actualites

Publié le 4 Juillet 2021

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre ce dimanche 4 juillet 2021 que le pape François se rendra en Slovaquie du 12 au 15 septembre 2021 annonçant ce déplacement depuis ses appartements aux pèlerins rassemblés sur la place Saint-Pierre, au Vatican, pour la traditionnelle prière dominicale, dont environ 500 Slovaques. En Slovaquie, le pape François visitera les villes de Bratislava, Presov, Kosice et Sastin, a précisé un communiqué du Vatican. Il s’agit de la première visite d’un pape dans ce pays de l’ancien bloc soviétique à majorité catholique depuis celle de Jean-Paul II en 2003.

 

La présidente slovaque Zuzana Caputova, qui avait été reçue en audience en décembre 2020 au palais apostolique et avait invité le pape François, s’est dite "très heureuse" de l’annonce de la visite papale. "Je crois que la présence du pape François sera un message de réconciliation et d’espoir pour nous tous dans les temps difficiles que nous vivons", a-t-elle dit sur Facebook. Selon Miro Kern, éditorialiste du quotidien slovaque Dennik N, la visite papale constitue "une sorte de récompense pour la Slovaquie, en raison de sa position plus accommodante envers les migrants".

 

Pas impossible, explique l’analyste politique Juraj Marusiak. "Le pape vient d’Amérique latine, il est normal qu’il soit sensible à cette question. Il faut ajouter que tous les gouvernements slovaques jusqu’à présent ont cultivé avec un grand succès de forts liens diplomatiques avec le Vatican". La visite du pape en Slovaquie reste tributaire de la situation épidémique du Coronavirus. Les inquiétudes croissent dans le monde face au risque d’une nouvelle vague de la pandémie de Covid-19 portée par le variant Delta.

 

Il effectuera également un passage éclair dans la Hongrie de Viktor Orban. Il célébrera la messe de clôture du 52e Congrès eucharistique international à Budapest, le 12 septembre. Orban se pose comme l’un des derniers défenseurs du christianisme européen, et au nom de cette "bataille" des valeurs il entre régulièrement en conflit avec l’Union européenne et les organisations non gouvernementales, notamment au sujet de sa politique hostile aux réfugiés, qu’il a qualifiés de "poison" pour la "civilisation occidentale". En outre, alors que la Hongrie est vivement critiquée par ses partenaires européens pour avoir adopté une législation interdisant la diffusion aux mineurs de contenus sur l’homosexualité notamment et fait un parallèle entre la communauté LGBT et la pornographie, le pape François s’exprime régulièrement contre les discriminations dont sont victimes les personnes en raison de leur orientation sexuelle.

 

"Le grand désaccord entre le pape et le gouvernement hongrois est la question de la migration, bien entendu. Mais aussi, maintenant, la question des LGBT, et bien que le pape soit opposé au mariage du même sexe, il approche la question des LGBT avec beaucoup de patience et d’humanité alors que le gouvernement Orban utilise le sujet comme une massue politique, pour frapper et en retirer des gains politiques", analyse Zoltan Lakner, responsable de l’hebdomadaire politique hongrois Jelen, auprès de l’Agence France-Presse.

 

Le programme détaillé du voyage pontifical sera publié ultérieurement mais selon les informations de presse, le pape ne devrait pas rencontrer les dirigeants hongrois pendant son bref passage dans la capitale. Au retour d’Irak en mars, il avait fait connaître son projet de se rendre à Budapest pour la messe eucharistique en prenant soin de souligner que ce ne serait pas une visite d’État. Le souverain pontife argentin, âgé de 84 ans, a maintes fois fustigé "le populisme" et le "souverainisme" qui selon lui sont des "attitudes d’isolement" qui portent en germes l’exclusion et le rejet, en particulier à l’égard des migrants dont il se pose en défenseur.

 

lepoint.fr nous apprend que le pape François, qui souffre d’une inflammation du côlon potentiellement douloureuse des diverticules, hernies ou poches qui se forment sur les parois de l’appareil digestif et dont la fréquence augmente avec l’âge, a été admis à la Polyclinique A. Gemelli de Rome. Cette intervention se déroulera ce dimanche. Une des complications possibles de cette affection est la sténose, c’est-à-dire un rétrécissement de l’intestin (https://www.lepoint.fr/sante/le-pape-francois-va-subir-une-operation-chirurgicale-04-07-2021-2434102_40.php).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 3 Juillet 2021

LaLibre.be avec l’AFP nous montrent qu’un cardinal au cœur d'un procès financier, c’est du jamais vu au Vatican : le Saint-Siège a annoncé samedi le renvoi devant son tribunal pénal de dix personnes impliquées dans l'affaire du financement opaque, via des hommes d'affaires italiens, d'un immeuble de luxe à Londres, dont l'influent Angelo Becciu poursuivi pour détournement de fonds, abus de pouvoir et subornation de témoin dans ce dossier dont les premiers éléments ont commencé à paraître dans la presse italienne en septembre 2020, quand le pape François l'avait démis de ses fonctions. Dans un communiqué publié samedi par son entourage, le cardinal s'est dit "victime d'un complot" et a protesté de son "innocence absolue". Affirmant avoir été cloué au "pilori médiatique", il s'est dit pressé de s'expliquer. Angelo Becciu était numéro deux de la Secrétairerie d'État, l'administration centrale du Saint-Siège, lorsque la procédure d'achat de l'immeuble londonien avait commencé en 2014.

 

Parmi les autres prévenus, le Suisse René Brülhart, ancien président de l'Autorité d'information financière (AIF), le gendarme financier du Saint-Siège, doit répondre d'abus de pouvoir. Seront également jugés deux ecclésiastiques : Monseigneur Mauro Carlino, longtemps secrétaire particulier d'Angelo Becciu, et Monseigneur Enrico Crasso, ancien gestionnaire du patrimoine réservé de la Secrétairerie d'État, une manne de plusieurs centaines de millions d'euros provenant en grande partie du "Denier de Saint-Pierre", autrement dit les dons des particuliers au Vatican. Les autres mis en cause sont Tommaso Di Ruzza, ancien directeur de l'AIF, Cecilia Marogna, dite "La dame du cardinal", une jeune consultante italienne qui s'était vu confier un demi-million d'euros par la Secrétairerie d'État sur un compte en Slovénie, l'investisseur Raffaele Mincione, l'avocat Nicola Squillace, Fabrizio Tirabassi, un ancien haut fonctionnaire laïc du Vatican, et Gianluigi Torzi, un courtier arrêté en mai dernier à Londres. Par la voix de leurs avocats, René Brülhart et Mauro Carlino ont fait valoir samedi qu'ils avaient toujours été "loyaux" et œuvré "dans l'intérêt du Saint-Siège".

 

En novembre 2019, le pape François avait reconnu devant la presse l'existence d'un "scandale" de corruption au sein du Vatican. "On a fait des choses qui n'étaient pas propres", avait regretté le souverain pontife. Le procès de l'immeuble londonien "est directement lié aux directives et à la réforme de Sa Sainteté le pape François en faveur de la transparence et la consolidation des finances vaticanes", a souligné samedi le Saint-Siège. Le pape argentin avait été élu en 2013 pour notamment mettre de l'ordre dans les finances vaticanes, une réforme ardue qui a rencontré de la résistance au sein de certains "dicastères" (ministères) gérant des fonds de manière très autonome et peu transparente. En 2017, il constatait que "réformer" la Curie romaine (gouvernement du Vatican) revenait à "nettoyer le sphinx d'Égypte avec une brosse à dents". À cet effet, il a créé le tout-puissant Secrétariat à l'Économie en 2014, assaini la jadis sulfureuse banque du Vatican, où 5.000 comptes suspects ont été fermés en 2015, encadré les appels d'offres pour ses dépenses internes, et confié à l'Administration du patrimoine du siège apostolique (Apsa) la gestion des budgets des nombreuse administrations du Vatican.

 

Le Saint-Siège dégage cependant de tout blâme les actuels chefs de la Secrétairerie d'État, insistant sur le fait que «ni Mgr Perlasca, signataire de la Convention d'achat d'actions, ni ses supérieurs, le Suppléant Edgar Peña Parra et, surtout, le Cardinal Pietro Parolin, ont été effectivement informés et, en tout état de cause, pleinement conscients des effets juridiques qu'auraient les différentes catégories d'actions», mais le secrétaire d'État se retrouve endetté avec plus de 200 millions de dollars dans les pertes liées à la construction Sloane Avenue (https://www.religiondigital.org/vaticano/Macrojuicio-Vaticano-Becciu-acusado-malvrsacion-vaticano-finanzas-sloane-avenue-secretaria-estado-lipieza-aif-parolin-parra_0_2355964386.html).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 2 Juillet 2021

katolisch.de nous montre ce vendredi 2 juillet 2021que L'Académie pontificale pour la vie, l'Association médicale mondiale et l'Association médicale allemande ont uni leurs forces dans un appel commun pour une distribution plus équitable des vaccins dans le monde. Les vaccins doivent être accessibles à tous et partout, quelles que soient les ressources financières, a déclaré vendredi le président de l'Académie pontificale pour la vie, l'archevêque Vincenzo Paglia. Pour cette raison, un équilibre est nécessaire entre les droits de brevet légitimes des chercheurs ou des sociétés pharmaceutiques et les besoins de la société dans son ensemble. Les brevets ne doivent pas être considérés comme absolus.

 

Le président de l'Association médicale mondiale, Frank Ulrich Montgomery, s'est plaint que jusqu'à présent, seule une fraction de la population mondiale a accès à la vaccination contre le Covid-19. "Il est de notre obligation morale de mettre fin à cette injustice flagrante dès que possible", a déclaré Montgomery. Les vaccinations protègent non seulement l'individu, mais finalement toute la population et surtout les faibles et les malades qui ne pouvaient pas être vaccinés.

 

Le chef du département international de l'Association médicale allemande, Ramin Parsa-Parsi, a souligné que la pandémie avait plus qu'avant révélé l'importance de la coopération et des échanges dans le monde et entre les différentes disciplines. Et tandis que l'objectif doit être une production nationale de vaccins plus forte, davantage d'échanges de connaissances, davantage d'investissements dans les installations de production et un bon contrôle de la qualité dans la fabrication de vaccins dans le monde sont nécessaires. "Nous savons très bien que ce ne sont pas les vaccins mais les vaccinations elles-mêmes qui sauvent des vies", a déclaré Parsa-Parsi.

 

L'Académie pontificale et les deux sociétés médicales veulent également travailler ensemble contre le scepticisme à l'égard des vaccins. Cela est en partie dû à des expériences négatives historiques avec le système de santé, mais c’est plus souvent le résultat de désinformation et de mythes, en particulier dans les réseaux sociaux. Le scepticisme vis-à-vis des vaccins existe également dans le secteur de la santé et dans certaines communautés religieuses, selon le communiqué. Le président de l'Association médicale mondiale, Montgomery, a fait campagne pour la confiance dans les vaccinations : «Il n'y a probablement aucune autre découverte en médecine qui a sauvé plus de vies et évité la souffrance.»

 

Paglia a également mis en garde contre l'imposition de la compréhension occidentale de la santé à d'autres sociétés. La confiance repose sur des relations internationales équitables. Les priorités varient également à travers le monde. En Afrique, par exemple, le nombre de décès dus au paludisme ou à l'infection tuberculeuse est nettement plus élevé que le nombre de victimes du Covid 19. Et le manque d'assainissement et d'eau potable est une menace plus grande pour de nombreuses personnes. Les mesures contre la pandémie devraient tenir compte de ces problèmes structurels, a exhorté Paglia. Dans l'après-midi, l'académie et les deux associations médicales ont tenu une conférence en ligne conjointe sur le thème des vaccinations.

 

Et appuyer la vaccination est une très bonne idée, surtout quand on sait qu’après deux mois et demi de baisse, les contaminations augmentent de nouveau en Europe, principalement du fait du variant Delta. Au Royaume-Uni et en Russie, ce variant provoque de nouvelles flambées épidémiques.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 30 Juin 2021

eglise.catholique.fr nous montre ce mercredi 30 juin 2021 nous montre le message de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, et président de la Conférence des évêques de France suite au fait que la loi de révision des lois de bioéthique a été votée par l’Assemblée nationale le 29 juin 2021. Avancée sociétale pour les uns, "passage en force" pour d'autres. Après deux ans de travaux, le Parlement a adopté définitivement, mardi 29 juin, le projet de loi de bioéthique et sa mesure phare d'ouverture de la PMA à toutes les femmes, en vue d'une mise en œuvre rapide après un ultime recours des opposants. 326 députés ont voté pour, 115 contre et 42 ne se sont pas exprimés (https://www.francetvinfo.fr/societe/pma/le-projet-de-loi-de-bioethique-dont-la-pma-pour-toutes-sa-mesure-phare-est-definitivement-adopte_4683331.html).

 

Selon lui, «Malgré plusieurs années de débats, une logique s’est imposée qui fait de la dignité de l’être humain une valeur à géométrie variable. Le «large consensus» voulu par le Président de la République n’existe pas et l’on voit triompher une volonté idéologique malgré de nombreuses alertes – parfois de simple bons sens- exprimées par nos concitoyens.» Il pousse plus loin en disant que «Le socle de la «bioéthique à la française» dont notre pays était si fier est gommé : la dignité propre à tout être humain – petit et grand – n’est plus le point focal. Face à cette loi, les évêques de France continuent de manifester une grande inquiétude et adressent un appel.» Mais l’archevêque de Paris ne fait que  reprendre les arguments des opposants à la loi bioéthique comme La Manif pour tous qui a dénoncé "un passage en force" avec le refus "systématique" de "toute modification du projet initial". Avec d'autres associations et le soutien de l'épiscopat catholique, le mouvement a mobilisé au fil des mois des dizaines de milliers de personnes contre "la PMA sans père". Contrairement à ce qu’ils avancent c'est en réalité "neuf ans de gestation et un accouchement dans la douleur", déplore l'Inter-LGBT, quand Gaylib a eu "peur" que le processus n'aille pas au bout. Évoquée par François Hollande, puis promise par Emmanuel Macron, la première, et probablement seule grande réforme de société du quinquennat, a pris du retard notamment en raison de la crise du Covid-19, faisant "perdre" des chances de grossesse à certaines, déplorent ces associations (https://www.francetvinfo.fr/societe/pma/le-projet-de-loi-de-bioethique-dont-la-pma-pour-toutes-sa-mesure-phare-est-definitivement-adopte_4683331.html).

 

L’archevêque allant plus loin dans l’exagération nous dit que «Maintenant que la loi de notre pays autorise de nouvelles transgressions, il importe plus que jamais que chacun trouve les moyens de la vigilance et d’un discernement personnel afin de faire ses choix en pleine conscience de ses conséquences éthiques.» Et que «La satisfaction d’un besoin -même légitime-, le principe d’égalité, les besoins de la recherche scientifique, la peur du handicap ne peuvent justifier qu’on traite l’être humain comme un matériau manipulable et éliminable.» Ainsi Mgr Éric de Moulins-Beaufort sait très bien que ce texte ne va en aucun sens dans l’autorisation de la GPA, que l'élargissement des recherches sur les cellules souches ne pourra pas porter sur des embryons humains, que l'identification d'anomalies chez l'embryon, l'élargissement de la PMA aux personnes transgenres, le don d'ovocytes au sein des couples et la PMA post-mortem ne figurent pas dans le texte. La loi met en avant un encadrement renforcé des dons de corps, les hétérosexuels ou homosexuels, les mêmes règles pour le don du sang, la fin de l'anonymat des donneurs de gamètes ne se répercutera pas sur la filiation, et  les couples de femmes ayant recours à la PMA vont également voir leur accès à la filiation facilité. Enfin, les personnes qui le souhaitaient pourront désormais congeler leurs ovocytes ou leurs spermatozoïdes, et ce, sans raison médicale particulière. Le prélèvement de ces gamètes pourra être pris en charge par la Sécurité sociale, mais devra se dérouler dans une structure agréée (publique ou privée accréditée) (https://www.francetvinfo.fr/societe/loi-de-bioethique/projet-de-loi-de-bioethique-ce-que-contient-le-texte-adopte-definitivement-par-lassemblee-nationale_4682871.html).

 

Ponctuant par «Si la loi dit le droit, elle ne dit pas le bien. Ce nouveau cadre législatif fait sauter de nouvelles digues éthiques et renvoie chacun, plus que jamais, à sa responsabilité personnelle.» Pourtant, si les débats ont été âpres, la PMA pour toutes, remboursée par la Sécurité sociale, n’a pas enflammé la société, à l’inverse du mariage pour tous sous François Hollande. Le soutien de l’opinion à l’ouverture de la PMA augmente au fil des années : 67 % des Français y sont désormais favorables, selon un récent sondage Ifop pour l’association des familles homoparentales (https://www.ouest-france.fr/societe/famille/pma/la-pma-pour-toutes-adoptee-par-le-parlement-dans-la-loi-bioethique-947acc7a-d8f2-11eb-ae1f-fb64142a4f8c).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 28 Juin 2021

religiondigital.org nous montre ce lundi 28 juin 2021 que les initiatives pour signaler les abus sexuels sur mineurs dans les institutions religieuses de l'Église catholique en Espagne et pour réparer les victimes ont été "très rares", selon une étude réalisée par l'Université ouverte de Catalogne (UOC), l'Université de Barcelone et l'Université du Pays Basque (UPV/EHU). C'est l'une des conclusions de cette recherche de Josep M. Tamarit, de l'UOC; Noemí Pereda, de l'UB, et Gema Varona, de l'UPV/EHU, qui a été présentée ce lundi 28 juin à la «Conférence sur les abus sexuels sur mineurs dans les institutions religieuses : réponses restauratrices de la victimologie», qui s'est tenue à l'auditorium du Centre Carlos Santamaría de l'Université du Pays Basque, à Saint-Sébastien.

 

Ce travail a été développé entre 2018 et 2021 et a reçu des financements du ministère de la Science et de l'Innovation, dont des fonds européens. Il comporte des recherches quantitatives et qualitatives à partir desquelles le plus grand impact sur les hommes est conclu, sans préjudice de l'inclusion d'une section spécifique avec une perspective de genre sur «l'invisibilité de la victimisation féminine». Parmi ses conclusions, le rapport documente un préjudice «profond et durable» subi par les victimes, tant au niveau du délit subi que de la «victimisation secondaire» ou du préjudice ajouté par une réponse institutionnelle «tendant, maintes fois, à masquer, au silence, à semer la confusion et, parfois, à blâmer les victimes. »

 

À cela s'ajoute, selon les chercheurs, le fait que, parfois, ces victimes étaient des enfants et adolescents en situation déjà aggravée d'exclusion, de désavantage social ou de handicap. En ce sens, la recherche montre que les abus sexuels ont été commis, pour la plupart, par des membres du clergé qui connaissaient les expériences antérieures de maltraitance présentées par les victimes et, par conséquent, leur extrême vulnérabilité et l'absence d'un contexte protecteur. En ce sens, il a précisé que «lorsqu'il a été impossible de nier l'existence de cas d'abus, la réponse officielle a eu tendance à les présenter comme des événements isolés ou à concentrer les explications sur la recherche de causes individuelles, attribuant les abus à des caractéristiques de l'individu abuseur et en ignorant l'influence possible des causes environnementales ou structurelles».

 

Le projet aborde également les causes structurelles des abus sexuels dans les institutions ecclésiastiques espagnoles et identifie des aspects tels que " le pouvoir clérical, le perfectionnisme moral, la conception de la sexualité, le secret, la solitude ou l'idée de péché et de pardon" comme facteurs de risque. De même, un aspect constaté est l'«instrumentalisation» des victimes et le fait de «privilégier la réputation institutionnelle» sur les droits individuels des mineurs d'alors. De même, les chercheurs soulignent que le droit canon récemment réformé "n'a pas pris en compte depuis longtemps" les droits que les victimes devraient avoir dans les procédures d'examen des affaires. Dans ceux-ci, rappellent-ils, citant des réglementations internationales, une spécialisation doit être assurée pour traiter les questions de victimisation sexuelle, ainsi que l'impartialité et la protection des victimes, sans pour autant diminuer la présomption d'innocence.

 

Dans ce contexte, ils précisent que certains programmes de justice réparatrice, afin de trouver des formes de réparation morale et économique aux victimes, permettent «une responsabilité et une solidarité» avec elles qui réaffirment l'injustice des dommages commis. De cette façon, indiquent-ils, il est possible d'assumer des responsabilités individuelles et institutionnelles et de regagner une confiance et une légitimité perdues ou remises en question, à condition que ces programmes réparateurs soient menés «de manière autonome». Le projet, dont les résultats sont en phase de publication aux éditions Aranzadi, propose des modèles concrets de bonnes pratiques qui permettent aux institutions, religieuses et publiques en général, ainsi qu'à la société civile, de développer des réponses de solidarité avec les victimes avec "l'honnêteté et l'engagement ", deux aspects très appréciés par eux. Ils illustrent également comment d'autres pays ont traité "avec plus de succès" ce problème.

 

L'Université de Barcelone, pour sa part, a décrit les caractéristiques des victimes, pour la plupart des enfants, ayant déjà subi des abus; la gravité des violences sexuelles, répétées et physiques, y compris les violences avec pénétration dans plus de la moitié des cas; les conséquences psychologiques, avec une majorité de victimes ayant des problèmes chroniques d'anxiété et de dépression, des difficultés sexuelles, alimentaires et de sommeil, et enfin, des traumatismes spirituels. En outre, le rapport révèle qu'aucune enquête approfondie n'a jamais été menée sur la victimisation survenue au fil des ans afin de pouvoir la réparer de manière adéquate et de faciliter un accès uniforme des victimes à une telle réparation. En avril dernier, le porte-parole de la Conférence épiscopale espagnole a expliqué que l'Église catholique espagnole a dénombré un total de 220 cas d'abus de mineurs par le clergé espagnol depuis 2001. Ce qui paraît absurde.

 

Et aussi dans le cadre de la conférence intitulée «Abus sexuels sur mineurs dans les institutions religieuses : réponses réparatrices de la victimologie», qui s’est tenu à Donostia, une victime Enrique Pérez Guerra a raconté l'enfer des abus sexuels qu'il a subis enfant par un prêtre au Séminaire San José de La Bañeza, et a assuré que pour "tourner la page", il faut d'abord lire ce qui s'est passé et dans l'État, "il a n’a même pas lu la première lettre de "pédophilie" dans l'Église", remarquant qu'il n'a jamais reçu de demandes de pardon de l'Église, et une autre victime  Emiliano Alvarez Delgado a raconté son calvaire, lui qui a été victime de deux prêtres du séminaire de La Bañeza alors qu'il avait dix ans, un lieu qu'il définit comme un «nid de pédophiles», dans les années 1970, et où les enfants étaient maltraités le jour et abusés la nuit, à cause de cela sa vie a été "un désastre", car il est tombé dans la drogue et après plusieurs tentatives, il l’a abandonnée se rendant compte que son comportement venait des abus, ce dernier affirme que des pédophiles étaient dans ce séminaire jusqu'aux années 1990  (https://www.naiz.eus/eu/info/noticia/20210628/no-se-ha-leido-ni-la-primera-letra-sobre-la-pederastia-en-la-iglesia-asegura-una-victima).

 

Ce rapport et ces témoignages montrent que les autorités ecclésiastiques savaient qu’elle avait des pervers pédophiles dans ses rangs mais préféra le silence pour protéger l’institution, laissant ainsi continuer ses prêtres déviants. L’Église espagnole devrait avoir honte.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 27 Juin 2021

"Dieu approche avec amour chacun de ses enfants, chacun d'eux. Son cœur est ouvert à tous et à chacun. Il est le Père." Ce sont les mots du pape François dans une courte lettre écrite à la main et en espagnol, envoyée au père jésuite James Martin, qui exerce son apostolat parmi les personnes LGTB, à l'occasion du webinaire "Outreach 2021", qui s'est tenu hier comme le montre religiondigital.org ce dimanche 27 juin 2021. Le prêtre a publié la lettre sur Twitter aujourd'hui.

 

«Le style de Dieu - écrit le pape - a trois traits : proximité, compassion et tendresse. C'est ainsi qu'il aborde chacun de nous. En pensant à votre travail pastoral, je vois que vous essayez continuellement d'imiter ce style de Dieu. Tu es prêtre pour tous, comme Dieu est Père de tous et de toutes. Je prie pour que tu te gardes bien, proche et très tendrement compatissant. "

 

Le pape François a remercié le père Martin pour son zèle pastoral et sa "capacité d'être proche des gens avec cette proximité que Jésus avait et qui reflète la proximité de Dieu". "Je prie pour vos paroissiens, pour vos 'paroissiens' - a conclu le pape -, pour tous ceux que le Seigneur a placés à vos côtés afin que vous en preniez soin, les protégiez et les fassiez grandir dans l'amour de notre Seigneur Jésus Christ."

 

Le père James Martin sur sa page Twitter (https://twitter.com/JamesMartinSJ/status/1409115351539912704) a montré toute sa joie à la lettre du pape François : «Le Pape François a envoyé une belle lettre à l'occasion du webinaire du ministère catholique de sensibilisation LGBTQ, qui a eu lieu hier, exprimant son soutien à ce ministère et nous encourageant à imiter le "style" de Dieu de "proximité, compassion et tendresse"...»

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 26 Juin 2021

Jesús Bastante nous montre dans religiondigital.org le vendredi 25 juin 2021 que le secrétaire particulier et gardien de l'héritage de Jean-Paul II, Stanislaw Dziwisz, marche sur la corde raide. Selon Il Sismografo, le Saint-Siège aurait ordonné une commission d'enquête spéciale contre le cardinal polonais, accusé de dissimulation. L'inspection sera effectuée par le cardinal Angelo Bagnasco.

 

Dziwisz a été accusé par des groupes de victimes d'avoir dissimulé, et éludé des accusations de pédophilie contre de nombreux prêtres, tant en Pologne qu'au Vatican. La commission, qui a peut-être déjà commencé ses travaux, aurait interrogé plusieurs personnes. À l'avenir, soulignent les sources, elles rencontreront également des victimes de pédophilie dans une Église polonaise qui, du moins officiellement, n'a pas été informée de l'enquête.

 

Et c'est que Dziwisz n'est pas seulement accusé de dissimulation en Pologne. Nombreux sont ceux qui placent le secrétaire personnel de Jean-Paul II comme une sorte de «barrage de confinement» pour éviter d'impliquer Wojtyla dans des cas flagrants de faute professionnelle au Vatican. Surtout avec les cas du prédateur Marcial Maciel, fondateur de la Légion du Christ; et l'ancien cardinal McCarrick. Jean-Paul II était-il au courant de ces cas, ou Dziwisz le lui a-t-il caché ? Une question qui n'est pas sans importance, étant donné que le pape a déjà été canonisé. Il y a sept mois, le Saint-Siège a annoncé des sanctions sévères contre un autre cardinal polonais, Henryk Gulbinowicz, 97 ans, qui a été interdit d'exercer son ministère et d'utiliser des symboles épiscopaux à la suite d'une enquête sur des allégations d'abus sexuels.

 

Le Vatican a aussi sanctionné deux nouveaux évêques polonais pour avoir couvert des cas d'agressions sexuelles contre des mineurs par des membres du clergé, a annoncé vendredi l'épiscopat de Pologne. C’est un nouvel épisode dans une longue série d'accusations de sévices sexuels qui ébranle la puissante Église catholique polonaise. Il s'agit de l'évêque doyen de Zielona Gora et Gorzow (sud-ouest), Mgr Stefan Regmunt, et de l'évêque émérite de Kalisz (centre), Mgr Stanislaw Napierala, selon deux communiqués publiés par le service de presse de la conférence épiscopale polonaise. Les deux textes évoquent des "négligences" dans le traitement des cas "d'agressions à l'égard de mineurs perpétrées par des prêtres" dans les deux diocèses respectifs (https://www.lalibre.be/international/europe/le-vatican-sanctionne-deux-eveques-polonais-pour-avoir-couvert-des-agressions-sexuelles-60d5feaed8ad581ce1110613).

 

Lundi prochain, l'Eglise catholique polonaise doit publier des données statistiques sur des agressions sexuelles contre les mineurs au sein des fidèles. Les évêques polonais ont été convoqués au complet au Vatican à l'automne prochain pour une visite urgente, qui pourrait porter justement sur les cas de dissimulations d'agressions sexuelles, selon les médias polonais. Selon l'épiscopat, il s'agit d'une visite régulière après celle de 2014 (https://www.lalibre.be/international/europe/le-vatican-sanctionne-deux-eveques-polonais-pour-avoir-couvert-des-agressions-sexuelles-60d5feaed8ad581ce1110613).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 25 Juin 2021

lalibre.be nous montre dans on article du jeudi 24 juin 2021 que le Vatican n'a pas l'intention de bloquer un projet de loi italien visant à combattre l'homophobie, a déclaré jeudi le secrétaire d'État du Saint-Siège Pietro Parolin, sur Vatican News, en réaction à une note diplomatique dont le quotidien italien Corriere della Sera a pris connaissance. "Nous sommes contre toute attitude, tout geste d'intolérance ou de haine en raison de l'orientation sexuelle d'une personne", a souligné le cardinal de 66 ans, officieusement considéré comme le numéro deux du Vatican.

 

Selon le journal, une "note verbale" diplomatique a été remise par Mgr Paul Gallagher - en charge au Vatican des relations avec les autres États - à l'ambassade italienne auprès du Saint-Siège le 17 juin dernier, visant le projet de loi en discussion au Sénat italien pour punir les actes de discrimination et d'incitation à la violence contre les gays, les lesbiennes, les transgenres et les handicapés.

 

Cette note, non signée, estime que certaines parties de ce projet de loi contreviennent au traité bilatéral en vigueur entre l'Italie et le Saint-Siège, remettant en cause la liberté garantie à l'Église catholique en matière d'organisation et d'exercice du culte, ainsi que la liberté d'expression consentie aux fidèles et aux associations catholiques. Le projet de loi n'exempterait ainsi pas les écoles catholiques italiennes d'une obligation de participer à des activités pour la journée nationale contre l'homophobie. La note diplomatique s'inquiète tout particulièrement du fait que la loi pourrait mener à des poursuites judiciaires. Cette sortie constitue "un acte sans précédent dans l'histoire des relations entre les deux États, du moins il n'existe pas de précédents publics", estimait mardi le Corriere della Sera. Pour Pietro Parolin, cette note n'aurait pas dû être rendue publique.

 

Mercredi, le Premier ministre italien Mario Draghi avait rappelé que l'Italie est un état laïc, avec un parlement libre de débattre en la matière. Dans sa réaction, le cardinal Parolin a rejoint M. Draghi sur ce point, ajoutant que le Vatican n'avait pas l'intention d'interférer en la matière. Actuellement, le projet de loi n'a été approuvé que par l'une de deux chambres du parlement italien.

 

francetvinfo.fr (https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/sommet-de-l-ue/union-europeenne-ambiance-tendue-a-bruxelles-alors-que-la-hongrie-est-critiquee-pour-une-loi-sur-lhomosexualite_4677763.html) nous monte aussi ce vendredi 25 juin que la Hongrie était au cœur des discussions du sommet européen  le jeudi 24 juin au soir en raison d’une récente loi vise à interdire la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs. Les dirigeants européens ont donc pris la parole pour interpeller directement le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán. Ce n’était pas une discussion mais une confrontation, a résumé le Premier ministre belge. La France et l’Allemagne ont pris la parole pour dénoncer un amalgame entre homosexualité et pédophilie. Le Premier ministre néerlandais a redit directement à Viktor Orbán qu’il n’avait qu’à quitter l’Union européenne. Le Premier ministre hongrois est resté droit dans ses bottes, aux dires d’un diplomate. Il a continué à défendre sa loi et il s’expose désormais à des questions.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 24 Juin 2021

Comment un évêque est-il nommé ? Avec quels critères ? Et pourquoi est-il arrêté ? "Les critères ne sont pas très transparents ou compréhensibles", explique Claudia Lücking-Michel, vice-présidente du Comité central des catholiques allemands (ZdK), qui a demandé que les laïcs aient voix au chapitre dans la nomination et la révocation des évêques comme le montre Jesús Bastante dans religiondigital.org ce jeudi 24 juin 2021.

 

À l'heure où des scandales ont frappé plusieurs évêques allemands en raison du manque de rigueur dans l'action contre les abus sexuels sur les enfants, ainsi que d'autres aspects économiques, le "numéro deux" de la plus grande organisation de laïcs catholiques en Allemagne regrette que ce ne soit "que le Pape" qui a le pouvoir de décider de l'avenir d'un diocèse, à travers le destin de son prêtre. Une proposition qui vaut dans le cas de Woelki, mais aussi à l'inverse, avec celui du cardinal Marx, dont la démission n'a pas été acceptée par le Pontife. En général, selon Katholisch.de, la théologienne insiste sur le fait qu'«il y a un manque de sécurité juridique, d'enquêtes indépendantes, de procédures contraignantes et d'instances de recours dans l'Église», en plus de la liberté du candidat lui-même : «Nous ne devons pas attendre pour les résultats d'expertises coûteuses, et cette décision ne peut être déléguée à Rome.»

 

En ce sens, le canoniste Thomas Schüller souligne dans un article qu'il conviendrait qu'avant de procéder à une nomination, ou à une révocation, qu’on puisse s'exprimer dans des organes diocésains, comme le conseil sacerdotal ou le conseil pastoral. De toute façon, les démissions des évêques ne suffisent pas, surtout pour les victimes d'abus. Ainsi, l'une des associations de victimes, "Eckiger Tisch", considère que l'Église "doit assumer une responsabilité spécifique" et, "à ce jour, l'Église refuse d'assumer la responsabilité des dommages causés à la vie des sinistrés". C'est-à-dire qu'elle demande pardon mais n'est pas responsable de l'indemnisation.

 

Katolisch.de  (https://www.katholisch.de/artikel/30331-baetzing-papst-will-fortsetzung-des-synodalen-wegs-in-deutschland) nous montre aussi que le pape François a encouragé l'Église catholique en Allemagne à «continuer sur le chemin synodal qui a été emprunté». C'est ce qu'a annoncé jeudi le président de la Conférence épiscopale allemande (DBK), l'évêque Georg Bätzing, après une visite surprise au Vatican. "Les attributions de rumeurs", selon lesquelles l'Église en Allemagne voulait s'engager dans une voie séparée avec le projet de réforme du Chemin synodal, venaient "de nulle part", a souligné l'évêque limbourgeois. Il l'a clairement dit au pape. Il est maintenant important de "discuter ouvertement et honnêtement des questions qui se posent et de parvenir à des recommandations pour une action modifiée de l'Église". Bätzing a en outre indiqué qu'il avait également échangé des vues avec le chef de l'Église sur le traitement des cas d'abus sexuels. «La situation difficile» s'est présentée dans plusieurs diocèses allemands, dont le pape François est «bien informé» : «Il espère que les tensions pourront être surmontées».

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 23 Juin 2021

Le Secrétariat de la Commission des Conférences épiscopales de l'Union européenne (Comece) a publié une prise de position sur le rapport intitulé «Sur la situation de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans l'Union européenne, dans le cadre de la santé des femmes» présenté le 21 mai au Parlement européen par l'homme politique croate Predrag Fred Matic et qui définit l'avortement comme «un droit humain». Bien que la date précise du vote sur ce rapport ne soit pas connue, on estime qu'il pourrait avoir lieu en session plénière qui se tiendra les 23 et 24 juin.

 

La Comece salue le «souci fondamental» de «protéger la santé et les droits des femmes», mais elle exprime des objections aux déclarations et arguments contenus dans le projet de résolution, également connu sous le nom de «rapport Matic». Le document attire l'attention sur trois points critiques : l'avortement n'est pas un droit humain; le droit à l'objection de conscience est nié et viole les droits des États membres. De son côté, le président de la Conférence épiscopale polonaise, Mgr Stanislaw Gadecki, a appelé les membres du Parlement européen à ne pas approuver le rapport Matic. Le président de l'épiscopat polonais a souligné que la compétence en matière de protection de la santé n'a jamais été transférée à l'Union européenne et relève donc de la compétence exclusive des États membres.

 

Pourtant comme le montre slobodnadalmacija.hr (https://slobodnadalmacija.hr/vijesti/hrvatska/zbog-maticeve-rezolucije-vec-tjednima-prima-prijetece-poruke-ovako-mi-pisu-mi-smo-cista-ljubav-a-vas-treba-ubiti-zapaliti-zaklati-eto-tako-vam-danas-razmisljaju-veliki-promotori-krscanstva-1107737), la «résolution de Matic» n’avait rien de dangereux, c’est un document intitulé «Situation de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans l'UE au sein de la santé des femmes», qui, entre autres, exige que tous les membres de l'Union européenne respectent le droit des femmes à l'avortement légal. Le document sera présenté aux députés à Bruxelles ce jeudi, et alors que jusqu'à récemment il semblait que la résolution serait sûrement adoptée, mais la pression de l'Église catholique et des lobbies conservateurs a fait son effet et a radicalement changé la situation sur le terrain. Predrag Fred Matic était très optimiste quant à l'adoption de la résolution, il pensait qu'elle passerait facilement, alors que maintenant il est beaucoup plus sceptique. Néanmoins, il reste un optimiste modéré, bien que les pressions, menées par l'Église catholique, aient pris une dimension incroyable.

 

Matic réitère qu'aucun de ses détracteurs n'ont lu la résolution. Cette résolution n'est pas contraignante, elle n'oblige personne à faire quoi que ce soit, ensuite, dès le début de la résolution, on indique clairement que chaque État garde la question de la santé sous les auspices de sa propre législation. Et enfin, personne ne préconise l'abolition du droit à l'objection de conscience, mais la résolution veut permettre aux femmes de se faire avorter légalement dans n'importe quel hôpital. Cependant, l'Église catholique et des lobbies conservateurs ne semblent pas l'entendre. Enfin, Matic a reçu ces dernières semaines plusieurs centaines de messages de menaces, peut-être un millier, mais rien ne le fera lâcher prise.

 

Comme le montre Predrag Fred Matic, un projet mettant en avant le droit à l’avortement a eu le droit aux mensonges et à l’hypocrisie de l'Église catholique et des lobbies conservateurs. Matic qui voulait l'amélioration de la santé sexuelle et reproductive, reçoit des menaces telles que : «Tu devrais être tué, incendié, massacré...» C'est ainsi que les grands promoteurs du christianisme et de l'amour de Dieu pense à lui aujourd'hui.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0