Publié le 15 Septembre 2026
katholisch.de nous montre ce mardi que le philosophe des religions Tomas Halik estime qu'une «nouvelle réforme» de l'Église est nécessaire. Les scandales d'abus ont ébranlé sa crédibilité et mis en évidence la nécessité d'un changement au niveau du pouvoir, de l'autorité et de la communication, a déclaré le pasteur tchèque mardi lors du symposium international «Façonner la synodalité en Europe», qui s'est tenu au château de Puchberg à Wels, en Haute-Autriche. La réforme synodale doit s'étendre aux périphéries, a-t-il affirmé. Cela concerne notamment les personnes qui ont perdu le lien avec l'Église institutionnelle ou qui n'en ont jamais établi. L'objectif est de devenir une Église pour tous.
Selon Halik, l'Europe doit être perçue comme un «laboratoire de la présence du christianisme en milieu sécularisé». Le continent peut tirer des enseignements de son expérience en matière de christianisme, de sécularisation et de renouveau de l'Église. L'Europe n'est plus «le maître du monde» mais doit aussi être à l'écoute des Églises des autres continents, affirme Halik. La synodalité doit être comprise comme une «culture de la relation». Dans un monde de plus en plus fragmenté, l'Église doit proposer une vision différente de la coexistence humaine. L'unité ne naît pas de la suppression des différences, mais de la création, par des personnes différentes, d'un espace «où elles peuvent se transformer mutuellement sans s'approprier l'autre». Il s'agit d'avoir le courage de s'écouter, de discerner ensemble et d'espérer ensemble.
«Écouter l’Europe, c’est avant tout écouter la longue, dramatique et ambivalente expérience des transformations du christianisme à travers l’histoire», a déclaré Halik. Le concile Vatican II (1962-1965), avec son mandat d’interpréter les «signes des temps», a formulé une méthode durable de travail théologique, a souligné l’expert. La tradition n’est donc ni un musée de réponses préfabriquées, ni une répétition, mais bien un approfondissement de la compréhension. L’Europe traverse une profonde transformation politique, économique, culturelle et religieuse. À la base de cette transformation se trouve une «crise du sens partagé». Outre un manque de consensus politique, l’Europe souffre également d’un manque de cohésion spirituelle, a poursuivi Halik.
La sécularisation n'est pas seulement une perte, mais aussi le récit de l'émancipation de la conscience humaine et de la séparation des pouvoirs religieux et politiques. Pour l'Église, elle peut être une catharsis, la rendant «plus libre, plus humble et plus crédible» par la perte de ses privilèges sociaux. Cependant, l'athéisme de masse a été suivi d'une «ère d'apathie collective» : souvent, les gens ne rejettent pas les réponses chrétiennes, «mais cessent plutôt de poser les questions auxquelles l'Église répond».
Selon Mgr Wilmer, l’Europe a besoin d’une plus grande unité et d’une orientation plus fidèle à l’Évangile et «et cela ne sera possible que si l'Église chemine unie, si l'Église est synodale». S’exprimant en marge du synode international en Autriche, il a également abordé la question de la transformation comme partie intégrante de l’Église, car pour lui : «Nous ne devons pas craindre le renouveau, ni l'esprit du temps, qui nous montre comment bien proclamer l'Évangile aujourd'hui, afin d'être plus proches des gens, et cela exige de la créativité» (https://katholisch.de/artikel/70332-bischof-wilmer-europa-braucht-unbedingt-eine-synodale-kirche).
Merci !
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