vaticannews.va nous montre dans son article du vendredi 13 septembre 2024 que dans le vol Singapour-Rome, le pape François a répondu aux journalistes qui l'accompagnent répondant d’abord aux questions sur son voyage vantant Singapour comme «un pays développé, des gens polis, une ville propre, des grands gratte-ciels. Une grande culture interconfessionnelle aussi. La rencontre interreligieuse à laquelle j'ai assisté à la fin était un modèle de fraternité», et en parlant des migrants, il a «vu des gratte-ciels pour les ouvriers. Des gratte-ciels luxueux et d'autres qui sont biens, propres, j'ai beaucoup aimé ça. Je n'ai pas senti de discrimination». Il a été également «impressionné par la culture avec les étudiants» et le «rôle international d'une capitale qui attire les cultures».
Pour le Timor-Oriental, il y a vu «une culture simple, familière et joyeuse», un pays où «il y a beaucoup d'enfants», et pour la croissance des sectes dans le pays, le pape fait «une distinction entre religion et secte. La religion est universelle, quelle qu'elle soit. La secte est restrictive, c'est un petit groupe qui a toujours une autre intention», et il heureux que le pays fait face à celles-ci. Alors que pour l’Indonésie, il dit qu’elle «est un pays en voie de développement et que l'une des choses qu'il faut peut-être développer est la relation social», et pour la Papouasie-Nouvelle-Guinée, il a aimé le pays et y a vu un pays en grand développement et «le développement de l'art est impressionnant et à Vanimo aussi». Il s’est félicité de l'accord avec Pékin dont «Le résultat est bon. Même pour la nomination des évêques, le travail se fait avec bonne volonté» : la Chine est un grand pays qu’il admire et respecte, pour lui c’est une promesse et une espérance pour l'Église.
Sur les élections américaines : entre Harris et Trump, il a invité chacun à choisir en conscience tout en disant qu’«il faut choisir le moindre mal», un choix difficile pour le pape François, car pour lui : «Tous deux sont contre la vie, aussi bien celui qui rejette les migrants que celui qui tue les enfants». Cela a permis au pape de clairement condamner l'avortement car «Pratiquer un avortement, c'est tuer un être humain» même si l'OMS n’est pas du même avis et estime qu'un fœtus de moins de 22 semaines n'est pas viable (https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2021-03/26-3.pdf), tout comme le rejet des migrants, car pour lui «ne pas donner aux migrants la possibilité de travailler, ne pas les accueillir est un péché, et un péché grave», et «Celui qui ne prend pas soin du migrant commet un péché, un péché aussi contre la vie et contre les personnes». Appelée à commenter ces propos, la porte-parole de la Maison Blanche a estimé que "le pape parle pour lui-même" (https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20240914-pr%C3%A9sidentielle-am%C3%A9ricaine-le-pape-fran%C3%A7ois-accuse-trump-et-harris-d-%C3%AAtre-contre-la-vie).
Il aussi évoqué le drame des civils tués dans une frappe aérienne israélienne sur une école transformée en abri pour des Palestiniens déplacés par la guerre (https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20240911-gaza-14-morts-dans-une-frappe-isra%C3%A9lienne-sur-une-%C3%A9cole-selon-la-d%C3%A9fense-civile) qui a tué 18 personnes, dont des travailleurs de l'ONU voyant que «Tout cela est grave, grave, grave» et «ne trouve pas que des mesures soient prises pour faire la paix», finalement pour le pape : «En fin de compte, qui gagnera la guerre connaîtra une grande défaite. La guerre est toujours une défaite, toujours, sans exception». Le pape s’est permis un propos pour l’abolition de la peine de mort, car pour lui : «La peine de mort ne fonctionne pas. Nous devons l'éliminer lentement, lentement. De nombreux pays l’ont encore en vigueur, mais n'appliquent pas la sentence. Aux États-Unis, c'est la même chose. Mais il faut mettre un terme à la peine de mort, elle ne marche pas.»
Pour la rumeur que le pape se rendrait à Paris pour l'inauguration de Notre-Dame en décembre, ce dernier a tenu à démentir en disant : «je n'irai pas à Paris, je n'irai pas à Paris». Pour l'abbé Pierre, fondateur d'Emmaüs, il le désigne comme «un vilain pécheur», même s’il «a fait beaucoup de bien», signalant que Rome savait pour les violences sexuelles commises par le fondateur d’Emmaüs au moins depuis sa mort, en 2007, alors plusieurs lettres de hauts dignitaires de l’Église en France, se trouvant dans les archives de l’Église mises depuis jeudi à disposition par la conférence des évêques de France, semble attester qu’ils étaient eux aussi au courant des agissements de l’abbé Pierre (https://www.liberation.fr/societe/religions/le-pape-admet-que-le-vatican-etait-au-courant-des-accusations-visant-labbe-pierre-un-terrible-pecheur-20240913_U6CNGKO3XJGUJJFOWUDAUECWRE/), et pour lui «La lutte contre les abus est quelque chose que nous devons tous faire. Mais pas seulement contre les abus sexuels, contre tous les types d'abus : abus sociaux, abus éducatifs, changement de mentalité, suppression de liberté. L'abus est à mon avis une chose démoniaque, car tout type d'abus détruit la dignité de la personne, tout type d'abus tente de détruire ce que nous sommes tous: l'image de Dieu. Je suis heureux quand ces cas se révèlent.»
Le pape s’est entretenu sur la situation au Venezuela et espère que «le gouvernement et le peuple fassent tout pour trouver un chemin vers la paix» tout en disant que «les évêques ont parlé et que le message des évêques est bon», tout cela dans un contexte tendu, car les États-Unis ont annoncé, jeudi 12 septembre, une nouvelle salve de sanctions contre le Venezuela visant seize responsables proches du président sortant Nicolas Maduro, et le chef du gouvernement espagnol a par ailleurs reçu jeudi l’opposant vénézuélien Edmundo Gonzalez Urrutia, réfugié depuis dimanche à Madrid, dans un contexte tendu avec Caracas (https://www.lemonde.fr/international/article/2024/09/12/venezuela-les-etats-unis-maintiennent-la-pression-sur-le-president-sortant-nicolas-maduro-avec-de-nouvelles-sanctions_6315307_3210.html), et pour son voyage en Argentine, cela n’a pas encore été décidé et il aimerait «y aller, c'est mon peuple, j'aimerais y aller, mais ce n'est pas encore décidé. Il y a plusieurs choses à résoudre avant». Il pense aussi à une escale aux îles Canaries, car «il y a là-bas des situations de migrants qui viennent par la mer et j'aimerais être proche des dirigeants et du peuple».
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