Jesús Bastante nous montre ce samedi sur religiondigital.org que le pape qui a a clôturé le deuxième consistoire extraordinaire, déplore la tragédie vénézuélienne vécue par «le peuple vénézuélien, si durement touché par le violent tremblement de terre de ces derniers jours», et appelle à la solidarité de la communauté internationale envers cette nation bien-aimée l’assurant de ses «prières pour les victimes, pour leurs familles et pour tous ceux qui souffrent des conséquences de cette tragédie». Pour aller droit au but, le pape Léon XIV a exprimé sa «profonde gratitude» aux cardinaux présents pour «la liberté, la fraternité et le sens ecclésial avec lesquels vous avez participé à notre travail». «Je retiens non seulement le contenu de vos réflexions, mais aussi l’expérience qui les a rendues possibles», a souligné Prevost, ajoutant que «voir des cardinaux issus d’Églises, de cultures et de situations si diverses s’écouter et chercher ensemble ce qui sert le mieux l’Évangile a été pour moi une source de réconfort et d’espoir.»
Il réaffirme le caractère synodal de l’Église qui «naît de la rencontre, s’épanouit dans l’écoute et mûrit dans le discernement» et dans la qualité de ces rencontres, aussi «Lorsque nous nous écoutons les uns les autres avec humilité et liberté, en laissant place à l’Esprit, nos conversations ne restent pas un simple échange d’idées, mais deviennent un lieu de conversion, où nous grandissons ensemble dans la fidélité au Seigneur», le multilatéralisme qui est une réponse à la guerre, «afin que les peuples puissent à nouveau apprendre à œuvrer ensemble pour le bien commun de toute l’humanité.», et la participation grâce «à cette «culture de coopération», qui se développe «grâce au dialogue œcuménique et interreligieux, lequel n’altère pas notre identité chrétienne, mais nous permet au contraire de servir ensemble le bien commun et la paix.»
Le pape a accueilli avec un intérêt particulier «votre insistance sur la doctrine sociale de l’Église», qui «n’offre pas de solutions préétablies, mais éduque l’Église à une manière évangélique de vivre la réalité, de l’interpréter et de guider l’action de manière responsable». Parallèlement, il a souligné la nécessité de considérer le «bien commun » non seulement comme un objectif à poursuivre, mais aussi comme «une réalité à redécouvrir ensemble». «Nous vivons une époque où il est même difficile de reconnaître ce qui est véritablement bon pour tous», a admis le pape, invitant l’Église à «préserver des lieux de rencontre, d’écoute et de dialogue où une culture renouvelée du bien commun puisse s’épanouir». «L’Église est appelée à devenir toujours plus ce qu’elle proclame. C’est sur ce fondement que les réformes nécessaires des structures, des institutions et des processus peuvent aussi porter leurs fruits», a-t-il conclu. «Ce que nous apprenons à vivre ces jours-ci ne concerne pas seulement le Collège des cardinaux. C’est un style de vie que nous sommes appelés à promouvoir dans toute l’Église», souligne-t-il, exprimant sa gratitude pour «la liberté, la fraternité et l’esprit ecclésial dont vous avez fait preuve dans notre œuvre».
domradio.de (https://www.domradio.de/artikel/kardinaele-sprechen-ueber-migration-und-allgemeine-vertrauenskrise) nous montre enfin que pendant deux jours, les cardinaux de l'Église catholique ont débattu à Rome de l'état du monde et du rôle de l'Église dans celui-ci. Les grands défis de notre époque ont été abordés dès le premier cycle de discussions. Un résumé des sujets abordés lors de la première partie de la réunion des cardinaux, publié vendredi après-midi, indique notamment : «La nécessité d’aborder le phénomène migratoire de manière humaine et chrétienne a été évoquée; il modifie l’apparence des peuples, des sociétés et des communautés et souligne la nécessité d’une politique d’intégration efficace, tandis que de nouvelles formes d’exclusion se multiplient.» Ailleurs, il est rapporté que les cardinaux ont déclaré que l'Église doit montrer «comment les migrants peuvent être une bénédiction pour les sociétés qui les accueillent». De plus, il a été «souligné combien la polarisation rend la gouvernance et la coexistence plus difficiles et comment la violence augmente comme moyen de résoudre les conflits».
Les cardinaux ont longuement évoqué la crise de la démocratie et des institutions dans certains pays. Ils ont diagnostiqué un «sentiment généralisé de perte de confiance, de fatalisme et d'impuissance à l'égard des institutions, de la démocratie et de l'avenir». Ce phénomène s'explique notamment par la perte des valeurs transcendantales et spirituelles, ainsi que par la conviction que la vie est dénuée de sens. Un sentiment de lassitude, un manque de perspective sur la vérité et une incapacité à nouer des relations se répandent. Le rapport, qui résume le contenu sans l'attribuer à des noms ou des groupes spécifiques, précise : «Les cardinaux sont pleinement conscients de la responsabilité de l'Église dans la situation historique actuelle. Elle doit se montrer maternelle et hospitalière, et reconnaître ses propres erreurs.»
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