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Publié le 8 Avril 2022

Jesús Bastante nous montre ce vendredi 8 avril 2022 dans religiondigital.org que mercredi dernier, le cabinet d'avocats Cremades&Calvo Sotelo a présenté l'équipe multidisciplinaire qui réalisera l'audit externe sur les abus dans l'Église espagnole. Une équipe internationale d'experts, composée de 28 personnes, dont Pedro Strecht, chef de la commission anti-abus de l'Église portugaise; l'avocat qui s'est occupé du «cas Grassi» en Argentine ou deux membres du cabinet chargé de l'enquête dans le diocèse de Munich. Pourtant, deux noms figuraient dans tous les titres : celui de l'ancien directeur d'El País (et membre de la firme), Juan Luis Cebrián; et, surtout, celle de l’ancienne maire de Madrid, Manuela Carmena.

 

Tous deux, avec l'ancien vice-président de la Cour constitutionnelle Encarnación Roca, seraient chargés de conseiller l'équipe d'enquêteurs. Ils étaient les "stars" de l'annonce, les atouts de la manche jalousement gardés par Javier Cremades, au point qu'ils n'étaient même pas apparus dans les informations divulguées à El País le matin précédent. Cependant, tel que publié par elDiario.es, Carmena précise qu'elle ne fera pas partie de la commission, malgré les tentatives de Cremades.  «Ils m'ont invité à participer et je n'ai pas voulu parce que je ne suis pas d'accord avec la démarche», expose la magistrate à la retraite. Selon sa version, mardi, un jour avant la conférence de presse, le cabinet d'avocats a encore insisté, cette fois de "faire un constat" sur "la manière dont il convient d'aborder le traitement des victimes".

 

Carmena a accepté cela, bien qu'elle insiste auprès du journal numérique sur le fait qu'elle ne rédigera qu'un dossier. "Je trouve intéressant d'être avec des gens qui ne pensent pas comme moi", explique-t-ell. Ainsi, l'ancien maire soutient que l'Église doit présenter ses excuses aux victimes "en changeant les problèmes qui ont déterminé que ce qui s'est passé s'est produit", et en abordant "le sentiment d'abus d'autorité avec lequel les prédateurs de mineurs sont intervenus".

 

En tout cas, Carmena avoue que, pour l'instant, elle n'a que "les grandes lignes" de son écriture, car "tout a été très précipité". La magistrate, qui n'a pas précisé si elle percevrait ou non une compensation financière pour son travail, a tenu à prendre ses distances avec la "commission Cremades", estimant que "la démarche était très fermée et très data-basé". "Je voulais que ce soit beaucoup plus ouvert. Ils n'ont pas programmé d'auditions avec les victimes, cela me semble très important car cela implique une réparation", déplore l'ancien maire de Madrid.

 

vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2022-04/assemblee-pleiniere-eveques-france-lourdes-ecologie-abu.html) nous montre que l’assemblée plénière de printemps des évêques de France s’achève ce vendredi à Lourdes après 4 jours de travaux et de réflexion. Une assemblée qui a vu la réélection à la tête de la Conférence des évêques de Mgr Eric de Moulins-Beaufort, pour un nouveau mandat de 3 ans. Dans son discours de clôture l’archevêque de Reims est revenu avant tout sur l’importance de répondre à l’urgence écologique, car «Plus que jamais sans doute, nous devons constater que le moindre de nos actes: nous nourrir, nous habiller, nous déplacer, nous informer, nous rencontrer, déclenche une série de causes dont beaucoup abîment durablement la "maison commune"».

 

Face à la crise écologique, «nous sommes conduits à être lucides comme nous avons appris à l’être à l’égard des violences et agressions sexuelles» a encore souligné l’archevêque de Reims. À ce titre, il a rappelé que le fonds d’indemnisation des victimes était opérationnel et que le tribunal pénal canonique serait prêt «dans trois semaines». Des outils, a-t-il précisé, qui ont pour ambition d’ouvrir une relation nouvelle avec l’Église. «Ainsi espérons-nous humblement mais de manière déterminée ouvrir un chemin de réconciliation là où il y a eu profanation», a expliqué Mgr de Moulins-Beaufort.

 

 Enfin, à deux jours du premier tour de l’élection présidentielle, le président de la CEF a souligné que «les enjeux étaient grands et l’issue incertaine». «Dimanche, nous n’élirons pas un sauveur de la France, ni un messie, ni quelqu’un qui devrait incarner tout le bien à faire a rappelé l’archevêque de Reims. Nous aurons à choisir un responsable politique, homme ou femme, celui ou celle qui aura à conduire notre pays dans les temps toujours incertains où l’humanité avance, dans ces temps spécialement incertains de fractures sociales, de crise sanitaire, de crise écologique, de guerre toujours possible».

 

Au 44e jour de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les attaques russes se poursuivent dans l’est de l’Ukraine, où dix couloirs humanitaires devraient permettre d’évacuer des civils. La gare de Kramatorsk, dans le Donbass, a été la cible d’une attaque russe qui a fait des dizaines de morts. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borell et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen étaient cet après-midi à Boutcha, après la découverte de centaines de corps de civils, pour manifester leur soutien. Ils sont actuellement à Kiev, avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Enfin, selon la vice-première ministre ukrainienne, Iryna Vereshchuk, dix couloirs humanitaires doivent permettre d’évacuer les civils ce vendredi. Ils concernent les villes de l’Est (https://www.ouest-france.fr/monde/guerre-en-ukraine/direct/direct-guerre-en-ukraine-26-corps-retrouves-pres-de-kiev-ou-est-attendue-une-delegation-de-l-ue-5f097358-b6f9-11ec-91b4-4cb12076d3f2).

 

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Publié le 7 Avril 2022

Salvatore Cernuzio, à la Cité du Vatican, nous montre dans vaticannews.va que les travaux de la commission indépendante sur les cas de pédophilie dans l'Église, confiés par l'épiscopat d’Espagne à un cabinet d'avocats, ont été présentés ce jeudi au pape François par la présidence de la Conférence épiscopale espagnole, ce jeudi 7 avril devant la présidence de l’épiscopat espagnol.

 

Les évêques ont rendu compte de ce cheminement au pape François ce jeudi. Le Saint-Père «nous a encouragés à suivre cette voie, à accompagner les victimes car c'est le centre de tout, à collaborer en tout et à faire de la prévention, pour que cela ne se reproduise pas à l'avenir», a déclaré l’archevêque de Barcelone aux journalistes. En ce qui concerne la méthodologie et les objectifs de l'audit, le cardinal Omella a expliqué qu'ils seront connus «bientôt» et a insisté sur le fait que l'attitude de l'Église «est toujours ouverte à la collaboration, et c'est ce que nous voulons, car nous pensons toujours à écouter, accompagner, assister et aider les victimes, ce qui est vraiment important». Le pape François, a assuré le prélat espagnol, suit la situation de près et a écouté le compte rendu de la commission indépendante et de ses travaux «avec grand intérêt». Le Souverain Pontife qui a réaffirmé que les victimes d’abus sont «au centre de tout», et a apporté son soutien à la poursuite des travaux.

 

Lors de l’audience, il a également été question des migrations, sujet de préoccupation pour le pape François. «Le Saint-Père, a rapporté le cardinal Omella, a dit quelque chose qui m'a beaucoup plu : nous avons parlé des villes d'Espagne qui se vidaient et il a dit : "Regardez dans combien de villages il y aurait peut-être des maisons où certains migrants peuvent vivre et travailler"». Parmi les autres thèmes abordés figuraient la charité et l'aide aux pauvres, ainsi que l'évangélisation afin de ne pas perdre les racines chrétiennes dans un pays fortement sécularisé : «Évangéliser et vivre notre foi par la prière, les sacrements et la formation», a résumé le président de l’épiscopat espagnol.

 

Et ce jeudi, e secrétaire d'État du Saint-Siège, en marge d'un événement au siège de Radio Vatican, a commenté les récentes nouvelles en provenance d’Ukraine et confirmé la possibilité d'un voyage du Pape à Kiev, mais une prudente évaluation reste en cours Il s'agit notamment des relations avec l'Église orthodoxe russe, une situation que le cardinal juge «délicate». Il a également évoqué la préparation d’une rencontre avec le patriarche Kirill. «D'après ce que j'ai compris, on continue dans cette préparation», a-t-il affirmé, expliquant que la recherche pour le moment consiste pour le moment à trouver un «terrain neutre». «C'est la condition. Mais rien n'est décidé. Un travail est effectué, de notre part, notamment par le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, qui est le Dicastère compétent», a ajouté le cardinal Parolin. En ce qui concerne le travail de la diplomatie vaticane, le secrétaire d'État du Saint-Siège a précisé qu’il n’y a actuellement aucune «initiative particulière», mais «la disponibilité offerte il y a quelque temps pour une médiation ou toute autre forme d'intervention qui pourrait, d'une part, faciliter un cessez-le-feu et, d'autre part, le début des négociations» est toujours valable. Un voyage à Kiev de Mgr Paul Richard Gallagher, le secrétaire pour les relations avec les États, reste une possibilité concrète (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2022-04/cardinal-parolin-declarations-pape-ukraine-voyage-kiev-kirill.html).

 

Au 43e jour de l’invasion russe en Ukraine, l’Europe discute de nouvelles sanctions contre la Russie, après celles prises la veille par les États-Unis et par Le Royaume-Uni qui a également renforcé ses mesures de rétorsion. Sur le front militaire, l’est du pays se prépare à une offensive d’envergure de l’armée russe. Enfin, la Russie est suspendue du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Quelque 93 pays ont voté en faveur de la motion présentée par les États-Unis, tandis que 24 pays ont voté contre et 58 pays se sont abstenus (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-actualites-sur-le-43e-jour-de-linvasion-russe-20220407_7RVOTXG5HZECBPLISTPEEB74TY/).

 

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Publié le 6 Avril 2022

José Manuel Vidal nous montre dans religiondigital.org ce mercredi 6 mars 2022 que le pape François a clôturé l'audience massive du mercredi avec trois gestes faits à Bergoglio, de ceux qui touchent le cœur et brisent le plafond de verre des grands médias : un drapeau ensanglanté de la ville martyre ukrainienne de Bucha, un groupe d'enfants réfugiés ukrainiens qui il a monté avec lui sur la scène de la salle d'audience et le don d'œufs de Pâques du pape pour les enfants. Et sa dénonciation verbale contre "les atrocités de Bucha et la cruauté de plus en plus horrible contre des civils, des femmes et des enfants non armés". Son "sang innocent crie vers le ciel et implore la fin de cette guerre, de faire taire les armes, d'arrêter de semer la mort et la destruction".

 

Hier, la Conférence des évêques de France (CEF) a ouvert mardi son assemblée plénière de printemps à Lourdes, lors de laquelle ils doivent notamment "faire le point" sur les mesures sur la pédocriminalité dans l'Église prises en 2021 et procéder à l'élection de leur présidence, débutant cette session "en communiant aux douloureuses épreuves de la guerre menée en Ukraine", a-t-il souligné, avec une messe, en milieu de journée, présidée par Mgr Hlib Lonchyna, le représentant de l'Église gréco-catholique (de rite byzantin) pour la France. Une manière de s'associer "ainsi à la supplication du peuple ukrainien, pour lui-même et pour le peuple russe", a dit Mgr de Moulins-Beaufort, précisant qu'une visioconférence avec l'archevêque majeur de l'Église gréco-catholique d'Ukraine, Sviatoslav Shevshuk, était aussi prévue (https://actu.orange.fr/france/les-eveques-ouvrent-leur-assemblee-de-lourdes-avec-une-messe-pour-l-ukraine-CNT000001Lj7G2.html).

 

Au 42e jour de l’invasion russe en Ukraine, les pays occidentaux travaillent à de nouvelles sanctions contre Moscou. Les pays européens ont décidé l’expulsion concertée de dizaines de diplomates russes, une quarantaine pour l’Allemagne et 35 pour la France. Sur le front, Kyiv dit s’attendre à une «attaque massive» dans le Donbass, puisque deux villes évacuées dans le sud de Kharkiv, alors que dans les zones proches de Kyiv et de Tchernihiv, les forces russes se sont retirées. La République tchèque a acheminé mardi une dizaine de tanks et de véhicules blindés d’origine soviétique en Ukraine. Une première, alors que Volodymyr Zelensky le demandait depuis longtemps (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-actualites-sur-le-42e-jour-de-linvasion-russe-20220406_WSGEGCSWFJEGPO7QRAFORPENBE/).

 

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Publié le 5 Avril 2022

«Les images de Bucha provoquent horreur et trouble : c'est Caïn qui tue son propre frère». Le cardinal Michael Czerny, qui s'est déjà rendu deux fois, sur ordre du pape en Ukraine, revient de Kiev en dénonçant "les effets abominables de la guerre" comme le montre religiondigital.org ce mardi 5 avril 2022. «Nous condamnons les effets abominables de la guerre, nous aidons les réfugiés et nous travaillons pour la diplomatie», souligne le préfet par intérim du Dicastère pour le service du développement humain intégral, qui soutient que, «si les conditions sont réunies, un déplacement du pape à Kyiv aurait une grande résonance».

 

En revanche, l'évêque d'Odessa, Stanislav Schyrokoradjuk, considère que l'Ukraine a actuellement d'autres priorités, en plus d'une éventuelle visite du pape à Kyiv. Dans une interview au journal 'La Nazione', le prélat remercie le pape François pour ce qu'il fait pour parvenir à la paix, bien qu'il ait dit qu'il ne comprenait pas pourquoi le pape ne nomme pas la Russie ou Poutine dans ses phrases. "La racine du mal doit être appelée par son nom", a déclaré Shyrokoradjuk, qui appelle le président russe "le nouvel Hitler". "Le pape a toujours appelé à une solution pacifique des problèmes", a souligné Schyrokoradjuk, qui a exprimé ses réserves quant à une éventuelle rencontre entre le pape François et Kyrill. "Mais le pape sait mieux comment et quoi faire. Nous lui faisons confiance."

 

Pour sa part, s'adressant à Crux, l'ambassadeur d'Ukraine au Vatican, Andriy Jurash, a soutenu que "la Russie essaie de toutes les manières possibles, formellement et officieusement, de faire comprendre" qu'une visite papale à Kyiv "ne serait pas acceptable pour eux", bien qu'il ait précisé que "Moscou ne permettrait pas la mort du pape". "Je pense qu'ils comprennent que ce serait leur fin dans le monde civilisé", a déclaré l'ambassadeur. Même s'ils voulaient éviter une visite papale en Ukraine, il suppose que les Russes eux-mêmes s'assureraient que ce voyage soit sûr. L'option d'une visite papale à Kiev, a ajouté Jurash, est discutée depuis deux semaines. Et, malgré les difficultés, une visite du "chef religieux le plus influent du monde" serait vitale pour la reconstruction du pays.

 

Au 41e jour de l’invasion russe en Ukraine, les massacres de civils autour de Kyiv, notamment à Boutcha, suscitent l’indignation dans le monde entier. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui dénonce un «génocide», était en direct du Conseil de sécurité de l’Onu et a demandé l’éviction de la Russie afin que le pays soit privé de son droit de véto. L’Otan annonce que la Russie s’apprête à prendre «le contrôle de l’ensemble du Donbass», la population exhortée à fuir l’est du pays. Et Environ 150 diplomates russes expulsés d’Europe. Les pays européens expulsent tout à tour des dizaines de diplomates russes dans un contexte d’indignation européenne, liée en particulier à la récente découverte de cadavres dans la ville de Boutcha (https://www.ouest-france.fr/monde/guerre-en-ukraine/direct/direct-guerre-en-ukraine-apres-les-massacres-a-boutcha-le-president-zelensky-devant-l-onu-99f1d94c-b49c-11ec-af07-9a1e7d385411).

 

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Publié le 4 Avril 2022

«La guerre est cruelle, inhumaine, elle va à l'encontre de l'esprit humain. Je suis prêt à faire tout ce qui peut être fait.» Le pape François n'a pas parlé à Poutine depuis la fin de l'année, bien qu'il ait parlé à Zelensky deux fois depuis le début d'une guerre qui pourrait amener le pape à Kiev. Ou, du moins, c'est ainsi que Bergoglio l'a laissé tomber lors du vol retour de Malte, lors de la conférence de presse classique avec les journalistes accrédités comme nous le montre Jesús Bastante sur religiondigital.org le dimanche 3 mars 2022. "Il n'y a pas de non. Je suis disponible. C'est sur la table. C'est l'une des propositions, mais je ne sais pas si cela peut être fait et si cela conviendra. Tout cela est en l'air." «Que diriez-vous au président russe ?» Le pape garde ses distances. «Je lui dirais que les choses que j'ai dites aux autorités de chaque côté, elles sont publiques. Rien de ce que j'ai dit ne m'est réservé. J'en ai parlé avec le patriarche». "Nous n'apprenons pas. Que le Seigneur ait pitié de nous, de nous tous. Nous sommes tous coupables", a déploré le pape interrogé sur la guerre en Ukraine.

 

Dans le même temps, il affirme que "les immigrés doivent être accueillis", un problème "sérieux" que "Chypre, l'Italie, l'Espagne, Malte et la Grèce" ont notamment. "Il faut qu'il y ait une entente avec les pays d'Europe. Tout le monde n'est pas prêt à accueillir des immigrés. On oublie que l'Europe a été faite par des migrants. Il ne faut pas la laisser entre les mains des pays voisins si généreux." "L'Europe accueille très généreusement les Ukrainiens qui frappent à sa porte et j'espère qu'ils accueilleront également ceux qui arrivent de l'autre côté de la Méditerranée", a observé le pape François, souligne Efe. Dans son dernier acte à Malte, le souverain pontife s'est rendu dans un centre d'accueil des migrants et a rappelé aux journalistes que "les migrants sont toujours les bienvenus", mais "que chaque gouvernement doit dire ce qu'il peut recevoir et pour cela il faut un accord en Europe".

 

Concernant son état de santé, Bergoglio avoue qu'"il est un peu capricieux", et a admis "un problème au genou qui m'amène à avoir des difficultés à marcher". Bien que, souligne-t-il, "maintenant ça va mieux, au moins je peux marcher alors qu'il y a quinze jours je ne pouvais pas. À cet âge, on ne sait pas comment le jeu va se terminer."

 

Au 40e jour de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, c'est l'indignation qui domine après la découverte de scènes laissant penser à des crimes de guerre dans les zones libérées après le départ des forces russes, près de Kiev. Plusieurs pays évoquant «un génocide» et appelant à une enquête internationale. De son côté, Michelle Bachelet, la Haute-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU s'est dite «horrifiée» par les images de Boutcha. Comme le chancelier allemand et d'autres, le président français Emmanuel Macron s'est déclaré lundi favorable à ce que l'Union européenne décide de nouvelles sanctions vis-à-vis de la Russie. La Russie nie «catégoriquement» toute implication dans ces exactions et a demandé un débat au Conseil de sécurité de l'ONU pour statuer sur les «provocations haineuses» commises selon elle par l'Ukraine à Boutcha (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220404-en-direct-guerre-en-ukraine-la-russie-nie-toute-implication-dans-des-crimes-de-guerre-%C3%A0-boutcha).

 

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Publié le 3 Avril 2022

vaticannews.va nous montre ce dimanche 3 avril 2022 qu’au second et dernier jour de son voyage à Malte, le pape François est allé prier dans la grotte de saint Paul, là où l’apôtre trouva refuge après son naufrage sur l’île. Dans sa prière, il implore Dieu de nous aider à reconnaître de loin les besoins de ceux qui luttent au milieu des vagues de la mer et d’allumer  «le feu de l'accueil qui fait oublier le mauvais temps, réchauffe les cœurs et les unit: foyer de la maison construite sur le rocher, de l'unique famille de tes enfants, tous frères et sœurs».

 

Après la prière dans la grotte de saint Paul, à l’autre bout de l’île de Malte, le pape s'est rendu au centre, place Saint-Publius, vaste esplanade à deux pas du centre historique de La Valette. Devant près de 20 000 fidèles qui l’ont attendu pendant près de deux ans à cause de la pandémie de Covid-19, le pape François est revenu sur l’évangile de ce dimanche précédant les Rameaux, celui de la femme adultère. Dans son homélie délivrée lors de la messe célébrée à Floriana, à l'ouest de La Valette, le pape François a exhorté les fidèles à ne pas oublier la miséricorde et à ouvrir notre cœur à Jésus. Dieu est venu pour les malades, a rappelé le Saint-Père, invitant à nous mettre avec amour à la recherche des pécheurs (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-04/homelie-messe-malte-pape-francois.html).

 

Le pape François a conclu son voyage apostolique à Malte par une visite au centre pour migrants Giovanni XXIII Peace Lab, où il a rencontré deux cents migrants. Dans son discours, il a dénoncé les autorités complices des violations des droits fondamentaux et exprimé le rêve de voir les migrants devenir des témoins d’accueil et de fraternité deviennent personnellement, insistant sur ce dernier point avant de mettre en garde : «Ne nous laissons pas tromper par ceux qui disent: il n’y a rien à faire». La réponse est d’allumer «des feux de fraternité, autour desquels les gens pourront se réchauffer, se relever, reprendre espérance». Et de citer Jean XXIII dont le centre Peace Lab porte le nom : «Que le Christ enflamme le cœur de tous les hommes et leur fasse renverser les barrières qui divisent, resserrer les liens de l’amour mutuel, user de la compréhension à l’égard d’autrui et pardonner à ceux qui leur ont fait du tort» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-04/voyage-apostolique-malte-pape-francois-migrants-rencontre.html).

 

Hier, après sa rencontre avec les autorités maltaises dans la matinée, le pape François s’est rendu au sanctuaire de Ta'Pinu, sur l’île maltaise de Gozo. Malte, petite île au grand cœur, est un trésor pour l’Église, a affirmé le Saint-Père à l'occasion du moment de prière. Son histoire nous appelle à retrouver l’esprit des premières communautés de chrétiens, centré sur la relation au Christ et l’annonce de son Évangile (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-04/au-sanctuaire-ta-pinu-retrouver-l-esprit-des-premiers-chretiens.html).

 

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Publié le 2 Avril 2022

fr.euronews.com nous montre que ce samedi 2 avril le pape François a déclaré samedi lors de son déplacement à Malte qu'il envisageait une visite à Kyiv ! Ce voyage dans l'île méditerranéenne autour de la condition des migrants était prévu il y a deux ans mais a été reporté à cause de la pandémie du Covid.

 

Le souverain pontife en a profité pour aborder l'actualité et la guerre en Ukraine, qu'il a largement dénoncée, avec un ton offensif. Il n'a toujours pas cité Vladimir Poutine ou la Russie mais a fait référence à "un potentat" ayant menacé le monde d'une guerre nucléaire, ne laissant aucun doute sur son identité. Le pape François a dénoncé des "revendications anachroniques d'intérêts nationalistes". "Nous pensions que les invasions d'autres pays, les combats de rue sauvages et les menaces atomiques étaient des sombres souvenirs d'un passé lointain", a-t-il regretté.

 

Aux côtés du Président maltais George Vella; le pape a également parlé d'immigration, voulant faire de la Méditerranée un "théâtre de solidarité"... Il a critiqué l'attitude des pays européens et notamment les accords signés avec la Libye pour empêcher les départs des migrants depuis son littoral.

 

En ce 38e jour de l’invasion russe en Ukraine, la mise en place d’un couloir humanitaire reste complexe dans la ville assiégée de Marioupol, où environ 3000 personnes se sont enfuies en voitures ou en bus, alors que grâce à la mise en place de couloirs humanitaires, plus de 6000 Ukrainiens ont pu quitter des zones de combats vendredi. Autour de Kyiv, l’apparent retrait russe permet à l’armée ukrainienne de reprendre du terrain. Dans le Sud-est, Marioupol reste assiégée. Enfin, l’ONU enverra dimanche à Moscou son secrétaire général adjoint pour les Affaires humanitaires afin de négocier un «cessez-le-feu humanitaire» en Ukraine (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-informations-sur-linvasion-russe-20220402_EU6SJHTELRBWVHQUEVP2TEFOOY/).

 

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Publié le 1 Avril 2022

RFI.fr nous montre ce vendredi 1er avril 2022 que le pape François a reçu des délégations des peuples autochtones canadiens au Vatican. Il s'est excusé auprès d'eux suite aux drames dans les pensionnats canadiens.

 

Venues cette semaine au Vatican pour des rencontres privées avec le pape François, des délégations de peuples autochtones canadiens ont été reçues en audience ce vendredi 1er avril.  Des danses, des tambours, des violons et surtout beaucoup d’émotion ont parcouru cette audience publique du pape François aux peuples autochtones du Canada, venus amorcer un chemin de réconciliation avec l’Église catholique, incarnée par son plus haut responsable. Le pape François a confié devant eux être «profondément attristé par les histoires de souffrance, d'épreuves, de discrimination et de diverses formes d'abus» que certains membres de ces peuples ont subis, en particulier dans les pensionnats tenus par l’Église catholique canadienne. Plus tôt cette semaine, ces délégations formées de 32 représentants autochtones et d'évêques canadiens avaient présenté au souverain pontife des témoignages de survivants de ces pensionnats administrés par les Églises catholique et anglicane.

 

La découverte de centaines de sépultures d'enfants anonymes ces derniers mois a secoué le Canada et beaucoup de survivants attendaient un geste fort du pape. En septembre, l'Église catholique du Canada avait présenté des excuses officielles aux peuples autochtones. Entre la fin du XIXe siècle et les années 1980, quelque 150 000 enfants autochtones ont été enrôlés de force dans plus de 130 pensionnats à travers le pays, où ils ont été coupés de leur famille, de leur langue et de leur culture. Des milliers n'en sont jamais revenus. Les autorités estiment leur nombre entre 4000 et 6000. En 2015, une commission d'enquête nationale avait qualifié ce système de «génocide culturel». Depuis bientôt un an, plus de 1300 tombes d'enfants anonymes ont été retrouvées sur les sites d'anciens pensionnats, et de multiples recherches se poursuivent à travers le pays.

 

«J'ai honte, j'ai mal et j'ai honte du rôle que plusieurs catholiques, en particulier avec des responsabilités éducatives, ont joué dans tout ce qui vous a blessé. Pour la conduite déplorable de ces membres de l'Église catholique, je demande le pardon de Dieu et je voudrais vous dire du fond du cœur : j’éprouve beaucoup de douleur», a déclaré ce vendredi le pape François. «Je voudrais vous dire que l'Église est de votre côté et veut continuer à marcher avec vous» a aussi expliqué le souverain pontife, souhaitant que ces jours passés à Rome puissent ouvrir «d’autres pistes à explorer ensemble». «Les mots du pape étaient historiques et nécessaires» a déclaré Cassidy Caron présidente du Conseil national des Métis, à l’issue de la rencontre, «nous l’attendons désormais au Canada où il pourra renouveler ses excuses auprès des survivants et des familles». Une volonté partagée par le pape argentin qui a confirmé qu’il se rendrait en terre canadienne, probablement à la fin du mois de juillet. «Le pape François a présenté ses excuses pour le rôle de l'Église dans les abus qui ont eu lieu dans les pensionnats autochtones. C'est une étape importante», a déclaré le chef du gouvernement canadien Justin Trudeau, ajoutant «nous avons hâte qu'il vienne au Canada pour présenter ses excuses en personne». Bien qu'il n'ait pas précisé de date, tout semble indiquer que la visite coïncidera avec la fête des grands-parents, célébrée le 26 juillet, comme le signale RD (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Papa-indigenas-canadienses-Siento-indignacion-canada-francisco-perdon-verguenza-viaje_0_2437556232.html).

 

Enfin, le pape François a reçu aujourd'hui le président polonais, Andrzej Duda, avec qui il a discuté de la guerre en Ukraine après l'invasion de la Russie et des réfugiés ukrainiens, qui ont atteint 4 millions, dont plus de la moitié se trouvent en Pologne. S'adressant aux médias après l'audience, le président polonais a également invité le souverain pontife à se rendre dans le pays car il a déclaré que «puisqu'il y a près de deux millions de citoyens ukrainiens, ce serait l'occasion pour deux nations de se rencontrer, la polonaise et l'ukrainienne», mais il n'a pas voulu donner de détails sur la réponse du pape François car il était d'accord avec lui. Le Vatican a rapporté dans une note que lors des entretiens qu'il a également tenus avec le secrétaire d'État, le cardinal Pietro Parolin, ils ont principalement abordé «le conflit en Ukraine et la sécurité et la paix en Europe» et dans ce contexte «ils se sont arrêtés sur tout dans la situation des réfugiés ukrainiens et de leur aide humanitaire». Duda a également expliqué que le pontife argentin l'avait interrogé "avec beaucoup d'intérêt sur la situation en Ukraine". Et qu'il lui a fait part de ses conversations avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky et de son opinion sur la situation, qui, a-t-il dit, «pour les Polonais, il est clair que c'est comme une attaque brutale non provoquée». Interrogé pour savoir si le Vatican et la communauté internationale souhaiteraient trouver une solution honorable pour Poutine, Duda a répondu : «Il n'y a pas d'honneur pour les gens sans honneur» (https://www.religiondigital.org/mundo/Francisco-presidente-Polonia-frontera-ucrania-refugiados_0_2437556235.html).

 

En ce 37e jour de l’invasion russe en Ukraine, la nouvelle tentative de couloir humanitaire à Marioupol est très incertaine. Sur le terrain militaire, Etats-Unis, France et Otan craignent un conflit «prolongé» et ne croient pas aux annonces de retrait des forces russes. Tandis que la Russie accuse l’Ukraine d’avoir mené une attaque contre un «dépôt de pétrole» dans la ville de Belgorod, dans l’ouest de la Russie, à une quarantaine de kilomètres de la frontière ukrainienne. Et dès ce vendredi, Moscou impose aux acheteurs de gaz russe de pays «inamicaux» de posséder des comptes en roubles, faute de quoi la Russie ne les livrera pas (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-informations-sur-linvasion-russe-20220401_KPL7CDWASFHN7JXPZNCUKDAHKI/).

 

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Publié le 31 Mars 2022

"Lorsqu'il s'agit de lutter contre la pédérastie cléricale, l'Espagne est un État en faillite." Miguel Hurtado est l'une des victimes de Montserrat, et un militant pour ECA Global, une association mondiale qui lutte contre les abus au sein de l'Église, et l'un des fondateurs de la plateforme 'Tolérance 0', qui rassemble une grande partie des victimes de abus en Catalogne comme nous le montre Jesús Bastante dans religiondigital.org ce jeudi 31 mars 2022.

 

La plate-forme, qui a été présentée ce matin à Barcelone, proposera la création d'une "Commission vérité" qui va au-delà des fonctions du Médiateur (à la commission duquel cette plate-forme ne participera pas) et des fonctions d'audit commandées par le Conférence épiscopale à Cremades. Une commission qui cherche à "obliger les évêques à collaborer" et à "ouvrir leurs archives", quitte à modifier la législation, qui protège actuellement l'inviolabilité des archives ecclésiastiques en vertu des Accords Église-Etat. "Le réseau des militants catalans nous avons décidé d'institutionnaliser notre travail et nous avons créé l'initiative Tolérance 0, un outil de lobbying pour faire pression à la fois sur l'État, les institutions publiques et l'Église", explique-t-il à RD Hurtado. Le rapport technico-juridique présenté aujourd'hui indique «à quoi ressemblerait une commission vérité, sur la base des exemples du Royaume-Uni et de l'Australie, où cela a été le mieux fait», et est le résultat d'une étude présentée au Congrès, «qui nous a renversés». "Nous voulons expliquer pourquoi nous n'allons pas participer à la Commission du Médiateur", conclut Hurtado.

 

«Le modèle le plus efficace est celui d' une Commission d'État indépendante , créée ad hoc à cette seule fin, avec un mandat parlementaire qui comprend non seulement l'établissement de l'ampleur des abus sexuels commis par des religieux au cours d'une certaine période historique, mais aussi l'analyse des réponses dans face à ce type de crime par les institutions catholiques concernées», explique le rapport, qui rappelle que ladite institution «doit disposer de larges pouvoirs d'enquête à caractère coercitif , non seulement pour obliger les responsables des institutions enquêtées à témoigner, mais aussi d'exiger toutes sortes de documents pour aider à clarifier les faits», ainsi qu'une allocation budgétaire pour mener à bien sa mission.

 

«Le principal inconvénient de la mise en œuvre de ce modèle est que dans notre pays, une Commission pour la vérité, la justice, la réparation et les garanties de non-répétition n'a jamais été créée pour enquêter sur les violations graves des droits de l'homme, il n'y a donc aucune expérience pratique à cet égard.», admettent-ils depuis la Plateforme, qui déplore «le refus du Congrès espagnol de mettre en œuvre ce modèle au niveau de l'État», pour lequel ils ont commencé à demander que cela se fasse au Parlement de Catalogne. "Les victimes catalanes soussignées ne participeront à aucun autre modèle d'enquête, qu'elle soit à l'échelle de l'État (Enquête par le Médiateur) ou autonome (Commission d'enquête parlementaire catalane) en raison de l'usure émotionnelle importante et de la retraumatisation secondaire que la collaboration entraînerait avec un une enquête qui n'a pas les pouvoirs coercitifs nécessaires pour clarifier les faits sous enquête, en surmontant l'opposition et l'obstruction laïque de la part de la hiérarchie catholique», conclut-il.    

 

Parmi les membres de la plateforme 'Tolérance 0' figurent Manuel Barbero, premier plaignant du dossier Mariste et président de Mans Petites; Esther Pujol, première plaignante dans l'affaire Bellcaire; Miguel Hurtado, premier plaignant dans l'affaire Abadía Montserrat; Jordi de la Mata, premier plaignant de l'affaire des Jésuites; et Alejandro Palomas, en plus de Vicki Bernadet.

 

Et comme le montre Jesús Bastante dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/espana/abusos-reconocidos-Iglesia-espanola-produjeron-arguello-cee-cremades-espana-victimas_0_2437256259.html) ce jeudi l'Église espagnole "collaborera à toute initiative qui cherche la vérité" concernant l'abus des mineurs en son sein. C'est l'une des conclusions de la Conférence des bureaux de protection des mineurs dans les diocèses et les congrégations, tenue dans un bâtiment appartenant à la Conférence épiscopale, dans laquelle la stratégie du cabinet d'avocats Cremades&Calvo Sotelo a été présentée et où certaines des données signalées dans le dernière conférence de presse de Monseigneur Argüello.

 

Ainsi, on constate qu'un cas sur neuf admis par la CEE (60 sur 506) s'est produit au cours de la dernière décennie, ce qui montre clairement qu'il ne s'agit pas d'un problème uniquement et exclusivement du passé.  En fait, de tous les cas, dans 69 la date à laquelle ils se sont produits n'est pas enregistrée. 28 sont antérieurs à 1960; 99 ils ont été produits entre 1960 et 1970; 106 entre 1970 et 1980; 84 entre 1980 et 1990 ; 41 entre 1990 et 2000; 17 entre 2000 et 2010; et 60 entre 2010 et 2020.

 

Parmi les 506 cas reconnus à ce jour, 103 font référence à des personnes connues pour être déjà décédées et plus de 70% sont des cas datant du XXe siècle. Les bureaux ont recueilli des plaintes contre des laïcs (61), des prêtres (105) et des religieux (342) en plus de quelques plaintes dirigées contre des prévenus inconnus. Deux dénoncés sur trois sont religieux. Comme indiqué dans le communiqué de presse du CEE (seul l'accès aux graphiques était autorisé), l'objectif de la conférence était de "coordonner le travail" des 202 bureaux diocésains et congrégations à travers un Service de Coordination.

 

"En coordination avec toute l'Espagne,  chaque bureau est le point central de l'effort que l'Église en Espagne déploie pour la vérité, qui est le premier pas vers la réparation et l'accompagnement des victimes", note la Conférence épiscopale, qui voit dans ce travail "le centre d'une stratégie globale dans laquelle, avec le reste des initiatives prises par l'Église, se trouve l'audit externe confié au cabinet Cremades & Calvo-Sotelo". Et en quoi consiste cette stratégie ? Selon la note, dans «la volonté de l'Église de collaborer à toute initiative qui cherche la vérité». "Tous trouveront toujours, tant dans les offices que dans toute l'Église, la meilleure disposition pour collaborer et faire la lumière sur la vérité, qui est l'objectif commun", affirme l'épiscopat espagnol.

 

La conférence a été ouverte par Luis Argüello, qui a passé en revue le chemin parcouru par l'Église ces dernières années. Pour sa part, Jesús Rodríguez, membre de l'équipe consultative de la Conférence épiscopale, a présenté le Rapport résultant de l'information offerte par les bureaux. Par la suite, Cremades a présenté la commission reçue et sa proposition de collaboration avec les bureaux pour connaître les cas et les traitements qui ont été effectués et les procédures suivies.

 

Après la délégation de représentants Métis et d’Inuit Tapiriit Kanatami en début de semaine, le pape François a reçu, dans la matinée du jeudi 31 mars, un groupe de l’Assemblée des Premières Nations. Le lendemain, vendredi 1er avril, le Souverain pontife s’adressera à ces trois communautés d’autochtones du Canada. Un berceau en bois, objet traditionnel symbolique des Premières Nations a été remis au Saint-Père. La délégation lui a demandé de venir lui rendre en personne, lorsqu'il viendrait présenter ses excuses au Canada.  Après leur audience avec le Saint-Père, la délégation s’est rendue place Saint-Pierre, où elle a notamment joué une chanson traditionnelle, «un air très symbolique, qui signifie que notre esprit revient à nous, nous sommes reconnaissants de pouvoir partager cette chanson sur cette place», explique un membre de la délégation APN (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-03/pape-francois-autochtones-canada-premieres-nations-assemblee.html).

 

Enfin, au 36e jour de guerre, Moscou a annoncé son intention de mettre en place jeudi un cessez-le-feu à but humanitaire à Marioupol. Le gouvernement ukrainien annonce envoyer 45 bus pour évacuer des civils. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne croit pas aux promesses de la Russie de réduire son dispositif militaire en direction de Kyiv. Et Les forces russes «ne se retirent pas mais se repositionnent» en Ukraine et l’Otan s’attend à des «offensives supplémentaires» de la part de Moscou, a déclaré jeudi le secrétaire général de l’Alliance Jens Stoltenberg (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-informations-sur-linvasion-russe-20220331_LBN6PRJL5RFIJG5ISIO2VRHFCQ/).

 

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Publié le 30 Mars 2022

"Les personnes LGBTI font partie de la création et sont aimées de Dieu, et nous sommes appelés à prendre position contre la discrimination. Je crois que Dieu cherche la communion avec eux comme il veut avec tous les peuples. " Le cardinal Reinhard Marx de Munich, a accordé un entretien avec 'Stern' dans lequel il défend un changement dans l'enseignement de l'Église concernant les identités sexuelles, et précise que, selon lui, "l'homosexualité n'est pas un péché" comme nous le montre Jesús Bastante ce mercredi 30 mars 2022 sur religiondigital.org.

 

"Celui qui menace les homosexuels de l'enfer n'a rien compris", souligne le cardinal, qui pointe même des changements dans le Catéchisme. "Ce n'est pas gravé dans la pierre. Vous pouvez aussi douter de ce qui s'y trouve", souligne-t-il, rappelant que le Catéchisme lui-même ne pointe pas les homosexuels, mais les actes homosexuels, et réitère que chacun doit être traité "avec respect et compassion".  Suivant les thèses du Chemin synodal (que le pape n'a d'ailleurs pas condamnées, comme l'affirmait faussement hier le président des évêques polonais, Gadecki), Marx défend la "primauté de l'amour, surtout dans les rencontres sexuelles".

 

Au cours de l'entretien, le cardinal s'est défini comme une "personne sexuelle". "J'ai aussi une sexualité", insiste-t-il, bien qu'il admette n'être jamais tombé amoureux, "du moins pas dans le sens où il pensait tout quitter pour une seule personne". "Mais bien sûr, je trouve les gens attirants, il serait faux de le nier. Être célibataire ne signifie pas vivre sans relations humaines, vous seriez très pauvre", a conclu le cardinal allemand, montrant son espoir que "progressivement nous deviendrons une Église".

 

Jesús Bastante nous montre aussi sur  religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/espana/Omella-Osoro-llevaran-Papa-reivindicaciones-arguello-victimas-abusos-pederastia-cremades-espana_0_2436956292.html) que le rendez-vous est marqué en rouge depuis quelques jours. A tel point que le cardinal Osoro, qui avait commis sa présence dans la représentation du chemin de croix de Toño Casado, au profit de l'Ukraine, dans la cathédrale de La Almudena, a dû excuser sa présence (en fait, il allait voir ce soir une comédie musicale dans la paroisse d'El Pilar). Et c'est que le pape François recevra le 6 avril, dans l'après-midi, la direction de la conférence épiscopale, comme l'a confirmé RD.

 

A peine deux mois après la fin de la visite ad limina des évêques espagnols à Rome, François convoque à nouveau le président de la CEE, Juan José Omella ; le vice-président, Carlos Osoro ; et le secrétaire général, Luis Argüello . Quelque chose d'étrange si l'on tient compte du fait que, dans l'ad limina, les évêques espagnols ont apporté toute la documentation disponible pour être «examinée» par le Saint-Siège.

 

Que s'est-il passé depuis ? En gros quatre choses. Le premier, le relèvement épiscopal progressif en Espagne, ses difficultés et ses opportunités; le second, l'ouverture de négociations sérieuses avec le gouvernement espagnol pour réformer certains points délicats de leurs relations; le troisième, en interne, évaluer le processus synodal et la réforme de la Curie vaticane; et, surtout, d'analyser le scandale des abus sexuels en Espagne.

 

À peine deux mois après la fin de la visite ad limina des évêques espagnols à Rome, le pape François convoque à nouveau le président de la CEE, Juan José Omella ; le vice-président, Carlos Osoro ; et le secrétaire général, Luis Argüello. Quelque chose d'étrange si l'on tient compte du fait que, dans l'ad limina, les évêques espagnols ont apporté toute la documentation disponible pour être «examinée» par le Saint-Siège. Que s'est-il passé depuis ? En gros quatre choses. Le premier, le relèvement épiscopal progressif en Espagne, ses difficultés et ses opportunités ; le second, l'ouverture de négociations sérieuses avec le gouvernement espagnol pour réformer certains points délicats de leurs relations; le troisième, en interne, évaluer le processus synodal et la réforme de la Curie vaticane; et, surtout, d'analyser le scandale des abus sexuels en Espagne.

 

Au cours de la rencontre, et comme promis aux victimes qu'il a reçues il y a une semaine au siège de la Conférence épiscopale, le cardinal Omella présentera au pape les demandes des survivants des abus, parmi lesquelles figurent les demandes de participer activement à la commission commandée par le Congrès à Gabilondo et "Vérité, justice, réparation et accompagnement", avec plusieurs mesures concrètes : 1) Une condamnation retentissante et sans réserve des abus, sollicitant le pardon public et sans excuses, qui est endossée par tous et chacun des membres du CEE et par les hiérarques de toutes les congrégations, ordres et prélatures; 2)Thérapies psychologiques et psychiatriques réparatrices pour la vie des survivants; 3) Aide à trouver un emploi sur le marché du travail; et 4) Indemnisation économique du dommage causé et indemnité d'incapacité de travail.

 

La réponse du pape, s'il y en a une, parviendra directement aux victimes par l'intermédiaire du président de l'épiscopat, qui portera également ce débat à la prochaine assemblée plénière, présumée historique pour diverses raisons. Ainsi, comme l'a souligné le cardinal Osoro dans une récente interview, faire en sorte que chaque évêque «se représente» et dise, clairement, s'il collaborera de manière décisive ou non aux enquêtes, et quelle sera la relation avec les victimes qui ne veulent pas passer au tamis de Cremades.

 

Enfin, José Manuel Vidal nous montre dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/Papa-denuncia-generalizado-anestesia-espirituales-ancianos-simeon-ternura_0_2436956285.html) que dans son itinérance catéchétique à travers la vieillesse, le pape François arrête son regard sur Siméon et Anne, deux personnes âgées qui attendaient la venue du Seigneur, et se demande ce que nous pouvons apprendre "de ces deux figures âgées pleines de vitalité spirituelle". En premier lieu, affiner les sens par l'Esprit, en évitant le "syndrome généralisé d'anesthésie des sens spirituels dans l'excitation et l'engourdissement des sens physiques". Car seule «la sensibilité spirituelle de la vieillesse est capable d'apaiser de manière crédible et définitive la compétition et le conflit entre les générations» et de faire grandir «une culture de la tendresse sociale».

 

Dans le message d'accueil en italien, le pape rappelle que le week-end prochain il se rendra à Malte, un pays à l'histoire chrétienne millénaire, qui a déjà accueilli saint Paul et s'engage toujours à accueillir les immigrants et les réfugiés. Et, d'autre part, il remercie les associations italiennes qui accueillent des enfants ukrainiens et en profite, une fois de plus, pour dénoncer la "monstruosité" de la guerre et demander "d'arrêter cette cruauté sauvage qu'est la guerre".

 

Au 35e jour de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Moscou a fait volte-face et déclaré ne rien voir de «prometteur» dans les négociations de la veille avec l'Ukraine à Istanbul. Les bombardements continuent, le retrait des troupes russes est loin d'être acté, et encore moins la paix. La guerre en Ukraine a profondément rebattu les cartes, poussé la Russie dans les bras de la Chine et plus largement de l'Asie (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220330-en-direct-guerre-en-ukraine-malgr%C3%A9-les-n%C3%A9gociations-les-bombardements-continuent). Enfin, dans un long réquisitoire, Michelle Bachelet, la haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, a estimé, mercredi, que les attaques indiscriminées et à grande échelle menées par les forces armées russes «pourraient être des crimes de guerre» (https://www.lemonde.fr/international/live/2022/03/30/guerre-en-ukraine-en-direct-posez-vos-questions-a-nos-deux-journalistes-du-service-international-sur-les-dernieres-negociations-a-istanbul_6119755_3210.html).

 

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