Publié le 12 Septembre 2026
la.croix.com (avec l’AFP) nous montre ce samedi 12 septembre 2026 que le pape Léon XIV a nommé le prêtre espagnol Mario Leon Dorado «archevêque coadjuteur» de l’archidiocèse de Rabat dans l’attente des résultats d’une enquête visant l’archevêque en titre, le cardinal Cristobal Lopez Romero, qui s’est mis en retrait après des accusations de violences sexuelles.
Un remplaçant provisoire qui pourrait devenir définitif. Le pape Léon XIV a nommé le prêtre espagnol Mario Leon Dorado «archevêque coadjuteur» de l’archidiocèse de Rabat, dans l’attente des résultats d’une enquête visant l’archevêque en titre, le cardinal Cristobal Lopez Romero. Ce dernier s’est mis en retrait en juillet après des accusations de violences sexuelles. Un archevêque coadjuteur est un évêque nommé pour seconder l’archevêque en fonction, avec un droit automatique de succession. Lorsque ce dernier prend sa retraite ou décède, le coadjuteur lui succède immédiatement à la tête de l’archidiocèse. Le communiqué du Vatican, diffusé samedi, retrace le parcours religieux du père Dorado, un prêtre espagnol de 52 ans membre la congrégation des Oblats de Marie-Immaculée (OMI), qui exerçait son ministère au Sahara occidental depuis près de 25 ans.
Le 8 juillet, l’Agence France-Presse avait révélé qu’au moins cinq femmes accusaient Cristobal Lopez Romero, qui figurait parmi les cardinaux en vue pour succéder en 2025 au pape François (2013-2025), de violences sexuelles et de comportements inappropriés. Aucune plainte n’a, à ce stade, été déposée devant la justice marocaine, avaient indiqué le parquet et la police à l’AFP. En réponse à nos sollicitations, le père Cristobal, prélat espagnol de 74 ans et dont le mandat à la tête de l’archidiocèse de Rabat doit officiellement prendre fin en 2027, avait déclaré n’avoir «commis ni agression ni violence ni harcèlement sexuel», tout en annonçant se mettre en retrait dans le cadre d’une enquête préliminaire du Vatican.
Début août, le père Dorado avait été nommé administrateur apostolique, chargé de diriger provisoirement l’archidiocèse de Rabat dans l’attente des conclusions de l’enquête du Vatican sur les accusations visant le cardinal Lopez Romero. Dans la foulée, deux enquêteurs du Vatican s’étaient rendus à Rabat pour entendre une partie des victimes présumées et des membres du diocèse. Deux de ces femmes et un lanceur d’alerte dont l’AFP a recueilli les témoignages, ont notamment été entendus.
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