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Publié le 4 Mars 2022

la-Croix.com ce vendredi 4 mars 2022 (https://www.la-croix.com/Monde/live-guerre-ukraine-russie-jour-9-kiev-armee-russe-pourparlers-otan-onu-2022-03-04-1201203220) nous montre que le nonce apostolique à Moscou Mgr Giovanni D’Agnello a rencontré jeudi soir le Patriarche de l’Église orthodoxe russe Kirill. «Il est très important que les Églises chrétiennes (…) ne deviennent pas, volontairement ou involontairement, des participants à ces tendances complexes, contradictoires et en lutte qui sont présentes aujourd’hui», a déclaré Kirill au représentant du Vatican, rapporte le Patriarcat de Moscou. «Nous essayons d’adopter une position de pacification, y compris face aux conflits existants, a-t-il poursuivi. Parce que l’Église ne peut pas faire partie d’un conflit - elle ne peut être qu’une force de maintien de la paix.» Une position différente de celle du Saint-Siège, qui s’est à plusieurs reprises proposé comme médiateur entre les deux belligérants depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, mais qui ne cache pas ses critiques à l’égard de ceux qui envoient des armes à Kiev (https://www.la-croix.com/Religion/Guerre-Ukraine-veut-faire-Vatican-2022-03-04-1201203257). Ce qui n’est pas étonnant puisque le chef de l’Église orthodoxe de Russie est réputé proche de Vladimir Poutine et est accusé de soutenir implicitement l’annexion de l’Ukraine.

 

Cependant depuis le début de l’invasion russe, le fossé se creuse entre l’Église orthodoxe d’Ukraine, rattachée au Patriarcat de Moscou, et son Patriarche, Kirill. Ce dernier, idéologiquement proche de Vladimir Poutine, qualifiait encore récemment la résistance armée en Ukraine de «forces du mal». Le chef de la plus grande Église orthodoxe au monde en Ukraine, qui représente plus de 20 % des fidèles du pays, le primat Onufrij, pourtant plutôt pro-russe, prend ses distances avec le pouvoir ecclésial moscovite. Au premier jour de l’invasion, il qualifiait la guerre de «répétition du péché de Caïn tuant son propre frère». Plusieurs diocèses de l’Église orthodoxe d’Ukraine rattachée à Moscou ont également cessé de mentionner le Patriarche Kirill pendant les offices (https://www.la-croix.com/Monde/live-guerre-ukraine-russie-jour-9-kiev-armee-russe-pourparlers-otan-onu-2022-03-04-1201203220).

 

Au neuvième jour de l'invasion russe en Ukraine, le principe de l'organisation de couloirs humanitaires a été décidé suite à des négociations entre Russes et Ukrainiens. La centrale de la région de Zaporijjia a été prise par les forces russes amenant l’Autorité de sûreté nucléaire à être en «veille active» sur les centrales nucléaires ukrainiennes et des bombardements ont été recensés dans plusieurs villes du pays, l'une a fait 47 morts à Tcherniguiv dans le nord du pays. Les Russes ont pris le contrôle de Kherson, ville de 290 000 habitants proche de la Crimée. Plus à l'est, à Marioupol, le maire accuse la Russie de vouloir assiéger la ville. Le Conseil de sécurité de l'ONU s’est réunit en urgence, et plus de 1,2 million de réfugiés ont déjà fui les combats, selon un nouveau bilan des Nations unies. Aux frontières de l'Ukraine, ils sont des milliers à attendre de pouvoir traverser vers les pays voisins (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220304-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-informations). Malheureusement l’OTAN écarte la création d’une zone d’exclusion aérienne, du fait que ses membres craignent de se laisser entraîner dans le conflit (https://www.lemonde.fr/international/live/2022/03/04/guerre-en-ukraine-en-direct-l-otan-ecarte-la-creation-d-une-zone-d-exclusion-aerienne_6116080_3210.html).

 

Volodymyr Zelensky lance un appel aux Européens. Dans une courte intervention diffusée à la télévision ce vendredi soir, le président de l’Ukraine a appelé l’Europe à la mobilisation en faveur des Ukrainiens. «Nous avons besoin de votre soutien, je vous demande de ne pas vous taire, de descendre dans la rue», a-t-il lancé. «Soutenez notre combat», a continué le président de l’Ukraine, qui est en guerre depuis le début de l’invasion russe le 24 février. Et de poursuivre, avec le sens de l’image et de la communication qu’on lui connait désormais : «Ce combat, c’est la victoire du bien contre le mal, c’est la victoire de la liberté contre ce qu’il se passe en Ukraine. Si l’Ukraine tombe, toute l’Europe tombera», a-t-il ajouté (https://www.leparisien.fr/international/si-lukraine-tombe-toute-leurope-tombera-lappel-du-president-volodymyr-zelensky-aux-europeens-04-03-2022-DJI4JHFYNVFWTLXK3RNUTVKFPI.php).

 

Enfin, Les maires de capitales européennes se sont réunis à Varsovie, en Pologne, pour exprimer leur soutien à l'Ukraine et leur disposition à accueillir des réfugiés fuyant l'agression russe. Lors de cette réunion, tenue à l'initiative des maires de Varsovie Rafal Trzaskowski et de Paris Anne Hidalgo, ils ont également adopté une adresse à l'Union européenne pour exprimer leur appui aux initiatives humanitaires et économiques en faveur de l'Ukraine, voire à la fourniture d'armes à ce pays, a indiqué Mme Hidalgo à l'AFP. «Nous souhaitons faire partie de la solution», a-t-elle précisé. Des représentants de Paris, Bratislava, Budapest, Vilnius et Tirana sont également venus à Varsovie, tandis que leurs collègues de Bruxelles et d'Amsterdam ont participé à la réunion en ligne. Les édiles ont établi également un contact avec le maire de Lviv, la grande ville de l'ouest de l'Ukraine. Mme Hidalgo a précisé avoir également été en contact ces derniers jours avec le maire de Kiev, Vitaly Klitschko. Cette réunion, qui s'est tenue dans le cadre du Pacte des Villes Libres, initialement créé en Europe de l'Est puis rejoint par plusieurs capitales occidentales, a également débouché sur la décision de coordonner l'action des participants en faveur des réfugiés. Cette coordination sera assurée par le maire de Varsovie, a précisé Mme Hidalgo (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220304-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-informations).

 

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Publié le 3 Mars 2022

Claire Riobé, à la Cité du Vatican, nous montre dans vaticannews.va que Mgr Stanisław Gądecki, président de la Conférence épiscopale de Pologne, s’est adressé au Patriarche de Moscou et de toute la Russie. Dans une lettre envoyée le 2 mars 2022, il implore ce dernier d’appeler Vladimir Poutine à mettre fin à la guerre en Ukraine.

 

«Un seul homme peut arrêter la souffrance de milliers de personnes avec un seul mot : cet homme est le président de la Fédération de Russie. Je vous demande très humblement d’appeler au retrait des troupes russes de l’État souverain qu’est l’Ukraine.» Les mots du président de la Conférence des évêques de Pologne, Mgr Stanislaw Gądecki, résonnent avec force, une semaine après le début de l’invasion russe en Ukraine. En s’adressant pour la seconde fois à Kyrill, Patriarche de Moscou et de toute la Russie, l’archevêque de Poznan tente, de nouveau, d’initier une résolution au conflit qui a plongé le peuple ukrainien dans la souffrance. «Je vous demande, Frère, de faire appel à Vladimir Poutine pour qu’il mette fin à cette guerre insensée contre le peuple ukrainien, dans laquelle des innocents sont tués et où la souffrance touche non seulement les soldats mais aussi les civils, en particulier les femmes et les enfants», écrit-il à Kyrill.

 

C’est la seconde fois en l’espace d’un mois que le président de l’épiscopat polonais s’adresse aux chrétiens orthodoxes de Russie. Dans une précédente lettre en date du 14 février, face à l’aggravation du conflit, il avait enjoint les catholiques et orthodoxes de Russie et d’Ukraine à s’unir dans la prière pour la paix. Continuant sa lettre à destination de Kyrill, le président de l’épiscopat a insisté sur l’absurdité de la guerre, qui est toujours une défaite pour l’humanité. «Aucune raison, aucun raisonnement ne pourra jamais justifier la décision de lancer une invasion militaire d’un pays indépendant, en bombardant des zones résidentielles, des écoles ou des jardins d’enfants», affirme-t-il. «La guerre est toujours une défaite pour l’humanité», déplore l’archevêque polonais.

 

Une guerre d’autant plus insensée en raison de la proximité des deux nations et de leurs racines chrétiennes. «Est-il admissible de détruire le berceau du christianisme sur le sol slave, le lieu où Rus a été baptisé ?», interpelle Mgr Gądecki. Il demande à Cyril d’appeler les soldats russes à «ne pas participer à cette guerre injuste, à refuser d’exécuter des ordres qui, comme nous l’avons déjà vu, conduisent à de nombreux crimes de guerre». Il enjoint également «refuser de suivre les ordres dans une telle situation est une obligation morale», a-t-il noté dans la lettre. Concluant sa lettre, Mgr Gądecki a proposé au Patriarche de Moscou d’appeler tous les frères et sœurs orthodoxes de Russie à jeûner et à prier pour «l’établissement d’une paix juste en Ukraine».

 

vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2022-03/onu-mgr-caccia-couloirs-humanitaires-ukraine.html) nous montre aussi que Mgr Caccia, représentant du Saint-Siège aux Nations unies, est intervenu à deux reprises pour demander la cessation immédiate des hostilités en Ukraine et le retour à la diplomatie et au dialogue à l'occasion lors de la 11e session extraordinaire d'urgence de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York et du lancement d’un fonds humanitaire d’urgence pour les réfugiés d’Ukraine. Mgr Caccia a rappelé l'appel lancé dimanche dernier par le pape qui, en plus d'exprimer sa proximité avec ceux qui souffrent du conflit, a demandé d'urgence l'ouverture de couloirs humanitaires pour les personnes fuyant le conflit. Le Saint-Siège, a souligné le prélat, considère qu'il est essentiel de garantir un accès complet, sûr et sans entrave aux acteurs humanitaires afin qu'ils puissent offrir rapidement leur aide aux populations civiles dans le besoin.

 

D'où la décision du Saint-Siège de se joindre «aux nombreux États membres qui ont appelé à une cessation immédiate des hostilités et à un retour à la diplomatie et au dialogue». À mesure que nous avançons, a poursuivi M. Caccia, «l'Église catholique et ses institutions caritatives, à distance et sur le terrain, aident déjà des milliers de personnes et continueront à le faire». Le diplomate n’a ensuite pas manqué de souligner l’effort déployé par tous les pays offrant actuellement une assistance humanitaire aux Ukrainiens venus trouver refuge sur leur sol. La priorité est avant tout «d'accueillir, de protéger et d'aider les centaines de milliers de réfugiés». «Les efforts visant à répondre aux besoins de ceux qui fuient en quête de sécurité doivent respecter le principe de non-refoulement et nos obligations communes en vertu du Droit international, y compris le droit international des réfugiés, et être offerts sur une base non-discriminatoire.» «Il y a toujours du temps pour la bonne volonté, il y a toujours de la place pour la négociation et pour la sagesse afin d’éviter que ne prévalent les intérêts partisans, afin de sauvegarder les aspirations légitimes de chaque individu et épargner au monde la folie et les horreurs de la guerre » : telles sont les convictions du Saint-Siège, que son représentant à l’ONU a tenu à rappeler.

 

Au huitième jour de l'invasion russe en Ukraine, l'Ukraine a confirmé la prise de Kherson par l'armée russe. De nouveaux pourparlers ont eu lieu. Le principe de l'organisation de couloirs humanitaires a été décidé. La Russie accentue ses bombardements sur les villes portuaires, mais aussi sur les territoires plus à l'ouest, près de la frontière polonaise. La ville de Marioupol est quasi-coupée du monde et subit de nombreux bombardements, tout comme Kharkiv et Kiev la nuit dernière. Un million de réfugiés ont déjà fui les combats, selon un nouveau bilan des Nations unies. Aux frontières de l'Ukraine, ils sont des milliers à attendre de pouvoir traverser vers les pays voisins (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220303-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-derni%C3%A8res-informations-en-direct). Alors que Vladimir Poutine réaffirme combattre des "néonazis" en Ukraine et Emmanuel Macron estime que "le pire est à venir" après un échange téléphonique avec ce dernier, près de 7 000 scientifiques, mathématiciens et universitaires russes ont signé ce jeudi une lettre ouverte au président Vladimir Poutine pour protester "fermement" contre la guerre en Ukraine, ils s'exposent à des peines d'amende ou d'emprisonnement au regard d'une législation adoptée il y a quelques années qui autorise les autorités russes à poursuivre tout citoyen critiquant le gouvernement (https://fr.euronews.com/2022/03/03/direct-huitieme-jour-de-guerre-en-ukraine-la-russie-accusee-de-crimes-de-guerre, et https://www.bfmtv.com/international/en-direct-guerre-en-ukraine-un-million-de-refugies-ont-fui-le-pays-en-une-semaine_LN-202203030008.html).

 

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Publié le 2 Mars 2022

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org que le mercredi des Cendres, porte d'entrée du Carême, le pape François poursuit son cycle de catéchèse dédié aux personnes âgées, axé cette fois sur la longévité. Le pape prône "l'alliance des générations" et évite "l'arrogance du temps d'horloge", car "la vitesse excessive, qui obsède déjà tous les passages de notre vie, rend chaque expérience plus superficielle et moins 'nutritive'". Il faut donc «éviter les dangers de la précipitation». Mais Bergoglio n'a pas voulu laisser passer l'occasion de cette journée de jeûne et de prière pour la paix en Ukraine, qu'il a lui-même appelée. Et, pour cette raison, dans ses salutations, il a rappelé que «la paix dans le monde commence par notre conversion personnelle» et, surtout, il a tenu à remercier les Polonais d'avoir accueilli les réfugiés de l'Ukraine voisine : «Vous avez été les premiers à soutenir à l'Ukraine, ouvrant leurs frontières, leurs cœurs et les portes de leurs maisons aux Ukrainiens fuyant la guerre».

 

José Manuel Vidal nous montre aussi sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/Papa-Senor-escuche-clamor-estruendo-Iglesia-religion-Ceniza_0_2428557141.html) que le pape François n'a pas pu assister à la cérémonie du mercredi des Cendres en raison d'une forte douleur au genou, mais il en a profité pour préparer l'homélie de la messe, dans laquelle, entre autres, il a demandé au Seigneur d'entendre le cri de «ceux qui souffrent et fuient sous le tonnerre des armes» et de «redonner la paix dans nos cœurs et d’accorder à nouveau votre paix à nos jours». Le pape François a également rappelé les trois «principales armes de l'Esprit» : la prière, la charité et le jeûne. "C'est avec eux qu'en ce jour de prière et de jeûne pour l'Ukraine, nous implorons Dieu que la paix que les hommes seuls ne peuvent construire." Bergoglio a également pointé une autre maladie actuelle : celle de la recherche des apparences, "une maladie spirituelle qui asservit la personne, la conduisant à dépendre de l'admiration des autres". Quant à l'aumône, «si elle est faite sans attirer l'attention des autres, elle donne la paix et l'espoir au cœur. Elle nous révèle la beauté de donner qui devient recevoir. Alors que le jeûne « n'est pas un régime; pendant le Carême, nous devons jeûner, avant tout, de ce qui nous rend dépendants».

 

Au septième jour de l'invasion russe en Ukraine, des frappes russes ont touché plusieurs villes dont Kharkiv, Zytomyr et Kiev. La Russie a annoncé avoir pris le contrôle de la ville portuaire de Kherson, tandis que 836 000 réfugiés ont quitté l'Ukraine vers les pays voisins. De nouveaux pourparlers sont prévus jeudi 3 mars alors que l'ONU a voté à une écrasante majorité la résolution condamnant l'offensive en cours (141 pays ont voté pour, 5 contre, et 35 se sont abstenus dont la Chine sur 193 membres), et l'opposant russe Alexeï Navalny appelle à manifester tous les jours contre la guerre. Le président français lors d'une intervention télévisée a apporté son soutien fraternel au président ukrainien Volodymyr Zelensky qui a accusé mercredi Moscou de chercher à «effacer» l'Ukraine et son histoire, appelant les Juifs «à ne pas rester silencieux», après des frappes russes près de Babi Yar, site d'un massacre nazi. «Ils ont l'ordre d'effacer notre histoire, d'effacer notre pays, de nous effacer tous», a-t-il lancé dans une vidéo, exhortant les pays du monde entier à ne pas rester neutres (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220302-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-derni%C3%A8res-informations-en-direct).

 

Enfin, Jesús Bastante nous apprend aussi sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/Woelki-presenta-dimision-Papa-inaccion-colonia-arzobispo-abusos-camino-sinodal-menores_0_2428557132.html) que le cardinal de Cologne, Rainer Maria Woelki, devait revenir aujourd'hui, mercredi des Cendres, au poste de curé du diocèse allemand, après une interruption de cinq mois suite au scandale de sa possible inaction dans les cas d'abus dans son diocèse. Cependant, le prélat controversé a annoncé aujourd'hui qu'il avait remis sa démission au pape. Pour le moment, le pape François l'aurait exhorté à rester en fonction, annonçant qu'il se prononcerait sur sa démission "en temps voulu", comme le souligne l'archevêché dans un communiqué. Pour l'heure, et après sa "pause spirituelle", Woelki devra retourner dans un diocèse où ni le clergé ni les fidèles n'aiment pas leur pasteur, au point de lui demander de ne pas revenir. Le Vatican avait déjà constaté de "graves erreurs" dans la gestion des abus et, surtout, dans le domaine de la communication, mais il avait tenté de disculper Woelki, le faisant "disparaître" depuis octobre dernier et jusqu'à aujourd'hui, mercredi des Cendres. En ce sens, la décision du pape doit être interprétée de la même manière que lorsque le cardinal Marx a présenté sa démission. Dans ce cas, Bergoglio écrivit au cardinal, et à tous les évêques allemands, pour les exhorter à assumer la responsabilité de leurs charges.

 

Et Jesús Bastante nous signale sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/espana/Congreso-PSOE-PNV-Defensor-Pueblo-Iglesia-abusos-cremades-podemos-pp-ciudadanos-comision-investigacion_0_2428557144.html) que le 8 mars, le Congrès des députés décidera de donner ou non le feu vert à l'initiative présentée par le PSOE et le PNV de charger le Médiateur, Ángel Gabilondo, d'enquêter sur les abus sur mineurs dans l'Église. Une proposition qui, aujourd'hui, n'a pas le soutien nécessaire pour aller de l'avant, car elle n'aurait que les voix en faveur des deux partis qui la présentent, une partie de la minorité (Teruel Existe, More Country...) et, bien sûr, Cuidadamos. Mais que, sans le "Oui" de Unidas Podemos, il risquerait de ne pas être approuvé. Les socialistes ont aussi entamé des conversations informelles avec des représentants du Parti populaire pour obtenir l'abstention du PP, et sur l'autre rive, l'Église attend que le Congrès décide quelle enquête elle décide de mener, avant de donner une réponse. Parmi les victimes, il y a d'ailleurs un certain clivage entre ceux qui veulent que les évêques «se représentent» à tout prix devant la Chambre basse, et les «possibilistes» qui veulent qu'il y ait au moins une initiative publique qui enquête sur les abus sur mineurs dans l'Église espagnole.

 

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Publié le 1 Mars 2022

vaticannews.va nous montre le mardi 1er mars 2022 qu’à la veille de l’invasion russe en Ukraine, le pape François a annoncé que le 2 mars, mercredi des Cendres, serait un jour de jeûne pour la paix, car «Jésus nous a appris qu'à l'insistance diabolique, à l'absurdité diabolique de la violence, on répond avec les armes de Dieu». Un appel relayé par les cardinaux de la Curie romaine.

 

Le cardinal João Braz de Aviz, préfet de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique invite les consacrées et consacrés à se faire proches des hommes, femmes et enfants vivant dans des zones de guerre, à commencer par l’Ukraine, et invite à confier à la Marie, «la souffrance, la vie et la mort de tant de nos frères et sœurs traversés par l’horreur et la folie de la guerre». À la suite du pape François, le cardinal de Aviz invite à prier et à poser des gestes de paix, pour que «notre vie parle et qu’elle soit, dans la douceur et la vérité, témoignage de la miséricorde que le Père nous donne». Il sollicite en particulier les personnes répondant de son dicastère: les sœurs contemplatives qui offrent déjà leur vie pour la paix, mais aussi tout un chacun.

 

Cette initiative du pape est en effet «œcuménique», affirme le président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, le cardinal Kurt Koch. Dans son appel, le pape François invite tous les chrétiens, y compris les représentants d'autres religions, à s'associer à cette prière. Le cardinal Kurt Koch estime que cette invitation à prier pour la paix est un «signe important», car beaucoup de gens se sentent impuissants lorsqu'ils entendent parler de guerre. Il est alors important qu'ils puissent s'adresser à «Dieu dont nous savons qu'Il veut la paix et en aucun cas la guerre». Le cardinal Koch met également l'accent sur la signification d'une prière publique pour la paix qui est «également appel à la conscience de tous ceux qui détiennent le pouvoir, le pouvoir de la guerre et de la paix, et nous leur demandons instamment d'examiner leur conscience et de servir la paix et non la guerre», et elle est aussi «un signe de solidarité», de communion avec toutes les personnes qui souffrent, qui sont en fuite et qui voient leur vie menacée.

 

Enfin, depuis Abou Dhabi où il se trouve à l’occasion de la remise du prix Zayed pour la fraternité humaine, le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, le cardinal Miguel Ángel Ayuso Guixot exprime sa reconnaissance au pape François pour ce nouvel appel à la prière et au jeûne «deux éléments essentiels de la vie religieuse pas seulement des catholiques mais des autres traditions religieuses». Il espère que la communauté humaine saisisse cette opportunité pour demander à Dieu le rétablissement de la paix dans le monde et il «lance un appel à trous les responsables religieux de toutes les traditions et à toutes les personnes de bonne volonté pour qu’ils s’unissent au Saint-Père et aux catholiques afin de prier pour la paix à travers le jeûne et la prière lors du mercredi des Cendres pour que, par et à travers nos intercessions, le monde puisse vivre dans cet esprit de paix, de fraternité humaine partagée dans tous les angles du monde.»

 

Alors que l'offensive russe en Ukraine entame son sixième jour ce mardi, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a appelé lundi les Français se trouvant à Kiev à "saisir l'opportunité" de quitter la ville par la route du sud. L'étau semble se resserrer ce mardi autour de la capitale ukrainienne, alors que des images satellitaires montrent un immense convoi militaire russe s'en rapprochant, cependant le Pentagone affirme que l'avancée russe vers Kiev est "au point mort", entravée par la résistance ukrainienne ainsi que par des problèmes d'approvisionnement en carburant et nourriture (https://www.bfmtv.com/international/en-direct-ukraine-les-francais-incites-a-quitter-kiev-suivez-notre-edition-speciale_LN-202203010017.html). Enfin, en visioconférence avec le Parlement européen, Volodymyr Zelensky a demandé à l'UE de ne pas « laisser tomber » l'Ukraine, alors que le centre ville de Kharkiv, deuxième ville du pays, a été bombardé par les Russes, et plusieurs villes sont encerclées (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220301-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-informations-en-direct).

 

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Publié le 28 Février 2022

Comme nous le montre la-Croix.com ce lundi 28 février 2022 (https://www.la-croix.com/Monde/direct-guerre-Ukraine-Russie-pourparlers-ONU-resolution-Kiev-avancee-russe-ralentit-2022-02-28-1201202504 ), interrogé par quatre grands quotidiens italiens, le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, a déclaré que le Saint-Siège était «prêt à faciliter les négociations entre la Russie et l’Ukraine». Le numéro deux du Vatican a également réagi à un éventuel élargissement du conflit à d’autres pays : «Je n’ose même pas y penser. Ce serait une catastrophe aux proportions gigantesques, même si, malheureusement, ce n’est pas une éventualité à exclure complètement.». «Nous devons éviter toute escalade, arrêter les affrontements et négocier, a exhorté le cardinal Parolin. Le retour possible à “une nouvelle guerre froide avec deux blocs opposés” est également un scénario inquiétant. Cela va à l’encontre de la culture de la fraternité que le pape François propose comme seul moyen de construire un monde juste, solidaire et pacifique».

 

Hernán Reyes Alcaide, correspondant au Vatican, nous montre sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/guino-Papa-Scholas-organiza-Carpas-Paz-Ucrania-Rusia_0_2427957192.html) qu’à Buenos Aires, Madrid, Valence, et Grenade, la fondation pontificale Scholas Occurrentes élèvera des "Tentes pour la paix" pour convoquer des jeunes de différentes confessions religieuses pour demander la cessation de la guerre en Ukraine, dans un appel qui a l'aval du pape François. L'initiative cherche à reproduire un fait similaire qu'à l'époque où il était archevêque de Buenos Aires, et alors que Scholas n'était pas encore né, Bergoglio a béni l'installation d'une Tente pour la Paix sur la Plaza de Mayo à Buenos Aires. Ainsi, le responsable de l'idée était un collaborateur sur les questions éducatives qui accompagne le pape actuel depuis plus de 25 ans : l'actuel président de Scholas dans le monde, José María del Corral. «Nous nous unissons pour la Paix dans différentes villes du monde. Pour témoigner que la guerre est toujours l'échec de la fraternité humaine. Unis dans une prière interreligieuse», convoque Scholas.

 

Et comme le montre religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/Cardenal-Imploro-Patriarca-Moscu-Putin-Iglesia-Religion-Ucrania_0_2427957191.html), le cardinal de Munich Reinhard Marx a appelé le chef de l'Église orthodoxe russe, le patriarche Kirill, à faire pression sur le président russe Vladimir Poutine pour la paix. "J'implore le patriarche de Moscou d'influencer ce président pour qu'il mette fin à la guerre, qu'il dépose les armes", a déclaré Marx lors d'une cérémonie religieuse ukraino-catholique à Munich dimanche. Et le cardinal a ajouté que les évêques ne sont pas des politiciens, "mais nous avons la mission et le devoir d'annoncer l'Évangile de la paix précisément à ceux qui pensent pouvoir utiliser la violence et la terreur pour atteindre des objectifs politiques", a-t-il ajouté. L'archevêque a assuré les catholiques ukrainiens de la solidarité de leurs frères allemands dans la prière et l'aide concrète d'urgence. Pour cette raison, elle veut également s'occuper conjointement des réfugiés attendus à Munich, qui est jumelée avec la capitale ukrainienne, Kiev. Marx avait assisté à la cérémonie à l'invitation de l'évêque catholique ukrainien Bohdan Dzyurakh et s'était adressé à la congrégation à la fin de la cérémonie. Il a également exprimé son horreur "que cela se passe en Europe au 21e siècle". Enfin, les deux évêques ont prié ensemble en allemand et en ukrainien la prière pour la paix, que le pape Jean-Paul II (1978-2005) avait récitée à la veille du début de la guerre en Irak en 1991.

 

Malheureusement, rien ne viendra du patriarche Kirill, chef de la puissante Église orthodoxe russe depuis 2009, qui est l'un des piliers du système mis en place par Vladimir Poutine. Il n'hésite pas à justifier la répression policière des manifestations de l'opposition ou à bénir les armes et les guerres de Moscou à l'étranger. En 2012 , il a exprimé sa fidélité en proclamant que la présidence de Poutine est "un miracle de Dieu" . «Que Dieu nous protège de la situation politique actuelle en Ukraine, un pays frère qui nous est proche, utilisée de telle manière que les forces du mal l'emportent», a déclaré Kirill dans son sermon dominical, qui semble donc soutenir l'invasion russe de l'Ukraine. Selon lui, les "forces du mal" sont celles qui "combattent l'unité" de l'Église orthodoxe russe avec les pays issus de la Rus, un État médiéval considéré comme l'ancêtre de la Russie, de l'Ukraine et de la Biélorussie. Depuis 2014, l'Ukraine a quitté la sphère d'influence russe pour se rapprocher de l'UE et de l'OTAN. En 2019, elle avait été dotée d'une Église orthodoxe indépendante du patriarcat de Moscou, une décision historique qui a mis fin à plus de 300 ans de tutelle religieuse russe et provoqué l'ire de la Russie et de Kirill (https://www.religiondigital.org/mundo/Kirill-posiciona-Putin-combatir-fuerzas-Rusia-Ucrania_0_2427957182.html).

 

Alors qu’est envisagé un «deuxième round» de pourparlers entre la Russie et l’Ukraine après que les délégations russes et ukrainiennes ont quitté la table des négociations et rentrent pour «consultations dans leurs capitales respectives», Moscou continue de pilonner la capitale ukrainienne au cinquième jour de l’offensive décidée par Poutine, tandis que Kharkiv est pilonné, mais il n’y a pas de percée russe, et le ministère de la Santé ukrainien estime que 352 civils, dont 14 enfants, seraient morts depuis que l’invasion russe a commencé jeudi. Cependant, Poutine exige toujours la reconnaissance de la Crimée, la «dénazification» de l’Ukraine et son statut neutre, mais cette dernière demande son intégration «sans délai» dans l’Union européenne, après que dimanche, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s’est dite favorable à une intégration de l’Ukraine dans l’UE (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-informations-liees-au-conflit-20220228_LORWPKXB5VEWLPAQQEI3DF7IPY/).

 

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Publié le 27 Février 2022

Libération.fr nous montre que le pape François a demandé dimanche 27 février 2022 l’ouverture «urgente» de «couloirs humanitaires» pour les réfugiés fuyant face à l’invasion russe en Ukraine. «Je pense aux personnes âgées, à tous ceux qui en ce moment cherchent un refuge, aux mamans en fuite avec leurs enfants. Ce sont des frères et sœurs pour lesquels il est urgent d’ouvrir des couloirs humanitaires et qu’il faut accueillir», a déclaré le pape à l’issue de sa traditionnelle prière de l’Angélus place Saint-Pierre. Il aussi demandé à ce «que les armes se taisent» en Ukraine (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-invasion-russe-retrouvez-les-dernieres-informations-liees-a-la-guerre-en-ukraine-20220227_F74NY3466BGKPLQICUUPYW43PU/).

 

Et au quatrième jour des combats en Ukraine, les tensions sur la scène internationale ont de nouveau grimpé un échelon au moment où l’armée russe a reconnu pour la première fois ce dimanche enregistrer des pertes humaines au cours de son invasion de l’Ukraine, sans pour autant donner de chiffres (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220227-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-informations-en-direct), au point que la Suède rompt avec sa doctrine et va livrer des armes antichar à l'Ukraine. Vladimir Poutine a brandi la menace nucléaire, tandis que l'Union européenne a multiplié les nouvelles sanctions contre la Russie que sont fermeture de l'espace aérien de l'UE aux avions russes, contre le Belarus en interdisant les exportations des "plus importants secteurs économiques" du régime de Minsk, "complice" de l'invasion russe en Ukraine et les médias russes RT et Sputnik bannis de l'UE, et va pour la première fois de son histoire financer l'achat et la livraison d'armes à l'Ukraine (https://www.bfmtv.com/international/asie/russie/en-direct-guerre-en-ukraine-la-bataille-pour-kiev-se-poursuit-l-armee-russe-s-etend_LN-202202270018.html, https://fr.euronews.com/2022/02/27/direct-kiev-se-dit-pret-a-des-negociations-avec-moscou-mais-pas-au-belarus).

 

La présidence de l'Ukraine a aussi indiqué dimanche avoir accepté des pourparlers avec la Russie lors du quatrième jour de l’offensive russe. Ces négociations, «sans conditions préalables», se dérouleront à la frontière avec la Biélorussie, près de Tchernobyl, une décision annoncée après une médiation du président biélorusse Alexandre Loukachenko. La capitale Kiev semble résister et ralentir la progression russe. L'Ukraine dit vouloir «essayer» de négocier avec la Russie, même si elle ne «croit pas trop» que des pourparlers puissent mettre fin à l'invasion russe (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220227-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-informations-en-direct).

 

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Publié le 24 Février 2022

la-croix.com nous montre ce jeudi 24 février 2022 (https://www.la-croix.com/Monde/direct-guerre-ukraine-poutine-operation-militaire-russie-europe-etats-unis-biden-macron-2022-02-24-1201201914) que le secrétaire d’État du Saint-Siège regrette que  les scénarios tragiques que tout le monde redoutait deviennent malheureusement réalité». Il invite cependant à la «négociation» et à «l’exercice d’une sagesse» pour «sauver le monde de la folie et des horreurs de la guerre». «Nous croyants ne perdons pas espoir sur une lueur de conscience de ceux qui ont les destinées du monde entre leurs mains», ajoute le cardinal Pietro Parolin.

 

Le primat de l’Église orthodoxe autocéphale d’Ukraine, le métropolite Épiphane, quant à lui appelle les fidèles ukrainiens à «offrir régulièrement des prières pour l’Ukraine, pour la victoire, pour nos soldats» face à l’«attaque non provoquée, insidieuse et cynique lancée par la Russie et la Biélorussie». «En tant que primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, je suis avec vous, exerçant mes fonctions», poursuit le chef de le cette Église détachée du Patriarcat de Moscou depuis 2018. Le religieux exhorte les fidèles à l’unité : «Notre tâche consiste maintenant à nous unir, à résister au premier coup, à ne pas paniquer. (…) Nous avons confiance en nos forces armées, nos défenseurs». «Je demande à la communauté internationale, à tous les chefs religieux du monde, de soutenir l’Ukraine, de forcer la Russie et la Biélorussie à arrêter immédiatement l’attaque», implore-t-il (https://www.la-croix.com/Monde/direct-guerre-ukraine-poutine-operation-militaire-russie-europe-etats-unis-biden-macron-2022-02-24-1201201914).

 

Et le président du Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE) et archevêque de Vilnius Mgr Gintaras Grušas, lance depuis Florence (Italie) un «appel sincère pour la paix en Ukraine». «Les Églises d’Europe condamnent fermement ce qu’il s’est passé cette nuit en Ukraine, poursuit-il. Nous devons agir ensemble et avec détermination pour mettre immédiatement un terme à l’agression russe et faire tout notre possible pour protéger les femmes, les hommes et les enfants innocents : au nom de Dieu, arrêtez maintenant !» (https://www.la-croix.com/Monde/direct-guerre-ukraine-poutine-operation-militaire-russie-europe-etats-unis-biden-macron-2022-02-24-1201201914). Participant à la rencontre des évêques et des maires de la Méditerranée à Florence, le cardinal Jean-Claude Hollerich, président de la Commission des épiscopats de la communauté européenne (Comece) a tenu à exprimer lors d’une conférence de presse son «amitié au peuple de l’Ukraine». Il a en outre rappelé que les chrétiens croyaient en un «Dieu de la paix […], père pour tous, pas seulement pour certaines nations». L’archevêque de Luxembourg a ensuite lancé un appel au Conseil européen qui se réunit aujourd’hui, afin «qu’ils fassent tout […] pour promouvoir la désescalade» et rétablir la paix (https://www.cath.ch/newsf/guerre-en-ukraine-reactions-du-monde-chretien/).

 

La situation est critique puisque  le président russe Vladimir Poutine a annoncé jeudi une opération militaire en Ukraine pour défendre les séparatistes de l'est du pays, malgré le tollé international et les sanctions infligées par l'Occident. L'armée russe a affirmé quelques heures plus tard avoir détruit 74 installations militaires, dont 11 aérodromes, dans le pays, ainsi qu'un aéroport proche de la capitale. De son côté, l'Ukraine a rapporté la mort de plus de 40 soldats et d'une dizaine de civils dans les bombardements. Des forces russes ont pénétré dans la région de Kiev depuis la Biélorussie pour mener une attaque avec des missiles Grad sur des cibles militaires, tandis que des combats ont également éclaté à Tchernobyl, près du dépôt de déchets nucléaires. Selon la présidence ukrainienne, le site de Tchernobyl "a été pris" par les forces russes. Dès jeudi soir, la capitale ukrainienne Kiev impose un couvre-feu, selon le maire. «Un nouveau rideau de fer s'est abattu et sépare la Russie du monde civilisé», selon le président ukrainien (https://www.lepoint.fr/monde/en-direct-une-operation-militaire-russe-en-cours-en-ukraine-24-02-2022-2466035_24.php,  et https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/direct-le-president-russe-vladimir-poutine-annonce-une-operation-militaire-en-ukraine-kiev-denonce-une-invasion-de-grande-ampleur_4978662.html). L’offensive vise à «décapiter» le gouvernement à Kiev et installer à la place un régime favorable à Moscou, a affirmé jeudi un responsable militaire américain (https://www.lemonde.fr/international/live/2022/02/24/guerre-en-ukraine-le-pays-pourrait-etre-raye-de-la-carte-avertit-le-chancelier-allemand-olaf-scholz_6115008_3210.html).

 

Enfin, ce jeudi, à Berlin, où parmi les protestataires, des Russes fustigent clairement l’opération militaire lancée par Moscou, Paris, où plusieurs centaines de personnes étaient réunies elles aussi devant l’ambassade russe, dont plusieurs candidats à l’élection présidentielle d’avril comme l’écologiste Yannick Jadot ou l’ex-ministre Christiane Taubira, Dublin, La Haye et Amsterdam, où des centaines de personnes ont elles aussi participé à des rassemblements devant les représentations russes, ou encore Varsovie, où un drapeau russe a été brûlé par un manifestant devant l’ambassade russe, et Istanbul, des manifestants ont protesté contre l'invasion de l'Ukraine. Plus tôt, des rassemblements avaient été organisés à Beyrouth et Tokyo. Des manifestations ont également eu lieu en Russie : Près de 1400 personnes ont été arrêtées dans plusieurs villes de Russie lors de manifestations contre la guerre en Ukraine, rapporte l'ONG spécialisée OVD-Info. Selon cette organisation, au moins 1391 personnes ont été interpellées dans 51 villes, dont 719 rien qu'à Moscou. Les autorités russes avaient promis jeudi de réprimer toute manifestation "non autorisée" organisée dans le pays contre la guerre en Ukraine, où Moscou a lancé une opération militaire d'ampleur dans la matinée (https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/direct-le-president-russe-vladimir-poutine-annonce-une-operation-militaire-en-ukraine-kiev-denonce-une-invasion-de-grande-ampleur_4978662.html, https://www.lemonde.fr/international/live/2022/02/24/guerre-en-ukraine-le-pays-pourrait-etre-raye-de-la-carte-avertit-le-chancelier-allemand-olaf-scholz_6115008_3210.html, et https://www.lepoint.fr/monde/en-direct-une-operation-militaire-russe-en-cours-en-ukraine-24-02-2022-2466035_24.php). 

 

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Publié le 23 Février 2022

Comme le montre LePoint.fr (https://www.lepoint.fr/monde/en-direct-crise-en-ukraine-le-spectre-d-une-offensive-russe-grandit-2-23-02-2022-2465884_24.php) le pape François a déploré, mercredi 23 février 2022, les «scénarios de plus en plus alarmants» qui se profilent en Ukraine et menacent «la paix de tous», alors que les craintes d'une escalade militaire par Moscou sont au plus haut. «J'ai une grande douleur dans le cœur devant l'aggravation de la situation en Ukraine. Malgré les efforts diplomatiques de ces dernières semaines, des scénarios de plus en plus alarmants s'ouvrent. Comme moi, beaucoup de monde ressent angoisse et inquiétude», a déclaré le souverain pontife à la fin de son audience générale hebdomadaire. «Je prie toutes les parties impliquées pour qu'elles s'abstiennent de toute action qui pourrait provoquer encore plus de souffrance aux populations, en déstabilisant la cohabitation entre les nations et en discréditant le droit international», a-t-il ajouté devant les fidèles réunis dans la salle Paul VI, au Vatican.

 

Le pape François a déclaré le 2 mars, jour du mercredi des Cendres marquant le début du Carême pour les catholiques, «journée de jeûne et de prière pour la paix» dans ce pays. «Que la reine de la paix préserve le monde de la folie de la guerre», a-t-il lancé. Il a aussi «lancé un appel» à «tous ceux qui ont une responsabilité politique pour qu'ils fassent un sérieux examen de conscience devant Dieu, qui est un Dieu de la paix et non de la guerre (...) : Il veut que nous soyons des frères et non des ennemis», a-t-il déclaré. Le pape avait déjà appelé à la paix en Ukraine, mais il s'agit de sa déclaration la plus forte depuis le début de la crise.

 

Cette inquiétude du pape est aussi visible à l’ouverture d’une réunion de l’Assemblée générale des Nations unies, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a estimé que le monde faisait face «à un moment de péril», dénonçant à nouveau les «violations» commises par Moscou à l’égard de Kiev. «La décision de la Russie de reconnaître la soi-disant indépendance des régions de Donetsk et de Louhansk - et la suite - sont des violations de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Ukraine et sont incompatibles avec les principes de la Charte des Nations unies», a-t-il martelé. Prenant la parole dans la foulée, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a souligné que l’Ukraine n’était pas une menace pour la Russie. «L’Ukraine n’a jamais prévu et ne prévoit aucune opération militaire dans le Donbass», a-t-il dit, avant de réclamer à l’ONU des «actes concrets et rapides» pour arrêter l’engrenage alimenté, selon lui, par la Russie et ses déploiements militaires (https://www.sudouest.fr/international/europe/ukraine/direct-ukraine-la-russie-se-dit-prete-a-trouver-des-solutions-diplomatiques-avec-les-occidentaux-9355319.php).

 

Et  Vladimir Poutine ne fait rien pour arranger les choses puisqu’il a redoublé cette semaine de rhétorique incendiaire contre l’Ukraine et ses dirigeants, présentés comme démoniaques, fanatiques et déterminés à menacer la Russie. Lundi, il a accusé l’Ukraine, un pays sans légitimité historique selon lui, de se doter d’un régime «néonazi», sponsorisé par l’Occident, pour exterminer les russophones du Donbass. Le même jour, le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, a affirmé que Kiev veut se doter de la bombe atomique, le président faisant siennes ces récriminations. Son raisonnement est que l’Ukraine veut reprendre la Crimée. Dès lors, en intégrant l’Otan, elle entraînerait la Russie et les Occidentaux dans une guerre entre puissances nucléaires (https://www.sudouest.fr/international/europe/ukraine/direct-ukraine-la-russie-se-dit-prete-a-trouver-des-solutions-diplomatiques-avec-les-occidentaux-9355319.php).

 

Pour faire face, l'armée ukrainienne a annoncé la mobilisation dès aujourd'hui de ses réservistes "âgés de 18 à 60 ans", face à la crainte d'escalade militaire à la frontière avec la Russie. Le Conseil de sécurité ukrainien a demandé d'instaurer un état d'urgence dans le pays. Et le président du Conseil européen Charles Michel a annoncé, ce mercredi, la tenue d’un sommet des dirigeants des 27 pays de l'Union européenne jeudi dans la soirée.  Mais la population russe ne souhaite pas de guerre. Elle est davantage préoccupée par la baisse des revenus, le niveau des prix, par les autres problèmes intérieurs du pays (https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/direct-crise-en-ukraine-le-canada-et-le-japon-annoncent-a-leur-tour-des-sanctions-contre-la-russie_4976793.html).

 

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Publié le 21 Février 2022

Jesús Bastante nous montre ce lundi 21 février 2022 nous montre que les évêques espagnols se déplacent et, après des mois de demandes de différentes régions, cèdent et annoncent un "audit indépendant de la Conférence épiscopale espagnole" pour évaluer "les allégations d'abus sexuels au sein de l'Église catholique espagnole".

 

Un audit que l'épiscopat espagnol a commandé à Cremades & Calvo Sotelo, et qui se présentera, en effet, demain au siège du cabinet, le président du CEE, Juan José Omella, et Javier Cremades. Beaucoup des membres du cabinet (son propre président) sont des personnalités proches de l'Opus Dei"Le bureau professionnel - lit-on dans la note - ouvrira un canal indépendant pour recevoir d'éventuelles plaintes, examinera les procédures judiciaires visant à punir les pratiques criminelles et offrira sa collaboration aux autorités pour aider à clarifier les faits et établir un système de prévention qui réponde aux besoins sociaux demandes à cet égard."

 

Rien n'est indiqué sur la participation de la Conférence épiscopale aux commissions d'enquête, ni si ledit audit se référera au passé, ou seulement aux cas actuellement actifs, comme cela s'est produit dans le cas du rapport commandé par le bureau du procureur général de l'État et qui n'ont laissé que 68 cas d'abus liés à l'environnement religieux. Ni s'ils accueilleront des associations de victimes, ni s'il y aura indemnisation.

 

Cependant, l'association Infancia Robada a accueilli avec "incrédulité et indignation" la nouvelle du contrat d'audit externe que la hiérarchie ecclésiastique va signer avec le cabinet Cremades & Calvo Sotelo, pointant son lien avec l'Opus Dei comme nous le montre aussi religiondigital.org ce lundi  (https://www.religiondigital.org/espana/Cuatrecasas-cuestiona-Cremades-Iglesia-Meter-hurtado-omella-abusos_0_2425857402.html). L'institution a déploré que la hiérarchie ecclésiastique "offense à nouveau les victimes en vendant quelque chose qui ne l'est pas". "Nous voyons avec indignation comment la hiérarchie ecclésiastique démontre qu'elle n'a aucune volonté de réparer, d'assumer des responsabilités et de les purger", a-t-il dit à l'Efe, demandant à la société civile et aux pouvoirs publics "de se tenir fermes sur la barricade contre ce type de décision qu'ils faire ressortir la négation absolue et la minimisation".

 

De son côté, Miguel Ángel Hurtado, victime d'abus dans l'Église, a prévenu ce lundi que le fait que la Conférence épiscopale «bouge enfin» et commande un audit sur les accusations de pédophilie ne dispense pas l'État de son obligation de mener une enquête officielle sur ces faits. S'adressant à Efe après avoir appris la décision de la Conférence épiscopale espagnole (CEE) de charger le cabinet d'avocats Cremades & Calvo Sotelo d'effectuer un audit indépendant, Hurtado a souligné que l'État a «l'obligation» de garantir que les institutions qui travaillent avec des enfants Ce sont des espaces sûrs et il doit fournir un modèle officiel pour enquêter sur les cas d'abus dans le passé.

 

"Le fait que la CEE, avec 3 ou 4 ans de retard, bouge enfin, n'enlève rien à la nécessité pour l'État d'agir en promouvant une enquête officielle pour une raison simple, les abus sexuels ne se produisent pas seulement dans l'Église catholique, ils se produisent également dans d'autres établissements", explique Hurtado. Et il explique que "si le privilège est donné à l'Église d'enquêter sur elle-même et de décider quelle est la manière appropriée de traiter les cas, ce privilège devra également être accordé à d'autres institutions touchées par des abus comme le monde du sport ou les Témoins de Jéhovah."

 

Hurtado, qui a subi des abus sexuels par un moine de l'abbaye de Montserrat (Barcelone) à l'âge de 16 ans, attend de voir l'efficacité de cet audit et prévient que chaque évêque est autonome dans son diocèse et peut décider s'il veut y participer ou non. De plus, rappelons que les ordres religieux -qui sont ceux qui gèrent les écoles dans lesquelles la plupart des abus sur mineurs ont eu lieu - ne dépendent pas de la CEE et n'ont pas dit s'ils allaient ou non se joindre à cet audit.

 

Il indique cependant qu'il existe plusieurs exemples d'enquêtes menées par des cabinets d'avocats qui ont très bien fonctionné, comme celle commandée par l' archidiocèse de Munich, qui a enquêté sur des cas d'abus dans ce diocèse pendant 50 ans et était "si indépendante qu'il ne lui a pas serré la main pour dire que les preuves montraient que Benoît XVI avait dissimulé des cas d'abus sexuels. C'est l'exemple le plus clair d'une bonne enquête externe par un cabinet d'avocats dont l'objectif n'est pas de blanchir une institution, mais plutôt de clarifier les faits et de purger les responsabilités", a-t-il déclaré.

 

Enfin, on apprend sur religiondigital.org que différentes sources ont souligné que le PSOE, Unidas Podemos, PNV, ERC et EH Bildu seraient sur le point de parvenir à un accord pour donner la priorité à la commission dirigée par le Médiateur, tant qu'il y aura une responsabilité devant la Chambre basse (https://www-religiondigital-org.translate.goog/espana/reacciones-politicos-podemos-ciudadanos-alegria-psoe-auditoria-obispos-abusos-espana_0_2425857401.html?_x_tr_sl=es&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc).

 

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Publié le 20 Février 2022

katholisch.de nous montre que le pape François appelle à affronter la haine et l'injustice avec amour et bienveillance. Ce n'est pas une retraite du perdant, mais l'acte de celui qui a une plus grande force intérieure, a déclaré le pape François dimanche 20 février 2022 lors de la prière de l'Angélus au Vatican. Avec l'aide et la puissance de Dieu, aimer les ennemis est aussi possible, a expliqué l'homme de 85 ans.

 

"Nous pouvons aimer ceux qui nous font du mal. C'est ce que font les chrétiens", a déclaré le pape François. "Comme c'est triste quand des gens et des peuples qui sont fiers d'être chrétiens se considèrent comme des ennemis et pensent à se faire la guerre les uns contre les autres ! C'est très triste", a conclu le pape en pensant à la guerre imminente au milieu de l'Europe qui, si elle se produisait, menacerait de faire exploser la stabilité de la région et, éventuellement, du monde, en contemplant les drapeaux de l'Ukraine et de la Pologne parmi les fidèles présents sur la place (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Angelus-papa-ucrania-guerra-cristianos-mejilla-perdon-amar-enemigos-francisco-vaticano-rusia_0_2425557422.html).

 

Le chef de l'Église a remercié tous les travailleurs de la santé. Selon le pape François, personne ne peut se guérir. Par conséquent, une attention particulière doit être portée aux nombreux médecins, infirmiers et bénévoles qui s'occupent des malades. L'homme de 85 ans a raconté une conversation avec un médecin qui a tenu la main d'un homme mourant du Covid pour l'accompagner dans l'ultime voyage. "Nous devrions remercier ces personnes chaque jour", a déclaré le pape. Ce dimanche marque la deuxième journée nationale des agents de santé en Italie. L'objectif est de reconnaître le travail de tous ceux qui ont été impliqués dans le secteur de la santé depuis le début de la pandémie. Le 20 février est le jour où la première infection au coronavirus a été détectée chez un patient en Italie il y a deux ans.

 

Le pape François a également rappelé les nombreuses victimes des catastrophes naturelles à Madagascar et au Brésil. Ces dernières semaines, Madagascar a été frappé à plusieurs reprises par de fortes tempêtes tropicales qui ont causé des dégâts dévastateurs avec 12 000 cases qui ont été endommagées par le cyclone, 9 000 ont été détruites, et plus de 30 000 familles n’ont plus d’habitation (https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220219-madagascar-apr%C3%A8s-le-cyclone-batsirai-des-mat%C3%A9riaux-de-reconstruction-rares-et-chers), et ont fait 6 morts et plus de 5000 sinistrés. Au Brésil, des pluies massives ont provoqué des glissements de terrain à Petropolis qui ont fait de qui ont fait au moins 146 morts, dont 26 enfants (https://www.lemonde.fr/international/article/2022/02/20/bresil-pres-de-150-morts-dans-les-inondations-a-petropolis_6114462_3210.html). Au cours des derniers jours, le pape François avait déjà fait envoyer des télégrammes de condoléances dans les zones touchées.

 

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