Publié le 15 Octobre 2026

vaticannews.va nous montre ce jeudi qu’à l'issue de la rencontre organisée à l'occasion du dixième anniversaire de l'exhortation apostolique du pape François, a eu lieu un point de presse. Le cardinal Cabrera Herrera souhaite que les résultats profitent aux communautés du monde entier et il a identifié quatre caractéristiques des foyers: la prière, la communion, la formation et la mission.

 

«Les familles ne doivent pas se limiter à des relations étroites», estime le père Giacomo Costa, mais elles doivent s’étendre également aux sphères politique, économique et sociale. Il a également été question de leur implication dans la formation des prêtres. Le religieux a qualifié le travail accompli d’«intense», mais constructif, notamment grâce à la confrontation entre différentes sensibilités, parmi lesquels se trouve l’importance d’offrir une aide spirituelle et concrète dans les situations de violence et de maltraitance domestiques et des exemples de foyers qui «construisent la paix» ont été présentés, notamment à travers l’accueil des migrants.

 

Pour sa part, Mgr Bordeyne note que l'Église porte un «regard lucide» sur les changements dans la vie conjugale (changements sociaux et économiques) qui, bien que mise à l’épreuve par les transformations en cours, reste animée par l’espérance, et pour faire face à ces transformations, a souligné l’évêque, la doctrine sociale de l’Église sert de référence. Et Mgr Charles Jude Scicluna a exprimé sa gratitude pour avoir replacé «la famille au cœur de l’Église». Il a rappelé qu'il y a dix ans déjà, l’exhortation apostolique du pape François avait lancé un appel à la «conversion pastorale», exhortant à écouter les familles avant même de les juger.

 

Le fil conducteur est celui de l’accompagnement, à promouvoir non seulement dans les contextes où l’on œuvre personnellement, mais au bénéfice de toute l’Église. Le père Stanislaus Chu Ilo a fait part de son expérience du travail d’accompagnement des familles en Afrique, soulignant que «tous les problèmes ne peuvent pas être résolus, mais l’Église doit être capable de parler à travers l’écoute». Un concept repris également par les témoignages de Solange Gregory Schila et Alisson Roberto Schila, qui ont raconté avoir développé un «sentiment d’appartenance ecclésiale» renforcé grâce à une approche attentive non seulement aux fragilités des familles, mais aussi à leurs ressources et à leurs richesses.

 

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Publié le 14 Octobre 2026

Bernadette Sauvaget dans Libération.fr nous montre ce mercredi que le rituel est rodé. Des photographes et des caméras du monde entier, une foule fournie de fidèles et de curieux scrutant l’arrivée du pape à l’hôpital Gemelli, au nord-est de Rome. Alerte et détendu, saluant la foule, le chef de l’Église catholique est entré à pied, en milieu de journée mardi 13 octobre, par la porte principale du plus grand établissement hospitalier (et catholique) de la capitale italienne. Pour subir, quasiment dans la foulée, une opération destinée à lui ôter un nodule au poumon, découvert très récemment. En fin de soirée, le Vatican a indiqué dans un communiqué signé par les médecins que le pape Léon XIV, 71 ans, souffrait d’un cancer pulmonaire, un adénocarcinome «suspecté lors des examens préopératoires». «Pour rendre l’intervention radicale [éviter que le cancer se développe], le lobe inférieur droit a été retiré», précise le communiqué. Le pape Léon XIV, selon les informations transmises par les médecins, est resté trois heures au bloc et l’intervention chirurgicale – «un succès» – a duré une heure et demie. Des examens sont en cours pour déterminer si le cancer s’est déjà répandu, notamment dans les ganglions lymphatiques.

 

Au cours d’un exercice inédit de transparence, le pontife américain avait surpris son monde dimanche dernier, en annonçant lui-même son hospitalisation à venir quarante-huit heures plus tard. Depuis la fenêtre de son bureau, au troisième étage du palais apostolique, le pape s’adresse traditionnellement chaque dimanche midi à plusieurs milliers de fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre pour la prière de l’angélus. À la fin de celle-ci, le pape Léon XIV a brièvement mais précisément expliqué de quoi il retournait et que, «suivant les conseils de ses médecins», il avait décidé de très vite être opéré. Par sa manière d’annoncer sa maladie, le pontife américain a provoqué une révolution. Jamais aucun pape n’avait parlé publiquement de sa santé de cette manière. Le pape Léon XIV a aussi contrôlé lui-même le récit d’un moment déstabilisant pour la papauté. D’après les informations transmises par le Vatican, le nodule pulmonaire du pape Léon XIV a été découvert lors d’examens de routine, sans que le pape n’ait de symptômes. Le Vatican n’a pas précisé si le diagnostic avait été posé avant ou après le voyage que le pontife américain a effectué en France du 25 au 28 septembre et au cours duquel son agenda était particulièrement chargé. En tout cas, rien n’avait filtré avant l’annonce faite dimanche et qui a surpris, y compris des cardinaux parmi ses plus proches collaborateurs.

 

Pour le pape Léon XIV, élu pape le 8 mai 2025, ce cancer confirmé après l’opération est le premier sérieux accroc de son pontificat. Depuis son accession à la papauté, le pontife a donné l’image d’un dynamisme tranquille et même d’une certaine jeunesse par rapport à la fin du pontificat du pape François, marqué par de graves problèmes respiratoires. Ce pape très sportif, pratiquant régulièrement le tennis et la natation, ne laissait pas augurer de si sérieux problèmes de santé. Ceux-ci pourraient briser l’élan qu’il a donné, ces derniers mois, à son pontificat. Depuis le début de l’année, le pape Léon XIV, identifié comme le pape anti-Trump, a assis sa stature sur la scène internationale, s’affirmant comme une voix plaidant inlassablement pour la paix et le multilatéralisme. Ses voyages, de l’Afrique à la France, en passant par l’Espagne, ont révélé sa popularité. L’impact important de sa première encyclique, Magnifica humanitas, publiée en mai et consacrée à la question cruciale de l’intelligence artificielle, a donné de la consistance à son pontificat, un peu poussif au cours de l’année 2025.

 

L’image du pape «jeune», de constitution solide, attelé à sa tâche, est désormais fragilisée. À l’avenir, seront scrutés d’éventuels rendez-vous annulés, des fatigues… La première tâche du pontife américain va être d’abord de rassurer, urbi et orbi, sur son état de santé. Son hospitalisation à l’hôpital Gemelli est prévue pour durer une semaine et tous ses rendez-vous, pour l’instant, ont été annulés jusqu’au 20 octobre. Aucune indication n’a été donnée sur d’éventuels traitements à venir. Pour le moment, la grande tournée en Amérique latine, prévue du 6 au 17 novembre, n’a pas été officiellement annulée. Le pape Léon XIV y tient car il y est attendu avec impatience, en particulier au Pérou, où il a été missionnaire et évêque pendant une vingtaine d’années. Mais, il est d'ores et déjà jugé peu probable qu'il puisse honorer les 50 apparitions et 36 discours prévus dans trois pays en douze jours. Les premières spéculations concernant un possible raccourcissement ou report du voyage ont commencé à circuler peu après l'opération (https://www.katholisch.de/papst-und-vatikan/wie-die-krebserkrankung-papst-leos-perspektiven-veraendert).

 

C’est pour cela qu’il a suivi des séances de kinésithérapie respiratoire et a commencé à se déplacer dans sa chambre. Il a également repris l'alimentation ; il a pris son petit-déjeuner et son déjeuner, selon le Vatican. Un message vidéo du pape sera diffusé mercredi soir à l'occasion de la conférence marquant le dixième anniversaire de l'encyclique «Amoris Laetitia» (2013-2025) du pape François, a indiqué Matteo Bruni (https://www.katholisch.de/papst-und-vatikan/vatikan-genesung-von-papst-leo-xiv-verlaeuft-nach-plan). Et Mercredi matin, le cardinal Luis Tagle des Philippines, récemment confirmé par le pape comme doyen du Collège des cardinaux, a démontré aux évêques réunis au Vatican ce qui pourrait bientôt devenir une pratique plus courante : il a lu une homélie du pape malade. Et, au nom de ce dernier, il a accompli publiquement l’acte symboliquement important de l’engagement de l’Église envers un patriarche orthodoxe. Néanmoins, au Vatican, chacun sait qu'aucune délégation n'est possible dans le domaine essentiel de la papauté : le Vicaire du Christ sur Terre n'a pas de suppléant. C'est pourquoi toutes les allocutions publiques et les prières sont désormais consacrées au prompt et complet rétablissement du pape, atteint d'un cancer du poumon (https://www.katholisch.de/papst-und-vatikan/wie-die-krebserkrankung-papst-leos-perspektiven-veraendert).

 

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Publié le 13 Octobre 2026

la-croix.com nous montre dans son direct (https://www.la-croix.com/societe/en-direct-manifestation-mardi-13-octobre-blocus-lycees-mobilisation-lyceen-aujourdhui-20261013) ce mardi qu’entre la visite du pape Léon XIV en France et les blocus de lycées et universités, de nombreux jeunes catholiques observent «un contraste fou». Si ces lycéens et étudiants regrettent les actes de violence, ils sont nombreux à manifester leur soutien au mouvement et aux élèves moins privilégiés, y voyant même un «continuum» entre foi et engagement, alors que le pape appelait les jeunes à être «les saints de France» lors de sa veillée au Stade de France.

 

Dans un certain nombre d’établissements, bien que certains élèves issus d'établissements privés plus privilégiés (comme à Tours), vivent le mouvement à distance, car leurs élèves ne se sentent pas du tout revendicatifs car ils «ne manquent de rien», les jeunes croyants s’y engagent affichant des positions plurielles au cœur de la contestation, tout en étant cadrés et soutenus par leur foi. De nombreux jeunes catholiques engagés dans les blocus ou les défilés expliquent que leur foi chrétienne dicte leur action. Inspirés par les récents messages du pape Léon XIV lors de sa venue en France, ils estiment qu'ils se doivent de lutter pour les autres, notamment pour les élèves des lycées les plus défavorisés. Le mot d'ordre «Catho mais pas facho» a notamment été observé sur plusieurs rassemblements (https://www.la-croix.com/religion/mouvement-lyceen-de-la-visite-de-leon-xiv-aux-blocus-des-etudiants-catholiques-engages-20261012).

 

Et pour la première fois de son histoire, l’Institut catholique de Paris (ICP) a été bloqué, jeudi 8 octobre, par ses propres étudiants, rejoignant le mouvement lycéen qui a rassemblé des milliers de manifestants en France. Les étudiants mobilisés justifient leur démarche par la formule «Privilégiés mais solidaires . N'étant pas les premières victimes du manque de moyens, ils manifestent pour que tous les jeunes bénéficient de conditions de travail décentes, à l'image des leurs (https://www.la-croix.com/societe/privilegies-mais-solidaires-pour-la-premiere-fois-la-catho-de-paris-bloquee-par-ses-etudiants-20261009). Ils en profitent également pour dénoncer des dysfonctionnements internes, notamment un manque de professeurs et de locaux. Le mouvement fait des émules, puisque des actions similaires touchent d'autres antennes de l'établissement, comme le prestigieux campus de l'ICP à Rouen (https://actu.fr/normandie/rouen_76540/a-rouen-des-etudiants-du-prestigieux-institut-catholique-de-paris-solidaires-du-mouvement-lyceen_64916086.html).

 

Enfin, alors que le climat global se crispe — marqué par d'importantes violences urbaines, des dégradations de mobilier et de nombreuses gardes à vue dans la capitale — la jeunesse exprime une profonde angoisse. Face à cette détresse, les aumôneries catholiques scolaires s'organisent. Elles s'imposent actuellement comme des espaces neutres de dialogue, d'écoute et de refuge. Les responsables de la pastorale y accueillent les jeunes pour les aider à verbaliser leur stress lié à l'orientation et à canaliser pacifiquement leurs revendications politiques (https://www.vaticannews.va/fr/monde/news/2026-10/mobilisation-lycee-france-manifestations-aumoneries-catholiques.html).

 

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Publié le 9 Octobre 2026

katholisch.de nous montre ce vendredi que la réunion mondiale des évêques sur le thème du mariage et de la famille se poursuit au Vatican. Jusqu'à mardi prochain, des évêques catholiques de tous les continents débattront des tendances sociales actuelles et des défis auxquels l'Église est confrontée, en compagnie d'experts et de personnes directement concernées. Vendredi, le cardinal Kevin Joseph Farrell, ministre de la Famille au Vatican, a déclaré : «Nous ne pouvons ignorer le fait que le nombre de mariages, civils et religieux, est actuellement en baisse dans le monde entier.» Les responsables de l’Église doivent analyser ce phénomène et déterminer si ses causes sont les mêmes partout. Il reste difficile de déterminer s'il s'agit d'une hésitation ou d'un rejet catégorique d'une voie que la génération précédente avait embrassée sans hésiter. Parmi les facteurs influents figurent le taux élevé de divorce, les nouvelles possibilités de vie commune et l'influence des tendances culturelles dominantes.

 

L’archevêque australien Timothy Costelloe de Perth a déclaré que la solution à cette crise ne réside pas dans de nouveaux programmes pastoraux. L’Église doit plutôt changer sa culture. Elle doit être à l’écoute de chaque personne et l’accompagner avec respect sur son chemin de maturation. Costelloe a souligné que, dans de nombreux pays, l'idée d'un lien nécessaire entre activité sexuelle et procréation, et son importance pour le mariage chrétien, n'est plus comprise ni acceptée. L'Église catholique a pourtant enseigné ce lien à maintes reprises depuis l'encyclique papale «Humane vitae» de 1968. Costelloe soutient plutôt que de nombreux jeunes ont adopté des conceptions culturelles différentes de celles de l'Église. Aujourd'hui, les relations humaines sont souvent perçues comme une source d'épanouissement personnel, d'autonomie et de bonheur immédiat, plutôt que comme un engagement durable, fondé sur le sacrifice et la relation à l'autre. L'Australien a expliqué que la conception du mariage et de la famille selon l'Église est en concurrence avec de nombreuses autres interprétations. Elle devrait présenter le mariage sous un angle positif plutôt que négatif : comme un idéal à atteindre, et non comme une liste de règles et de règlements. Les jeunes qui vivent ensemble sans être mariés ne correspondent peut-être pas à l'idéal du mariage chrétien, mais leur relation a aussi ses qualités, et il convient donc de les soutenir dans leur cheminement. Dans son allocution, l’évêque auxiliaire Stephen Fernandes de Bombay a déclaré que ce n’est pas le désir d’amour qui disparaît, mais plutôt la conviction que l’amour est durable. L’Église ne devrait donc pas demander aux jeunes pourquoi ils ne veulent pas se marier. Elle devrait plutôt s’interroger sur ce qu’ils recherchent lorsqu’ils parlent d’amour, de liberté, de dignité et d’avenir.

 

Par ailleurs, les participants à la réunion ont désigné une commission chargée de rédiger un rapport final à l'issue des délibérations d'une semaine. Ce rapport sera également publié. La composition de cette commission a été annoncée vendredi après-midi. La commission est présidée par le cardinal Kevin Joseph Farrell, qui dirige le Dicastère pour les Familles au Vatican. Parmi les autres membres figurent le cardinal Mario Grech et le père Giacomo Costa (tous deux du Secrétariat du Synode du Vatican), ainsi que Gabriella Gambino, troisième responsable du Dicastère pour les Familles. Les conférences épiscopales sont représentées par le cardinal Pablo David, archevêque de Kalookan (Philippines), l'archevêque José Manuel Imbamba, président de la Conférence des évêques d'Angola, le cardinal indien Anthony Poola et enfin le président de la Conférence des évêques italiens, le cardinal Matteo Zuppi. Parmi les experts participants figurent le théologien français Philippe Bordeyne, directeur de l'Institut pontifical Jean-Paul II pour le mariage et la famille; Audrey Boucher, coordinatrice pastorale du diocèse canadien de Sainte-Anne-de-la-Pocatière; et la canoniste italienne Orietta Rachele Grazioli, de l'Université du Latran à Rome. L'annonce n'a pas permis de préciser la date de publication du rapport final ni son caractère contraignant.

 

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Publié le 8 Octobre 2026

religiondigital.org et Efe nous montrent ce jeudi que dans son homélie lors de la messe qu'il a célébrée ce jeudi en la basilique Saint-Pierre pour inaugurer l'année universitaire des universités pontificales, le pape a mis en garde contre l'existence de «faux enseignants» qui conduisent parfois les croyants à «radicaliser la foi».

 

«À toutes les époques, les faux enseignants ne manquent pas, orientant le sentiment religieux de nombreux croyants vers leurs propres intérêts, les incitant souvent à radicaliser certains aspects de l'enseignement reçu, au détriment de l'ensemble, qui est le Christ et son Évangile», a-t-il déclaré. C’est pourquoi il a demandé aux étudiants et aux professeurs d’université de «considérer les études comme un service rendu à la foi et à la vérité». Le pape a fait valoir que l'Église a également le devoir de contribuer à «la réflexion scientifique, à la médiation culturelle et à sa mise en pratique».

 

Il a défendu la véritable intelligence, qui «doit se souvenir : non pas simplement déverser des données, comme le fait même un algorithme plus rapide que nous, mais se souvenir des expériences vécues, avec les résonances que seule l'âme humaine peut trouver et entrer en contact plus intensément avec sa bonté.» Il a demandé aux étudiants de cultiver l'amitié et de «ne pas oublier les pauvres, qui sont parfois comme cet ami inattendu qui frappe à la porte la nuit». «Partageons ce qui nous nourrit. Beaucoup n'ont pas eu les mêmes opportunités éducatives que nous. Ouvrons la porte, ne nous enfermons pas», les a-t-il exhortés.

 

Le pape Léon XIV les encouragea à profiter pleinement de ces années : «Regardez autour de vous à l’université : le monde entier est présent dans vos salles de classe. Des personnes d’Afrique, d’Asie, d’Amérique, d’Europe et d’Océanie étudient à vos côtés. Ne vous contentez pas de vous asseoir côte à côte : rencontrez-vous, discutez, écoutez-vous, partagez vos expériences de l’Église, priez ensemble, partagez des moments de loisirs et tissez des amitiés qui dureront toute une vie», ajouta-t-il.

 

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Publié le 6 Octobre 2026

«Tout ce que font l’extrême droite, c’est voter contre tout ce qui profite au public.» Le groupe socialiste chrétien a publié une déclaration, à l’occasion des élections anticipées, exprimant sa «solidarité» avec les personnes campant «pour défendre le droit d’accéder à un logement décent et convenable» et contre les expulsions comme nous le montre Jesús Bastante dans religiondigital.org ce mardi.

 

Dans leur déclaration, les socialistes chrétiens déplorent que «la droite, sous toutes ses formes, ne soutienne aucune réponse aux besoins de logement de la population. L'extrême droite et la droite radicale ne font que voter contre tout ce qui profite au public.»  «Les jeunes doivent pouvoir construire leur projet de vie grâce à un accès plus abordable à la propriété, tout comme les personnes âgées et les familles ont besoin de mesures pour protéger leurs logements, dans un marché qui se doit d'être plus équitable», indique le communiqué, dénonçant le fait que les prix d'achat et de location «empêchent les jeunes de quitter leur domicile». «C’est précisément l’aile droite de Botella, Aznar, Ignacio González et Esperanza Aguirre qui a ouvert la porte à Madrid aux fonds vautours», rappellent les socialistes chrétiens, qui soulignent que le gouvernement dirigé par Pedro Sánchez «a pris des décisions concernant le problème du logement».  

 

«Il le démontre une fois de plus aujourd'hui avec l'approbation de décrets au Conseil des ministres. Son engagement se manifeste également par des propositions qui, à plusieurs reprises, ont abouti à des accords, malgré le refus constant du PP et de VOX», souligne le communiqué, rappelant comment, pendant la pandémie, l'Exécutif «a suspendu les expulsions de ménages vulnérables, instauré des prolongations de baux et approuvé des moratoires et des aides au logement», et qu'en 2023, il a adopté une nouvelle loi sur le logement qui, dénoncent-ils, n'a pas été appliquée dans les communautés autonomes et les municipalités de droite.

 

«Nous, les chrétiens socialistes-PSOE, continuerons à défendre, solidairement, sans relâche et dans un esprit humaniste, le droit d’accès à un logement décent», conclut le communiqué.

 

Après l’annonce lundi par Pedro Sanchez d’un scrutin anticipé pour le 29 novembre, les formations de droite, favorites selon les derniers sondages, ne cachent pas leur satisfaction. Elles estiment qu’un cycle se termine et que le leur commence. Pour autant, même ses pires adversaires craignent le Premier ministre espagnol car jusqu’ici il a gagné tous ses paris. Ce dernier, y voit plutôt un nouveau coup de poker à remporter (https://www.rfi.fr/fr/europe/20261006-%C3%A9lections-anticip%C3%A9es-en-espagne-la-droite-se-frotte-les-mains-sanchez-se-retrousse-les-manches).

 

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Publié le 5 Octobre 2026

katholisch.de nous montre ce lundi que selon l'ancien secrétaire général de la Conférence centrale de l'Église catholique romaine, les processus synodaux réformateurs en Suisse doivent également s'attendre à des objections de la part de Rome. La question cruciale, écrit le théologien Daniel Kosch dans une tribune publiée samedi sur le portail théologique feinschwarz.net, est de savoir si l'Église suisse, composée d'évêques, d'organisations laïques et d'instances ecclésiastiques et étatiques, est capable de gérer collectivement de tels conflits. Concernant le processus de réforme du Chemin synodal au sein de l'Église catholique en Allemagne, Kosch explique que de telles positions renforcent la dynamique de réforme : «Une Église synodale ne peut exister sans conflits, blessures et déceptions.»

 

À la lumière des parallèles entre l'Allemagne et la Suisse, Kosch analyse le processus du Chemin synodal. Il soutient que la clé réside dans l'écoute et l'apprentissage des expériences acquises en Allemagne. Kosch, qui a lui-même participé au Chemin synodal en tant qu'observateur suisse officiel, juge inappropriées les critiques radicales largement répandues à son égard. Il souligne que ce chemin a été soutenu et façonné par de nombreux évêques, théologiens et laïcs engagés. «Je trouve arrogant de nier leur expertise, leur ancrage dans la foi et la communauté de l'Église, ainsi que la pertinence de leur démarche.» De plus, il note que nombre des propositions du Chemin synodal correspondent à des intuitions, des exigences et des attentes exprimées depuis longtemps dans diverses régions du monde.

 

Du point de vue du droit canonique, la voie synodale a accompli des progrès remarquables en matière d'exploration de la portée du droit existant, de son développement et de sa réforme. En pratique, il est nécessaire de dissocier le nouveau de l'ancien. En définitive, la restructuration de l'Église est incontournable : «Démolir puis reconstruire est aussi impossible que de planifier et de construire une nouvelle église à côté de l'ancienne, puis d'y emménager.» Les processus synodaux ne prennent leur essor que lorsqu'ils s'attaquent véritablement à la crise d'érosion interne de l'Église et à la perte de son influence sociale : «Lorsque la synodalité apparaît comme une simple tentative d'améliorer la culture de la coexistence sans se préparer à des réformes et des transformations profondes, elle perd de sa force», écrit Kosch.

 

En Suisse, il est nécessaire d'étendre le principe de codécision aux questions pastorales et théologiques : «Les instances synodales doivent pouvoir participer aux décisions concernant l'orientation de la vie de l'Église, et pas seulement lorsqu'il s'agit de questions financières», a déclaré le théologien. Les processus synodaux requièrent publicité et transparence afin de maintenir le lien avec les fidèles et la société. Le chemin synodal en Allemagne a amorcé des processus d'apprentissage et de transformation dont il est impossible de revenir en arrière facilement : «Même si les résolutions n'ont aucune conséquence juridique au regard du droit canonique, elles modifient les mentalités, le langage et les attentes.» Renforcer la synodalité en Suisse exige également de la persévérance et de la tolérance face aux frustrations, tout en entreprenant des actions concrètes. «Ceux qui attendent que toutes les conditions soient réunies n'agiront pas. Ceux qui agissent ouvrent la voie», a déclaré le théologien.

 

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Publié le 4 Octobre 2026

Fortunato Pinto dans fr.euronews.com nous montre ce dimanche 4 octobre est célébré le huitième centenaire de la mort de saint François d'Assise, patron de l'Italie. À partir de cette année, et pour la première fois depuis 1977, le 4 octobre redevient jour de fête nationale. Pour l'occasion, la ville d'Assise marque cette commémoration historique en réunissant de manière exceptionnelle toutes les régions et les chefs-lieux de province italiens, avec 18 régions et autant de communes déjà représentées. Plus de 3000 pèlerins et touristes sont arrivés en ville pour participer aux célébrations, qui culminent avec le discours à la nation du président de la République, Sergio Mattarella, depuis la loggia du Sacro Convento.

 

La journée de prière et de fête suit un programme rythmé par des rendez-vous précis, inaugurée à minuit dans la nuit de samedi par le son festif des cloches. À 6h, la messe de la communauté des frères, présidée par le ministre général frère Carlos Alberto Trovarelli, a été célébrée, suivie à 6h50 de l'offrande de prières devant la tombe du saint. Lors de cette messe, le président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Matteo Maria Zuppi a rappelé qu'à une époque où «nous sommes tentés et séduits par la culture du pouvoir, vulgaire, envahissante et trompeuse», fruit également d’«énormes intérêts économiques» et de «nationalismes», la paix «commence par nous et constitue le seul avenir possible». La voie à suivre consiste donc à désarmer «les mains et le cœur», rappelant que face aux conflits mondiaux, «la paix est notre seule raison d’être» (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2026-10/saint-francois-cardinal-zuppi-800-ans-assise-paix.html). La cérémonie a été marquée par l'allumage traditionnel de la lampe votive devant le tombeau du saint patron de l'Italie (https://www.lejourduseigneur.com/emissions/800e-anniversaire-de-la-mort-de-saint-francois-dassise).

 

Le président Mattarella a assisté à la messe solennelle dans la basilique supérieure, présidée par le cardinal Matteo Maria Zuppi. Pendant la célébration, en présence également de ambassadeurs et de représentants de pays accrédités, l'Ombrie a offert l'huile et le maire d'Assise, Valter Stoppini, a allumé la lampe votive au nom de toutes les communes italiennes. "Prophète de paix, d'amour, de respect pour la Création, son enseignement constitue un patrimoine universel pour les femmes et les hommes de tous les temps et de toutes les latitudes, croyants ou non croyants, chrétiens ou fidèles d'autres religions", a déclaré Mattarella pendant son discours prononcé après la cérémonie. "Sa pauvreté, ainsi recherchée et désirée, fut une rupture concrète avec l'idolâtrie de l'argent; son humilité n'avait rien de naïf, elle naissait d'une exigence de vérité ; son obéissance ne fut pas soumission, mais une recherche laborieuse et mûrement réfléchie des raisons supérieures de l'unité du peuple chrétien et de l'Église", a déclaré le président, avant d'ajouter : "Rappeler aujourd'hui l'enseignement de François au monde contemporain signifie mettre en lumière certains fondements, eux aussi résolument actuels, de sa prédication : la dignité de toute personne, le respect de la Création, la paix. Pour le saint d'Assise, en effet, tout être vivant est créé par Dieu et doit être respecté et aimé en tant que tel".

 

Mattarella a ensuite rappelé la rencontre, en 1219, entre le saint et le sultan al-Malik al-Kamil en Égypte. Établissant un parallèle avec le présent et les guerres en cours, le chef de l'État a déclaré : "Aujourd'hui, d'horribles conflits ensanglantent de nombreuses régions du monde, et, dans certaines, on en vient même à bénir de nouveau les armes et à placer les armées sous des étendards religieux : François nous enseigne qu'il n'y a pas de faute plus grave que celle de tuer d'autres hommes au nom de Dieu". Depuis le Vatican, le pape Léon XIV a évoqué le saint lors de l'Angélus. "Le charisme de saint François porte encore du fruit aujourd'hui, après huit siècles : en témoignent non seulement la grande et dynamique famille franciscaine, mais aussi les nombreux dons que son héritage spirituel diffuse au sein du peuple de Dieu. Alors que nous célébrons l'année jubilaire franciscaine, demandons avec persévérance le don de la paix et engageons-nous sincèrement à construire la concorde entre les peuples", a déclaré le pontife. "Homme de prière ardente, plein de charité envers tous, il fut un exemple pour les premiers frères qui partagèrent son ascèse comme condition véritable de la réforme de l'Église. Saint François l'a restaurée grâce à la foi dans le Seigneur Jésus, comblant les fissures de la discorde par le témoignage de l'amour fraternel", a ajouté le pape.

 

Au-delà des cérémonies institutionnelles et religieuses, d'importantes initiatives culturelles ont été organisées, à commencer par l'exposition "San Francesco à la Portioncule", visible jusqu'au 25 octobre 2026. L'exposition est accueillie au musée de la Portioncule, situé dans la basilique Santa Maria degli Angeli, qui pour l'occasion s'est dotée d'une nouvelle entrée en réaménageant l'ancien cloître du XVe siècle, ancien lieu de passage des frères. Ce parcours d'exposition, conçu par le directeur frère Saul Tambini et par Donatella Vaccari, offre aux visiteurs une immersion profonde dans l'iconographie franciscaine depuis ses origines au XIIIe siècle. L'exposition réunit pour la première fois le bréviaire de saint François et celui de sainte Claire, mettant en évidence le lien profond entre les deux protagonistes des origines franciscaines. Les visiteurs pourront admirer des tableaux et des reliques, comme le célèbre portrait-relique attribué à Cimabue, qui, selon la tradition, constituait le couvercle du premier cercueil du saint, et la planche sur laquelle François accueillit la mort en chantant. Parmi les œuvres exposées se distingue aussi le crucifix du Christ souffrant peint par Giunta Pisano vers 1236. L'ensemble du cycle d'événements, expositions et célébrations, s'inscrit dans l'année jubilaire franciscaine, proclamée par le pape Léon XIV, ouverte le 10 janvier 2026 et appelée à se conclure le 10 janvier 2027.

 

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Publié le 2 Octobre 2026

katholisch.de nous montre ce vendredi que le pape Léon XIV aurait demandé un sursis à exécution pour Christa Pike, la meurtrière condamnée aux États-Unis. Sa requête, formulée par le Vatican bien avant l'exécution manquée, est restée sans réponse, comme l'a rapporté vendredi le quotidien italien «La Repubblica».

 

Sept seringues, deux doses complètes de barbituriques et plus de cent vingt minutes de souffrance n’auront pas suffi à tuer Christa Pike, mercredi 30 septembre, dans la prison de haute sécurité de Riverbend, à Nashville (Tennessee). L’exécution totalement ratée de cette femme de 50 ans, condamnée à mort en 1996 pour torture et meurtre, est le plus gros échec du système judiciaire américain en matière d’administration de la peine capitale, depuis son rétablissement, en 1976. Christa Pike a été transférée en soins intensifs, où elle se trouvait encore jeudi soir (https://www.lemonde.fr/international/article/2026/10/02/etats-unis-apres-l-execution-ratee-de-christa-pike-des-suites-judiciaires-incertaines-et-un-impossible-debat-sur-la-peine-de-mort_6786790_3210.html).

 

Le Saint-Siège rejette fondamentalement la peine de mort.  Le pape François (2013-2025) a amendé le Catéchisme de l'Église catholique en 2018 afin de refléter cette position. Par conséquent, des demandes similaires visant à s'abstenir d'exécuter des personnes avaient déjà été formulées. Ces demandes sont souvent restées sans réponse ou n'ont pas été rendues publiques. L'initiative du premier pape né aux États-Unis a pris une importance considérable suite aux événements dramatiques survenus dans le couloir de la mort au Tennessee, rapporte le journal. Ce tournant tragique confère à la question une nouvelle urgence et met en lumière l'inhumanité de la peine de mort. Malgré l'échec de l'exécution jeudi, l'appel à la clémence du pape demeure pertinent. Le pape Léon XIV, né Robert Francis Prevost à Chicago en 1955, est le premier pape d'origine américaine.

 

Le Catéchisme de l'Église catholique, manuel d'instruction sur les questions fondamentales de la foi chrétienne, publié en 1992, avait déjà été amendé avant le rescrit de 2018 concernant la peine de mort. Dans son encyclique «Evangelium vitae» de 1995, le pape Jean-Paul II (1978-2005) avait qualifié de «pratiquement inexistants» les cas où la peine de mort était absolument nécessaire. Depuis, le Saint-Siège s'efforce de mettre fin aux exécutions, notamment par le biais de demandes de grâce discrètes dans des affaires très médiatisées comme celles des meurtriers condamnés Joseph O'Dell (1997) et Karla Faye Tucker (1998), mais aussi dans de nombreuses affaires moins connues. Le Vatican affirme que son souci ne réside pas dans les détails juridiques de chaque affaire, mais plutôt dans le caractère sacré de la vie humaine. Même dans le cas des meurtriers, la justice peut être rendue autrement.

 

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Publié le 1 Octobre 2026

domradio.de nous montre ce jeudi que l’évêque Georg Bätzing de Limbourg a rejeté l’accusation selon laquelle l’Église en Allemagne se préoccuperait trop des réformes structurelles et pas assez de la proclamation de l’Évangile. «L’évangélisation a besoin de structures», a déclaré mercredi l’ancien président de la Conférence des évêques lors de la réunion d’automne des évêques à Fulda. C’est la seule façon pour l’Église catholique, dans le monde entier, de développer une culture synodale.

 

Lors d'un office religieux à la cathédrale, Bätzing a déclaré : «Nous avons besoin de procédures et de processus sécurisés pour étayer les responsabilités avec transparence et permettre des décisions communes sur les questions importantes.» Face à la baisse du nombre de fidèles et des recettes fiscales, l'Église doit abandonner de nombreux services longtemps considérés comme acquis. «Beaucoup de choses étaient ancrées dans leur époque et ont fait leur temps. Sur certains points, la fiction théologique de la continuité empêche même le renouveau dont notre église a si désespérément besoin.»

 

Et à la fin de leur assemblée générale d'automne à Fulda, le Conférence épiscopale allemande (DBK) sous son président, le Münsteran Mgr Heiner Wilmer, leurs avertissements sur le parti se sont considérablement resserrés après le récent succès électoral de l’AfD lors de l’élection d’État en Saxe-Anhalt,dans laquelle le parti est devenu la force la plus forte, les évêques mettent en garde contre une démocratie «Changement de paradigme» et une césure sociale, si l'AfD assume la responsabilité du gouvernement (https://www.zeit.de/news/2026-10/01/bischoefe-warnen-vor-afd-in-regierungsverantwortung).

 

Puisque l'AfD menace d'annuler la collecte de l'impôt de l'église ainsi que les avantages de l'État, la DBK se tient manifestement derrière le diocèse affecté de Magdebourg et l’évêque local Gerhard Feige. Wilmer Souligné que l’Église se préparait à de «grands chocs» et qu’elle était prête à compenser les inconvénients financiers des diocèses individuels (https://www.bluewin.ch/de/news/bischoefe-stellen-sich-gegen-afd-und-antisemitismus-li.3620716).

 

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