Publié le 4 Septembre 2026
Ce vendredi, katolisch.de nous montre que le cardinal italien de Naples, Domenico Battaglia plaide pour une approche respectueuse et ouverte des personnes transgenres au sein de l'Église. Au lieu de jugements hâtifs, il faut écouter, soutenir et instaurer un dialogue ecclésial qui tienne compte des réalités concrètes de la vie des personnes concernées, écrit l'archevêque de Naples dans la préface d'un ouvrage récemment paru. «Nul n'est exclu du cœur de Dieu.» Les questions relatives à la dysphorie de genre et aux identités transgenres posent également de profonds défis à l'Église, selon Battaglia. C'est précisément pour cette raison que sa voie doit être «non pas celle du jugement, mais celle de l'accompagnement». Derrière les idées et les positions se cachent toujours des personnes «qu'il faut rencontrer, écouter et accompagner».
Battaglia a rédigé la préface de l'anthologie en italien «Persone transgender: Scienze, teologie, pastorali» (littéralement : «Personnes transgenres : perspectives scientifiques, théologiques et pastorales»). Cet ouvrage rassemble des contributions issues des sciences, de la psychologie, de l'anthropologie, de la théologie et de l'accompagnement pastoral. Si les différentes voix ne partagent pas nécessairement le même langage, elles n'en abordent pas moins ensemble un sujet complexe et délicat, comme le souligne le cardinal dans sa préface. Ceci permet de faire une pause, de réfléchir et d'affronter la question sans l'éluder. De même, il encourage les lecteurs à éviter les définitions hâtives et à persévérer dans la recherche.
Hier, après dix ans d'épiscopat, Domenico Battaglia a déclaré que la véritable Église s'oppose au pouvoir tout en insistant sur la nécessité de contrecarrer l’oppression, la prévarication, et le non-respect aux autres par par une action solidaire et le soutien au Pacte éducatif, capable de fédérer les différentes communautés locales. Il a insisté sur la nécessité de résister aux tentations du mal en rompant tout lien identitaire avec le crime pour assurer un avenir stable, à l'abri des aléas de l'incertitude. Sa déclaration souligne un engagement à contrer les influences néfastes qui menacent l'authenticité de l'institution religieuse. Puis, s’adressant aux équipes de communion qui ont reçu ce mandat, il les a définies comme des «sentinelles» dotées de trois caractéristiques spécifiques : «l’écoute désarmée», c’est-à-dire «écouter tout le monde, même ceux qui critiquent»; la «mystique du nous» pour surmonter «toute forme d’individualisme»; et enfin, la «prédilection pour les plus démunis» (https://napoli.corriere.it/notizie/cronaca/26_settembre_04/don-mimmo-battaglia-10-anni-da-vescovo-la-chiesa-vera-disturba-il-potere-24b45de7-f28d-4d64-b9d8-c9fd4141axlk_amp.shtml).
Merci !
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