Publié le 30 Septembre 2026

«Propositions de modification des canons relatifs à la gouvernance ecclésiastique, à la participation des fidèles et à la responsabilité.» Tel est le titre du rapport final de la Commission canonique du Synode, publié aujourd'hui par le Saint-Siège comme nous le montre ce mercredi Jesús Bastante sur religiondigital.org.

 

Un rapport qui, sous une apparence «technique», dissimule une question fondamentale, notamment après les attaques virulentes des milieux rigoristes contre la prise de responsabilités par des laïcs, et notamment des femmes, dans les dicastères et hautes magistratures du Vatican : les «propositions de modification des canons du Code relatifs à la capacité des laïcs, hommes et femmes, d'exercer des offices, des fonctions et des ministères dans l'Église pour lesquels ils sont aptes et compétents, y compris dans le domaine de la gouvernance ecclésiastique». Ou, pour le dire clairement : officialiser l'intuition du pape François, qui a permis la nomination de Simona Brambilla comme première femme préfète de la Vie consacrée (suivie plus tard par Smerilli ou Alvarado); de Paolo Ruffini comme premier laïc à la tête du Dicastère pour la Communication; ou de Raffaela Petrini comme «maire» de la Cité du Vatican.

 

Les travaux de la commission canonique ont visé à déterminer comment les acquis théologiques et ecclésiologiques du processus synodal pourraient être traduits en normes canoniques, en distinguant trois horizons temporels. À court terme , il s'agit de proposer des modifications spécifiques aux règles en vigueur, susceptibles de soutenir immédiatement le développement concret de la vie ecclésiale. À moyen terme, il s'agit d'identifier des domaines d'intervention en collaboration avec les dicastères concernés. Enfin, à long terme, il est nécessaire de procéder à une révision complète des deux codes de droit canonique – latin et oriental – afin d'y intégrer les évolutions théologiques et ecclésiologiques qui en ont découlé. 

 

Ainsi, la première partie du document contient des propositions de modification des canons du Code relatifs à la capacité des laïcs, hommes et femmes, d'exercer dans l'Église les offices, fonctions et ministères pour lesquels ils sont aptes et compétents, même dans le cadre du gouvernement ecclésiastique. La deuxième partie propose toutefois «une révision synodale de certains canons relatifs à des conciles et conférences épiscopales particuliers, c’est-à-dire aux instances ecclésiales chargées de la collaboration entre les Églises locales». Enfin, elle aborde les instances participatives déjà établies dans le Code, «mais propose des modifications qui renforcent leur dimension participative et leur orientation missionnaire».  

 

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Publié le 29 Septembre 2026

franceinfo.fr nous montre ce mardi que dans l'avion du retour, le pape Léon XIV revient sur sa visite en France et nuance ses propos sur le caractère "systémique" des violences sexuelles dans l’Église.

 

Les sept victimes de violences sexuelles qui avaient rencontré le pape dimanche 27 septembre à Lourdes l'ont assuré : le pape a bien reconnu le caractère systémique cela représentait pour elles une étape essentielle. Mais lundi soir, le pape Léon XIV a tenu à nuancer ses propos lors d'une conférence de presse dans l'avion qui le ramenait à Rome. Ces quatre jours ont été intenses, précise le pape Léon XIV en préambule. Et il ajoute : "Je me suis senti béni d'avoir le privilège de visiter la France et d'encourager en particulier ces jeunes qui, à l'évidence, sont en recherche de quelque chose. C'était très net lors de la soirée au Stade de France, où 80 000 jeunes venus de tout le pays se sont rassemblés."

 

Selon les victimes qu'il a rencontrées à huis clos, le pape avait reconnu que les violences sexuelles au sein de l’Église avaient un caractère systémique. Des propos qu'il ne confirme "pas vraiment". "Dans certaines organisations catholiques, cela a pu avoir un caractère systémique", reconnaît-il, avant d'ajouter "les abus sont d'abord une question d'individus. Mais quand cela se passe au sein de l'Eglise, cela prend une autre dimension, parce que la foi des victimes est profondément blessée et même parfois détruite. Donc, il y a une responsabilité particulière de l’Église dans l'accompagnement des victimes et leur recherche de réparation." Une déclaration qui décevra probablement les associations de défense des victimes.

 

La défense de la vie fut un thème central de ce voyage en France. Pour le pape Léon XIV, cela signifie une opposition à la guerre, thème abordé en particulier lors de sa journée à Metz, mais aussi une opposition aux lois qui légalisent le suicide assisté, voire l'euthanasie, dans plusieurs pays. "Ce qui est légal n'est pas nécessairement moral", a-t-il notamment déclaré pendant le voyage. Le pape se défend aussi d'avoir porté atteinte à la laïcité. "Je n'ai pas franchi la limite, juge-t-il. Quand l’Église affirme qu'il faut défendre la vie. Nous n'entrons pas en politique et nous appliquons l’Évangile à la vie des gens. Si ça c'est de la politique, alors j'en ai fait, mais je ne voulais pas m'immiscer dans la vie politique française, juste enseigner ce que l’Église croit profondément."

 

Le pape Léon XIV a aussi déclaré que les inquiétudes concernant l'intelligence artificielle devaient "être prises au sérieux" et ne constituaient pas de "fausses informations, comme certains l’ont dit, destinées à provoquer, que ce soit pour des raisons financières ou pour un autre type d’avantage" et "C’est un problème dont nous devons, selon moi, discuter ensemble", a-t-il complété, ajoutant: "Se contenter de dire oh, ça n’arrivera pas et fermer les yeux sur la question n’est probablement pas, à mon avis, la manière la plus responsable de procéder", tout en précisant qu'il n'était pas "en état de panique" (https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260928-le-pape-estime-que-les-inqui%C3%A9tudes-concernant-l-ia-doivent-%C3%AAtre-prises-au-s%C3%A9rieux).

 

Le pape a également évoqué la récente montée des partis d'extrême droite en Allemagne. Il a déclaré que cela représente un défi pour les Églises chrétiennes. À l'instar des évêques catholiques et protestants d'Allemagne, il estime que l'adhésion à certaines idées religieuses présentes dans certains groupes d'extrême droite ne relève pas du christianisme authentique, a affirmé le pape Léon XIV. Les Églises doivent contrer cela par les véritables valeurs de l'Évangile et promouvoir les principes de leur doctrine sociale. Il ne s'agit pas de haine et de division, mais de compréhension, de compassion et d'accompagnement. Parallèlement, le Pape a plaidé pour ne pas abandonner les personnes aux convictions d'extrême droite. Il a déclaré : «J'espère profondément que l'Église réussira à se connecter avec cette majorité de personnes de bonne volonté qui comprennent l'importance de prendre des décisions pour le bien commun et non pour des idées extrémistes qui recèlent des dangers que nous ne pouvons pas encore prévoir.» (https://katholisch.de/artikel/70545-papst-leo-xiv-sieht-chancen-fuer-kirche-in-deutschland).

 

Par ailleurs, le pape Léon XIV s'est prononcé contre une solution militaire au conflit ukrainien. L'Église doit défendre ses enseignements, qui s'opposent à la promotion de la violence, de la haine et des armes, a-t-il déclaré. Il a déploré que certains dirigeants politiques envisagent actuellement la possibilité d'utiliser l'arme nucléaire, dont l'emploi entraînerait d'innombrables pertes humaines. La volonté de développer toujours plus d'armements ne fait qu'exacerber les tensions et pourrait mener à de nouvelles guerres. À l'instar de son prédécesseur le pape François (2013-2025), le pape Léon XIV affirmait qu'en fin de compte, seule l'industrie de l'armement profitait du réarmement et que ces milliards de profits pourraient servir à résoudre des problèmes tels que la faim et la pénurie de logements. Tous espéraient entendre une voix capable d'indiquer la voie à suivre. L’Église doit être cette voix, défendant la dignité humaine et le droit à la vie pour tous, a déclaré le pape. C’est à l’Église qu’il revient d’inviter la Russie, l’Ukraine et d’autres pays à se rassembler, à entamer un dialogue et à rechercher des solutions pacifiques à leurs différends. «Cela peut parfois sembler inefficace, mais nous continuerons d’inviter au dialogue et de proclamer l’Évangile», a affirmé le pape Léon XIV (https://katholisch.de/artikel/70545-papst-leo-xiv-sieht-chancen-fuer-kirche-in-deutschland).

 

Le pape est désormais attendu en Amérique du Sud pour son prochain voyage, en novembre : en Uruguay, en Argentine et au Pérou.

 

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Publié le 28 Septembre 2026

Dans le Direct de franceinfo.fr de ce lundi (https://www.franceinfo.fr/monde/vatican/pape-leon-xiv/direct-visite-du-pape-a-metz-dialogue-interreligieux-discours-sur-l-europe-derniere-messe-suivez-la-derniere-journee-du-voyage-de-leon-xiv_8203175.html), c'est l'épilogue de la visite du pape Léon XIV en France, lundi 28 septembre. Le souverain pontife est passé par la Lorraine pour une dernière journée en France éminemment politique, avec notamment une rencontre interreligieuse au centre des congrès Robert-Schuman de Metz, avec les responsables des principaux cultes en France : le cardinal Jean-Marc Aveline pour les catholiques, le pasteur Christian Krieger pour les protestants, le grand rabbin Haïm Korsia pour la communauté juive, le recteur de la grande mosquée de Paris Chems-Eddine Hafiz pour les musulmans, le métropolite de France Dimitrios Ploumis pour les orthodoxes et Antony Boussemart pour les bouddhistes. Une déclaration commune a été signée à l'issue de cet échange.

 

Puis, il a fait un discours sur l'Europe en présence de plusieurs chefs d’État, dont Emmanuel Macron, où à Metz, une ville symbole de la réconciliation franco-allemande, le pape a exhorté les Européens à construire la paix par la négociation et à «être prêt à sacrifier certaines positions pour le bien supérieur de la paix», alors que la guerre en Ukraine continue de faire rage malgré les multiples tentatives de médiation, et mis en cause la hausse des dépenses militaires, les comparant à une solution pour «simplement endiguer l’hémorragie de la guerre et mieux nous préparer à celles que nous supposons encore devoir venir». Une conviction qui fait écho au discours d’introduction d’Emmanuel Macron quelques minutes plus tôt, au cours duquel le président français a insisté sur «l’engagement indéfectible» de l’Union européenne envers l’Ukraine et mentionné juste après une Europe de la défense et de la paix (https://www.liberation.fr/international/europe/a-metz-leon-xiv-met-en-garde-leurope-contre-le-rearmement-20260928_4O4A6IOORRDPFP2AIRFKE75OJQ/). Il a ensuite été salué par une longue ovation.

 

Après sa déambulation dans Metz (Moselle), à bord de sa papamobile, le pape Léon XIV a célèbre à 16 heures sa dernière messe en France dans la cathédrale de la ville de l'Est. Le Vatican estime que 35 000 fidèles sont rassemblés dans la cathédrale et aux abords.Dans la dernière messe célébrée par le pape à l’occasion de son séjour en France, le pape Léon XIV invite à «chercher à faire confiance, quelles que soient les circonstances», dans un contexte de retour de la guerre en Europe. Tout au long de son homélie, il honore la ville qui l’accueillait ce lundi 28 septembre, Metz, comme l’exemple que «la réconciliation n’est possible que lorsqu’on a le courage de briser la chaîne du ressentiment». Ainsi que la cathédrale Saint-Étienne depuis laquelle se tenait cette messe, dont il a salué la beauté des vitraux transformant la lumière en «des livres qui nous rassemblent pour faire mémoire d’histoires merveilleuses». À 19h33, le pape s’envole pour Rome.

 

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Publié le 27 Septembre 2026

RFI.fr nous montre dans son Direct (https://www.rfi.fr/fr/france/20260927-en-direct-le-pape-l%C3%A9on-xiv-c%C3%A9l%C3%A8bre-une-messe-%C3%A0-lourdes-avant-une-rencontre-avec-des-victimes-de-violences-sexuelles-dans-l-eglise) qu’après deux jours à Paris où il a attiré plus de 800 000 personnes lors d'une messe géante sur la place de la Concorde, le pape Léon XIV poursuit sa visite en France. Le souverain pontife est à Lourdes où il a présidé la messe dominicale devant plus de 150 000 fidèles.

 

Lors d'une messe géante en plein air à Lourdes (Hautes-Pyrénées), dimanche matin, le pape a appelé à "la paix" et "au dialogue". Environ 200 000 personnes se sont rassemblées sur le parvis du sanctuaire pour écouter le pape. Parmi elles, Michelle Sabatté, la doyenne du département des Pyrénées-Atlantiques, qui va souffler ses 108 bougies, et qui a fait le déplacement spécialement en ambulance. Et lors d'un discours devant l'établissement de l'Accueil Notre-Dame à Lourdes, dimanche après-midi, le pape Léon XIV a considéré qu'il était "impossible de considérer comme normal de donner la mort". Ces propos interviennent alors que le Parlement a voté un texte sur l'aide à mourir il y a deux mois (https://www.franceinfo.fr/monde/vatican/pape-leon-xiv/direct-visite-du-pape-en-france-suivez-la-rencontre-tres-attendue-entre-le-pape-leon-xiv-et-des-victimes-de-violences-sexuelles-a-lourdes_8202998.html).

 

Dans l'après-midi, après avoir rencontré les religieuses contemplatives du Carmel de Lourdes, le pape s’est entretenu à huis clos avec sept victimes de violences sexuelles dans l'Église. Une rencontre très attendue, mais trop discrète selon plusieurs associations de soutien aux victimes. "Chacun participe à cette rencontre en son nom propre, libre de sa parole, de ses convictions et de ses choix", ont prévenu les victimes dans un communiqué. Parmi elles, Jean-Marie Delbos, victime de l'école Notre-Dame de Bétharram, Bertrand Virieux, victime du prêtre Bernard Preynat, ou encore une victime de l'abbé Pierre qui a gardé l'anonymat (https://www.franceinfo.fr/monde/vatican/pape-leon-xiv/direct-visite-du-pape-en-france-suivez-la-rencontre-tres-attendue-entre-le-pape-leon-xiv-et-des-victimes-de-violences-sexuelles-a-lourdes_8202998.html).

 

L’entretien devait durer moins d’une heure, il s’est finalement prolongé pendant 1h50, soit près du double du temps initialement prévu. L’idée, selon les organisateurs, était de conjuguer une dimension individuelle et une dimension collective : chaque victime a disposé d’environ quinze minutes pour se présenter, le pape prenant le temps d’écouter chaque récit en profondeur. «J’ai rarement rencontré quelqu’un avec une écoute si profonde», confie l’une des victimes à l’issue de la rencontre, soulignant que le pape «aime ce genre d’interaction». Pour beaucoup d’entre eux, ce rendez-vous marque un tournant après des années de silence : «En 2016, on avait parlé et c’était resté lettre morte. Aujourd’hui, le pape nous a entendus, et c’est à nous de relayer l’information.» (https://www.la-croix.com/religion/direct-messe-pape-leon-xiv-messe-lourdes-priere-victimes-france-discours-st-pere-aujourdhui-20260927).

 

Tous ressortent visiblement marqués par cette rencontre, certains allant jusqu’à évoquer une réconciliation avec la foi. L’un des témoins raconte, encore ému : «Quand j’ai vu le pape de près, je n’arrivais pas à y croire. Je lui ai demandé de bénir une photo de ma grand-mère, c’était l’un des moments d’émotion les plus intenses de ma vie. Il m’a pris par les deux bras, c’était si fort. Cela fait 65 ans que l’affaire m’est arrivée, et j’avais perdu la foi. Aujourd’hui, je l’ai retrouvée. Tout à l’heure, quand il nous a réunis et qu’il nous a bénis, j’ai refait, pour la première fois depuis des dizaines d’années, un signe de croix.» À l’issue de cet entretien, les victimes disent porter désormais un regard nouveau sur l’Église (https://www.la-croix.com/religion/direct-messe-pape-leon-xiv-messe-lourdes-priere-victimes-france-discours-st-pere-aujourdhui-20260927).

 

Ce soir, il participera à la procession aux flambeaux au Sanctuaire (https://www.la-croix.com/religion/direct-messe-pape-leon-xiv-messe-lourdes-priere-victimes-france-discours-st-pere-aujourdhui-20260927).

 

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Publié le 26 Septembre 2026

Le Live de LeMonde.fr (https://www.lemonde.fr/societe/live/2026/09/26/visite-du-pape-en-france-apres-deux-jours-intenses-a-paris-leon-xiv-est-a-lourdes-pour-une-fin-de-week-end-qui-sera-marquee-par-la-question-des-violences-sexuelles-dans-l-eglise-catholique_6782008_3224.html) nous montre que le pape Léon XIV a effectué samedi un déplacement consacré à l’immigration à la Maison Bakhita, association diocésaine d'accueil des migrants fondée à la suite de l'appel à "accueillir, protéger, promouvoir et intégrer" les étrangers, lancé par le précédent pape François, et à cette occasion, il a plaidé pour "vivre ensemble dans la dignité et la paix" (https://www.franceinfo.fr/monde/vatican/pape-leon-xiv/direct-visite-du-pape-a-paris-suivez-la-messe-geante-a-la-concorde-celebree-par-leon-xiv-devant-600-000-fideles_8202974.html), et visité l’Institut catholique de Paris, parfois surnommé «la Catho», avant de descendre les Champs-Elysées en papamobile, où dans son discours, il a salué le travail de ceux qui accueillent les catéchumènes et les néophytes, après avoir exprimé sa "gratitude", puis il a déclaré en français : "Je suis émerveillé (...) par les nombreux adultes qui demandent le sacrement de l'initiation chrétienne", et souligné "le contexte d'une société française marquée par une culture fortement sécularisée" (https://www.bfmtv.com/societe/religions/direct-pape-en-france-messe-sur-la-place-de-la-concorde-priere-a-lourdes-le-pontife-entame-sa-deuxieme-journee-de-visite_LN-202609260064.html).

 

Il a ensuite rejoint la place de la Concorde où, selon le Vatican, 800 000 personnes étaient présentes pour assister à une messe géante. Dans son homélie prononcée en français, le pape Léon XIV a salué la jeunesse qui est, selon lui, "l'église d'aujourd'hui". La messe en plein air, qui a duré une heure et demie, était en l'honneur de la Vierge Marie (https://www.franceinfo.fr/monde/vatican/pape-leon-xiv/direct-visite-du-pape-a-paris-suivez-la-messe-geante-a-la-concorde-celebree-par-leon-xiv-devant-600-000-fideles_8202974.html). Hier, le pape Léon XIV a échangé avec les jeunes sur la foi et leurs inquiétudes, évoquant notamment la précarité, le climat et la «fatigue des écrans», avant d’affirmer que «notre combat n’est pas un combat contre les autres». La veillée s’est achevée par la bénédiction finale et le Salve Regina, puis des feux d’artifice, tandis que la foule scandait le nom du pape.

 

Le souverain pontife a quitté la capitale depuis l'aéroport d'Orly via l'avion spécial mis à sa disposition par la compagnie Air France. Il est attendu au sanctuaire de Lourdes (Hautes-Pyrénées), où il priera à la grotte de Massabielle en soirée, avant de célébrer une autre messe dimanche matin. Le souverain pontife a atterri vers 19 heures à Lourdes, deuxième étape de son voyage (https://www.franceinfo.fr/monde/vatican/pape-leon-xiv/direct-visite-du-pape-a-paris-suivez-la-messe-geante-a-la-concorde-celebree-par-leon-xiv-devant-600-000-fideles_8202974.html).

 

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Publié le 25 Septembre 2026

Libération.fr (https://www.liberation.fr/societe/religions/en-direct-visite-du-pape-leon-xiv-en-france-une-premiere-journee-chargee-avec-un-discours-a-lunesco-une-viree-en-papamobile-et-une-messe-a-notre-dame-20260925_S6MHCZRSZ5HEZLX3ANHE5H47QQ/) nous montre que le pape Léon XIV est arrivé en France ce vendredi matin. Il s’est aussitôt rendu à l’Élysée, où il a été accueilli par Emmanuel et Brigitte Macron, et a prononcé un discours offensif pour «la protection de la vie», «une juste laïcité» et la diversité.

 

Après un discours à l’Unesco, où il a déclaré que "Les technologies doivent demeurer au service de la personne humaine au lieu de devenir un instrument supplémentaire de domination et d'injustice", a-t-il déclaré, dénonçant une "mondialisation poursuivie sans fraternité avec des formes prédatrices de néocolonialisme" (https://www.franceinfo.fr/monde/vatican/pape-leon-xiv/direct-visite-du-pape-a-paris-parcours-en-papamobile-jusqu-a-notre-dame-veillee-au-stade-de-france-suivez-la-premiere-journee-du-voyage-de-leon-xiv_8202782.html), et une déambulation dans les rues de Paris à bord de sa papamobile où environ 300 000 personnes se sont pressées sur le trajet (https://www.franceinfo.fr/monde/vatican/pape-leon-xiv/direct-visite-du-pape-a-paris-parcours-en-papamobile-jusqu-a-notre-dame-veillee-au-stade-de-france-suivez-la-premiere-journee-du-voyage-de-leon-xiv_8202782.html), le pape a enchaîné avec une homélie à Notre-Dame (à laquelle Macron n’assistera finalement pas) où devant près de 8000 personnes – dont deux tiers sur le parvis et un tiers dans la cathédrale Notre-Dame de Paris –, le pape Léon XIV, a présidé la célébration des vêpres pour le clergé (prêtres, diacres, séminaristes…). «C’est pour moi une joie d’en avoir franchi le seuil», a-t-il lancé, acclamé par des applaudissements nourris à son arrivée sous les voûtes de la cathédrale, en saluant «la splendeur du résultat» de la restauration (https://www.lemonde.fr/societe/live/2026/09/25/en-direct-visite-du-pape-a-paris-leon-xiv-encense-l-unesco-un-interlocuteur-privilegie-de-l-eglise-catholique-au-service-du-bien-commun_6782008_3224.html).

 

Elle sera suivie par une soirée de veillée au stade de France, qui débutera par un prologue musical, avec notamment les prestations de Natasha Saint-Pier et de Monroe, la candidate française à l'Eurovision 2026, avant l'ouverture de la veillée ponctuée par des morceaux de pop-louange où le pape Léon XIV fera son apparition à 21 heures avec un tour d'honneur en papamobile sur la piste d'athlétisme, puis un temps d'échange avec les jeunes sur les questionnements de notre époque, avant une partie plus religieuse (prière, présentation d'une relique...) pour conclure (https://www.franceinfo.fr/monde/vatican/pape-leon-xiv/direct-visite-du-pape-a-paris-parcours-en-papamobile-jusqu-a-notre-dame-veillee-au-stade-de-france-suivez-la-premiere-journee-du-voyage-de-leon-xiv_8202782.html). Samedi, le chef de l’Église catholique doit célébrer une messe place de la Concorde, qui devrait rallier quelque 600 000 personnes sur les Champs-Elysées.

 

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Publié le 23 Septembre 2026

religiondigital.org et EFE nous montrent ce mercredi que cinq victimes du jésuite slovène Marko Rupnik, connu pour avoir créé des mosaïques dans des églises du monde entier, ont demandé mercredi dans une lettre ouverte au pape Léon XIV «rapidité» et «transparence» dans le procès qui a été ouvert au Vatican contre le prêtre pour abus sexuels et de pouvoir et dont elles n'ont pas encore été informées.

 

Les victimes, cinq religieuses qui avaient alors dénoncé des abus effroyables commis par le jésuite, ont profité du fait que le pape américain se rendra au sanctuaire de Lourdes ce week-end , où il rencontrera des victimes d'abus et «où les mosaïques de Rupnik ne seront plus visibles sur la façade de la basilique», suite à la décision de l'évêque Jean-Marc Micas. «Un geste très fort et courageux que nous avons beaucoup apprécié, d'autant plus qu'il n'y a jamais eu de solidarité à notre égard; au contraire, nous avons toujours été fortement attaquées et entravées», expliquent les religieuses. Ils affirment n'avoir appris «que par les médias qu'une procédure a été engagée contre Rupnik», car malgré les demandes de leur avocate, Laura Sgro, «aucune réponse n'a jamais été reçue».

 

«Nous, les victimes, vivons ce silence assourdissant et prolongé comme une violence supplémentaire et continue, qui s'ajoute, comme un rocher, à la violence que nous avons déjà subie : violence sexuelle, physique, psychologique et spirituelle; une violence prolongée dans l'âme, à laquelle s'ajoute maintenant cette nouvelle et douloureuse violence du silence et de l'abandon par le système judiciaire», ajoutent-ils.Et ils s'adressent au pape Léon XIV parce qu'ils estiment avoir «perdu toute trace de justice et parce qu'un procès tenu dans l'oubli n'offre aucune garantie à personne, ni à l'accusé ni aux victimes, et est incompatible avec les concepts mêmes de droit, de vérité, de justice, d'équité et de miséricorde.»

 

«Nous avons confiance en vous, Saint-Père, en tant que Pasteur suprême de l’Église, pour exercer votre pouvoir suprême de jugement et de grâce et pour entendre notre requête, qui est celle de toute victime d’abus qui désire la reconnaissance de la vérité par un processus équitable», ont déclaré les victimes. Elles exigent que «le droit de contester les arguments des parties, la clarté, la transparence, la rapidité, l'impartialité et l'indépendance des juges soient toujours garantis, afin que le procès et son issue – quelle qu'elle soit – ne laissent aucune zone d'ombre».

 

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Publié le 15 Septembre 2026

katholisch.de nous montre ce mardi que le philosophe des religions Tomas Halik estime qu'une «nouvelle réforme» de l'Église est nécessaire. Les scandales d'abus ont ébranlé sa crédibilité et mis en évidence la nécessité d'un changement au niveau du pouvoir, de l'autorité et de la communication, a déclaré le pasteur tchèque mardi lors du symposium international «Façonner la synodalité en Europe», qui s'est tenu au château de Puchberg à Wels, en Haute-Autriche. La réforme synodale doit s'étendre aux périphéries, a-t-il affirmé. Cela concerne notamment les personnes qui ont perdu le lien avec l'Église institutionnelle ou qui n'en ont jamais établi. L'objectif est de devenir une Église pour tous.

 

Selon Halik, l'Europe doit être perçue comme un «laboratoire de la présence du christianisme en milieu sécularisé». Le continent peut tirer des enseignements de son expérience en matière de christianisme, de sécularisation et de renouveau de l'Église. L'Europe n'est plus «le maître du monde» mais doit aussi être à l'écoute des Églises des autres continents, affirme Halik. La synodalité doit être comprise comme une «culture de la relation». Dans un monde de plus en plus fragmenté, l'Église doit proposer une vision différente de la coexistence humaine. L'unité ne naît pas de la suppression des différences, mais de la création, par des personnes différentes, d'un espace «où elles peuvent se transformer mutuellement sans s'approprier l'autre». Il s'agit d'avoir le courage de s'écouter, de discerner ensemble et d'espérer ensemble.

 

«Écouter l’Europe, c’est avant tout écouter la longue, dramatique et ambivalente expérience des transformations du christianisme à travers l’histoire», a déclaré Halik. Le concile Vatican II (1962-1965), avec son mandat d’interpréter les «signes des temps», a formulé une méthode durable de travail théologique, a souligné l’expert. La tradition n’est donc ni un musée de réponses préfabriquées, ni une répétition, mais bien un approfondissement de la compréhension. L’Europe traverse une profonde transformation politique, économique, culturelle et religieuse. À la base de cette transformation se trouve une «crise du sens partagé». Outre un manque de consensus politique, l’Europe souffre également d’un manque de cohésion spirituelle, a poursuivi Halik.

 

La sécularisation n'est pas seulement une perte, mais aussi le récit de l'émancipation de la conscience humaine et de la séparation des pouvoirs religieux et politiques. Pour l'Église, elle peut être une catharsis, la rendant «plus libre, plus humble et plus crédible» par la perte de ses privilèges sociaux. Cependant, l'athéisme de masse a été suivi d'une «ère d'apathie collective» : souvent, les gens ne rejettent pas les réponses chrétiennes, «mais cessent plutôt de poser les questions auxquelles l'Église répond».

 

Selon Mgr Wilmer, l’Europe a besoin d’une plus grande unité et d’une orientation plus fidèle à l’Évangile et «et cela ne sera possible que si l'Église chemine unie, si l'Église est synodale». S’exprimant en marge du synode international en Autriche, il a également abordé la question de la transformation comme partie intégrante de l’Église, car pour lui : «Nous ne devons pas craindre le renouveau, ni l'esprit du temps, qui nous montre comment bien proclamer l'Évangile aujourd'hui, afin d'être plus proches des gens, et cela exige de la créativité» (https://katholisch.de/artikel/70332-bischof-wilmer-europa-braucht-unbedingt-eine-synodale-kirche).

 

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Publié le 14 Septembre 2026

Dans un entretient recueilli par Héloïse de Neuville nous montre dans la-croix.com le dimanche 13 septembre 2026 qu’à l’approche de la visite du pape Léon XIV, Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique en France, livre son regard sur une Église de France affaiblie mais traversée, selon lui, par une grande créativité et une nouvelle vitalité missionnaire. Selon l'analyse de l'ambassadeur du Vatican en France publiée par La Croix, la visite apostolique du pape Léon XIV du 25 au 28 septembre 2026 qui en raison de l’engouement suscité par la celle-ci, la Conférence des évêques de France a réévalué le coût global de l’événement à 27 millions d’euros qui s’appuie principalement sur les dons, le mécénat et la vente de produits dérivés pour couvrir les dépenses liturgiques et logistiques (https://www.20minutes.fr/economie/4244181-20260914-pape-france-visite-historique-budget-27-millions-euros-va-payer), s'articule autour des enjeux de la défense de la vie, de la laïcité, du renouveau spirituel et de la consolation sociale.

 

Il s'attarde notamment sur la vision de l'Église concernant la laïcité et les débats sur la fin de vie. L'allocution papale et les prises de position du Saint-Siège soulignent l'importance d'un dialogue social ancré dans des valeurs morales face aux évolutions législatives françaises. Le représentant du Saint-Siège préconise une laïcité ouverte au dialogue tout en réaffirmant le rejet ferme des mesures relatives au suicide assisté au nom de la dignité humaine. Le renouveau spirituel évoqué par l'ambassadeur du Vatican en France met en lumière une inventivité missionnaire et un engagement renouvelé des jeunes catholiques malgré la baisse des statistiques globales. Cette dynamique est perçue comme une réponse face au vide contemporain et aux crises multiples pour aider le pays à retrouver des repères spirituels. La consolation sociale, évoquée par l'ambassadeur du Vatican, est présentée comme un remède face aux crises, à la perte de repères et aux blessures de la société française. Elle rappelle le rôle de l'Église comme un espace d'accueil et de réconfort pour les personnes marginalisées ou en souffrance.

 

Hier, gala.fr (https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/le-pape-leon-xiv-bientot-dans-l-hexagone-grace-a-la-determination-d-un-homme-en-particulier-tu-barres-perou-et-tu-mets-france-20260913)nous montre comme le révèle La Tribune dimanche ce 13 septembre, la venue du souverain pontife américain doit tout à l’énergie de Jean-Marc Aveline, cardinal archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France. Face à un calendrier complet, le prélat s’est directement adressé au secrétaire particulier du pape, le prêtre péruvien Edgard Iván Rimaycuna Inga. Profitant du décalage d’un déplacement au Pérou, le cardinal a saisi l’opportunité avec malice lui ordonnant : «Tu barres Pérou et tu mets France ! Moi, je m’occupe du reste.» L’obstination du cardinal Aveline a porté ses fruits, révélant au passage le vif intérêt du Saint-Père pour la France. Dans les colonnes de La Tribune Dimanche, l’archevêque de Marseille partage ainsi une confidence reçue directement du pape Léon XIV : « L’intérêt du pape pour la France est clair. Il y a quinze jours, il m’a dit : «J’apprends le français.».» Le programme de ce séjour historique s’annonce particulièrement dense. Après une première étape à Paris pour y célébrer une grande messe publique et visiter le siège de l’Unesco, le pape Léon XIV rejoindra le sanctuaire de Lourdes, avant une halte provinciale à Metz.

 

Enfin, selon la Conférence des évêques de France (CEF), le pape Léon XIV rencontrera à Metz lors de sa visite les responsables des principaux cultes en France, notamment protestant, juif et musulman, avec qui il signera une déclaration commune "axée sur le dialogue interreligieux et la paix", le 28 septembre. "Cela a du sens de la vivre là, parce que l'Europe est marquée par les différentes confessions chrétiennes, mais aussi d'autres religions, telles que l'islam, mais pas seulement", selon Mgr Antoine Hérouard, premier vice-président de la Commission des épiscopats de l'Union européenne (COMECE). Plus largement, l'objectif de l'étape à Metz "est de dire que l'Europe et la construction européenne ont un rapport étroit avec la paix", a-t-il ajouté devant l'association des journalistes d'information sur les religions (AJIR). La rencontre avec les responsables de cultes se situe aussi "dans l'anniversaire des 40 ans de la rencontre interreligieuse d'Assise pour la paix, en octobre 1986, organisée par Jean-Paul II", souligne-t-on à la CEF (https://france3-regions.franceinfo.fr/grand-est/moselle/metz/le-pape-leon-xiv-signera-avec-les-responsables-des-principaux-cultes-une-declaration-commune-axee-sur-le-dialogue-interreligieux-et-la-paix-3416456.html).

 

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Publié le 12 Septembre 2026

la.croix.com (avec l’AFP) nous montre ce samedi 12 septembre 2026 que le pape Léon XIV a nommé le prêtre espagnol Mario Leon Dorado «archevêque coadjuteur» de l’archidiocèse de Rabat dans l’attente des résultats d’une enquête visant l’archevêque en titre, le cardinal Cristobal Lopez Romero, qui s’est mis en retrait après des accusations de violences sexuelles.

 

Un remplaçant provisoire qui pourrait devenir définitif. Le pape Léon XIV a nommé le prêtre espagnol Mario Leon Dorado «archevêque coadjuteur» de l’archidiocèse de Rabat, dans l’attente des résultats d’une enquête visant l’archevêque en titre, le cardinal Cristobal Lopez Romero. Ce dernier s’est mis en retrait en juillet après des accusations de violences sexuelles. Un archevêque coadjuteur est un évêque nommé pour seconder l’archevêque en fonction, avec un droit automatique de succession. Lorsque ce dernier prend sa retraite ou décède, le coadjuteur lui succède immédiatement à la tête de l’archidiocèse. Le communiqué du Vatican, diffusé samedi, retrace le parcours religieux du père Dorado, un prêtre espagnol de 52 ans membre la congrégation des Oblats de Marie-Immaculée (OMI), qui exerçait son ministère au Sahara occidental depuis près de 25 ans.

 

Le 8 juillet, l’Agence France-Presse avait révélé qu’au moins cinq femmes accusaient Cristobal Lopez Romero, qui figurait parmi les cardinaux en vue pour succéder en 2025 au pape François (2013-2025), de violences sexuelles et de comportements inappropriés. Aucune plainte n’a, à ce stade, été déposée devant la justice marocaine, avaient indiqué le parquet et la police à l’AFP. En réponse à nos sollicitations, le père Cristobal, prélat espagnol de 74 ans et dont le mandat à la tête de l’archidiocèse de Rabat doit officiellement prendre fin en 2027, avait déclaré n’avoir «commis ni agression ni violence ni harcèlement sexuel», tout en annonçant se mettre en retrait dans le cadre d’une enquête préliminaire du Vatican.

 

Début août, le père Dorado avait été nommé administrateur apostolique, chargé de diriger provisoirement l’archidiocèse de Rabat dans l’attente des conclusions de l’enquête du Vatican sur les accusations visant le cardinal Lopez Romero. Dans la foulée, deux enquêteurs du Vatican s’étaient rendus à Rabat pour entendre une partie des victimes présumées et des membres du diocèse. Deux de ces femmes et un lanceur d’alerte dont l’AFP a recueilli les témoignages, ont notamment été entendus.

 

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