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Publié le 26 Juillet 2021

francetvinfo.fr nous montre que ce lundi 26 juillet 2021 est marqué par la cérémonie d'hommage pour le père Hamel de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), cinq ans après son assassinat par Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, tous deux âgés de 19 ans et «fichés S», qui se réclamaient de l’organisation État islamique. Ils ont été abattus par les forces de l’ordre à leur sortie de l’église. La commémoration s’est déroulée en présence de plusieurs élus, dont le maire (PCF) de Saint-Etienne-du-Rouvray, Joachim Moyse, les députés Damien Adam et Sira Sylla (La République en marche, LRM), la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, ainsi que le maire de la commune au moment de l’attentat, Hubert Wulfranc (PCF), devenu député en 2017. Ce dernier s’est remémoré la «modestie» et la «simplicité» de Jacques Hamel, «dont il ne se départait jamais» (https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/07/26/cinq-ans-apres-l-assassinat-du-pere-hamel-une-commemoration-en-presence-de-gerald-darmanin_6089561_3224.html).

 

Une messe a eu lieu en présence de rescapés des attentats. Parmi ceux-ci, Guy Coponet, lui-même grièvement blessé, et dont l’épouse, à ses côtés lors de l’attaque, s’est éteinte il y a quelques semaines, a rappelé Mgr Lebrun. L'hommage a commencé par une marche silencieuse du presbytère à l'église où le père Jacques Hamel officiait, et dans laquelle il fut assassiné. Le souvenir est encore douloureux. S'en est suivie une messe pendant laquelle l'archevêque de Rouen (Seine-Maritime) est revenu sur le procès en béatification du père Jacques Hamel. «Quelle est la grande attente de l’humanité, sinon la paix ?», s’est interrogé dans son homélie l’archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun. «Le mal étouffe le bien de la paix, de la justice. Nous ne le savons que trop bien, ici, dans cette église. Le mal a créé des souffrances qui durent», a poursuivi le prélat devant notamment la sœur du prêtre, tué dans un attentat djihadiste (https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/07/26/cinq-ans-apres-l-assassinat-du-pere-hamel-une-commemoration-en-presence-de-gerald-darmanin_6089561_3224.html).

 

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a insisté sur le fait que toutes les attaques terroristes touchent les symboles de la France. "C'est cela que les terroristes essayent de changer. Pas simplement en retirant une vie (...) ils veulent retirer la vie de notre pays, la façon que nous avons de vivre. Malgré la colère, malgré la haine, nous avons tous des discours de modération et de fermeté", a résumé le ministre, avant de mettre en avant le projet de loi contre les séparatismes, adopté par le parlement en fin de semaine dernière. "Cette barbarie continue de tuer chez nous et à tout moment", poursuit Gérald Darmanin, qui a écrit aux préfets pour les appeler à la "vigilance" cet été face à la menace terroriste, après une vidéo diffusée par Al-Qaïda le 15 juillet (https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/saint-etienne-du-rouvray-une-ceremonie-d-hommage-5-ans-apres-l-assassinat-du-pere-hamel-1627283725). En ce jour anniversaire, de nombreuses personnalités ont tenu à rendre hommage au prêtre, parmi lesquelles le premier ministre, Jean Castex, le premier ministre de l’époque, Manuel Valls, ou encore Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur entre avril 2014 et décembre 2016, et (https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/07/26/cinq-ans-apres-l-assassinat-du-pere-hamel-une-commemoration-en-presence-de-gerald-darmanin_6089561_3224.html).

 

Cinq ans après, la mémoire du père Jacques Hamel, celle d’un prêtre ordinaire, discret et dévoué, reste bien présente dans son diocèse de Rouen, notamment parmi les prêtres. Le souvenir de l’humble curé rouennais reste vivace; chaque année, des célébrations civiles et religieuses rassemblent catholiques et musulmans autour de cette figure érigée en symbole de fraternité. L’église de son martyre ainsi que sa tombe sont devenues des lieux de pèlerinage. Et pour les fidèles, ce curé de paroisse âgé, d’apparence fragile, représente d’abord et avant tout un exemple lumineux de fidélité vécue dans un quotidien ordinaire (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2021-07/5-ans-attentat-pere-hamel-temoignage-pere-rozier-france.html).

 

Malheureusement, on apprenait le mardi 20 juillet 2021, qu’un collectif proche d'Éric Zemmour a publié sur Twitter des images de victimes du terrorisme, dont le visage du père Hamel, accompagnées du slogan «Nos Vies Comptent». Le diocèse de Rouen a réagi «surtout à l’approche du cinquième anniversaire de l’attentat» et «regrette toute instrumentalisation politique ou commerciale de la figure du père Jacques Hamel». «Nous souhaitons rendre un hommage digne et respectueux de l’évangile d’amour que prêchait et essayait de faire vivre le père Jacques Hamel», conclut le diocèse de Rouen (https://actu.fr/normandie/rouen_76540/le-diocese-de-rouen-deplore-l-utilisation-du-pere-hamel-par-les-soutiens-d-eric-zemmour_43633172.html).

 

Enfin, le procès de quatre personnes soupçonnées de complicité dans cet assassinat est prévu devant la cour d’assises spéciale de Paris, du 14 février au 11 mars 2022 (https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/07/26/cinq-ans-apres-l-assassinat-du-pere-hamel-une-commemoration-en-presence-de-gerald-darmanin_6089561_3224.html).

 

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Publié le 25 Juillet 2021

cath.ch nous montre que ces derniers jours, des pluies torrentielles ont frappé la ville de Zhengzhou et la province du Henan en Chine, s’est attristé le pape après la prière de l’Angélus du 25 juillet 2021. «Je prie pour les victimes et leurs familles, et exprime ma proximité et ma solidarité à tous ceux qui souffrent de cette calamité», a-t-il ajouté.

 

Trois jours auparavant, la Province du Henan a été dévastée par des inondations. Si le bilan des victimes reste flou, plus de 58 personnes seraient mortes, sans compter les disparus. La Chine est confrontée à des inondations «extrêmement graves», a estimé le président Xi Jinping le 21 juillet. Dans la métropole de Zhengzhou, pompiers et secouristes se sont activés pour retirer les volumes d’eau accumulés dans les rues. Les intempéries ont entraîné l’évacuation de plus d’un million de personnes et causé pour plus de 8,5 milliards d’euros de dégâts, ont annoncé les autorités municipales.

 

Alors que le centre du pays est toujours sous le choc des inondations record de la semaine dernière, l’Est de la Chine a été balayé dimanche par le typhon In-fa. À Shanghai, où vivent environ 26 millions personnes, et Hangzhou, dans le Sud, les vols au départ et à l’arrivée ont été annulés depuis samedi. Le trafic maritime dans la région a également été interrompu. Samedi, les autorités ont prévenu que le trafic du métro à Shanghai tournerait au ralenti, tandis qu’à Hangzhou des rames devaient être suspendues. Le parc d’attractions Disneyland de Shanghai est également fermé ce dimanche et lundi (https://www.ouest-france.fr/monde/chine/le-typhon-in-fa-s-abat-sur-l-est-de-la-chine-apres-des-inondations-meurtrieres-c40366da-ed2b-11eb-98ac-26db9a9a6f0e).

 

Avant cela, le pape François est apparu à la fenêtre du Palais apostolique, à la grande joie des fidèles. Le pontife s’est arrêté ce dimanche sur l’Évangile de la multiplication des pains et le véritable miracle de la multiplication des pains n’est pas la multiplication mais le partage «qui accroît l’amour et permet à Dieu d’accomplir des miracles». Et alors que l’homme aime accumuler des biens, le Seigneur nous invite au contraire à partager avec les autres, a affirmé le pape François, lors de la prière de l’Angélus du 25 juillet 2021, lui qui était absent lors de la messe de la Journée mondiale des grands-parents le matin même. «Si tu partages», Dieu multipliera, a-t-il assuré (https://www.cath.ch/newsf/francois-a-langelus-partager-permet-a-dieu-daccomplir-des-miracles/).

 

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Publié le 18 Juillet 2021

Jesús Bastante nous montre le premier Angélus du pape François à la place Saint- Pierre depuis son opération du colon sur religiondigital.org ce dimanche 18 juillet 2021. Visiblement rétabli, et remerciant les fidèles pour leur soutien lors de sa convalescence. Beaucoup d'entre eux, des Cubains portant les drapeaux de leur patrie, souffrant pour leur pays, attendaient un mot du pape. Cela est arrivé. "Je suis proche du cher peuple cubain en ces temps difficiles, en particulier des familles qui souffrent. Je prie le Seigneur d'aider à construire dans la paix, le dialogue et la solidarité, une société toujours plus juste et ouverte. J'exhorte tous les Cubains à se confier vous à la Vierge de la charité du cuivre, elle vous accompagnera sur ce chemin". Depuis le dimanche 11 juillet dernier, la situation à Cuba est extrêmement préoccupante. Ce jour-là, des milliers de cubains manifestaient dans les rues de plus d’une quarantaine de villes et de village à travers le pays. Parmi les revendications, on pouvait apercevoir : "Nous avons faim", mais aussi "liberté !" ou encore "à bas la dictature". Messages qui ont également été relayés sur les réseaux sociaux avec les #SOSCUBA ou #SOSMatanzas. Le pays connait une crise économique inouïe, largement aggravée par la pandémie, alors que plus de 70 % des produits alimentaires sont importés. Ces manifestations sont donc une situation tout à fait inédite dans un pays où les seules rassemblements autorisés sont ceux du Parti communiste. Pendant plusieurs jours le réseaux internet a été coupé pour finalement être en partie rétabli le 14 juillet - l’accès aux réseaux sociaux tels que Whatsapp, Facebook et Twitter restent bloqué. Il y a eu un mort dans la banlieue de la Havane lundi dernier et plus d’une centaine de personnes arrêtées au cours des manifestations du 11 et 12 juillet, et notamment des figures de mouvements contestataires (https://www.rtl.fr/actu/international/cuba-quelle-est-la-situation-alors-que-l-onu-demande-la-liberation-de-prisonniers-7900055140).

 

Lors de son discours, Bergoglio a lancé un appel à «se déconnecter », mais il ne suffit pas de "déconnecter, il faut vraiment se reposer", a souligné le pape François. Et, pour cela, il faut «revenir au cœur des choses : s'arrêter, se taire, prier, pour ne pas passer de l'agitation du travail à celles des vacances». Comme l'a fait Jésus, «Reposez-vous un peu», s'est écrié le pape. "Gardons-nous de l'efficacité, arrêtons la course effrénée qui dicte nos agendas. Apprenons à nous arrêter, à éteindre le téléphone portable pour regarder les gens dans les yeux, à cultiver le silence, à contempler la nature, à se régénérer en dialogue avec Dieu". Pour beaucoup, un rêve inaccessible. Un repos que Jésus demande à ses disciples : «Il veut les mettre en garde contre un danger qui nous guette toujours, aussi pour nous : se laisser emporter par la frénésie de faire, tomber dans le piège de l'activisme, dans lequel la plus importante chose, ce sont les résultats que nous obtenons et le sentiment d'être des protagonistes absolus». «Combien de fois arrive-t-il aussi dans l'Église : nous sommes occupés, nous allons vite, nous pensons que tout dépend de nous et, à la fin, nous risquons de négliger Jésus», a prévenu le pape, qui a admis : «Cependant, l'Évangile raconte que Jésus et les disciples ne peuvent pas se reposer comme ils le voulaient. Les gens les trouvent et viennent de partout. Alors le Seigneur a de la compassion. Voici le deuxième aspect : la compassion.» «Si nous apprenons à vraiment nous reposer, nous devenons capables d'une vraie compassion ; si nous cultivons un regard contemplatif, nous poursuivrons nos activités sans l'attitude prédatrice de quelqu'un qui veut tout posséder et consommer; si nous restons en contact avec le Seigneur et n'anesthésions pas la partie la plus profonde de notre être, les choses que nous avons à faire n'auront pas le pouvoir de nous couper le souffle et de nous dévorer», a conclu Bergoglio, appelant à «une écologie du cœur, composée de repos, de contemplation et compassion. Profitons de l'heure d'été pour ça ! !».

 

Le père James Martin livre aussi une vision de ce passage de l’évangile où il est question de repos dans sa page Twitter (https://twitter.com/JamesMartinSJ/status/1416783205118660608) : «Évangile : Aujourd'hui, Jésus invite ses disciples à «venir se reposer un peu» (Mc 6). Mais Jésus et les disciples sont accueillis par de grandes foules, qui atteignent le "lieu désolé" avant eux. Le Père Paul à l'église St. Paul the Apostle à New York nous a rappelé dans son homélie d'aujourd'hui... que les disciples, qui venaient de rentrer de leurs missions de prédication et de guérison, étaient probablement fatigués physiquement. Mais ils n'ont pas eu beaucoup de répit pendant qu'ils voyageaient sur ce bateau avec Jésus, peut-être juste une heure environ. Donc ils n'ont peut-être pas été physiquement reposés... pour être avec Jésus, le Bon Pasteur, qui veut vous conduire au bord des eaux reposantes. Mais, comme l'a dit le Père Paul, ils étaient spirituellement reposés, car même une heure en compagnie de Jésus était rafraîchissante. Vous ne pourrez peut-être pas «partir» pour une retraite spirituelle, ni même pour des vacances, mais vous pouvez toujours prendre du temps pour vous-même, dans la prière... pour être avec Jésus, le Bon Pasteur, qui veut vous conduire au bord des eaux reposantes.»

 

Après avoir prié l'Angélus, le pape François a voulu exprimer sa proximité avec la population d'Allemagne, de Belgique et des Pays-Bas, touchée par les inondations. "Que le Seigneur soutienne l'engagement de tous pour ceux qui souffrent." Le bilan des crues meurtrières ayant frappé l'Ouest de l'Europe continue de grimper. à 156 morts en Allemagne, a indiqué dimanche matin la police, portant au total à au moins 183 le nombre de décès dans ces intempéries dans l'Ouest de l'Europe. Dans le seul État régional allemand de Rhénanie-Palatinat, la police locale a fait état de 110 morts dans un communiqué, contre 98 dans le bilan précédent. «Il est à craindre que d'autres victimes viennent s'ajouter», a souligné la police dans son communiqué, parlant aussi d'au moins 670 personnes blessées dans cette seule zone. Et, si la tendance est à la décrue dans la zone la plus sinistrée, la situation se dégrade en revanche plus au Sud à la frontière entre l'Allemagne et l'Autriche. Par ailleurs une personne a péri lors de crues dans le Sud de l'Allemagne, en Bavière à la frontière autrichienne, où des pluies diluviennes sont aussi tombées samedi. En Autriche, les pompiers sont en état d'alerte dans les régions de Salzbourg et du Tyrol, tandis que la vieille ville de Hallein est sous les eaux. Enfin, plus à l'Est, à la frontière entre l'Allemagne et la République tchèque, des cours d'eau se sont aussi soulevés dans la région germanique de Saxe samedi soir, provoquant des dégâts (https://www.ouest-france.fr/meteo/inondation/inondations-le-bilan-s-alourdit-a-183-morts-en-europe-dont-156-en-allemagne-4d0a86ac-7f12-460a-a33e-ccf836a0031b).

 

Des épisodes de violence sont arrivés qui «ont aggravé la situation des frères en Afrique du Sud, déjà touchés par les circonstances de la pandémie», a-t-il rappelé. Avec les évêques du pays, «j'appelle tous les responsables à travailler pour la paix, à collaborer avec la communauté pour offrir de l'aide. Afin que le peuple d'Afrique du Sud puisse renaître dans l'harmonie». Les émeutes et pillages d’entrepôts, d’usines et de centres commerciaux, sur fond de crise économique et de chômage endémique, qui ont récemment secoué l'Afrique du Sud dans la région côtière du Kwazulu-Natal (KZN, Est) et la capitale économique Johannesburg, et fait au total 212 morts, dont 180 en pays zoulou, ont été "planifiés et coordonnés" dans l'objectif de provoquer "une insurrection" et déstabiliser le pays, a accusé vendredi le président sud-africain Cyril Ramaphosa, tout en admettant que le gouvernement était "mal préparé à une opération orchestrée de violence, destruction et sabotage de cette nature". Vendredi la situation est toutefois revenue à la quasi normale à Johannesburg, aucun incident n'étant à signaler au cours des dernières 24 heures, selon les autorités. Ces derniers jours, des groupes de résidents parfois armés se sont organisés en patrouilles, pour protéger leurs quartiers, menant à de violents dérapages, du fait que la police et les services de renseignement ont failli à prévenir les récents événements. Depuis quelques jours, des craintes de pénuries de carburant et de nourriture se sont emparées de certains habitants. A Durban, sur l'océan Indien, de longues queues ont continué à se former devant les supermarchés. Pour l'instant, 10 000 soldats sont déployés pour tenter de ramener le calme, au total 25.000 viendront épauler la police. Selon un premier état des lieux officiel, plus de 160 centres commerciaux ont été attaqués, 11 entrepôts, 8 usines et 161 commerces d'alcool. Par ailleurs, des responsables de santé tout comme l'OMS s'inquiètent que les récents mouvements de foule ne provoquent un pic des contaminations de Covid-19, en pleine troisième vague en Afrique. À Johannesburg, beaucoup ont continué à déblayer, nettoyer les gravats, ont constaté des journalistes de l'AFP. Mais les dégâts sont considérables et peu de commerçants étaient assurés (https://www.nouvelobs.com/monde/20210716.AFP0742/violences-en-afrique-du-sud-une-tentative-de-destabiliser-l-etat-selon-le-president.html).

 

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Publié le 13 Juillet 2021

Michael J. O'Loughlin nous montre ce mardi 13 juillet 2021 sur americamagazine.org qu’alors que les crimes violents augmentent dans un certain nombre de villes américaines, le cardinal Blase Cupich de Chicago exhorte les catholiques à réfléchir à la manière dont ils pourraient contribuer à une société plus juste et plus pacifique, en partie en écoutant attentivement les personnes ayant des expériences différentes de la leur. «Le confort de la normalité que nous espérions est gâché par une violence qui nous menace tous», a écrit le cardinal Cupich dans sa lettre du 9 juillet. «Naturellement, nous voulons que cette situation horrible soit résolue sans délai.»

 

Le cardinal Cupich, qui a appelé à plusieurs reprises les catholiques à soutenir des lois plus strictes sur les armes à feu, a noté les nombreux appels des dirigeants civiques et gouvernementaux à une police plus efficace, à une réforme de la justice pénale, à ralentir le flot d'armes illégales, à réduire la violence des gangs, à investir dans les quartiers, à fournir des ressources pour l'éducation et l'accompagnement des familles. En tant que chef spirituel, a écrit le cardinal, il voit une crise plus profonde dans laquelle les êtres humains expriment une réticence «à comprendre que nous sommes inextricablement liés les uns aux autres».

 

Chicago a longtemps lutté contre la violence armée, et cet été n'a pas été différent. Au cours du week-end du 4 juillet, au moins 104 personnes ont été abattues dans la ville. Dix-neuf personnes sont décédées. Plus de 2000 personnes ont été abattues à Chicago cette année, selon le Chicago Tribune. Les homicides et les fusillades sont également en hausse par rapport à la même période l'an dernier à Los Angeles, Minneapolis, Portland, Baltimore, Bâton Rouge et Houston.

 

Lundi, le président Biden a discuté de l'augmentation de la criminalité avec la police et les dirigeants civiques lors d'une réunion à la Maison Blanche. Le président devait parler du travail que font les forces de l'ordre fédérales pour arrêter le flux d'armes illégales, y compris de nouvelles forces de frappe à Chicago, New York, Los Angeles, San Francisco et Washington DC, pour aider à éliminer les trafiquants d'armes à feu et une nouvelle politique de «tolérance zéro» pour les revendeurs qui vendent des armes illégalement. Un effort fédéral est en cours pour étendre et améliorer les programmes d'interruption de la violence communautaire dans 15 villes.

 

Invoquant l'encyclique du pape François de 2020 «Fratelli Tutti», le cardinal Cupich a écrit dans sa lettre : «Si nous perdons ce sens de l'interdépendance, nous perdons également notre sens de la compassion, de l'empathie et de la responsabilité les uns envers les autres. Et cela compte comme une perte spirituelle incalculable, avec des conséquences profondes sur la façon dont nous vivons ensemble en tant que voisins, en tant que membres d'une même famille humaine». «Si nous, peuple de Dieu, restons fidèles à notre identité et à notre appel, nous devons répondre au défi de la solidarité humaine que la violence a suscité», a-t-il écrit.

 

Le cardinal a également écrit que si la foi «ne nous donne pas de solutions toutes faites à des problèmes complexes», elle offre la consolation qu'en faisant confiance à Dieu, «nous pouvons aller de l'avant», et il a proposé plusieurs suggestions sur la façon d'aider. Ces conseils comprenaient de poser des questions et d'écouter les réponses «même lorsque ce que nous entendons s'avère douloureux». Il a exhorté les gens à rester connectés après plus de 15 mois d'isolement au plus fort de la pandémie.

 

«La grande tentation en temps de crise est de se retirer dans ce que nous considérons comme un espace sûr. En fait, ce dont nous avons le plus besoin, c'est de sortir de nos zones de confort et de nous accompagner les uns les autres, même lorsque cela demande des efforts et même des risques», a-t-il écrit. «Pour les croyants, quelle que soit la gravité de la crise, le dernier mot est la confiance en Dieu.»

 

Le président américain a présenté une série de mesures pour tenter de lutter contre la violence armée. Aux États-Unis, les homicides ont augmenté de près de 30 % entre 2019 et 2020. Joe Biden a pressé les élus du Congrès à durcir la législation sur les armes, et a annoncé un renforcement immédiat des contrôles pour que soient appliquées les lois existantes. Il entend faire appliquer sans faille la réglementation en cours. Il veut aussi distribuer des fonds fédéraux à la police des villes les plus touchées par la violence armée, financer des programmes communautaires pour éviter à la jeunesse des quartiers difficiles d’être désœuvrée pendant l’été, une saison traditionnellement propice aux incidents armés (https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20210624-%C3%A9tats-unis-joe-biden-veut-lutter-contre-la-hausse-de-la-violence-arm%C3%A9e).

 

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Publié le 12 Juillet 2021

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre le dimanche 11 juillet 2021 que le cardinal Pietro Parolin, bras droit du pape François, juge qu'"on ne doit pas avoir peur de la vérité", attend sereinement les conclusions que la «Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) depuis les années 1950» doit publier ses préconisations en septembre 2021 en France.

 

Le cardinal précise que c’est le Vatican qui a demandé la constitution de cette commission, "pour comprendre ce qu’il s’est vraiment passé". "Nous sommes tristes, et je sais que beaucoup de catholiques vont être très peinés et scandalisés de ce qu’ils vont lire. Mais nous devons traverser cette épreuve. De là peut venir une nouvelle conscience pour lutter contre ces phénomènes et pour prévenir la répétition de ces actes", a ajouté le Secrétaire d’État du Saint-Siège.

 

Sur un prochain voyage du pape en France, dont la probabilité pourrait s’éloigner à l’approche des élections présidentielle et législatives, au printemps 2022, le cardinal est resté évasif. "Je ne sais pas. Il y a un projet. Le pape a déjà dit son intérêt à Emmanuel Macron. Mais je ne suis pas capable de donner une date. J’espère que cela pourra se faire le plus tôt possible, car la France mérite une visite du Saint-Père", a-t-il déclaré au journal.

 

Au niveau diplomatique, si la France et le Saint-Siège partagent "des préoccupations communes, comme l’écologie", le cardinal italien a pointé aussi "quelques divergences, comme la question du désarmement ou le nucléaire". Interrogé sur la question toujours épineuse pour le Vatican de la "laïcité à la française", le cardinal a mis en garde contre une marginalisation de la dimension religieuse dans la vie sociale, jugeant que "ce n’est pas bon".

 

Le cardinal Parolin pense-t-il au cas italien en parlant de la laïcité puisqu’en réaction à une lettre du 22 juin, où le Vatican a demandé au Parlement italien de modifier le projet de loi Zan, qui vise à lutter, entre autres, contre l’homophobie et la transphobie dans les affaires nationales de Rome, le président du Conseil, Mario Draghi, a rappelé que l’État italien n’est pas confessionnel et que le Parlement dispose du droit de débattre librement (https://www.courrierinternational.com/article/homophobie-face-lintervention-du-vatican-mario-draghi-reaffirme-la-laicite-de-letat-italien).

 

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Publié le 11 Juillet 2021

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org ce dimanche 11 juillet 2021 que les yeux du monde sont suspendus à la fenêtre d'un hôpital. Comme Jean-Paul II l'a fait à plusieurs reprises, le pape François va maintenant regarder par la fenêtre du dixième étage de l'hôpital Gemelli de Rome, où il se remet d'une opération du côlon. Accueillir le monde depuis la maison de la douleur, partager ses souffrances et bénir ses rêves. Bergoglio a l'air fragile, mais fougueux comme toujours. Frêle, la voix tremblante et s'éclaircissant la gorge, devant des milliers de personnes rassemblées dans la cour de l'hôpital, dans une catéchèse plus courte que d'habitude, Bergoglio a commencé par dire "de sincères remerciements" et a profité de l'Évangile du jour, dont il parle l'huile avec laquelle les disciples envoyés par Jésus oignaient, pour louer l'Onction des malades, mais aussi "l'huile" de l'écoute, de l'attention et de la tendresse. Parce que, "tôt ou tard, nous en avons tous besoin".

 

On peut aussi pousser plus loin cette interprétation, comme le montre le père James Martin dans sa page Twitter  (https://twitter.com/JamesMartinSJ/status/1414229771446280200) : «Aujourd'hui, Jésus donne à ses apôtres des instructions étonnamment précises avant de les envoyer en mission («apostollein» signifie être envoyé) (Mc 6). Ne prenez rien d'autre qu'un bâton de marche (pour vous protéger). Ne prenez pas de nourriture, pas de sac, pas d'argent (c'est-à-dire comptez sur Dieu à travers l'aide des autres)... Restez dans la maison qui vous accueille (comme base d'opérations) mais si une ville ne vous accueille pas, "secouez la poussière de vos pieds" (ne vous inquiétez pas si tout le monde écoute votre message). Il s'agit de voyager léger et de se fier à Dieu... J'aime ce que dit la série "Sacra Pagina" à propos de ce passage: "L'identité de l'église est comme une communauté qui est envoyée; c'est de "voyager léger" et de proclamer la parole dans la liberté et dans l'intrépidité.... "Comme de nombreuses églises sont aujourd'hui engagées dans une quête continue d'identité dans un monde complexe, ce récit plutôt simple devrait toujours être un partenaire de conversation" ("L'Évangile de Marc", p. 194, Donahue et Harrington)

 

Le pape a également profité de son expérience directe de passage à l'hôpital, pour demander "un système de santé qui garantisse un bon service accessible à tous", comme celui en "Italie et dans d'autres pays", et pour demander que personne ne soit seul dans maladie. Dans les salutations, après l'Angélus, le pape a surtout rappelé le «cher peuple haïtien» et a demandé la paix pour son peuple. L’assassinat de Jovenel Moïse a aggravé la crise institutionnelle dans laquelle était déjà plongé Haïti. Claude Joseph, premier ministre depuis avril, s’est déclaré chargé des affaires courantes. Mais sa légitimité est remise en cause par la nomination d’Ariel Henry à la tête du gouvernement par le président Moïse deux jours avant sa mort. Dans la capitale Port-au-Prince, les activités ont timidement repris samedi dans les rues, désertées pendant deux jours de crainte de violences, le pays étant gangrené par les gangs. Mais loin de la frénésie habituelle, c’est la peur qui régnait au sein de la population après ce crime aux circonstances et au mobile toujours mal connus. Plus de deux cents personnes voulant fuir leur pays se sont pressées samedi devant l’ambassade des États-Unis, dans la banlieue de Port-au-Prince. Passeports et autres documents divers en main, les manifestants motivent leur plaidoyer en évoquant les difficultés structurelles d’Haïti. Le gouvernement haïtien avait demandé, vendredi, aux États-Unis d’envoyer des troupes en Haïti, pour aider à sécuriser des sites stratégiques. Un haut responsable de l’administration américaine a déclaré à l’AFP que cette option n’était pas prévue à ce stade. (https://www.lemonde.fr/international/article/2021/07/11/haiti-martine-moise-la-veuve-du-president-assassine-veut-poursuivre-la-bataille-de-son-mari_6087874_3210.html). Il s'est également souvenu des gens de la mer et en a profité pour proclamer : "Pas de plastique dans la mer. Prenez soin de la santé de la mer." Et enfin, il a félicité les bénédictins et les bénédictines à l'occasion de la fête de saint Benoît, abbé et patron de l'Europe.

 

Tandis qu’en Allemagne comme le montre J. Alois Gómez de Segura dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/Sandra-Schnell-parroquia-diocesis-Essen_0_2358364142.html) l'agent pastoral, Sandra Schnell, est la première femme à accepter de diriger une paroisse dans le diocèse allemand d'Essen. L'évêché a invité les agents pastoraux séculiers à se présenter comme candidats pour diriger une paroisse. Parmi ceux qui ont montré leur disponibilité, il a choisi Sandra Schnell pour ce service. Elle a 51 ans et dirige la paroisse de Saint Matthieu est dans la ville d'Altena avec quelque 5000 catholiques depuis avril. Car l'administration des sacrements est à côté d'un prêtre. «Seul le prêtre peut administrer les sacrements», explique Sandra, mère de quatre enfants. Elle regrette que seuls les hommes aient ce droit : "Je voudrais que les femmes aient une part à tous les postes dans l'Église. Qu'il y ait plus d'égalité dans ce domaine", dit-elle. Elle dirige l'équipe pastorale, exécute des jeux de rôle et célèbre les funérailles et les services de parole. Le modèle de leadership alternatif a été lancé par l'évêque Franz-Josef Overbeck. «Lui et son groupe de travail ont été contraints de proposer quelque chose de nouveau en raison de la pénurie de prêtres», explique Sandra Schnell. Sandra Schnell espère qu'il y aura bientôt plus de femmes à la tête des paroisses. Que cela «élargit la vision de ceux qui ne connaissent que l'image traditionnelle de l'Église», car il y a «une autre voie » avec les femmes leaders qui contribuent à la situation ecclésiastique actuelle avec toutes leurs connaissances et compétences.»

 

Alors que l’Église catholique en Pologne, qui a reçu plusieurs centaines de plaintes pour abus sexuels sur mineurs commis par des membres du clergé depuis 2018, continue de faire le ménage dans ses rangs en raison de ses négligences. C’est maintenant au tour de Mgr Wiktor Skworc, archevêque de Katowice, dans le sud de la Pologne, de démissionner du Conseil permanent de la Conférence épiscopale polonaise et de son poste de président de la Commission de la pastorale. Cette décision a été prise après la conclusion d’une enquête du Vatican visant à déterminer si le prélat de 73 ans avait réagi de manière appropriée aux informations relatives à des cas de pédophilie parmi les prêtres de son diocèse. Selon le rapport, l’enquête visait à déterminer si Mgr Skworc, alors évêque de Tarnow (nommé à Tarnow par le pape Jean Paul II le 13 décembre 1997, poste qu’il occupera jusqu’en octobre 2011, quand le pape Benoît XVI le nomme archevêque de Katowice) avait négligé ses obligations officielles dans des affaires d’abus sexuels commis sur des mineurs par deux prêtres de son diocèse (https://www.cath.ch/newsf/abus-sur-mineurs-en-pologne-archeveque-de-katowice-dans-la-tourmente/).

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Publié le 9 Juillet 2021

katolisch.de nous montre ce vendredi 9 juillet 2021 que les sociologues italiens donnent à l'Église du pays un témoignage dévastateur après la pandémie. Dans leur analyse «Le troupeau disparu», les auteurs autour du sociologue Giuseppe Di Rita présentent des chiffres et des déclarations sur la façon dont les gens du pays perçoivent actuellement l'Église catholique. Selon cela, seul un catholique pratiquant sur quatre a raté l'occasion d'aller à la messe pendant le confinement. Selon 40 % des personnes interrogées, et parmi les catholiques 50 %, l'Église a accepté sans critique les exigences officielles de la pandémie. Environ les deux tiers des croyants pratiquants voient l'Église en crise; pour un bon 40 %, elle ne fait pas vraiment face aux défis actuels. La moitié des catholiques pratiquants estiment que les prêtres sont de moins en moins conscients de la réalité sociale de leurs paroisses. Le groupe qui se fait appeler "Essere qui" (être présent) comprend Di Rita, d'anciens politiciens comme Romano Prodi, Gennaro Acquaviva et Renato Balduzzi, ainsi que le fondateur de Sant'Egidio, Andrea Riccardi. Ils présentent leurs analyses dans un livre de 150 pages récemment publié : "Le troupeau disparu. Église et société en l'année de la pandémie".

 

La perte de la jambe d'appui sociopolitique avait «plus affaibli la culture catholique, comme elle l'a fait sur elle-même», juge les auteurs. Bien qu'il existe encore de nombreuses activités sociales et caritatives dans le catholicisme, elles manquent d'une voix et d'une représentation communes, se plaint le groupe. Le résultat est "une Église qui parle sans être importante et qui agit sans rien dire". Dans un commentaire sur l'analyse présentée pour le "Corriere della Sera" (jeudi), l'expert ecclésiastique Luigi Accattoli a rappelé les avertissements du pape. Faisant allusion à une parabole de Jésus, le pape François n'arrête pas de reprocher aux bergers ecclésiastiques de n'avoir à s'occuper que d'un seul mouton dans les offices religieux. Au lieu de cela, ils devraient sortir de l'Église et trouver les 99 autres. Les «réactions fondamentalistes», par exemple sous la forme d'un retrait ou d'une barricade de l'Église derrière des formes et des déclarations traditionnelles, sont rejetées par les auteurs de l'étude : «De cette façon, on se marginalise et on perd le dialogue constructif avec le reste de société.» Au lieu de cela, l'Église doit jouer un rôle plus prophétique dans la société. Car malgré sa fragilisation, elle offre encore le plus d'opportunités de relations humaines. C'est ce dont l'Italie a aujourd'hui plus que jamais besoin.

 

Pendant ce temps, le président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Gualtiero Bassetti, était ouvert à la reformulation du projet de loi anti-homophobie en Italie. Les inquiétudes exprimées par le Vatican via une note verbale concernent la marge d'interprétation du texte juridique précédent, qui pourrait également criminaliser la libre expression des convictions éthiques et religieuses, a déclaré Bassetti dans une interview au journal "La Repubblica" (vendredi). La doctrine du pape est très claire : les homosexuels doivent être accueillis avec respect, compassion et sensibilité - sans discrimination injuste. Dans le même temps, cependant, il est de bonne pratique diplomatique d'échanger des notes verbales, et le Saint-Siège a discrètement souligné certains points critiques du texte du projet de loi sans jamais remettre en cause l'État laïc, a expliqué Bassetti. Il a souhaité que le synode mondial initié par le pape rende la voix des chrétiens plus clairement audible dans la société.

 

Au début du mois, une note verbale du Secrétariat d'État du Vatican est parvenue aux médias. La lettre à l'ambassade d'Italie auprès du Saint-Siège indique que les droits à la liberté de l'Église catholique sont limités de manière inadmissible par "une partie du contenu du projet de loi actuel". L'entrée en vigueur pourrait donc constituer une violation du Traité de l'Église d'État de 1984. «Nous demandons que nos préoccupations soient prises en compte», ainsi le libellé de la note. Le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin avait souligné que la note visait à exprimer des inquiétudes. Ce n'était en aucun cas un blocus. Concrètement, il s'agit du fait que les écoles catholiques pourraient être obligées de participer à une journée nationale d'action «contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie». La Conférence épiscopale italienne est également gênée par la formulation de "l'identité de genre", qui prend beaucoup de place selon elle dans le projet de loi.

 

Le projet de loi, du nom de l'initiateur Alessandro Zan (Parti Démocrate), vise à placer les homosexuels, les bisexuels et les transsexuels sous une protection particulière. Depuis que le texte a été adopté par la Chambre des députés en novembre - toujours sous le gouvernement de centre-gauche de Giuseppe Conte - le projet est au point mort. Sous le nouveau gouvernement multipartite de Mario Draghi, le projet est bloqué au Sénat. Alors que les politiciens de la Ligue et de Forza Italia partagent les réserves du Vatican, d'autres milieux ont parfois durement critiqué la note verbale du Vatican. Le Premier ministre Mario Draghi a également affirmé : «Nous sommes un État laïc et non confessionnel».

 

Et l’Église est-elle crédible quand elle s’oppose à une loi contre l’homophobie ? La réponse est non, surtout quand le lundi 5 juillet d'importantes manifestations se sont tenues en Espagne pour dénoncer un "crime homophobe", après qu’un jeune homme de 24 ans a été tabassé à mort près d'une discothèque de la Corogne (https://www.ladepeche.fr/2021/07/06/espagne-dimportantes-manifestations-pour-demander-justice-apres-un-crime-homophobe-9654295.php), et que des banderoles ou pancartes homophobes ont été brandies par des supporteurs hongrois durant les autres rencontres du premier tour contre le Portugal et l’Allemagne (https://www.liberation.fr/societe/sexualite-et-genres/racisme-et-homophobie-les-supporters-de-la-hongrie-sanctionnes-20210709_AJ7QUH346NHIHP3KDGHMHP3SJU/). L’homophobie est un crime, pas une opinion et il est grand temps que l’Église arrête de faire l’autruche.

 

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Publié le 8 Juillet 2021

RFI.fr nous montre ce jeudi 8 juillet 2021 que le pape François a dénoncé jeudi l'assassinat «odieux» du président haïtien Jovenel Moïse et condamné «toute forme de violence» dans le règlement des crises politiques. «Le Saint-Père exprime sa tristesse et condamne toute forme de violence comme moyen de résolution des crises et des conflits. Il souhaite pour le cher peuple haïtien un avenir de concorde fraternelle, de solidarité et de prospérité», a déclaré le numéro 2 du Vatican, le secrétaire d'État Pietro Parolin, au nom du pape, convalescent après une intervention chirurgicale.

 

Après l’assassinat du président haïtien dans sa résidence privée, dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 juillet, la police a affirmé avoir abattu quatre des responsables du crime. Pendant ce temps, deux Premiers ministres, Claude Joseph et Ariel Henry, se disputent déjà le pouvoir (https://www.courrierinternational.com/article/crise-haiti-le-chaos-institutionnel-regne-apres-lassassinat-du-president-moise). Claude Joseph, le sixième Premier ministre haïtien en quatre ans, devait être remplacé à la tête du gouvernement par Ariel Henry, nommé lundi. Il reste, à ce stade, au pouvoir. "Je suis un Premier ministre dont un arrêté a été pris en ma faveur (...) et j’étais en train de choisir les membres de mon cabinet, on était même très avancé. Il faut que je continue", a réagi auprès du Nouvelliste Ariel Henry, évoquant toutefois "une opportunité de dialogue pour arriver à un accord" sur le gouvernement. Claude Joseph a lancé un appel au calme et annoncé que la police et l'armée s'assureraient du maintien de l'ordre à travers le pays (https://www.francetvinfo.fr/monde/haiti-cinq-questions-apres-l-assassinat-du-president-jovenel-moise_4694227.html).

 

Devant ce fait, la conférence des évêques d’Haïti «déplore et condamne ce meurtre inadmissible et révoltant» qui vient «marquer un tournant regrettable» de l’histoire du pays. Le «choix délibéré de la violence», note l’épiscopat, devient pour une large partie de la population une «méthode de survie et de règlement des différends». Mais il s’agit là d’une spirale dangereuse, avertissent les évêques, qui «n’aidera jamais notre pays à sortir de cette impasse politique». La solution réside plutôt dans «le dialogue, le consensus, l’esprit du compromis pour l’intérêt supérieur de la nation, pour le bien commun du pays», est-il rappelé. La conférence épiscopale invite donc vigoureusement les Haïtiens à «dépasser leur orgueil personnel et leurs intérêts de groupes» pour viser le bien commun. «Déposez les armes! Optez pour la vie! Choisissez enfin le vivre ensemble fraternel dans l’intérêt de tous et dans l’intérêt d’Haïti!», demandent enfin les évêques, avant de confier leur pays à l’intercession de sa sainte patronne, Notre-Dame du Perpétuel Secours. L’assassinat du président doit être l’occasion de «créer le changement de mentalité», expliquait hier à notre micro Mgr Alphonse Quesnel, évêque de Fort-Liberté. «Maintenant nous sommes obligés de nous mettre ensemble parce qu’il y a la nation en jeu» (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2021-07/assassinat-president-jovenel-moise-haiti-reaction-eveques.html).

 

Le pays est confronté à une grave crise sécuritaire et politique. Ses habitants font face à des enlèvements contre rançon, sujet sur lequel Jovenel Moïse était accusé de ne pas assez agir. Depuis le début du mois de juin, l'ouest de Port-au-Prince est le théâtre de confrontations entre bandes rivales. Elles bloquent la circulation entre la capitale et la moitié sud du pays. Ces affrontements entre gangs ont poussé plusieurs milliers d'habitants du quartier défavorisé de Martissant à se réfugier chez des proches ou dans des gymnases. Sur le plan politique, Jovenel Moïse faisait l'objet de vives critiques du fait notamment d'une augmentation des prix et d'une pénurie de carburant. Il était aussi accusé de corruption. Selon le Miami Herald, le président et d'autres membres de l'exécutif haïtien sont soupçonnés d'avoir détourné près de deux milliards de dollars d'aides issues du programme PetroCaribe, un accord de coopération énergétique entre le Venezuela et les pays des Caraïbes. Haïti fonctionnant sans Parlement depuis 2020, Jovenel Moïse gouvernait depuis un an par décrets, alors que la durée du mandat faisait l'objet de contestations. Plusieurs voix s'étaient levées pour réclamer son départ dès le mois de février. Après sa mort, le département d'État américain a appelé au maintien des élections législatives et présidentielle dans le pays, prévues les 26 septembre et 21 novembre (https://www.francetvinfo.fr/monde/haiti-cinq-questions-apres-l-assassinat-du-president-jovenel-moise_4694227.html).

 

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Publié le 6 Juillet 2021

vaticannews.va nous montre ce mardi 6 juillet 2021 que la conférence des évêques d’Angleterre et du Pays de Galles appelle les fidèles catholiques à écrire à leurs députés pour qu’ils s’opposent au projet de loi – baptisé “Police, Crime, Sentencing and Courts Bill” - actuellement en cours de discussion au Parlement de Londres qui ouvrirait la voie à l’avortement sans restriction, jusqu’à la fin de la grossesse. Cette loi modifierait certaines réglementations pénales en introduisant de nouvelles peines et infractions. Parmi les mesures proposées figure un amendement à la loi de 1861 sur les délits contre la personne, qui concerne spécifiquement l'avortement, légal au Royaume-Uni depuis 1967, mais sous certaines conditions.

 

La proposition soumise par la députée Diana Johnson demande la suppression de deux articles de la loi sur les délits contre la personne : le 58 sur «l'administration de drogues ou l'utilisation d'instruments pour provoquer un avortement» et le 59 «sur la fourniture de substances pour provoquer un avortement». En pratique, pour l’Église cela signifierait l'ouverture de l'avortement à la demande pour n'importe quelle raison, y compris les avortements sélectifs en fonction du sexe, tout en supprimant la limite actuelle de 24 semaines de gestation. Rien de tel pourtant, puisque la clause 55 déposée Diana Johnson, visait à abroger toutes les garanties juridiques relatives à l'avortement en Angleterre et au Pays de Galles a été retiré.

 

Le débat sur l'avortement était déjà revenu sur le devant de la scène au Royaume-Uni il y a environ un mois, avec la proposition du ministère de la Santé et des Affaires sociales de rendre permanente la réglementation sur l'avortement dit “DIY Abortion”, une mesure temporaire introduite en 2020, en raison du Covid-19, pour permettre aux femmes voulant interrompre une grossesse dans les 10 semaines de prendre des médicaments abortifs directement chez elles. Il suffit d'une consultation téléphonique avec un médecin pour que les médicaments nécessaires soient envoyés par courrier, sans avoir à se rendre à l'hôpital. Dans ce cas également, Mgr Sherrington avait réitéré la ferme opposition des évêques catholiques à une mesure qui, disait-il, «dévalorise le sérieux avec lequel de telles décisions doivent être prises et ne prend pas en considération les dangers physiques et psychologiques que l'administration de ces médicaments à domicile pourrait entraîner». En 2020, le Parlement de Londres avait approuvé une autre mesure controversée qui visait à dépénaliser l'avortement également en Irlande du Nord et à étendre sa limite à 24 semaines. Après les protestations de l'Église et d'autres organisations, la nouvelle législation a ensuite été rejetée par l'Assemblée législative de Stormont.

 

En réalité avec projet de loi – baptisé “Police, Crime, Sentencing and Courts Bill”, ce n’est pas l’avortement qui est prioritaire mais le fait que les députés britanniques ont voté lundi en faveur du projet de loi controversé sur la police, qui étend considérablement les pouvoirs de la police pour réprimer les manifestations non violentes à travers le Royaume-Uni. Ce projet de loi est soutenu par la Chambre des communes et permet à la police d'imposer une heure de début et de fin pour les manifestations, d'interdire les manifestations d'une personne et de restreindre les manifestations si elles sont considérées comme trop «bruyantes».  Ceux qui enfreignent la loi peuvent désormais être arrêtés, poursuivis et passibles d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à 10 ans pour avoir causé «un inconvénient ou un inconvénient grave», car le projet de loi augmente les peines pour ceux qui enfreignent les conditions (https://tittlepress.com/trending/922861/).

 

Encore une fois, la conférence des évêques d’Angleterre et du Pays de Galles se trompe de combat, alors que le vote au parlement en faveur du projet de loi de 300 pages est intervenu au milieu des longs efforts des critiques, et des experts juridiques pour empêcher son adoption au parlement. En mars 2021, plus de 700 des principaux universitaires en droit du Royaume-Uni, dont 120 professeurs de droit dans des universités de premier plan, ont signé une lettre ouverte exhortant Boris Johnson à abandonner les restrictions «draconiennes» à la liberté de manifester. Les «manifestations Kill the Bill» généralisées organisées par les détracteurs de la loi jusqu'au vote au Parlement lundi ont cependant déjà vu une grande échelle d'arrestations pour des infractions telles que la violation de l'ordre public, les troubles violents, les agressions contre la police et la loi Covid et des violations, a rapporté la BBC (https://tittlepress.com/trending/922861/).

 

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Publié le 5 Juillet 2021

francetvinfo.fr avec l’AFP nous montre ce lundi 5 juillet 2021 que Les nouvelles sont rassurantes. Le pape François, opéré dimanche du côlon, va bien et restera hospitalisé une semaine environ, a annoncé lundi 5 juillet le Vatican. Le pape, âgé de 84 ans, "se trouve dans de bonnes conditions générales, il est alerte et respire sans assistance", a précisé le Vatican dans un communiqué.

 

"Il devrait rester hospitalisé une semaine environ sauf complications." "L'intervention chirurgicale effectuée dans la soirée du 4 juillet a duré environ trois heures", a ajouté le Vatican. Le pape avait été admis dimanche à l'hôpital Gemelli de Rome pour une intervention chirurgicale sous anesthésie générale, programmée selon le Vatican pour une sténose diverticulaire symptomatique du côlon.

 

Le pape souffre d'une inflammation potentiellement douloureuse des diverticules, hernies ou poches qui se forment sur les parois de l'appareil digestif et dont la fréquence augmente avec l'âge. Une des complications possibles de cette affection est la sténose, c'est-à-dire un rétrécissement de l'intestin. Le Premier ministre italien Mario Draghi lui a envoyé lundi ses "vœux affectueux de bon rétablissement" et le grand imam d'Al-Azhar lui a souhaité "un rapide rétablissement".

 

Pendant ce temps, après la découverte de plus de 1000 tombes anonymes d'enfants autochtones sur les sites d'anciens pensionnats au Canada, beaucoup ont dirigé leur chagrin et leur colère contre l'Église catholique, qui dirigeait plus de la moitié des écoles du pays, et au cours des dernières semaines, près de deux douzaines d'églises ont été incendiées ou vandalisées à travers le pays, dont huit dans les territoires des Premières Nations. Mais pour de nombreux peuples autochtones, les églises suscitent des émotions contradictoires et conflictuelles : ce sont les espaces construits par leurs ancêtres où des générations ont été baptisées et enterrées, mais elles représentent également la destruction de la culture autochtone et plus d'un siècle de peur et de violence physique (https://www.theguardian.com/world/2021/jul/04/canada-burned-churches-indigenous-catholicism).

 

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