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Publié le 12 Novembre 2021

Marie Allenou dans lyoncapitale.fr nous montre qu’à Assise (Italie), vendredi 12 novembre 2021, le pape François a adressé quelques mots à Philippe Barbarin, ancien cardinal lyonnais. Il avait donné sa démission en mars 2020 après avoir été accusé de non-dénonciation d'abus sexuels sur mineurs.

 

Le pape François a remercié vendredi le cardinal Barbarin lors d'un discours à Assise (centre de l'Italie). Il estime que ce dernier a vécu "avec dignité l'expérience de l'abandon", rapporte l'AFP. Le pape avait accepté en mars 2020 la démission de l'ancien cardinal Philippe Barbarin. Condamné en 2019 pour ses silences sur les agressions sexuelles sur mineurs d'un ancien prêtre de son diocèse, Bernard Preynat. Il a ensuite été relaxé par la Cour d'appel, car les victimes étaient majeures au moment où il a pris connaissance des faits. Après sa démission, l'homme d'Église est devenu aumônier en Bretagne.

 

"Je voudrais remercier [...] le cardinal [Barbarin] pour sa présence. Il est parmi les pauvres. Lui aussi a vécu avec dignité l'expérience de la pauvreté, de l'abandon, de la méfiance. Et il s'est défendu par le silence et la prière", a déclaré le pape lors d'un déplacement à l'occasion de la journée mondiale des pauvres. 500 personnes en situation de précarité venues de différents pays d'Europe, dont environ 200 Français, étaient venues assister à ce discours. Interrogé par les journalistes à l'issue de la cérémonie, Mgr Barbarin n'a pas souhaité réagir à cette intervention.

 

Cette prise de position du pape intervient alors que l'Église de France est confrontée à une crise inédite depuis la publication début octobre d'un rapport accablant par la commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Eglise (Ciase). Le rapport Sauvé recense 330.000 victimes et 2900 à 3200 agresseurs hommes au sein de l’Église catholique en France depuis 1950. Le 5 octobre 2021, l'archevêque Mgr Olivier de Germay a affirmé que dans le diocèse de Lyon, entre 1950 et aujourd’hui, 76 cas de prêtres et religieux auteurs de violences sexuelles ont été recensés. 49 ont été perpétrées sur des personnes mineures.

 

Le pape accueilli par les autorités locales et plus de 500 personnes précaires venues de différents pays d'Europe, dont la Pologne, la Croatie, l'Espagne et quelque 200 Français, a aussi appelé ce vendredi à Assise (centre de l'Italie) à "redonner la parole" aux plus démunis, à "ouvrir les yeux sur l'inégalité dans laquelle vivent tant de familles", exhortant à "se retrousser les manches pour rétablir la dignité en créant des emplois", lors d'une brève visite dans la ville de saint François à l'occasion de la Journée mondiale des pauvres. Fustigeant "l'injustice de certaines mesures économiques" et "l'hypocrisie de ceux qui veulent s'enrichir de façon démesurée", le souverain pontife a appelé à un "examen de conscience". Avant de repartir au Vatican à la mi-journée, il a aussi invité à "s'indigner devant la réalité des enfants affamés, réduits à l'esclavage", et demandé à ce que "cessent les violences faites aux femmes, pour que celles-ci soient respectées et non traitées comme une marchandise" (https://www.lorientlejour.com/article/1281345/a-assise-le-pape-appelle-a-redonner-la-parole-aux-demunis.html).

 

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Publié le 11 Novembre 2021

vaticannews.va nous montre que la crise entre la Pologne et le Belarus doit avant tout être traitée à travers une approche humanitaire, c’est l’appel lancé ce jeudi 11 novembre 2021 par la COMECE. La Pologne a reçu le soutien de plusieurs capitales, dont Paris et Berlin. Les Européens reprochent à Minsk d'avoir orchestré cette crise en délivrant depuis plusieurs mois des visas à des migrants, en réponse aux sanctions européennes. Plus de 3000 migrants, principalement venus du Kurdistan irakien ou de Syrie, sont actuellement massés dans une zone boisée, à la frontière entre la Pologne et le Belarus, par des températures proches de 0°C.

 

Elle a exhorté, ce jeudi, au «plein respect de la dignité des migrants et de leurs droits fondamentaux, quel que soit leur statut juridique».  «Nous ne pouvons pas permettre que des personnes meurent à nos frontières. Tous les efforts pour éviter ces tragédies et pour atténuer la souffrance des gens doivent être faits», insiste la COMECE, invitant à «soutenir la Pologne pour faire face à ce défi humanitaire à sa frontière». Son président le cardinal Hollerich dénonce une instrumentalisation des migrants, qui sont devenus des instruments de pression, et relève «une erreur fondamentale dans la politique migratoire de l’Union Européenne». Des États ont été payés afin d’éviter l’arrivée de migrants. «L’UE peut ainsi être prise en otage et certains dirigeants utilisent les réfugiés à des fins politiques», dénonce le cardinal Hollerich. Il interpelle l'Union Européenne et ses États Membres et met en garde contre l’indifférence face à la souffrance des migrants, «qui risquent de mourir dans le froid» aux frontières de l’UE. «Nous sommes en train de construire des cimetières aux frontières de l’UE, et en tant que citoyen européen je me sens mal à l’idée de vivre dans une Union Européenne entourée de cimetières, en raison de la dureté de notre cœur», déclare le cardinal Hollerich, soulignant que la convention de Genève n’est pas respectée.

 

Le pape s’est aussi exprimé ce 11 novembre devant environ 200 participants au congrès de la fondation Migrantes de la Conférence épiscopale italienne, portant sur le thème "Les Italiens en Europe et la mission chrétienne". Il a une nouvelle fois exhorté au respect et à la confiance envers les migrants, en partant de l'expérience vécue par des millions d'Italiens qui ont émigré en quête d'une vie meilleure, puis il a développé trois réflexions concernant l’influence des émigrés en Europe et dans l’Église du Vieux continent, celui d’avoir un regard inclusif, d’arrêter les préjugés et de voir l’apport spirituel des étrangers à travers leur témoignage de foi, invitant celui-ci à «revitaliser (…) sa vocation de solidarité», tout en affirmant que «les émigrés sont également une bénédiction pour et dans nos Églises en Europe» et soutenant que les personnes migrantes sont «une ressource importante pour le renouvellement et la mission des Églises en Europe» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2021-11/pape-francois-fondation-migrantes-eglise-europe-cei.html).

 

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Publié le 10 Novembre 2021

Olivier Bonnel nous montre dans vaticanews.va que dans un entretien accordé à l'hebdomadaire français Paris Match à Caroline Pigozzi qui le questionne sur sa réaction à la publication du rapport Sauvé qui a mené cet entretien dans le cadre de son dernier livre (Pourquoi eux, Plon, 848 p., 24 €), un ouvrage qui relate trente années de reportages et ses de rencontres avec des personnalités importantes, dont les papes Jean-Paul II et Benoît XVI en font ainsi partie, et un chapitre entier est dédié au pape François, qui aborde plusieurs questions parmi lesquelles le dossier brûlant des abus sexuels mis en lumière par la Ciase, il a «parlé des résultats de l’enquête lancée par l’épiscopat français sur les abus, dès le lendemain de sa publication» et redit «sa honte» face à ce fléau.

 

Réagissant toujours au drame des abus sexuels, le pape évoque également «une autre question de taille», qui est «grave», à savoir celle de la pédopornographie. «Je crois que les gouvernements devraient agir contre cette délinquance le plus vite possible. Les groupes responsables se comportent comme des mafias qui se dissimulent et se défendent» explique le pape François.

 

Au cours de cet entretien, le Souverain Pontife aborde d'autres thématiques comme celle de la pandémie mondiale de Covid-19 rappelant la mise en place de la commission qu'il a souhaitée au sein du Dicastère pour le Service du Développement humain intégral. Le Saint-Père, qui confirme être en bonne santé malgré son opération estivale, rappelle aussi son attachement à la dialectique "centre-périphérie". «Cette question essentielle est un sujet qui crée d’inévitables tensions parce qu’il définit la manière dont s’exerce la collégialité des évêques, explique le pape. Un thème, précise t-il «sur lequel va se concentrer le synode des évêques». 

 

Le pape porte son regard sur les abus sexuels en France et redit sa honte face à la pédophilie cléricale, tout en dénonçant la pédopornographie, et s’inquiétant de la situation du Covid-19 et mettant en avant le futur synode.

 

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Publié le 1 Novembre 2021

SudOuest.fr avec l’AFP nous montre dans son article du dimanche 31 novembre 2021 que quatre semaines après la remise du rapport Sauvé, la réunion annuelle des évêques (CEF), à partir de mardi à Lourdes, est bousculée par l’onde de choc des révélations sur l’ampleur de la pédocriminalité dans l’Église catholique. Initialement prévue sur six jours, la rencontre a été allongée avec cette journée d’ouverture qui porte entièrement sur ce sujet (https://actu.fr/societe/hautes-pyrenees-les-eveques-de-france-se-penchent-sur-le-rapport-sauve-a-lourdes_46068924.html).

 

Les quelque 120 évêques réunis pendant sept jours à Lourdes consacreront près de la moitié de leurs travaux à «la lutte contre les violences et les agressions sexuelles sur mineur», selon le programme remis à la presse. L’assemblée, initialement prévue sur six jours, a été allongée avec une journée d’ouverture qui porte entièrement sur le thème. Jean-Marc Sauvé, président de la Commission sur la pédocriminalité, n’a pas été invité. Les évêques ont pour objectif de «donner du temps à la réception, au travail, à la lecture» du rapport publié le 5 octobre et qui a révélé l’ampleur de la pédocriminalité dans l’Église catholique depuis 1950.

 

La Commission sur les abus sexuels dans l’Église a publié mardi un rapport accablant, faisant état de 216 000 victimes depuis 1950.  Les chiffres sont effrayants. Quelque 216 000 personnes de plus de 18 ans ont fait l’objet de violences ou d’agressions sexuelles pendant leur minorité, de la part de clercs (prêtres ou diacres) ou de religieux et religieuses depuis 1950. Le rapport chiffre à environ 3000 le nombre de prédateurs impliqués en 70 ans. La réaction de l’épiscopat est attendue par les catholiques : 76 % d’entre eux estiment qu’elle n’a pas été à la hauteur jusqu’à présent, selon un sondage Ifop pour le journal La Croix publié jeudi.

 

Des victimes seront invitées à s’exprimer en assemblée plénière vendredi, avec des membres de la Corref (Conférence des religieux et religieuse de France), des laïcs et clercs ayant participé à des groupes de travail, des membres de cellules d’écoute et des responsables de l’enseignement catholique. Samedi matin, un «geste mémoriel», symbolique est prévu en direction des victimes.

 

Parallèlement, un rassemblement de laïcs, de collectifs de victimes sera organisé à 14 h à Lourdes et à Paris devant le siège de la Conférence des évêques, avec un ruban violet symbolisant l’appel à la reconnaissance de la responsabilité de l’Église, la réparation et un programme de réformes. Si quelques victimes ont été invitées à Lourdes, aucun des collectifs et associations ne fera le déplacement, regrettant que le rapport Sauvé ne soit pas le sujet unique de l’assemblée.

 

Pour François Devaux, cofondateur de l’association La parole libérée, il est «impératif» que les évêques prononcent le 7 novembre la «reconnaissance de la responsabilité de l’Église et engagent un processus de réparation». Les questions de «responsabilité» mais aussi du dispositif financier permettant de verser, à l’avenir, une contribution aux victimes, seront à l’étude pendant cette semaine, et même parmi «les priorités» de cette rencontre, selon l’épiscopat.

 

Parmi ses 45 recommandations, la commission Sauvé a proposé d’individualiser le calcul de l’indemnisation due à chaque personne victime en fonction des «préjudices subis». Pour financer le fonds d’indemnisation, elle écarte la piste d’un appel aux dons des fidèles, préconisant de financer les indemnités versées aux victimes «à partir du patrimoine des agresseurs et de l’Église de France».

 

La journée du mercredi 3 et la matinée du jeudi 4 novembre seront consacrées à la séquence "Clameur de la Terre, clameur des pauvres", en présence de représentants de groupes de personnes en précarité, dans le sillage de la réflexion initiée par les évêques lors de l’Assemblée plénière de novembre 2019 (https://www.ladepeche.fr/2021/11/01/le-rapport-sauve-au-coeur-de-la-conference-des-eveques-de-france-9902199.php). Il faut dire que durant ces six jours d’assemblée, les évêques de France poursuivront par ailleurs leurs travaux sur des thématiques déjà abordées lors des rendez-vous précédents, à commencer par l’encyclique Laudato Si’ et sa traduction dans la vie quotidienne. Cette année, l’accent est mis en particulier sur le lien entre la précarité et la crise écologique (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2021-11/assemblee-pleniere-novembre-2021-conference-eveques-france-cef.html).

 

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Publié le 1 Novembre 2021

cath.ch nous montre que le pape François a invité les dirigeants du monde à écouter le cri de la Terre et celui des pauvres, lors de l’Angélus du 31 octobre 2021, alors que s’ouvrait la Conférence des nations unies sur le climat à Glasgow (COP26).

 

Le pape ne se rendra pas sur place en Écosse, mais il a multiplié les messages ces derniers jours, encourageant les jeunes à participer lors de l’audience générale, faisant entendre sa voix sur les ondes de la BBC. Lors de la prière mariale qu’il présidait place Saint-Pierre, il a à nouveau évoqué cet événement international, demandant à la foule présente sous sa fenêtre de s’unir à ses prières : «Prions afin que le cri de la Terre et le cri des pauvres soit écouté. Que cette rencontre puisse donner des réponses efficaces, en apportant une espérance concrète aux futures générations.»

 

Le pape a également mentionné l’exposition photographique «Laudato si’», œuvre du jeune photographe bangladais Asaf Ud Daula, inaugurée le même jour place Saint-Pierre : «Allez la voir», a-t-il recommandé. Vingt-six clichés y sont exposés sur des panneaux de bois, du 31 octobre au 8 novembre, sous les colonnades du Bernin. Une délégation du Saint-Siège participera à la COP26, conduite par le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin.

 

cath.ch (https://www.cath.ch/newsf/le-pape-invite-a-devenir-une-traduction-originale-de-levangile/) nous montre aussi que Le pape à l’Angélus du 31 octobre 2021, place Saint-Pierre, nous a aussi invité à devenir une «traduction» de l’Évangile, «vivante, différente, mais originale», chacun à sa manière, et non pas une «répétition». En conclusion, le pape François a invité à répéter le premier des commandements, comme le scribe de l’Évangile : «Aimer Dieu de tout mon cœur, de toute mon intelligence, de toute ma force… et aimer mon prochain comme moi-même.» Il a laissé la foule avec cette question : «Ce commandement oriente-t-il vraiment ma vie»? Et de conseiller un examen de conscience, le soir, pour «voir si aujourd’hui nous avons aimé le Seigneur et si nous avons fait un peu de bien à ceux que nous avons rencontrés».

 

Le pape a également lancé un appel pressant pour la population haïtienne, s’inquiétant des conditions «extrêmes» de vie sur place, après avoir regardé l’émission «A Sua Immagine» de la chaîne de télévision Rai 1, qui retransmettait le témoignage d’un missionnaire camilien, le père Massimo Miraglio : «Ce qu’il nous disait… de cette souffrance, de la douleur sur cette terre, et dans quel abandon. Ne les abandonnons pas !» s’est exclamé le pape. «En rentrant chez vous, a aussi recommandé le pape à la foule nombreuse sous ses fenêtres, cherchez les nouvelles d’Haïti. Et priez, priez beaucoup.» Dans un entretien à La Stampa en août dernier, le père Miraglio avait parlé d’une situation «très grave», faisant état de besoins urgents de médicaments, nourriture et bâches pour abriter les déplacés. En montagne notamment, 95% des habitations avaient été détruites. Ces dernières semaines, les Haïtiens doivent faire face en outre à l’augmentation des violences et à une pénurie de carburant, sur fond de crise politique depuis l’assassinat du président le 11 juillet dernier.

 

Le pape a enfin mentionné les victimes des intempéries au Vietnam et en Sicile. Alors que des milliers de Vietnamiens ont dû être évacués dans le centre du pays, en proie à des pluies diluviennes, le pape a assuré de ses prières pour les «familles qui souffrent». Le pontife a également exprimé son «encouragement» à tous ceux qui, parmi les dirigeants et l’Église locale, «se sont engagés pour répondre aux urgences». «Je suis aussi proche des populations de la Sicile touchées par les intempéries», a ajouté le pape. Sous la tempête depuis plusieurs jours, l’infrastructure routière de l’île italienne a été submergée par les crues des rivières.

 

Enfin, le président américain Joe Biden et son épouse Jill ont assisté à un service catholique à Rome samedi soir. Des photos sur Twitter de divers médias l'ont montré dans l'église Saint-Patrick en conversation avec le prêtre de la congrégation anglophone de Rome. Au cours de la messe, Biden a également reçu la communion, comme l'a confirmé par la suite le père Steven Petroff. Biden était à Rome pour le sommet du G20. Que Biden, le deuxième président catholique des États-Unis après John F. Kennedy, assiste à la messe à Rome, avait été étroitement surveillé par les médias. Une déclaration est débattue parmi les évêques américains selon laquelle les politiciens qui préconisent une législation libérale sur l'avortement devraient être exclus du sacrement de l’eucharistie. Vendredi, Biden a été reçu par le pape François pour une longue audience privée. Plus tard, interrogé par des journalistes, le président a déclaré que le pape lui avait dit qu'il était un "bon catholique" et qu'il devrait aller à la communion (https://www.katholisch.de/artikel/31811-us-praesident-biden-besucht-messe-in-rom).

 

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Publié le 30 Octobre 2021

RFI.fr nous montre dans son article du vendredi 29 octobre 2021 que Joe Biden est arrivé en Italie où l'attend un programme chargé jusqu'à dimanche. Première étape : le Vatican, où il a été reçu par le pape François à huis-clos, dans la bibliothèque vaticane, pour sa quatrième entrevue avec lui, la première depuis qu'il est président des États-Unis.

 

Selon le Vatican, cette rencontre privée a duré une heure et quart. L'occasion d’afficher leur proximité pour les deux dirigeants sur les grands enjeux internationaux. Le pape François et le démocrate américain ont des divergences, notamment sur les relations avec la Chine ou le droit à l'avortement. Au cours de leur rencontre – qui a battu des records pour une durée apparemment sans précédent de temps ensemble – Biden a félicité le pape François comme «le guerrier le plus important pour la paix que j'ai jamais rencontré». Plus tard, il a déclaré aux journalistes que les deux hommes avaient priés ensemble pour la paix dans le monde (https://www.ncronline.org/news/politics/biden-said-pope-francis-told-him-keep-receiving-communion). Pratiquant, Joe Biden est opposé à l'avortement, mais explique ne pas souhaiter imposer son point de vue, ce qui suscite de vives critiques à son encontre chez les prélats de son pays. Certains estiment même que le président, qui va souvent à la messe, doit être privé de communion. Cependant Joe Biden a déclaré que le pape François lui avait dit qu'il était un "bon catholique" et qu'il devrait continuer à recevoir la communion lors de leur réunion privée (https://www.ncronline.org/news/politics/biden-said-pope-francis-told-him-keep-receiving-communion).

 

Au centre des discussions, les grands enjeux internationaux sur lesquels les deux dirigeants partagent la même ligne : la lutte contre la pauvreté, la fin de la pandémie, et surtout, thème central de leur rencontre, la crise climatique et la protection de l’environnement. C'est une priorité pour le pape François, auteur de l’encyclique historique Laudato si, tout comme pour le président américain, qui a réintégré cette année les États-Unis dans l'accord de Paris. Une proximité affichée ce vendredi au Vatican avec le pape, comme pour marquer la première étape d’une page qui s'est tournée avec le départ de Donald Trump, à quelques jours de la COP26 où se rendra Joe Biden après le G20 à Rome.

 

«Le président Biden a remercié Sa Sainteté pour sa défense des pauvres et de ceux qui souffrent de la faim, des conflits et des persécutions», a déclaré la Maison-Blanche dans un communiqué. «Il a salué le leadership du pape François dans la lutte contre la crise climatique, ainsi que son plaidoyer pour que la pandémie prenne fin pour tous avec le partage des vaccins et un redressement économique mondial et équitable.» Le président américain, qui était accompagné de son épouse Jill Biden, a ensuite rencontré le cardinal Parolin, secrétaire d'État du Vatican, qu'il a également remercié pour «l'encouragement du Vatican à ce que des centaines d'organisations chrétiennes à travers le monde arrivent à la neutralité» en matière de climat. Il a salué son implication «en faveur de ceux qui sont injustement emprisonnés, notamment au Venezuela et à Cuba» : «Les dirigeants se sont engagés à continuer d'utiliser leurs voix pour défendre les libertés personnelle et religieuse à travers le monde», a également fait savoir la Maison-Blanche (https://www.parismatch.com/Actu/International/Entretien-au-Vatican-pour-Joe-Biden-et-le-pape-Francois-1766486#Jill-et-Joe-Biden-ont-rencontre-le-pape-Francois-au-Vatican-le-29-octobre-2021).

 

Ouest-France.fr avec l’AFP (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-francois/narendra-modi-invite-le-pape-francois-en-inde-signe-d-apaisement-des-tensions-religieuses-du-pays-19c450e0-3974-11ec-a917-edb583037610) nous montre enfin ce samedi qu’à la tête d’un pays majoritairement hindou, dans lequel les persécutions religieuses ont cours, Narendra Modi a invité le pape François en Inde en signe d’apaisement. «J’ai eu une rencontre très chaleureuse avec le pape François. J’ai eu la possibilité de discuter avec lui de nombreux sujets et je l’ai également invité à se rendre en Inde», a écrit Narendra Modi sur son compte Twitter après son entrevue avec le pape. Le Vatican a précisé dans un bref communiqué que l’audience accordée par le pape à Narendra Modi avait porté sur «les relations amicales» entre l’Inde et le Saint-Siège. L’audience de samedi était la première rencontre entre le pape et Narendra Modi. Le ministre des Affaires étrangères indien Harsh Vardhan Shringla avait lui-même souligné il y a deux jours qu’elle était «très importante».

 

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Publié le 29 Octobre 2021

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre que le pape François a appelé vendredi 29 octobre 2021 les dirigeants mondiaux qui se réuniront à la COP26, le sommet pour le climat de l’ONU qui débutera dimanche 31 octobre à Glasgow, d’apporter «d’urgence» des «réponses efficaces à la crise écologique».

 

«Les décideurs politiques qui se réuniront lors de la COP26 à Glasgow sont appelés d’urgence à apporter des réponses efficaces à la crise écologique actuelle et à offrir ainsi un espoir concret aux générations futures», a-t-il indiqué lors d’une allocution diffusée sur la BBC, mettant en garde contre une «menace sans précédent du changement climatique et la dégradation de notre maison commune».

 

À partir de dimanche, quelques 200 pays réunis pendant deux semaines à la COP26 essaieront en effet de s’accorder sur la façon de réduire davantage leurs émissions de CO2, avec l’espoir de contenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Pour beaucoup, ce sommet de l’ONU constitue la dernière chance d’y parvenir.

 

Le pape, âgé de 84 ans, ne se rendra pas lui-même aux négociations de la COP26, mais le cardinal Pietro Parolin, numéro 2 du Vatican, guidera la délégation du Saint-Siège. Le pape François rencontrera cependant vendredi, en marge du G20, le président américain Joe Biden, qui est un catholique pratiquant, et le président sud-coréen Moon Jae-in, avant un premier tête-à-tête le lendemain avec le président indien Narendra Modi. Au début du mois, le pape s’est joint à près de 40 chefs religieux pour lancer un appel aux chefs de gouvernement présents à la COP26 afin qu’ils prennent des  mesures urgentes, radicales et responsables» afin de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre.

 

Six ans après l'Accord de Paris, une sensation d'urgence ou de dernière chance pour sauver la Terre de la crise climatique imprègne dirigeants et militants. Déjà présents en Écosse, à Glasgow, des activistes ont donné le ton avec ce climat en feu : l'issue de la COP26, qui débute dimanche, ne signifiera ni plus ni moins que la vie oui la mort pour l'espèce humaine affirment-ils. Il faut que les dirigeants mondiaux parviennent à un accord pour stopper le réchauffement de la planète en limitant réellement celui-ci à une hausse d'un degrés et demi ou ce sera le point de non retour. En début de semaine, le secrétaire général de l'ONU affirmait que notre modèle de développement basé sur ces énergies fossiles devait changer sinon c'était l'arrêt de mort de l'espèce humaine. Mais la tâche est titanesque (https://fr.euronews.com/2021/10/29/cop26-tous-d-accord-sur-l-objectif-a-atteindre-pour-le-climat).

 

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Publié le 27 Octobre 2021

José Manuel Vidal dans religiondigital.org nous montre que dans sa catéchèse pour l'audience du mercredi 27 octobre 2021, le pape François revient sur le passage de la lettre de Paul aux Galates, dans laquelle il aborde les «fruits de l'Esprit». Des fruits qui ne consistent pas à «revenir en arrière, comme le font les intégristes» ou à rechercher «la certitude religieuse plutôt que le Dieu vivant et vrai, en se concentrant sur les rituels et les préceptes au lieu d'embrasser le Dieu d'amour de tout son être».  Pour cette raison, Bergoglio invite les évêques et les prêtres «à ne pas tomber dans la bureaucratie lorsqu'ils administrent les sacrements» et à ne pas donner l'impression à ceux qui s'approchent de l'Église «d'être confrontés à une masse dense de mandats et de préceptes».

 

Le pape François a aussi nommé l'économiste américain Jeffrey Sachs, connu pour ses travaux sur le développement durable et la pauvreté, membre de l'Académie pontificale des sciences sociales, a rapporté lundi le bureau de presse du Vatican. L'influent économiste de 66 ans, qui a participé à plusieurs réunions et séminaires au Vatican, est l'auteur du livre "La fin de la pauvreté", que certains ont jugé trop optimiste pour croire qu'il est possible d'éradiquer le sans-abrisme face aux la Terre. Il est actuellement président du Réseau des solutions de développement durable des Nations Unies (https://www.religiondigital.org/vaticano/Jeffrey-Pontificia-Academia-Ciencias-Sociales-sachs-economista_0_2390760908.html).

 

Enfin, Jesús Bastante nous fait savoir dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Francisco-viajara-Canada-comunidades-indigenas_0_2390760910.html) que le pape François se rendra au Canada pour s'excuser des abus et des décès de mineurs autochtones dans des dizaines d'internats catholiques du pays, comme l'a rapporté la Sala Stampa du Saint-Siège, qui n'a pas fixé de date précise pour cela. «La Conférence épiscopale du Canada a invité le Saint-Père François à effectuer une visite apostolique au Canada, également dans le cadre du processus pastoral, en cours depuis quelque temps, de réconciliation avec les peuples autochtones», dit-il, dans une brève note, le Vatican, qui ajoute que "Sa Sainteté a exprimé sa volonté de se rendre dans le pays à une date qui sera fixée ultérieurement". En décembre, des représentants des communautés indigènes se rendront à Rome, invités par Bergoglio, qui a été "gêné" par la découverte de plusieurs fosses communes dans certaines écoles catholiques, avec les restes de centaines d'enfants.

 

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Publié le 26 Octobre 2021

20Minutes.fr avec l’AFP nous montre ce mardi 26 octobre qu’il est temps de passer aux actes. Un collectif d’associations et de victimes a interpellé lundi la Conférence des évêques de France avant son assemblée plénière début novembre pour qu’elle «reconnaisse la responsabilité» de l’Église catholique et donne «une suite concrète» aux recommandations du rapport Sauvé sur la pédocriminalité ainsi qu’un calendrier.

 

Les quelque 120 évêques de France doivent se réunir du 2 au 8 novembre à Lourdes et consacrer environ 40 % de leurs travaux sur le sujet de «la lutte contre les violences et les agressions sexuelles sur mineur». «De la parole aux actes !», réclame que soit alors «reconnue et officiellement prononcée la responsabilité de l’Église», selon un communiqué diffusé lundi. Ce collectif est né dans le sillage de la remise, le 5 octobre, des conclusions de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église catholique (Ciase) à l’épiscopat français et aux ordres et congrégations religieuses. «De la parole aux actes !» réunit des associations et victimes de tous horizons et sensibilités, ayant participé ou non aux travaux de la Ciase (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église catholique) et souhaitant y donner une «suite concrète», explique le mouvement dans un communiqué. «Il est ouvert à toute personne victime qui désirerait participer à ses actions.» Parmi les signataires, on trouve le collectif des victimes de l’aumônerie du lycée d’Enghien, les associations Parler et revivre et Sentinelle, le Collectif 85, qui rassemble des victimes de violences sexuelles dans l’Église vendéenne ou encore le prêtre Jean-Luc Souveton, lui-même victime (https://www.leparisien.fr/societe/pedocriminalite-dans-leglise-apres-le-rapport-sauve-des-victimes-creent-le-collectif-de-la-parole-aux-actes-25-10-2021-KODSTBVEC5BEBFX2CSWFTKRPII.php). «Nous sommes unis pour bousculer les choses. On ne sent pas une Église, à travers ses évêques, déterminée à se réformer», explique à l’AFP Olivier Savignac, membre du collectif et président de Parler et Revivre.

 

Pour soutenir la réforme qu’il appelle de ses vœux, «De la parole aux actes !» propose aux évêques et responsables religieux de travailler avec eux à «l’élaboration d’une charte détaillant les modalités et le calendrier de mise en œuvre» des préconisations du rapport de la Ciase, et ce afin d'«assurer le suivi de la mise en œuvre effective de ces préconisations».  En plus d’une pétition lancée à la remise du rapport, le mouvement souhaite se rendre visible, comme l’explique François Devaux : «On lance une opération de rubans violets pour symboliser un mouvement qu’on veut le plus large possible. On espère que cela trouvera de l’écho chez des catholiques qui sont actuellement en attente de quelque chose. On sent que la pétition ne suffira pas, que les évêques ne sont pas dans la bonne démarche pour ouvrir le débat que demande la Ciase. L’objectif est de rassembler des victimes, mais pas uniquement. On cherche aussi à toucher le peuple des catholiques, des prêtres et des citoyens, pour appeler à ce que l’Église fasse ce qu’il faut pour enrayer ce désastre» (https://www.leparisien.fr/societe/pedocriminalite-dans-leglise-apres-le-rapport-sauve-des-victimes-creent-le-collectif-de-la-parole-aux-actes-25-10-2021-KODSTBVEC5BEBFX2CSWFTKRPII.php). «Il y a des choses qui concernent le Vatican. Quelles vont être les démarches avec Rome ? Il faut de la transparence et une méthodologie de travail pour qu’on avance», commente François Devaux, membre du collectif. «De la parole aux actes !» regrette par ailleurs le peu d’invitations adressées aux victimes. Cela crée de l'«opacité, un entre-soi et un repli» et génère «la colère des victimes», indique François Devaux.

 

La Ciase estime que depuis 1950, 216.000 personnes de plus de 18 ans ont fait l’objet de violences ou d’agressions sexuelles pendant leur minorité, de la part de clercs (prêtres ou diacres) ou de religieux et religieuses. Elle chiffre à environ 3000 le nombre de prédateurs impliqués en 70 ans. On peut comprendre que trois semaines après la remise du rapport Sauvé sur les abus sexuels dans l’Église devant la lenteur des évêques, François Devaux, victime du père Bernard Preynat, est toujours aussi véhément : «C’est catastrophique, rien n’avance !» (https://www.leparisien.fr/societe/pedocriminalite-dans-leglise-apres-le-rapport-sauve-des-victimes-creent-le-collectif-de-la-parole-aux-actes-25-10-2021-KODSTBVEC5BEBFX2CSWFTKRPII.php).

 

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Publié le 25 Octobre 2021

france3-regions.francetvinfo.fr nous montre ce lundi 25 octobre 2021 que depuis le 21 octobre, les témoignages se multiplient à l'encontre d'un ancien aumônier rémois accusé d'avoir abusé de jeunes scouts dans les années 90 sans être inquiété.

 

Après deux témoignages d'anciens scouts indiquant avoir subi des attouchements sexuels dans les années 90 de la part d'un ancien aumônier de Reims, Matthieu Bourrette, procureur de la République de Reims, s’est exprimé lors d’une conférence de presse ce lundi 25 octobre. Prudent quant à la véracité des premières informations qu'il a reçues, Matthieu Bourrette a néanmoins confirmé avoir réceptionné le 21 octobre en milieu de matinée un premier courriel de la part d'un ancien jeune scout de Reims. Dans celui-ci, l’homme alors mineur au moment des faits, mentionne des attouchements sexuels non consentis exercés sur lui et sur plusieurs autres anciens scouts, par un ancien aumônier de Reims qui ne "serait plus en activité aujourd'hui", selon le procureur. La victime «expliquait que sa démarche résultait notamment du fait qu'il avait appris que ce prêtre était toujours en activité», précise le procureur (https://www.estrepublicain.fr/faits-divers-justice/2021/10/25/reims-d-anciens-scouts-accusent-un-pretre-de-les-avoir-agresses-sexuellement). Dans ce même courriel, le plaignant affirme que d’autres victimes étaient prêtes à être entendues. Dans la soirée, vers 22h, Matthieu Bourrette réceptionne également un second courriel provenant d’un deuxième plaignant qui atteste avoir été victime de ce même prêtre entre 1996 et 1999 alors qu’il était lui aussi scout et mineur.

 

«J'ai sollicité que les plaignants soient entendus au plus vite afin de pouvoir apprécier la nature exacte des faits, leur fréquence», explique Matthieu Bourrette qui évoque «une affaire complexe» exigeant «la plus grande prudence». «Ces éléments doivent me permettre de qualifier au mieux les faits et de vérifier [s'ils] doivent être ou non prescrits.». «Je ne serais pas surpris qu'il y ait d'autres plaignants», a confié le procureur de Reims. «D'autres victimes sont prêtes à être entendues» (https://www.estrepublicain.fr/faits-divers-justice/2021/10/25/reims-d-anciens-scouts-accusent-un-pretre-de-les-avoir-agresses-sexuellement).

 

Dès la réception des deux courriels, une enquête pénale a été ouverte des chefs d’agression sexuelle sur mineurs de plus de 15 ans par une personne ayant autorité, non dénonciation et non assistance et la division territoriale de la police judiciaire de Reims a été saisie du dossier. Matthieu Bourrette a sollicité que les plaignants soient entendus au plus vite afin d’éclaircir rapidement ce dossier qu'il estime "complexe". En effet, ces éléments pourront permettre au Parquet de pouvoir qualifier au mieux les faits et apprécier leur ampleur mais surtout de vérifier si "au regard de la date de commission des faits, et de l’état de minorité à l’époque des faits, ces faits être ou non prescrits", précise le procureur. Si pour le moment la prescription est fixée à 20 ans au vu de la nature des faits reprochés qualifiés "d’attouchements" par les victimes, cette prescription pourrait s’élever à 30 ans si d’autres faits de l’ordre du crime (viol…) sont constatés.

 

L'enquête est ouverte et de nouvelles pièces provenant des archives (un nombre conséquent de documents) de l'Archevêque de Reims viennent compléter le dossier après avoir échangé le 21 octobre, puis sollicité une rencontre le 22, avec l’archevêque de Reims. L’ensemble des pièces ont été versées à l’enquête ouverte mais elles "doivent toutes faire l’objet de recoupements approfondis", a ajouté le procureur. Les premières auditions et investigations ont commencé ce lundi 25 octobre. Les proches des plaignants, le mis en cause et son entourage ainsi que les responsables du mouvement de scout devraient être entendus rapidement afin d’identifier au plus vite d’autres victimes éventuelles.

 

Le parquet s'est par ailleurs défendu des accusations d'inaction à la fin des années 90 et au début des années 2000. «Mon parquet et moi-même n'avons été avisé de ces faits pour la première fois que le 21 octobre 2021», répond Matthieu Bourrette. L'archevêque de Reims Mgr de Moulins-Beaufort a cependant affirmé dans un communiqué qu'en janvier 2000, «les parents d'un scout» étaient entré en relation avec Mgr Jordan, l'archevêque de l'époque, lequel avait téléphoné «dès le lendemain au procureur général près la cour d'appel de Reims». Selon lui, le procureur général avait alors recommandé d'interdire au prêtre concerné tout ministère auprès des jeunes. Selon l'archevêché, des mesures conservatoires avaient été prises dès 1999 contre ce prêtre. Il a en outre été suspendu «de toute célébration sacramentelle publique» et «n'a plus aucune mission pastorale» depuis 2019. Cette nouvelle enquête intervient quelques jours après la publication du rapport Sauvé sur la pédocriminalité dans l'Église catholique, évaluant à 216 000 le nombre d'enfants et d'adolescents victimes de clercs et de religieux depuis 1950 (https://www.estrepublicain.fr/faits-divers-justice/2021/10/25/reims-d-anciens-scouts-accusent-un-pretre-de-les-avoir-agresses-sexuellement).

 

Enfin, le diocèse d’Annecy maintient sa cellule d’accueil et d’accompagnement des victimes d’abus sexuels mise en place en 2016. Trois nouvelles personnes se sont manifestées après le rapport de la Ciase, ce qui porte le nombre de témoignages à 23 en Haute-Savoie et Val d’Arly (https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2021/10/25/abus-sexuels-dans-l-eglise-en-haute-savoie-la-cellule-d-ecoute-plus-que-jamais-active). Plus on parle de la pédocriminalité, plus les victimes se font connaître.

 

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