Publié le 13 Octobre 2026
la-croix.com nous montre dans son direct (https://www.la-croix.com/societe/en-direct-manifestation-mardi-13-octobre-blocus-lycees-mobilisation-lyceen-aujourdhui-20261013) ce mardi qu’entre la visite du pape Léon XIV en France et les blocus de lycées et universités, de nombreux jeunes catholiques observent «un contraste fou». Si ces lycéens et étudiants regrettent les actes de violence, ils sont nombreux à manifester leur soutien au mouvement et aux élèves moins privilégiés, y voyant même un «continuum» entre foi et engagement, alors que le pape appelait les jeunes à être «les saints de France» lors de sa veillée au Stade de France.
Dans un certain nombre d’établissements, bien que certains élèves issus d'établissements privés plus privilégiés (comme à Tours), vivent le mouvement à distance, car leurs élèves ne se sentent pas du tout revendicatifs car ils «ne manquent de rien», les jeunes croyants s’y engagent affichant des positions plurielles au cœur de la contestation, tout en étant cadrés et soutenus par leur foi. De nombreux jeunes catholiques engagés dans les blocus ou les défilés expliquent que leur foi chrétienne dicte leur action. Inspirés par les récents messages du pape Léon XIV lors de sa venue en France, ils estiment qu'ils se doivent de lutter pour les autres, notamment pour les élèves des lycées les plus défavorisés. Le mot d'ordre «Catho mais pas facho» a notamment été observé sur plusieurs rassemblements (https://www.la-croix.com/religion/mouvement-lyceen-de-la-visite-de-leon-xiv-aux-blocus-des-etudiants-catholiques-engages-20261012).
Et pour la première fois de son histoire, l’Institut catholique de Paris (ICP) a été bloqué, jeudi 8 octobre, par ses propres étudiants, rejoignant le mouvement lycéen qui a rassemblé des milliers de manifestants en France. Les étudiants mobilisés justifient leur démarche par la formule «Privilégiés mais solidaires . N'étant pas les premières victimes du manque de moyens, ils manifestent pour que tous les jeunes bénéficient de conditions de travail décentes, à l'image des leurs (https://www.la-croix.com/societe/privilegies-mais-solidaires-pour-la-premiere-fois-la-catho-de-paris-bloquee-par-ses-etudiants-20261009). Ils en profitent également pour dénoncer des dysfonctionnements internes, notamment un manque de professeurs et de locaux. Le mouvement fait des émules, puisque des actions similaires touchent d'autres antennes de l'établissement, comme le prestigieux campus de l'ICP à Rouen (https://actu.fr/normandie/rouen_76540/a-rouen-des-etudiants-du-prestigieux-institut-catholique-de-paris-solidaires-du-mouvement-lyceen_64916086.html).
Enfin, alors que le climat global se crispe — marqué par d'importantes violences urbaines, des dégradations de mobilier et de nombreuses gardes à vue dans la capitale — la jeunesse exprime une profonde angoisse. Face à cette détresse, les aumôneries catholiques scolaires s'organisent. Elles s'imposent actuellement comme des espaces neutres de dialogue, d'écoute et de refuge. Les responsables de la pastorale y accueillent les jeunes pour les aider à verbaliser leur stress lié à l'orientation et à canaliser pacifiquement leurs revendications politiques (https://www.vaticannews.va/fr/monde/news/2026-10/mobilisation-lycee-france-manifestations-aumoneries-catholiques.html).
Merci !
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