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Publié le 27 Juin 2021

"Dieu approche avec amour chacun de ses enfants, chacun d'eux. Son cœur est ouvert à tous et à chacun. Il est le Père." Ce sont les mots du pape François dans une courte lettre écrite à la main et en espagnol, envoyée au père jésuite James Martin, qui exerce son apostolat parmi les personnes LGTB, à l'occasion du webinaire "Outreach 2021", qui s'est tenu hier comme le montre religiondigital.org ce dimanche 27 juin 2021. Le prêtre a publié la lettre sur Twitter aujourd'hui.

 

«Le style de Dieu - écrit le pape - a trois traits : proximité, compassion et tendresse. C'est ainsi qu'il aborde chacun de nous. En pensant à votre travail pastoral, je vois que vous essayez continuellement d'imiter ce style de Dieu. Tu es prêtre pour tous, comme Dieu est Père de tous et de toutes. Je prie pour que tu te gardes bien, proche et très tendrement compatissant. "

 

Le pape François a remercié le père Martin pour son zèle pastoral et sa "capacité d'être proche des gens avec cette proximité que Jésus avait et qui reflète la proximité de Dieu". "Je prie pour vos paroissiens, pour vos 'paroissiens' - a conclu le pape -, pour tous ceux que le Seigneur a placés à vos côtés afin que vous en preniez soin, les protégiez et les fassiez grandir dans l'amour de notre Seigneur Jésus Christ."

 

Le père James Martin sur sa page Twitter (https://twitter.com/JamesMartinSJ/status/1409115351539912704) a montré toute sa joie à la lettre du pape François : «Le Pape François a envoyé une belle lettre à l'occasion du webinaire du ministère catholique de sensibilisation LGBTQ, qui a eu lieu hier, exprimant son soutien à ce ministère et nous encourageant à imiter le "style" de Dieu de "proximité, compassion et tendresse"...»

 

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Publié le 26 Juin 2021

Jesús Bastante nous montre dans religiondigital.org le vendredi 25 juin 2021 que le secrétaire particulier et gardien de l'héritage de Jean-Paul II, Stanislaw Dziwisz, marche sur la corde raide. Selon Il Sismografo, le Saint-Siège aurait ordonné une commission d'enquête spéciale contre le cardinal polonais, accusé de dissimulation. L'inspection sera effectuée par le cardinal Angelo Bagnasco.

 

Dziwisz a été accusé par des groupes de victimes d'avoir dissimulé, et éludé des accusations de pédophilie contre de nombreux prêtres, tant en Pologne qu'au Vatican. La commission, qui a peut-être déjà commencé ses travaux, aurait interrogé plusieurs personnes. À l'avenir, soulignent les sources, elles rencontreront également des victimes de pédophilie dans une Église polonaise qui, du moins officiellement, n'a pas été informée de l'enquête.

 

Et c'est que Dziwisz n'est pas seulement accusé de dissimulation en Pologne. Nombreux sont ceux qui placent le secrétaire personnel de Jean-Paul II comme une sorte de «barrage de confinement» pour éviter d'impliquer Wojtyla dans des cas flagrants de faute professionnelle au Vatican. Surtout avec les cas du prédateur Marcial Maciel, fondateur de la Légion du Christ; et l'ancien cardinal McCarrick. Jean-Paul II était-il au courant de ces cas, ou Dziwisz le lui a-t-il caché ? Une question qui n'est pas sans importance, étant donné que le pape a déjà été canonisé. Il y a sept mois, le Saint-Siège a annoncé des sanctions sévères contre un autre cardinal polonais, Henryk Gulbinowicz, 97 ans, qui a été interdit d'exercer son ministère et d'utiliser des symboles épiscopaux à la suite d'une enquête sur des allégations d'abus sexuels.

 

Le Vatican a aussi sanctionné deux nouveaux évêques polonais pour avoir couvert des cas d'agressions sexuelles contre des mineurs par des membres du clergé, a annoncé vendredi l'épiscopat de Pologne. C’est un nouvel épisode dans une longue série d'accusations de sévices sexuels qui ébranle la puissante Église catholique polonaise. Il s'agit de l'évêque doyen de Zielona Gora et Gorzow (sud-ouest), Mgr Stefan Regmunt, et de l'évêque émérite de Kalisz (centre), Mgr Stanislaw Napierala, selon deux communiqués publiés par le service de presse de la conférence épiscopale polonaise. Les deux textes évoquent des "négligences" dans le traitement des cas "d'agressions à l'égard de mineurs perpétrées par des prêtres" dans les deux diocèses respectifs (https://www.lalibre.be/international/europe/le-vatican-sanctionne-deux-eveques-polonais-pour-avoir-couvert-des-agressions-sexuelles-60d5feaed8ad581ce1110613).

 

Lundi prochain, l'Eglise catholique polonaise doit publier des données statistiques sur des agressions sexuelles contre les mineurs au sein des fidèles. Les évêques polonais ont été convoqués au complet au Vatican à l'automne prochain pour une visite urgente, qui pourrait porter justement sur les cas de dissimulations d'agressions sexuelles, selon les médias polonais. Selon l'épiscopat, il s'agit d'une visite régulière après celle de 2014 (https://www.lalibre.be/international/europe/le-vatican-sanctionne-deux-eveques-polonais-pour-avoir-couvert-des-agressions-sexuelles-60d5feaed8ad581ce1110613).

 

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Publié le 25 Juin 2021

lalibre.be nous montre dans on article du jeudi 24 juin 2021 que le Vatican n'a pas l'intention de bloquer un projet de loi italien visant à combattre l'homophobie, a déclaré jeudi le secrétaire d'État du Saint-Siège Pietro Parolin, sur Vatican News, en réaction à une note diplomatique dont le quotidien italien Corriere della Sera a pris connaissance. "Nous sommes contre toute attitude, tout geste d'intolérance ou de haine en raison de l'orientation sexuelle d'une personne", a souligné le cardinal de 66 ans, officieusement considéré comme le numéro deux du Vatican.

 

Selon le journal, une "note verbale" diplomatique a été remise par Mgr Paul Gallagher - en charge au Vatican des relations avec les autres États - à l'ambassade italienne auprès du Saint-Siège le 17 juin dernier, visant le projet de loi en discussion au Sénat italien pour punir les actes de discrimination et d'incitation à la violence contre les gays, les lesbiennes, les transgenres et les handicapés.

 

Cette note, non signée, estime que certaines parties de ce projet de loi contreviennent au traité bilatéral en vigueur entre l'Italie et le Saint-Siège, remettant en cause la liberté garantie à l'Église catholique en matière d'organisation et d'exercice du culte, ainsi que la liberté d'expression consentie aux fidèles et aux associations catholiques. Le projet de loi n'exempterait ainsi pas les écoles catholiques italiennes d'une obligation de participer à des activités pour la journée nationale contre l'homophobie. La note diplomatique s'inquiète tout particulièrement du fait que la loi pourrait mener à des poursuites judiciaires. Cette sortie constitue "un acte sans précédent dans l'histoire des relations entre les deux États, du moins il n'existe pas de précédents publics", estimait mardi le Corriere della Sera. Pour Pietro Parolin, cette note n'aurait pas dû être rendue publique.

 

Mercredi, le Premier ministre italien Mario Draghi avait rappelé que l'Italie est un état laïc, avec un parlement libre de débattre en la matière. Dans sa réaction, le cardinal Parolin a rejoint M. Draghi sur ce point, ajoutant que le Vatican n'avait pas l'intention d'interférer en la matière. Actuellement, le projet de loi n'a été approuvé que par l'une de deux chambres du parlement italien.

 

francetvinfo.fr (https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/sommet-de-l-ue/union-europeenne-ambiance-tendue-a-bruxelles-alors-que-la-hongrie-est-critiquee-pour-une-loi-sur-lhomosexualite_4677763.html) nous monte aussi ce vendredi 25 juin que la Hongrie était au cœur des discussions du sommet européen  le jeudi 24 juin au soir en raison d’une récente loi vise à interdire la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs. Les dirigeants européens ont donc pris la parole pour interpeller directement le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán. Ce n’était pas une discussion mais une confrontation, a résumé le Premier ministre belge. La France et l’Allemagne ont pris la parole pour dénoncer un amalgame entre homosexualité et pédophilie. Le Premier ministre néerlandais a redit directement à Viktor Orbán qu’il n’avait qu’à quitter l’Union européenne. Le Premier ministre hongrois est resté droit dans ses bottes, aux dires d’un diplomate. Il a continué à défendre sa loi et il s’expose désormais à des questions.

 

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Publié le 24 Juin 2021

Comment un évêque est-il nommé ? Avec quels critères ? Et pourquoi est-il arrêté ? "Les critères ne sont pas très transparents ou compréhensibles", explique Claudia Lücking-Michel, vice-présidente du Comité central des catholiques allemands (ZdK), qui a demandé que les laïcs aient voix au chapitre dans la nomination et la révocation des évêques comme le montre Jesús Bastante dans religiondigital.org ce jeudi 24 juin 2021.

 

À l'heure où des scandales ont frappé plusieurs évêques allemands en raison du manque de rigueur dans l'action contre les abus sexuels sur les enfants, ainsi que d'autres aspects économiques, le "numéro deux" de la plus grande organisation de laïcs catholiques en Allemagne regrette que ce ne soit "que le Pape" qui a le pouvoir de décider de l'avenir d'un diocèse, à travers le destin de son prêtre. Une proposition qui vaut dans le cas de Woelki, mais aussi à l'inverse, avec celui du cardinal Marx, dont la démission n'a pas été acceptée par le Pontife. En général, selon Katholisch.de, la théologienne insiste sur le fait qu'«il y a un manque de sécurité juridique, d'enquêtes indépendantes, de procédures contraignantes et d'instances de recours dans l'Église», en plus de la liberté du candidat lui-même : «Nous ne devons pas attendre pour les résultats d'expertises coûteuses, et cette décision ne peut être déléguée à Rome.»

 

En ce sens, le canoniste Thomas Schüller souligne dans un article qu'il conviendrait qu'avant de procéder à une nomination, ou à une révocation, qu’on puisse s'exprimer dans des organes diocésains, comme le conseil sacerdotal ou le conseil pastoral. De toute façon, les démissions des évêques ne suffisent pas, surtout pour les victimes d'abus. Ainsi, l'une des associations de victimes, "Eckiger Tisch", considère que l'Église "doit assumer une responsabilité spécifique" et, "à ce jour, l'Église refuse d'assumer la responsabilité des dommages causés à la vie des sinistrés". C'est-à-dire qu'elle demande pardon mais n'est pas responsable de l'indemnisation.

 

Katolisch.de  (https://www.katholisch.de/artikel/30331-baetzing-papst-will-fortsetzung-des-synodalen-wegs-in-deutschland) nous montre aussi que le pape François a encouragé l'Église catholique en Allemagne à «continuer sur le chemin synodal qui a été emprunté». C'est ce qu'a annoncé jeudi le président de la Conférence épiscopale allemande (DBK), l'évêque Georg Bätzing, après une visite surprise au Vatican. "Les attributions de rumeurs", selon lesquelles l'Église en Allemagne voulait s'engager dans une voie séparée avec le projet de réforme du Chemin synodal, venaient "de nulle part", a souligné l'évêque limbourgeois. Il l'a clairement dit au pape. Il est maintenant important de "discuter ouvertement et honnêtement des questions qui se posent et de parvenir à des recommandations pour une action modifiée de l'Église". Bätzing a en outre indiqué qu'il avait également échangé des vues avec le chef de l'Église sur le traitement des cas d'abus sexuels. «La situation difficile» s'est présentée dans plusieurs diocèses allemands, dont le pape François est «bien informé» : «Il espère que les tensions pourront être surmontées».

 

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Publié le 23 Juin 2021

Le Secrétariat de la Commission des Conférences épiscopales de l'Union européenne (Comece) a publié une prise de position sur le rapport intitulé «Sur la situation de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans l'Union européenne, dans le cadre de la santé des femmes» présenté le 21 mai au Parlement européen par l'homme politique croate Predrag Fred Matic et qui définit l'avortement comme «un droit humain». Bien que la date précise du vote sur ce rapport ne soit pas connue, on estime qu'il pourrait avoir lieu en session plénière qui se tiendra les 23 et 24 juin.

 

La Comece salue le «souci fondamental» de «protéger la santé et les droits des femmes», mais elle exprime des objections aux déclarations et arguments contenus dans le projet de résolution, également connu sous le nom de «rapport Matic». Le document attire l'attention sur trois points critiques : l'avortement n'est pas un droit humain; le droit à l'objection de conscience est nié et viole les droits des États membres. De son côté, le président de la Conférence épiscopale polonaise, Mgr Stanislaw Gadecki, a appelé les membres du Parlement européen à ne pas approuver le rapport Matic. Le président de l'épiscopat polonais a souligné que la compétence en matière de protection de la santé n'a jamais été transférée à l'Union européenne et relève donc de la compétence exclusive des États membres.

 

Pourtant comme le montre slobodnadalmacija.hr (https://slobodnadalmacija.hr/vijesti/hrvatska/zbog-maticeve-rezolucije-vec-tjednima-prima-prijetece-poruke-ovako-mi-pisu-mi-smo-cista-ljubav-a-vas-treba-ubiti-zapaliti-zaklati-eto-tako-vam-danas-razmisljaju-veliki-promotori-krscanstva-1107737), la «résolution de Matic» n’avait rien de dangereux, c’est un document intitulé «Situation de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans l'UE au sein de la santé des femmes», qui, entre autres, exige que tous les membres de l'Union européenne respectent le droit des femmes à l'avortement légal. Le document sera présenté aux députés à Bruxelles ce jeudi, et alors que jusqu'à récemment il semblait que la résolution serait sûrement adoptée, mais la pression de l'Église catholique et des lobbies conservateurs a fait son effet et a radicalement changé la situation sur le terrain. Predrag Fred Matic était très optimiste quant à l'adoption de la résolution, il pensait qu'elle passerait facilement, alors que maintenant il est beaucoup plus sceptique. Néanmoins, il reste un optimiste modéré, bien que les pressions, menées par l'Église catholique, aient pris une dimension incroyable.

 

Matic réitère qu'aucun de ses détracteurs n'ont lu la résolution. Cette résolution n'est pas contraignante, elle n'oblige personne à faire quoi que ce soit, ensuite, dès le début de la résolution, on indique clairement que chaque État garde la question de la santé sous les auspices de sa propre législation. Et enfin, personne ne préconise l'abolition du droit à l'objection de conscience, mais la résolution veut permettre aux femmes de se faire avorter légalement dans n'importe quel hôpital. Cependant, l'Église catholique et des lobbies conservateurs ne semblent pas l'entendre. Enfin, Matic a reçu ces dernières semaines plusieurs centaines de messages de menaces, peut-être un millier, mais rien ne le fera lâcher prise.

 

Comme le montre Predrag Fred Matic, un projet mettant en avant le droit à l’avortement a eu le droit aux mensonges et à l’hypocrisie de l'Église catholique et des lobbies conservateurs. Matic qui voulait l'amélioration de la santé sexuelle et reproductive, reçoit des menaces telles que : «Tu devrais être tué, incendié, massacré...» C'est ainsi que les grands promoteurs du christianisme et de l'amour de Dieu pense à lui aujourd'hui.

 

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Publié le 21 Juin 2021

Jack Jenkins dans NCRonline.org ce lundi 21 juin 2021 nous montre qu’un groupe de 60 démocrates catholiques à la Chambre des représentants, dont les représentantes Rosa DeLauro et Alexandria Ocasio-Cortez, a publié une «déclaration de principe» vendredi 18 juin appelant les évêques catholiques américains à éviter «d'armer» l'Eucharistie. La déclaration a été annoncée peu de temps après que les religieux ont voté pour rédiger un document sur la communion après un débat qui comprenait une discussion sur l'opportunité de refuser ou non l'Eucharistie aux politiciens catholiques qui soutiennent le droit à l'avortement.

 

La déclaration a  été distribuée aux législateurs cette semaine alors que la Conférence des évêques catholiques des États-Unis s'est réunie virtuellement pour sa réunion annuelle de printemps, où l'assemblée a débattu de l'opportunité de créer un document sur la "cohérence eucharistique". Après des heures d'échanges passionnés qui comprenaient des références au refus de l'Eucharistie à certains élus, les dirigeants de la conférence des évêques ont annoncé vendredi l'approbation de rédiger le document sur la communion.

 

Les législateurs ont cité le pape dans leur déclaration, demandant aux évêques de «prêter attention aux paroles de notre Saint-Père le pape François, qui a écrit dans son Exhortation apostolique, «La joie de l'Évangile», que l'Eucharistie, bien qu'elle soit la plénitude de la vie sacramentelle, n'est pas un prix pour les parfaits mais un puissant médicament et une nourriture pour les faibles.»  "En tant que législateurs, nous sommes également chargés d'être des facilitateurs de la Constitution qui garantit la liberté religieuse pour tous les Américains", ont écrit les législateurs. "Ce faisant, nous garantissons notre droit de vivre notre propre vie en tant que catholiques, mais nous favorisons également une Amérique avec une riche diversité de religions."

 

La portée du document eucharistique final peut être large, et la Conférence des évêques des États-Unis ne peut pas forcer un évêque individuel à refuser la communion aux politiciens - chaque évêque a le pouvoir de décider cela pour son propre diocèse. Mais approuver la proposition de rédiger un tel document aura probablement des implications à la fois pour l'Église américaine et le président Joe Biden, qui a fait de sa foi catholique un sujet de discussion. La plupart des catholiques du Congrès sont également démocrates, et actuellement, seuls trois d'entre eux sont considérés par les démocrates pour la vie comme suffisamment «pro-vie».

 

DeLauro du Connecticut était l'une des principales organisatrices de la déclaration, avec la représentante Sylvia Garcia du Texas et Brendan Boyle de Pennsylvanie. En plus d'Ocasio-Cortez de New York, les signataires comprenaient le représentant Joaquin Castro du Texas et les représentants Pete Aguilar, Jim Costa, Ted Lieu et Juan Vargas de Californie. Les législateurs ont contesté l'accent mis par certains évêques sur l'avortement par rapport aux autres enseignements de l'Église. "Aucun élu n'a été menacé de se voir refuser l'Eucharistie car ils soutiennent et ont soutenu des politiques contraires aux enseignements de l'Église, notamment en soutenant la peine de mort, en séparant les enfants migrants de leurs parents, en refusant l'asile à ceux qui cherchent la sécurité aux États-Unis, en limitant l'aide aux personnes souffrant de la faim et de l'insécurité alimentaire, et le refus de droits et de dignité aux immigrants", ont-ils écrit.

 

"Nous vous exhortons solennellement à ne pas aller de l'avant et à nier ce très saint de tous les sacrements, la source et le sommet de toute l'œuvre de l'Évangile sur une seule question", lit-on dans la déclaration des législateurs. Elle invoquait ensuite le Concile Vatican II avant d'ajouter : «Poursuivre un déni général de la Sainte Eucharistie à certains élus serait en effet attrister l'Esprit Saint et nier l'évolution de cet individu, une personne chrétienne qui n'est jamais parfaite, mais vivant dans la lutte pour y arriver.» Les démocrates catholiques ont noté l'importance des laïcs catholiques pour aider l'Église à être une «force morale» dans le monde avant de conclure : «en tant que tels, nous avons droit à l'influence de l'Église comme elle le fait sur la nôtre».

 

Le président Joe Biden, comme le pape François, incarne un christianisme libéral axé moins sur la politique sexuelle et davantage sur les inégalités raciales, le changement climatique et la pauvreté. Son administration est un renversement du pouvoir dont jouissaient les opposants à l'avortement, y compris les évêques qui ont proposé la mesure, sous M. Trump. La lutte intervient alors que les militants anti-avortement à travers les États-Unis sont enhardis et que les militants des droits reproductifs veulent que M. Biden parle avec plus de force pour leur défense. Les législatures des États ont introduit plus de 500 restrictions à l'avortement au cours des cinq derniers mois, et la Cour suprême, avec sa majorité conservatrice nouvellement élargie, a accepté de se saisir d'une affaire sur une loi du Mississippi qui interdit la plupart des avortements à 15 semaines, ce qui pourrait remettre en cause la loi constitutionnelle droit à l'avortement établi dans Roe v. Wade. Cinq des six juges catholiques de la cour ont été nommés par des républicains (https://www.nytimes.com/2021/06/18/us/targeting-biden-catholic-bishops-advance-controversial-communion-plan.html).

 

Heureusement que la Conférence des évêques catholiques des États-Unis n'a pas le pouvoir de décider qui peut ou ne peut pas recevoir le sacrement de la communion. Ce pouvoir est réservé à l'évêque local, qui a l'autonomie dans son diocèse, ou au pape.

 

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Publié le 20 Juin 2021

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org ce dimanche 20 juin 2021 que depuis la chaise près de la fenêtre, le pape François explique le passage de l'Évangile de la tempête qui frappe la barque des disciples, tandis que Jésus dort à l'arrière. Selon le pape, le rêve de Dieu «d'une part nous surprend, et d'autre part il nous met à l'épreuve», car le Seigneur «attend de nous que nous l'impliquions, l'invoquions, le mettons à la centre de ce que nous vivons». Pour surmonter les tempêtes de la vie, nous devons reconnaître que «seuls nous ne pouvons pas» et réveiller le Seigneur, avec «la force douce et extraordinaire de la prière qui fait des miracles». Car ce qui est clair, c'est que "nous avons besoin de Jésus comme des marins vers les étoiles pour trouver la route".

 

Le père James Martin dans sa page Twitter (https://twitter.com/JamesMartinSJ) nous donne une intéressante vision de l’Évangile : «Au milieu des tempêtes dans notre Église, on peut avoir l'impression que Jésus dort. Nous pouvons nous sentir comme les disciples, qui demandent à Jésus dans l'Evangile d'aujourd'hui : " Ne vous souciez-vous pas que nous périssions ? " (Mc 4). Mais Jésus est toujours avec nous, dans le bateau, même au milieu du "vent et des vagues"... la méditation en ce moment peut être de vous imaginer dans la barque avec les disciples, au milieu d'une violente tempête sur la mer de Galilée. Pensez aux crises auxquelles vous faites face. Imaginez demander à Jésus pourquoi il semble être endormi. Il est normal de lui demander : «Tu t'en fiches ?...» Souvenez-vous ensuite des moments où Dieu a calmé votre vie dans le passé. Souvent en regardant en arrière les moments où Dieu a été peut nous donner l'assurance que Dieu est avec nous dans le présent et sera dans le futur».

 

Dans les salutations après l'Angélus, le pape a gardé un souvenir particulier de la situation vécue au Myanmar, ainsi que des réfugiés du monde. Le pape François a voulu unir sa voix à celle des évêques du pays d'Asie martyre, crier pour ceux "qui meurent de faim" et plaider pour que "des couloirs humanitaires soient ouverts" et que les églises et les pagodes soient considérées comme des centres d'asile. Et il a conclu en souhaitant que «Christ touche le cœur de chacun». Manifestations quasi quotidiennes, économie paralysée par des grèves massives, recrudescence des affrontements entre armée et factions ethniques rebelles : la Birmanie est en ébullition depuis le putsch du 1er février, qui a mis fin à une parenthèse démocratique de dix ans. Le mouvement de contestation est depuis réprimé dans le sang par les forces de sécurité, qui ont tué ces derniers mois plus de 860 civils, dont des femmes et des enfants, selon l’Association d’assistance aux prisonniers politiques. D’ailleurs, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) a adopté vendredi 18 juin une résolution non contraignante qui condamne le coup d’État en Birmanie et appelle «tous les États membres à empêcher l’afflux d’armes» dans ce pays. Ce texte a été approuvé par 119 États, 36 s’étant de leur côté abstenus – parmi lesquels la Chine, principal soutien de la Birmanie. Un seul pays, la Biélorussie, qui a empêché une adoption de la résolution par consensus (ainsi que le souhaitaient ses auteurs) et a imposé un scrutin public, a voté contre. Particularité de ce scrutin : la Birmanie, représentée par l’ambassadeur Kyaw Moe Tun, limogé après le coup d’État de février, mais qui est toujours en fonctions et continue de défier la junte, a voté en faveur du texte.  La résolution adoptée vendredi demande aussi un retour à la démocratie en Birmanie ainsi que la libération de ses dirigeants civils, réclame également l’application d’un plan en cinq points conçu en avril par l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), lequel inclut la nomination d’un émissaire et exhorte les forces armées birmanes  à arrêter immédiatement toutes les violences contre des manifestants pacifiques» (https://www.lemonde.fr/international/article/2021/06/18/l-assemblee-generale-de-l-onu-condamne-le-coup-d-etat-en-birmanie-et-appelle-a-empecher-l-afflux-d-armes-dans-le-pays_6084759_3210.html).

 

Concernant les réfugiés, il a demandé que nous leur ouvrions notre cœur, que «nous apprenions de leur courageuse résilience et, ainsi, tous ensemble, nous ferons grandir une seule communauté humaine». Il faut dire que Selon l'ONU, le monde compte 82,4 millions de personnes réfugiées ou déplacées, dont 42 % de mineurs. Chaque année, le 20 juin, la Journée mondiale du réfugié met en lumière la situation des personnes contraintes de fuir leur pays d’origine pour échapper à un conflit ou à la persécution. 86 % des personnes déracinées sont accueillies dans des pays en développement, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). La Journée mondiale du réfugié appelle cette année à une plus grande inclusion de ces personnes dans les systèmes de santé, d’éducation et dans le sport (https://www.france24.com/fr/europe/20210620-journ%C3%A9e-mondiale-du-r%C3%A9fugi%C3%A9-82-4-millions-de-personnes-d%C3%A9racin%C3%A9es-%C3%A0-travers-le-monde).

 

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Publié le 19 Juin 2021

Comme nous le montre vaticannews.va ce samedi 19 juin 2021 nous montre que le vote favorable de 168 évêques des États-Unis ont voté en faveur de la rédaction d'une «déclaration formelle sur la signification de l'Eucharistie dans la vie de l'Église», 55 contre, et 6 se sont abstenus, pour la rédaction d'un texte sur l'Eucharistie, avec une section sur l'importance d'être digne de la recevoir, a été annoncé lors de la session plénière de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB).

 

Immédiatement après l'annonce, l'évêque Andrew Cozzens de l'archidiocèse de St. Paul, a pris la parole et a présenté le projet de "Réveil eucharistique". L'initiative, prévue pour un an, s'inspire d'une étude du Pew Research Center qui a montré la mauvaise compréhension du sacrement par de nombreux catholiques, ainsi que l'impact de la pandémie sur la pratique religieuse. «Nous avons besoin d'un renouvellement spirituel de la foi eucharistique dans nos cœurs en tant qu'évêques», a déclaré Mgr Cozzens. «Si nous voulons que notre peuple et nos prêtres savourent le don de l'Eucharistie, nous devons renouveler l'amour de ce don.»

 

Plusieurs évêques ont demandé que soient établis des principes permettant de décider s'il faut ou non autoriser les croyants occupant des fonctions publiques et soutenant des lois en faveur de l'avortement et de l'euthanasie à recevoir le sacrement, comme le président Joe Biden. Lors de l'examen préliminaire de l'ordre du jour, Mgr Mitchell Rozanski, archevêque de Saint-Louis, a présenté une motion demandant que le vote sur le point concernant la communion soit précédé d'une discussion sans limite de temps, afin que chaque évêque puisse faire entendre sa voix. La motion a également reçu l'avis contraire de plusieurs évêques. 

 

Certains membres de l'USCCB, comme le cardinal de Chicago, Blase Cupich, se sont prononcés contre la proposition d'élaborer un document sur l'Eucharistie, affirmant que l'insistance de certains évêques à le produire immédiatement pourrait se transformer en un «piège» : «Ils veulent que nous publions des déclarations pour faire quelque chose contre les politiciens qui ont des positions contraires à notre enseignement».

 

Le cardinal Joseph Tobin, de Newark (New Jersey), avait lui aussi exprimé sa perplexité, arguant que : «La proposition qui nous est présentée nous place devant un choix difficile et historique. Voter dans l'affirmative produira un document, pas l'unité. Voter contre nous permettra de travailler ensemble dans le dialogue pour forger un large accord sur la série de questions inhérentes à la question de la dignité eucharistique.» En outre, le cardinal Tobin a averti que tout effort visant à soutenir «l'exclusion catégorique des dirigeants politiques catholiques de l'Eucharistie sur la base de leurs positions de politique publique» pourrait conduire la conférence épiscopale «au cœur de la lutte partisane toxique qui a déformé notre culture politique même».

 

Pour sa part, Mgr Kevin Rhoades, président du comité doctrinal de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, avait insisté à plusieurs reprises, dans les jours précédant la réunion, sur le fait que le document proposé n'était pas une démarche politique et qu'il ne visait pas les politiciens catholiques favorables à l'avortement. Lors de la conférence de presse qui a suivi, Mgr Rhoades a également déclaré que l'ensemble de la discussion ne portait pas sur la question de savoir si le président Biden serait autorisé ou non à recevoir la communion : de tels jugements ne sont pas l'objet du document, a-t-il dit. 

 

Lors d'un vote à la fois attendu et provocateur, les évêques catholiques américains ont avancé le 18 juin des plans pour rédiger un document sur la communion pour les politiciens catholiques pro-choix, réprimandant extraordinairement les tentatives du Vatican de ralentir le processus et d'éviter les tentatives de co-opter pour les sacrements de l'église à des fins partisanes (https://www.ncronline.org/news/people/defiance-vatican-us-bishops-vote-advance-communion-document).

 

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Publié le 16 Juin 2021

courrierinternational.com nous montre dans son article du mardi 15 juin 2021 que les évêques américains se réunissent cette semaine pour statuer sur la question de savoir si l’actuel locataire de la Maison-Blanche, de foi catholique, doit être privé d’hostie parce qu’il défend le droit à l’avortement. En tant que catholique pratiquant, le président américain Joe Biden ne s’est jamais caché “de son besoin spirituel de pouvoir se rendre à la messe chaque semaine et de pouvoir communier”, mais les choses ne sont pas si simples, rapporte le Washington Post.

 

Depuis plusieurs années, les catholiques américains les plus conservateurs font en effet pression pour faire en sorte que “les hommes et femmes politiques qui soutiennent le droit à l’avortement soient tenus à l’écart de la communion, un des rites centraux de la liturgie catholique”, explique le journal. Ce qui cause à l’entourage du locataire de la Maison-Blanche quelques difficultés, puisque ses assistants doivent s’assurer lors des déplacements présidentiels que Joe Biden ne se verra pas refuser l’hostie par des prêtres ou évêques chatouilleux sur la question de l’avortement. Le quotidien de la capitale fédérale américaine rappelle qu’il est déjà arrivé à Joe Biden “de se voir refuser la communion en 2019 par un prêtre de Caroline du Sud, qui affirmait que tout dirigeant qui défendait l’avortement se plaçait de facto en dehors des enseignements de l’église”.

 

Cette semaine, dans le cadre de leur réunion de printemps qui se tiendra du 16 au 18 juin en visioconférence, les évêques américains vont donc devoir statuer et voter sur cette question. Un vote épineux qui pourrait avoir d’importantes retombées “puisqu’il porte sur l’un des rituels les plus intimes de la foi catholique pour en faire une question politique”. Et le débat promet de diviser les fidèles catholiques entre ceux qui ne comprennent pas que l’on puisse être privé d’hostie, ceux qui considèrent que “Joe Biden est un catholique convaincu et voient ce vote comme de la pure politique partisane”, ou encore ceux qui considèrent la “libéralisation galopante des mœurs en matière de sexualité, de mariage et de reproduction comme une menace et estiment que ce débat est aussi essentiel qu’urgent”, conclut le Washington Post.

 

Comme le montre nytimes.com (https://www.nytimes.com/2021/06/14/world/europe/biden-vatican-communion-abortion.html), ce vote menace de briser la façade de l'unité avec Rome, de mettre en évidence la polarisation politique au sein de l'Église américaine et de créer ce que les historiens de l'Église considèrent comme un dangereux précédent pour les conférences épiscopales du monde entier. "Le souci au Vatican", a déclaré Antonio Spadaro, prêtre jésuite et proche allié du pape François "est de ne pas utiliser l'accès à l'Eucharistie comme une arme politique".

 

Le pape François, qui a explicitement identifié les États-Unis comme la source d'opposition à son pontificat, a prêché ce mois-ci que la communion «n'est pas la récompense des saints, mais le pain des pécheurs». Son plus haut responsable doctrinal, le cardinal Luis Ladaria, a écrit une lettre aux évêques américains, les avertissant que le vote pourrait «devenir une source de discorde plutôt que d'unité au sein de l'épiscopat et de la plus grande Église des États-Unis». Le résultat est une fracture rare et ouverte entre Rome et l'Église américaine.

 

Les opposants au vote soupçonnent une motivation politique plus nue, visant à affaiblir le président, et un pape avec lequel beaucoup d'entre eux sont en désaccord, avec un débat de longue haleine sur un document qui ne manquera pas d'être amplifié dans les médias catholiques conservateurs et de droite. Interrogé sur la question de la communion, Andrew Bates, un porte-parole de la Maison Blanche, a déclaré : «Comme le peuple américain le sait bien, le président est une personne forte de foi.»

 

Le pape François, ainsi que le reste de la hiérarchie de son Église, s'oppose explicitement à l'avortement, qu'ils considèrent comme l'un des péchés les plus graves, et s'y opposent sans cesse. Mais ce n'est pas la même chose que de punir les législateurs catholiques avec le refus de la communion, que beaucoup pensent ici être une intrusion dans les affaires de l'État. Parmi ceux qui dirigent l'effort se trouve l'archevêque José Gomez de Los Angeles, président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, qui a été ignoré à plusieurs reprises par le pape François pour son élévation au rang de cardinal.

 

Les évêques américains conservateurs sont largement en décalage avec le pape François et son programme de mettre le changement climatique, les migrants et la pauvreté sur le devant de la scène de l'Église. Mais le révérend Thomas J. Reese, prêtre jésuite et analyste principal de Religion News Service, a déclaré que les conservateurs constituent au moins la moitié de la conférence des évêques américains et pourraient avoir les voix pour commencer le processus de rédaction d'un document d'enseignement sur qui peut communier. Il est peu probable que les conservateurs puissent finalement ratifier un tel document, qui nécessiterait le soutien unanime de tous les évêques du pays, ou le soutien des deux tiers et l'approbation du Vatican. Mais le débat promet de garder le problème en vie et de présenter un casse-tête persistant pour le président Biden et d'autres politiciens catholiques qui soutiennent le droit à l'avortement.

 

Une bonne partie des évêques veulent éviter complètement la question. Déjà, 67 évêques américains, environ un tiers de la conférence, et y compris les principaux cardinaux alignés sur le pape François, ont signé une lettre le 13 mai demandant à l'archevêque Gomez de retirer le point de l'ordre du jour de la réunion virtuelle. L'un de ces signataires, le cardinal Wilton Gregory, archevêque de Washington, a la décision ultime de refuser la communion au président Biden dans l'archidiocèse de Washington. Il a clairement indiqué qu'il ne le ferait pas.

 

Sandro Magister, un expert du Vatican pour le magazine L'Espresso, a déclaré que le problème était uniquement américain et qu'il était pratiquement inconnu en Europe. Il a dit : «Le pape lui-même préférerait ne pas avoir ce débat animé.» Mais les évêques américains conservateurs ont clairement indiqué pendant des semaines qu'ils voulaient faire plus que parler.

 

Et l'un des plus grands groupes pro-vie du pays, Students for Life of America, où se trouvent un certain nombre d'importants soutiens de l'ancien président Trump, notamment Leonard Leo et Greg Mueller, organisera des manifestations dans sept villes du pays le 16 juin pour exhorter les évêques catholiques américains à refuser la communion au président Joe Biden pour son soutien à l'avortement, tout en voulant forcer la main aux deux évêques qu'ils ont identifiés et qui doivent être encouragés à défendre l'enseignement catholique que sont le cardinal de Washington Wilton Gregory, qui a déclaré qu'il ne refuserait pas la communion de Biden, et le cardinal de Chicago Blase Cupich, un soutien important du pape François (https://www.ncronline.org/news/people/major-pro-life-advocacy-group-holds-rallies-support-denying-communion-biden). Pas sûr que cette tentative de pression marche, elle risque même de donner le contraire.

 

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Publié le 15 Juin 2021

Hugo Septier nous montre ce mardi 15 juin sur bfmtv.com qu’invité ce mardi matin sur BFMTV-RMC, Monseigneur Michel Aupetit, archevêque de Paris, a été interrogé sur de nombreux sujets sociétaux. En ce qui concerne l'affaire Mila, cette jeune femme de 18 ans victime de cyberharcèlement depuis qu'elle a publié une vidéo controversée sur l'islam sur Instagram en octobre dernier, ce dernier a jugé "inadmissible" que la jeune femme soit en danger en France. "On est entre deux choses, la liberté d’expression qui n’est pas discutable, et puis la question du respect des autres. Elle-même est en danger de mort et c’est inadmissible parce que nous on voit beaucoup de gens qui sont des réfugiés, qui se sont réfugiés chez nous parce qu’ils sont chrétiens et qu’ils sont en danger de mort chez eux, on voit bien ce qu’ils risquent", a-t-il commencé.

 

Cependant, l'homme de foi a tenu à nuancer son propos, en rappelant que le respect des autres et des croyances d'autrui restait une prérogative importante pour le bien commun. "En même temps, il faut que nous soyons respectueux d’autrui. On peut discuter. J’étais à Rome la semaine dernière, j’avais un chauffeur de taxi musulman à l’aller et un au retour. On a discuté de Dieu et j’ai dit ce que je croyais. Il était ravi et plein de joie. On peut discuter en respectant les gens, sans les enfoncer, sans les moquer. Blesser les gens ne les aide pas à entrer dans un dialogue constructif", a-t-il martelé. Dans la suite de son propos, Monseigneur Aupetit a également assuré que lui-même aurait pu se sentir blessé par les propos de la jeune femme. "Oui je pense que je comprends qu’ils soient blessés, mais ça ne veut pas dire qu’il faut réagir comme ça. Souvent on nous insulte, je suis blessé, mais je ne réagis pas comme ça", a-t-il conclu.

 

Contrainte de quitter son lycée près de Lyon après la publication en janvier 2020 de sa première vidéo devenue virale visionnée 35 millions de fois, où elle s’en est prise crûment à l’islam ("Je déteste la religion. Le Coran est une religion de haine, l'islam, c'est de la merde (...) je dis ce que je pense ! Je ne suis pas raciste, mais pas du tout. On ne peut pas être raciste d'une religion. Il y a des gens qui peuvent penser ça, mais vous êtes cons ! J'ai dit ce que j'en pensais, j'ai totalement le droit (...). Là il y a des gens qui vont encore s'exciter, j'en ai clairement rien à foutre (...). Votre religion, c'est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir. Vous m'insultez et vous me menacez de mort, vous n'êtes bons qu'à ça."), déclenchant un déferlement de haine et de menaces de mort, la jeune fille a dû également être retirée de l’internat militaire dans lequel elle avait été rescolarisée dans le plus grand secret pour assurer sa protection. Résultat, Mila confie avoir renoncé à passer son bac. Alternant des phases de dépression et des moments très durs, l’adolescente est pourtant toujours aussi combative (https://www.ouest-france.fr/faits-divers/harcelement/je-ne-m-arreterai-jamais-de-parler-les-confidences-de-mila-dans-sept-a-huit-7301178, et https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/religion-laicite/affaire-mila-on-vous-raconte-l-histoire-de-cette-lyceenne-descolarisee-apres-avoir-recu-des-menaces-de-mort-pour-ses-propos-sur-l-islam_3813029.html).

 

Devenue un symbole malgré elle, sa revendication au droit au blasphème comme dans l'interview qu'elle a accordée à "Quotidien", sur TMC, avait été appuyée par le président Emmanuel Macron qui avait déclaré que "la loi est claire : nous avons droit au blasphème, à critiquer, à caricaturer les religions". L'autrice de ce livre, qui a réitéré ses prises de position en novembre dernier, une vidéo sur TikTok qui relance le déferlement d'injures ("Surveillez votre pote Allah. Parce que mes doigts dans son trou du cul, je les ai toujours pas sortis".), vit aujourd'hui sous protection policière (https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/religion-laicite/affaire-mila-on-vous-raconte-l-histoire-de-cette-lyceenne-descolarisee-apres-avoir-recu-des-menaces-de-mort-pour-ses-propos-sur-l-islam_3813029.html).

 

Difficile de prendre position sur Mila, alors que l’affaire a démarré sur un direct sur Instagram où un garçon l’a dragué lourdement puis la discussion a dérapé sur la religion et va prendre des proportions que la jeune femme n’avait pas prévue. Revendiquant son droit à exprimer sa pensée sur une religion, la jeune fille a déclaré : "Je m'excuse un petit peu pour les personnes que j'ai pu blesser, qui pratiquent leur religion en paix, et je n'ai jamais voulu viser des êtres humains. J'ai voulu blasphémer, j'ai voulu parler d'une religion, dire ce que j'en pensais." Mila a toutefois déclaré regretter d'avoir tenu ces propos sur internet, dans un cadre ouvert à tous, et ne pas avoir mesuré "l'ampleur que [cela pourrait] prendre" (https://www.linternaute.com/actualite/societe/2470963-affaire-mila-menaces-insultes-rappel-des-faits-a-l-heure-du-proces/).

 

On peut être blessé par les propos de Mila, mais cela ne permet pas de lui faire des menaces de morts, elle a le droit de penser ce qu’elle a dit. Nous sommes dans la culture du débat, où si on n’est pas d’accord on peut le dire avec de bons arguments et pas en insultant ou en harcelant une jeune femme qui ne méritait pas un tel acharnement.

 

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