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Publié le 30 Novembre 2021

Loup Besmond de Senneville (à Rome), nous montre dans la-Croix.com ce mardi 30 octobre 2021 que dans un court entretien de 4 minutes diffusé par les médias du Vatican, le cardinal Pietro Parolin tout en reconnaissant d’abord que le souci d’effacer toute discrimination est juste (https://www.cath.ch/newsf/effacer-le-mot-noel-naide-pas-a-lutter-contre-la-discrimination/), s’inquiète d’un document interne de la Commission européenne, dont le retrait a été annoncé le 30 novembre, et qui préconisait de ne plus souhaiter «joyeux Noël», pour respecter les traditions religieuses de chacun, car pour  lui ces préconisations effacent les différences et tendent vers l’uniformisation. Son message est clair : nier «les racines chrétiennes de l’Europe», mettrait le vieux continent en danger. 

 

Ce document commandé par Helena Dalli, commissaire européenne à l’Égalité, suggère de privilégier en interne, au nom de l’inclusivité, certaines expressions. Selon le document – dont le média italien Il Giornale s’est fait l’écho -, il serait ainsi préférable d’utiliser les termes «période de vacances»  à ceux de «période de Noël». De même, il faudrait éviter lors d’une réunion d’employer les mots «Mesdames et Messieurs» pour préférer une formule neutre : «Chers collègues». Ces révélations ont suscité une vive réaction du côté du Vatican. Sur son compte Twitter, la commissaire Helena Dalli a tenu à réagir aux «inquiétudes» concernant ses «Lignes directrices sur la communion inclusive» en fin de matinée. Elle a promis de les examiner et de mettre à jour son document prochainement (https://www.cath.ch/newsf/effacer-le-mot-noel-naide-pas-a-lutter-contre-la-discrimination/).

 

Finalement, la commissaire européenne à l’Égalité Helena Dallia été obligée, mardi, de rétropédaler après la publication de son «guide de l’inclusivité», qui bannissait des mots et expressions du langage courant car «trop genrés». "Certains exemples fournis dans les recommandations sur la communication inclusive ont suscité des préoccupations", a expliqué Helena Dalli, en annonçant sur Twitter le retrait de ce document (https://www.nicematin.com/faits-de-societe/langage-inclusif-la-commission-europeenne-revoit-sa-copie-apres-un-debut-de-polemique-730591). Selon la commissaire maltaise son travail est inachevé et mérite une «mise à jour». En vérité, ce guide a soulevé une belle bronca au sein de la Commission, comme à l’extérieur (https://www.lepoint.fr/europe/commission-europeenne-le-lexique-inclusif-fait-pschitt-30-11-2021-2454502_2626.php).

 

Cependant, la commissaire maltaise Helena Dalli a expliqué que son "initiative" de rédiger des recommandations "visait à atteindre un objectif important: illustrer la diversité de la culture européenne et mettre en valeur la nature inclusive de la Commission européenne envers tous les milieux et toutes les convictions des citoyens européens" (https://www.nicematin.com/faits-de-societe/langage-inclusif-la-commission-europeenne-revoit-sa-copie-apres-un-debut-de-polemique-730591). Mais rien, dans tout cela ne servait à effacer les différences et à tendre vers l’uniformisation.

 

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Publié le 28 Novembre 2021

RFI.fr nous montre ce dimanche 28 novembre 2021 que le pape François exprime sa «douleur» après les récents drames impliquant des migrants dans la Manche, à la frontière biélorusse, ou encore en Méditerranée. À l'issue de la prière dominicale de l'Angélus, le souverain pontife a une nouvelle fois condamné toute «instrumentalisation» des personnes migrantes.

 

Au lendemain d'une rencontre au Vatican avec un groupe de migrants accueillis par un diocèse italien, le pape François a tenu une nouvelle fois à réagir avec force aux drames récents qui ont touché les personnes en quête d'un monde meilleur. Le Saint-Père demande : «Combien de migrants sont exposés, ces jours-ci, à des dangers très graves, et combien perdent la vie à nos frontières ? Je ressens de la tristesse à l'annonce de la situation dans laquelle se trouvent tant d'entre eux : ceux qui sont morts dans la Manche ; ceux qui se trouvent aux frontières de la Biélorussie, dont beaucoup sont des enfants; ceux qui se noient en Méditerranée...»

 

L'évêque de Rome a aussi évoqué ces migrants rapatriés en Afrique du Nord, et qui sont, a-t-il dénoncé, «capturés par des trafiquants qui les transforment en esclaves», où les femmes sont vendues et les hommes torturés. Le pape a aussi voulu rappeler, selon ses mots, ceux qui «ont tenté de traverser la Méditerranée à la recherche d'une terre de bien-être et y ont trouvé, au contraire, une tombe».

 

Le pape François souhaite que des solutions soient trouvées pour qu'en aucun cas ces migrants ne soient l'objet d'instrumentalisation, et que leur humanité soit respectée. Des mots forts prononcés à quelques jours de son voyage en Grèce où il est attendu une nouvelle fois sur l'île de Lesbos.

 

Pendant ce temps, l'agence européenne Frontex va déployer à partir de ce mercredi 1er décembre un avion pour aider à lutter contre le trafic migratoire en Manche, a annoncé Gérald Darmanin à l'issue d'une réunion européenne à Calais convoquée ce dimanche quatre jours après le naufrage meurtrier de 27 migrants. Cet appareil va "survoler jour et nuit" la zone, de la France aux Pays-Bas, a précisé le ministre de l'Intérieur, réaffirmant aussi la volonté de la France de "travailler" avec "ses amis britanniques", pour mieux tarir cette voie migratoire, mais sur "un pied d'égalité".  "La mobilisation européenne est remarquée et remarquable", a souligné Gérald Darmanin, assurant que "cette réunion n'était pas anti-anglaise mais pro-européenne" tout en estimant que "nous ne sommes pas otages de la politique intérieure anglaise" (https://www.lci.fr/societe/en-direct-crise-des-migrants-un-avion-de-frontex-va-surveiller-la-manche-jour-et-nuit-a-compter-de-mercredi-annonce-gerald-darmanin-2202838.html).

 

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Publié le 27 Novembre 2021

20Minutes.fr avec l’AFP nous montrent que la visite de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église catholique au Vatican auprès du pape, prévue le 9 décembre, est «reportée», a annoncé le jeudi 25 novembre 2021 le président de la commission, Jean-Marc Sauvé.

 

Une bonne partie des 22 membres de la Ciase devait être reçue en audience par le pape François le 9 décembre au matin, avec les responsables de la Conférence des évêques de France (CEF) et de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref). «De nouvelles dates sont à l’étude», a indiqué la CEF. Cette rencontre devait intervenir deux mois après les révélations choc de la Ciase, qui a estimé à 330 000 le nombre de personnes de plus de 18 ans ayant fait l’objet de violences sexuelles depuis 1950, quand elles étaient mineures, de la part de clercs, religieux ou personnes en lien avec l’Église.

 

Or la raison de cette modification d’agenda pourrait être plus complexe que celle avancée. D’abord parce que le voyage du pontife a été annoncé officiellement par le Vatican dès le 5 novembre. Ensuite, parce qu’un texte de quinze pages très critique sur le travail de la Ciase a été adressé à Rome par des membres de l’Académie catholique de France, une institution réunissant des intellectuels catholiques, fondée en 2008. Il constitue une démolition en règle du bilan et des recommandations produits par la vingtaine d’experts réunis en février 2019 par Jean-Marc Sauvé. Ils contestent la méthodologie qui a conduit l’Inserm à évaluer, pour la Ciase, à 330 000 le nombre de personnes aujourd’hui majeures qui auraient été agressées sexuellement pendant leur minorité par un prêtre, un religieux ou un laïc en mission ecclésiale. L’évaluation est de 216 000 pour les seuls prêtres et religieux (https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/11/26/des-membres-de-l-academie-catholique-de-france-critiquent-le-rapport-de-la-ciase-sur-la-pedocriminalite-dans-l-eglise_6103779_3224.html).

 

De son côté, le souverain pontife, qui aura 85 ans en décembre, a prévu de se rendre sur l’île méditerranéenne de Chypre puis en Grèce du 2 au 6 décembre. Alors qu’il doit se rendre à Chypre, le pape François a prévu de ramener des migrants à Rome, a-t-il été annoncé ce vendredi 26 novembre (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-francois/le-pape-francois-ramenera-des-migrants-a-rome-a-l-occasion-de-sa-visite-a-chypre-fdda9fa8-4ec5-11ec-a154-8043ea2ede2d). Enfin, dans un long entretient au Vatican, le vendredi 26 novembre, les sujets internationaux dont la protection de l'environnement à la lumière des résultats de la COP26, les perspectives de la prochaine présidence française de l'Union européenne, ainsi que sur l'engagement de la France au Liban, au Moyen-Orient et en Afrique (https://www.europe1.fr/international/emmanuel-macron-de-nouveau-chez-le-pape-un-geste-envers-les-catholiques-4079258), ont dominé les échanges entre le pape François et Emmanuel Macron, à l’occasion duquel les deux hommes ont affiché leur familiarité (https://www.la-croix.com/Religion/A-Rome-Emmanuel-Macron-pape-Francois-affichent-leur-bonne-entente-2021-11-26-1201187181)

 

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Publié le 25 Novembre 2021

fr.euronews.com nous monte que ce jeudi 25 novembre, c'est la journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes. Elles prennent de multiples formes : du féminicide, 102 femmes tuées en France en 2020, aux comportements sexistes : 99% des femmes disent avoir été victimes d'un acte ou comportement sexiste en 2019.

 

Ce jour a été choisi à la mémoire de trois sœurs – Patria, Minerva et María Tereza – mariées à des opposants au régime de la République dominicaine. De retour de la prison où elles s’étaient rendues pour visiter leurs maris, toutes les trois avaient été assassinées dans des conditions particulièrement épouvantables par la police dominicaine sur ordre du dictateur de l’époque, Rafael Trujillo. Un crime, commis le 25 novembre 1960, qui précipita sa chute (https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/violences-faites-aux-femmes-une-mobilisation-mondiale).

 

En Italie, où chaque jour 89 femmes en moyenne sont victimes d'un crime sexiste, le pape François a envoyé un message de soutien aux femmes en rencontrant les associations : "La violence, c'est mal, c'est mal ! C'est très laid cette attitude violente, a-t-il déclaré dans la basilique Saint Pierre de Rome. Par votre travail important, vous contribuez à construire une société plus juste et plus solidaire".

 

Le gouvernement français développe des mesures pour enrayer ce phénomène, parmi elles la distribution aux victimes de téléphones "grave danger", des bracelets anti-rapprochement pour les auteurs, et la création d'un fichier des auteurs de violences conjugales. À l'occasion de la journée pour l'élimination de la violence faite aux femmes, le Premier ministre Jean Castex a annoncé, ce jeudi, une série de nouvelles mesures pour protéger les femmes victimes de ces violences avec 1000 nouvelles places d'hébergement qui seront ouvertes dans le courant de l'année 2022, avec 5000 téléphones "grave danger" qui seront disponibles en 2022, et une "semaine de l'égalité entre les filles et les garçons" va être créée à l'école en 2022 la semaine du 8 mars (https://www.ladepeche.fr/2021/11/25/violences-faites-aux-femmes-jean-castex-annonce-une-nouvelle-serie-de-mesures-pour-proteger-les-victimes-9949843.php).

 

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Publié le 22 Novembre 2021

LeMonde.fr avec l’AFP nous montre ce lundi 22 novembre 2021 que le père Jean-Pierre Schumacher, dernier survivant du massacre du monastère trappiste algérien de Tibhirine en 1996,  est décédé dimanche 21 novembre dans un monastère du centre du Maroc, à l’âge de 97 ans, a-t-on appris auprès d’un responsable de l’Eglise chrétienne au Maroc. «Il [Jean-Pierre Schumacher] est décédé ce matin dans la sérénité au monastère Notre-Dame de l’Atlas, à Midelt. C’est un homme simple et fraternel qui savait que sa mission était de témoigner de ce qu’il a vécu à Tibhirine», a déclaré à l’AFP le père Daniel Nourissat, vicaire de la Cathédrale Saint-Pierre de Rabat.

 

Jean-Pierre Schumacher, 97 ans, originaire de Lorraine, fils d’une famille catholique ouvrière, devenu moine trappiste, Jean-Pierre Schumacher avait été envoyé à Tibhirine en 1964 par l’évêque d’Alger "pour y construire une petite communauté implantée en plein milieu musulman, vivant pauvre parmi les pauvres" (https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/algerie/le-dernier-survivant-du-massacre-du-monastere-de-tibhirine-est-mort-au-maroc-a-lage-de-97ans_4854489.html), et il était le dernier survivant de la mutinerie perpétrée contre sept moines trappistes du monastère de Tibhirine, enlevés et assassinés en 1996 pendant la guerre civile en Algérie. Lui et frère Amédée (mort en 2008) n’avaient pas été enlevés lors de cette tragédie, parce que les ravisseurs cherchaient sept moines au lieu des neuf qu'ils étaient en réalité (https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/algerie/le-dernier-survivant-du-massacre-du-monastere-de-tibhirine-est-mort-au-maroc-a-lage-de-97ans_4854489.html).

 

Les circonstances de ce massacre n’ont toujours pas été élucidées. Seules leurs têtes décapitées avaient été retrouvées sur une route, deux mois après l’enlèvement. La thèse officielle avancée à l’époque par Alger décrivait un enlèvement puis un assassinat, revendiqués par des islamistes du Groupe islamique armé (GIA) en pleine guerre civile mais des doutes subsistent sur la possible implication des services secrets militaires algériens.

 

Quatre ans après le drame, Jean-Pierre Schumacher s’installait au Maroc où il est devenu le prieur d’une petite communauté de moines trappistes de l’Ordre cistercien dans l’Atlas marocain. Le pape François l’avait même rencontré lors de son voyage apostolique au Maroc en 2019 (https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/algerie/le-dernier-survivant-du-massacre-du-monastere-de-tibhirine-est-mort-au-maroc-a-lage-de-97ans_4854489.html).  "Il disait souvent que sa survie était un appel de Dieu à témoigner, chose qu'il a faite toute sa vie", a déclaré à l'AFP le père Daniel Nourissat, vicaire de la Cathédrale Saint-Pierre de Rabat. «Il disait souvent que sa survie était un appel de Dieu à témoigner, chose qu’il a faite toute sa vie», raconte M. Nourissat. Un autre rescapé du drame, le père Amédée Noto, est lui décédé en 2008. Le moine Jean-Pierre sera inhumé mardi à Midelt, d’après le père Nourissat.

 

Ses sept compagnons martyrs de Tibhirine ont été béatifiés le 8 décembre 2019 lors d’une messe célébrée au sanctuaire de Santa Cruz à Oran (https://www.ladepeche.fr/2021/11/22/massacre-des-moines-de-tibhirine-le-dernier-moine-encore-en-vie-est-mort-9943099.php).

 

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Publié le 19 Novembre 2021

"Ce ne sont que de petits cas", même si "cela n'en diminue pas la gravité". Le porte-parole de la Conférence épiscopale, Luis Argüello, a raté cet après-midi une autre grande occasion - peut-être la dernière - de confronter de manière décisive l'enquête sur les abus comme le montre Jesús Bastante sur religiondigital.org ce vendredi 19 novembre 2021. Par ailleurs : Argüello a dénoncé que le 'casus belli' qui est fait contre l'Église face à un problème, celui de la pédophilie dont il a affirmé que seulement 0,8% se produisent dans l'Église espagnole. "Même en additionnant tous les cas qui sont apparus dans les médias, les cas qui remontent à une période de 80 ans, ne dépassent sûrement pas le millier (...) alors qu'il y a des centaines de milliers de prêtres, des millions d'enfants et adolescents, et seulement un nombre minime, mais malheureusement existant, d'abus", a déclaré l'évêque auxiliaire de Valladolid, qui a souligné que la plupart des abusés demandent «la discrétion, sans faire de leur propre cas un enjeu médiatique».

 

Le prélat s'est emballé, et a poursuivi avec une diatribe erratique : "Pourquoi l'accent est-il mis uniquement sur l'Église catholique ? Il y a des cas dans les fédérations sportives, une enquête générale a-t-elle été demandée au CIO ou à la FIFA ?", a-t-il ajouté, malgré la reconnaissance de la «grande gravité» de ces abus dans une institution à caractère morale telle que l'Église. Si grave, que contrairement à ce qui se passe dans toute l'Europe (sauf en Italie) et en Espagne, il n'y aura pas d'enquête historique sur la pédophilie dans l'Église, et la Conférence épiscopale n'écoutera pas, en plénière, les victimes. "Nous n'avons pas fait ce genre d'écoutes téléphoniques." Loin d'avouer sa lenteur (son refus, plutôt) d'enquêter sur les cas d'abus en son sein, la Conférence épiscopale montre sa poitrine, et se proclame pionnière dans la création de normes anti-pédérastiques. De Compostelle, où ils sont allés faire un pèlerinage au tombeau de Saint-Jacques, le porte-parole de la CEE, Luis Argüello, a annoncé que l'Assemblée plénière de l'épiscopat a approuvé le décret général sur la protection des mineurs.  «C'est la première Conférence épiscopale au monde qui approuve un ensemble de normes  pour traiter les cas d'abus sexuels sur les mineurs et les personnes qui ont habituellement un usage imparfait de la raison», lit-on dans la note. Le texte, a ajouté Argüello, rassemble en un seul document, les règlements canoniques dispersés dans plusieurs documents, et «sera valable dans tous les diocèses espagnols, dans les institutions religieuses de droit diocésain».

 

Bien sûr : rien pour enquêter, ni ouvrir les dossiers, pour que d'autres puissent connaître le nombre réel de victimes de pédophilie cléricale, et aussi aucune indemnisation aux victimes, dans un message très éloigné des propos du cardinal Omella dans son discours inaugural ou ceux que, ce matin, il a prononcés dans son offrande à l'apôtre Jacques : «Les abus commis par certains membres de l'Église nous causent douleur et honte. Nous demandons ta force et ta lumière pour que, dans tous les diocèses, nous puissions trouver, accueillir et accompagner, face à face, les victimes dans la guérison de leur douleur.» Y aura-t-il une enquête sur les cas d’abus sur mineurs ? Non. "Tous les évêques sont favorables à la connaissance, au cas par cas, des situations qui ont pu se produire, notamment avec le désir qu'elles ne se produisent plus". "Notre intérêt principal est que chaque victime puisse sentir que chaque diocèse, chaque congrégation, est prêt à accepter sa situation", a déclaré Argüello, qui a précisé que "nous ne sommes pas pour le travail de faire des recherches sociologiques ou statistiques, mais pour connaître chaque victime (et agresseur éventuel) avec des noms et prénoms. Nous avons pris conscience de la gravité des abus, de l'importance de la prévention et de la nécessité d'aller de l'avant." Les victimes attendent mieux.

 

Enfin, comme nous montre religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/Iglesia-Colonia-realiza-penitencia-confesion-abusos-woelki-alemania_0_2397360267.html) le diocèse de Cologne a choisi une autre voie en organisant jeudi une cérémonie de pénitence pour les cas d'abus sexuels perpétrés par le clergé, précisant qu'il ne s'agissait pas de l'acquittement des agresseurs, mais plutôt d'un "aveu de culpabilité". La façon dont l'Église catholique allemande a traité les accusations d'abus sexuels a provoqué une énorme crise à Cologne, dont l'archevêque, le cardinal Rainer Maria Woelki, qui a pris une "pause spirituelle" sur les conseils du pape François. L'administrateur par intérim de l'archidiocèse, l'évêque auxiliaire Rolf Steinhaeuser, a présidé le service de jeudi. "Un grand nombre de crimes de violence sexuelle contre des élèves ont été commis par des prêtres et d'autres employés ecclésiastiques de notre diocèse", a admis Steinhaeuser lors de l'office dans la cathédrale de Cologne. L'évêque auxiliaire a déclaré qu'en tant qu'actuel chef de l'archidiocèse, il est le «chef de l'organisation perpétrante de l'archidiocèse de Cologne», a rapporté dpa. "Cet office ne se termine pas avec le pardon ", a déclaré Steinhaeuser. «Nous ne pouvons pas nous absoudre. Nous ne nous excusons pas non plus auprès des personnes concernées pour se sentir mieux. L'intention de l'office était « un aveu de culpabilité, un souvenir des personnes touchées, une intercession».

 

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Publié le 17 Novembre 2021

José Manuel Vidal nous montre ce mercredi 17 novembre 2021 sur religiondigital.org qu’en l'année consacrée à saint Joseph, le pape François entame aujourd'hui une série de conférences sur Joseph de Nazareth, afin «qu'il nous serve de soutien, de consolation et de guide». Selon Bergoglio, saint Joseph et Jésus lui-même ont choisi dans leur vie les périphéries, à la fois géographiques (Bethléem et Nazareth au lieu de Jérusalem) et existentielles. La conclusion est claire : «L'Église sait qu'elle est appelée à annoncer la bonne nouvelle depuis les périphéries», car «Jésus continue de se manifester dans les périphéries géographiques et existentielles» et «va chercher ceux qui n'ont pas fait le mal mais qui l'ont subi : les malades, les affamés». Et l'invitation urgente : «Repartons de Bethléem, repartons de Nazareth.»

 

Dans son salut en italien, le pape invite "à protéger et à respecter les enfants et les adolescents", afin qu'ils ne soient pas victimes d'abus et demande que, face aux problèmes du travail, "la logique de l'avantage maximum ne prévale pas, mais plutôt celui du partage et de la solidarité. Au centre des enjeux du travail doit toujours être la personne et sa dignité. Quand le pain ne se gagne pas, la dignité se perd. Prions pour ces personnes."

 

Nous apprenons également qu’Emmanuel Macron devrait être reçu en audience privée par le pape François, vendredi 26 novembre à 10h30. L’information a été confirmée à La Croix  (https://www.la-croix.com/Religion/Emmanuel-Macron-devrait-etre-recu-pape-Francois-26-novembre-2021-11-17-1201185634) par des sources concordantes, à Rome et à Paris. L’Élysée n’a pas fait pour l’heure d’annonce officielle, mais plus rien ne semble s’opposer à cette rencontre, le pape ayant donné son accord mercredi 17 novembre.

 

Enfin, l'ex-prêtre Bernard Preynat, condamné le 16 mars 2020 à cinq ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Lyon pour des agressions sexuelles sur mineurs commises entre 1971 et 1991 dans le diocèse de Lyon, a été arrêté dans la Loire, a appris franceinfo (https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/pedophilie-de-l-eglise/l-ex-pretre-bernard-preynat-interpelle-dans-la-loire-pour-executer-sa-peine_4848407.html) de source proche du dossier, confirmant une information de M6. Bernard Preynat aujourd'hui âgé de 76 ans, n'avait pas fait appel de sa condamnation, il a été arrêté pour exécuter sa peine. L'ancien prêtre est désormais incarcéré à la maison d'arrêt de La Talaudière (Loire) après avoir été présenté au parquet. Bernard Preynat avait jusque-là évité l'incarcération pour des raisons de santé, mais le parquet de Saint-Étienne indique dans un communiqué qu'"au regard de l'expertise médicale [...] établissant que Bernard Preynat ne présentait pas de pathologie engageant son pronostic vital et son état de santé n'apparaissait pas 'durement incompatible avec son placement en détention dans le cadre d'une structure de soins spécialisés pénitentiaires' le tribunal de l'application des peines de Lyon rejetait sa demande de suspension de peine".

 

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Publié le 16 Novembre 2021

«La question des identités sexuelles et de genre est pour beaucoup une mesure de la crédibilité de l'Église dans notre société». C'est l'expression de l'évêque de Mayence, en Allemagne, Peter Kohlgraf, dont les convictions et la sensibilité sur la question l'ont amené à annoncer la création d'une pastorale et de personnes de contact pour les personnes homosexuelles et queer dans son diocèse comme le montre Jordi Pacheco sur religiondigital.org ce mardi 16 novembre 2021.

 

Il l'a fait, selon Katholisch.de, vendredi dernier, lors du discours de bienvenue que le prélat allemand a prononcé au début d'un forum de dialogue intitulé «Se concentrer sur la vie. Reconnaître les personnes dans leur diversité : identités sexuelles et de genre dans l'Église catholique». Kohlgraf considère que la question de la diversité sexuelle ne peut être écartée au motif qu'il s'agit d'un problème minoritaire. «Indépendamment des chiffres, en tant que chrétiens, en tant qu'Église, nous avons la responsabilité d'aller à la rencontre de tous selon les normes de l'Évangile», prévient Kohlgraf, qui a affirmé avoir l'émission sur son «radar».

 

Alors que le catéchisme appelle au respect des personnes homosexuelles, le prélat de 54 ans admet qu'il ne peut toujours pas "voir une application trop concrète à ce stade". «Ceux qui ne sont pas appelés au célibat exprimeront normalement aussi leur sexualité dans un partenaire qui leur convient. Cependant, aucune association ne peut être réduite à une «rencontre sexuelle». Le sens et les formes d'expression sont plus diverses que l'acte sexuel», a-t-il expliqué. «En tant qu'évêque, il ne pouvait rester indifférent au fait que les gens se sentent discriminés et exclus par l'enseignement de l'Église», confesse Kohlgraf, convaincu de la nécessité de «considérer tous les hommes comme des images de Dieu, même de cette manière différenciée…»

 

Laissant de côté la vision fondamentalement binaire de l'être humain dans la Bible (Dieu a créé tous les êtres humains, chacun avec leurs propres caractéristiques) Kohlgraf soutient que «c'est la tâche de l'Église, et la mienne en tant qu'évêque, non seulement de voir une question théorique à ce sujet». Comme le rapporte le diocèse de Mayence, il existe des personnes de contact pour les homosexuels et les homosexuels dans 12 des 27 diocèses allemands.

 

L'évêque de Mayence, Peter Kohlgraf, estime que les personnes de toutes orientations et identités devraient se sentir les bienvenues dans l'Église, car Dieu a créé tous les êtres humains selon leurs propres caractéristiques.

 

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Publié le 15 Novembre 2021

religiondigital.org nous montre ce lundi 15 novembre 2021 que les évêques catholiques des États-Unis devraient examiner cette semaine cette question, qui a aggravé les divisions dans l'Église depuis l'arrivée au pouvoir des démocrates.

 

Lors de la conférence du 15 au 18 novembre à Baltimore, les évêques prévoient de voter sur un document qui clarifie le sens de la Sainte Communion, un sacrement fondamental de la foi. Un comité a rédigé le document après la conférence des évêques de juin, où ils ont débattu de l'opportunité de prendre position sur l'éligibilité d'éminents catholiques comme Biden dont les actions politiques, selon eux, contredisent l'enseignement de l'Église de recevoir la communion. Biden, le premier président catholique depuis John F. Kennedy, a déclaré qu'il était personnellement opposé à l'avortement mais soutenait le droit de choisir d'une femme. Le mois dernier, son administration a demandé à la Cour suprême de bloquer une loi du Texas qui interdit les avortements après six semaines.

 

La question a divisé la Conférence épiscopale des États-Unis et a opposé les catholiques les plus conservateurs à ceux qui soutiennent les vues du président. Environ 55% des catholiques pensent que l'avortement devrait être légal dans tous ou la plupart des cas, contre 59% de la population générale, selon un sondage Pew Research réalisé en avril. Le débat a semé encore plus la discorde dans la lutte de l'Église pour conserver ses membres. Près de 20% des catholiques américains ont quitté l'Église au cours des deux dernières décennies, selon un sondage Gallup réalisé en mars, alors que des scandales d'abus sexuels impliquant des prêtres ont émergé.

 

Le président a rencontré en privé le pape François au Vatican le mois dernier et a déclaré plus tard que le pontife lui avait fait remarquer qu'il était un «bon catholique» qui pouvait recevoir la communion. Avant cette réunion, le pape François, dont la théologie libérale a hérissé de nombreux catholiques conservateurs depuis son élection en 2013, a semblé critiquer les évêques américains pour avoir traité la question de manière politique plutôt que pastorale. «La communion n'est pas un prix pour le parfait. … La communion est un don, la présence de Jésus et de son Église», a déclaré le pape, ajoutant que les évêques devraient faire preuve de «compassion» avec les politiciens catholiques qui soutiennent le droit à l'avortement.

 

L'évêque Kevin Rhoades, président du Comité sur la doctrine de la conférence, a décrit le document à venir lors d'une table ronde en septembre, affirmant qu'il rappellerait aux catholiques l'importance du sacrement. Il n'a pas dit s'il indiquerait qui devrait être considéré comme digne de recevoir la communion. Une ébauche du document, publiée plus tôt ce mois-ci par le bulletin catholique The Pillar, ne mentionne pas le nom de Biden ni d'aucun homme politique, mais déclare que "les personnes qui exercent une forme d'autorité publique ont la responsabilité particulière d'incarner l'Église". Il dit que les catholiques qui vivent dans un état de «péché mortel» sans repentance ne devraient pas recevoir la communion, mais ne dit pas qui devrait siéger en jugement (https://www.reuters.com/world/us/us-bishops-set-debate-bidens-eligibility-communion-2021-11-14/).

 

Une porte-parole de la conférence a refusé de dire si le projet publié par The Pillar était le même que celui que les évêques devaient discuter et éventuellement modifier cette semaine. John Carr, codirecteur de l'Initiative sur la pensée sociale catholique et la vie publique à l'Université de Georgetown, a déclaré que le projet publié dans The Pillar réussit à transmettre un message plus large sur l'Eucharistie à tous les catholiques, sans attaquer Biden ou d'autres politiciens. Si les évêques votent pour approuver ce langage, "Je pense que les gens qui ont fait campagne pour refuser la communion au président seront très déçus", a déclaré Carr. "D'autres seront soulagés d'avoir trouvé un moyen d'aller au-delà de cette division et de cette diversion" (https://www.reuters.com/world/us/us-bishops-set-debate-bidens-eligibility-communion-2021-11-14/).

 

Le pape risque de réagir assez vite à cette nouvelle et cela risque de déplaire aux évêques américains trop occupés à faire de la politique plutôt que de remplir leurs rôles de pasteurs.

 

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Publié le 13 Novembre 2021

rtbf.be nous montre que le pape François a remercié ce samedi 13 novembre 2021 les journalistes pour leur rôle dans la révélation des abus sexuels commis au sein de l'Église catholique, que l'institution a initialement tenté de dissimuler.

 

Le pape a salué la "mission" des journalistes et souligné l'importance, pour ces derniers, de sortir des salles de rédaction et de se confronter la réalité afin de combattre la désinformation notamment exprimée en ligne. "(Je) vous remercie pour ce que vous nous dites sur ce qui ne va pas dans l'Église, pour nous aider à ne pas le mettre sous le tapis et pour la voix que vous avez donnée aux victimes d'abus", a déclaré le souverain pontife.

 

Les scandales sexuels ont défrayé la chronique en 2002, lorsque le quotidien américain The Boston Globe a publié une série d'articles révélant des abus de mineurs commis par des religieux et la culture du secret entretenue au sein de l'Église. Depuis lors, d'autres affaires ont secoué l'Église dans nombreux pays. En France, une commission a révélé en octobre que des religieux avaient agressé sexuellement plus de 200 000 enfants au cours des 70 dernières années.

 

Désigné pape en 2013, le pape François a été accusé de réagir trop tardivement et de donner davantage de poids à la parole de ses confrères du clergé qu'à celle des victimes. En 2018, il a changé de ton, admettant publiquement qu'il s'était trompé dans une affaire survenue au Chili et jurant que l'Église ne chercherait plus jamais à dissimuler de tels actes. En 2019, il a appelé à mener "bataille tous azimuts" contre un crime qui doit selon lui être "effacé de la surface de la Terre."

 

Le pape a déclaré samedi que les journalistes avaient pour mission "d'expliquer le monde, de le rendre moins obscur, de faire en sorte que ceux qui y vivent le craignent moins". Pour ce faire, il a estimé que les journalistes devaient "échapper à la tyrannie" de la technologie. "Tout ne peut pas être dit par e-mail, par téléphone ou sur un écran", a-t-il considéré.

 

Les suites du rapport Sauvé montrent enfin une certaine prise de conscience. Trois nouvelles victimes sarthoises se sont fait connaître après la publication du rapport Sauvé, sur les abus sexuels au sein de l'Église. Les faits remontent aux années 60 selon l'évêque du Mans, mais Monseigneur Yves Le Saux refuse d'en dire beaucoup plus :"A la demande des victimes". Il ne précise pas ce qu'elles ont subi ni où elles ont été abusées. L'évêque précise juste que deux des prêtres mis en cause sont aujourd'hui décédés. Un autre est toujours vivant mais "il a quitté le sacerdoce. Donc nous ignorons où il est". L'évêque du Mans a saisi le procureur de la République. "Et si cette personne est toujours vivante, une enquête sera faite" (https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/eglise-trois-nouvelles-victimes-d-abus-sexuels-recensees-en-sarthe-1636626811). Et l'évêque de la Manche Laurent Le Boulc'h, présent à la Conférence des évêques, à Lourdes du 2 au 8 novembre, indique aussi avoir reçu de nouveaux courriers de victimes (https://actu.fr/occitanie/lourdes_65286/abus-sexuels-l-eveque-de-la-manche-a-recu-de-nouveaux-courriers-de-victimes_46367855.html).

 

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