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Publié le 4 Août 2021

Jordi Pacheco nous montre dans religiondigital.org ce mercredi 4 août 2021 que les modifications introduites par le pape François au Collège des cardinaux ces dernières années reflètent une volonté claire de «déseuropéaniser» l'Église avec la nomination de cardinaux de pays n'appartenant pas au Vieux Continent. Cependant, malgré le fait qu'il s'agisse d'un changement profond au sein de l'institution, Bergoglio aura 85 ans en décembre et il doit encore mettre à jour les règles du conclave, ce qu'il doit faire bientôt s'il veut éviter de plus grands maux dans l'Église. C'est le message lancé par le théologien et historien de l'Église, Massimo Faggioli, dans l'un de ses derniers articles, paru le 20 juillet dans La Croix International. Dans une tentative de réflexion pour répondre aux «questions urgentes» sur le prochain conclave, Faggioli recueille et développe les contributions qu'un autre historien bien connu, Alberto Melloni, a apportées sur le sujet.  

 

Melloni et Faggioli conviennent que «François n'est pas obligé de mettre à jour les règles du conclave», mais ils exhortent le pape à le faire. Pour deux raisons : premièrement, les nouvelles normes promulguées par Bergoglio pour lutter contre les abus sexuels du clergé, qui abordent entre autres l'échec des évêques à agir de manière décisive contre ces actes. "Ce système - souligne Faggioli - peut parfois prendre la forme d'une 'justice punitive' au détriment de l'équité, déclenchée par des pressions extérieures pour réprimer le clergé soumis à la critique publique." La deuxième raison : les changements canoniques du pape François, qui pourraient exposer les cardinaux à des accusations instrumentales. Cela soulève la possibilité qu'ils soient exclus du conclave ou, au moins, de la liste des candidats possibles à la papauté. Ces développements constituent une menace pour la liberté du prochain conclave. Sans quelques changements à la constitution qui régit le conclave, le 21e siècle pourrait signifier le retour d'un formidable pouvoir de veto capable de changer le résultat de l'élection papale. «Un pouvoir de veto qui n'est plus exercé par les monarques catholiques, mais par les nouveaux empires des réseaux sociaux et ceux qui ont le savoir-faire pour les utiliser ou l'intérêt de menacer de les utiliser», prévient Faggioli, s'alignant sur la démarche exprimée par son collègue Melloni.

 

Quatre sont les propositions que les deux historiens ont mises sur la table. La première : intensifier le conclave, c'est-à-dire que tous les cardinaux qui assistent à l'élection doivent obligatoirement rester à la résidence Sainte Marthe (où vit Bergoglio) dès leur arrivée à Rome, au lieu d'attendre que le conclave commence réellement. Deuxième recommandation : que les réunions quotidiennes avant le conclave de tous les cardinaux, y compris les non-électeurs de plus de 80 ans, incluent des réunions dans un cadre confidentiel pour les électeurs uniquement. Troisième proposition : changer la fréquence des votes. Un seul vote par jour pendant les trois premiers jours; deux votes quotidiens pour les trois prochains jours; et quatre au cours des trois jours suivants. Selon Melloni, ces circonstances donneraient aux «différentes factions» du conclave plus de temps pour débattre et soulageraient les cardinaux de la pression des médias pour produire rapidement un nouveau pape. Quatrième proposition : les nouvelles règles devraient donner au cardinal qui a recueilli suffisamment de voix pour devenir pape plus de temps pour prier, réfléchir et examiner sa conscience. Ce fait lui permettrait de réfléchir attentivement s'il y a quelque chose dans son passé (comme lorsqu'il a dû faire face à des cas d'abus) qui pourrait mettre en doute l'élection papale. Cette proposition n'a d'autre but que d'éviter à tout prix les risques d'élections précipitées.

 

«La tentative de Vigano et d'autres de renverser le pape en août 2018 était l'équivalent ecclésiastique de l'attaque du Capitole à Washington le 6 janvier par des partisans de Donald Trump», fait valoir Faggioli pour illustrer la nette division au sein de l'Église catholique américaine en  lien avec le pontificat de Bergoglio. En ce sens, l'historien prévient que lors du prochain conclave, il y aura un vide du pouvoir à Rome qui n'existait pas en août 2018, lors de l'affaire Vigano. «La situation pourrait être beaucoup plus dangereuse que beaucoup ne le pensent. Il est naïf de supposer que ceux qui ont toujours accusé François de ne pas être vraiment catholique s'abstiendront de tout mettre en œuvre pour parvenir à leurs fins lors du prochain conclave», dit-il.

 

La récente hospitalisation du pape à l’hôpital Gemelli de Rome est une autre raison invoquée par Faggioli pour justifier la dangerosité de la situation face à un prochain conclave. "On ne sait toujours pas à quoi ressemblera le rétablissement d'un homme de son âge avancé, mais certains commencent déjà à se demander s'il pourra continuer à diriger l'Église", réfléchit l'historien. Dans ce contexte, il ne faut donc pas s'étonner que les rumeurs et les discussions aient commencé sur qui sont les cardinaux qui pourraient à court ou moyen terme succéder au pape argentin. Selon Faggioli, malgré le fait que la décision du pape François d'abroger 'Summorum pontificum' (lettre apostolique de Benoît XVI qui permet une plus grande facilité d'utilisation dans l'Église latine) soit un signe de sa détermination, «certains l'interpréteront comme une acte hâtif compte tenu de la détérioration de sa santé et de la proximité de la fin de son pontificat».

 

Faggioli conclut son intervention par une critique constructive du Saint-Père. «François peut être un législateur efficace et incisif, comme nous l'avons vu dans de nombreux autres domaines. Mais parfois, il est trop réticent à changer les mécanismes institutionnels. Au lieu de cela, il préfère engager des réformes spirituelles à long terme pour changer les voies de l'Église à l'avenir». Bergoglio doit donc s'empresser de mettre à jour les règles du conclave et ne pas supposer qu'il peut attendre la fin de son pontificat pour le faire. «C'est une question urgente qui doit être traitée immédiatement. Le plus grand changement depuis les deux derniers conclaves est probablement le pouvoir des influenceurs catholiques dans les médias traditionnels et dans les médias numériques et sociaux», déclare Faggioli.

 

Le pape François devra donc faire quelque chose pour que son œuvre ne soit pas perdue et une réforme du conclave serait salutaire pour éviter que ses ennemis puissent en finir avec son esprit réformateur.

 

Le pape François a aussi demandé mercredi, lors de sa première audience générale depuis l'opération subie début juillet, "des gestes concrets" pour le Liban, un an après l'explosion au port de Beyrouth qui a fait 214 morts, dont ses «pensées vont vers ce cher pays, surtout vers les victimes, leurs familles, aux nombreux blessés et à tous ceux qui ont perdu leur maison et leur travail. Et nombreux sont ceux qui ont perdu aussi la joie de vivre». C’est pour cela qu’il "lance un appel à la communauté internationale demandant d'aider le Liban à accomplir un chemin de résurrection avec des gestes concrets, pas avec des mots seulement", a-t-il dit à l'issue de l'audience générale. "Dans ce sens, je souhaite que la conférence organisée par la France et l'Onu et qui est en cours actuellement (sur une aide humanitaire au Liban) soit fructueuse", a ajouté le pape François (https://www.lalibre.be/international/europe/2021/08/04/explosions-a-beyrouth-le-pape-demande-des-gestes-concrets-pour-le-liban-Q4WR4FTLIRDTTN6CMAQPJXOGSM/).

 

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Publié le 1 Août 2021

religiondigital.org ce dimanche 1er août 2021 nous montre que le diocèse de l'Église catholique d' Albany (capitale de New York) a couvert pendant des décennies les abus sexuels de mineurs par ses prêtres en les envoyant en cure privée au lieu d'appeler la police, a déclaré son ancien évêque Howard J. Hubbard le 31 juillet 2021. Hubbard, qui a dirigé le diocèse de 1977 à 2014 et a également été accusé d'abus sexuels, a fait cette déclaration par l'intermédiaire de son avocat en réponse à une série de questions du journal Times Union, qui a publié l'information le 31 juillet.

 

«Lorsqu'une plainte d'inconduite sexuelle contre un prêtre a été reçu dans les années 1970 et 1980, la pratique courante dans le diocèse d'Albany, et ailleurs, était d'enlever le prêtre du ministère temporairement et l'envoyer pour le conseil et le traitement»,  a souligné Hubbard. Selon leur déclaration, "ce n'est que lorsqu'un psychologue ou un psychiatre agréé a déterminé que le prêtre était capable de retourner au ministère sans récidive qu'il a été envisagé de renvoyer le prêtre au ministère". "Les conseils professionnels que nous avons reçus étaient bien intentionnés mais imparfaits et je regrette profondément que nous les ayons suivis", a-t-il admis.

 

Le Times Union note que la réponse de Hubbard, 82 ans, intervient alors qu'il fait face à de multiples accusations d' abus sexuels sur un mineur et est mentionné dans des dizaines d'autres affaires judiciaires où il est accusé d' avoir dissimulé les abus d'autres prêtres. Hubbard a nié les accusations selon lesquelles il aurait agressé sexuellement des mineurs et, dans une déclaration d'août 2019, a dit : "Je n'ai jamais agressé sexuellement personne de ma vie. J'ai confiance dans les processus juridiques canonique et civil et je pense que cela sera clarifié en temps voulu".

 

Jusqu'à présent, environ 300 poursuites ont été déposées contre le diocèse d'Albany en vertu d'une loi entrée en vigueur en 2019 à New York qui permettra aux victimes présumées de poursuivre pour abus sexuels qu'elles disent avoir subis dans leur enfance jusqu'au 14 août, parfois il y a des décennies. Le journal note également que des milliers de pages de dossiers judiciaires qu'il a examinés décrivent une période de plusieurs décennies dans le diocèse d'Albany au cours de laquelle plusieurs prêtres ou employés ont été accusés d'abus et que le diocèse ou Hubbard ont été alertés de telles accusations. Cependant, beaucoup de ceux qui se sont manifestés disent qu'ils ont souvent été ignorés, a ajouté le journal.

 

La porte-parole du diocèse, Mary DeTurris Poust, a déclaré qu'un comité d'examen interne enquête sur les allégations d'abus contre le clergé lorsqu'il est engagé directement par les demandeurs, mais lorsque les gens intentent des poursuites et ne s'engagent pas avec le diocèse, le processus du comité d'examen n'est pas déclenché. Elle a ajouté qu'en raison de l'ancien rang de Hubbard, l'enquête interne de l'Église sur les accusations contre lui est gérée par l'archidiocèse de New York plutôt que par le diocèse local. "En attendant, l'évêque Hubbard ne sert pas dans un ministère actif et ne l'a pas été depuis que les premières poursuites (l'accusant) ont été déposées en 2019", a déclaré DeTurris Poust (https://www.timesunion.com/news/article/Seventh-abuse-lawsuit-filed-against-former-Albany-16035769.php).

 

Elle déclaré que le diocèse restait «engagé à découvrir la vérité» dans une déclaration au Times Union. "Notre première préoccupation est pour les survivants", a déclaré la porte-parole. «Nous sommes prêts à les accompagner, les soutenir et les aider, et nous les félicitons pour leur courage à se manifester» (https://nypost.com/2021/07/31/ex-ny-bishop-howard-j-hubbard-admits-diocese-moved-priests-accused-of-abuse/).

 

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Publié le 30 Juillet 2021

RFI.fr nous montre ce vendredi 30 juillet 2021 que pour la première fois, un ancien cardinal est inculpé de crimes sexuels. Théodore McCarrick est accusé d’avoir agressé sexuellement un mineur et devra se présenter devant un juge, dans le Massachusetts, en septembre prochain.

 

Il avait été défroqué par le pape François en 2019. Theodore McCarrick devra désormais faire face à la justice. L’ancien cardinal est accusé d’atteinte à la pudeur et de crime sexuel sur mineur. Des faits qui se seraient déroulés en 1974. La victime, aujourd’hui adulte, était âgée à l’époque de 16 ans. L’homme assure que Theodore McCarrick l’aurait agressé lors d’une cérémonie de mariage, mais aussi à plusieurs reprises après cela puisqu’il partait souvent en voyage avec la famille de l'adolescent (https://www.ncronline.org/news/accountability/boston-globe-police-charge-mccarrick-assault-case-dating-1970s).

 

L’avocat Mitchel Garabedian, figure des affaires de pédophilie contre l’église, salue une victoire pour toutes les victimes présumées de Theodore McCarrick. «Il faut énormément de courage à une victime d'abus sexuel pour signaler aux enquêteurs qu'elle a été agressée sexuellement et poursuivre la procédure pénale», a déclaré Garabedian dans un communiqué. «Que les faits soient présentés, la loi appliquée et un verdict juste rendu» (https://cruxnow.com/church-in-the-usa/2021/07/ex-cardinal-theodore-mccarrick-criminally-charged-with-abusing-a-16-year-old/).

 

L’ancien cardinal avait été défroqué après qu’une enquête du Vatican eut révélé qu’il était un prédateur sexuel et que les signalements à son sujet avaient été ignorés durant des décennies. Aujourd’hui âgé de 91 ans, Theodore McCarrick vit dans un centre géré par l’église et spécialisé dans les troubles, notamment sexuels, le Vianney Renewal Center. Selon son site Internet, il s'agit d'un ministère coordonné par les Serviteurs du Paraclet, qui collabore avec les communautés diocésaines et religieuses parrainantes "pour fournir un environnement sûr et favorable à la réhabilitation et à la réconciliation des prêtres et des frères religieux". L'avocat de McCarrick, Barry Coburn de Washington, a déclaré au Globe : «Nous serons impatients d'aborder cette question dans la salle d'audience». (https://www.ncronline.org/news/accountability/boston-globe-police-charge-mccarrick-assault-case-dating-1970s).

 

L'année dernière, le Vatican a publié son propre rapport détaillant l'affaire McCarrick. Le rapport indique que l'ancien prélat désormais en disgrâce a pu élever la structure hiérarchique catholique sur la base de contacts personnels, de protestations de son innocence et d'un échec des responsables de l'Église à signaler et à enquêter sur les accusations portées contre lui. Le rapport indique que le pape Jean-Paul II "a personnellement pris la décision" de nommer McCarrick archevêque de Washington en 2000 et de faire de lui un cardinal. De nombreux commentateurs contestent les critiques qui disent que le pape et ses associés étaient au courant des méfaits de McCarrick et ont quand même procédé à sa promotion, car McCarrick était un «maître à gagner la confiance des autres, y compris Jean-Paul II, puis à trahir cette confiance» (https://www.ncronline.org/news/accountability/boston-globe-police-charge-mccarrick-assault-case-dating-1970s).

 

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Publié le 28 Juillet 2021

francetvinfo.fr nous montre ce mercredi 28 juillet 2021 que c'est une première. Un cardinal est jugé devant la justice pénale du Vatican dans le cadre du procès dit de l'immeuble de Londres.

 

Le Vatican devant un tribunal laïc, une image inédite. L'accusation porte sur un scandale financier lié à un investissement hasardeux de 200 millions d'euros avec les fonds du Saint-Siège dans un immeuble de luxe à Londres en 2014. Au cœur de l'affaire, se trouvent des intermédiaires indélicats. L'enquête met en lumière l'incompétence de la secrétairerie d'État, l'organe central du Vatican, mais surtout la gestion imprudente des fonds de l'Église catholique et des dons des fidèles, dont une partie a été utilisée pour réaliser des placements boursiers douteux. Dix accusés sont poursuivis pour des délits de détournement de fonds, de blanchiment d'argent, d'extorsion ou encore d'abus de pouvoir. Parmi eux, neuf Italiens et un Suisse, pour la plupart homme d'affaires ou financiers. Mais l'attention se porte surtout sur le cardinal Angelo Becciu, numéro trois du Vatican et ami intime du pape à l'époque. Il serait intervenu dans ce dossier. Pour la première fois au Vatican, un procès s'ouvre devant la cour pénale. L'issue de ce procès inédit ne sera pas connue avant des mois. Le souverain pontife a dû donner son autorisation explicite pour que le cardinal soit jugé, et ce geste semble témoigner de sa volonté de transparence accrue au sein des institutions du Saint-Siège. Fin avril, le souverain pontife avait présenté une nouvelle loi anticorruption fixant des mesures de contrôle pour les dirigeants du Vatican (https://www.courrierinternational.com/article/corruption-au-vatican-le-proces-historique-du-cardinal-becciu-commence).

 

Et lors de cette première audience, le cardinal Angelo Becciu, ancien préfet de la Congrégation pour les causes des saints, accusé de détournement de fonds, d’abus de pouvoir en bande organisée, et de subornation de témoins s’est montré confiant et combatif. Après l’audience, le cardinal Becciu a réservé quelques mots aux journalistes, les premiers après des mois de silence. «J’ai toujours été obéissant au pape, a-t-il clamé, […] il m’a confié de nombreuses missions dans ma vie, il a voulu que je vienne au procès et je viens au procès». Et, comme le Sarde l’avait déjà exprimé par son avocat, il a affirmé sa confiance dans le fait que les juges «sauront voir correctement les faits». «Ma grande espérance et certitude est qu’ils reconnaissent mon innocence». Le haut prélat a également confirmé qu’il avait donné mandat à ses avocats pour poursuivre deux de ses anciens collaborateurs pour les «graves allégations qu’ils ont faites à (s)on sujet et qui sont apparues dans les documents du procès» (https://www.cath.ch/newsf/proces-de-limmeuble-de-londres-le-cardinal-becciu-se-montre-combatif/).

 

Les avocats ont de plus largement mis en cause certaines procédures et méthodes propres à la justice vaticane, notamment l’utilisation a posteriori de rescrits du pape François pour pouvoir opérer. La façon dont a été mené l’interrogatoire de Mgr Alberto Perlasca, l’ancien secrétaire du cardinal Becciu – qui n’est pas cité dans le procès malgré son implication certaine dans plusieurs pans de l’affaire – a suscité plusieurs interrogations. Autre point épineux soulevé par les avocats : l’inculpation de Cecilia Marogna, la conseillère en diplomatie informelle employée par le cardinal Becciu, pourrait poser problème. Cette dernière est en effet soumise au secret défense sur certaines questions dans le cadre de sa collaboration avec les services secrets italiens (https://www.cath.ch/newsf/proces-de-limmeuble-de-londres-le-cardinal-becciu-se-montre-combatif/).

 

Plusieurs avocats ont mis en cause la participation de la «banque publique» du Saint-Siège au procès. Les critiques s’accumulant, le président du tribunal du Vatican, Giuseppe Pignatone, a délibéré avec les autres juges pendant un quart d’heure puis rendu son verdict. Considérant nombre des demandes de la défense légitimes, il a ordonné au Promoteur de justice de mettre à la disposition des avocats des documents manquants au dossier. Il a aussi révoqué un mandat d’arrêt visant Raffaele Mincione, le banquier italo-britannique au cœur de l’affaire financière. Et, bouleversant le calendrier qui prévoyait une audience le 28 juillet 2021, il a renvoyé le procès au 5 octobre à 9h30 (https://www.cath.ch/newsf/proces-de-limmeuble-de-londres-le-cardinal-becciu-se-montre-combatif/).

 

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Publié le 26 Juillet 2021

francetvinfo.fr nous montre que ce lundi 26 juillet 2021 est marqué par la cérémonie d'hommage pour le père Hamel de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), cinq ans après son assassinat par Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, tous deux âgés de 19 ans et «fichés S», qui se réclamaient de l’organisation État islamique. Ils ont été abattus par les forces de l’ordre à leur sortie de l’église. La commémoration s’est déroulée en présence de plusieurs élus, dont le maire (PCF) de Saint-Etienne-du-Rouvray, Joachim Moyse, les députés Damien Adam et Sira Sylla (La République en marche, LRM), la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, ainsi que le maire de la commune au moment de l’attentat, Hubert Wulfranc (PCF), devenu député en 2017. Ce dernier s’est remémoré la «modestie» et la «simplicité» de Jacques Hamel, «dont il ne se départait jamais» (https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/07/26/cinq-ans-apres-l-assassinat-du-pere-hamel-une-commemoration-en-presence-de-gerald-darmanin_6089561_3224.html).

 

Une messe a eu lieu en présence de rescapés des attentats. Parmi ceux-ci, Guy Coponet, lui-même grièvement blessé, et dont l’épouse, à ses côtés lors de l’attaque, s’est éteinte il y a quelques semaines, a rappelé Mgr Lebrun. L'hommage a commencé par une marche silencieuse du presbytère à l'église où le père Jacques Hamel officiait, et dans laquelle il fut assassiné. Le souvenir est encore douloureux. S'en est suivie une messe pendant laquelle l'archevêque de Rouen (Seine-Maritime) est revenu sur le procès en béatification du père Jacques Hamel. «Quelle est la grande attente de l’humanité, sinon la paix ?», s’est interrogé dans son homélie l’archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun. «Le mal étouffe le bien de la paix, de la justice. Nous ne le savons que trop bien, ici, dans cette église. Le mal a créé des souffrances qui durent», a poursuivi le prélat devant notamment la sœur du prêtre, tué dans un attentat djihadiste (https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/07/26/cinq-ans-apres-l-assassinat-du-pere-hamel-une-commemoration-en-presence-de-gerald-darmanin_6089561_3224.html).

 

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a insisté sur le fait que toutes les attaques terroristes touchent les symboles de la France. "C'est cela que les terroristes essayent de changer. Pas simplement en retirant une vie (...) ils veulent retirer la vie de notre pays, la façon que nous avons de vivre. Malgré la colère, malgré la haine, nous avons tous des discours de modération et de fermeté", a résumé le ministre, avant de mettre en avant le projet de loi contre les séparatismes, adopté par le parlement en fin de semaine dernière. "Cette barbarie continue de tuer chez nous et à tout moment", poursuit Gérald Darmanin, qui a écrit aux préfets pour les appeler à la "vigilance" cet été face à la menace terroriste, après une vidéo diffusée par Al-Qaïda le 15 juillet (https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/saint-etienne-du-rouvray-une-ceremonie-d-hommage-5-ans-apres-l-assassinat-du-pere-hamel-1627283725). En ce jour anniversaire, de nombreuses personnalités ont tenu à rendre hommage au prêtre, parmi lesquelles le premier ministre, Jean Castex, le premier ministre de l’époque, Manuel Valls, ou encore Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur entre avril 2014 et décembre 2016, et (https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/07/26/cinq-ans-apres-l-assassinat-du-pere-hamel-une-commemoration-en-presence-de-gerald-darmanin_6089561_3224.html).

 

Cinq ans après, la mémoire du père Jacques Hamel, celle d’un prêtre ordinaire, discret et dévoué, reste bien présente dans son diocèse de Rouen, notamment parmi les prêtres. Le souvenir de l’humble curé rouennais reste vivace; chaque année, des célébrations civiles et religieuses rassemblent catholiques et musulmans autour de cette figure érigée en symbole de fraternité. L’église de son martyre ainsi que sa tombe sont devenues des lieux de pèlerinage. Et pour les fidèles, ce curé de paroisse âgé, d’apparence fragile, représente d’abord et avant tout un exemple lumineux de fidélité vécue dans un quotidien ordinaire (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2021-07/5-ans-attentat-pere-hamel-temoignage-pere-rozier-france.html).

 

Malheureusement, on apprenait le mardi 20 juillet 2021, qu’un collectif proche d'Éric Zemmour a publié sur Twitter des images de victimes du terrorisme, dont le visage du père Hamel, accompagnées du slogan «Nos Vies Comptent». Le diocèse de Rouen a réagi «surtout à l’approche du cinquième anniversaire de l’attentat» et «regrette toute instrumentalisation politique ou commerciale de la figure du père Jacques Hamel». «Nous souhaitons rendre un hommage digne et respectueux de l’évangile d’amour que prêchait et essayait de faire vivre le père Jacques Hamel», conclut le diocèse de Rouen (https://actu.fr/normandie/rouen_76540/le-diocese-de-rouen-deplore-l-utilisation-du-pere-hamel-par-les-soutiens-d-eric-zemmour_43633172.html).

 

Enfin, le procès de quatre personnes soupçonnées de complicité dans cet assassinat est prévu devant la cour d’assises spéciale de Paris, du 14 février au 11 mars 2022 (https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/07/26/cinq-ans-apres-l-assassinat-du-pere-hamel-une-commemoration-en-presence-de-gerald-darmanin_6089561_3224.html).

 

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Publié le 25 Juillet 2021

cath.ch nous montre que ces derniers jours, des pluies torrentielles ont frappé la ville de Zhengzhou et la province du Henan en Chine, s’est attristé le pape après la prière de l’Angélus du 25 juillet 2021. «Je prie pour les victimes et leurs familles, et exprime ma proximité et ma solidarité à tous ceux qui souffrent de cette calamité», a-t-il ajouté.

 

Trois jours auparavant, la Province du Henan a été dévastée par des inondations. Si le bilan des victimes reste flou, plus de 58 personnes seraient mortes, sans compter les disparus. La Chine est confrontée à des inondations «extrêmement graves», a estimé le président Xi Jinping le 21 juillet. Dans la métropole de Zhengzhou, pompiers et secouristes se sont activés pour retirer les volumes d’eau accumulés dans les rues. Les intempéries ont entraîné l’évacuation de plus d’un million de personnes et causé pour plus de 8,5 milliards d’euros de dégâts, ont annoncé les autorités municipales.

 

Alors que le centre du pays est toujours sous le choc des inondations record de la semaine dernière, l’Est de la Chine a été balayé dimanche par le typhon In-fa. À Shanghai, où vivent environ 26 millions personnes, et Hangzhou, dans le Sud, les vols au départ et à l’arrivée ont été annulés depuis samedi. Le trafic maritime dans la région a également été interrompu. Samedi, les autorités ont prévenu que le trafic du métro à Shanghai tournerait au ralenti, tandis qu’à Hangzhou des rames devaient être suspendues. Le parc d’attractions Disneyland de Shanghai est également fermé ce dimanche et lundi (https://www.ouest-france.fr/monde/chine/le-typhon-in-fa-s-abat-sur-l-est-de-la-chine-apres-des-inondations-meurtrieres-c40366da-ed2b-11eb-98ac-26db9a9a6f0e).

 

Avant cela, le pape François est apparu à la fenêtre du Palais apostolique, à la grande joie des fidèles. Le pontife s’est arrêté ce dimanche sur l’Évangile de la multiplication des pains et le véritable miracle de la multiplication des pains n’est pas la multiplication mais le partage «qui accroît l’amour et permet à Dieu d’accomplir des miracles». Et alors que l’homme aime accumuler des biens, le Seigneur nous invite au contraire à partager avec les autres, a affirmé le pape François, lors de la prière de l’Angélus du 25 juillet 2021, lui qui était absent lors de la messe de la Journée mondiale des grands-parents le matin même. «Si tu partages», Dieu multipliera, a-t-il assuré (https://www.cath.ch/newsf/francois-a-langelus-partager-permet-a-dieu-daccomplir-des-miracles/).

 

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Publié le 18 Juillet 2021

Jesús Bastante nous montre le premier Angélus du pape François à la place Saint- Pierre depuis son opération du colon sur religiondigital.org ce dimanche 18 juillet 2021. Visiblement rétabli, et remerciant les fidèles pour leur soutien lors de sa convalescence. Beaucoup d'entre eux, des Cubains portant les drapeaux de leur patrie, souffrant pour leur pays, attendaient un mot du pape. Cela est arrivé. "Je suis proche du cher peuple cubain en ces temps difficiles, en particulier des familles qui souffrent. Je prie le Seigneur d'aider à construire dans la paix, le dialogue et la solidarité, une société toujours plus juste et ouverte. J'exhorte tous les Cubains à se confier vous à la Vierge de la charité du cuivre, elle vous accompagnera sur ce chemin". Depuis le dimanche 11 juillet dernier, la situation à Cuba est extrêmement préoccupante. Ce jour-là, des milliers de cubains manifestaient dans les rues de plus d’une quarantaine de villes et de village à travers le pays. Parmi les revendications, on pouvait apercevoir : "Nous avons faim", mais aussi "liberté !" ou encore "à bas la dictature". Messages qui ont également été relayés sur les réseaux sociaux avec les #SOSCUBA ou #SOSMatanzas. Le pays connait une crise économique inouïe, largement aggravée par la pandémie, alors que plus de 70 % des produits alimentaires sont importés. Ces manifestations sont donc une situation tout à fait inédite dans un pays où les seules rassemblements autorisés sont ceux du Parti communiste. Pendant plusieurs jours le réseaux internet a été coupé pour finalement être en partie rétabli le 14 juillet - l’accès aux réseaux sociaux tels que Whatsapp, Facebook et Twitter restent bloqué. Il y a eu un mort dans la banlieue de la Havane lundi dernier et plus d’une centaine de personnes arrêtées au cours des manifestations du 11 et 12 juillet, et notamment des figures de mouvements contestataires (https://www.rtl.fr/actu/international/cuba-quelle-est-la-situation-alors-que-l-onu-demande-la-liberation-de-prisonniers-7900055140).

 

Lors de son discours, Bergoglio a lancé un appel à «se déconnecter », mais il ne suffit pas de "déconnecter, il faut vraiment se reposer", a souligné le pape François. Et, pour cela, il faut «revenir au cœur des choses : s'arrêter, se taire, prier, pour ne pas passer de l'agitation du travail à celles des vacances». Comme l'a fait Jésus, «Reposez-vous un peu», s'est écrié le pape. "Gardons-nous de l'efficacité, arrêtons la course effrénée qui dicte nos agendas. Apprenons à nous arrêter, à éteindre le téléphone portable pour regarder les gens dans les yeux, à cultiver le silence, à contempler la nature, à se régénérer en dialogue avec Dieu". Pour beaucoup, un rêve inaccessible. Un repos que Jésus demande à ses disciples : «Il veut les mettre en garde contre un danger qui nous guette toujours, aussi pour nous : se laisser emporter par la frénésie de faire, tomber dans le piège de l'activisme, dans lequel la plus importante chose, ce sont les résultats que nous obtenons et le sentiment d'être des protagonistes absolus». «Combien de fois arrive-t-il aussi dans l'Église : nous sommes occupés, nous allons vite, nous pensons que tout dépend de nous et, à la fin, nous risquons de négliger Jésus», a prévenu le pape, qui a admis : «Cependant, l'Évangile raconte que Jésus et les disciples ne peuvent pas se reposer comme ils le voulaient. Les gens les trouvent et viennent de partout. Alors le Seigneur a de la compassion. Voici le deuxième aspect : la compassion.» «Si nous apprenons à vraiment nous reposer, nous devenons capables d'une vraie compassion ; si nous cultivons un regard contemplatif, nous poursuivrons nos activités sans l'attitude prédatrice de quelqu'un qui veut tout posséder et consommer; si nous restons en contact avec le Seigneur et n'anesthésions pas la partie la plus profonde de notre être, les choses que nous avons à faire n'auront pas le pouvoir de nous couper le souffle et de nous dévorer», a conclu Bergoglio, appelant à «une écologie du cœur, composée de repos, de contemplation et compassion. Profitons de l'heure d'été pour ça ! !».

 

Le père James Martin livre aussi une vision de ce passage de l’évangile où il est question de repos dans sa page Twitter (https://twitter.com/JamesMartinSJ/status/1416783205118660608) : «Évangile : Aujourd'hui, Jésus invite ses disciples à «venir se reposer un peu» (Mc 6). Mais Jésus et les disciples sont accueillis par de grandes foules, qui atteignent le "lieu désolé" avant eux. Le Père Paul à l'église St. Paul the Apostle à New York nous a rappelé dans son homélie d'aujourd'hui... que les disciples, qui venaient de rentrer de leurs missions de prédication et de guérison, étaient probablement fatigués physiquement. Mais ils n'ont pas eu beaucoup de répit pendant qu'ils voyageaient sur ce bateau avec Jésus, peut-être juste une heure environ. Donc ils n'ont peut-être pas été physiquement reposés... pour être avec Jésus, le Bon Pasteur, qui veut vous conduire au bord des eaux reposantes. Mais, comme l'a dit le Père Paul, ils étaient spirituellement reposés, car même une heure en compagnie de Jésus était rafraîchissante. Vous ne pourrez peut-être pas «partir» pour une retraite spirituelle, ni même pour des vacances, mais vous pouvez toujours prendre du temps pour vous-même, dans la prière... pour être avec Jésus, le Bon Pasteur, qui veut vous conduire au bord des eaux reposantes.»

 

Après avoir prié l'Angélus, le pape François a voulu exprimer sa proximité avec la population d'Allemagne, de Belgique et des Pays-Bas, touchée par les inondations. "Que le Seigneur soutienne l'engagement de tous pour ceux qui souffrent." Le bilan des crues meurtrières ayant frappé l'Ouest de l'Europe continue de grimper. à 156 morts en Allemagne, a indiqué dimanche matin la police, portant au total à au moins 183 le nombre de décès dans ces intempéries dans l'Ouest de l'Europe. Dans le seul État régional allemand de Rhénanie-Palatinat, la police locale a fait état de 110 morts dans un communiqué, contre 98 dans le bilan précédent. «Il est à craindre que d'autres victimes viennent s'ajouter», a souligné la police dans son communiqué, parlant aussi d'au moins 670 personnes blessées dans cette seule zone. Et, si la tendance est à la décrue dans la zone la plus sinistrée, la situation se dégrade en revanche plus au Sud à la frontière entre l'Allemagne et l'Autriche. Par ailleurs une personne a péri lors de crues dans le Sud de l'Allemagne, en Bavière à la frontière autrichienne, où des pluies diluviennes sont aussi tombées samedi. En Autriche, les pompiers sont en état d'alerte dans les régions de Salzbourg et du Tyrol, tandis que la vieille ville de Hallein est sous les eaux. Enfin, plus à l'Est, à la frontière entre l'Allemagne et la République tchèque, des cours d'eau se sont aussi soulevés dans la région germanique de Saxe samedi soir, provoquant des dégâts (https://www.ouest-france.fr/meteo/inondation/inondations-le-bilan-s-alourdit-a-183-morts-en-europe-dont-156-en-allemagne-4d0a86ac-7f12-460a-a33e-ccf836a0031b).

 

Des épisodes de violence sont arrivés qui «ont aggravé la situation des frères en Afrique du Sud, déjà touchés par les circonstances de la pandémie», a-t-il rappelé. Avec les évêques du pays, «j'appelle tous les responsables à travailler pour la paix, à collaborer avec la communauté pour offrir de l'aide. Afin que le peuple d'Afrique du Sud puisse renaître dans l'harmonie». Les émeutes et pillages d’entrepôts, d’usines et de centres commerciaux, sur fond de crise économique et de chômage endémique, qui ont récemment secoué l'Afrique du Sud dans la région côtière du Kwazulu-Natal (KZN, Est) et la capitale économique Johannesburg, et fait au total 212 morts, dont 180 en pays zoulou, ont été "planifiés et coordonnés" dans l'objectif de provoquer "une insurrection" et déstabiliser le pays, a accusé vendredi le président sud-africain Cyril Ramaphosa, tout en admettant que le gouvernement était "mal préparé à une opération orchestrée de violence, destruction et sabotage de cette nature". Vendredi la situation est toutefois revenue à la quasi normale à Johannesburg, aucun incident n'étant à signaler au cours des dernières 24 heures, selon les autorités. Ces derniers jours, des groupes de résidents parfois armés se sont organisés en patrouilles, pour protéger leurs quartiers, menant à de violents dérapages, du fait que la police et les services de renseignement ont failli à prévenir les récents événements. Depuis quelques jours, des craintes de pénuries de carburant et de nourriture se sont emparées de certains habitants. A Durban, sur l'océan Indien, de longues queues ont continué à se former devant les supermarchés. Pour l'instant, 10 000 soldats sont déployés pour tenter de ramener le calme, au total 25.000 viendront épauler la police. Selon un premier état des lieux officiel, plus de 160 centres commerciaux ont été attaqués, 11 entrepôts, 8 usines et 161 commerces d'alcool. Par ailleurs, des responsables de santé tout comme l'OMS s'inquiètent que les récents mouvements de foule ne provoquent un pic des contaminations de Covid-19, en pleine troisième vague en Afrique. À Johannesburg, beaucoup ont continué à déblayer, nettoyer les gravats, ont constaté des journalistes de l'AFP. Mais les dégâts sont considérables et peu de commerçants étaient assurés (https://www.nouvelobs.com/monde/20210716.AFP0742/violences-en-afrique-du-sud-une-tentative-de-destabiliser-l-etat-selon-le-president.html).

 

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Publié le 13 Juillet 2021

Michael J. O'Loughlin nous montre ce mardi 13 juillet 2021 sur americamagazine.org qu’alors que les crimes violents augmentent dans un certain nombre de villes américaines, le cardinal Blase Cupich de Chicago exhorte les catholiques à réfléchir à la manière dont ils pourraient contribuer à une société plus juste et plus pacifique, en partie en écoutant attentivement les personnes ayant des expériences différentes de la leur. «Le confort de la normalité que nous espérions est gâché par une violence qui nous menace tous», a écrit le cardinal Cupich dans sa lettre du 9 juillet. «Naturellement, nous voulons que cette situation horrible soit résolue sans délai.»

 

Le cardinal Cupich, qui a appelé à plusieurs reprises les catholiques à soutenir des lois plus strictes sur les armes à feu, a noté les nombreux appels des dirigeants civiques et gouvernementaux à une police plus efficace, à une réforme de la justice pénale, à ralentir le flot d'armes illégales, à réduire la violence des gangs, à investir dans les quartiers, à fournir des ressources pour l'éducation et l'accompagnement des familles. En tant que chef spirituel, a écrit le cardinal, il voit une crise plus profonde dans laquelle les êtres humains expriment une réticence «à comprendre que nous sommes inextricablement liés les uns aux autres».

 

Chicago a longtemps lutté contre la violence armée, et cet été n'a pas été différent. Au cours du week-end du 4 juillet, au moins 104 personnes ont été abattues dans la ville. Dix-neuf personnes sont décédées. Plus de 2000 personnes ont été abattues à Chicago cette année, selon le Chicago Tribune. Les homicides et les fusillades sont également en hausse par rapport à la même période l'an dernier à Los Angeles, Minneapolis, Portland, Baltimore, Bâton Rouge et Houston.

 

Lundi, le président Biden a discuté de l'augmentation de la criminalité avec la police et les dirigeants civiques lors d'une réunion à la Maison Blanche. Le président devait parler du travail que font les forces de l'ordre fédérales pour arrêter le flux d'armes illégales, y compris de nouvelles forces de frappe à Chicago, New York, Los Angeles, San Francisco et Washington DC, pour aider à éliminer les trafiquants d'armes à feu et une nouvelle politique de «tolérance zéro» pour les revendeurs qui vendent des armes illégalement. Un effort fédéral est en cours pour étendre et améliorer les programmes d'interruption de la violence communautaire dans 15 villes.

 

Invoquant l'encyclique du pape François de 2020 «Fratelli Tutti», le cardinal Cupich a écrit dans sa lettre : «Si nous perdons ce sens de l'interdépendance, nous perdons également notre sens de la compassion, de l'empathie et de la responsabilité les uns envers les autres. Et cela compte comme une perte spirituelle incalculable, avec des conséquences profondes sur la façon dont nous vivons ensemble en tant que voisins, en tant que membres d'une même famille humaine». «Si nous, peuple de Dieu, restons fidèles à notre identité et à notre appel, nous devons répondre au défi de la solidarité humaine que la violence a suscité», a-t-il écrit.

 

Le cardinal a également écrit que si la foi «ne nous donne pas de solutions toutes faites à des problèmes complexes», elle offre la consolation qu'en faisant confiance à Dieu, «nous pouvons aller de l'avant», et il a proposé plusieurs suggestions sur la façon d'aider. Ces conseils comprenaient de poser des questions et d'écouter les réponses «même lorsque ce que nous entendons s'avère douloureux». Il a exhorté les gens à rester connectés après plus de 15 mois d'isolement au plus fort de la pandémie.

 

«La grande tentation en temps de crise est de se retirer dans ce que nous considérons comme un espace sûr. En fait, ce dont nous avons le plus besoin, c'est de sortir de nos zones de confort et de nous accompagner les uns les autres, même lorsque cela demande des efforts et même des risques», a-t-il écrit. «Pour les croyants, quelle que soit la gravité de la crise, le dernier mot est la confiance en Dieu.»

 

Le président américain a présenté une série de mesures pour tenter de lutter contre la violence armée. Aux États-Unis, les homicides ont augmenté de près de 30 % entre 2019 et 2020. Joe Biden a pressé les élus du Congrès à durcir la législation sur les armes, et a annoncé un renforcement immédiat des contrôles pour que soient appliquées les lois existantes. Il entend faire appliquer sans faille la réglementation en cours. Il veut aussi distribuer des fonds fédéraux à la police des villes les plus touchées par la violence armée, financer des programmes communautaires pour éviter à la jeunesse des quartiers difficiles d’être désœuvrée pendant l’été, une saison traditionnellement propice aux incidents armés (https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20210624-%C3%A9tats-unis-joe-biden-veut-lutter-contre-la-hausse-de-la-violence-arm%C3%A9e).

 

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Publié le 12 Juillet 2021

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre le dimanche 11 juillet 2021 que le cardinal Pietro Parolin, bras droit du pape François, juge qu'"on ne doit pas avoir peur de la vérité", attend sereinement les conclusions que la «Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) depuis les années 1950» doit publier ses préconisations en septembre 2021 en France.

 

Le cardinal précise que c’est le Vatican qui a demandé la constitution de cette commission, "pour comprendre ce qu’il s’est vraiment passé". "Nous sommes tristes, et je sais que beaucoup de catholiques vont être très peinés et scandalisés de ce qu’ils vont lire. Mais nous devons traverser cette épreuve. De là peut venir une nouvelle conscience pour lutter contre ces phénomènes et pour prévenir la répétition de ces actes", a ajouté le Secrétaire d’État du Saint-Siège.

 

Sur un prochain voyage du pape en France, dont la probabilité pourrait s’éloigner à l’approche des élections présidentielle et législatives, au printemps 2022, le cardinal est resté évasif. "Je ne sais pas. Il y a un projet. Le pape a déjà dit son intérêt à Emmanuel Macron. Mais je ne suis pas capable de donner une date. J’espère que cela pourra se faire le plus tôt possible, car la France mérite une visite du Saint-Père", a-t-il déclaré au journal.

 

Au niveau diplomatique, si la France et le Saint-Siège partagent "des préoccupations communes, comme l’écologie", le cardinal italien a pointé aussi "quelques divergences, comme la question du désarmement ou le nucléaire". Interrogé sur la question toujours épineuse pour le Vatican de la "laïcité à la française", le cardinal a mis en garde contre une marginalisation de la dimension religieuse dans la vie sociale, jugeant que "ce n’est pas bon".

 

Le cardinal Parolin pense-t-il au cas italien en parlant de la laïcité puisqu’en réaction à une lettre du 22 juin, où le Vatican a demandé au Parlement italien de modifier le projet de loi Zan, qui vise à lutter, entre autres, contre l’homophobie et la transphobie dans les affaires nationales de Rome, le président du Conseil, Mario Draghi, a rappelé que l’État italien n’est pas confessionnel et que le Parlement dispose du droit de débattre librement (https://www.courrierinternational.com/article/homophobie-face-lintervention-du-vatican-mario-draghi-reaffirme-la-laicite-de-letat-italien).

 

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Publié le 11 Juillet 2021

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org ce dimanche 11 juillet 2021 que les yeux du monde sont suspendus à la fenêtre d'un hôpital. Comme Jean-Paul II l'a fait à plusieurs reprises, le pape François va maintenant regarder par la fenêtre du dixième étage de l'hôpital Gemelli de Rome, où il se remet d'une opération du côlon. Accueillir le monde depuis la maison de la douleur, partager ses souffrances et bénir ses rêves. Bergoglio a l'air fragile, mais fougueux comme toujours. Frêle, la voix tremblante et s'éclaircissant la gorge, devant des milliers de personnes rassemblées dans la cour de l'hôpital, dans une catéchèse plus courte que d'habitude, Bergoglio a commencé par dire "de sincères remerciements" et a profité de l'Évangile du jour, dont il parle l'huile avec laquelle les disciples envoyés par Jésus oignaient, pour louer l'Onction des malades, mais aussi "l'huile" de l'écoute, de l'attention et de la tendresse. Parce que, "tôt ou tard, nous en avons tous besoin".

 

On peut aussi pousser plus loin cette interprétation, comme le montre le père James Martin dans sa page Twitter  (https://twitter.com/JamesMartinSJ/status/1414229771446280200) : «Aujourd'hui, Jésus donne à ses apôtres des instructions étonnamment précises avant de les envoyer en mission («apostollein» signifie être envoyé) (Mc 6). Ne prenez rien d'autre qu'un bâton de marche (pour vous protéger). Ne prenez pas de nourriture, pas de sac, pas d'argent (c'est-à-dire comptez sur Dieu à travers l'aide des autres)... Restez dans la maison qui vous accueille (comme base d'opérations) mais si une ville ne vous accueille pas, "secouez la poussière de vos pieds" (ne vous inquiétez pas si tout le monde écoute votre message). Il s'agit de voyager léger et de se fier à Dieu... J'aime ce que dit la série "Sacra Pagina" à propos de ce passage: "L'identité de l'église est comme une communauté qui est envoyée; c'est de "voyager léger" et de proclamer la parole dans la liberté et dans l'intrépidité.... "Comme de nombreuses églises sont aujourd'hui engagées dans une quête continue d'identité dans un monde complexe, ce récit plutôt simple devrait toujours être un partenaire de conversation" ("L'Évangile de Marc", p. 194, Donahue et Harrington).»

 

Le pape a également profité de son expérience directe de passage à l'hôpital, pour demander "un système de santé qui garantisse un bon service accessible à tous", comme celui en "Italie et dans d'autres pays", et pour demander que personne ne soit seul dans maladie. Dans les salutations, après l'Angélus, le pape a surtout rappelé le «cher peuple haïtien» et a demandé la paix pour son peuple. L’assassinat de Jovenel Moïse a aggravé la crise institutionnelle dans laquelle était déjà plongé Haïti. Claude Joseph, premier ministre depuis avril, s’est déclaré chargé des affaires courantes. Mais sa légitimité est remise en cause par la nomination d’Ariel Henry à la tête du gouvernement par le président Moïse deux jours avant sa mort. Dans la capitale Port-au-Prince, les activités ont timidement repris samedi dans les rues, désertées pendant deux jours de crainte de violences, le pays étant gangrené par les gangs. Mais loin de la frénésie habituelle, c’est la peur qui régnait au sein de la population après ce crime aux circonstances et au mobile toujours mal connus. Plus de deux cents personnes voulant fuir leur pays se sont pressées samedi devant l’ambassade des États-Unis, dans la banlieue de Port-au-Prince. Passeports et autres documents divers en main, les manifestants motivent leur plaidoyer en évoquant les difficultés structurelles d’Haïti. Le gouvernement haïtien avait demandé, vendredi, aux États-Unis d’envoyer des troupes en Haïti, pour aider à sécuriser des sites stratégiques. Un haut responsable de l’administration américaine a déclaré à l’AFP que cette option n’était pas prévue à ce stade. (https://www.lemonde.fr/international/article/2021/07/11/haiti-martine-moise-la-veuve-du-president-assassine-veut-poursuivre-la-bataille-de-son-mari_6087874_3210.html). Il s'est également souvenu des gens de la mer et en a profité pour proclamer : "Pas de plastique dans la mer. Prenez soin de la santé de la mer." Et enfin, il a félicité les bénédictins et les bénédictines à l'occasion de la fête de saint Benoît, abbé et patron de l'Europe.

 

Tandis qu’en Allemagne comme le montre J. Alois Gómez de Segura dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/Sandra-Schnell-parroquia-diocesis-Essen_0_2358364142.html) l'agent pastoral, Sandra Schnell, est la première femme à accepter de diriger une paroisse dans le diocèse allemand d'Essen. L'évêché a invité les agents pastoraux séculiers à se présenter comme candidats pour diriger une paroisse. Parmi ceux qui ont montré leur disponibilité, il a choisi Sandra Schnell pour ce service. Elle a 51 ans et dirige la paroisse de Saint Matthieu est dans la ville d'Altena avec quelque 5000 catholiques depuis avril. Car l'administration des sacrements est à côté d'un prêtre. «Seul le prêtre peut administrer les sacrements», explique Sandra, mère de quatre enfants. Elle regrette que seuls les hommes aient ce droit : "Je voudrais que les femmes aient une part à tous les postes dans l'Église. Qu'il y ait plus d'égalité dans ce domaine", dit-elle. Elle dirige l'équipe pastorale, exécute des jeux de rôle et célèbre les funérailles et les services de parole. Le modèle de leadership alternatif a été lancé par l'évêque Franz-Josef Overbeck. «Lui et son groupe de travail ont été contraints de proposer quelque chose de nouveau en raison de la pénurie de prêtres», explique Sandra Schnell. Sandra Schnell espère qu'il y aura bientôt plus de femmes à la tête des paroisses. Que cela «élargit la vision de ceux qui ne connaissent que l'image traditionnelle de l'Église», car il y a «une autre voie » avec les femmes leaders qui contribuent à la situation ecclésiastique actuelle avec toutes leurs connaissances et compétences.»

 

Alors que l’Église catholique en Pologne, qui a reçu plusieurs centaines de plaintes pour abus sexuels sur mineurs commis par des membres du clergé depuis 2018, continue de faire le ménage dans ses rangs en raison de ses négligences. C’est maintenant au tour de Mgr Wiktor Skworc, archevêque de Katowice, dans le sud de la Pologne, de démissionner du Conseil permanent de la Conférence épiscopale polonaise et de son poste de président de la Commission de la pastorale. Cette décision a été prise après la conclusion d’une enquête du Vatican visant à déterminer si le prélat de 73 ans avait réagi de manière appropriée aux informations relatives à des cas de pédophilie parmi les prêtres de son diocèse. Selon le rapport, l’enquête visait à déterminer si Mgr Skworc, alors évêque de Tarnow (nommé à Tarnow par le pape Jean Paul II le 13 décembre 1997, poste qu’il occupera jusqu’en octobre 2011, quand le pape Benoît XVI le nomme archevêque de Katowice) avait négligé ses obligations officielles dans des affaires d’abus sexuels commis sur des mineurs par deux prêtres de son diocèse (https://www.cath.ch/newsf/abus-sur-mineurs-en-pologne-archeveque-de-katowice-dans-la-tourmente/).

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