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Publié le 22 Février 2026

L’AFP nous montre ce dimanche 22 février 2026 que la paix en Ukraine «ne peut être repoussée» et est «une nécessité urgente», a affirmé dimanche le pape Léon XIV, à deux jours du quatrième anniversaire de l'invasion russe. «C'est une nécessité urgente qui doit trouver sa place dans les cœurs et se traduire par des décisions responsables», a ajouté le pape depuis le balcon du palais du Vatican. «Je renouvelle fermement mon appel : que les armes se taisent, que les bombardements cessent, qu’un cessez-le-feu soit conclu sans délai et que le dialogue soit renforcé afin d’ouvrir la voie à la paix», a poursuivi le pape américain.

 

La Russie a lancé son invasion à grande échelle de l'Ukraine le 24 février 2022, créant un choc dans le monde entier et déclenchant le conflit le plus sanglant et destructeur en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale. La Russie occupe près de 20% du territoire ukrainien, bombarde quotidiennement des zones civiles et infrastructures, entraînant récemment la pire crise énergétique dans le pays depuis le début de l'invasion de 2022. Moscou continue de progresser, en particulier dans la région orientale du Donbass, malgré de lourdes pertes et les frappes répétées de l’Ukraine contre la logistique. Aucune avancée significative vers une fin du conflit n'a été enregistrée ces dernières semaines.

 

Mardi, jour où le conflit entrera dans sa cinquième année, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer coprésideront une réunion par visioconférence de la «coalition des volontaires» en soutien à l'Ukraine. De son côté, le ministre hongrois des Affaires étrangères a annoncé dimanche qu'il allait bloquer l'adoption du 20e paquet européen de sanctions contre la Russie, lors d'une réunion lundi du Conseil des ministres des Affaires étrangères, en raison de l'arrêt des livraisons de pétrole russe à travers l'oléoduc Droujba.

 

Sur le terrain ukrainien, les troupes russes rencontrent de plus en plus de difficultés. Depuis peu, elles ne peuvent plus s’appuyer sur la technologie "Starlink" d’Elon Musk, suspendue par le milliardaire. Conséquences : Moscou fait face à des contre-attaques ukrainiennes et par endroits, Kiev semble regagner du terrain. De quoi passablement agacer Vladimir Poutine, dans un contexte de négociations internationales particulièrement tendues (https://www.ladepeche.fr/2026/02/20/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-sur-le-point-de-forcer-les-russes-a-aller-sur-le-front-le-president-envisage-des-conscriptions-obligatoires-13236501.php).

 

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Publié le 21 Février 2026

domradio.de nous montre ce samedi que Tamás Sulyok est président de la Hongrie depuis 2024. Ce juge constitutionnel de longue date a été reçu en audience par le pape Léon XIV pendant plus d'une demi-heure dans lequel  la paix et l'importance de la protection des valeurs chrétiennes a été abordée (https://www.vajma.info/cikk/magyarorszag/27286/Sulyok-Tamas-a-bekerol-targyalt-vatikani-latogatasan.html), où il a également indiqué avoir invité ce dernier à se rendre en Hongrie en consultation avec le président de la Conférence des évêques catholiques hongrois, János Székely (https://www.magyarkurir.hu/hirek/leo-papa-fogadta-sulyok-tamas-koztarsasagi-elnokot), et a tenu des entretiens politiques au Vatican. Aucun accord n'a été trouvé sur tous les points.

 

Selon le Bureau de presse du Vatican, M. Sulyok s'est ensuite entretenu avec le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin et le vice-ministre des Affaires étrangères Mihaita Blaj. Le communiqué aurait salué les «solides relations bilatérales» établies lors des entretiens. Il a souligné le «rôle central de la famille» et la «protection des communautés chrétiennes les plus menacées au monde» comme sujets d'intérêt commun. Par ailleurs, un échange de vues a eu lieu sur la situation internationale actuelle, notamment concernant les zones de conflit et les efforts déployés pour instaurer la paix. Contrairement au Vatican, le gouvernement hongrois a décidé de participer au Conseil de paix pour Gaza, initiative du président américain Donald Trump.

 

Le Fidesz, le parti au pouvoir, présente les prochaines élections comme un choix entre "la guerre et la paix", ce que conteste formellement le parti d'opposition Tisza qui a déclaré à plusieurs reprises qu'il souhaitait la paix et qu'il n'enverrait pas d'armes ou de troupes en Ukraine et selon des sondages indépendants devance le parti de Viktor Orbán de 10 à 12 points (https://fr.euronews.com/my-europe/2026/02/20/legislatives-en-hongrie-le-parti-de-viktor-orban-choque-avec-une-video-dia-montrant-une-ex).

 

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Publié le 20 Février 2026

Quentin Déranque mérite-t-il l’hommage qu’a fait pour lui l’Assemblée nationale et était-il "militant nationaliste, pacifiste et non-violent" comme l’avance Maître Fabien Rajon. La réponse est non. Il est mort après une bagarre opposant une vingtaine d’activistes d’extrême droite à une vingtaine d’antifascistes qui aurait très mal tournée  et non lors d’un «guet-apens».  Le jeune homme de 23 ans, décédé après cette brutale agression à Lyon, s’était récemment rapproché de plusieurs collectifs d’extrême droite ayant recours à la violence. Passé par le mouvement royaliste et antisémite Action française, la formation catholique traditionaliste Academia Christiana, les Allobroges dont il était l’un des fondateurs aux positions suprémacistes et radicalement anti-immigration, Némésis qui a un discours xénophobe sous couvert de défendre les femmes victimes d’agressions, Audace Lyon, un collectif nationaliste (https://www.humanite.fr/politique/extreme-droite/action-francaise-nemesis-defile-neonazi-quentin-d-au-carrefour-des-extremes-droites), et des groupes nationalistes révolutionnaires, comme Luminis Paris, le présentaient comme « un militant nationaliste dont l’engagement radical dépassait largement le rôle “d’agent de sécurité” pour le Collectif Némesis» (https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/ce-que-l-on-sait-de-quentin-deranque-etudiant-identitaire-mort-a-lyon-apres-une-agression_260451.html), enfin, il a participé en mai 2025 au défilé néonazi du Comité du 9-Mai à Paris (https://www.mediapart.fr/journal/france/160226/mort-de-quentin-deranque-retour-sur-le-parcours-d-un-militant-neofasciste).

 

Une «marche d’hommage» à Quentin Deranque, militant identitaire, aura bien lieu dans la capitale des Gaules, samedi, mais sera encadrée par un dispositif policier renforcé à «haut niveau», a annoncé la préfecture du Rhône ce vendredi 20 février, 3000 participants sont attendus parmi eux seront présents quelques dizaines de militants venus de pays frontaliers de la France, comme l’Italie, la Belgique ou encore l’Allemagne, et l’organisatrice de la marche Aliette Espieux, militante d’extrême droite anti-IVG, porte-parole de la Marche pour la Vie, est mariée à un néonazi et évolue aussi dans la galaxie de Pierre-Édouard Stérin, à travers notamment l’association de prières Hozana, financée par le milliardaire… (https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/le-profil-sulfureux-d-aliette-espieux-l-organisatrice-de-la-marche-en-hommage-a-quentin-deranque_260661.html, et https://www.nouvelobs.com/societe/20260220.OBS112549/mort-de-quentin-deranque-la-manifestation-samedi-a-lyon-autorisee-3000-participants-attendus-ce-que-l-on-sait-du-rassemblement-d-extreme-droite.html). 

 

En réalité cette mort sert de prétexte pour disqualifier la gauche. LFI est dans la tourmente, alors que la droite comme l’extrême droite qui  prétend avoir coupé les ponts avec les groupuscules radicaux d’ultradroite, mais ses liens se maintiennent avec des groupes violents (https://www.nouvelobs.com/politique/20260219.OBS112527/mort-de-quentin-deranque-le-rn-continue-sa-pretendue-dediabolisation-sur-le-dos-des-insoumis.html), instrumentalisent le drame pour diaboliser la formation, et plus largement l’ensemble de la gauche. Ce que dénonce Dominique de Villepin qui s’alarme du «corridor de respectabilité pour le RN» qui s’ouvre «à force de concentrer les coups sur LFI», dans un long post publié sur X jeudi soir. Si Villepin fustige la stratégie «belliqueuse» des insoumis, qui «crée les conditions où des acteurs se sentent autorisés à passer du verbe au geste», il dénonce «la faute majeure de renvoyer dos à dos toutes les radicalités», rappelant que depuis 1986, «59 morts sont attribués à l’ultradroite, contre 6 à l’ultragauche». La France traverse «un moment Charlie Kirk», estime le presque candidat à la présidentielle, qui refuse «la symétrie des violences entre gauche et droite» et dénonce une «diabolisation» de LFI qui «prépare la prise de pouvoir par l’extrême droite» (https://www.liberation.fr/politique/en-direct-mort-de-quentin-deranque-le-ministre-de-linterieur-ne-demande-pas-linterdiction-de-la-marche-samedi-a-lyon-20260220_CMZ5SEHZ2FCNLJB47W2PCVVCXY/).

 

Pendant ce temps, les évêques de France préfèrent se centrer la proposition de loi sur l'«aide à mourir» qui est de retour à l'Assemblée nationale en signant un communiqué invitant à une journée de jeûne et de prière le 20 février, premier vendredi de Carême. Les évêques mettent notamment en garde contre «l’absence de clause d’établissement ou le délit d’entrave», ainsi que «la suppression de la mesure visant à créer des maisons de soins palliatifs». Ils réitèrent «avec force la dignité inaliénable de toute vie humaine et invitent à accompagner la vie jusqu’au bout par le développement massif des soins palliatifs sur tout le territoire» (https://www.ktotv.com/article/fin-de-vie-les-eveques-de-france-appellent-a-une-journee-de-jeune-et-de-priere). Cependant, cette opposition est stérile, car les députés ont approuvé, ce vendredi 20 février, l'article 4 de la proposition de loi visant à créer un droit à l'aide à mourir. Un article majeur puisqu'il définit les cinq critères cumulatifs d'accès à ce droit qui, en cas d'adoption du texte, seront au cœur du modèle français de l'aide à mourir (https://lcp.fr/actualites/fin-de-vie-les-deputes-confirment-les-cinq-conditions-d-acces-a-l-aide-a-mourir-431532).

 

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Publié le 17 Février 2026

eldiario.es nous montre ce mardi que l’affaire Zornoza, concernant l’ancien évêque de Cadix dont la démission fut acceptée par le pape Léon XIV suite à des accusations d’abus de pouvoir et d’inconduite sexuelle durant sa période de recteur du séminaire de Getafe, entre dans une nouvelle phase. Le tribunal de la Rote romaine à Madrid, institution ecclésiastique, a conclu son enquête préliminaire. Selon Religión Digital, la Rote a suggéré l’ouverture d’une procédure canonique contre le prélat dans un rapport remis à l’archevêque de Séville, José Ángel Sáiz Meneses. Ce dernier doit désormais décider de soumettre ou non cette mesure au Dicastère pour la Doctrine de la Foi, qui a le dernier mot quant à la décision de juger ou non le prélat.

 

Quatre mois après avoir reçu la plainte contre Rafael Zornoza, le Vatican a démis de ses fonctions l'évêque de Cadix et Ceuta et a nommé Ramón Valdivia, évêque auxiliaire de Séville, administrateur apostolique du diocèse de Cadix. L'ancien évêque, qui continue de considérer l'accusation comme «injuste et fausse», a pu témoigner devant la Rote romaine, de même que plusieurs victimes, dans une affaire qui, à la dernière minute, a vu de nouveaux témoignages de personnes ayant vécu avec Zornoza au séminaire de Getafe. Suite à sa destitution, une enquête préliminaire a été ouverte. Au cours des dernières semaines, des témoignages ont été recueillis, une analyse juridique a été menée et des documents relatifs à la situation ont été demandés à Getafe, Madrid et Cadix (le diocèse où Zornoza a exercé les fonctions de prêtre et d'évêque) ont été demandés. Le Tribunal de la Rote aurait conclu à une certaine cohérence objective dans les témoignages à charge et a examiné la possibilité que la Doctrine de la Foi puisse lever la prescription pour des faits qui, s'ils étaient confirmés, constitueraient une infraction canonique.

 

L'enquête s'est déroulée dans le plus grand secret, et pratiquement aucun détail de la procédure n'a filtré, hormis les déclarations du plaignant, de l'accusé et des témoins. Plus précisément, la victime accuse Zornoza de l'avoir agressée sexuellement de l'âge de 14 ans jusqu'à ses 21 ans : «J'écris cette lettre uniquement pour éviter qu'un autre enfant ne subisse le même sort», a-t-il déclaré dans une lettre publiée par El País. Zornoza, alors âgé de 45 ans, aurait touché, embrassé et caressé la victime lors de retraites et de camps. «De 14 à 18 ans, j'allais au Grand Séminaire de Cerro de los Ángeles presque tous les week-ends. Pendant cette période, il a abusé de moi. C'était la nuit qu'il venait dans ma chambre et que je subissais ces abus. Il se glissait dans mon lit, me caressait et m'embrassait. Le matin, il me réveillait de la même manière. À ces moments-là, je ne lui disais jamais rien; j'étais paralysée par la peur», ajoutait la lettre. Dans sa lettre, la victime affirmait avoir avoué son homosexualité à Zornoza, qui l'avait ensuite emmenée suivre une thérapie de conversion, censée «guérir l'homosexualité». Parallèlement, alors qu'il était au séminaire, Zornoza se glissait dans le lit de la victime «presque tous les soirs et tous les matins» pour la toucher et l'embrasser. Lorsque la victime s'en plaignait, le prélat se défendait en invoquant une «amitié intime» et en prétendant «mal interpréter leur relation».

 

Le bouclier de pouvoir et d'impunité qui a longtemps protégé Rafael Zornoza, évêque émérite de Cadix, s'effrite sous le poids de la réalité. Les conclusions de l'enquête canonique sur les abus, qui recommandent l'ouverture d'une procédure pénale à Rome, lui ont déjà été communiquées. L'évêque, toujours à la retraite et désormais retranché dans un appartement madrilène où il trouve du réconfort en célébrant la messe chez lui, erre dans les couloirs et les sacristies, déplorant que « l'Église m'ait abandonné» et que l'interrogatoire ait été «une véritable épreuve». Le contraste avec son passé récent est saisissant. Habitué à donner des ordres, à discipliner les prêtres et à mettre fin à des carrières (celles des prêtres de Cadix, Rafael Vez et Antonio Casado), Zornoza se présente désormais comme la victime d'une machine ecclésiastique qui s'est retournée contre lui .La politique de tolérance zéro face aux abus, instaurée par le pape François et maintenue par le pape Léon XIV, le frappe désormais de plein fouet (https://www.religiondigital.org/espana/lamento-obispo-zornoza-frente-tolerancia-cadiz-madrid-jorge_1_1443229.html).

 

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Publié le 15 Février 2026

José Manuel Vidal nous montre ce dimanche 15 février 2026 dans religiondigital.org que dans son Angélus, prononcé du haut de la chaire près de la fenêtre, le pape Léon XIV expliquait la différence entre la Loi de Moïse et la Loi du Royaume de Dieu. «La Loi a été donnée à Moïse et aux prophètes comme un chemin pour commencer à connaître Dieu et son dessein pour nous et pour l'histoire», expliquait-il. C'est pourquoi «Jésus nous enseigne que la vraie justice est amour et que, dans chaque précepte de la Loi, nous devons percevoir une exigence d'amour». Par exemple, «il ne suffit pas de s'abstenir de tuer physiquement une personne si, ensuite, je la tue par les mots ou si je manque de respect à sa dignité».

 

Lors de la prière de midi sur la place Saint-Pierre, le pape a déclaré : «La fidélité formelle à son conjoint et l’abstinence d’adultère ne suffisent pas s’il n’y a pas de tendresse, d’écoute, de respect et d’attention mutuels au sein de cette relation.» Le pape a fondé ses propos sur l’Évangile du dimanche, qui contient une parole de Jésus concernant l’adultère (https://www.domradio.de/artikel/treue-der-ehe-ist-laut-papst-leo-mehr-als-das-nein-zum-ehebruch). Dans ses salutations après l'Angélus, le pape a offert des prières pour Madagascar, qui vient de subir les ravages de deux cyclones, et a rappelé la célébration du Nouvel An lunaire, célébré principalement en Asie, demandant qu'il soit «une occasion de se tourner ensemble vers l'avenir, en construisant la paix et la prospérité pour la nouvelle année».

 

Enfin, le nouveau primat catholique d'Angleterre et du Pays de Galles, Richard Moth entame son archevêché en appelant à «raviver la flamme du don de Dieu» et en soulignant que «la puissance de l'Église est la puissance du service», marquée par l'amour, la maîtrise de soi et l'écoute des victimes d'abus. Dans son homélie, le nouvel archevêque a invité chacun à «aller dans le monde de notre temps, portant avec nous le message de l’Évangile de paix» sur «la place publique», afin que «la lumière de l’Évangile puisse briller» sur les grands enjeux d’aujourd’hui, de la paix et de la dignité de chaque personne à la défense de la vie, des réfugiés et de notre «maison commune» (https://www.religiondigital.org/mundo/richard-moth-asume-westminster-servidor_1_1443039.html).

 

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Publié le 14 Février 2026

Matthieu Lasserre nous montre dans la-croix.com que la Conférence des évêques de France a invité, vendredi 13 février 2026, les catholiques à une journée de prière et de jeûne à l’occasion du premier vendredi de Carême alertant sur le retour du texte de loi sur «l’aide active à mourir» qui, après avoir été rejetée par les sénateurs, sera à nouveau examinée par l’Assemblée nationale, lundi 16 février. Un appel lancé afin «d’éclairer les consciences» sur les conséquences de l’adoption de la proposition de loi sur la fin de vie autorisant l’euthanasie et le suicide assisté.

 

Selon les évêques : «Loin de l’unanimité espérée par certains, ce sujet suscite d’immenses inquiétudes et de vives oppositions, de la part de très nombreux soignants, patients, personnes âgées ou avec un handicap». Ils rappellent «avec force la dignité inaliénable de toute vie humaine et invitant à accompagner la vie jusqu’au bout par le développement massif des soins palliatifs sur tout le territoire.» (https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/eglise-et-bioethique/fin-de-vie-euthanasie-aide-a-mourir-comprendre-enjeux-loi-2025/569392-jeune-priere-fin-de-vie-20-fevrier/).

 

Cependant, les députés de la commission des affaires sociales ont adopté, lundi 9 février, la proposition de loi "visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs". Portant pour objectif d'assurer l'accès aux soins palliatifs, le texte sera examiné la semaine prochaine dans l'hémicycle, en vue d'un vote solennel prévu le 24 février, soit le même jour que celui sur la proposition de loi instaurant un "droit à l'aide à mourir" (https://lcp.fr/actualites/fin-de-vie-en-commission-les-deputes-confirment-leur-volonte-de-garantir-l-egalite-d).

 

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Publié le 10 Février 2026

Fionn Shiner dans cruxnow.com nous montre ce mardi que le pape Léon XIV a adressé une lettre depuis Madrid à environ 1100 prêtres, les avertissant que la polarisation et la sécularisation croissantes exposent la foi à un double risque : celui d'être instrumentalisée ou rendue insignifiante. Le message du pape intervient dans un contexte de bouleversements politiques en Espagne, alors que le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), au pouvoir, après qu'une série de scandales de corruption ait mis le parti au bord du gouffre, subit une pression accrue suite aux élections locales en Aragon, où le parti d’extrême droite Vox , mené par la tête de liste Alejandro Nolasco, a doublé son nombre de sièges au Parlement local (https://www.courrierinternational.com/article/elections-en-aragon-comme-partout-ou-il-y-a-des-urnes-en-espagne-vox-poursuit-son-ascension_240366), et que les débats sur la migration continuent de dominer l'actualité alors que Pedro Sánchez a fait la une des journaux internationaux le mois dernier en régularisant le statut de 500 000 migrants, une mesure vivement critiqué par Vox, mais approuvée par la Conférence épiscopale espagnole (CEE) (https://www.courrierinternational.com/article/elections-en-aragon-comme-partout-ou-il-y-a-des-urnes-en-espagne-vox-poursuit-son-ascension_240366).

 

«Dans de nombreux milieux, nous observons des processus avancés de sécularisation, une polarisation croissante du discours public et une tendance à réduire la complexité de la personne humaine, en l’interprétant à partir d’idéologies ou de catégories partielles et insuffisantes», a déclaré le Saint-Père dans son message. «Dans ce contexte, la foi risque d’être instrumentalisée, banalisée ou reléguée au rang de l’insignifiant, tandis que se consolident des formes de coexistence qui se dispensent de toute référence transcendante», a-t-il ajouté. Il faut dire que Vox se présente comme un défenseur des valeurs catholiques, mais a critiqué les évêques du pays, notamment sur les questions d'immigration. L’été dernier, Abascal a accusé les évêques espagnols d’être neutralisés par les subventions gouvernementales et les répercussions de la crise des abus sexuels, insinuant également que les évêques profitaient des «revenus perçus grâce au système d’aide à l’immigration illégale». Sánchez et la hiérarchie ecclésiastique espagnole ont également eu une altercation publique ces derniers mois suite aux propos tenus par Argüello, qui a appelé à des élections en raison du blocage au Parlement. «L’époque où les évêques s’immisçaient dans la politique a pris fin avec l’avènement de la démocratie dans ce pays», a répondu Sánchez.

 

Dans son message, le pape a souligné les défis que représente le ministère auprès d'une culture «où le terrain d'entente s'est considérablement affaibli», au moment où «L’Évangile se heurte non seulement à l’indifférence, mais aussi à un horizon culturel différent, où les mots n’ont plus la même signification et où la proclamation initiale ne peut plus être considérée comme allant de soi», a-t-il ajouté. Ces tensions ont été exacerbées par une polémique concernant le projet de la présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, de faire célébrer une messe dans la capitale en hommage aux victimes de la collision ferroviaire survenue le mois dernier à Adamaz. L'un des deux trains impliqués se dirigeait vers Madrid. L'écrivaine et philosophe Irene Lozano, connue pour avoir aidé l'actuel Premier ministre Pedro Sánchez à écrire son livre Manual de Resistencia, a déclaré que la proposition d'Ayuso était «une appropriation flagrante» et a suggéré qu'une messe était inappropriée car «il y aura des agnostiques, des athées, des catholiques et des musulmans» parmi les victimes. «Je crois que l’État laïque et non confessionnel dans lequel nous vivons ne devrait pas interférer avec les croyances religieuses des gens», a ajouté Lozano.

 

La lettre du pape a été lue lors d'une assemblée de deux jours appelée Convivium, où les prêtres de l'archidiocèse de Madrid, ainsi que des laïcs et des religieux, se sont réunis pour réfléchir aux besoins pastoraux de l'archidiocèse et à leur propre ministère. L'assemblée, qui se tient les 9 et 10 février, réunit 28 groupes de travail répartis sur deux jours, en présence du cardinal José Cobo, archevêque de Madrid.

 

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Publié le 9 Février 2026

LeMonde.fr avec AFP nous montre que le socialiste modéré Antonio José Seguro a obtenu 66,8 % des suffrages lors du second tour de l’élection présidentielle au Portugal, selon des résultats portant sur 99,2 % des circonscriptions, contre 33,2 % pour le candidat d’extrême droite André Ventura et président de la formation Chega («assez»), qui promettait une «rupture» avec les formations qui dirigent le Portugal depuis cinquante ans. Cet ancien député et ex-ministre, ancien secrétaire général du Parti socialiste (2011-2014), s’est posé en candidat rassembleur et a mis en garde contre «le cauchemar» dans lequel le pays risquerait de se trouver si son adversaire l’emportait, il avait remporté le premier tour avec 31,1 % des suffrages et s’était assuré le soutien de nombreuses personnalités politiques issues de l’extrême gauche, du centre et même de la droite, mais pas celui du premier ministre, Luis Montenegro. Dimanche soir, le premier ministre a promis de travailler avec le prochain président dans un «esprit de convergence», afin de «garantir la stabilité politique».

 

Il succédera ainsi, le 9 mars prochain, au conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, en poste depuis dix ans. «La réponse donnée par le peuple portugais, son attachement aux valeurs de la liberté et de la démocratie (…) me rendent ému et fier», a réagi le futur chef de l’État. « Les vainqueurs, ce soir, ce sont les Portugais et la démocratie », a-t-il ajouté plus tard dans la soirée, en affichant la volonté d’être « le président de tous les Portugais». «Il n’y a pas d’excuses : le Portugal a une occasion unique pour les partis politiques, le Parlement et le Gouvernement de trouver des solutions durables aux graves problèmes auxquels nous sommes confrontés en matière de santé, d’accès au logement, de création d’opportunités pour les jeunes, de lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes, de réduction de la pauvreté, de création de richesse et d’amélioration des conditions de vie de tous les Portugais», a-t-il averti. «Avec moi, rien ne sera plus comme avant», a-t-il promis. «Nous le devons au peuple portugais. Je serai vigilant. Je poserai les questions qui dérangent et j’exigerai les réponses dont le pays a besoin. Et à Belém [le Palais présidentiel], les intérêts particuliers resteront à la porte. La transparence et l’éthique sont non négociables.» (https://www.rtp.pt/noticias/politica/nao-serei-oposicao-serei-exigencia-seguro-e-o-presidente-eleito-e-o-mais-votado-de-sempre_n1717436).

 

Le vainqueur du second tour des élections s'est adressé à son adversaire, André Ventura : «En tant que démocrate, tous ceux qui m'ont affronté lors de ce processus électoral méritent mon respect.» «En tant que futur président de la République, j'ajoute qu'à partir de ce soir, nous ne sommes plus adversaires et partageons désormais le devoir d'œuvrer pour un Portugal plus développé et plus juste», a-t-il assuré. «La majorité qui m'a élu prend fin ce soir.» (https://www.rtp.pt/noticias/politica/nao-serei-oposicao-serei-exigencia-seguro-e-o-presidente-eleito-e-o-mais-votado-de-sempre_n1717436). M. Ventura avait, quant à lui, déjà franchi un nouveau palier en se qualifiant pour le second tour avec 23,5 % des voix, confirmant ainsi la progression électorale de son parti, devenu la première force d’opposition à l’issue des législatives de mai 2025. Il a reconnu sa défaite dimanche soir, tout en se félicitant d’avoir offert à sa formation «le meilleur résultat de son histoire». «Nous menons la droite au Portugal et nous allons bientôt gouverner ce pays», a lancé André Ventura devant ses partisans, mettant en avant le fait d’avoir obtenu un meilleur score que celui du camp gouvernemental lors des législatives de mai 2025. En se lançant dans la course à la présidentielle, cet autoproclamé «candidat du peuple» cherchait surtout à «consolider sa base électorale», mais aussi à «s’affirmer comme le vrai leader de la droite portugaise», avait expliqué avant le vote à l’Agence France-Presse (AFP) José Santana Pereira, professeur de sciences politiques à l’institut universitaire de Lisbonne.

 

Une initiative loin d’être anodine a vu le jour, car la hiérarchie catholique a seulement souligné en janvier l’importance de la participation active à la vie publique, rappelant que la démocratie ne se construit pas indépendamment des citoyens, mais avec l’implication consciente de tous, des plus jeunes aux plus âgés, sans pour autant donner de consigne de vote (https://cancaonova.pt/bispos-portugueses-apelam-a-participacao-do-povo-nas-eleicoes-presidenciais/). Le manifeste «Catholiques pour Seguro», lancé il y a une semaine par Margarida Silveira Rodrigues et envoyé à 1300 paroisses, appelle à voter pour l’indépendant Antonio José Seguro, au second tour de l’élection présidentielle ce dimanche 8 février. Ce candidat, soutenu par le Parti socialiste, s’est retrouvé face à André Ventura, leader du parti d’extrême droite Chega, et s’avère le choix logique de ce manifeste, car il est le choix d’«un président attaché au bien commun, à la justice et à la paix; quelqu'un qui respecte les institutions et les valeurs humanistes qui protègent la dignité de tous». Peu nombreux au départ, les signataires se comptent au nombre de 677 et ont sans doute joué un rôle important dans la victoire du candidat socialiste (https://catolicosporseguro.pt/, et https://www.la-croix.com/international/presidentielle-au-portugal-les-catholiques-se-mobilisent-contre-l-extreme-droite-20260208).  

 

Mercredi 28 janvier, la Commission nationale de justice et de paix (CNJP) de l’Église catholique a publié une note dans laquelle elle critique la promotion des discours de haine et rejette l’«instrumentalisation» des valeurs chrétiennes à des fins politiques. «Cette instrumentalisation n’est pas sans précédent», dit la Commission. «Ces derniers temps, il y a eu le collage des partis et des mouvements aux valeurs des communautés chrétiennes, à travers l’utilisation de causes telles que la défense du droit à la vie intra-utérine ou la défense de l’exposition de la crèche dans les espaces publics, tout en favorisant la discrimination et les discours de haine.» Mais cette stratégie vise à «capturer les électeurs» qui donnent la priorité à «ces thèmes et qui, pour cette raison, ont tendance à relativiser d’autres positions politiques, même lorsqu’ils contredisent les vérités de l’Évangile». Par conséquent, le CNJP insiste sur le fait que l’identité chrétienne ne peut «se passer des vérités de l’Évangile», ni ne pas affirmer les idéaux de solidarité, de vérité, de justice et de paix, afin de ne pas «être corrompu». Par conséquent, les fidèles chrétiens doivent «prendre conscience de leur rôle important dans une dénonciation courageuse et un écart clair de tout ce qui pervertit la valeur fondamentale de l’amour pour son prochain». Présidé par le juge Pedro Vaz Patto, le CNJP, un organe plus autonome dépendant de la Conférence épiscopale portugaise, déclare en outre dans la note, envoyé à 7MARGENS : «La politique, en tant que forme supérieure de charité et en vue de construire le bien commun, ne devrait pas promouvoir la haine ou la division. Un engagement sérieux et un engagement en faveur des valeurs démocratiques, de la défense sans compromis des droits de l'homme, de la protection des plus pauvres, de la cohésion sociale, de la coopération entre les peuples et des politiques orientées vers le développement intégral de tous sont nécessaires. C’est là que doit se fonder la véritable radicalité de ceux qui sont attachés à l’Évangile.» (https://setemargens.com/catolicos-publicam-manifesto-votamos-e-apelamos-ao-voto-em-antonio-jose-seguro/).

 

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Publié le 8 Février 2026

Jesús Bastante nous montre sur religiondigital.org ce dimanche que le pape lors de l’Angélus demande de continuer à prier pour la paix, car les stratégies militaires n'offrent aucun avenir à l'humanité. L'avenir réside dans le respect et la fraternité entre tous les peuples. Vivre les Béatitudes, «carte d'identité» du chrétien, est la clé pour transformer le monde, invitant les disciples, à l'exemple de Jésus, à être «le sel de la terre, la lumière du monde», cette joie véritable qui «donne du goût à la vie et fait naître ce qui n'existait pas auparavant».

 

Enfin, il encourage chacun à transformer la réalité en «partageant le pain avec les affamés, en abritant les sans-abri, en vêtant ceux qui sont nus et en prenant soin de ses voisins et de sa famille», car «la lumière ne peut être cachée, car elle est aussi éclatante que le soleil levant qui dissipe les ténèbres», condamne les attaques au Nigéria, évoque sainte Joséphine Bakhita, en remerciant tous ceux qui s’engagent à «éliminer toutes les formes d’esclavage», a agité de nombreux drapeaux espagnols pour saluer la foule en souvenir de la béatification du père Valera, qui a eu lieu la veille à Almería, et prie pour les victimes des inondations en Espagne, au Portugal et en Italie.

 

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Publié le 4 Février 2026

José Lorenzo dans religiodigital.org nous montre ce mercredi que dans sa catéchèse lors de l'audience générale, le pape a exhorté les fidèles à ne pas «renoncer à l’étude des mots humains que Dieu a utilisés risque de donner lieu à des lectures fondamentalistes ou spiritualistes de l’Écriture, qui en trahissent le sens.», et «ce principe s’applique aussi à la proclamation de la Parole de Dieu : si elle se coupe de la réalité, des espoirs et des souffrances des hommes, si elle emploie un langage incompréhensible, incommunicatif ou anachronique, elle est inefficace. À chaque époque, l’Église est appelée à proposer de nouveau la Parole de Dieu avec un langage capable de s’enraciner dans l’histoire et de toucher les cœurs.», tout en les appelant à ne pas négliger «l'origine divine» de l'Écriture et à «proposer à nouveau la Parole de Dieu avec un langage capable de s'incarner dans l'histoire», et il conclut en soulignant que l’origine divine de l’Écriture nous rappelle aussi que l’Évangile, confié au témoignage des baptisés, tout en embrassant toutes les dimensions de la vie et de la réalité, les transcende : cela ne peut se réduire à un simple message philanthropique ou social, mais constitue une joyeuse annonce de la vie pleine et éternelle que Dieu nous a donnée en Jésus.

 

José Lorenzo nous montre aussi dans religiondigital.org ce mercredi qu’à la fin de son audience générale, le pape a exhorté les États-Unis et la Russieà ne pas laisser expirer le traité New START de réduction des armements stratégiques en soulignant qu’il est désormais «plus urgent que jamais de remplacer la logique de la peur et de la méfiance par une éthique partagée, capable d’orienter les décisions vers le bien commun et de faire de la paix un héritage sauvegardé par tous», tout en demandant un soutien pour les Ukrainiens face au «grand froid» dont ils souffrent, exacerbé par les bombardements russes des infrastructures énergétiques, tout en exprimant sa «gratitude pour les initiatives de solidarité promues dans les diocèses catholiques de Pologne et d’autres pays, qui s’efforcent d’ aider la population à surmonter cette période de grand froid», a-t-il noté devant quelque 7000 personnes qui remplissaient la salle Paul VI (https://www.religiondigital.org/leon-xiv/papa-pide-eeuu-rusia-prorroguen-tratado-armas-nucleares-ucrania_1_1441828.html).

 

Enfin, dans son message pour la Journée mondiale de la fraternité humaine et à l'occasion de la remise du prix Zayed qui lui est dédié, le pape a rappelé la «nécessité urgente» de rechercher une fraternité plus forte que les conflits, les différences et les tensions. Il avertit que «rester dans le domaine des idées représentera la ruine» même de ces aspirations. Il exhorte enfin à considérer «l'autre» comme un frère ou une sœur, et jamais comme un «instrument» ou une «menace», et à aller au-delà des périphéries et à «converger» dans un «plein sens d'appartenance réciproque», et le pape rend hommage à ceux qui ont su traduire ces valeurs en «authentiques témoignages de bonté et de charité humaine», tout en s'adressant directement aux lauréats — Ilham Aliyev, président de la République d'Azerbaïdjan; Nikol Pashinyan, Premier ministre de la République d'Arménie; Mme Zarqa Yaftali et l'organisation palestinienne Taawon — le pape Léon XIV les qualifie de «semeurs d'espoir» dans un monde qui, trop souvent, construit des murs au lieu de ponts (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-02/proclamer-la-fraternite-dans-un-monde-paix-utopie-depassee.html).

 

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