Publié le 4 Septembre 2026

Ce vendredi, katolisch.de nous montre que le cardinal italien de Naples, Domenico Battaglia plaide pour une approche respectueuse et ouverte des personnes transgenres au sein de l'Église. Au lieu de jugements hâtifs, il faut écouter, soutenir et instaurer un dialogue ecclésial qui tienne compte des réalités concrètes de la vie des personnes concernées, écrit l'archevêque de Naples dans la préface d'un ouvrage récemment paru. «Nul n'est exclu du cœur de Dieu.» Les questions relatives à la dysphorie de genre et aux identités transgenres posent également de profonds défis à l'Église, selon Battaglia. C'est précisément pour cette raison que sa voie doit être «non pas celle du jugement, mais celle de l'accompagnement». Derrière les idées et les positions se cachent toujours des personnes «qu'il faut rencontrer, écouter et accompagner».

 

Battaglia a rédigé la préface de l'anthologie en italien «Persone transgender: Scienze, teologie, pastorali» (littéralement : «Personnes transgenres : perspectives scientifiques, théologiques et pastorales»). Cet ouvrage rassemble des contributions issues des sciences, de la psychologie, de l'anthropologie, de la théologie et de l'accompagnement pastoral. Si les différentes voix ne partagent pas nécessairement le même langage, elles n'en abordent pas moins ensemble un sujet complexe et délicat, comme le souligne le cardinal dans sa préface. Ceci permet de faire une pause, de réfléchir et d'affronter la question sans l'éluder. De même, il encourage les lecteurs à éviter les définitions hâtives et à persévérer dans la recherche.

 

Hier, après dix ans d'épiscopat, Domenico Battaglia a déclaré que la véritable Église s'oppose au pouvoir tout en insistant sur la nécessité de contrecarrer l’oppression, la prévarication, et le non-respect aux autres par par une action solidaire et le soutien au Pacte éducatif, capable de fédérer les différentes communautés locales. Il a insisté sur la nécessité de résister aux tentations du mal en rompant tout lien identitaire avec le crime pour assurer un avenir stable, à l'abri des aléas de l'incertitude. Sa déclaration souligne un engagement à contrer les influences néfastes qui menacent l'authenticité de l'institution religieuse. Puis, s’adressant aux équipes de communion qui ont reçu ce mandat, il les a définies comme des «sentinelles» dotées de trois caractéristiques spécifiques : «l’écoute désarmée», c’est-à-dire «écouter tout le monde, même ceux qui critiquent»; la «mystique du nous» pour surmonter «toute forme d’individualisme»; et enfin, la «prédilection pour les plus démunis» (https://napoli.corriere.it/notizie/cronaca/26_settembre_04/don-mimmo-battaglia-10-anni-da-vescovo-la-chiesa-vera-disturba-il-potere-24b45de7-f28d-4d64-b9d8-c9fd4141axlk_amp.shtml).

 

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Publié le 3 Septembre 2026

José Lorenzo nous montre dans religiondigital.org ce jeudi que quatre jours après que l'évêque de Barbastro-Monzón a évoqué la possibilité de démissionner en raison du différend qui l'oppose à l'Opus Dei concernant l'emplacement de la statue romane de Notre-Dame des Anges – qui se trouve dans le sanctuaire de l'Opus Dei à Torreciudad depuis les années 1960 – le journal El País a publié pour la première fois les photos des lettres – déjà citées par l'évêque lui-même dans sa déclaration de lundi dernier – dans lesquelles le défunt pape François a manifesté son soutien sans équivoque à la cause d'Ángel Pérez Pueyo. «Ne cédez pas !», écrivait de sa main le pape François à l’évêque aragonais dans une lettre datée du 13 juillet 2023, faisant allusion aux pressions exercées par l’organisation fondée par Josémaria Escrivá de Balaguer sur un sujet relancé après la tentative de l’Œuvre, en janvier 2020, de «proposer un changement de statut du sanctuaire et de mettre à jour le “cadre juridique” des accords entre les deux institutions pour le contrôle de Torreciudad, en vigueur depuis 1962», selon les informations du journal susmentionné.

 

Mais malgré ce soutien explicite du pape argentin, les négociations semblaient au point mort et les événements ont pris une tournure inattendue lorsque, le 9 octobre 2024, il a décidé de nommer l’archevêque Alejandro Arellano, doyen du Tribunal de la Rote, commissaire plénipotentiaire pontifical pour le complexe de Torreciudad, ce qui constituait un nouveau coup dur pour l’Opus Dei, dont le pape François réduisait les privilèges depuis 2022, notamment en la faisant dépendre du Dicastère pour le Clergé au lieu du Dicastère pour les Évêques et en lui faisant perdre son statut de prélature personnelle. «En nommant le doyen de la Rote, je manifeste mon intervention directe dans les activités de l’Opus Dei en ce lieu. Et, en vous proposant une nouvelle affectation, je cherche à vous libérer de toutes les intrigues mafieuses qui s’y déroulent. Il est donc clair que mon intervention est totale», écrivait le pape Bergoglio à l’évêque de Barbastro-Monzón.

 

Ángel Pérez Pueyo avait lui-même déjà fait allusion à ces deux lettres. La première fois, dans une homélie il y a un an; la seconde, lundi dernier, dans une déclaration à la veille du 47e pèlerinage des Vierges de Ribagorza et Sobrarbe, qui a lieu ce samedi. Ce qui n’était pas apparu, c’était cette allusion à une «nouvelle mission», ce qui a dû intriguer l’évêque lui-même à l’époque. Selon El País, citant des «sources ecclésiastiques», Bergoglio aurait décidé de nommer Pérez Pueyo évêque de Ciudad Real car «on lui avait dit qu'il ne pourrait pas supporter la pression de la confrontation». «Le prélat, surpris, selon ces mêmes sources, a soupçonné qu'une manœuvre avait été menée dans son dos et a décidé de contacter François pour lui faire savoir qu'il souhaitait rester à la tête du diocèse de Huesca», ajoute le journal. L'évêque obtint une audience auprès du pape et se rendit au Vatican, où il exposa en détail les événements et sa situation. «François était indigné car il avait compris qu'on avait tenté de le tromper et que sa nomination à Ciudad Real avait été suspendue», rapporte El País. Le préfet du Dicastère pour les évêques de l'époque, le cardinal Robert F. Prevost, entré en fonction en avril 2023, était parfaitement au courant de cette nomination et de sa suspension.

 

Maintenant, après la publication des images des lettres manuscrites de Bergoglio contenant son soutien explicite à l'évêque, et même si leur contenu était connu dans ses grandes lignes, la pression retombe sur Prevost, désormais le pape Léon XIV, qui devra prendre une décision qui pourrait signifier soit aller à l'encontre de la volonté de son prédécesseur, soit laisser l'Opus Dei non seulement sans la statue de la Vierge que son fondateur vénérait tant, mais aussi avec une nouvelle et douloureuse réduction de son autorité et de son statut au sein de l'Église. Et la position du pape Léon XIV à l'égard de l'Opus Dei s'inscrit dans la lignée de celle du pape François, qui a restreint ses privilèges durant son pontificat. D'une part, Robert Prévost n'a pas encore approuvé les statuts actualisés et, d'autre part, il a apporté son soutien à l'écrivain Gareth Gore – qui accuse l'organisation, dans un livre, de manipuler et de maltraiter ses membres – en le rencontrant en audience privée en mars dernier, bien que le Vatican ait publié des photos de cette rencontre. L'auteur a déclaré aux médias que le pape l'avait félicité pour son «travail rigoureux». La question est maintenant de savoir quelle position adoptera le pape américain dans le conflit de Torreciudad (https://elpais.com/sociedad/2026-08-31/el-obispo-de-barbastro-denuncia-que-el-opus-dei-retiene-ilegalmente-la-talla-del-siglo-xi-de-la-virgen-de-torreciudad.html).

 

L’Opus Dei qui ne doute jamais de rien, affirme sur son site internet posséder des documents (dont une déclaration notariée et le document de recensement emphytéotique) prouvant qu’en 1966, l’évêque de l’époque avait accepté de céder la statue. Cependant, Pérez Pueyo souligne dans sa déclaration que ce «retrait autorisé» et les documents relatifs à cet accord, «conformément à la loi», ne figurent ni dans les archives du Chapitre de la Cathédrale ni dans celles du diocèse. Face au conflit de Torreciudad, l’Opus Dei s’en remet à la décision du commissaire du Vatican. «Au cours de ces derniers mois, nous nous sommes tenus pleinement à sa disposition pour répondre à toutes ses demandes et nous attendons sa décision», déclarait l’organisation dans un communiqué de presse il y a deux ans (https://elpais.com/sociedad/2026-08-31/el-obispo-de-barbastro-denuncia-que-el-opus-dei-retiene-ilegalmente-la-talla-del-siglo-xi-de-la-virgen-de-torreciudad.html).

 

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Publié le 2 Septembre 2026

José Lorenzo nous montre sur religiondigital.org que suite à la dernière catéchèse sur la réforme liturgique, le pape a entamé ce mercredi, lors de son audience générale, un nouveau cycle de réflexions, cette fois sur la constitution pastorale Gaudium et spes, par laquelle le Concile Vatican II – comme l’a déclaré le pape Léon XIV«s’est efforcé d’approfondir un thème fondamental, à savoir la relation de l’Église avec le monde contemporain».

 

Le pape Prévost n'a pas souhaité s'étendre sur le sujet, mais il n'a pas manqué l'occasion de citer la célèbre expression de saint Jean XXIII à propos des «prophètes de malheur», mais, comme son prédécesseur, il a réaffirmé que «cet acte de partage avec l'humanité est la voie que le Christ demande à l'Église», soulignant qu'«il s'agit d'un engagement qui nous appelle à sortir de toute passivité et indifférence face aux événements qui se produisent, à l'histoire et à la vie des gens, et en particulier face aux changements rapides et profonds que nous vivons aujourd'hui». «Il n’est pas possible de rester de simples spectateurs indifférents», a-t-il ensuite affirmé. «Il est nécessaire, au contraire, d’écouter avec le cœur, de se laisser interpeller, de s’engager. Avec le Christ et soutenus par la puissance de son Esprit, les croyants sont appelés à prendre soin des difficultés de leurs frères et sœurs, en particulier de ceux qui sont opprimés par l’injustice, la discrimination et la violence.» À ce stade, il a rappelé que Gaudium et spes appelait l'Église «à un engagement de conversion, à témoigner qu'elle n'est mue par aucune ambition terrestre», soulignant qu'«il ne s'agit pas, en réalité, d'une simple disposition morale» et que «le pape François nous a rappelé que pour l'Église, "l'option préférentielle pour les pauvres est une catégorie théologique avant d'être culturelle, sociologique, politique ou philosophique"».

 

Approfondissant la question, Robert F. Prevost a affirmé que «l’engagement chrétien nous oblige à embrasser la réalité et à démasquer les contradictions qui caractérisent la vie personnelle et sociale du monde contemporain : par exemple, le progrès scientifique et technologique, qui offre toujours de nouvelles possibilités, mais seulement à certains, et que les êtres humains ne sont pas toujours capables de mettre à leur service; ou une compréhension plus claire des lois de la vie sociale, mais accompagnée d’incertitudes quant à la direction à lui donner; ou encore une plus grande disponibilité de richesses, de possibilités et de puissance économique, et malheureusement, aujourd’hui comme au temps du Concile, une grande partie de l’humanité souffre de la faim et de la misère», citant des extraits de la constitution pastorale. «Ou encore la conscience partagée que l’avenir de la planète est en jeu et, en même temps, l’incapacité de renoncer à la consommation égoïste et à l’illusion que la guerre est un moyen efficace de construire la paix», a-t-il remarqué. «À une époque marquée par de profonds changements, d'où naissent des déséquilibres inquiétants, l'Église est appelée à servir l'humanité, à écouter et à accueillir les questions les plus profondes de son cœur et les aspirations qui l'habitent», a-t-il ensuite exhorté, souhaitant conclure cette première catéchèse sur Gaudium et spes – une fois de plus sur la place Saint-Pierre, après les rigueurs de l'été romain – que «la joie et l'espérance – Gaudium et spes – soient les traits distinctifs d'une Église qui proclame et témoigne de l'Évangile, en tendant la main aux femmes et aux hommes de notre temps.»

 

Lors de sa rencontre avec les fidèles, le pape, s'adressant à la foule hispanophone, un groupe important parmi les 15 000 personnes qui remplissaient la place Saint-Pierre, a réaffirmé que «l'Église ne peut rester passive ou indifférente à ce qui se passe dans le monde», soulignant que «les croyants, unis au Christ et soutenus par son Esprit, doivent s'engager à écouter avec leur cœur et à se laisser interpeller, à accompagner et à aider les personnes en difficulté, en particulier les pauvres et ceux qui souffrent de l'injustice, de la discrimination et de la violence.»

 

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Publié le 30 Août 2026

katholisch.de nous montre ce dimanche que depuis la place de la Liberté à Castel Gandolfo (où le pape a célébré la messe hier, suivie d'une procession maritime), il a récité l'Angélus et, dans son allocution, a rappelé que, comme Pierre, «il n'est pas toujours facile pour nous de comprendre et d'accepter les voies de Dieu, surtout lorsqu'elles sont très différentes des nôtres». C'est pourquoi nous ne devons jamais interrompre notre dialogue avec le Seigneur et «ne jamais juger les actions de Dieu». Et il conclut : «Demandons donc au Seigneur que nous aussi, dans notre vie de foi et dans notre prière, ayons la même sincérité que Pierre, en lui disant avec humilité ce que nous ressentons vraiment, même lorsque nos cœurs sont troublés; et, en même temps, que nous sachions cultiver sa docilité, en acceptant ce qu’il nous demande au-delà de nos espérances.»

 

Dans ses salutations après l'Angélus, le pape Léon XIV a prié pour les personnes massacrées en Haïti, ainsi que pour les victimes des inondations au Népal, tout en demandant aux fidèles du monde entier d'être des bâtisseurs de paix et de «rompre et partager le pain de la paix». Le pape Léon XIV a appelé dimanche à la libération «immédiate» des personnes enlevées en Haïti à la suite du massacre de Keinscoff et a exhorté les autorités à garantir la sécurité de la population. «J’assure de mes prières les personnes touchées par les terribles inondations au Népal et au Tibet», a déclaré le pape après la prière de l’Angélus à la porte de son palais de vacances dans la ville romaine de Castel Gandolfo (centre), devant de nombreux fidèles qui l’écoutaient.

 

Le pape a donc exhorté les fidèles à prier pour ceux qui ont perdu la vie, pour les blessés et les disparus, pour leurs familles et pour ceux qui travaillent sans relâche aux opérations de sauvetage et de recherche. «Puisse l’attention de tous soulager les souffrances et apporter l’aide nécessaire à la population», a exhorté le pape, qui a envoyé une aide financière au Népal dont le montant n’a pas été précisé. Et il a conclu : «Puisse-t-il y avoir davantage, à travers le monde, de personnes qui partagent courageusement le pain de la paix, surmontant les divisions, promouvant la justice et pratiquant le pardon pour le bien de tous.»

 

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Publié le 29 Août 2026

katholisch.de nous montre ce samedi que lors de la visite du pape Léon XIV à la rencontre de Rimini samedi dernier, l'enthousiasme était palpable, y compris envers le chef de l'Église. Aucun pape n'avait assisté à la «Rencontre pour l'amitié entre les peuples» depuis 44 ans. Cet événement de plusieurs jours est organisé chaque année depuis 1980 par une fondation liée à la communauté catholique «Comunione e Liberazione» (CL; Communion et Libération). Le pape Jean-Paul II (1978-2005) a officiellement reconnu ce mouvement laïc en 1982. Cette même année, le pape polonais s'était rendu à la rencontre, alors encore relativement modeste, dans cette ville de l'Adriatique. Depuis, le «Rassemblement» – comme on l’appelle en Italie – a connu une croissance significative. Véritable carrefour entre l’Église, la politique, les affaires et la culture, le mouvement et sa communauté ont également acquis une influence politique considérable dans le pays. Suite au décès de son fondateur, Luigi Giussani, en 2005 et à un scandale de corruption impliquant un membre éminent, le mouvement a traversé une crise quant à son leadership et son orientation future.

 

Les nouvelles directives du Vatican concernant les mouvements spirituels, limitant les mandats de dirigeants à dix ans, ont contraint le deuxième dirigeant de Communion et Libération, le prêtre espagnol Julián Carrón, à démissionner en novembre 2021 après 16 ans de service. Le renouveau du mouvement a depuis été poursuivi par le biochimiste Davide Prosperi. Un an plus tard, en octobre 2022, le pape François a appelé le mouvement à surmonter ses conflits internes et à maintenir son unité avec lui. Il a salué l'œuvre du défunt Carrón, tout en reconnaissant «de graves problèmes, des disputes et un déclin de l'influence de cet important mouvement». Il a exhorté les membres : «Ne perdez pas votre temps avec les commérages, la méfiance et les divisions !»

 

Samedi dernier, dans les halls d'exposition de Rimini, le pape Léon XIV a rappelé les paroles de son prédécesseur de 2015 : «L'obsession de préserver sa propre gloire, sa propre dignité, sa propre influence ne doit pas faire partie de notre état d'esprit. Nous devons aspirer à la gloire de Dieu, et cela ne correspond pas à notre propre gloire.» Le pape Léon XIV a lui-même appelé les membres de Communion et Libération à purifier leurs pensées, leurs intérêts, leurs habitudes, leurs relations, leurs projets, leurs investissements – tous les aspects de leur vie – de tout ce que la culture du pouvoir a corrompu. «Libérons donc nos interactions sociales de la méfiance, notre culture de l’arrogance, notre éducation de l’idéologie, notre travail de l’idolâtrie du profit, et notre monde technologique et financier du commerce de la mort», a déclaré le pape. «Dénonçons les rapports de pouvoir injustes qui sont à l’origine de la pauvreté et des inégalités, des guerres et des catastrophes environnementales – et commençons par les organisations que nous avons créées et au sein desquelles nous œuvrons.»

 

Le pape Léon XIV exhorta les membres à œuvrer pour le renouveau et l'unité. Même les moments difficiles pouvaient être des moments de grâce et de renaissance. Il était essentiel de cultiver l'unité entre eux, avec la direction du mouvement, le Vatican et le pape. Dans le même temps, il a invité le mouvement à vivre selon un modèle synodal : «Chacun écoute, se laisse transformer par la foi des autres, et ensemble – sous la conduite des pasteurs – de nouvelles perspectives sont acquises, de nouvelles étapes sont franchies et une obéissance courageuse à l’Esprit Saint se développe.» Ce modèle, a déclaré le pape, est un véritable signe des temps en cette ère troublée. «Témoignons que chaque charisme sert le bien commun, que toute richesse se multiplie lorsqu’elle est partagée, que toute peur peut être vaincue.»

 

Le président de la CL, Davide Prosperi, a qualifié le discours du pape de «révolutionnaire» pour la communauté. Dans un entretien accordé au «Corriere della Sera», il a interprété l’exhortation du pape Léon XIV à l’unité, y compris avec Rome, comme un «jalon pour le mouvement». Il doit, comme l’a dit le pape, «inclure tous les courants de notre peuple, au service de toute l’Église». C’est précisément le «suivi de l’autorité, à commencer par celle du Saint-Père» qui place le mouvement «sur cette voie».

 

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Publié le 27 Août 2026

katholisch.de nous montre ce jeudi que le cardinal Blase Cupich de Chicago a réintégré un prêtre connu pour ses critiques à l'égard du président américain Donald Trump après que ce dernier a été innocenté des accusations d'abus sexuels. Dans une lettre adressée aux paroissiens de Sainte-Sabine à Chicago, le cardinal Cupich a déclaré qu'une récente accusation d'abus sexuels visant le père Michael Pfleger avait fait l'objet d'une enquête approfondie menée par un comité indépendant et avait été jugée non fondée, selon plusieurs médias. Les allégations concerneraient la période de 1993 à 1995. Une femme a déclaré avoir été élève à l'école paroissiale Sainte-Sabine à cette époque, où le père Pfleger officie depuis longtemps. Dans une déclaration personnelle, le père Pfleger, qui avait déjà été innocenté d'accusations d'abus sexuels, a fermement nié les faits. Il a affirmé que ni lui ni «d'innombrables autres» personnes de la paroisse n'avaient «aucun souvenir de cette jeune fille». Il a également écrit avoir été à plusieurs reprises «menacé, calomnié et agressé» par le passé, notamment en raison de son opposition à la politique de l'administration Trump.

 

D'après les médias, Pfleger est engagé depuis longtemps dans la lutte contre le racisme, la violence armée et l'injustice sociale aux États-Unis. Lors de la récente enquête le concernant, il a été suspendu de ses fonctions à titre provisoire, conformément aux directives de l'archidiocèse de Chicago. Dans sa lettre, le cardinal Cupich expliquait qu'une commission d'enquête indépendante, en collaboration avec le service de protection de l'enfance de l'archidiocèse et des enquêteurs externes, avait examiné l'allégation de manière approfondie. La commission d'enquête a conclu qu'il n'y avait aucune raison de «présumer que le père Pfleger soit coupable de cette allégation», a déclaré le cardinal. «Après mûre réflexion, j'ai accepté cette conclusion et réintégré le père Pfleger dans ses fonctions à Sainte-Sabine avec effet immédiat.»

 

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Publié le 26 Août 2026

katholisch.de nous montre que le pape Léon XIV a défendu les réformes liturgiques mises en œuvre après le Concile Vatican II. Le désir d'une participation active des fidèles à la messe n'est pas apparu soudainement, mais s'est développé depuis le début du XXe siècle, a expliqué le pape Léon XIV ce mercredi lors de son audience générale en la basilique Saint-Pierre. L'objectif, a-t-il précisé, est de rendre la richesse des textes bibliques et des prières plus accessible à tous les fidèles et de clarifier la célébration. Par ailleurs, la liturgie n’a cessé d’évoluer et de se transformer au fil des siècles. «Le Magistère a adapté ses formes aux besoins des différentes époques», a déclaré le pape. La réforme liturgique initiée par le Concile Vatican II (1962-1965) s’inscrit ainsi dans la tradition d’une Église vivante.

 

Cette compréhension permet «de rejeter les abus qui ont eu lieu dans certains milieux de l’Église après le concile et qui, malheureusement, se produisent encore parfois aujourd’hui», a déclaré le pape Léon XIV. Pour certains catholiques, la modernisation de la liturgie est controversée depuis des décennies. Certains groupes traditionalistes rejettent les réformes. Le pape a également rappelé aux fidèles que les célébrations liturgiques ne sont pas des actes privés. Il est donc du devoir premier des évêques, mais aussi de chaque prêtre, «de préserver et de promouvoir une liturgie qui, tout en respectant les normes liturgiques, rayonne d’une noble simplicité et révèle ainsi l’Église une, sainte, catholique et apostolique».

 

Peu avant, le pape Léon XIV a appelé à redonner à la liturgie toute sa place centrale dans l'éducation chrétienne. Il a aussi souligné que l'interaction entre la catéchèse et la célébration liturgique avait façonné les débuts de l'Église. Les fidèles, a-t-il expliqué, embrassaient les enseignements des apôtres tout en partageant le pain, tout en soulignant l’importance de la formation liturgique avec la mise en avant de la dimension communautaire de la liturgie qui exige respect et fidélité aux rites. Dans une lettre adressée aux agents pastoraux et aux catéchistes, le pape a invité chacun à se rapprocher de la «solennité sobre des gestes liturgiques» et à aider les fidèles à en comprendre et à en vivre toute la richesse. La liturgie, a-t-il déclaré, est un «lieu privilégié d’écoute de la Parole de Dieu» que l’Église offre aux fidèles. Les agents pastoraux sont appelés à promouvoir l’hospitalité et le témoignage de vie dans les églises (https://katholisch.de/artikel/70038-papst-leo-xiv-nur-glaube-der-aus-liturgie-entspringt-traegt-fruechte).

 

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Publié le 25 Août 2026

José Lorenzo nous montre dans religiondigital.org ce mardi que l’évêque de Tarbes et Lourdes, Jean-Marc Micas, par une note datée du 13 août, a interdit à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) de «célébrer la messe et d’autres sacrements et prières publiques» dans le sanctuaire emblématique de Lourdes. Ainsi, à la veille du voyage du pape en France fin septembre, l'Église a révoqué une autorisation antérieure qui affectait directement le pèlerinage, toujours massif, organisé par cette organisation schismatique le dernier week-end d'octobre. L'édition 2025 avait rassemblé quelque 15 000 fidèles de feu l'archevêque Marcel Lefebvre. «Nous n’avons pas eu à y réfléchir ni à beaucoup prier; cette décision est une conséquence logique de l’excommunication», a déclaré Michel Daubanes, recteur du sanctuaire de Lourdes, à Famille chrétienne, sans mâcher ses mots, faisant allusion au décret du Vatican qui excommuniait les participants aux consécrations épiscopales sans mandat pontifical réalisées par les Lefebvristes à Écône (Suisse) le 1er juillet.

 

La réponse à cette interdiction d’organiser des cérémonies et processions publiques au sanctuaire, bien que non concernant le fait que les fidèles de la FSSPX peuvent s’y rendre et y prier individuellement, vient de la section française, qui déclare que «la Fraternité Saint-Pie-X a la ferme intention de répondre à cette invitation et continuera donc à effectuer un pèlerinage annuel à Lourdes». «Notre-Dame ne mérite pas d’être oubliée malgré les obstacles ! Tant que les portes du sanctuaire resteront fermées aux pèlerinages publics, la porte du Cœur de la Mère de Dieu ne sera jamais fermée à ses enfants. Elle reconnaîtra assurément les siens !», soulignent-ils dans un communiqué, où ils expriment également leur étonnement, voire leur colère.

 

«En effet, les simples enfants de l’Église catholique, qui n’ont nullement l’intention de remplacer l’Église et qui n’ont d’autre ambition que de lui rester fidèles, se voient interdire de se réunir pour prier publiquement leur Mère céleste, alors que l’année précédente, en octobre 2025, le sanctuaire de Lourdes a accueilli, jusque dans la chapelle Notre-Dame, un pèlerinage qui a rassemblé chrétiens et musulmans pendant quatre jours autour de la figure de Marie, avec un temps de prière, une messe, une procession aux flambeaux, une prière dans la grotte et des rencontres interreligieuses», argumente la branche française de l’Église lefebvriste. Et le texte poursuit : «Comment ne pas s’étonner, voire s’offenser, que ceux qui ne reconnaissent ni la maternité divine de la Bienheureuse Vierge Marie, ni le dogme de son Immaculée Conception, ni la divinité de son Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ, aient été autorisés, en un lieu où aujourd’hui une interdiction est prononcée contre les fidèles des chapelles de la Fraternité Saint-Pie-X du district de France, à venir prier publiquement la Bienheureuse Vierge Marie dans son sanctuaire de Lourdes ?»

 

La place des Lefebvristes dans l’Église ne risque pas de s’arranger à cause de leur arrogance et avec le fait que de nombreux évêques nommés par le pape Léon XIV partagent une caractéristique importante : ils sont favorables à la communauté LGBTQ+ ou ont fait preuve d’ouverture à la pastorale des personnes LGBTQ+. Ainsi, dans le cadre de cette « politique » de nominations récentes, les profils de James Checchio, Ramón Bejarano, Thomas Hennen (tous trois aux États-Unis) ou Christian Wurtz, en Allemagne, se distinguent. La nomination la plus récente au sein de l'Église dans le pays d'origine de Robert F. Prevost, considérée comme «amicale» envers ce groupe, remonte à juillet dernier, lorsque le pape Léon XIV a placé le père Thomas Hennen à la tête du diocèse de Baker, dans l'Oregon, lequel, selon les informations disponibles, a assuré pendant une décennie un accompagnement pastoral de la communauté LGBTQ+ (https://www.religiondigital.org/leon-xiv/leon-xiv-papa-friendly-ultimos-obispos-lgbtq_1_1464509.html).

 

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Publié le 23 Août 2026

franceinfo.fr avec l’AFP nous montre que le pape Léon XIV a appelé dimanche 23 août la communauté internationale à contribuer à endiguer la propagation du virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC). "Dans mes prières, je pense souvent à la République démocratique du Congo, notamment en raison de la propagation de l'épidémie d'Ebola, qui fait malheureusement de nombreuses victimes", a déclaré le pape à l'issue de la prière de l'Angélus sur la place Saint-Pierre.

 

"J'encourage la communauté internationale à réagir en associant également les communautés locales aux efforts visant à sauver de nombreuses vies humaines", a ajouté le souverain pontife, qui s'est rendu sur le continent africain en avril. L'épidémie d'Ebola la plus meurtrière de l'histoire de la RDC a déjà fait des milliers de victimes, touchant des régions du nord et de l'est du pays, où la présence de l’État est faible, les infrastructures sanitaires font largement défaut et une myriade de groupes armés sévissent depuis des décennies.

 

Le pape Léon XIV a également exprimé sa solidarité avec les habitants de la République centrafricaine "qui pleurent les victimes de l'effondrement survenu dans une mine à Zamboyé". Le glissement de terrain survenu mardi dans la mine d'or artisanale dans l'ouest de la Centrafrique, à la frontière camerounaise, a fait des dizaines de morts. Nombre de personnes encore portées disparues sont probablement ensevelies sous les décombres.

 

Par ailleurs, le souverain pontife a également évoqué le dixième anniversaire, lundi, du grave séisme qui a frappé le centre de l'Italie en 2016, faisant quelque 300 morts et dévastant la ville d'Amatrice. "Je prie pour les défunts et leurs familles, ainsi que pour toutes les communautés touchées", a déclaré le pape Léon XIV.

 

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Publié le 22 Août 2026

Mikael Corre, envoyé spécial à Rimini (Italie), nous montre dans la-croix.com que le pape Léon XIV s’est rendu samedi 22 août au Meeting pour l’amitié entre les peuples, le rendez-vous d’été de Communion et Libération à Rimini, sur la côte Adriatique. Aucun pape n’y était venu depuis Jean-Paul II, en 1982. La presse italienne y voyait la fin d’années de tensions entre le mouvement et Rome. Il leur a apporté une reconnaissance spectaculaire, et confirmé dans le même mouvement les réformes imposées par son prédécesseur.

 

Il a parcouru les allées des pavillons de la Fiera à la rencontre des jeunes, des familles et des bénévoles en leur lançant : «On a besoin de vous, de votre enthousiasme !», avant de prononcer un discours dans un grand auditorium de 10 000 places. Devant cet auditorium complet, le pape Léon XIV a martelé que «la vérité se rencontre seulement dans la liberté» et que l'amour ne doit jamais souffrir d'endoctrinement ou de recrutement forcés. Le pape a aussi profité de sa venue dans les allées de la foire de Rimini pour appuyer la transformation «synodale» du mouvement. Communion et Libération traverse une période de restructuration profonde à la suite de crises internes de gouvernance et de mises sous tutelle par le Vatican ces dernières années.

 

Après le Meeting, le pape s'est arrêté à la cathédrale de Rimini pour un moment d'échange et de réconfort spirituel avec des personnes malades, handicapées et en situation de précarité soutenues par la Caritas diocésaine«Ici vous êtes chez-vous !», leur a-t-il rappelé (https://imedia.news/depuis-la-cathedrale-de-rimini-le-pape-invite-les-personnes-malades-a-se-laisser-guerir-par-jesus/). Il les a encouragées à «marcher ensemble» au sein de l’Église, en participant activement dans les paroisses, au sein des associations, dans les lieux d’accueil et de service où l’on apprend «que notre Père est grand dans son amour et que nous sommes ses enfants, et frères les uns pour les autres» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-08/pape-rimini-malades-et-pauvres.html).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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