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Publié le 19 Janvier 2022

Jesús Bastante dans religiondigital.org nous montre que ce mercredi 19 janvier 20211 que Reinhard Lettmann, évêque de Münster entre 1980 et 2008 et décédé en 2013, a peut-être abusé d’un prêtre de son diocèse, a admis le diocèse dans un communiqué, annonçant les résultats préliminaires d'une enquête, qui s'achèvera plus tard cette année. La victime, un prêtre qui a travaillé dans le diocèse de 1974 à 1987, a porté plainte en décembre dernier, et l'Église l'a confirmée.

 

L'acte d'accusation, tel que rapporté par Katholisch.de, affirme que Lettmann a touché le prêtre "lors d'une brève rencontre personnelle à Münster d'une manière qui a franchi la ligne". L'ecclésiastique a confirmé sa demande dans un affidavit. "Il s'agit de la première accusation du genre contre feu l'évêque", a révélé Peter Frings, responsable de l'enquête, qui rencontre de nombreuses difficultés. La principale, qu'après tant de temps, il ne reste presque plus de témoins. "J'ai demandé aux évêques aumôniers qui travaillaient pour Mgr Lettmann à l'époque; ils ne pouvaient rien dire sur les faits", a déclaré Frings.

 

Le diocèse a annoncé avoir transmis toutes les données aux historiens de l'Université de Münster, qui travaillent sur une étude des abus sexuels dans le diocèse. Selon les résultats provisoires de la même, les évêques et autres responsables, notamment Lettmann, ont fait preuve d'une grande indulgence envers les abuseurs parmi le clergé et d'un «échec massif de gestion et de contrôle». Les évêques "ont agi non seulement moralement, mais aussi juridiquement et canoniquement incorrectement".

 

Né en 1933 à Datteln, Westphalie, Lettmann était évêque auxiliaire de Münster depuis 1973 et évêque diocésain depuis 1980, jusqu'à sa retraite en 2008 et sa mort en 2013. En 2018, il est apparu qu'au début des années 1970, en tant que vicaire général, Lettmann avait transféré à plusieurs reprises un aumônier qui avait déjà été reconnu coupable de maltraitance d'enfants. L'accusation à son encontre est prise au sérieux et a été immédiatement soumise aux historiens de l'Université de Münster, qui travaillent actuellement sur une étude sur les abus sexuels dans le diocèse (https://www.katholisch.de/artikel/32783-uebergriffsvorwurf-gegen-ehemaligen-muensteraner-bischof-lettmann).

 

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Publié le 19 Janvier 2022

Émeline Rochedy, pour France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu Isère, et France Bleu, nous montre dans son article du lundi 17 janvier 2021 qu’une nouvelle affaire de pédocriminalité secoue les diocèses de Lyon, Grenoble et Saint-Étienne. Elle concerne le père Louis Ribes, le "Picasso des églises", artiste-peintre mort en 1994 et enterré avec ses parents au cimetière de Grammond (https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2022/01/18/l-histoire-du-picasso-des-eglises-a-commence-a-grammond).

 

"Plusieurs personnes se sont adressées au diocèse de Lyon, au diocèse de Grenoble-Vienne ainsi qu’au diocèse de Saint-Etienne pour révéler qu’elles ou leurs proches avaient été agressés sexuellement par le père Louis Ribes, décédé en 1994. Nous avons acquis la certitude, en octobre dernier, de la véracité des faits".  C'est ainsi que débute un communiqué conjoint des trois diocèses. Un communiqué publié le plus discrètement possible dans la soirée du jeudi 13 janvier. De son côté, l'évêque de Saint-Étienne explique avoir "appris récemment que des personnes ont été agressées dans le diocèse, le père Ribes étant originaire de Grammond, où il revenait régulièrement". Sylvain Bataille exprime sa "profonde compassion et [sa] désolation de découvrir à nouveau qu'un prêtre ait pu commettre ces actes odieux". Louis Ribes a terminé sa carrière à Vienne, en Isère et plus précisément dans le quartier d'Estressin.

 

Ce dernier né en 1920, est le fils de parents boulangers, installés en face de l’église du village de Grammond. Son père décède d’une pneumonie en 1926, puis sa mère en 1934, alors qu’il a 14 ans. Pris en charge par son oncle, l’abbé Jean Ribes, il est envoyé au séminaire d’Oullins (Rhône), et initié à l’art plastique par ce dernier. Louis Ribes réalise sa première fresque deux ans plus tard dans la communauté monastique de l’abbaye de La Rochette (Savoie). Puis pendant la Seconde Guerre mondiale, il côtoie le milieu artistique lyonnais. En 1947, il devient prêtre par ordination sacerdotale. Il a 27 ans, et consacre l’année scolaire au professorat. Il revient pendant les vacances d’été à Grammond et Pomeys (Rhône), chez des membres de sa famille. Il était déjà très connu dans la région recevant des commandes de tableaux, de vitraux, de chemins de croix de la part de paroisse des diocèses de Grenoble-Vienne (où il est installé dans les années soixante), Lyon et Saint-Étienne, prenant prend le nom d’artiste de RIB, et est surnommé le “Picasso des églises”, car il peignait dans un style très coloré et disons plutôt cubiste. I exposa ses œuvres jusqu'en 1951. Séduits par son style moderne, des prêtres lui commandaient des œuvres. Certaines de ses œuvres sont même classées. Connu dans le village de Grammond, il est respecté. «L’homme d’Église était l’homme de confiance», reconnaît un habitant. Il officie de temps à autre à l’église pendant l’été (https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2022/01/18/l-histoire-du-picasso-des-eglises-a-commence-a-grammond, et https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/pedophilie-au-sein-de-l-eglise-un-appel-aux-victimes-du-pere-louis-ribes-le-picasso-des-eglises-est-lance-par-les-dioceses-de-lyon-grenoble-vienne-et-saint-etienne-2421346.html).

 

Et c'est ce qui permettait au père Ribes de se retrouver seul avec des enfants puisqu’il discutait avec les chrétiens, et leur proposait de garder leurs enfants pendant les vacances, de les faire poser pour des tableaux, et il aurait commis des actes de pédophilie sur ceux-ci (https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2022/01/18/l-histoire-du-picasso-des-eglises-a-commence-a-grammond). "Il nous faisait poser nus, pour servir de modèles, pour faire des croquis, raconte Annick, une Ligérienne qui a grandi à Pomeys (69), où Louis Ribes a été prêtre. C'était dans sa chambre, où il était logé, sur son lit. Et une fois le dessin terminé, c'était des attouchements (...). C'était de l'art, c'était un artiste connu, en plus. C'était un ami de mes parents qui étaient à mille lieues de se douter de ce qui se passait". Annick a alors 9 ans.  Les faits présumés sont prescrits car ils remontent aux années 1970 et 80. L'Église dit en avoir eu connaissance l'été dernier. Plusieurs victimes ont ainsi témoigné auprès de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église, la Ciase, qui a rendu son rapport en octobre dernier, à l'image de Luc, qui a confié à l'hebdomadaire Marianne avoir été violé quand il avait 8 ans et il dit dans france3-regions.francetvinfo.fr (https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/pedophilie-dans-l-eglise-l-une-des-victimes-presumees-de-louis-ribes-le-picasso-des-eglises-temoigne-2422354.html) attendre "réparation" et ne plus vouloir "voir les œuvres" de celui que l'on surnomme le "Picasso des églises". Des œuvres, comme le reflet de la souffrance immense de ces victimes. 

 

"Par respect pour les victimes, les œuvres du père Ribes seront déposées et remisées", annoncent les diocèses concernés. C'est ce qui a notamment eu lieu à Pomeys, le chemin de croix qui parcourait l'église a été retiré la semaine dernière. Des œuvres valorisées en 2020, lors des journées du patrimoine et sur une appli lancée tout spécialement par le diocèse de Lyon. Mais pour Annick, l'Église aurait pu se rendre compte de ce qu'il s'était passé bien plus tôt, au moins après sa mort, à la découverte de véritables documents pédopornographiques. "Quand ils ont débarrassé ses affaires, ils ont forcément trouvé des choses. Il y avait des croquis d'enfants nus, des Polaroïd d'enfants nus, parfois dans des positions suggestives. Il y avait nos prénoms dessus ! On se pose des questions quand on trouve des choses comme ça", s'interroge cette habitante des Monts du Lyonnais, estimant qu'il y a pu y avoir une volonté à l'époque de dissimuler l'indicible. Et c'est elle, ces derniers jours qui a partagé sur les réseaux sociaux les communiqués des différents diocèses. "C'est un grand pas que l'Église nous reconnaisse comme victimes. Mais moi j'ai décidé de parler, je veux que ça se sache. Il a tellement été encensé!".

 

Des cellules d'écoute et d'accueil ont également été mises en place : 04 77 59 30 66, accueil.victimes@diocèse-saintetienne.fr,  04 78 81 48 45 ou signalement@lyon.catholique.fr, et 07 68 77 29 60 ou cellule.ecoute@diocese-grenoble-vienne.fr. Le diocèse de Lyon a par ailleurs indiqué que toutes les œuvres (vitraux ou fresques) de l’artiste-peintre, seraient progressivement enlevées des églises de la région «par respect pour les victimes». Cela concerne une quinzaine d’édifices. Le retrait des vitraux est soumis à l'autorisation des mairies, propriétaires des murs des églises. (https://www.20minutes.fr/societe/3218339-20220117-pedocriminalite-eglise-nouvelle-affaire-eclate-dioceses-lyon-saint-etienne-grenoble, et https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/pedophilie-au-sein-de-l-eglise-un-appel-aux-victimes-du-pere-louis-ribes-le-picasso-des-eglises-est-lance-par-les-dioceses-de-lyon-grenoble-vienne-et-saint-etienne-2421346.html).

 

Une nouvelle fois, l’Église en France doit faire face à son passé, plus particulièrement envers un homme comme l’abbé Jean Ribes respecté mais qui cachait prêtre pédophile profitant de son statut d’artiste pour abuser d’enfants, sous un certain aveuglement des autorités ecclésiastiques qui ne voulait pas voir les turpitudes d’un de ses membres, du fait d’une réputation qui le rendait intouchable, mais les témoignages des victimes ont pu être confirmés grâce au concours des enquêteurs de la Commission sur les abus sexuels dans l’Église catholique, pour des faits, malheureusement aujourd'hui prescrits, démontrant que la réputation ne fait pas tout et que maintenant personne n’est intouchable dans l’Église.

 

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Publié le 18 Janvier 2022

Alan Le Bloa dans Ouest-France.fr nous montre ce mardi 18 janvier 2021 que la lutte contre la pauvreté, l’accueil des migrants, la fin de vie, la transition écologique… Sont comme en 2017, des recommandations que l’Église catholique formule aux candidats et invite les électeurs à voter.

 

Pas consigne de vote ni de message politique. Une réserve qui n’empêche cependant pas L’Église catholique d’adresser un message «éthique» à l’approche de l’élection présidentielle. Comme en 2017, les évêques de France ont présenté ce mardi 18 janvier un livret de 62 pages. Titré L’espérance ne déçoit pas, l’ouvrage en sept chapitres de trois paragraphes paraîtra jeudi 20 aux éditions du Cerf. Objectif : interpeller les élus, les candidats mais aussi les électeurs. «Il ne s’agit pas de cléricaliser, de confessionnaliser » le débat électoral, mais «de l’enrichir, d’éclairer le discernement, pour le bien commun», précise Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre et membre du conseil permanent de la Conférence des évêques de France (CEF).

 

Depuis 2017, le pays est traversé par «des pertes de repères, la tentation de transgression éthiques, assure-t-il. Notre société est de plus en plus violente. Nous prenons la parole dans un contexte de crise, sanitaire, économique, éducative, migratoire et dans la vie de l’Église». L’année a en effet été marquée par l’annonce d’une série de mesures dans le sillage du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, rendu en septembre. «S’abstenir de voter est un manquement à la responsabilité qui incombe à chacun à l’égard de tous», estiment les évêques. Aux politiques, ils recommandent de «se garder de promettre plus qu’ils ne sont en mesure d’offrir» et aux citoyens de «ne pas se défausser sur l’État et les collectivités des responsabilités qui leur reviennent».

 

La fin de vie et l’interruption volontaire de grossesse sont deux sujets qui «animeront la campagne», indique Mgr Mathieu Rougé. L’Église invite à «choisir la vie» appelant à un «développement plus ambitieux des soins palliatifs» et regrettant «la volonté d’allonger toujours davantage les délais d’autorisation d’interruption volontaire». Les évêques saluent «les initiatives d’inclusion des personnes en situation de handicap qui contribuent à la santé» de la société. Ils insistent sur la protection de la liberté religieuse, jugeant que la loi confortant le principe de la République, votée en 2021, a «mis en évidence une tentation de porter atteinte, par souci de la sécurité, à la liberté d’expression, d’association, d’éducation. Voire de culte, à l’égalité des citoyens».

 

La transition écologique occupe la partie centrale du livret. L’Église se prononce pour une transformation «profonde» du «système de production» et de consommation » en faveur d’un «mode de vie plus sobre». Parmi les leviers cités : «le respect de la structure familiale, la lutte contre la misère, l’habitat indigne et les conditions de vie dégradantes, le refus de tout ce qui porte atteinte à la dignité humaine, de l’esclavage.» Et l’adoption «de comportements d’humanité» à l’égard des migrants.

 

Encore une fois, la Conférence des évêques de France (CEF) déçoit par sa trop grande prudence du fait qu’elle ne veut pas fâcher un électorat catholique proche de la droite de gouvernement où Valérie Pécresse est en tête, suivi par Eric Zemmour, qui plait à cet électorat très positionné sur le conservatisme sociétal (droit à l’avortement, place des femmes et des minorités, droits LGBT…), ce qui explique pourquoi la CEF a parlé de l’euthanasie, de l’IVG et de la liberté religieuse, allant seulement contre Zemmour sur le handicap sans le nommer (https://www.20minutes.fr/politique/3202891-20211221-presidentielle-2022-catholiques-pratiquants-tournent-desormais-aussi-vers-extreme-droite-observe-mathieu-gallard), ce qui est énervant pour des catholiques de gauche comme nous qui attendent une parole forte contre l’extrême droite plutôt que la peur des évêques français à son encontre.

 

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Publié le 16 Janvier 2022

La traditionnelle «Marche pour la Vie» avait lieu ce dimanche 16 janvier dans la capitale. Réunis dans un froid glacial, les manifestants – parmi lesquels beaucoup d’adolescents et de jeunes adultes – brandissaient des pancartes roses et jaunes : ou "Vivre est un droit, pas un choix".

 

Selon les organisateurs, quelque 20 000 personnes ont participé à cette "Marche pour la vie", qui se tient tous les ans en janvier. Parmi eux, Jacques Dumoulin, retraité de 65 ans, est venu de Bordeaux avec son épouse Anne "pour que l’on reconnaisse que la vie est sacrée depuis le début". Un propos, un peu rapide, car le fœtus n’est pas «viable» jusqu’à environ entre vingt-deux et vingt-quatre semaines de grossesse (https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2021/12/27/l-avocate-sarah-weddington-qui-a-obtenu-le-droit-a-l-avortement-aux-etats-unis-est-morte_6107417_3382.html). "Aujourd’hui, on utilise l’avortement comme moyen de contraception", estime avec regret Marie, 17 ans, étudiante en agronomie venue de l’Aube. En réalité, l’IVG n’est pas une contraception, car elle intervient une fois que la grossesse a démarré, et doit rester le plus exceptionnel possible dans la vie d’une femme (https://www.sante.fr/livg-nest-pas-un-moyen-de-contraception).

 

L’occasion pour les manifestants d’interpeller les candidats à l’élection présidentielle et dire leur opposition à l’allongement de la durée légale de l’interruption volontaire de grossesse de 12 à 14 semaines. Porté par la députée ex-LREM Albane Gaillot, le texte permettant l’allongement du délai légal sera examiné en deuxième lecture au Sénat le 19 janvier. Son but est de répondre à un manque de praticiens et à la fermeture progressive de centres IVG (https://www.lepoint.fr/politique/avortement-christophe-castaner-annonce-une-loi-pour-allonger-le-delai-legal-a-14-semaines-07-10-2021-2446596_20.php).

 

Le "deuxième sujet important" de cette mobilisation "c’est l’élection présidentielle", a estimé M. Tardy-Joubert, appelant les candidats à faire en sorte «que la protection de la vie humaine soir une grande cause nationale». Prétendant ne soutenir personne, ils veulent faire entendre leurs "10 propositions" aux candidats à la présidentielle, comme «rétablir le délai de réflexion de 3 jours minima» avant une IVG, vu que le délai de réflexion obligatoire de sept jours avant une IVG a été supprimé en 2016 (https://www.planning-familial.org/fr/la-loi-supprime-le-delai-de-reflexion-dune-semaine-respecter-avant-la-realisation-de-livg-160), ou le rejet "du suicide assisté et de l’euthanasie".

 

La crainte d’une autorisation du suicide assisté et de l’euthanasie est pour l’instant infondée car au mois de mars 2021, les sénateurs ont voté la suppression de l’article 1 d’un texte visant à légaliser l’euthanasie, conduisant ainsi la sénatrice PS, Marie-Pierre de La Gontrie, à retirer sa proposition de loi. Le ministre de la Santé a annoncé, au cours de ces débats, un nouveau plan national de développement des soins palliatifs (https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/le-senat-rejette-la-proposition-de-loi-ps-pour-le-droit-a-mourir-dans-la). Enfin, lors des débats à l’Assemblée le jeudi 8 avril 2021 sur le débat sensible sur l'euthanasie, le ministre de la Santé Olivier Véran s'est, d'ailleurs, dit «pas convaincu qu'il faille ouvrir aujourd'hui ce débat d'envergure» (https://www.lepoint.fr/societe/euthanasie-les-deputes-rouvrent-un-debat-qui-divise-a-l-assemblee-08-04-2021-2421311_23.php). D’ailleurs, le gouvernement s'est jusqu'à présent montré peu enclin à légiférer sur ce sujet.

 

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Publié le 12 Janvier 2022

Comme le montre José Manuel Vidal ce mercredi 12 janvier 2022 sur religiondigital.org dans son cycle catéchétique sur saint Joseph, le pape François aborde son rôle de «charpentier», travail que Jésus lui-même exerçait également, un service important dans la société de l’époque, car le bois servait à construire des meubles et des barques mais aussi parfois des habitations. Mais cette filiation dans l’artisanat du bois, et donc dans un travail manuel, retirait toute légitimité intellectuelle à Jésus, du point de vue des autorités religieuses (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-01/audience-generale-saint-joseph-charpentier.html).

 

Bergoglio en a profité pour revendiquer la dignité du travail  à tous les travailleurs du monde, d’une façon particulière à ceux qui sont exploités avec le travail au noir (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-01/audience-generale-saint-joseph-charpentier.html), et dénoncer l'exploitation actuelle de tant de travailleurs, notamment «chez les enfants qui sont obligés de travailler et chez ceux qui fouillent dans les décharges à la recherche de quelque chose d'utile à échanger», les chiffonniers, les employés des mines et de certaines usines qui «donnent un salaire de contrebande, en cachette, sans retraite, sans rien». Il a aussi dénoncé les nombreux accidents du travail qui ont marqué l’actualité récente, notamment en Italie (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-01/audience-generale-saint-joseph-charpentier.html).

 

Après avoir déploré le drame du chômage pour ceux qui ne trouvent pas travail, qui sont rejetés à la porte des usines et se trouvent réduits à quémander du pain à la Caritas (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-01/audience-generale-saint-joseph-charpentier.html), surtout "en ces temps de pandémie beaucoup de gens ont perdu leur emploi et certains, écrasés par un poids insupportable, sont arrivés au point de se suicider", le pape François qui a invité les pèlerins rassemblés à se tenir un instant en silence, dénonce que "le travail est souvent pris en otage par l'injustice sociale" et demande que le travail "soit sauvé de la logique du simple profit et puisse être vécu comme un droit et un devoir fondamental de la personne". Parce que «les dirigeants doivent donner à chacun la chance de gagner son pain, parce que cela apporte de la dignité».

 

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Publié le 10 Janvier 2022

Comme nous le signale l’AFP, le pape François a appelé lundi 10 janvier 2022 la communauté internationale à «poursuivre l'effort» de la vaccination, estimant que la pandémie impose une «cure de réalité» face à la propagation d'«informations infondées».

 

«Il est important de poursuivre l'effort pour immuniser autant que possible la population. Cela exige un engagement multiple au niveau personnel, politique, et de la communauté internationale tout entière», a déclaré le souverain pontife lundi matin lors de ses vœux au corps diplomatique, souhaitant que «l'ensemble de la population mondiale ait un accès égal aux soins médicaux essentiels et aux vaccins». «Le soin de la santé est une obligation morale. Malheureusement, nous constatons de plus en plus que nous vivons dans un monde aux forts contrastes idéologiques. On se laisse souvent conditionner par l'idéologie du moment, souvent construite sur des informations infondées ou sur des faits mal documentés», a-t-il ajouté. «Toute affirmation idéologique rompt les liens de la raison humaine avec la réalité objective des choses. La pandémie, au contraire, nous impose précisément une sorte de "cure de réalité" qui exige de regarder le problème en face et d'adopter les solutions appropriées pour le résoudre.» Selon le pape, «les vaccins ne sont pas des outils magiques de guérison, mais ils représentent certainement, en plus des traitements qui doivent être développés, la solution la plus raisonnable pour la prévention de la maladie».  Le pontife argentin, âgé de 85 ans, a pris position à plusieurs reprises en faveur de la vaccination, la qualifiant d'«acte d'amour».

 

Par ailleurs, le pape François a fustigé lundi la «colonisation idéologique» en cours selon lui dans certaines institutions publiques, y voyant l’expression de la «cancel culture». «Au nom de la protection de la diversité, on finit par effacer le sens de toute identité», a déclaré le souverain pontife dans son discours prononcé à l’occasion des vœux au corps diplomatique. «On assiste à l’élaboration d’une pensée unique contrainte à nier l’histoire, ou pire encore, à la réécrire sur la base de catégories contemporaines, alors que toute situation historique doit être interprétée selon l’herméneutique de l’époque», a-t-il regretté. «Je crois qu’il s’agit d’une forme de colonisation idéologique qui ne laisse pas de place à la liberté d’expression et qui, aujourd’hui, prend de plus en plus la forme de la cancel culture (culture de l’effacement) qui envahit de nombreux domaines et institutions publiques», a encore déploré le pape, évoquant «des agendas de plus en plus dictés par un mode de pensée qui nie les fondements naturels de l’humanité et les racines culturelles qui constituent l’identité de nombreux peuples.» Selon le chef de l’Église catholique, cela tend à «faire taire les positions qui défendent une idée respectueuse et équilibrée des différentes sensibilités». En décembre, le pape argentin s’était déjà ému d’un document interne de la Commission européenne recommandant d’éviter l’usage du mot «Noël», y voyant un «anachronisme» issu d’un «laïcisme édulcoré». Les propos du pape semblent également faire référence aux polémiques nées en Europe et aux États-Unis au sujet des déboulonnages de statues de figures historiques en raison de leur passé colonial.

 

En abordant les défis posés par la migration, le pape a réfléchi à ses voyages le mois dernier à Chypre et en Grèce, où le sort des migrants a été mis en lumière pendant son séjour dans les deux pays méditerranéens. "Devant ces visages, on ne peut pas rester indifférent ou se cacher derrière des murs et des barbelés sous prétexte de défendre la sécurité ou un style de vie", a déclaré le pape François. Comme il l'a fait à de nombreuses reprises, le pape a déclaré qu'il appartenait à l'Europe de mieux coordonner sa réponse en accueillant les nouveaux arrivants d'Afrique et d'Asie, ajoutant que chaque pays doit jouer un rôle dans l'intégration des migrants et des réfugiés. "On ne peut demander à personne de faire ce qui est impossible pour eux, pourtant il y a une nette différence entre accepter, bien que de manière limitée, et rejeter complètement", a-t-il déclaré.  "Malheureusement, nous devons également noter que les migrants sont eux-mêmes souvent transformés en une arme de chantage politique, devenant une sorte de 'marchandise' qui les prive de leur dignité", a ajouté le pape François (https://www.ncronline.org/news/vatican/pope-francis-tells-vatican-diplomats-resist-cancel-culture).

 

Alors que le pape François abordait la question du changement climatique, il a déploré que la réunion des dirigeants mondiaux de novembre dernier à Glasgow, connue sous le nom de COP26, ait produit des résultats "plutôt faibles compte tenu de la gravité du problème à affronter".  La route pour faire face aux crises environnementales est "complexe et semble longue, alors que le temps dont nous disposons est de plus en plus court", a prévenu le pape François. Les défis du monde, a déclaré le pape François aux diplomates, sont interconnectés et, par conséquent, leurs solutions, a-t-il soutenu, doivent être affrontées ensemble en "cultivant le dialogue et la fraternité les uns avec les autres". Alors que le pape terminait son discours de 45 minutes dans la salle des bénédictions à l'intérieur de la façade de la basilique Saint-Pierre – et alors que la pandémie mondiale entre dans sa troisième année civile, le pape François a plaidé pour un autre type de contagion pour définir l'année à venir. «Le don de la paix est 'contagieux'», a-t-il déclaré. "Il rayonne du cœur de ceux qui le désirent et aspirent à le partager, et se répand dans le monde entier" (https://www.ncronline.org/news/vatican/pope-francis-tells-vatican-diplomats-resist-cancel-culture).

 

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Publié le 9 Janvier 2022

LaProvence.com avec l’AFP nous montre ce dimanche 9 janvier 2021 que le pape François a exprimé dimanche sa "douleur" pour les victimes des émeutes au Kazakhstan, appelant au "dialogue" pour retrouver la paix dans le plus grand pays d'Asie centrale.

 

"J'ai appris avec douleur qu'il y a eu des victimes durant les manifestations qui se sont déroulées ces derniers jours au Kazakhstan. Je prie pour eux et les membres de leurs familles", a-t-il déclaré lors de sa traditionnelle prière hebdomadaire de l'angélus place Saint-Pierre. "Je souhaite qu'on revienne au plus tôt à la paix sociale à travers la recherche du dialogue, de la justice sociale et du bien commun", a-t-il ajouté. Ces déclarations sont intervenues alors que la répression bat son plein au Kazakhstan, où les autorités ont annoncé dimanche avoir arrêté près de 6000 personnes en lien avec les émeutes dans le cadre de 125 enquêtes distinctes en lien avec les émeutes qui ont secoué le plus grand pays d’Asie centrale cette semaine. C’est ce qu’a déclaré le ministère de l’Intérieur du Kazakhstan, ce dimanche 9 janvier 2022, qui annonce également que 164 personnes sont mortes depuis le début du mouvement (https://www.ouest-france.fr/europe/kazakhstan/kazakhstan-plus-de-5-000-arrestations-depuis-le-debut-des-emeutes-66134794-712d-11ec-ae25-eda9ea7225f5). Le Kazakhstan, un pays d'environ 19 millions d'habitants riche en hydrocarbures, a été ébranlé cette semaine par des émeutes sans précédent depuis son indépendance en 1989, qui ont fait des dizaines de morts. La contestation a débuté en province dimanche dernier après l'augmentation des prix du gaz, avant de gagner des grandes villes, notamment la capitale économique Almaty, où des émeutes ont éclaté, la police tirant à balles réelles sur les manifestants.

 

La contestation a débuté en province dimanche dernier après l’augmentation des prix du gaz, avant de gagner des grandes villes, notamment la capitale économique, Almaty, où des émeutes ont éclaté, la police tirant à balles réelles sur les manifestants. Plus de 100 commerces et banques ont été pillés et plus de 400 véhicules détruits, selon la même source. Un calme relatif semblait être revenu à Almaty, les policiers tirant parfois des coups de feu en l’air pour empêcher les habitants d’approcher de la place centrale de la ville, a constaté samedi un correspondant de l’AFP (https://www.ouest-france.fr/europe/kazakhstan/kazakhstan-plus-de-5-000-arrestations-depuis-le-debut-des-emeutes-66134794-712d-11ec-ae25-eda9ea7225f5). Outre la hausse du coût de la vie, la figure de l’ancien président Noursoultan Nazarbaïev, qui a régné d’une main de fer sur le Kazakhstan de 1989 à 2019, était au centre de la colère des manifestants. Son porte-parole, Aïdos Oukibaï, a une nouvelle fois nié dimanche que M. Nazarbaïev ait quitté le pays, assurant qu’il soutenait M. Tokaïev. Sur fond de rumeurs de lutte de pouvoir, il a aussi affirmé que M. Nazarbaïev avait cédé de son propre chef la direction du conseil de sécurité nationale à M. Tokaïev, qui avait brusquement annoncé cette semaine qu’il en prenait les rênes (https://www.lemonde.fr/international/article/2022/01/09/au-kazakhstan-la-repression-s-intensifie-pres-de-6-000-arrestations_6108757_3210.html).

 

Cette crise a aussi donné lieu à des tensions entre la Russie et les États-Unis, dans un contexte de crispations croissantes entre ces deux puissances. Moscou a déployé des troupes dans le pays d’Asie centrale dans le cadre d’un contingent multinational de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), à l’appel de M. Tokaïev. Les États-Unis ont estimé qu’il serait «très difficile» pour le Kazakhstan d’obtenir le départ des militaires russes, une critique que Moscou a qualifiée samedi de «grossière». Alors que des représentants américains et russes doivent se réunir à partir de dimanche soir à Genève pour parler de l’Ukraine et de l’Europe, Moscou a exclu toute discussion avec Washington sur le Kazakhstan. «Cette question ne les regarde en rien», a balayé ce dimanche 9 janvier 2022 le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov (https://www.ouest-france.fr/europe/kazakhstan/kazakhstan-plus-de-5-000-arrestations-depuis-le-debut-des-emeutes-66134794-712d-11ec-ae25-eda9ea7225f5).

 

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Publié le 5 Janvier 2022

"Dans cette phase où la pandémie refait surface, nous devons sauver des vies, et le 'Green Pass' devrait servir à accueillir les gens à l'Eucharistie." Le président des évêques européens, Jean-Claude Hollerich, a défendu la norme, en vigueur au Luxembourg, de permettre «que seuls les vaccinés participent aux liturgies», sauf en cas de célébrations de moins de 20 fidèles comme nous le montre Jesús Bastante dans religiondigital.org ce mercredi 5 janvier 2021.

 

S'adressant à The Tablet, le cardinal a donné son feu vert pour que ladite mesure soit mise en œuvre dans toute l'Union européenne : «Cela nous aide à sauver des vies», a-t-il déclaré, critiquant les prêtres qui s'y sont opposés : «Cela n'aide pas à chercher une solution.» "Mon diocèse (Luxembourg) a fermement adhéré" aux restrictions du gouvernement, a souligné Hollerich, déplorant la position de certains ecclésiastiques, notamment en Pologne, qui "ont causé du tort et de la désorientation" avec leurs décisions négationnistes, refusant de respecter les limites de capacité, d’hygiène et de santé (le remplissage des fonts baptismaux, donner la communion en main et ne pas porter de masque).

 

Actuellement, un test de vaccination et/ou un test COVID négatif est requis pour entrer dans les églises, malgré les objections de certains groupes de défense des droits humains, en Suisse, en Croatie, et en Grèce et aux Pays-Bas, où les services religieux après 17 heures ont été interdits début décembre conformément à un nouveau verrouillage imposé par le gouvernement, et la taille des congrégations plus tard limitée à 50 par la conférence des évêques, enfin, dans une déclaration faite avant Noël aux catholiques de tout le pays, où des manifestations anti-confinement ont éclaté le week-end dernier, les évêques néerlandais ont appelé à «la solidarité avec l'ensemble de la société» et ont exhorté les chrétiens à «traverser cette période sombre avec la force de la foi» (https://www.thetablet.co.uk/news/14863/comece-cardinal-backs-covid-passports-at-churches). En Espagne, il n'y a pas d'autre restriction que la capacité dans certains territoires, malgré les fausses pressions de certains groupes ultra-catholiques et pseudo-négationnistes.

 

En Autriche, où les mesures gouvernementales actuelles ont également déclenché des émeutes à grande échelle, l'Église catholique est devenue la première d'Europe début décembre à soutenir les vaccinations obligatoires, avant leur application prévue à l'échelle nationale en février. Dans une interview du réveillon du Nouvel An avec le quotidien Salzburger Nachrichten , le cardinal Christoph Schönborn a de nouveau approuvé les coups obligatoires comme un aspect de la «responsabilité de l'État pour le bien commun», mais a également appelé à une meilleure compréhension des «opposants au vaccin et des négateurs du coronavirus» et a mis en garde contre les contre-attaques (https://www.thetablet.co.uk/news/14863/comece-cardinal-backs-covid-passports-at-churches).

 

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Publié le 3 Janvier 2022

cath.ch nous montre ce lundi 3 janvier 2021 que nombre de changements pourraient survenir à la Curie romaine en 2022. Perspective pour les postes clé dans le «gouvernement» de l’Église. La démission du cardinal Peter Turkson de la tête du Dicastère pour le service du développement humain intégral, en décembre 2021, a été un événement inattendu et important. Le prélat ghanéen n’a pas expliqué les raisons de son départ. Agé de 73 ans, il est encore à deux ans de la retraite canonique. Selon des sources vaticanes, des problèmes managériaux seraient à l’origine de sa décision. Il a été remplacé à titre intérimaire par le cardinal Michael Czerny. Le Canadien était jusqu’ici sous-secrétaire de la Section pour les migrants du Dicastère pour le développement humain. L’avenir de ce dicastère créé en 2016 va donc certainement se décider en 2022. Le départ du cardinal Turkson a pour effet que l’Afrique n’est plus représentée dans les postes de direction de la Curie, souligne le média catholique ACI Stampa. Le seul Africain présent à la Curie – mais pas à la tête d’un organisme – est actuellement l’archevêque tanzanien Protase Rugambwa, secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. Un autre continent absent des plus hautes sphères de la Curie est l’Océanie. Voulant se consacrer au procès intenté contre lui en Australie, le cardinal George Pell a démissionné en 2019 de la préfecture du Secrétariat à l’économie.

 

Le pape François aura-t-il à cœur de réactiver en 2022 la représentation de ces continents dans les dicastères? La chose n’est pas impossible. En tout cas, des changements s’annoncent puisque plusieurs prélats occupant des départements importants arriveront à la fin de leur mandat au cours de l’année. Ce sera le cas du cardinal Luis Ladaria Ferrer (77 ans), en tant que préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, du cardinal Leonardo Sandri (78 ans), en tant que préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, du cardinal Marc Ouellet (77 ans), en tant que préfet de la Congrégation pour les évêques, et du cardinal Giuseppe Versaldi (78 ans), en tant que préfet de la Congrégation pour l’éducation catholique. Les mandats arrivent également à échéance pour le cardinal Mauro Piacenza (77 ans), pénitencier majeur, pour le cardinal Gianfranco Ravasi (79 ans), président du Conseil pontifical de la culture, ainsi que pour le président du gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, Mgr Fernando Vergez Alzaga (76 ans).

 

Et comme nous le montre religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Papa-pontificado-ultimando-Curia-Iglesia-2022-sinodo-reforma-mujeres-laicos-francisco_0_2411158877.html), le pape, âgé de 85 ans, achèvera sa dixième année de pontificat en 2022, une étape de maturité au cours de laquelle la nouvelle Constitution apostolique «Prêchez l'Évangile» («Predicate Evangelium») devrait voir le jour, avec laquelle la réforme de la Curie romaine et de nouvelles nominations dans l'organigramme du Vatican. En tout cas, les principales réformes ont déjà été lancées. En effet, le procès contre le cardinal italien Angelo Becciu démis de ses fonctions et cinq autres personnes pour l'achat irrégulier d'un immeuble luxueux à Londres en 2014 - qui doit reprendre à la mi-février - reflète certains des changements essentiels dans l'organisation vaticane tant sur le plan juridique avion ainsi que l'économique. Fin avril dernier, le pape a introduit l'un des changements les plus importants de la Curie romaine en abrogeant la loi qui empêchait les cardinaux de cette institution d'être jugés par un tribunal ordinaire et en décrétant qu'ils pouvaient être poursuivis par le tribunal ordinaire de Première instance du Vatican, qui est également composée de juges non professionnels. Les cardinaux ont désormais le même traitement que tout laïc devant les tribunaux.

 

Le processus contre Becciu a également été un accélérateur en ce qui concerne la réforme économique et, en particulier, dans la mise en place d'un système de surveillance et de contrôle accrus, notamment en termes de dépenses. Après le scandale de l'achat d'un immeuble à Londres pour plus de 300 millions d'euros avec l'argent de l'Obole de Saint-Pierre, destiné à des œuvres caritatives, le pape a décidé de retirer les fonds propres de la secrétaire d'État, qui s'est retrouvée sans mallette. De plus, le Secrétariat à l'économie est désormais l'organe principal qui a pour fonction de superviser chaque poste budgétaire du Vatican, ce qui limite les responsabilités et les opportunités de commettre des actes de corruption. D'autre part, le pontife a lancé un processus qui culminera en 2023 avec la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques à Rome sur le thème «Pour une Église synodale : communion, participation et mission» afin que la Curie romaine réponde aux besoins des églises locales. Parallèlement à divers changements structurels, le pape François travaille à augmenter le nombre de laïcs et de femmes aux postes de décision, qui augmente progressivement, et a limité les mandats de la Curie à cinq ans, ce qui appelle de nouvelles nominations.

 

On apprend enfin que le pape François a envoyé à travers Monseigneur Gabriel Mestre, évêque de Mar del Plata, quelques lignes affectueuses où il assure sa prière et son accompagnement à ce moment de sa vie pour Adolfo Pérez Esquivel. Le pontife l'assure de sa proximité ainsi que de son désir d'un prompt rétablissement. Par ailleurs, il salue l'épouse du lauréat argentin du prix Nobel de la paix en 1980. Ce samedi 1er janvier dans la nuit, Monseigneur Mestre a rendu visite à Pérez Esquivel à l'hôpital. Là, il parlait et priait avec lui, qui a reçu le sacrement de l'onction des malades. Monseigneur Mestre a invité la communauté diocésaine à prier pour le prompt rétablissement de cet argentin engagé pour la paix, le bien commun et les droits humains. La famille a publié une déclaration sur Twitter pour rassurer (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Francisco-salud-Adolfo-Perez-Esquivel_0_2411158862.html).

 

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Publié le 29 Décembre 2021

Voir en «chacun des migrants d’aujourd’hui» la Sainte Famille guidée par Joseph dans sa fuite vers l’Égypte: c’est le souhait qu’a formulé le pape François lors de l’audience générale du 29 décembre 2021, la 43e et dernière de l’année, comme  nous le montre cath.ch. Décrivant la réalité de la migration actuelle comme un «scandale social de l’humanité», il a donné en contre-exemple le père nourricier du Christ pour avoir eu le courage d’affronter ses peurs, qu’il a cette fois-ci décrit comme un «migrant persécuté et courageux».

 

Le pontife a ensuite opposé le roi Hérode et Joseph comme «deux faces de l’humanité de toujours». D’un côté, le roi de Judée qui en vient à assassiner tous les nouveaux nés de son pays est «le symbole de tant de tyrans d’hier et d’aujourd’hui». Dénonçant ces personnes obsédées par le pouvoir pour qui «les gens ne comptent pas», il les a décrites comme des personnes vivant «aux crochets de leurs peurs» et qui cherchent à les vaincre en se comportant de manière «despotique». Cette attitude n’est cependant pas exclusive aux tyrans, a mis en garde l’évêque de Rome, toute personne pouvant être de «petits Hérode» dans leur vie. C’est le sort de tous ceux qui cherchent à chasser leurs peurs avec le pouvoir, a assuré le pontife, «même s’il est seulement verbal ou fait de petits actes».

 

À l’opposé, le pape François a loué le courage de saint Joseph, rappelant qu’en tant que «force d’âme», il s’agissait d’une des vertus cardinales du christianisme. Le charpentier «surmonte ses craintes compréhensibles» lors de son exil en Égypte et affronte toutes les difficultés qu’il rencontre, a-t-il assuré. De plus, Joseph «réagit à la peur avec le courage de faire confiance à la Providence de Dieu», a souligné le pontife. Le charpentier se refuse à faire «ressortir le pire», comme Hérode, parce qu’il se sent menacé.

 

Le 266e pape a ensuite expliqué que le courage dont faisait preuve Joseph n’était pas «la vertu exclusive des héros», mais qu’il était nécessaire dans «la vie quotidienne de chaque personne». «On ne peut pas vivre sans courage», a-t-il martelé. Le pape François a enfin rappelé le sort de «tant de gens victimes des guerres qui veulent fuir de leur patrie», mais aussi de ceux qui la laisse «pour être libre et finissent pour beaucoup dans la mer». «Pensons à Jésus dans les bras de Joseph et Marie qui fuient, et voyons en lui chacun des migrants d’aujourd’hui», a-t-il insisté.

 

Enfin, après plus de deux semaines en mer, plus de 500 migrants ont commencé ce mercredi 29 décembre à débarquer en Sicile du navire qui est allé à leur secours. Le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) de l’ONU estime que plus de 114 500 migrants ont réussi à rejoindre l’Europe depuis le début de l’année, se concentrant en Italie, en Grèce, en Espagne, à Chypre et à Malte. D’après des chercheurs et des responsables européens, les migrants sont devenus des pions de plus en plus en plus exposés dans un «jeu géopolitique». Le nombre des arrivées par la mer est supérieur à 2020, année pendant laquelle 95 031 arrivées ont été enregistrées, mais reste cependant très éloigné de la pointe de plus d’un million de personnes observée en 2015. Le HCR estime par ailleurs que 1 839 personnes ont perdu la vie ou ont disparu en tentant la traversée cette année (https://www.sudouest.fr/international/europe/italie-plusieurs-centaines-de-migrants-sauves-en-mer-debarquent-en-sicile-7476137.php).

 

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