dans ses salutations après l'Angélus, il assure que "les fruits du processus synodal sont déjà nombreux, mais pour qu'ils atteignent leur pleine maturité il faut ne pas être pressé". Et, pour cette raison, il prolonge la période de discernement en deux temps : «le premier du 4 au 29 octobre 2023 et le second en octobre 2024». Et il espère que cette décision «pourra favoriser la compréhension de la synodalité comme dimension constitutive de l'Église et aider chacun à la vivre».

 

Et un nouveau livre du pape François, «Je vous demande au nom de Dieu. Dix prières pour un futur d’espérance», sort mardi en Italie. Le quotidien La Stampa en a publié un extrait dimanche, et le pontife argentin appelle à réformer les Nations unies qui ne «répond plus aux nouvelles réalités», prônant «des réformes organiques, destinées à faire retrouver aux organisations internationales leur vocation primordiale de servir la famille humaine», qui ont selon lui «montré leurs limites» avec la pandémie de Covid-19, «à l’occasion de laquelle l’actuel système multilatéral a montré toutes ses limites. De la distribution des vaccins, nous avons eu un exemple flagrant de ce que parfois la loi du plus fort pèse davantage que la solidarité», et la guerre en Ukraine, et, en particulier, le Conseil de sécurité qui «a mis encore une fois en évidence la nécessité de faire en sorte que l’actuelle structure multilatérale trouve des voies plus agiles et efficaces vers la résolution des conflits» (https://www.20minutes.fr/monde/ukraine/4005610-20221016-pape-francois-onu-montre-limites-doit-etre-reformee).

 

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