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Publié le 14 Mai 2022

LeMonde.fr avec l’AFP nous montre que plusieurs milliers de personnes, surtout beaucoup de parents accompagnés de leurs enfants portant des ballons, ont participé samedi 14 mai à Zagreb à une marche contre l’avortement, organisée par des associations conservatrices, où sur  leurs pancartes, on pouvait notamment lire « Les enfants non nés, la minorité la plus menacée en Croatie» ou «Les vies non nées comptent aussi». Deux jours plus tôt, la Croatie a connu une mobilisation de soutien à Mirela Cavajda, femme qui a mené une difficile bataille pour obtenir l’autorisation d’avorter, en raison de la maladie de son fœtus.

 

Des milliers de personnes avaient manifesté jeudi à Zagreb en faveur du droit à la santé des femmes. La manifestation, organisée sous le mot d’ordre «Assez», s’est déroulée au lendemain de l’annonce par le ministre de la santé, Vili Beros, qu’une «commission a autorisé l’interruption de grossesse» de Mirela Cavajda. Cette mère d’un enfant était au sixième mois de grossesse quand les médecins ont diagnostiqué en avril une tumeur au cerveau de son fœtus. Sa demande d’avortement a été refusée par quatre hôpitaux de Zagreb, mais la pression publique a finalement contraint la commission médicale à donner mercredi son feu vert pour l’intervention.

 

Le 12 mai, de nombreux manifestants portaient des banderoles roses sur lesquelles il était écrit «Assez du cléricalisme dans les cliniques gynécologiques», «Assez du refus de fournir une procédure médicale» ou encore «Assez de mettre en péril la santé des femmes». La manifestation a été organisée à Zagreb et dans huit autres villes de la Croatie pour montrer «la solidarité avec toutes les femmes (…) dont le droit à la santé, garanti par les lois en Croatie, est violé quotidiennement», avaient souligné les organisateurs.

 

En Croatie, des groupes conservateurs, soutenus par l’Église catholique, pressent le gouvernement de limiter le droit à l’avortement, autorisé jusqu’à la dixième semaine de grossesse. Après cette période, un avortement peut être pratiqué si la santé de la femme ou du fœtus est en danger grave, ou en cas de viol ou d’inceste. Près de 90 % des 3,9 millions de Croates sont catholiques, et l’Église reste très influente au sein de la société. Le droit à l’avortement est de plus en plus mis à l’épreuve, car beaucoup de médecins refusent de pratiquer des interruptions volontaires de grossesse en invoquant l’objection de conscience. La Cour constitutionnelle de Croatie a rejeté en 2017 un recours de plusieurs groupes conservateurs qui réclamaient l’interdiction de l’avortement. Elle a alors aussi jugé que la législation de 1978 était obsolète et a demandé sa révision. Des groupes de défense des droits de l’homme craignent que ces changements ne conduisent à plus de restrictions.

 

Enfin, aux États unis, sous le slogan "Pas touche à nos corps!", des milliers de manifestants sont attendus pour défendre le droit à l'avortement, menacé par la Cour suprême. Quelque 400 cortèges sont organisés à travers le pays, dont des grandes marches à New York, Chicago, Austin, Los Angeles, et bien sur Washington, où se trouve le siège de la Cour suprême. Les manifestants ont commencé à se rassembler au pied du Washington Monument. Ils doivent s'élancer dans moins de deux heures. Sur place, Veronica, une jeune trentenaire venue de la banlieue de Washington, a rejoint le mort d'ordre du jour "ne touche pas à mon corps" et y ajoute le droit à l'erreur : "Je ne comprends pas ce qu'il se passe. On fait des erreurs parfois, mais ce doit être à nous de décider. C'est un mauvais signal et j'ai le sentiment que les femmes sont sur le point de perdre des droits dans beaucoup de domaines", explique-t-elle.  Parmi les droits qu'ont peur de perdre les femmes, on retrouve en particulier la contraception. Le mariage homosexuel pourrait aussi être remis en question. L'ampleur de la mobilisation va servir d'indicateurs pour connaitre la colère du pays, même s'il y a peu de chances que cela change l'avis de la Cour suprême ultra-dominée par les conservateurs (https://www.rtl.fr/actu/international/les-infos-de-18h-etats-unis-forte-mobilisation-attendue-pour-le-droit-a-l-avortement-7900154430).

 

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Publié le 11 Mai 2022

Jesús Bastante nous montre sur religiondigital.org ce mercredi 11 mai 2022 que la fuite du projet de résolution de la Cour suprême des États-Unis dans lequel il est proposé d'abroger le droit à l'avortement au pays, en vigueur depuis 1972, a suscité la controverse aux quatre coins de l'Amérique du Nord. Dans l'Église aussi, où la question de l'avortement a été historiquement un cheval de bataille entre conservateurs et progressistes et qui, ces derniers temps, a également servi de bélier pour attaquer le deuxième président catholique des États-Unis, Joe Biden.

 

En ce sens, la Conférence épiscopale américaine a publié une note, signée par son président, José H. Gómez, et le président du Comité pour les activités pro-vie de l'USCCB, William E. Lori, dans laquelle ils invitent les fidèles "de se joindre au jeûne et à la prière" aux manifestations anti-avortement pour "l'annulation de Roe v. Wade et Planned Parenthood v. Casey dans la décision finale de la Cour suprême dans Dobbs v. Jackson" et " pour la conversion des cœurs et des esprits de ceux qui défendent l'avortement." "Au milieu des tensions actuelles, nous invitons les catholiques de tout le pays à se joindre à nous pour jeûner et prier le Rosaire le vendredi 13 mai, en mémoire de Notre-Dame de Fatima", indique la note, qui appelle également à prier "pour notre nation, pour l'intégrité de notre système judiciaire, et que toutes les branches du gouvernement puissent se consacrer à la recherche du bien commun et à la protection de la dignité et des droits de la personne humaine, de la conception à la mort naturelle". Dans le même temps, les évêques américains appellent à «un nouvel engagement pour construire une Amérique dans laquelle les enfants sont accueillis, appréciés et soignés; dans laquelle les mères et les pères sont encouragés et renforcés; et dans laquelle le mariage et la famille sont reconnus et soutenus comme véritables fondements d'une société saine et florissante», tout en demandant que leurs revendications soient menées «avec civilité et amour, et avec nos prières pacifiques et notre service compatissant à tous ceux qui en ont besoin».

 

Mais pas sût que ce soutien des évêques américains aux groupes pro-vie marche. Des militants soutenant le droit à l'avortement ont manifesté lundi soir devant la maison du juge Samuel Alito pour protester contre l'éventuelle annulation de la décision historique de 1973 Roe v. Wade, à la suite de rassemblements similaires au domicile d'autres juges de la Cour suprême au cours du week-end. Shutdown DC avait promu la manifestation de lundi soir, affirmant sur son site Internet qu'il organiserait une veillée aux chandelles "pour tous ces droits qu'Alito menace de lui retirer". La manifestation est intervenue après un week-end de manifestations similaires devant les domiciles du juge Brett Kavanaugh et du juge en chef John Roberts. D'autres manifestations sont prévues. Le groupe Ruth Send Me a fait la promotion d'un mercredi "promenade" dans les maisons des juges conservateurs de Virginie et du Maryland. Quelques heures à peine avant la manifestation de lundi soir, le Sénat a adopté à l'unanimité une mesure bipartite qui étendrait les protections de sécurité aux membres de la famille immédiate des juges de la Cour suprême. Le projet de loi se dirige maintenant vers la Chambre (https://www.nbcnews.com/politics/supreme-court/abortion-rights-activists-demonstrate-conservative-supreme-court-justi-rcna27901). Et Ruth Send Me a également encouragé les gens à manifester dans les églises catholiques dimanche tout en partageant une vidéo de leurs membres semblant interrompre un service alors qu'ils étaient habillés en personnages de The Handmaiden's Tale. Les manifestations prévues auront lieu après qu'une église catholique de Boulder, au Colorado, a été vandalisée au milieu du tollé suscité par Roe v. Wade. Les mots "Mon corps, mon choix", "Gardez votre religion hors de notre corps" et "L'avortement sauve des vies" ont été peints à la bombe dans l'église du Sacré-Cœur de Marie, a rapporté The Denver Gazette (https://www.newsweek.com/catholics-roe-wade-abortion-protest-ruth-sent-us-1704277).

 

Enfin, un groupe d’épouses de militaires ukrainiens de la division Azov a rencontré à Rome le pape, à qui elles ont demandé d’intervenir pour «sauver la vie» de ces militaires, retranchés depuis plusieurs semaines dans l’aciérie Azovstal pilonnée par l’armée russe à Marioupol dans le sud-est de l’Ukraine. L’entrevue, qui a duré «environ cinq minutes», selon elles, a eu lieu à l’issue de l’audience générale du souverain pontife, sur la place Saint-Pierre au Vatican. Kateryna Prokopenko, épouse d’un des chefs de la division Azov, Denis Prokopenko a déclaré à la presse : «Nous lui avons demandé de venir en Ukraine, de parler [au président russe, Vladimir] Poutine, de lui dire : “Laissez-les partir”. (…) Nous sommes prêts à une action du pape, de sa délégation, nos soldats sont prêts à baisser leurs armes en cas d’évacuation dans un pays tiers» (https://www.lemonde.fr/international/live/2022/05/11/guerre-en-ukraine-en-direct-si-l-ukraine-avait-fait-partie-de-l-otan-il-n-y-aurait-pas-eu-de-guerre-affirme-zelensky-devant-des-etudiants-francais_6125565_3210.html).

 

Au 77e jour de la guerre en Ukraine, l’étau des forces russes se desserre autour de la deuxième ville ukrainienne, Kharkiv, dans l’est du pays, alors que l’usine Azovstal à Marioupol serait la cible de frappes de l’aviation et de l’artillerie du Kremlin. Les États-Unis, qui ont débloqué 40 milliards d’aide pour Kyiv, craignent désormais une extension du conflit en Transnistrie. Et le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré qu’il était judicieux de rendre visite au président russe Vladimir Poutine et qu’il fallait «traiter avec ceux qui causent le problème ou qui peuvent le résoudre» pour trouver des solutions. «Il est tout à fait logique de parler au dirigeant de la Fédération de Russie, il est tout à fait logique de parler à tout autre acteur pertinent dans la crise actuelle», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Vienne. «Je pense que les vies sauvées des civils qui se trouvaient dans les bunkers de Marioupol méritent que je rencontre n’importe qui dans n’importe quelle partie du monde sans avoir le moindre doute sur le fait que c’est la bonne chose à faire», a ajouté le secrétaire général de l’ONU lorsque les journalistes lui ont demandé si sa visite à Moscou avait été la bonne chose à faire (https://www.liberation.fr/international/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-actualites-sur-linvasion-russe-20220511_ZIGATVJWGFHHLAXYWU6BFRKRKA/).

 

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Publié le 6 Mai 2022

vaticannews.va nous montre qu’en recevant les membres du Conseil Pontifical pour la promotion de l’Unité des Chrétiens, le pape François a rappelé ce vendredi 6 mai 2022 dans une rencontre qui n'avait pu se tenir ces deux dernières années en raison de la pandémie de Covid-19, qui pour la pape a été «une occasion de renforcer et de renouveler les relations entre chrétiens», et il n'a pas caché son inquiétude devant certains phénomènes de repli : «Dans certains pays, on assiste à des réveils égocentriques - pour le dire ainsi - de certaines communautés chrétiennes, ce qui constitue un retour en arrière et l'impossibilité d'avancer»

 

Et combien le conflit actuel en Ukraine qui «a une dimension plus grande et menace le monde entier, et ne peut manquer d'interpeller la conscience de chaque chrétien et de chaque Église», devrait pousser les différentes Églises à développer une communauté mondiale capable de vivre dans la paix et la fraternité. «Soit nous marchons ensemble, soit nous restons immobiles» a t-il expliqué. Pour lui, «Aujourd'hui, face à la barbarie de la guerre, cette aspiration à l'unité doit être nourrie à nouveau.»

 

Le pape est aussi revenu sur les fruits du premier concile œcuménique de Nicée, à redécouvrir pour faire face aux défis actuels. Le premier Concile œcuménique a manifesté, au niveau de l'Église universelle, «la synodalité comme forme de vie et d'organisation de la communauté chrétienne», a encore rappelé le pape François, qui s’est félicité que lors du processus synodal en cours, le Conseil Pontifical pour la promotion de l’Unité des Chrétiens ait choisi d'écouter, «les voix des frères et sœurs d'autres confessions sur les questions qui interpellent la foi et la diaconie dans le monde d'aujourd'hui». Et le pape a conclu : «Marchons comme des frères, dans la prière commune, dans les œuvres de charité, dans la recherche de la vérité. En tant que frères. Et cette fraternité est pour nous tous» a t-il conclu. 

 

Au 72e jour de guerre en Ukraine, les opérations d’évacuation de civils doivent se poursuivre à Marioupol. Les pays occidentaux ont promis plus de six milliards d’euros de dons supplémentaires à destination de Kyiv (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-actualites-sur-linvasion-russe-20220506_TXEARTG44FFT7LUR5LIEWNSMXA/).

 

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Publié le 5 Mai 2022

cath.ch nous montre qu’au terme de deux mois de pèlerinage de Paris à Rome, les mères de prêtres traditionalistes de l’association «La Voie romaine» ont déposé leur demande entre les mains du pape François, à l’audience générale du 4 mai 2022. Satisfaites de leur rencontre, elles espèrent que le pontife lèvera les restrictions sur la messe latine tridentine imposées par le motu proprio Traditionis custodes («gardiens de la tradition», en latin) le 16 juillet 2021.

 

Parties le 6 mars dernier de la capitale française, des mères de prêtres célébrant en rite Tridentin ont parcouru les 1500 kilomètres les séparant de la Ville éternelle, pour supplier en personne le chef de l’Église catholique de permettre la pratique de ce rite. Et à leur heureuse surprise, ce dernier semblait être au courant de leur démarche. Premier signe vu comme un encouragement : lors de son tour en papamobile à son arrivée sur la place Saint-Pierre, le pape s’est arrêté auprès du groupe qui tenait des bannières devant les rambardes de sécurité, pour bénir deux enfants. Puis l’évêque de Rome a nommé expressément l’association «La Voie romaine» lors des salutations aux francophones, après sa catéchèse. Dans le cadre des entrevues individuelles au terme de l’audience, l’une des mères a pu s’approcher du pontife – resté assis sur son siège en raison de son genou souffrant –, lui parler au nom de toutes et lui remettre une lettre présentant leur demande en faveur du rite préconciliaire. La Voie romaine a également déposé «un gros sac» contenant près de 3000 lettres de fidèles catholiques attachés au rite Tridentin, auprès d’un collaborateur du pape. Par cette initiative, l’association souhaite que l’exception accordée par le pape à la Fraternité Saint Pierre le 11 février dernier soit étendue à tous.

 

«Nous sommes très heureux de lui avoir remis la lettre (des mères de prêtres) en main propre», a confié à l’agence I.MEDIA Pauline Debay, jeune bénévole très impliquée dans l’association. «En entendant la présentation deLa Voie romaine, le pape a répondu ‘Je connais, je connais’». «Très souriant» avec la représentante du groupe, le pontife n’a cependant rien dit de plus, rapporte Pauline. S’il demeure une légère déception qu’une seule mère ait été reçue par le pape, tous les membres de l’association se disent «très, très heureux» et «touchés». Cinq femmes ont réalisé toute la marche, soutenues par une solide équipe logistique et rejointes par 80 autres marcheuses pour des portions de route. Aussitôt l’audience terminée, chacune a déjà repris la route vers la France. «Nous sommes plein d’espérance, car nous avons senti que le pape n’est pas indifférent», conclut Pauline Debay. «On ne sait pas ce qu’il va se passer, mais on espère qu’il y aura des suites et on va continuer de prier pour l’Unité de l’Église», assure-t-elle.

 

Une référence à la justification du motu proprio (lettre apostolique émise par le pape de sa propre initiative) par le pape François, qui avait insisté sur sa volonté de défendre «l’unité de l’Église». Il souhaitait éviter que la différence liturgique ne cache un rejet du Concile Vatican II. À rebours, les membres de «La Voie romaine» assurent que l’environnement de la messe tridentine est «sain» et affirment leur fidélité au Successeur de Pierre.

 

Cependant, en restreignant fortement l’utilisation du rite préconciliaire, le pape François a voulu contrer une menace pour l’unité de l’Église, craignant ce qu’il identifie comme une forme de «rigidité» (https://www.la-croix.com/Religion/Comment-pape-Francois-voit-tradis-2022-01-17-1201195382), et cela même si l’acte papal limitant strictement la célébration selon la liturgie préconciliaire est toujours très difficilement accepté chez les fidèles de cette forme (https://www.la-croix.com/Religion/Chez-tradis-restrictions-messe-latin-toujours-mal-passer-2022-05-04-1201213404).

 

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Publié le 4 Mai 2022

Brian Fraga nous montre dans NCRonline.org ce mercredi 4 mai 2022 que la Cour suprême des États-Unis n'a pas encore annulé Roe v. Wade, mais cela n'a pas empêché certains évêques catholiques comme l'évêque Joseph Strickland de Tyler, au Texas, un prélat conservateur qui s'oppose ouvertement à l'avortement légal, l'évêque Michael Olson de Fort Worth, au Texas, l'archevêque de San Francisco Salvatore Cordileone, un autre prélat conservateur au franc-parler, des prêtres, des militants anti-IVG comme Abby Johnson, l'ancienne responsable de Planned Parenthood et convertie catholique controversée de haut niveau, ou Brian Burch de CatholicVote.org, une organisation politique à but non lucratif de droite, qui a déclaré que son équipe "travaillait avec des alliés et des organisations pro-vie pour répondre au barrage médiatique à venir", et d’autres comme la Conférence catholique du Texas de réagir avec espoir à un projet de décision divulgué qui indique que la Cour suprême est sur le point de supprimer le droit constitutionnel à l’avortement.

 

Quelques chefs d'Église et experts ont exprimé leur désapprobation que quelqu'un ait divulgué le projet à Politico, qui a publié le texte de la décision préliminaire du juge Samuel Alito le 2 mai. Mais ils ont également loué le projet de 98 pages pour sa conclusion juridique selon laquelle la cour s'est trompée dans Roe v. Wade et que la décision historique de 1973 "doit être annulée", ainsi que la décision de 1992 dans Planned Parenthood v. Casey qui a confirmé Roe v. Wade. «Roe s'est trompé de manière flagrante dès le départ», écrit Alito dans son projet, qui a été distribué à d'autres juges en février. "Il est temps de respecter la Constitution et de renvoyer la question de l'avortement aux élus du peuple." La Cour suprême devrait rendre sa décision officielle plus tard cet été dans Dobbs v. Jackson Women's Health Organization, qui concerne une loi du Mississippi qui interdit la plupart des avortements après 15 semaines de grossesse. Les avocats qui ont plaidé pour la loi ont demandé au tribunal d'annuler ses précédents dans Roe et Casey. Le projet d'Alito indique que l'aile conservatrice de la cour pourrait avoir les voix pour le faire. Dans une déclaration préparée, le juge en chef John Roberts a confirmé le 3 mai l'authenticité du projet d'avis, bien qu'il ait ajouté que le projet "ne représente pas une décision" de la cour "ou la position finale" de l'un des neuf juges. Roberts a déclaré qu'il avait ordonné au marshall de la Cour suprême d'enquêter sur la fuite.

 

Mais toutes les réponses catholiques au brouillon divulgué n'ont pas pris des notes triomphales. Emily Reimer-Barry, professeur d'éthique chrétienne à l'Université de San Diego, a déclaré à NCR qu'elle craignait vraiment qu'une telle décision ne crée des obstacles supplémentaires aux soins de santé pour les femmes confrontées à de graves complications pendant la grossesse, y compris une fausse couche. Le président Joe Biden, un démocrate catholique qui soutient le droit à l'avortement, a déclaré aux journalistes le 3 mai que le projet d'avis représentait une décision "radicale" qui représenterait "un changement fondamental dans la jurisprudence américaine" et saperait les autres précédents du tribunal fondés sur le droit à la vie privée, y compris le mariage homosexuel. "Je pense que la codification de Roe a beaucoup de sens", a déclaré Biden, qui, dans une déclaration préparée séparément, a ajouté qu'il incomberait "aux élus de notre pays à tous les niveaux de gouvernement de protéger le droit de choisir d'une femme". La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, une autre démocrate catholique qui soutient le droit à l'avortement, et le chef de la majorité au Sénat Chuck Schumer ont tous deux condamné le projet divulgué. La Chambre a adopté un projet de loi pour codifier Roe vs Wade dans la loi fédérale. Schumer a déclaré que le Sénat votera également sur un projet de loi visant à codifier Roev. Wade, mais les démocrates n'ont pas les 60 voix nécessaires pour briser une obstruction républicaine.

 

Tous les catholiques ne feront pas la queue avec des organisations comme CatholicVote.org. Le 3 mai, des militants de Catholics for Choice, une organisation à but non lucratif qui soutient l'avortement légal, ont manifesté devant la Cour suprême. Jamie Manson, la présidente du groupe, a fait référence à une enquête Pew de 2020 en disant qu'elle faisait partie des "68% des catholiques qui ne veulent pas que Roe v. Wade soit annulé". "Le moment est venu pour la majorité silencieuse des catholiques et anciens catholiques pro-choix d'être francs et enhardis dans leur soutien à l'accès à l'avortement pour ceux qui le choisissent", a déclaré Manson dans des remarques préparées. Pendant ce temps, Reimer-Barry a également déclaré à NCR qu'une grande partie du débat du pays sur les droits à l'avortement, y compris dans les contextes catholiques, a eu tendance à ignorer ou à minimiser les droits des femmes à l'autonomie, ainsi que les impacts du racisme structurel et des facteurs socio-économiques qui sont souvent en jeu lorsque les femmes sont confrontées à des décisions difficiles concernant le maintien d'une grossesse. Elle a déclaré que certaines parties du projet d'Alito semblaient "totalement déconnectées des réalités du paysage juridique et des défis quotidiens auxquels les mères enceintes et qui travaillent sont actuellement confrontées". Pour Reimer-Barry, "Nous devrions penser à cela à travers un cadre qui offre des soutiens aux femmes, et ces soutiens devraient venir avant les sacrifices. Mais nous ne voyons pas ces soutiens en ce moment; ces soutiens ne sont pas déjà en place même si le mouvement pro-vie a eu plus de 50 ans pour établir ces soutiens. Le GOP avec lequel [les dirigeants pro-vie] se sont alignés n'a pas été un bon partenaire pour construire les soutiens sociaux pour établir la culture de la vie dont parlait Jean-Paul II."

 

Comme le montre 20minutes.fr (https://www.20minutes.fr/monde/3282927-20220504-etats-unis-consequences-retour-cinquante-ans-arriere-avortement) la décision finale de la Cour suprême est attendue d’ici à début juillet. Si rien ne change, 26 États conservateurs, principalement dans le Sud et dans le Midwest, devraient aussitôt interdire l’avortement ou drastiquement réduire le délai légal à six ou huit semaines, selon un décompte de l’institut progressiste Guttmacher. Treize Etats ont passé des «trigger laws», des lois prêtes à être dégainées dès la publication de la décision. Le reste a des anciens textes d’avant 1973 qui s’appliqueraient, y compris dans des Etats plus modérés comme le Michigan ou le Wisconsin. La plupart des États autoriseraient l’avortement en cas d’urgence vitale pour la mère, mais beaucoup ont supprimé les exceptions en cas de viol ou d’inceste. Les premières pénalisées seraient les classes les plus pauvres, dans lesquelles on trouve une part disproportionnée de femmes de couleur. Pour certains États, interdire l’avortement n’est que la première étape. Dans le Missouri, un projet de loi veut ainsi lutter contre les IVG réalisées dans un État voisin, notamment en autorisant des poursuites contre toute personne apportant son aide, du docteur réalisant la procédure à un proche conduisant le véhicule. Une douzaine d’États, comme la Californie, veulent toutefois devenir des «sanctuaires» et mettre en place des programmes d’aides, y compris pour les non-résidentes. Avec les «midterms» (législatives) de novembre 2022 qui se profilent, chaque camp rallie ses troupes. Des milliers de personnes ont défilé à New York mardi, et Joe Biden a appelé les électeurs à se battre «via les urnes». Galvanisés par la probable annulation de Roe v. Wade par la Cour suprême, les activistes «pro-life», eux, rêvent d’aller plus loin : selon le Washington Post, un groupe de sénateurs conservateurs travaille sur un projet de loi qui interdirait l’avortement dans tout le pays après six semaines de grossesse, et ils se coordonnent avec de possibles candidats républicains à la présidentielle de 2024.

 

Et c'est la très offensive procureure générale de l'État de New York, l'élue démocrate Letitia James, qui a sonné la mobilisation générale devant des milliers de femmes et d'hommes, plutôt jeunes, rassemblés en force sur une place du sud de Manhattan, qui abrite le palais de justice du tribunal fédéral. Devant une marée humaine, Mme James a lancé "un appel à l'action". L'avant-projet de décision de la Cour suprême est "une alerte et ce n'est pas le moment de garder le silence (...) Nous devons nous mettre en colère", a harangué la magistrate en qualifiant la défense du droit à l'avortement  "d'un des plus grands combats à mener". "Nous ne reculerons pas, nous ne retournerons pas à l'époque où nous utilisions des cintres. Plus jamais !", a-t-elle promis en jugeant que "le droit de contrôler (son) corps était un droit fondamental". Dans la foule, nombre de jeunes femmes brandissaient des pancartes frappées de slogans tels que "mon corps, mon choix", "l'avortement est un droit humain", "stop à la guerre contre les femmes" ou "j'aurai moins de droits que ma mère" (https://fr.euronews.com/2022/05/04/stop-a-la-guerre-contre-les-femmes-mobilisation-aux-etats-unis-pour-le-droit-a-l-avortemen).

 

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Publié le 3 Mai 2022

religiondigital.org nous montre ce mardi 3 mai 2022 que le cardinal de Cologne Rainer Maria Woelki n'a pas enfreint le droit canonique en finançant deux avis juridiques sur le traitement des victimes d'abus sexuels avec des fonds destinés à indemniser les survivants, tout en refusant de participer à l'enquête menée par un audit indépendant, selon l'avis du Congrégation pour les évêques qui a été présenté ce matin à un groupe de journalistes allemands.

 

Plus précisément, il s'agit de 2,8 millions d'euros appartenant au fonds BB, qui selon le Vatican Woelki pouvait dépenser sans demander. À son tour, Rome a également approuvé le comportement du vicaire général du cardinal, Markus Hofmann. Ce fonds devait servir à indemniser les victimes de la pédophilie cléricale, mais il servait également à payer les dettes de jeu de certains clercs.

 

Dans son avis, la Congrégation pour les évêques a souligné que Woelki pouvait faire de l'argent ce qu'il jugeait bon pour les intérêts de l'Église, sans avoir à consulter aucun autre organisme. L'autorité vaticane a également analysé le travail effectué par l'administrateur apostolique pendant les cinq mois pendant lesquels le cardinal était absent de son diocèse.

 

Dans un communiqué, Woelki a exprimé son "soulagement" face à la décision, annonçant que le financement serait audité par un cabinet indépendant. Dans le même temps, il a précisé que l'argent dudit fonds ne sera plus utilisé pour aider les prêtres dans des situations d'urgence, comme cela s'est produit dans le cas récent d'un prêtre avec plus d'un demi-million d'euros de dettes de jeu, qui ont été assumées avec le Fond BB.

 

Ensuite, dans une interview accordée au journal italien Corriere della Sera, le pape François dévoile qu’il n’a pas l’intention, pour l’heure, de se rendre à Kyiv. Il a toutefois proposé au président russe Vladimir Poutine une rencontre et attend sa réponse. «Le premier jour de la guerre, j’ai appelé le président ukrainien Zelensky au téléphone. Poutine, au contraire, je ne l’ai pas appelé», a rappelé le souverain pontife. «J’ai demandé au cardinal Parolin, après vingt jours de guerre, d’envoyer à Poutine le message que j’étais prêt à me rendre à Moscou, a poursuivi le pape. Nous n’avons pas encore reçu de réponse et nous insistons toujours. Je crains que Poutine ne puisse et ne veuille pas se rendre à cette réunion pour le moment. Mais comment ne pas mettre fin à une telle brutalité ? Il y a vingt-cinq ans, avec le Rwanda, nous avons vécu la même chose» (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-informations-sur-linvasion-russe-20220503_7G7VUTIAIBE5PENSEK2HWZWYHE/).

 

Au 69e jour de la guerre en Ukraine, la tension est toujours forte autour de l’usine d’Azovstal, près de Marioupol. Le ministère de la Défense russe a annoncé avoir lancé une offensive sur le bâtiment où 200 personnes sont encore retranchées, selon les autorités locales. Pour la première fois depuis sa réélection, le président Emmanuel Macron s’est à nouveau entretenu avec le dirigeant russe, Vladimir Poutine (https://www.ouest-france.fr/monde/guerre-en-ukraine/carte-guerre-en-ukraine-assaut-sur-azovstal-appel-entre-poutine-et-macron-le-point-au-69e-jour-5132a69e-cac4-11ec-b8ac-24494cad7a04).

 

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Publié le 2 Mai 2022

cath.ch nous montre ce lundi 2 mai 2022 que Les évêques espagnols ont annoncé fin avril 2022 qu’ils ne participeront pas à la commission d’enquête parlementaire sur les abus sexuels dans l’Église. L’épiscopat critique le fait que les investigations ne visent que l’institution ecclésiastique.

 

Le congrès espagnol a voté début mars 2022 en faveur de la création d’une commission d’experts chargée de mener la première enquête nationale sur les abus sexuels commis dans un contexte ecclésial dans le pays. L’impulsion en ce sens avait été donnée par le journal El Pais, qui, en l’absence de données officielles, avait lancé sa propre enquête en 2018. Le média avait identifié 1246 victimes d’abus dans l’Église depuis les années 1930.

 

Quelques jours avant le vote du parlement, la Conférence épiscopale avait annoncé qu’elle mènerait sa propre enquête, à l’instar de ce qu’ont fait les évêques aux États-Unis, en Irlande et en France, rapporte l’agence d’information américaine Crux. «Le fait de mener une enquête sur les abus uniquement au sein de l’Église, alors qu’il est clair que sur les 15 000 cas ouverts en Espagne, seuls 69 font référence au contexte ecclésial, est une décision surprenante», a justifié Mgr Luis Argüello, porte-parole de la Conférence épiscopale espagnole.

 

Les évêques ont ainsi informé le gouvernement le 29 avril 2022 que l’enquête parlementaire serait menée sans aucune présence institutionnelle de l’Église, même si ses instances «collaboreront avec les autorités civiles» dans le cadre exigé par la loi espagnole. Mgr Argüello a fait valoir qu’une autre enquête ouverte par le gouvernement régional de Catalogne était «plus cohérente». La commission catalane doit en effet examiner l’ensemble des institutions de la région, y compris l’Église.

 

Le cabinet d’avocats «Cremades» a été mandaté pour mener à la fois l’enquête de l’Église et celle de l’État espagnol. Certaines associations de victimes se méfient toutefois de ce cabinet, car il est fondé et dirigé par un membre de l’Opus Dei. Mgr Argüello a ainsi appelé toutes les victimes à «utiliser tous les canaux qu’elles jugent nécessaires pour dénoncer» les abus, qu’il s’agisse de la justice, des médias ou de l’Église.

 

Le porte-parole a estimé que le plus important était que la société dans son ensemble puisse réaliser ce travail de vérité sans que l’Église «assume le rôle de bouc émissaire. Afin qu’une prise de conscience se produise dans la société et que le problème des abus soit abordé dans toute son ampleur».

 

Enfin comme le signale José Manuel Vidal dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/rumores_de_angeles/Obligados-investigar-obispos-victimas-minimizan-abusos-Espana-Iglesia_7_2446025393.html) : «la hiérarchie espagnole semble vouloir opter pour la voie la plus facile : le lifting, jouer la victime et gifler, une fois de plus, les victimes que leur clergé a crucifiées. Et, une fois crucifié, il veut leur donner, tout au plus, «une éponge imbibée de vinaigre», comme le Christ. Et même si le Pape leur a dit que «les victimes sont au centre» et que «rien ne sera fait sans les victimes». Où sont les victimes ? Et où sont les prophètes ? N'y a-t-il personne qui enlève les couleurs de ces évêques ? Oseront-ils ? Rome et le pape François le permettront-ils ?»

 

Enfin, le 68e jour de guerre en Ukraine, l'armée ukrainienne dit avoir détruit deux patrouilleurs russes en mer Noire, et de leur côté, les autorités russes affirment avoir détruit plusieurs cibles grâce à des missiles balistiques de haute précision. Enfin, la Russie ne cherche pas à terminer la guerre en Ukraine le 9 mai, célébré comme le jour de la Victoire, a déclaré son ministre des Affaires étrangères, alors que des analystes estimaient une fin possible du conflit à cette date (https://fr.euronews.com/2022/05/02/guerre-en-ukraine-evacuation-des-civils-a-marioupol-destruction-de-patrouilleurs-russes).

 

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Publié le 1 Mai 2022

LeMonde.fr (https://www.lemonde.fr/international/live/2022/05/01/guerre-en-ukraine-en-direct-une-centaine-de-civils-ont-ete-evacues-de-l-acierie-d-azovstal-a-marioupol-annonce-le-president-volodymyr-zelensky_6124314_3210.html) nous montre ce dimanche 1er mai 2022 que le pape François a renouvelé dimanche son appel à l’ouverture de couloirs humanitaires pour évacuer les civils de la ville ukrainienne de Marioupol, «bombardée et détruite de manière barbare». «Mes pensées vont à la ville ukrainienne de Marioupol, ville de Marie, bombardée et détruite de manière barbare. Je renouvelle ma demande d’ouverture de couloirs humanitaires sécurisés», a déclaré le pape lors de la prière de l’Angélus sur la place Saint-Pierre au Vatican.

 

 Une évacuation des civils de la cité portuaire pourrait être possible dimanche, selon les autorités locales. Le conseil municipal de Marioupol et le gouverneur local ont demandé aux habitants qui souhaitaient partir pour la ville ukrainienne de Zaporijia de se rassembler à un point d’évacuation à Marioupol à 16 heures, heure locale (15 heures, heure française).

 

Au 67e jour de l'invasion russe en Ukraine ce dimanche, Nancy Pelosi, la présidente de la chambre des représentants américaine, a rencontré Volodymyr Zelensky lors d'une visite à Kiev. Le président ukrainien a affirmé qu'une centaine de civils avaient pu être évacuée de l'usine Azovstal assiégée par les forces russes à Marioupol (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220501-en-direct-guerre-en-ukraine-premi%C3%A8re-%C3%A9vacuation-de-civils-de-l-usine-azovstal).

 

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Publié le 29 Avril 2022

katholisch.de nous montre que le pape François a appelé les catholiques à prévenir les abus des enfants sous toutes ses formes. «Les abus sous toutes leurs formes sont inacceptables», a déclaré le chef de l'Église lors d'une réunion avec la Commission pontificale pour la protection de l'enfance ce vendredi 29 avril 2022 au Vatican.

 

L'abus sexuel des enfants est particulièrement grave car c'est une offense contre une vie qui ne fait que commencer. "Les personnes maltraitées se sentent parfois piégées entre la vie et la mort", a déclaré le pape François. Tout récemment, un père lui a parlé du cas de son fils, qui "n'a même pas pu sortir de sa chambre pendant des années" à cause des abus.  Il a appelé les membres de la commission à entrer en contact avec les victimes d'abus et à faire connaître "les témoignages des rescapés". Tout le monde devrait passer par là. Chaque membre de l'Église est appelé à "prendre la responsabilité de prévenir les abus et de travailler pour la justice et la guérison", a déclaré le pape François.

 

La rencontre avec le pape a suivi une réunion de plusieurs jours de la Commission de protection de l'enfance. Là, les membres ont délibéré sur leur nouveau rôle au sein de la curie. Avec l'entrée en vigueur de la réforme de la curie du pape François en juin, la commission jusqu'alors indépendante sera liée à l'autorité confessionnelle. Au cours de la réunion, le chef de l'Église a exclu d'éventuelles inquiétudes concernant la "liberté de pensée et d'action" ou d’une moindre importance de la commission : "Ce n'est pas mon intention et ce n'est pas non plus mon attente". Même si la commission fait désormais partie d'une agence "qui s'occupe des abus sexuels par le clergé", a-t-il dit, la direction et le personnel ont été séparés.

 

Le pape François a également ordonné aux protecteurs de l'enfance de lui soumettre un rapport annuel "sur les initiatives de l'Église pour protéger les mineurs et les adultes vulnérables". Il reste encore beaucoup à faire. Il incombe maintenant à la Commission d'«élargir la portée de cette mission afin que la protection et les soins pour ceux qui ont subi des abus deviennent la norme dans tous les aspects de la vie de l'Église».

 

Et vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2022-04/cardinal-parolin-guerre-livre-pape-francois-lumsa.html) nous montre que le Secrétaire d'État du Saint-Siège s’est exprimé à l'université de la Lumsa à Rome ce vendredi pour présenter le livre "Contre la guerre", publié par Solferino et la Librairie éditrice vaticane (LEV). Le cardinal Pietro Parolin a rappelé l'événement de 1975 qui a marqué une étape fondamentale pour mettre fin à la guerre froide, afin de mettre un terme à l'horreur du présent : la guerre en Ukraine, un véritable «sacrilège».

 

Il a réaffirmé que la paix est dans l'intérêt des peuples, et qu’il est nécessaire de renforcer la participation aux organismes internationaux et une plus grande capacité d'initiative européenne, car «Aujourd'hui, nous avons besoin d'une nouvelle conférence d'Helsinki». Cette proposition a également été présentée il y a trois jours par le président italien, Sergio Mattarella, devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Une proposition qui fait écho à l'appel du pape à surmonter l'esprit «caïniste».

 

Répondant à une question sur les conditions d'un retour à la table des négociations, le cardinal Parolin s'est dit «pessimiste» car ces derniers mois «il y a eu des tentatives mais elles n'ont pas été suivies d'effet». En même temps, souligne le cardinal, «il n'y a pas d'autres alternatives: nous devons continuer à proposer l'arrêt des actions de guerre et le retour aux négociations». Et de «négocier sans conditions préalables, afin de trouver des solutions partagées», sinon «la guerre continuera à dévorer les enfants d'Ukraine et la paix qui sera construite ne sera pas une paix juste et durable, mais une imposition de certaines conditions, une prémisse pour d'autres conflits, d'autres tensions».

 

La capitale ukrainienne, Kiev, a été la cible de frappes jeudi soir 28 avril, en pleine visite du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Une tentative d'humiliation, selon le président ukrainien, un «choc» pour l'ONU. Pendant ce temps, les régions méridionales et orientales de l'Ukraine - où se concentrent les assauts russes - sont sous un feu nourri de bombes. Les autorités ukrainiennes ont reconnu vendredi subir de lourdes pertes dans le Donbass mais affirment en infliger d'encore plus « colossales » à l'armée russe qui a fait de la prise de cette région de l'est de l'Ukraine sa priorité. Aujourd'hui, 29 avril, c'est le 65e jour de l'invasion russe en Ukraine (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220429-en-direct-guerre-en-ukraine-cinq-missiles-sur-kiev-pendant-la-visite-de-guterres).

 

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Publié le 28 Avril 2022

Lors de la première réunion du groupe après la publication de Praedicate Evangelium, les cardinaux ont discuté, en présence du pape, du rôle des femmes dans l'Église et de la situation dans les pays les plus pauvres.

 

Il s'agissait en quelque sorte d'une rencontre décisive, après des années de discussions consacrées principalement à l'étude de la nouvelle constitution apostolique. La 41e réunion de la série, qui s'est tenue au Vatican du 25 au 27 avril, était la première réunion du Conseil des cardinaux depuis la publication de la nouvelle constitution apostolique, Predicate Evangelium.

 

En présence du Pape et des cardinaux Bertello, Maradiaga, Marx, O'Malley, Gracias et Ambongo Besungu -le Secrétaire d'État, le cardinal Pietro Parolin, absent en raison de sa visite au Mexique- la guerre en Ukraine, et la situation sociopolitique, ecclésiale et œcuménique qui en découle, a été le principal sujet des travaux de la première journée, comme l'indique une note du Conseil publiée par la Salle de presse du Saint-Siège.

 

«François a fait état des différentes initiatives entreprises par lui-même, le Secrétaire d'État et la Secrétairerie d'État pour poursuivre la paix», est-il précisé, et la réflexion qui a suivi a révélé un soutien et un encouragement au pape pour son «activité inlassable» mise en place pour la «solution au conflit en cours». Les cardinaux ont ensuite examiné la situation dans leurs continents d'origine respectifs sur les questions liées à «la paix, la santé, la pauvreté, les situations politiques fragiles et les problèmes pastoraux des Églises locales».

 

Mardi 26, le Conseil a abordé la question du climat entre la COP27, prévue en Égypte en novembre prochain, et les «attentes» qui ont émergé de la COP26 à Glasgow, un débat orienté par la question «Pouvons-nous, en tant qu'Église, avec les autres confessions et religions, donner une voix à ces préoccupations». L'analyse de la situation mondiale par le cardinal Ambongo Besungu a donné du poids, souligne la note, aux «préoccupations des pays pauvres d'Asie, d'Amérique latine, d'Afrique et d'Océanie». L'après-midi, la discussion a porté sur les femmes dans l'Église, sur la base d'une étude commencée lors de la session de février. Une religieuse franciscaine indigène de l'Amazonie brésilienne, sœur Laura Vicuña, a remis au pape et aux cardinaux un rapport «dans une perspective pastorale», sur lequel s'est ensuite développée la discussion.

 

Mercredi, dernier jour de travail, le cardinal Gracias a introduit la réflexion sur le service diplomatique du Saint-Siège, sur le rôle et les activités des nonces apostoliques, qui s'est également conclue par un débat. Le sujet qui a conclu la réunion du 27 concernait la constitution apostolique Predicate Evangelium dans la Curie romaine, avec la suggestion, explique la note, «d'un possible processus d'actions qui accompagne la mise en œuvre de la nouvelle législation et qui prévoit également l'évaluation des étapes franchies et des défis à relever». La prochaine réunion du Conseil des Cardinaux a été fixée au mois de juin prochain.

 

Le pape François a aussi félicité les membres de la Fondation papale basée aux États-Unis pour avoir aidé l'Église catholique à construire "une culture de solidarité et de paix", notamment en fournissant une assistance aux victimes de la guerre en Ukraine. "Alors que nous assistons ces jours-ci aux effets dévastateurs de la guerre et des conflits, vous voyez de plus en plus la nécessité de fournir des soins et une assistance humanitaire à ses victimes, aux réfugiés et à ceux qui sont forcés de quitter leur patrie à la recherche d'un avenir meilleur et plus sûr. pour eux-mêmes et leurs proches", a déclaré le pape aux membres de la fondation ce jeudi 28 avril. "Votre travail contribue à apporter l'amour, l'espérance et la miséricorde que l'Evangile proclame à tous ceux qui bénéficient de votre générosité et de votre engagement", a déclaré le pape aux principaux donateurs de la fondation, appelés intendants de Saint-Pierre, et aux membres du conseil d'administration de fiduciaires (https://www.ncronline.org/news/people/pope-praises-papal-foundations-generosity-including-ukraine).

 

Au 64e jour de l’invasion russe en Ukraine, le secrétaire général de l’ONU est en déplacement dans la région de Kyiv, alors que la capitale est ciblée par des frappes russes. L’offensive des forces russes dans l’Est se poursuit : Moscou a fait état de frappes aériennes sur 59 cibles mercredi (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-informations-sur-le-64e-jour-de-linvasion-russe-20220428_WLNW2AS7RZCEHIYQ3TOB3VVJGU/).

 

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