Publié le 12 Mars 2026

katholisch.de nous montre ce jeudi que des associations de femmes catholiques ont présenté une  étude sur le rôle pastoral des femmes dans les paroisses. Cette étude montre que les femmes occupant des postes à responsabilité contribuent à façonner la vie de l'Église par une participation accrue, un leadership dialogique et de nouvelles approches pastorales. «Cette enquête est un premier pas. Elle révèle le potentiel que représente le leadership pastoral des femmes pour l'avenir de l'Église», ont déclaré jeudi les associations de femmes d'Allemagne, d'Autriche et de Suisse.

 

Un sondage a été mené auprès de bénévoles et de membres du personnel permanent de paroisses des trois pays, dirigées par des femmes conformément au droit canonique. Ce sondage portait sur différentes dimensions du leadership pastoral, notamment les styles de leadership participatif, communicatif et d'accompagnement. L'analyse préliminaire repose sur 54 questionnaires remplis. Les résultats montrent que les femmes occupant des postes de responsabilité pastorale transforment l'image de l'Église. Elles privilégient un leadership participatif, encouragent l'engagement et renforcent la responsabilité partagée. Parallèlement, des défis structurels apparaissent, tels que des droits limités au sein du modèle de leadership clérical, la dépendance envers les hommes ordonnés, ainsi que l'étendue de nombreuses zones pastorales et la charge de travail qui en découle. D’après l’étude, le leadership féminin est largement perçu comme un atout : crédible, dialogique, pragmatique et tourné vers l’avenir. Globalement, l’étude confirme que les femmes occupant des postes de direction contribuent à façonner l’Église par une synodalité accrue, une participation plus active et un exercice du pouvoir volontairement mesuré.

 

L'étude a été initiée par les associations féminines catholiques suivantes : Fédération des femmes catholiques allemandes (KDFB), Communauté des femmes catholiques d'Allemagne (KFD), Mouvement des femmes catholiques d'Autriche (KFBö), Fédération des femmes de Suisse et Mouvement des femmes catholiques du Tyrol du Sud (KFB). L'idée a émergé lors de leur assemblée générale annuelle en avril 2025. Elle s'intéressait à l'impact de la présence de femmes à la tête des paroisses. Le débat a été lancé par la religieuse française Nathalie Becquart, sous-secrétaire du Secrétariat du Synode du Vatican. Un groupe de travail inter-associations a ensuite élaboré le questionnaire.

 

Et katholisch.de (https://katholisch.de/artikel/67642-leitender-pfarrer-fordert-pflichtzoelibat-beenden) nous montre aussi que le doyen de la ville de Stuttgart, Christian Hermes, estime que l'Église catholique n'a pas sa place dans la vie privée des particuliers en soulignant son engagement à promouvoir une vision différente et plus positive de la sexualité au sein de l'Église catholique, et en décrivant la dissimulation et l'impunité dont jouissent les auteurs de violences et d'abus sexuels au sein de l'Église comme un danger fondamental pour celle-ci.. La confiance ne peut être rétablie que par la transparence et l'honnêteté, a-t-il affirmé. Il estime que l'Église catholique en Allemagne – contrairement à d'autres pays européens – est désormais sur la bonne voie à cet égard. Il est également d'avis que l'obligation de célibat pour les prêtres doit être abolie – une mesure facilement réalisable. Il ne craint pas qu'il n'y ait plus d'église ni de catholiques en Allemagne d'ici quelques décennies.

 

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Publié le 11 Mars 2026

domradio.de nous montre ce mercredi 11 mars 2026 que si l'Église se préoccupe avant tout d'elle-même, elle manque à sa mission auprès de l'humanité. Cette idée était au cœur du discours du pape Léon XIV lors de l'audience générale des pèlerins venus de tous les continents, mercredi. Contrairement au peuple d'Israël, l'Église est composée de personnes de toutes les nations, a expliqué le pape. Ce qui les unit, ce n'est ni la langue, ni l'origine ethnique, ni la culture, mais la foi en Jésus-Christ et l'appartenance à sa communauté. C'est pourquoi l'Église, peuple de Dieu, se distingue de toutes les nations de la terre. Ceux qui appartiennent à ce peuple ne s'attachent ni au mérite ni aux titres.  «Seule compte notre union avec le Christ, Sauveur de tous les peuples», expliquait le pape Léon XIV. C’est pourquoi l’Église «ne doit jamais être repliée sur elle-même, mais est ouverte à tous et présente pour chacun», a souligné le pape. L’Église est appelée à se manifester à tous les peuples et en tous temps.

 

Le pape Léon XIV a poursuivi : «Cela signifie qu’il y a et qu’il doit y avoir une place pour tous dans l’Église, et que chaque chrétien est appelé à proclamer l’Évangile.» L’Église manifeste son catholicisme en «accueillant les richesses et les ressources des différents peuples tout en leur offrant la nouveauté de l’Évangile.»  Le pape a conclu par ces mots : «C’est un grand signe d’espérance – surtout en ces temps marqués par les guerres et les conflits – de savoir que l’Église est un peuple au sein duquel, grâce à la force de la foi, des personnes de nationalités, de langues et de cultures différentes vivent ensemble.»  Ainsi, l’Église est un signe prophétique pour toute l’humanité, appelée à la paix et à l’unité.

 

Enfin, domradio.de (https://www.domradio.de/artikel/papst-leo-xiv-gedenkt-der-opfer-der-luftangriffe-nahost) nous montre aussi le pape Léon XIV a rendu hommage au prêtre libanais Pierre El-Rahi, tué lundi lors d'une attaque israélienne dans le sud du Liban. «Le père Pierre était un véritable pasteur et est toujours resté auprès de son peuple», a déclaré le pape mercredi à l'issue de l'audience générale sur la place Saint-Pierre.  Le pape Léon XIV a souligné qu'il se sentait lui-même proche de tout le peuple libanais en ces temps de grande souffrance. Concernant la guerre en Iran, il a déclaré : «Continuons de prier pour la paix en Iran et dans tout le Moyen-Orient, en particulier pour les nombreuses victimes civiles, parmi lesquelles de nombreux enfants innocents.»

 

Lundi soir, le pape avait déjà présenté ses condoléances à toutes les victimes des récentes frappes militaires au Moyen-Orient. Il a déploré le sort de nombreuses personnes innocentes, dont de nombreux enfants, selon un communiqué publié par le Bureau de presse du Vatican sur Telegram.  Il a également déclaré avoir une pensée pour tous ceux qui leur avaient apporté leur aide, comme le prêtre maronite Pierre El-Rahi, tué lundi après-midi à Qlayaa. Il suit les événements avec inquiétude et prie pour une fin rapide des hostilités, a affirmé le pape Léon XIV.

 

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Publié le 10 Mars 2026

katholisch.de nous montre ce mardi que le Vatican a publié une étude soulignant l'urgence de clarifier la «question des femmes» au sein de l'Église catholique. Commandée par le pape François lors du Synode pour l'évangélisation des femmes (2023-2024), sous l'égide du Dicastère pour la doctrine de la foi, cette étude de 74 pages constate un malaise chez de nombreuses femmes quant à leur participation à la vie de leur paroisse, notamment au regard des opportunités qui s'offrent à elles dans le monde séculier. Ce phénomène ne se limite en aucun cas aux sociétés occidentales et a conduit un nombre croissant de femmes à ne plus se reconnaître comme catholiques. Le texte indique : «Un nombre croissant de femmes de tous âges et de différentes parties du monde ne se sentent plus chez elles dans la maison du Seigneur, au point de la quitter définitivement.»

 

Le groupe d’étude recommande donc de «reconnaître que la “question des femmes” est un signe des temps, en ce sens que l’Esprit Saint s’exprime à travers elle». C’est pourquoi un changement de mentalité est nécessaire à tous les niveaux de l’Église. «La situation actuelle met la communauté ecclésiale à l’épreuve; elle doit choisir : soit elle subira les changements de la société, soit elle agira de manière proactive pour se transformer et donner ainsi à ce changement une signification plus large et plus profonde.» Le groupe d'étude conseille toutefois aux femmes de ne céder ni à la peur ni à la précipitation. Sans formuler de recommandations précises, il souligne également que de nombreuses femmes, tant dans la Bible que dans l'histoire de l'Église, ont exercé, et exercent encore, une influence considérable au sein de celle-ci.

 

Le document demande aussi un changement de mentalité ecclésiale, imprégnée de «cléricalisme» et de «machisme» afin d’amener la reconnaissance des charismes et des vocations des femmes, et recommande une plus grande attention aux codes linguistiques dans l'enseignement, la catéchèse et les documents, tout en soulignant, à cet égard, l'importance de «décrire le rôle des femmes dans la vie de l'Église à partir de la réalité dans son intégralité, éclairée par la foi, en dépassant une vision limitée à certaines caractéristiques, telles que la maternité, la tendresse ou les soins, qui occulte d'autres qualités féminines tout aussi importantes, telles que les talents de leadership et de conseil, les capacités d'enseignement, d'écoute ou de discernement» (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2026-03/synode-rapport-sur-les-femmes-groupe-d-etude-5.html).

 

«Il faut du courage, de l’accompagnement et de la patience pour introduire des changements progressifs qui préservent la communion ecclésiale, éliminent la discrimination et bâtissent des communautés qui valorisent les dons et les charismes de chaque personne, homme et femme.» Telle est l’une des principales conclusions du Groupe d’étude 5 du Synode sur la participation des femmes à la vie et à la gouvernance de l’Église, présentée cet après-midi par le Secrétariat général du Synode (https://www.religiondigital.org/vaticano/vaticano-valentia-paciencia-mujeres-iglesia-sinodo_1_1445762.html).

 

Les papes François et Léon XIV ont démontré, par la nomination de femmes à des postes clés au Vatican, qu'il est possible de conférer une telle autorité à des femmes sans qu'elles soient ordonnées. L'étude décrit la question de savoir si l'Église catholique possède un «principe pétrinien» réservé aux hommes et un «principe marial» correspondant à la nature féminine comme une controverse non résolue.

 

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Publié le 9 Mars 2026

José Manuel Vidal nous montre ce lundi 9 mars 2026 sur religiondigital.org que le cardinal Blase J. Cupich, archevêque de Chicago , a lancé l'une des critiques les plus virulentes de l'Église américaine à l'encontre de la Maison-Blanche de Trump, suite à la diffusion d'une vidéo de propagande sur la guerre contre l'Iran le 5 mars sur le compte officiel de la Maison Blanche, intitulée «LA JUSTICE À L'AMÉRICAINE», qui mélange de véritables images d'attaques en Iran avec des scènes de films d'action et de jeux vidéo. Dans une déclaration intitulée «Un appel à la conscience», Cupich accuse l'administration de transformer le conflit en «divertissement» et «de traiter les bombardements comme s'il s'agissait d'un  jeu vidéo», banalisant ainsi la mort de soldats américains et de civils iraniens, soulignant souligne que, pendant que ce montage triomphaliste est en cours de montage, «plus d'un millier d'hommes, de femmes et d'enfants iraniens et sept soldats américains gisent morts après des jours de bombardements». «Notre gouvernement instrumentalise les souffrances du peuple iranien pour se divertir», dénonce-t-il, avertissant que cette esthétisation de la violence nous rend «accros au spectacle des explosions» et «insensibles au véritable coût de la guerre».

 

Le texte de Cupich, publié le 8 mars, dépasse le cadre de la vidéo en question et interpelle les catholiques et la société américaine sur le plan moral. «Nous vivons à une époque où la distance entre l'horreur de la guerre et nos écrans se réduit à un simple glissement de doigt», constate-t-il, avertissant que si nous acceptons que la guerre soit présentée comme un divertissement, «nous risquons de perdre le don le plus précieux que Dieu nous ait fait : notre humanité». Le cardinal rappelle que la doctrine sociale de l’Église exige «le strict respect du droit international, la protection de la population civile et la recherche constante de solutions diplomatiques», et insiste sur le fait que la paix ne se construit pas «par des menaces mutuelles ou par des armes qui sèment la destruction, la douleur et la mort», mais par «un dialogue raisonnable, authentique et responsable». Faisant écho aux appels du pape Léon XIV à mettre fin à l'escalade au Moyen-Orient, Cupich exhorte les croyants à ne pas laisser «les loyautés partisanes remplacer l'Évangile» et à retrouver la capacité de compatir avec les victimes «quel que soit le côté de la frontière où elles sont nées».

 

Israël a annoncé ce lundi 9 mars mener de nouvelles frappes en Iran contre « des infrastructures du régime », et à Beyrouth, au Liban, contre des cibles du Hezbollah. L'Iran continue de répliquer par des attaques dans la région du Golfe. Dimanche soir, l'Assemblée des experts de la République islamique d'Iran a nommé le fils d'Ali Khamenei, Mojtaba Khamenei, comme nouveau guide suprême. Ce lundi dans un communiqué, l'armée israélienne annonce des frappes simultanées à Téhéran, Ispahan et dans le sud de l’Iran (https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20260309-en-direct-guerre-au-moyen-orient-isra%C3%ABl-annonce-mener-de-nouvelles-frappes-%C3%A0-beyrouth-et-en-iran).

 

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Publié le 8 Mars 2026

José Manuel Vidal dans religiondigital.org ce dimanche 8 mars 2026 nous montre qu’après l'Angélus et après avoir dénoncé les «épisodes de violence et de dévastation» qui continuent d'affluer d'Iran et de tout le Moyen-Orient, ajoutant à ce climat constant de haine et de peur la crainte que le conflit ne s'étende à d'autres pays de la région, y compris le Liban bien-aimé, le pape Léon XIV s'est écrié d'une voix puissante et prophétique : «Que le grondement des bombes cesse, que les armes se taisent, que des espaces de dialogue s'ouvrent dans le contexte de la violence et du conflit, et que vienne le moment où la voix du peuple pourra être entendue.»

 

À l'occasion de la Journée internationale des femmes, il a également exprimé son espoir «que l'égalité des hommes et des femmes soit reconnue» et a manifesté sa solidarité, avant tout, avec celles et ceux qui «subissent des violences».  Il faut dire que la Journée internationale des droits des femmes, ce dimanche 8 mars, se déroule dans un contexte de remise en cause de l’égalité par les masculinistes. Très présents sur les réseaux sociaux, ces derniers s’en prennent désormais aux associations qui s’occupent des victimes de violences (https://www.la-croix.com/societe/les-droits-des-femmes-sont-ils-menaces-par-la-montee-du-masculinisme-20260308).

 

Mais ce 8 mars, les femmes du monde entier ne se battent pas seulement pour leurs droits; elles militent aussi au sein même de l'Église. Quatre femmes originaires du Madagascar comme Sœur Solange qui s'efforce d'encourager les femmes de son entourage à s'engager et à faire entendre leur voix, d'Inde comme la théologienne indienne Virginia Saldanha qui a défendu les droits des femmes travaillant dans les maisons des prêtres et la protection des femmes contre les abus sexuels commis par des prêtres, de Pologne comme Iza Mościcka qui défend un groupe bien précis de femmes dépendantes des structures ecclésiastiques, les religieuses qui envisagent de quitter leur ordre, et des États-Unis comme Kate McElwee, de la Women's Ordination Conference, une organisation américaine qui milite désormais à l'échelle mondiale pour l'ordination des femmes, s'efforce de convaincre le Vatican d'autoriser cette ordination, illustrent la diversité de cet engagement (https://katholisch.de/artikel/67540-aktivistin-die-kirche-ist-das-groesste-patriarchat-der-welt).

 

 José Manuel Vidal nous montre aussi dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/leon-xiv/papa-angelus-insta-creyentes-servir_1_1445524.html) que dans son allocution précédant l'Angélus, le pape Léon XIV affirmait que, comme dans la parabole de la Samaritaine, «Jésus est, en effet, la réponse de Dieu à notre soif» et à la soif du peuple. C'est pourquoi il nous invitait à être attentifs aux «surprises de Dieu», car la moisson est abondante et, parfois, les ouvriers sont peu nombreux, «parce qu'ils sont absorbés par d'autres activités». Leur mission essentielle, cependant, est d'être attentifs à la vie, afin de «servir l'humanité assoiffée de vérité et de justice».

 

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Publié le 7 Mars 2026

SudOuest.fr avec l’AFP nous montrent ce samedi  que le pape Léon XIV, face aux défis migratoires et aux conflits internationaux, désigne un nouvel ambassadeur aux États-Unis, à un moment de tensions diplomatiques liées à la guerre menée par l’administration Trump en Iran et à sa politique migratoire radicale. L’archevêque Gabriele Caccia, âgé de 68 ans et auparavant ambassadeur du Saint-Siège auprès des Nations unies à New York, a été nommé nonce apostolique à Washington, a indiqué le Vatican dans un communiqué. Il remplace le cardinal Christophe Pierre, qui prend sa retraite à l’âge de 80 ans.

 

Mgr Caccia s'est dit «honoré et profondément reconnaissant de la décision du Saint-Père» de le nommer nonce dans le pays et dans l'Église où le Pape lui-même «est né et a grandi». Il accueille «cette mission avec joie et impatience»: une mission, souligne-t-il, «au service de la communion et de la paix» qui commence l'année du 250e anniversaire de la naissance des États-Unis. Il se dit donc «encouragé par la chaleur et l'ouverture» dont il a déjà fait l'expérience de la part de l'Église locale, du peuple et des institutions de ce pays qu'il a eu l'occasion de connaître au cours de ses années de service aux Nations unies à New York (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2026-03/nomination-nonce-apostolique-etats-unis.html).

 

Le pape Léon XIV fait face à un paysage fracturé dans son pays natal, où le débat s’enflamme autour de la question migratoire et des violences policières, avec une polarisation idéologique jusque dans les rangs de l’Église. Depuis son élection en mai, le pape Léon XIV, né à Chicago, a pris une position claire contre certaines décisions de l’administration du président américain Donald Trump, tout en maintenant ouverts les canaux de communication. Il a notamment dénoncé le traitement «inhumain» réservé aux migrants, appelé au dialogue au Venezuela et déploré début janvier une «diplomatie de la force». Dimanche, il a également exhorté les parties à mettre fin à la «spirale de la violence» dans la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes aériennes conjointes israéliennes et américaines contre l’Iran, et les a exhortées à «assumer la responsabilité morale de stopper cette spirale de la violence avant qu’elle n’entraîne une fracture irréparable».

 

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Publié le 6 Mars 2026

José Lorenzo nous montre dans religiondigital.org ce vendredi que dans son effort résolu pour ne pas oublier les enseignements émanant de Vatican II encore remis en question aujourd'hui par certains secteurs ecclésiastiques, le pape Léon XIV lors de sa catéchèse devant plus de dix mille personnes rassemblées place Saint-Pierre, a repris sa réflexion sur les documents conciliaires, à cette occasion intitulée «Lumen gentium» qui met en avant que l'Église vit dans un paradoxe : «elle est une réalité à la fois humaine et divine, qui accueille l'homme pécheur et le conduit à Dieu.».

 

Pour ce dernier, l’Église est «faite de personnes concrètes qui, parfois, manifestent la beauté de l’Évangile et, à d’autres moments, se lassent et commettent des erreurs, comme tout le monde. Or, c’est précisément à travers ses membres et leurs limites terrestres que se manifestent la présence du Christ et son action salvifique», et «Il n’y a pas d’Église idéale et pure, séparée de la terre, mais seulement l’unique Église du Christ, incarnée dans l’histoire. C’est ce qui constitue la sainteté de l’Église : le fait que le Christ y demeure et continue de se donner à travers la petitesse et la fragilité de ses membres», a déclaré le pape Léon XIV, exhortant chacun à «continuer aujourd’hui encore à édifier l’Église : non seulement en organisant ses formes visibles, mais aussi en construisant cet édifice spirituel qu’est le corps du Christ, par la communion et la charité entre nous.».

 

Enfin, José Lorenzo nous montre aussi sur religiondigital.org que deux ans après la Réunion des laïcs sur la Première Proclamation, la Conférence épiscopale espagnole (CEE) ouvre un pare-feu au sein du laïcat espagnol diversifié avec une note doctrinale, car elle a constaté que ce qui remplit les paroisses montre des signes d'être contaminé par l'évangélisme américain comme l'expérience de la foi que Tamara Falcó et d'autres influenceurs et YouTubeurs de renom ont fait connaître, et qui remplissent désormais les auditoriums à la manière de certains groupes évangéliques ou de célébrités qui participent à des défis sur des applications chrétiennes pour, par exemple, vivre ce temps de Carême.

 

Ils l'ont même portée à l'attention du pape lors de l'audience qu'il a accordée au Comité exécutif en novembre dernier, la même audience où le pape Léon XIV les avait mis en garde contre les dangers de l'idéologisation de la foi, un écueil qui sous-tend également la pratique évangélique que Robert F. Prevost connaît si bien, tant pour l'avoir vécue dans son pays natal, les États-Unis, que dans son pays d'adoption, le Pérou. Des groupes comme Éphphatha, Emmaüs, Hakuna, Bartimée, des séminaires «Vie dans l’Esprit»… ont été fortement critiqué pour leur excès d’émotivité et leur manque d’engagement dans les paroisses. L’objectif de cette déclaration est de corriger cet «appel excessif aux émotions» et la «vive inquiétude» qui en découle, d’autant plus que les évêques mettent en garde contre le risque d’abus spirituels liés à de tels états émotionnels.

 

Les évêques préfèrent déployer des efforts ces dernières années pour promouvoir le catholicisme à travers l'initiative Cuatro40, et que l'Action catholique ait pris des mesures importantes en matière de restructuration et de consolidation, mais il est difficile de lutter contre l’émotionnalisme religieux de ces églises parallèles, et c'est pourquoi la déclaration de la commission épiscopale insiste sur la formation, tandis que sur le plan liturgique, les évêques mettent en garde contre toute dérive.

 

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Publié le 5 Mars 2026

katholisch.de nous montre ce jeudi  5 mars 2026 que dans un ouvrage récemment paru, l'ancien cardinal de la Curie, Robert Sarah (80 ans), critique vivement l'évolution de l'Église occidentale désignant sans détour l’Église européenne comme patient malade qui tenterait d’exporter ses lubies libérales au reste d’une Église mondiale qui tient encore debout (https://www.la-croix.com/religion/dans-2050-le-cardinal-robert-sarah-en-critique-d-un-pontificat-innommable-20260303). Il y décrit un relativisme et des divisions. À titre d'exemple, il cite le document de bénédiction du Vatican de 2023, «Fiducia Supplicans», qui autorise la bénédiction des homosexuels en dehors de la liturgie. Il inclut également le Chemin synodal allemand dans sa critique.

 

Dans le même temps, Sarah met en garde contre un «athéisme silencieux et insidieux», qu'il juge plus dangereux que l'athéisme déclaré. Cette dernière forme, affirme-t-il, érode la foi des chrétiens de l'intérieur : «Les gens disent croire, mais ils vivent comme si Dieu n'existait pas», déclare Sarah. Le livre d'entretiens avec le journaliste français Nicolas Diat s'intitule «2050», en référence à la prochaine année jubilaire ordinaire de l'Église catholique. Il reproche aussi à l’Église de s’être laissé absorber par l’écologie, les migrations, le dialogue culturel… Autant de thèmes légitimes dans l’ordre temporel, dit-il, mais qui ont relégué ce qui devrait être premier : la centralité et la primauté du Christ, la liturgie comme espace sacré soustrait aux modes, la doctrine comme dépôt de la foi intouchable (https://www.la-croix.com/religion/dans-2050-le-cardinal-robert-sarah-en-critique-d-un-pontificat-innommable-20260303).  

 

Ces propos ne sont pas du tout en phase avec ceux du pape Léon XIV qui a reçu en audience le 2 mars pour la première fois l'archevêque Stanislav Přibyl, le nouvel archevêque de Prague et l’a interrogé au sujet de son nouveau ministère. Même dans une Église aussi polarisée que l'Église tchèque, observe-t-il, les premiers mots du pape Léon, qui évoquent le salut pascal de Jésus, «La paix soit avec vous», sont particulièrement inspirants. Selon l'archevêque Přibyl, l'attitude du pape et son écoute sont exemplaires, notamment pour annoncer l'Évangile aux contemporains, à ceux qui se considèrent comme non-croyants – un engagement primordial pour l'archevêque de Prague. Enfin, pour l'archevêque Přibyl, il s’agit de «traduire l’Évangile, la vérité immuable sur Jésus-Christ, notre Seigneur, à notre monde, de telle sorte que rien d’essentiel ne soit perdu et qu’en même temps il soit exprimé d’une manière attrayante qui suscite l’intérêt, grâce au fait que nous le vivons et pouvons en parler non seulement dans notre langage ecclésiastique.» (https://www.religiondigital.org/mundo/stanislav-pribyl-importante-traducir-evangelio_1_1445102.html).

 

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Publié le 4 Mars 2026

la-croix.com (avec l’AFP) nous montre ce mercredi que le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, a dénoncé mercredi 4 mars le concept de «guerre préventive» utilisé par les États-Unis contre l’Iran, estimant qu’il risque d'«embraser le monde entier». Le numéro deux du Saint-Siège y voit une «dégradation du droit international» qui est «profondément inquiétante : la justice a été remplacée par la force, la force du droit par la loi du plus fort, avec la conviction que la paix ne peut être atteinte qu’après l’anéantissement de l’ennemi.

 

Évoquant les récentes manifestations réprimées en Iran, Mgr Parolin a déclaré que «les aspirations des peuples doivent être prises en compte et garanties dans le cadre juridique d’une société qui assure à chacun la liberté d’expression et le droit à la liberté d’expression publique, ce qui vaut également pour le cher peuple iranien». «Parallèlement, on peut se demander si nous croyons vraiment que la solution puisse venir du lancement de missiles et de bombes», a ajouté le cardinal, sans jamais nommer les États-Unis.

 

Devant la Villa Barberini, la résidence de Castel Gandolfo où, il a passé la journée de mardi entre repos et travail, le pape Léon XIV a, lui, appeler à «prier pour la paix, œuvrer pour la paix, pour moins de haine. La haine ne cesse de croître dans le monde». Il a aussi encouragé à «promouvoir véritablement le dialogue» et à «rechercher des solutions pacifiques aux problèmes». Au début de l’année, le pape Léon XIV avait déjà dénoncé, en recevant le corps diplomatique, le fait que «la guerre est revenue à la mode». «On ne recherche plus la paix comme un don et un bien désirable en soi (…) mais on la recherche par les armes, comme condition pour affirmer sa propre domination», avait dénoncé le chef de l’Église catholique, sans citer directement de pays.

 

En Iran, les obsèques nationales de l'ayatollah Ali Khamanei, prévues ce mercredi 4 mars, ont été reportées, selon la télévision d'État. De son côté, Israël a annoncé avoir lancé une «large vague  de frappes sur l'Iran, alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans son cinquième jour. Le Liban n'est pas en reste : de nombreuses détonations ont été entendues dans le pays et, pour la première fois, le Hezbollah a dit mener des affrontements «directs» avec des soldats israéliens. L'Iran continue en représailles de lancer des missiles contre Israël et sur les pays du Golfe. L'impact grandissant du conflit régional fait flamber le prix du pétrole et effraie les marchés (https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20260303-en-direct-guerre-au-moyen-orient-forte-explosion-entendue-%C3%A0-beyrouth-apr%C3%A8s-des-salves-de-missiles-vers-isra%C3%ABl).

 

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Publié le 3 Mars 2026

Fionn Shiner nous montre dans son article du lundi 2 mars 2026 sur cruxnow.com que face à la polarisation politique croissante en Europe, un archevêque espagnol a averti que l'Église devait éviter d'être entraînée dans des «conflits partisans» tout en continuant de mettre l'accent sur les valeurs chrétiennes face à une rhétorique polarisante.

 

Dans une interview exclusive accordée à Crux Now, l'archevêque Joan Planellas de Tarragone – et président de la Conférence épiscopale de Tarragone, une assemblée régionale d'évêques catalans créée en 1969 – a également déclaré que les valeurs chrétiennes sont «enracinées dans la fraternité, la justice sociale et le respect des droits de l'homme».

 

«Lorsqu’un groupe politique, quelle que soit son orientation, propage une rhétorique qui exclut, polarise ou engendre la peur envers ceux qui sont différents, l’Église se doit d’adopter une position critique et prophétique», a-t-il déclaré. «Cela ne signifie pas entrer dans un conflit partisan, mais plutôt rappeler que les valeurs chrétiennes sont enracinées dans la fraternité, la justice sociale et le respect des droits de l’homme, au-delà des idéologies», a également déclaré l’archevêque.

 

Planellas a également déclaré qu'à la suite de la régularisation de 500 000 migrants en Espagne plus tôt cette année, le rôle de l'Église est de «rappeler à tous que le migrant n'est pas un problème, mais un frère ou une sœur». Planellas a ensuite exposé ses espoirs concernant la visite du pape Léon XIV en Espagne cet été qui selon lui permettra «à l'Église de sortir de sa propre structure et de porter un regard neuf sur la réalité, empreint d'espérance évangélique».

 

Il a aussi expliqué pourquoi les Espagnols ne sont plus automatiquement catholiques dans une «une société très sécularisée qui est, en même temps, très attentive à la cohérence éthique et sociale» et a donné un aperçu du raisonnement derrière une décision récente des évêques de Catalogne d'autoriser le gouvernement local à utiliser les bâtiments de l'église pour atténuer la crise du logement qui est de «Mettre à disposition des bâtiments ecclésiastiques actuellement inutilisés pour les offices est une manière concrète de vivre sa doctrine sociale» et de «collaborer à un projet qui place la personne au centre et montre que la foi s’exprime aussi par des engagements sociaux concrets».

 

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