Publié le 25 Juillet 2026
Brian Fraga pour NCROnline.org nous montre le vendredi 24 juillet 2026 que malgré l'avertissement du Saint-Siège selon lequel ceux qui adhèrent formellement à la Fraternité sont eux-mêmes schismatiques et excommuniés, quelques paroissiens de Sainte-Catherine-de-Sienne à Boston ont exprimé leur défiance lorsqu'ils ont été interrogés sur leur point de vue après la messe. Cette paroisse est rattachée à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, organisation catholique traditionaliste internationale que le Vatican a déclarée en état de schisme plus tôt ce mois-ci. Cependant, la paroisse véhicule le message que les excommunications sont invalides, tandis que certains paroissiens disent «que le Saint-Père et les prélats qui le conseillent craignent l'essor de la FSSPX», mais ce qu’ils disent est complémentent faux puisque Rome a n’a jamais craint leur essor puisqu’ils restent minoritaires au sein de l'Église. Sur la messagerie vocale, les appelants sont accueillis par une voix synthétique affirmant : «Les fidèles laïcs ne sont pas excommuniés pour avoir fréquenté une chapelle de la FSSPX.» Cela peut être techniquement vrai, dans la mesure où le schisme concerne les évêques et les prêtres de la FSSPX, ainsi que les laïcs qui «adhèrent» au groupe schismatique. Le message vocal poursuit : «L'Église a précisé que cette fréquentation n'entraîne pas de sanctions. Les prêtres sont valides; les sacrements — y compris la messe, la confession et le mariage — sont valides. Notre objectif est d'aider les âmes à connaître, aimer et servir Notre-Seigneur Jésus-Christ grâce à la liturgie traditionnelle, à la doctrine catholique fidèle, à la réception fréquente des sacrements et à une vie de prière.»
Les tensions entre le Vatican et la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) ont atteint un point critique plus tôt ce mois-ci lorsque, le 1er juillet, la Fraternité a ordonné quatre évêques à Écône, en Suisse, sans mandat pontifical. Le lendemain, le pape Léon XIV a excommunié les nouveaux évêques ainsi que deux autres ayant participé aux consécrations. Le décret du Vatican déclarait également schismatiques — et donc excommuniés — les prêtres de la FSSPX, tout en invalidant certains des sacrements qu'ils administrent. Le Vatican a aussi exhorté les fidèles à cesser d'assister aux messes de la FSSPX, décrétant que «ceux qui adhèrent formellement» à la Fraternité se trouvent dans un état de schisme et d'excommunication. Ces sanctions ne s'appliquent pas aux catholiques qui assistent à ces messes pour des raisons liturgiques, ni à ceux qui s'y rendent tout en reconnaissant l'autorité et l'enseignement du pape. Plusieurs évêques américains ont relayé les avertissements du Saint-Siège et encouragé les fidèles de la FSSPX à fréquenter des paroisses en communion avec Rome. «Embrasser l'unité voulue par le Christ, c'est demeurer attaché à la vigne et être en communion avec le pape Léon XIV ainsi qu'avec la hiérarchie de l'Église catholique», a écrit Mgr Gustavo García-Siller, archevêque de San Antonio, à son archidiocèse. Mgr Frank Caggiano, évêque de Bridgeport (Connecticut), a pour sa part déclaré : «Ce que l'Église demande désormais est clair : compte tenu de la situation actuelle, les fidèles de l'Église catholique ne peuvent plus participer aux liturgies de la Fraternité, car le faire en connaissance de cause reviendrait à s'associer à une séparation d'avec le successeur de Pierre.»
Le 17 juillet, Mgr Michael Martin a publié une lettre ouverte encourageant les fidèles de la FSSPX à se réconcilier avec l'Église et mettant en garde les catholiques contre la participation aux messes de la FSSPX. Toutefois, dans l'archidiocèse de Boston, où se trouve la chapelle de la FSSPX de Weston, l'archevêque Richard Henning «réfléchit au moment et à la manière dont il communiquera avec ses prêtres au sujet» de la FSSPX, a déclaré Terrence Donilon, porte-parole de l'archidiocèse. Les fidèles de la FSSPX attachés à la messe en latin d'avant Vatican II disposent d'options en communion avec Rome, comme assister aux liturgies célébrées par la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, fondée par des prêtres ayant quitté la FSSPX. Mais pour des fidèles de la FSSPX comme Wenzel, la question dépasse le cadre des préférences liturgiques. D’autres, affirment ne pas être troublé par le décret du Vatican stipulant que les fidèles de la FSSPX comme lui sont excommuniés, ou pour d’autres encore «il est temps de faire un choix» et leur décision est «d'être membre de la FSSPX.» Mais, les fidèles de la FSSPX vont devoir faire un choix et ne pas attendre que Rome revienne sur sa décision, car l’Église actuelle est retournée à sa vocation pastorale qui porte ses fruits et la liturgie n’est pas un refuge esthétique détaché de la réalité, ni un exercice de perfection cérémonielle insensible aux souffrances du monde. L'autorité morale de l'Église ne découle ni de la solennité de ses vêtements liturgiques ni de la rigueur avec laquelle ses règles sont observées. Elle découle de la capacité à rendre l'Évangile transparent par sa propre vie.
Enfin, katholisch.de (https://katholisch.de/artikel/69609-oberer-der-transalpinen-redemptoristen-unerlaubt-zum-bischof-geweiht) nous montre aussi qu’un nouveau schisme a eu lieu sur une île écossaise isolée, le supérieur des Rédemptoristes transalpins, le père Michel Mary, a été illégalement consacré évêque. Des sédévacantistes notoires sont impliqués , ils ne reconnaissent ni le pape Léon XIV ni ses prédécesseurs depuis le concile Vatican II, comme le consécrateur était l'évêque itinérant canadien Pierre Roy, assisté de Rodrigo Ribeiro da Silva et Fernando Altamira. Il reconnaît agir sans mandat papal : «Il sera consacré sans mandat apostolique, car le Siège de Rome est manifestement occupé par les ennemis de Dieu.» L’évêque d’Aberdeen, Hugh Gilbert, a abordé la question de l’ordination prévue dans une lettre pastorale publiée dimanche dernier . Il y qualifie cette ordination d’acte schismatique par lequel les personnes concernées se placent hors de l’Église catholique. «Objectivement parlant, il s’agit d’une rupture avec l’unité de l’Église», écrit l’évêque, dont le diocèse abrite le siège de l’ordre et où celui-ci est reconnu comme ordre de droit diocésain. Les Rédemptoristes transalpins ont été fondés en 1988 et étaient initialement étroitement liés à la Fraternité Saint-Pie-X. Après l'assouplissement significatif de la liturgie pré-Vatican II par le pape Benoît XVI en 2007, l'ordre a retrouvé la pleine communion avec le pape en 2008 et a été établi comme ordre diocésain du diocèse d'Aberdeen (Écosse) sous le nouveau nom de «Fils du Très Saint Rédempteur». Un autre siège se trouve en Nouvelle-Zélande. Là aussi, des conflits sont apparus suite à des allégations d'exorcismes non autorisés et abusifs.
Merci !
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