Publié le 10 Juillet 2026

katholisch.de nous montre ce vendredi qu’un différend ouvert a éclaté entre le gouvernement socialiste et la Conférence épiscopale espagnole. L'élément déclencheur a été une déclaration critique du président de la Conférence épiscopale, Luis Argüello. Lors d'une intervention publique jeudi soir, il a évoqué les récents scandales de corruption au sein du gouvernement. «Lorsqu'un État oublie l'éthique, il devient une bande de voleurs», a déclaré l'archevêque de Valladolid, faisant référence aux scandales qui entourent le Premier ministre Pedro Sánchez.

 

Plusieurs responsables gouvernementaux ont réagi avec indignation et lancé une contre-attaque verbale. Quelques heures plus tard, le ministre de la Justice, Félix Bolaños, a répondu par une déclaration écrite. Il s'est dit surpris par le choix de mots radical de l'archevêque. Ces remarques étaient «injustes» et «profondément contre-productives». «Que penseriez-vous si un membre du gouvernement décrivait l'Église entière comme une bande de pédophiles ?», a rétorqué M. Bolaños. Il a exhorté Mgr Argüello à veiller à ce que leur relation soit empreinte de «modération, de respect et de justice».

 

Au lieu de calmer les choses, le président de la Conférence épiscopale et archevêque de Valladolid, Luis Argüello, a maintenu ce vendredi qu'il ne faisait pas référence au gouvernement la veille lorsqu'il a déclaré que «lorsqu'un État oublie l'éthique, il devient une bande de voleurs», bien que «chacun comprenne ce qu'il ressentait comme allusion à cela» (https://www.religiondigital.org/espana/argueello-niega-haber-hablado-gobierno_1_1460468.html).

 

Le Premier ministre Pedro Sánchez est soumis à une forte pression intérieure. Un de ses anciens ministres a récemment été condamné à 24 ans de prison pour corruption. Un autre ancien haut responsable du Parti socialiste est en détention provisoire. Par ailleurs, des procès sont en cours contre son épouse et son frère, tous deux pour des faits similaires.

 

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Publié le 9 Juillet 2026

katholisch.de nous montre ce jeudi que les «Rédemptoristes transalpins» rejettent le pape et souhaitent consacrer leur propre évêque. Alors que la rupture des lefebvristes se concrétise, la petite communauté des Fils du Très Saint Rédempteur, connus comme les Rédemptoristes transalpins, a annoncé une consécration épiscopale sans mandat du pape prévue pour le 25 juillet sur l'île de Papa Stronsay, dans les Orcades écossaises. Ce groupe d'ultra-conservateurs, né précisément comme une branche du mouvement de l'évêque Marcel Lefebvre, était revenu dans la communion catholique en 2008 grâce au pape Benoît XVI, mais a décidé de poser un nouveau geste de rupture avec Rome. Le supérieur général, Mgr Pierre Roy, a confirmé qu'il consacrera le père Michael Mary en l'absence de mandat apostolique, en affirmant explicitement que le siège de Rome est occupé par des «ennemis de Dieu». La réaction de l'Église locale a été immédiate et très ferme. L'évêque d'Aberdeen a officiellement mis en garde les fidèles, précisant qu'il s'agit d'un grave acte de désobéissance (https://fr.euronews.com/culture/2026/07/04/les-lefebvristes-repondent-au-pape-apres-lexcommunication-schisme-des-redemptoristes-en-vu).

 

Cette situation pose également problème aux véritables Rédemptoristes, profondément ancré dans la tradition, sont de plus en plus associé à la communauté écossaise, et n'ont rien à voir avec ce schisme, car si les «Rédemptoristes transalpins» font référence à l’ordre fondé par Alphonse de Liguori et à sa spiritualité, ils n’ont aucun lien avec les Rédemptoristes. En particulier, il n'existe aucun lien entre son ordre en Écosse et les «Rédemptoristes transalpins», également basés en Écosse. «Il est nécessaire de bien distinguer la Congrégation du Très Saint Rédempteur (CSSR), qui regroupe des missionnaires, des prêtres et des frères rédemptoristes et est active dans plus de 80 pays, de la communauté connue sous le nom de «Rédemptoristes transalpins» ou «Fils du Très Saint Rédempteur», souligne Gomes. Il déplore que le manque de connaissances historiques et canoniques, combiné à la diffusion rapide de l'information par les médias sociaux, ait contribué à la confusion parmi les fidèles : «C'est pourquoi nous exhortons chacun à examiner attentivement ses sources et à éviter de diffuser des contenus inexacts qui portent atteinte à la vérité historique, à la communion ecclésiale, à l'identité de la mission rédemptoriste et au témoignage d'unité auquel l'Église est appelée.»

 

Dans sa déclaration, Gomes explique que le nom de «Rédemptoristes transalpins» était utilisé par son ordre lors de son expansion vers le nord à travers les Alpes, par l’intermédiaire de Saint Clément-Marie Hofbauer. Il précise toutefois que Hofbauer et les régions transalpines de l’ordre n’ont aucun lien avec les «Rédemptoristes transalpins» d’aujourd’hui. «La communauté connue aujourd’hui sous le nom de “Rédemptoristes transalpins” a vu le jour en 1988, issue d’une scission avec la Congrégation du Très Saint Rédempteur et initialement associée au mouvement traditionaliste proche de la Fraternité Saint-Pie-X. Plus tard, elle a adopté le nom de “Fils du Très Saint Rédempteur” (F.SS.R., Filii Sanctissimi Redemptoris)», explique le Supérieur général.

 

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Publié le 8 Juillet 2026

katholish.de nous montre ce mercredi que suite au schisme au sein de la Fraternité Saint-Pie-X, les catholiques traditionalistes de France se rangent du côté du pape Léon XIV. Après la consécration non autorisée de quatre évêques par la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX) et leur excommunication par le Vatican, les partisans de la liturgie pré-Vatican II, fidèles à Rome, réaffirment leur solidarité avec le pontife. C'est ce qu'a rapporté l'agence de presse catholique OSV News mardi.

 

Les récentes ordinations de la Fraternité Saint-Pie X à Écône, en Suisse, et les excommunications qui ont suivi ont perturbé nombre de fidèles, affirme Philippe Darantière, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté, qui organise chaque année le traditionnel pèlerinage de Pentecôte de Paris à Chartres. Il n’est pas toujours aisé de défendre la tradition tout en maintenant l’unité avec la hiérarchie ecclésiastique, explique-t-il. Il espère donc la bienveillance des évêques français. Les relations entre les partisans de la liturgie pré-Vatican II et les évêques demeurent contrastées et, dans certains cas, encore empreintes de réserve, ajoute M. Darantière.

 

Parallèlement, les traditionalistes français s'impliquent activement dans les préparatifs de la visite du pape en France, du 25 au 28 septembre. Parmi les participants figure l'association Notre-Dame de Chrétienté. M. Darantière a expliqué que son association avait été sollicitée par l'archidiocèse de Paris pour contribuer à l'organisation de cette visite papale. Environ 10 000 bénévoles sont nécessaires. L'association Notre-Dame de Chrétienté a été choisie pour son expérience dans l'organisation de grands rassemblements; près de 20 000 personnes participent chaque année à son pèlerinage.

 

La semaine dernière, le Vatican  a officiellement confirmé l'excommunication des six hommes ayant participé à l'ordination épiscopale de la Fraternité Saint-Pie-X en Suisse le 1er juillet, une cérémonie interdite par le pape. Parmi ces hommes figuraient à la fois les ministres ordonnateurs et les nouveaux ordonnés. Ces ordinations constituant un acte schismatique au regard du droit canonique, l'excommunication s'en est suivie automatiquement. Le Vatican a souligné que tous les prêtres et diacres de la Fraternité Saint- Pie-X sont schismatiques et encourent donc la peine d'excommunication. 

 

Malgré le ralliement des tradis français au pape, ce schisme bouleverse l’ensemble du monde traditionaliste, tiraillé entre sa proximité avec les lefebvristes et son attachement à Rome (https://www.la-croix.com/religion/une-semaine-apres-les-excommunications-des-lefebvristes-quelles-consequences-pour-le-monde-tradi-20260708).

 

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Publié le 7 Juillet 2026

Jesús Bastante nous montre ce mardi sur religiondigital.org qu’interrogé sur le chemin synodal en Allemagne, l’ancien président de la Conférence épiscopale espagnole, le cardinal Antonio María Rouco Varela (89 ans), au portail d’information italien «La Nuova Bussola Quotidiana». Rouco Varela affirme : «Je pense que le droit canonique a été quelque peu négligé», ce qui l’inquiète «beaucoup, car cela influence des aspects fondamentaux de la foi». Pour Rouco, il est inconcevable que des hommes puissent décider de l’avenir de l’Église. «Tant qu’ils se contentent de se réunir et de discuter, la question de l’utilité de cette démarche reste ouverte. Mais s’ils la considèrent comme une organisation exerçant une autorité au sein de l’Église, alors ils vont à l’encontre de la constitution divine de l’Église. Par conséquent, cela va à l’encontre de l’Église», souligne-t-il.

 

Le cardinal galicien appelle aussi à la prudence quant à la participation des laïcs, avec droit de parole et de vote, aux synodes, au contraire du pape qui a exhorté à ne pas opposer clercs et laïcs mais à se situer dans une dynamique de coresponsabilité (https://cath.ch/newsf/synode-ne-pas-opposer-les-eveques-aux-laics), et se montre compréhensif envers les défenseurs de la liturgie traditionnelle, et parallèlement, il demande que l'on reste «fidèle à ce qu'a établi le Concile Vatican II, dans le respect de la liberté des fidèles au sein de la communion de l'Église. Autrement dit, sans surréglementation», et il est tout à fait favorable à l'ouverture des messes en latin, tout en ajoutant que les fidèles ne pas «en faire la promotion

 

Même si Rouco Varela est contre le Chemin synodal, la nomination de Christian Würtz comme le nouvel évêque du diocèse d'Eichstätt. à 55 ans, est un signal. Ce dernier en tant qu'évêque auxiliaire, était membre de l'Assemblée synodale du Chemin synodal de l'Église en Allemagne. Sa position sur les grandes questions de réforme ressort des votes nominaux. Par exemple, l'évêque auxiliaire de Fribourg a voté en faveur de l'autorisation de la prédication laïque, des cérémonies de bénédiction pour les couples de même sexe, d'un réexamen de l'homosexualité par le magistère de l'Église et de l'institution d'un concile synodal (https://katholisch.de/artikel/69359-der-neue-eichstaetter-bischof-das-ist-christian-wuertz).

 

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Publié le 5 Juillet 2026

«En suivant le Christ, notre chemin n’est donc pas un ascétisme mortifiant : c’est une école de liberté qui prend au sérieux le drame de l’histoire et en éclaire toujours le sens, surtout dans les moments les plus sombres. En effet, c’est seulement sur la croix de Jésus que le mal est racheté; c’est seulement dans sa passion que notre lassitude mortelle trouve consolation et rédemption.» Les paroles prononcées par le pape avant la prière de l'Angélus cet après-midi depuis le balcon du Palais apostolique ont répondu à la question rhétorique qu'il avait lui-même posée sur la façon dont le poids de la croix peut être «léger» et «doux» comme nous le montre José Lorenzo ce dimanche dans religiondigital.org.  

 

«Pour une seule raison : parce que le Seigneur prend cela en premier et avec nous tous, ne nous laissant jamais seuls face à ce qui nous accable. En véritable maître, Jésus prend soin de l’humanité blessée par le mal», remarqua le pape Léon XIV par une autre chaude matinée romaine, en présence d’un grand nombre de fidèles et de pèlerins. «Dans l’esclavage, a expliqué Robert F. Prevost, le Christ est libération. Sous le fléau de la guerre, le Christ est espérance . À l’heure du péché, le Christ est pardon. C’est là la vraie sagesse, c’est-à-dire le chemin que nous voulons parcourir ensemble, unis en son nom comme disciples. Jésus nous l’enseigne en tant que Fils, se faisant notre frère», a conclu le pape, qui entame cet après-midi des vacances à Castel Gandolfo jusqu’au lundi 27 juillet.

 

Le pape récitera l'Angélus dimanche prochain sur la Piazza della Libertà, son lieu de retraite spirituelle. Les audiences publiques reprendront le 5 août, selon un communiqué publié ce matin par la Préfecture de la Maison pontificale. Au cours de ses salutations, le pape a rappelé la béatification, le 2 juillet au Vietnam, d'un prêtre assassiné en 1946 par haine de la foi, et a demandé que son exemple «soutienne encore aujourd'hui ceux qui répandent l'Évangile et se trouvent en situation de persécution». De même, le pape Léon XIV a indiqué : «Je me souviens toujours dans mes prières des victimes du tremblement de terre et de tout le peuple vénézuélien, que le Seigneur les soutienne en ce moment difficile», des paroles qui ont été accueillies par des applaudissements retentissants de la part des quelque 18 000 personnes rassemblées pour l'écouter et prier avec lui.

 

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Publié le 4 Juillet 2026

RFI.fr nous montre qu’au moment où l'Europe durcit sa politique migratoire, le pape Léon XIV a exhorté samedi 4 juillet à agir davantage pour protéger les migrants lors d'une visite sur la petite île italienne de Lampedusa, devenue le symbole du drame des traversées mortelles de la Méditerranée en rappelé que chacun avait des responsabilités. «Les morts de cette mer sont victimes tant des décisions prises que des décisions qui n’ont pas été prises. Le désintérêt pour le bien commun et la corruption dans les pays d’origine, un système économique mondial qui engendre pauvreté et exclusion, la peur qui alimente les préjugés et le mépris.».

 

Sur les traces de son prédécesseur, qui avait choisi Lampedusa en 2013 pour son premier déplacement, le pontife de 70 ans a envoyé un message clair aux dirigeants européens et américains, dans un contexte d'intolérance et d'indifférence croissantes face aux crises migratoires. «L'Europe est en mesure (...) d'aborder la crise de manière organique, en inscrivant les premiers secours dans un plan stratégique à long terme, capable d'accueillir, de protéger, de promouvoir et d'intégrer les migrants tout en œuvrant pour le développement, afin que personne ne soit contraint d'émigrer», a lancé le pape américain dans son homélie.

 

Avant la célébration, le pape s’était rendu à la «Porte de l’Europe», monument symbolique face à la Méditerranée, qui symbolise l’accueil de tant de migrants qui ont pris la mer. Il était accompagné par Rita Liasso, originaire de Côte d’Ivoire, arrivée enceinte à Lampedusa en 2021, et son mari, Marc Foa. Un moment qu’ils garderont gravé pour longtemps. «C'est une grâce exceptionnelle, ça nous réconforte et nous donne de l'énergie, de la vivacité.» Sur cette île, le pape Léon XIV a aussi déploré «une culture de l’accueil» qui se voit parfois menacée par une industrie touristique en plein essor indifférente à ces drames humains. «Il semble qu’il faille ériger un mur invisible entre la mer des naufragés et celle des vacanciers. Ayez l’audace de penser autrement», a lancé le pape

 

Enfin, le pape Léon XIV a appelé vendredi les États-Unis à la «modération» dans le débat public et au «respect des opinions d’autrui» lors d’un discours adressé à la veille du 250e anniversaire de leur indépendance, le premier consacré à la politique américaine. Sans citer Donald Trump, le souverain pontife, natif de Chicago, a exhorté les Américains à trouver un «terrain d’entente» et à cultiver l’«unité», tout en soulignant la manière dont les «vagues successives d’immigrants» ont «façonné l’avenir du pays», dans une vidéo diffusée en direct au National Constitution Center de Philadelphie (https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20260703-pour-leurs-250-ans-le-pape-l%C3%A9on-xiv-appelle-les-%C3%A9tats-unis-%C3%A0-la-mod%C3%A9ration-dans-le-d%C3%A9bat-public).

 

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Publié le 3 Juillet 2026

religiondigital.org et EP nous montrent ce vendredi 3 juillet 2026 que le Dicastère pour la Doctrine de la Foi du Vatican a adressé une communication aux évêques du monde entier, leur donnant des instructions sur la manière d'accueillir de nouveau ceux qui choisissent de quitter la Fraternité Saint-Pie-X (connue sous le nom de Lefebvristes) suite à l'acte schismatique ayant entraîné l'excommunication de ses membres. Ces instructions seront diffusées dans les prochains jours par les nonciatures, selon le site officiel du Vatican, Vatican News. Plus précisément, pour les prêtres qui décident de quitter la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X et qui sont disposés à accepter le Concile Vatican II et la légitimité du «Novus Ordo Missae», bien que lié à l’ancien rite, le document stipule qu’ils doivent «trouver un ordinaire (évêque diocésain, supérieur majeur des instituts religieux cléricaux de droit pontifical et des sociétés cléricales de vie apostolique de droit pontifical) disposé à les accepter «ad experimentum» (à l’essai)».

 

Le prêtre doit «écrire de sa propre main» une lettre au pape dans laquelle il se présente et demande «la rémission des censures encourues en raison de l'ordination reçue d'un évêque excommunié ou irrégulier, ou ayant été ordonné validement et légitimement, étant entré par la suite dans la Fraternité sacerdotale de Saint Pie X.» De plus, il doit joindre son certificat d'ordination sacerdotale ainsi que la «Profession de foi et formule d'adhésion», signée et datée, qui résume les dogmes de la foi catholique. La formule d'adhésion, par laquelle le prêtre promet fidélité au pape, l'engage à ne pas attaquer publiquement le pape ni sa doctrine et adhère au dogme n° 25 de la constitution dogmatique conciliaire «Lumen Gentium» concernant l'adhésion au Magistère de l'Église. En outre, il doit déclarer qu'il considère comme valide la célébration de la messe selon les rites promulgués par Paul VI et Jean-Paul II et qu'il adhère aux normes du Code de droit canonique promulgué par Jean-Paul II. L'ordinaire enverra les documents (la lettre avec le certificat, la Profession et le Formulaire d'Adhésion) et «exprimera dans la lettre jointe sa volonté de l'accepter ad experimentum dans son diocèse ou institut». Dès réception des documents de l'ordinaire, le Dicastère établira un Rescrit de Remise de Censures, l'autorisant à accepter le prêtre candidat «pour une période probatoire d'au moins un an et d'au plus trois ans, après laquelle il pourra procéder à son incardination».

 

En outre, en ce qui concerne «l’imputabilité ou le degré de responsabilité subjective» des fidèles laïcs qui ont formellement rejoint ou fréquentent la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X et qui demandent à entrer en pleine communion avec l’Église catholique, le Dicastère précise que l’imposition de la peine ne peut être «automatiquement présumée» mais doit être «évaluée au cas par cas». Selon le Dicastère, les personnes concernées sont notamment «les laïcs membres du Tiers-Ordre de la Fraternité Saint-Pie-X et les laïcs participant régulièrement aux célébrations de la Fraternité Saint-Pie-X et partageant formellement ses positions doctrinales». Le Dicastère précise que ces personnes doivent accomplir «un acte formel d’adhésion pleine et entière à la doctrine et d’obéissance à la hiérarchie catholique, sous la juridiction de l’ordinaire du lieu, garant de l’unité de l’Église particulière». Plus précisément, ils doivent présenter la Professio fidei et la Formula adhaesionis, datées et signées, à leur évêque et une fois la documentation obtenue, l'ordinaire du lieu «prendra les mesures nécessaires pour accueillir les fidèles laïcs au moment et de la manière qu'il jugera les plus appropriés». Par ailleurs, le document précise que «les laïcs qui ont fréquenté la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X uniquement pour des raisons liturgiques ou spirituelles ne seront pas tenus responsables; de même que les laïcs qui, même conscients des tensions avec le Saint-Siège, ne rejettent pas le Magistère ni l’autorité du Pontife romain.» Quant à ces derniers, il leur suffira de contacter «un prêtre en pleine communion, en l’informant de leur décision de ne plus fréquenter la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X à l’avenir».

 

Ce geste de conciliation montre que l'attitude conciliante adoptée jusqu'ici envers les partisans de Lefebvre qui ont refusé toutes les tentatives de négociation contraste fortement avec l'hostilité manifestée envers le Chemin synodal par les évêques allemands, dont la demande d'autoriser les laïcs, hommes ou femmes, à prononcer des homélies a été catégoriquement rejetée. Ce deux poids deux mesures ne fait qu'éloigner davantage l'Église catholique de la société (https://www.religiondigital.org/blogs/el-principio-de-esperanza-el-blog-de-rafael-narbona/leon-xiv-desafio-lefebvrianos-sinodalidad_132_1459925.html).

 

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Publié le 2 Juillet 2026

Joshua McElwee nous montre dans reuters.com que le Vatican a annoncé jeudi que des prêtres et des fidèles appartenant à un groupe catholique créée en 1970 par l'archevêque français Marcel Lefebvre, ayant consacré mercredi des évêques sans l'approbation du pape, se trouvent en situation de schisme avec l'Église et sont désormais excommuniés.

 

Dans un décret publié ce jeudi, le dicastère pour la Doctrine de la foi, organe chargé de veiller à l'orthodoxie au sein de l'Église catholique forte de 1,4 milliard de membres, a également averti les fidèles à travers le monde que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, basée en Suisse, célèbre désormais les sacrements de manière illicite. Le groupe ultratraditionaliste, qui s'est construit dans l'opposition au Concile de Vatican II, ne peut pas célébrer valablement des mariages ni entendre des confessions, souligne le décret. C'est la deuxième fois que le groupe est ainsi visé par le Vatican qui avait excommunié en 1988 plusieurs de ses prélats pour des motifs semblables avant de voir ces sanctions levées en 2009 sous le pontificat de Benoît XVI, ouvrant une phase de rapprochement avec Rome qui a pris fin ce jeudi. L'enseignement de l'Église veut en effet que seul le pape puisse autoriser la consécration de nouveaux évêques, afin de préserver la continuité avec les douze apôtres de Jésus, considérés comme les premiers prêtres et évêques.

 

Mais le décret est plus ferme qu'attendu. L'Église considère la consécration d'évêques sans autorisation comme une faute d'une gravité telle qu'elle entraîne automatiquement l'excommunication des participants, les plaçant "hors de la communion" ecclésiale et les privant de sacrements jusqu'à repentance. Le texte précise que les deux évêques ayant dirigé l'ordination non autorisée, organisée mercredi en Suisse, ont été excommuniés, de même que les quatre prêtres élevés au rang d'évêques. Mais le Vatican est allé plus loin en affirmant que l'ensemble des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X ainsi que tous les catholiques qui y "adhèrent formellement" sont désormais en situation de schisme et excommuniés. "En ce qui concerne les fidèles laïcs, doivent être considérés comme schismatiques et excommuniés ceux qui adhèrent formellement à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X", dit la note du Dicastère citée par Vatican News.

 

La Fraternité Saint-Pie X rejette les enseignements centraux du concile Vatican II qui a introduit dans les années 1970 d'importantes réformes dans l'Église et cherché à améliorer ses relations avec les juifs et les autres confessions chrétiennes. Le concile a notamment autorisé la célébration de la messe dans les langues locales, jusque-là dite en latin. La Fraternité a rejeté ce changement, invoquant sa préférence pour le rite latin et son caractère solennel. Connue sous le nom de lefebvristes en référence à son fondateur l'archevêque Marcel Lefebvre, la Fraternité affirme compter 733 prêtres dans le monde. Sa direction, en conflit de longue date avec le Vatican, fait valoir qu'elle devait ordonner de nouveaux évêques afin d'assurer sa continuité.

 

Malgré les avertissements de Rome, la Fraternité Saint-Pie-X a consacré des évêques en Suisse sans autorisation papale. Le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin a déclaré mercredi soir à la presse à Rome qu'il s'agissait d'un acte «schismatique», donc source de division. Il a ajouté que le pape Léon XIV y avait déjà fait allusion dans sa lettre adressée aux dirigeants de la Fraternité Saint-Pie-X, et il a affirmé que les décrets du concile Vatican II (1962-1965) sont contraignants. «Le concile Vatican II est une étape majeure de l’histoire de l’Église, qu’il convient de reconnaître et de mettre en œuvre correctement», a déclaré le cardinal secrétaire d’État. La Fraternité Saint-Pie-X défend son action contre la volonté expresse du Vatican., car selon elle les quatre nouveaux évêques ont obtenu «les moyens nécessaires pour préserver le patrimoine sacré de la tradition», a déclaré la direction de la Fraternité à Écône, en Suisse. Ils ont exprimé leur gratitude «à la Vierge Marie, qui a rendu possible cette transmission de la plénitude du sacerdoce – pour la plus grande gloire de Dieu, pour la gloire de la Sainte Église et pour le salut des âmes» (https://www.domradio.de/artikel/bedauern-und-rechtfertigung-nach-bischofsweihen-der-piusbrueder).

 

Le cardinal Parolin a exprimé l'espoir d'une reprise du dialogue. Peine perdue, car de nombreuses tentatives visant à ramener les adhérents du mouvement initié par Mgr Marcel Lefebvre à la pleine communion avec l'Église catholique se sont révélées infructueuses depuis longtemps. Les lefebvristes n’ont jamais voulu revenir, ils voulaient que l’Église soit à leur image. Beaucoup trop leur a été offert, il est maintenant temps d’être ferme avec eux.

 

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Publié le 1 Juillet 2026

religiondigital.org et Efe nous montrent que la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX), une congrégation ultratraditionaliste connue sous le nom de «Lefebvristes», a ordonné quatre évêques ce mercredi dans la ville d'Écône (Suisse) sans l'autorisation du pape, de sorte que les membres de la congrégation seront excommuniés dans un nouveau schisme au sein de l'Église catholique. 

 

Au cœur des montagnes de la vallée du Rhône en Suisse, où près de 15 000 personnes, fidèles et curieux compris, se sont rassemblées pour une cérémonie diffusée sur les réseaux sociaux en plusieurs langues, les «Lefebvristes» ont ignoré les demandes du pape Léon XIV de se retirer et ont célébré les ordinations. Cette congrégation ultraconservatrice, fondée en 1970 par l'archevêque français Marcel Lefebvre, s'oppose à certains préceptes du concile Vatican IILe pape Jean-Paul II avait déjà excommunié son fondateur et les quatre évêques qu'il avait ordonnés en 1988 sans son approbation, tandis que le pape Benoît XVI a levé l'excommunication en 2009 bien qu'ils aient maintenu un bras de fer avec l'Église. La confrérie compte actuellement 733 prêtres, 264 séminaristes, 145 frères et 250 religieuses, parmi lesquels seront choisis les quatre nouveaux évêques : le Suisse Pascal Schreiber, l’Américain Michael Goldade et les Français Michel Poinsinet de Sivry et Marc Hanappier. L’organisation considère déjà la cérémonie comme un événement historique et propose sur son site web des coffrets de vin, des casquettes et autres souvenirs commémoratifs en édition limitée.

 

Hier, mardi, le pape Léon XIV a exhorté les «Lefebvristes» dans une lettre, «avec un esprit paternel» et «de tout son cœur», à «revenir» sur leurs intentions, les avertissant «en dernier recours» d'une excommunication. Cependant, le supérieur général de la FSSPX, Davide Pagliarini, a affirmé dans son homélie à Écône qu'ils seraient prêts à tout pour servir l'Église. «Ils nous considèrent comme des rebelles, mais nous voulons servir l'Église, comme une mère en difficulté qui souffre, parfois même trahie», a-t-il déclaré. «Ils nous accusent de ne pas aimer le Pape, de ne pas le respecter, mais c’est justement parce que nous l’aimons que nous ne voulons pas le voir humilié lorsqu’il se met au même niveau que de faux pasteurs, de fausses religions, comme nous l’avons constaté à plusieurs reprises», a déclaré Pagliarini, faisant référence au dialogue du pontife avec les autres confessions.

 

Le pape et le Dicastère pour la Doctrine de la Foi les ont déjà avertis à plusieurs reprises qu'avec ces ordinations, ils commettraient un «acte schismatique» qui entraînerait l'excommunication des personnes concernées, comme cela s'est déjà produit par le passé. La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X serait séparée de l'Église catholique.  En 2007, le pape Benoît XVI a décidé de libéraliser la messe traditionnelle en latin avec le document «Summorum Pontificum», et en 2009 il a levé l'excommunication des quatre évêques de la Fraternité, mais le pape François, avec le texte «Traditionis custodes» de 2021, a introduit de sévères restrictions à la célébration de la messe traditionnelle.

 

La cérémonie a été présidée par l'Espagnol Alfonso de Galarreta et le Suisse Bernard Fellay, les deux seuls évêques restants parmi ceux consacrés par le fondateur Marcel Lefebvre en 1988, avant leur excommunication par le pape Jean-Paul II, bien qu'en 2009 le pape Benoît XVI ait levé cette excommunication malgré leur conflit persistant avec l'Église. Le supérieur général des Lefebvristes, Davide Pagliarini, a déclaré lors de l'ordination qu'ils seraient prêts à tout pour servir l'Église. Le supérieur de la Fraternité a évoqué une «circonstance tout à fait exceptionnelle», dans la mesure où «depuis le Concile Vatican II jusqu’à aujourd’hui, les autorités de l’Église manifestent une attitude contraire à la foi et agissent à l’encontre de la sainte tradition». C’est un «devoir très grave» que «de transmettre la grâce de l’épiscopat à ces prêtres», a estimé Davide Pagliarani tout en soulignant que, pour eux, «d’éventuelles sanctions ou censures à l’encontre de cet acte n’ont aucune valeur» (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2026-07/lefebvristes-ordinations-episcopales-sans-mandat-pontifical.html).

 

Le père Rafael Felipe, docteur en droit canonique et vicaire aux affaires juridiques du diocèse de Gérone, a expliqué à Flama  que si les ordinations épiscopales lefebvriennes sont «valides», elles sont illicites, puisqu'elles ont été effectuées sans mandat pontifical. «En droit, on distingue la validité de la légalité. Et sur ce point, une ordination sans mandat papal est toujours illicite, contraire à la loi», souligne Felipe, avertissant que si la FSSPX décidait  d'accepter à la fois le magistère issu du concile Vatican II et l'autorité du pape, le processus épiscopal pourrait être annulé sans autorisation de Rome. «S’ils acceptaient tout cela, le pape pourrait lever leur excommunication, mais la grande rébellion dont ils font preuve actuellement rend impossible d’envisager ce scénario à court terme», conclut-il.

 

Cependant, de nombreux catholiques hors d'Écône, y compris des conservateurs et des traditionalistes, se sont opposés à ces consécrations, y voyant un acte de désobéissance grave qui nuit à l'Église. «On ne peut pas servir la tradition tout en désobéissant à l'Église et à son autorité», a déclaré le révérend Robert Gahl, expert en éthique à l'Université catholique d'Amérique (https://www.pbs.org/newshour/nation/defying-pope-leo-xiv-traditionalists-go-ahead-with-bishop-consecrations-in-switzerland).

 

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Publié le 30 Juin 2026

vaticannews.va nous montre ce mardi que le pape Léon XIV a adressé une dernière lettre au supérieur de la Fraternité Saint-Pie X, datée du 29 juin, solennité des saints Pierre et Paul, lui demandant de ne pas procéder à la consécration de quatre nouveaux évêques sans mandat pontifical, prévue à Écône, en Suisse, dans la matinée du 1er juillet.

 

«C’est avec paternité que je souhaite m’adresser à vous – écrit le papeet, à travers vous, aux évêques, aux prêtres, aux séminaristes et aux fidèles liés à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, conscient de la responsabilité que le Seigneur m’a confiée en tant que Successeur de l’Apôtre Pierre. L’Église reconnaît l’attachement à la vie liturgique, l’engagement dans la formation sacerdotale, le zèle apostolique et le désir de fidélité à la Tradition qui caractérisent de nombreuses personnes et communautés liées à cette Fraternité. Cela a motivé l’attitude d’attention et de bienveillance que mes Prédécesseurs vous ont constamment manifestée.»

 

«Dans cet esprit, et rempli d’affection chrétienne – poursuit le Souverain Pontife, je vous demande et vous prie de tout mon cœur: revenez sur vos pas! Je vous exhorte à considérer avec attention le bien spirituel des fidèles, car l’acte schismatique que vous avez l’intention d’accomplir les priverait de la réception licite, voire dans certains cas valide, des sacrements qu’ils aiment et recherchent pour leur sanctification.»

 

«L’Église – peut-on encore lire dans la lettre papale, rédigée en français et adressée au Supérieur général de la Fraternité, le père Davide Pagliaraniest ouverte à un chemin de dialogue et d’entente que le Saint-Esprit peut rendre possible et fécond. Je prie pour vous car déchirer la Tunique sans coutures du Christ est un péché d’une extrême gravité. Que le Seigneur éclaire vos consciences et réveille vos cœurs. En vertu de l’autorité que j’ai reçue du Christ, c’est le cœur attristé, mais encore rempli d’espoir, que je me sens le devoir de vous demander de renoncer à votre projet. Je confie ces intentions au Cœur Immaculé de Marie, Mère du Bon Conseil.»

 

Le pape demande donc une fois de plus aux lefébvristes de renoncer à commettre l’acte schismatique que constituent les consécrations épiscopales sans mandat pontifical, et il est significatif que l’argument le plus fort avancé dans la lettre soit le bien des âmes des fidèles de la Fraternité Saint-Pie X, ce qui rendrait illicites et, dans certains cas (pour la confession sacramentelle et le mariage), même invalides les sacrements.

 

Peine perdu puisque peu avant l'annonce de ses consécrations épiscopales, la Fraternité Saint-Pie-X a répondu à la récente lettre du pape Léon XIV et lui a demandé de faire preuve de clémence. Dans une lettre de réponse datée de mardi et signée par le supérieur général Davide Pagliarani, elle déclare : «C'est pourquoi je vous prie simplement, Votre Sainteté, de bien vouloir apprécier la sincérité de notre intention avant de prendre une décision concernant la Fraternité Saint-Pie-X. Il n'est pas trop tard.» Il fait appel au «cœur paternel du pape», l’appelle au «discernement» et demande un «geste de compréhension du pape», tout en disant au pape que l’Église qu’il dirige est «déchiré par des forces et des courants incompatibles avec un esprit véritablement catholique» (https://katholisch.de/artikel/69276-vor-geplanten-bischofsweihen-piusbrueder-bitten-papst-um-entgegenkommen).

 

Pas probant quand on va rendre son courant schismatique. Le dialogue avec les lefébvristes a été une véritable perte de temps, ce derniers n’ont jamais voulu discuter et ont voulu que l’Église soit à leur image : rabougrie et passéiste. On ne fait pas l’unité avec des personnes qui ne la veulent pas.

 

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