actualites

Publié le 27 Décembre 2021

cath.ch nous montre ce lundi 27 décembre 2021 que la bénédiction d’un couple de lesbiennes par l’abbé Wendelin Bucheli, à Bürglen, en 2014, avait fait couler beaucoup d’encre. Lorsque l’évêque de Coire, Vitus Huonder, a appris la bénédiction à Bürglen, il a voulu transférer Bucheli à titre punitif. Mais cela ne s’est pas fait si facilement : le vicaire général de l’époque, Martin Kopp, s’est rangé derrière le prêtre, qui a aussi reçu un fort soutien de la population locale. À l’époque, le prêtre avait dû promettre à l’évêque de Coire, Mgr Vitus Huonder, qu’il ne le ferait plus. Dans des interviews faisant suite à l’affaire, il a déclaré avoir tenu sa promesse, mais que celle-ci ne valait que pour Mgr Huonder.

 

Dans une récente interview à la télévision dans Le reportage de l’émission Tagesschau, de la radiotélévision publique suisse alémanique (SRF), diffusé le 25 décembre 2021, l’abbé Bucheli s’est cependant dit prêt à bénir à nouveau un couple de même sexe, si on le lui demande. Lors de l’entretien réunissant les deux femmes, l’abbé Bucheli et une journaliste, Elisabeth Stirnemann souligne avoir retiré du positif du tumulte médiatique : «Dans de très nombreuses familles, on a parlé de ce sujet. Les parents ont peut-être dû expliquer à leurs enfants pourquoi cela avait posé problème à l’Église. C’est une grande avancée que le sujet ait été mis sur la table dans de nombreuses familles». De son côté, l’abbé Wendelin Bucheli confirme que «si une demande survient, je dirai oui». Il parle d’un «grand cadeau» et d’une «grande liberté et joie intérieures». Il déclare se sentir «totalement porté par Dieu».

 

Cependant, Mgr Vitus Huonde n’est plus évêque de Coire depuis 2019. Il a été remplacé par Joseph Bonnemain en mars 2021. Interrogé en mars par kath.ch sur ce qui se passerait si «des prêtres ouverts d’esprit comme Monika Schmid ou Wendelin Bucheli bénissaient un couple gay ou lesbien», Mgr Bonnemain avait répondu: «Je leur parlerais et leur demanderais s’ils ont bien pesé leur décision». On n’obtient rien en réprimandant, avait ajouté Mgr Bonnemain : «Il s’agit pour moi de motiver, d’intégrer, d’accompagner». Selon le nouvel évêque, personne ne doit avoir peur de perdre sa missio canonica : «Nous avons affaire à un Dieu qui nous aime, qui veut nous voir heureux, qui a préparé pour nous une demeure éternelle et heureuse. Si nous voulons proclamer ce message – où est la peur ?» Mgr Bonnemain a été confronté à ce cas de figure le 10 mai 2021, lorsque l’aumônier des gays Meinrad Furrer a béni publiquement dix couples sur la Platzspitz de Zurich. Il répondait ainsi au rappel publié le 15 mars par la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) selon lequel l’Église catholique n’a pas autorité pour bénir les unions homosexuelles. Si Mgr Bonnemain avait parlé de l’action comme d’une «provocation», Meinrad Furrer n’avait cependant pas été sanctionné.

 

Pour l’abbé Wendelin Bucheli la pluralité existe au sein de l'Église, pour lui cette ouverture doit venir pour les couples de même sexe, ou les personnes homosexuelles, à qui on dit ouvertement que leur façon de vivre est un pêché, ce qui est blessant et insultant, et il a voulu changer cela en bénissant un couple de lesbiennes, tout en sachant qu’il ne serait pas soutenu, et il compte bien recommencer. Son courage mérite un meilleur accueil de sa hiérarchie.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0

Publié le 23 Décembre 2021

Multiplicité des candidats, «guerres d’egos» et opinions irréconciliables… Les électeurs de gauche ont de quoi être désappointés depuis le début de la campagne pour l’élection présidentielle. Depuis septembre et le début des premières campagnes électorales pour la présidentielle de 2022, le débat public a surtout été occupé par la candidature de personnalités de droite et d’extrême droite. À gauche, l’éventualité d’une primaire tourne à la débâcle. Les candidats ne semblent pas bien sûrs du stratagème le plus efficace pour accéder à l’Élysée (https://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/presidentielle-pour-moi-la-gauche-est-perdue-confient-des-electeurs-desabuses-par-la-campagne-acdbc108-5dc6-11ec-98fe-5049669919f0).

 

Du côté des électeurs, lassitude et colère grondent. Ils ne comprennent pas l’individualisme des candidats de gauche, mais le refus des candidats à participer à la primaire populaire n’est pas une surprise puisque Jean-Luc Mélenchon, et Yannick Jadot, sont deux egos énormes, et les autres candidats sont inaudibles comme Fabien Roussel, candidat du Parti communiste (PCF) qui a refusé le 9 décembre 2021 la main tendue de la maire de Paris pour une primaire à gauche (https://www.marianne.net/politique/gauche/primaire-a-gauche-yannick-jadot-et-fabien-roussel-ferment-la-porte-a-anne-hidalgo) pour qui "Quand la gauche n’est pas rassemblée, elle ne peut pas gouverner" (https://www.bfmtv.com/politique/elections/presidentielle/absolument-non-hidalgo-assure-qu-elle-ne-retirera-pas-sa-candidature-si-taubira-se-presente_AV-202112230125.html), tout comme Philippe Poutou qui ne compte pas participer à une éventuelle primaire de la gauche pour qui  il est «absurde de penser qu’il pouvait se retrouver avec Anne Hidalgo, Christiane Taubira ou Yannick Jadot qui ont participé à des gouvernements Hollande et Valls» (https://www.sudouest.fr/elections/presidentielle/presidentielle-2022-philippe-poutou-refuse-de-participer-a-une-primaire-de-la-gauche-7423025.php). Pour beaucoup la gauche est perdu derrière la guerre d’égo et le ralliement derrière un seul candidat, ce serait le minimum, mais même en faisant cela, personne à gauche a suffisamment de charisme et de propositions fortes pour faire face aux candidats qui se profilent en face (https://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/presidentielle-pour-moi-la-gauche-est-perdue-confient-des-electeurs-desabuses-par-la-campagne-acdbc108-5dc6-11ec-98fe-5049669919f0). Lundi 20 décembre 2021, Yannick Jadot l’invité de RMC/BFMTV a aussi refusé net l’idée d’une primaire, et réitéré ses appels du pied à Anne Hidalgo et Christiane Taubira : «Venez avec vos idées» (https://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/rejoins-les-ecologistes-christiane-yannick-jadot-refuse-la-primaire-et-invite-taubira-ca6ad00e-6165-11ec-a426-309c1cc5037a). Quant à Jean-Luc Mélenchon de la France Insoumise, il a rejeté dimanche 12 décembre sur France Inter une primaire de la gauche proposée par l'ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg et la maire de Paris, Anne Hidalgo : "C'est d'une hypocrisie totale. Ces gens-là ne cherchent pas l'union, mais une sortie de secours", a-t-il critiqué, car pour lui l'idée d'une primaire est la preuve que le "Parti socialiste n'est plus un parti de gouvernement" (https://www.francetvinfo.fr/elections/video-jean-luc-melenchon-rejette-la-primaire-de-la-gauche-pour-la-presidentielle-ces-gens-la-ne-cherchent-pas-l-union-mais-une-sortie-de-secours_4878581.html), sauf que cette primaire n’a pas été proposé par le Parti socialiste, mais par la Primaire populaire qui est un scrutin indépendant a été amorcé en mars 2021 et regroupe plus de 300 000 personnes participantes. C'est plus que la primaire EELV (122 675) et le congrès des Républicains (139 742) réunis (https://www.linternaute.com/actualite/politique/2593407-primaire-populaire-la-derniere-option-pour-un-candidat-unique-a-gauche-en-2022/).

 

Dans les sphères politiques, un nom circule ces derniers jours. Celui d’une ancienne ministre qui pourrait, peut-être, rassembler la gauche et la porter au pouvoir. Christiane Taubira serait une candidature providentielle qui pourrait être un catalyseur, mais cependant personne n’y croit car elle tarde. Mais, les électeurs de gauche prêts à voter Macron pour empêcher l’extrême droite pourraient se retrouver dans une candidature de Christiane Taubira (https://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/presidentielle-pour-moi-la-gauche-est-perdue-confient-des-electeurs-desabuses-par-la-campagne-acdbc108-5dc6-11ec-98fe-5049669919f0). L’ancienne garde des Sceaux, très populaire à gauche, a officialisé sa candidature le vendredi 17 décembre qui était réclamée avec force par de nombreux militants et soutiens politiques (https://www.20minutes.fr/elections/3200067-20211217-presidentielle-2022-christiane-taubira-prete-proposer-candidature-gauche). Et la possible candidate de gauche à la présidentielle a apporté son soutien, samedi 18 décembre, à la Primaire populaire. L'ancienne ministre de la Justice voit dans cette initiative portée par un collectif de la société civile le "dernier espace pour construire l'union" de la gauche, à laquelle elle entend participer. Après avoir annoncé la veille "envisager" d'être candidate à la présidentielle en 2022, elle a déclaré vouloir se donner "le temps nécessaire de faire en sorte que nous [la gauche] puissions saisir cette dernière chance de l'union" (https://www.francetvinfo.fr/politique/christiane-taubira/presidentielle-2022-taubira-soutient-la-primaire-populaire-dernier-espace-pour-construire-l-union-de-la-gauche_4885939.html). Anne Hidalgo a indiqué ce jeudi 23 décembre que si Christiane Taubira se déclarait candidate à l'élection présidentielle mi-janvier elle ne se retirerait pas. "C’est une candidature supplémentaire", a indiqué Anne Hidalgo sur BFMTV (https://www.lci.fr/politique/presidentielle-2022-si-christiane-taubira-est-candidate-anne-hidalgo-ne-retirera-pas-sa-candidature-2205349.html).

 

Mais qui dit candidat unique, suppose ralliement de tous à un programme commun. Écolos, insoumis, socialistes, communistes… Ces électeurs peuvent-ils trouver un terrain d’entente ? Sur les réseaux, l’administratrice du compte LePetitChaperonRouge (@LPCRouge, qui souhaite garder l’anonymat pour se protéger du harcèlement) essaie de «faire le lien» entre les électorats de gauche, de «réconcilier les gens». Parmi ses 3500 abonnés, elle compte des soutiens de divers partis de gauche. Pour d’autres, les divergences d’opinions entre les différentes sensibilités ne devraient pas être une impasse. Cependant, tous les électeurs ne sont pas d’accord avec l’idée d’une union, car les sensibilités de gauche ne peuvent trouver de programme commun, du fait qu’il y a des divergences qui sont irréconciliables entre les partis de gauche et organiser une primaire serait «une machine à perdre» (https://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/presidentielle-pour-moi-la-gauche-est-perdue-confient-des-electeurs-desabuses-par-la-campagne-acdbc108-5dc6-11ec-98fe-5049669919f0). Cependant, la Primaire populaire, initiative citoyenne en quête d’un rassemblement des partis de gauche pour la présidentielle de 2022 avec un Socle Commun de 10 mesures de rupture qui est co-construit avec 13 partis politiques des gauches et écologistes, et inspirées des revendications des mouvements sociaux de ces dernières années (https://primairepopulaire.fr/), a eu le droit à un second souffle à l’annonce d’Anne Hidalgo de vouloir passer par la primaire pour désigner une candidature unique de la gauche. Un «boulevard vers le rassemblement» inespéré qui donne de la visibilité à l’initiative. Les membres de la Primaire populaire ont réuni 283 000 signatures en sept mois. Ils espèrent entre 400 000 et 500 000 participations au vote organisé fin janvier (https://www.20minutes.fr/politique/3200991-20211220-presidentielle-2022-comment-primaire-populaire-reuni-283000-signatures).

 

Certains pensent que c’est une élection qui sera 100 % à droite, et regrettent aussi la candidature de la maire de Paris, qui a été propulsée sans rien. Une partie des électeurs de gauche ne croit déjà plus à sa victoire les 10 et 24 avril prochains. Pour certains, évidemment, «tout n’est pas perdu» (https://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/presidentielle-pour-moi-la-gauche-est-perdue-confient-des-electeurs-desabuses-par-la-campagne-acdbc108-5dc6-11ec-98fe-5049669919f0). Mais cela semble plutôt impossible, car depuis son appel «une grande primaire ouverte» de la gauche, lancé le 8 décembre, Anne Hidalgo essuie, presque chaque jour, un nouveau refus. Non, ils n’iront pas. Non, ils ne se soumettront pas à un énième vote des militants. Non, ils ne se rallieront pas à un candidat unique. Seul Arnaud Montebourg, l’électron libre lui aussi à la peine dans les sondages, a répondu favorablement à une union. Joignant néanmoins à son approbation quelques conditions (https://www.20minutes.fr/politique/3202219-20211222-presidentielle-2022-union-gauche-possible). Dix candidats avaient été présélectionnés par les citoyens inscrits pour participer à la Primaire populaire, dont Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Anne Hidalgo. Mais aussi Christiane Taubira, et des personnalités non déclarées, comme Clémentine Autain, François Ruffin ou l’économiste Gaël Giraud. Les candidats déclarés avaient tous, jusque-là, refusé d’y participer, jusqu’à l’appel surprise, mercredi 8 décembre, d’Anne Hidalgo, pour sauver une gauche "menacée de disparition". "Là où les appareils politiques ont échoué, seuls les citoyens peuvent nous rassembler", a-t-elle expliqué (https://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/primaire-gauche/presidentielle-a-gauche-qui-pilote-la-primaire-populaire-347886de-5c30-11ec-ba33-1b9954ca0701).

 

«C’est un mirage de croire que la gauche pourrait se réunir derrière un candidat unique», affirme Stéphanie Roza, chercheuse au CNRS et spécialiste de l’histoire de la gauche depuis la Révolution. Pour elle, les divergences d’opinions entre les candidats sur des sujets majeurs, comme le nucléaire ou l’emploi, ne permettent pas ce rassemblement tant espéré par une partie de la gauche. Mais aussi l’absence criante d’un candidat au charisme et à l’autorité naturelle indéniables, à l’image du François Mitterrand des années 1970 et 1980. Malgré des appels du pied de plus en plus insistants des organisateurs de la Primaire populaire qui, nostalgiques sans doute, rêvent d’une «Union de la gauche» comme celle qui avait vu gagner François Mitterrand en 1981, et le sentiment d’un besoin d’unité de la part des militants, tout semble converger vers une gauche plus éclatée encore (https://www.20minutes.fr/politique/3202219-20211222-presidentielle-2022-union-gauche-possible). Cependant, plus de 1500 élus locaux de gauche, dont les soutiens de la candidate PS Anne Hidalgo comme Martine Aubry ou Carole Delga, appellent à une candidature unique à gauche «via» l'organisation d'une primaire ouverte, dans une tribune publiée, dimanche 19 décembre, par le «Journal du Dimanche». «Nous soutenons l'initiative d'organiser une primaire ouverte, citoyenne et populaire, pour redonner l'envie, recréer de l'espoir et désigner la candidate ou le candidat qui fera gagner la République sociale et écologique en 2022», déclarent ces élus qui veulent que la gauche «se rassemble pour gouverner ensemble comme nous le faisons dans nos territoires» (https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20211219-pr%C3%A9sidentielle-fran%C3%A7aise-de-2022-plus-de-1500-%C3%A9lus-appellent-%C3%A0-l-union-de-la-gauche). Et parce qu’ils refusent la dispersion des voix de gauche, des élus se sont par serment le 16 octobre, à Romainville, en région parisienne, engagés à suspendre leurs parrainages jusqu’à désignation d’une candidature unique pour la prochaine présidentielle ainsi libellé. D’une trentaine d’élus au départ, le mouvement est passé à 280 élus dont 140 aujourd’hui ont le pouvoir de présentation ou de parrainage et par ailleurs, il s’est rapprochés des organisateurs de la Primaire populaire qui donne la possibilité aux citoyens de faire irruption dans une arène politique que les partis veulent close (https://www.lamontagne.fr/paris-75000/actualites/presidentielle-pourquoi-des-elus-de-gauche-font-ils-la-greve-des-parrainages_14063764/).

 

Enfin, la candidate socialiste n’a pas tort en déplorant l'idée que le débat public soit "complètement cannibalisé par les priorités de deux candidats de droite et d’extrême droite", en référence à Emmanuel Macron, Valérie Pécresse, Marine Le Pen et Eric Zemmour. Et de fustiger le fait que les thématiques liées aux "salaires, l'école, la place de l'hôpital, l'écologie" ne soient "pas traitées" (https://www.bfmtv.com/politique/elections/presidentielle/absolument-non-hidalgo-assure-qu-elle-ne-retirera-pas-sa-candidature-si-taubira-se-presente_AV-202112230125.html).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 21 Décembre 2021

Loup Besmond de Senneville, envoyé spécial permanent à Rome, nous montre dans la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Le-pape-appelle-diminuer-defenses-militaires-profit-leducation-2021-12-21-1201191292) que dans son message annuel publié mardi 21 décembre 2021 pour la 55e Journée mondiale de la paix, observée chaque année le 1er janvier et décrit généralement l'agenda social du pape pour l'année à venir, dans lequel le pape François s’inquiète de la croissance «exorbitante» des dépenses militaires, tandis que les dépenses liées à l’éducation sont réduites alors que les guerres et les conflits, le changement climatique, la dégradation de l'environnement et les effets de la pandémie de COVID-19 continuent d'avoir un impact sur le monde. Le pape insiste sur l’importance d’une mobilisation générale pour la paix de la part  la communauté internationale et de chaque individu pour développer des outils - dialogue, éducation et travail - pour construire une paix durable.

 

Et comme le montre LeMonde.fr avec l’AFP (https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/12/20/les-violences-conjugales-sont-un-probleme-quasi-satanique-selon-le-pape-francois_6106780_3224.html), dans un entretien à la télévision italienne, lundi 20 décembre, le pape François a estimé que les violences conjugales étaient un acte «quasi satanique, car c’est profiter de la faiblesse de quelqu’un qui ne peut pas se défendre», insistant sur «la dignité» des victimes lors d’une conversation avec une mère de famille, victime de violences ayant dû fuir avec ses enfants, mais «je vois beaucoup de dignité en toi, car si tu avais perdu ta dignité, tu ne serais pas là», a-t-il ajouté pour elle. Le nombre de cas de violences conjugales a été multiplié par la crise sanitaire et les confinements successifs. Depuis janvier, 112 femmes ont été tuées en Italie, selon le ministère de l’intérieur, dont plus de la moitié par leur mari ou ex-conjoint. Le pape, qui a célébré vendredi ses 85 ans, a plusieurs fois pris position contre les violences faites aux femmes, qu’il avait comparées en 2020 à une «profanation».

 

Enfin, Loup Besmond de Senneville, nous montre dans la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Polemique-Noel-presidente-Commission-europeenne-ecrit-pape-Francois-2021-12-20-1201191117) que dans une courte lettre envoyée destinée à éteindre un incendie après les critiques du pape sur un document de la Commission européenne recommandant de ne pas souhaiter «Joyeux Noël», quelques jours après son retour de Grèce, le 6 décembre, Ursula von der Leyen assure au pape François que l’Union européenne s’inspire de «l’héritage culturel, religieux et humaniste de l’Europe».   

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 15 Décembre 2021

Comme le montre cath.ch avec la-Croix.com  ce mercredi 15 décembre 2021 que les chiffres du rapport Sauvé sur les abus sexuels commis par le clergé en France ont été mis en cause dans certains milieux, plus particulièrement par huit membres de l’Académie catholique de France, une institution réunissant des intellectuels catholiques, ont récemment signé une critique du rapport Sauvé. Le document, adressé au Vatican, a provoqué la démission, le 25 novembre 2021, de nombreux membres de l’Académie. Dans une tribune du journal Le Monde du 14 décembre 2021, deux sociologues ayant participé aux travaux défendent leur méthodologie.

 

Des critiques ont émergé depuis la publication du rapport, le 5 octobre dernier, en particulier dans les milieux traditionalistes. Elles se sont focalisées sur l’écart, jugé invraisemblable, entre les dénombrements statistiques commandés par la Ciase à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et à l’École pratique des hautes études (EPHE). Alors que l’Inserm a donné le chiffre de 216 000 cas d’abus sexuels commis par des prêtres en France, l’EPHE n’en a en effet évalué que 28 000.

 

Dans la tribune du Monde, les responsables des deux enquêtes – Nathalie Bajos, sociologue-démographe et directrice de recherche à l’Inserm et Philippe Portier, directeur d’études à l’EPHE – s’efforcent de «montrer toutes les limites de cette critique». Les deux enquêtes produisent ainsi, selon les spécialistes, «des résultats quantitatifs qui ne sont pas contradictoires», car n’étant «pas du tout de même nature». Face à l’absence de données sociologiques sur les personnes abusées dans l’Église, l’équipe de l’Inserm a conduit une enquête en population générale auprès d’un échantillon de 28 000 personnes. Les chiffres ont ensuite été extrapolés à l’ensemble de la population française, comme cela se fait pour les sondages.

 

Quant à l’EPHE, elle a mené une analyse des archives à partir de plusieurs fonds explorés sur sept décennies (1950-2020). L’étude a été réalisée à partir d’un échantillon de 32 diocèses et de 15 ordres et congrégations, sélectionnés sur le fondement des réponses à un questionnaire adressé en juin 2019 à l’ensemble des évêques et supérieurs majeurs. Finalement, 1800 abuseurs ont été dénombrés «nominativement», auxquels s’ajoutent 1400 autres dont l’identité n’a pas pu être établie. C’est à partir des dossiers des abuseurs, des témoignages des victimes et des enquêtes judiciaires que l’estimation du nombre de victimes a été réalisée, sur la base de ces seuls agresseurs recensés, expliquent les experts.

 

L’enquête de l’Inserm porte donc sur une criminalité «déclarée», et celle de l’EPHE sur une criminalité «enregistrée». Pour les sociologues, il n’est donc pas étonnant que les chiffres diffèrent entre une «enquête anonyme» réalisée «dans un contexte social plus favorable à la déclaration des violences», par rapport à une étude sur des «données conservées» portant sur une époque où «les victimes informaient peu l’Église, qui d’ailleurs ne prenait guère en compte leur parole».

 

Nathalie Bajos et Philippe Portier soutiennent aussi l’une des conclusions controversées du rapport Sauvé, selon laquelle, les abus avaient dans plusieurs cas un aspect «systémique». Pour eux, les enquêtes «se rejoignent pour relever le caractère structurel des violences sexuelles dans l’Église, en montrant qu’elles surviennent sous l’effet de processus sociaux qui interagissent pour en faciliter la production».

 

Nathalie Bajos et Philippe Portier sont revenus sur plusieurs critiques émises fin novembre contre le rapport de la commission Sauvé  en montrant les limites de cette critique, en revenant sur les méthodologies de ces deux recherches, sociologique et sociohistorique, qu’elle a dirigée.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0

Publié le 12 Décembre 2021

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org que ce dimanche 12 décembre 2021 est spécial sur la Place Saint-Pierre, avec trois événements successifs. D'abord du rosaire en l’honneur de Notre-Dame de Guadalupe, qui a souillé la froide enceinte vaticane de ferveur mariale. Ensuite, la provision pour la bénédiction de l'Enfant Dieu (bambinelli) et, enfin, la catéchèse du pape depuis la chaise près de la fenêtre. Dans celui-ci, le pape François a tenté de répondre à la question que les baptisés posent à Jean : «Que devons-nous faire ?»

 

Pour répondre à la question, le pape nous a invités à y réfléchir, car «nous sommes occupés par tant de préparations, de dons et de choses qui arrivent, mais demandons-nous ce que nous devons faire pour Jésus et pour les autres ». En d'autres termes, il s'agit de : "découvrez qui vous êtes et travaillez pour réaliser le rêve qu'est votre vie !". Un rêve ancré dans le concret du quotidien. Et le Pape donne quelques exemples : «Je peux appeler celui qui est seul, visiter ce vieil homme ou ce malade, faire quelque chose pour servir les pauvres, les nécessiteux».

 

Dans les salutations après l'Angélus, le pape rappelle les "tensions" qui existent en Ukraine et demande la paix pour elle, à travers un dialogue international sérieux. Parce que "Les armes ne sont pas le chemin. Que ce Noël apporte la paix en Ukraine." Cette déclaration survient alors que les tensions ont repris depuis plus d’un mois dans la région. La Russie aurait déployé des dizaines de milliers de soldats à sa frontière avec l’Ukraine, faisant craindre une invasion imminente. Depuis 2014, le conflit entre séparatistes pro-russes et l’armée ukrainienne a fait plus de 13 000 morts (https://www.cath.ch/newsf/le-pape-invite-a-un-acte-concret-meme-petit-pour-preparer-noel/). Et les États-Unis ont renouvelé ce samedi, lors d’une réunion du G7 au Royaume-Uni, leur appel à la Russie en vue d’une «désescalade» des tensions avec l’Ukraine, assurant que les grandes puissances occidentales étaient prêtes à imposer à Moscou des sanctions «massives» en cas d’attaque (https://www.20minutes.fr/monde/3195459-20211212-conflit-ukraine-etats-unis-assurent-g7-pret-infliger-sanctions-massives-russie?xtor=RSS-176).

 

De plus, il rappelle la célébration de Notre-Dame de Guadalupe, proclame à deux reprises : Vive la Vierge de Guadalupe ! et demande sa protection pour le monde entier, en particulier "pour tant de pays américains, dont la situation est très triste". Enfin, il félicite Caritas Internationalis à l'occasion de son 70e anniversaire et lui demande de continuer à être la «main aimante de l'Église pour les pauvres et les vulnérables» et, pour y parvenir, il exhorte l'organisation à perdre du poids et à ce que «tout l'argent aille aux pauvres». Le pontife a aussi appuyé une nouvelle initiative du réseau catholique dédiée à l’environnement (https://www.cath.ch/newsf/le-pape-invite-a-un-acte-concret-meme-petit-pour-preparer-noel/).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0

Publié le 8 Décembre 2021

Comme le montre religiondigital.org le pape François est venu tôt ce matin sur la place romaine d'Espagne, où, pour la deuxième année consécutive à l' occasion de la pandémie, il a rendu un hommage privé à l'Immaculée Conception et n'a pas organisé le rassemblement de masse du passé, a rapporté le Vatican. "Ce matin, en la solennité de l'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, peu avant 6h15, le pape François s'est rendu sur la Plaza de España pour un acte de vénération à Marie Immaculée, également cette année en privé", a déclaré le Vatican. Le soleil ne s'était pas encore levé, ajoute la note, et le pape "a placé un panier de roses blanches à la base de la colonne au sommet de laquelle se trouve la statue de la Vierge et s'est arrêté en prière". Il est resté quelques minutes demandant «la guérison des nombreux malades; la guérison pour les peuples qui souffrent durement des guerres et de la crise climatique; et pour la conversion, afin que cela fasse fondre le cœur de pierre de ceux qui construisent des murs pour se protéger de la douleur des autres.», et peu après 6h20, il quitta la place pour se rendre à la basilique Sainte-Marie-Majeure, où il pria également devant l'icône La Salus Populi Romani (en français : «Sauvegarde du peuple romain»), avant retour au Vatican.

 

José Manuel Vidal nous monte aussi sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/Papa-recuerda-Chipre-Grecia-emigrantes_0_2403359647.html) qu’après s'être levé tôt pour se tenir au pied de la statue de la Vierge Immaculée sur la Place d'Espagne à Rome, le pape François a prié l'Angélus depuis la fenêtre, pour se rappeler que l'Immaculée «est pleine de grâce» ou «vide de mal». Et, donc, «elle n'a pas d'yeux pour elle-même», mais seulement pour Dieu. Selon le pape François, l'humilité est le chemin de la sainteté, car "le Seigneur, pour faire des merveilles, n'a pas besoin de grands moyens ni de nos sublimes capacités, mais plutôt de notre humilité". Et après avoir assuré que «le Seigneur nous a donné à tous un bon tissu pour tisser la sainteté dans la vie quotidienne !».

 

Dans les salutations post-Angélus, le pape a passé en revue son récent voyage à Chypre et en Grèce. Il appelle à nouveau l'île «perle de la Méditerranée», mais une perle blessée par «les barbelés et les murs». Il a remercié chaleureusement l'accueil des deux peuples, de leurs autorités et des patriarches respectifs, Jean Chrysostome et Jérôme. Et il a de nouveau exprimé sa profonde impression après avoir «regardé dans les yeux» les émigrés et leurs enfants. Pour cette raison, il a répété que, compte tenu de sa situation, «nous ne pouvons pas nous taire ou détourner le regard». Et il a proclamé avec un mélange de douleur et d'espoir : «S'il vous plaît, regardons dans les yeux des abandonnés que nous rencontrons. Laissons-nous provoquer par les visages des enfants, des enfants de migrants désespérés. Entrons dans leur souffrance, réagissons à notre indifférence. Regardons leurs visages pour nous réveiller du rêve de l'habitude».

 

À l’issue de l’Angélus le 8 décembre 2021, le pape François a conclu l’Année jubilaire consacrée à saint Joseph. Saint Joseph et son épouse la Vierge Marie sont des «guides sur le chemin de la sainteté», a souligné le pape. Il a remercié tous ceux qui ont fait vivre ces années de célébrations consacrées au couple de la Sainte Famille en 2021. Par un décret publié le 8 décembre 2020, le Saint-Siège avait annoncé consacrer 2021 à saint Joseph, protecteur de la Sainte Famille. Pour conclure cette Année – pendant laquelle tous les diocèses du monde étaient appelés à prier le père adoptif de Jésus – le pape a entamé une catéchèse sur saint Joseph à la fin du mois de novembre qu’il devrait poursuivre dans les prochaines semaines (https://www.cath.ch/newsf/la-vierge-marie-enseigne-la-veritable-humilite-declare-le-pape/).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0

Publié le 6 Décembre 2021

france24.com avec l’AFP nous montre qu’après une visite historique de deux jours et demi en Grèce, où il a rencontré des jeunes d'une école catholique de la banlieue d'Athènes, qu'il a exhortés à ne pas se "contenter de rencontres virtuelles" mais à "rechercher les rencontres réelles", le pape François a quitté le pays, lundi 6 décembre 2021. Sur l'île de Lesbos, il a lancé un vibrant appel à une meilleure intégration des migrants en Europe. Le pontife a longuement salué et béni des familles, parmi lesquelles de nombreux enfants dont certains l'ont enlacé. "Welcome !" (bienvenue), "We love you" (nous vous aimons), "Merci", pouvait-on entendre. Arrivé samedi en Grèce après un voyage à Chypre, d'où 50 migrants seront transférés à Rome, le pape François, lui-même issu d'une famille de migrants italiens, a été chaleureusement accueilli par une foule de demandeurs d'asile massés entre les conteneurs du camp qui abrite près de 2200 personnes.

 

Au cours de ce 35e voyage papal, le pape a été reçu deux fois par le chef de l'Église orthodoxe grecque, Mgr Hiéronyme II, lui demandant à nouveau "pardon" pour les "erreurs commises par de nombreux catholiques", comme l'avait fait Jean-Paul II en 2001 à Athènes. Dans la capitale grecque, où c'était la première visite d'un pape en deux décennies, il a célébré une messe dimanche devant quelque 2000 fidèles où il a prêché pour "la petitesse et l'humilité". Avant de quitter la Grèce, le pape François a également rencontré, lundi matin, le président du parlement grec, Konstantinos Tassoulas, et le chef de l'opposition, Alexis Tsipras, après s'être entretenu samedi avec la présidente de la République hellénique, Katerina Sakeropoulou, et le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis.

 

Le pape a donné une ultime conférence de presse à bord de l'avion qui le ramène à Rome comme le montre Elise Ann Allen dans cruxnow.com (https://www.cruxnow.com/vatican/2021/12/pope-on-resignation-of-french-archbishop-what-did-he-do-that-was-so-bad), où il a évoqué son voyage, axé sur la question migratoire, qui était le thème principal de sa visite à Chypre et en Grèce, déclarant aux journalistes que ceux qui construisent des murs «oublient l'histoire»,  et la fraternité avec les orthodoxes, affirmant que l’Église catholique et l’Église orthodoxe peuvent cheminer ensemble vers l'unité par la prière et les actes de charité, tandis que les différends théologiques se règlent au fil du temps. Il a également déclaré qu'une deuxième rencontre potentielle avec le patriarche orthodoxe russe Kirill de Moscou était prévue, mais n'a fourni aucun autre détail.

 

Le pape François a également réitéré les critiques qu'il a formulées lors de son discours d'ouverture en Grèce devant les autorités civiles, lorsqu'il a déclaré que la démocratie dans toute l'Europe et l'Occident était affaiblie par une vague de nationalisme. Le pape a déclaré aux journalistes dans l'avion que la démocratie est «un trésor de civilisation. Un trésor que les pays doivent défendre eux-mêmes mais aussi ailleurs.» Il a déclaré qu'il voyait deux menaces actuelles pour la démocratie, dont la première est le populisme, qui, selon lui, "commence à montrer ses ongles". «Je pense au populisme du siècle dernier : le nazisme. Le nazisme était un populisme qui défendait les valeurs nationales. Ou alors c'est dit. Mais il a réussi à anéantir la vie démocratique, c'est devenu une dictature», a-t-il déclaré, avertissant les gouvernements de droite comme de gauche de faire attention "à ne pas glisser sur la voie du populisme". Le populisme, a-t-il dit, «n'a rien à voir avec le popularisme, qui est l'expression de l'identité, du folklore, des valeurs d'une nation», mais est plutôt un système dans lequel les valeurs nationales sont sacrifiées et édulcorées «en faveur d'un gouvernement qui va au-delà des intérêts nationaux.» "Nous ne devrions pas édulcorer notre identité pour un gain national", a-t-il déclaré, pointant du doigt le roman de la fin des temps de 1907, Le Maître de la Terre, écrit par le père converti anglais Robert Hugh Benson, qui prévoyait la montée d'un gouvernement international qui gouvernerait toutes les nations.

 

Enfin, il a aussi évoqué l'affaire de la démission de l'archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, victime de «bavardages», car pour lui "C'est dangereux de condamner. Qui l'a condamné ? L'opinion publique, les rumeurs ? Mais qu'a-t-il fait ? Nous n'en savons rien". Le pape François a cependant évoqué "un manquement" de la part de Mgr Aupetit "au sixième commandement" ("Tu ne commettras pas d'adultère"), "pas total mais des petites caresses et des massages qu'il faisait à sa secrétaire". "Ça, c'est un péché. Mais ce n'est pas le péché le plus grave car les péchés de la chair ne sont pas les plus graves. (...) Ainsi, Mgr Aupetit est pécheur. Comme je le suis, comme l'a été Pierre, l'évêque sur lequel le Christ a fondé son Église", a-t-il souligné (https://actu.orange.fr/france/demission-de-mgr-aupetit-mais-qu-a-t-il-donc-fait-de-si-grave-s-interroge-le-pape-magic-CNT000001HeF9N.html).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0

Publié le 5 Décembre 2021

RFI.fr nous montre ce dimanche 5 décembre 2021 que cinq ans après sa première visite sur l’île de Lesbos en pleine crise migratoire, le pape est à nouveau en déplacement dans un camp de migrants de l’île grecque.

 

Accueilli par de nombreuses familles et enfants exilés, lui souhaitant la «bienvenue», le pape François est arrivé ce dimanche matin dans le camp de migrants de l'île grecque de Lesbos qui fait face depuis plusieurs années à un fort afflux de réfugiés traversant la Méditerranée. C'est dans le camp de Mavrovouni, qui abrite encore près de 2200 demandeurs d'asile dans des conditions ardues, que le pape s'est rendu. Ce camp remplace celui de Moria, qui a longtemps le plus grand d’Europe, détruit par un incendie fin 2020, rappelle notre envoyé spécial, Joël Bronner. Un nouveau centre dit d’accueil et d’identification a été construit depuis et c’est ici que le pape a prononcé un discours appelant notamment l’Europe à davantage de solidarité.

 

Après avoir salué les personnes présentes pour l’accueillir, le souverain pontife a délivré un vibrant discours appelant à mettre fin à un «naufrage de civilisation». La Méditerranée «est en train de devenir un cimetière froid sans pierres tombales», a également déclaré le pape devant des migrants au camp de Lesbos. Sous une tente, il a ensuite écouté les chants d'une chorale d'exilés, avant de s'attrister que la Méditerranée, «berceau de tant de civilisations» soit «désormais comme un miroir de la mort», rappelant «les images crues des petits corps gisants sur les plages». «Ne permettons pas que la 'mare nostrum' se transforme en une désolante 'mare mortuum', que ce lieu de rencontre devienne le théâtre de conflits ! Ne laissons pas cette mer des souvenirs devenir la mer de l'oubli», a-t-il exhorté devant la présidente grecque Katerína Sakellaropoúlou. Cette escale à Lesbos est plus rapide que la visite effectuée en 2006. Et le pape a finalement appeler à lutter contre l’indifférence et à trouver des alternatives à la mise en place de structures où, selon ses mots, «les migrants et les réfugiés vivent dans des conditions à la limite de l’acceptable, sans entrevoir de solutions».

 

Le pape est revenu ensuite à Athènes, où il a déjà dénoncé samedi une Europe «déchirée par les égoïsmes nationalistes», pour y célébrer une messe devant quelque 2500 fidèles dans une immense salle de concert. Il a d'ailleurs de nouveau attaqué avec force «l'indifférence qui tue, le désintérêt cynique qui, avec ses gants de velours, condamne à mort ceux qui sont en marge !» La cause des réfugiés est cette fois encore la pierre angulaire du 35e voyage du pape. Jorge Bergoglio, lui-même issu d’une famille de migrants italiens installés en Argentine, n’a de cesse de prôner l’accueil des milliers de «frères et sœurs», sans distinguer la religion, ni le statut de réfugié ou d’exilé économique (https://www.20minutes.fr/monde/3189639-20211205-crise-migrants-visite-ile-lesbos-pape-francois-denonce-naufrage-civilisation).

 

Le pape François a appelé dimanche au respect des "petits et humbles" lors d'une sainte messe le deuxième jour de sa visite à Athènes, la première d'un pontife en 20 ans. Le message s'adressait à la fois à la petite communauté catholique de Grèce et aux milliers de migrants et de réfugiés dans le pays, dont certains s'étaient rendu sur l'île de Lesbos plus tôt dimanche. L'accès à la salle de concert d'Athènes était strictement réglementé, des policiers vérifiant à la fois les invitations et les cartes de vaccination et les fourgons de police et les barrières métalliques entourant l'entrée, alors qu'un hélicoptère survolait. Pour des raisons de sécurité, les participants ont été encouragés à arriver jusqu'à deux heures avant l'événement et une station de métro à proximité a été fermée. Mais même sous des restrictions, il y avait un sentiment d'exaltation chez des centaines de catholiques désireux de voir le pape François. Les organisateurs ont déclaré qu'ils avaient été contraints de limiter la fréquentation de moitié en raison des garanties de Covid-19. Seules 2000 personnes ont été admises à l'intérieur, dont 900 dans la salle de concert principale avec le pape. Le pape François rentrera à Rome lundi après une réunion d'adieu avec la présidente grecque Katerina Sakellaropoulou et une réunion avec des élèves de l'école Saint-Dionys des Ursulines de la banlieue nord d'Athènes de Maroussi (https://www.rfi.fr/en/pope-francis-urges-respect-for-lowly-in-athens-mass).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 4 Décembre 2021

LePoint.fr avec l’AFP nous montrent que le pape François persiste et signe. Coutumier des appels à l’accueil des migrants, le souverain pontife a renouvelé son engagement lors d’une visite à Athènes, samedi 4 décembre. Après deux jours passés à Chypre, durant lesquels il avait dénoncé «le mur de la haine» dressé contre les migrants, le pape a profité de son passage dans la capitale grecque pour dénoncer une Europe «parfois bloquée» et «déchirée par les égoïsmes nationalistes».

 

Arrivé à l’aéroport d’Athènes à 11 heures, heure française, le pape François n’a pas attendu longtemps avant de tenir un tel discours, regrettant que «l’Europe persiste à tergiverser» quant à l’accueil inconditionnel des migrants. Au contraire, l’évêque de Rome souhaiterait que le Vieux Continent devienne «un moteur de solidarité». Il s’exprimait devant la présidente de la République hellénique Katerina Sakellaropoulou et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis ainsi qu’un parterre de personnalités catholiques et civiles qui l’ont chaudement applaudi au palais présidentiel d’Athènes.

 

Si le pape François s’est rendu sur l’île grecque de Lesbos en 2016, où il retournera dimanche, c’est la première visite d’un pape à Athènes en vingt ans, depuis le déplacement de Jean Paul II en mai 2001. À Athènes, le souverain pontife a rappelé que la Grèce avait «reçu sur certaines de ses îles un nombre de frères et sœurs migrants plus élevé que celui des habitants eux-mêmes». Or «la communauté européenne, déchirée par les égoïsmes nationalistes, apparaît parfois bloquée et non coordonnée, au lieu d’être un moteur de solidarité», a-t-il dit devant les autorités politiques.

 

Quelques minutes plus tôt, la présidente Sakellaropoulou avait évoqué «l’humanité des Grecs et la charge disproportionnée qu’ils ont supportée» dans la gestion de cette crise. «Notre pays s’efforce autant que possible d’empêcher les trafics illégaux de personnes», a-t-elle souligné. La présidente a aussi remercié le pape pour son «soutien chaleureux» lors de la conversion de la basilique Sainte-Sophie d’Istanbul en mosquée, afin de la «conserver comme un symbole universel de culte religieux et un monument emblématique de l’héritage mondial».

 

À Athènes, le pape vient «étancher sa soif aux sources de la fraternité» et renforcer ses liens avec ses «frères de foi», les chrétiens orthodoxes, séparés de l’Église catholique depuis le schisme de 1054 entre Rome et Constantinople. Le pape François s’entretiendra samedi avec l’archevêque de l’Église orthodoxe de Grèce Hiéronyme II et son entourage. Dans une vidéo publiée peu avant son départ de Rome, le pape s’est présenté en «pèlerin» à la rencontre de «tous, pas seulement des catholiques», une minorité de 1,2 % dans un pays à grande majorité de religion orthodoxe, non séparée de l’État.

 

Ce voyage, son 35e à l’étranger depuis son élection en 2013, sera également marqué dimanche par une nouvelle visite éclair à Lesbos, emblématique de la crise migratoire, où il a dit qu’il irait «aux sources de l’humanité» plaider pour l’accueil et «l’intégration» des réfugiés. Vendredi à Chypre, le pape François a appelé à «ouvrir les yeux» devant l'«esclavage» et la «torture», que subissent les migrants dans les camps. Une quarantaine d’ONG de défense des migrants ont exhorté le pape à intervenir pour que cessent les refoulements présumés d’exilés aux frontières gréco-turques. Le «père spirituel» est attendu avec impatience à Lesbos, où une trentaine de nouveaux demandeurs d’asile ont accosté mercredi. «Nous l’attendons les bras ouverts», a déclaré Berthe, une Camerounaise qui attend du pape «qu’il prie pour nous en raison des insécurités que nous avons vécues». Au cours de sa «brève» visite du camp de Mavrovouni, il rencontrera deux familles de réfugiés «choisies au hasard», selon Dimitris Vafeas, directeur adjoint du camp. Quelque 900 policiers devaient être déployés le temps de son déplacement sur l’île grecque et aux alentours du camp érigé à la hâte après l’incendie de septembre 2020 qui a détruit la structure de Moria, que le pape avait visité il y a cinq ans.

 

Drones, véhicules blindés, routes coupées : la capitale est également placée sous haute sécurité jusqu’au départ du souverain pontife lundi en fin de matinée, en prévision d’éventuelles manifestations d’hostilité. Même si le climat est meilleur qu’en 2001, lors de la première visite d’un pape en Grèce, il y a, à l’intérieur du synode grec, «quelques fanatiques anticatholiques réputés», a dit à l’AFP Pierre Salembier, supérieur de la communauté jésuite en Grèce. Tout rassemblement a été interdit dans le centre d’Athènes, survolé par un hélicoptère. Jusqu’à 2000 policiers sont prévus en cas de protestations de fondamentalistes orthodoxes. Il y a 20 ans, Jean Paul II avait demandé pardon pour les péchés des catholiques contre les orthodoxes, en référence au sac de Constantinople de 1204.

 

En cette période, où le populisme d’extrême-droite réveille les vieux démons du nationalisme, le pape François essaye de réveiller l’Europe face à l’égoïsme et aux attitudes xénophobe. Et comme on peut le voir ici ses paroles sonnent souvent juste.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 3 Décembre 2021

RFI.fr nous montre ce vendredi 3 décembre 2021 qu’au deuxième jour de sa visite à Chypre, le pape François a célébré une messe pour les catholiques venus de tout le pays et même d'au-delà, du Liban.

 

Des Chypriotes, des Philippins, des Béninois, des Anglais, mais aussi de très nombreux Libanais venus exprès pour l’occasion. Ce sont les catholiques qui ont participé à la messe célébrée par le pape François à Chypre ce vendredi matin. Au stade de Nicosie, le plus grand du pays, quelque 10 000 personnes sont venues écouter le chef de l’Église catholique. Durant son homélie prononcée depuis un podium dressé sur la pelouse du stade, le pape François a encouragé la minorité catholique du pays à être unie et à donner un témoignage chrétien sans «moralisme». Au milieu des gradins, se détachait une large délégation de casques bleus de l’ONU, mais aussi beaucoup de drapeaux libanais qui flottaient sur la foule. «C’est une bénédiction d’être là» confiait une jeune libanaise venue spécialement depuis Beyrouth et qui espère que le pape François viendra très prochainement visiter le Liban.

 

Et ce vendredi, le pape François a profité de sa visite à Chypre pour placer la question migratoire au cœur de l’actualité. Lors de ce déplacement, il a souhaité mettre des migrants à l’honneur. Le souverain pontife a présidé, une prière œcuménique avec plusieurs migrants, dans une église située près de la zone tampon administrée par l'ONU.  "Votre présence, frères et sœurs migrants, est très significative pour cette célébration", a dit le pape de 84 ans dans l'église de la Sainte-Croix. Dieu nous appelle "à ne pas nous résigner à un monde divisé (...) mais à cheminer dans l'histoire attirés par le rêve de Dieu : une humanité sans murs de séparation, libérée de l'inimitié", a-t-il ajouté. Le pape François a aussi appelé à "ouvrir les yeux" devant l'"esclavage" et la "torture", que subissent les migrants dans les camps, dressant un parallèle avec la Seconde Guerre mondiale. "Cela nous rappelle l'histoire du siècle dernier, des nazis, de Staline, et on se demande comment cela a pu se passer. Mais ce qui s'est passé autrefois est en train d'arriver aujourd'hui sur les côtes voisines. (...) Il y a des lieux de torture, des gens qui sont vendus. Je le dis car c'est ma responsabilité d'ouvrir les yeux" (https://www.france24.com/fr/europe/20211203-le-pape-fran%C3%A7ois-%C3%A0-chypre-une-%C3%AEle-d%C3%A9pass%C3%A9e-par-la-crise-migratoire).

 

La veille en arrivant sur l’île, le pape le pape a exhorté le continent européen à "l’unité". "Nous avons besoin de (...) marcher ensemble", a-t-il déclaré, évoquant la Méditerranée comme "une mer qui a bercé tant de civilisations, une mer d'où débarquent, aujourd'hui encore, des personnes, des peuples et des cultures de toutes les parties du monde" (https://www.france24.com/fr/europe/20211203-le-pape-fran%C3%A7ois-%C3%A0-chypre-une-%C3%AEle-d%C3%A9pass%C3%A9e-par-la-crise-migratoire). Et il avait d’ailleurs exprimé sa grande préoccupation pour le Liban, situé à une centaine de kilomètres des côtes chypriotes. «Je ressens la douleur d’un peuple fatigué et éprouvé par la violence et la souffrance», avait-il confié, en priant pour que la nation libanaise connaisse la paix.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Église

Repost0