Publié le 9 Mai 2026

france 24.com avec l’AFP nous montre que le pape Léon XIV a déclaré à la foule de fidèles rassemblée dans l’église, parmi lesquels se trouvaient quelque 400 personnes malades et handicapées se sentir "béni" alors qu’il célébrait le vendredi 8 mai son premier anniversaire à la tête de l’Église catholique par une visite dans le sud de l’Italie , après plusieurs semaines marquées par un bras de fer avec Washington. Le style mesuré et discret du pape Léon XIV contraste avec celui, plus spontané, du pape François, le défunt pape argentin décédé le 21 avril de l’année dernière. La visite du pape Léon XIV, 70 ans, intervient au lendemain d’une audience accordée au secrétaire d’État américain Marco Rubio, destinée à apaiser les tensions après les critiques cinglantes formulées par le président américain Donald Trump à l’encontre des positions anti-guerre du pape.

 

Au cours de cette visite, le pape Léon XIV a parcouru la place de Pompéi à bord de sa papamobile, sous les regards des gens qui se penchaient aux fenêtres ou se rassemblaient sur les balcons pour l'apercevoir. Il a salué la foule à l'extérieur en lançant un "Bonjour Pompéi!" avant d'entrer dans la basilique. Le pape se rendait au sanctuaire de la Vierge du Rosaire de Pompéi, situé près des ruines de l'ancienne ville romaine détruite par une éruption volcanique. Au cours d'une messe en plein air, le pape a réitéré son message contre la guerre en déclarant : "Nous ne pouvons pas nous résigner face aux images de mort que nous voyons chaque jour aux informations". Il a également prié pour que Dieu "éclaire tous ceux qui assument des responsabilités particulières en matière de gouvernance" et pour un "engagement renouvelé" en faveur de la fin de toutes les guerres.

 

Le pape Léon XIV a évoqué ce sanctuaire dans son premier discours prononcé depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre au Vatican. Il abrite la dépouille de Bartolo Longo, un saint du XIXe siècle qui a retrouvé la foi catholique après avoir été prêtre sataniste. Ce sanctuaire entretient également un lien étroit avec Léon XIII — le pape du XIXe siècle qui a inspiré l’actuel souverain pontife par sa défense des ouvriers —, lequel en a fait une basilique pontificale en 1901. Son fondateur, Bartolo Longo, a été béatifié par le pape Jean-Paul II en 1980 et canonisé – déclaré saint – par Léon XIII en octobre 2025. Ce voyage d’une journée marque la première de plusieurs courtes visites pastorales prévues cet été en Italie, et intervient deux semaines après une tournée dans quatre pays africains.

 

Plus tard dans la journée de vendredi, le pape s'est rendu à Naples, où il a vénéré les reliques de San Gennaro, le saint patron de la ville, et salué la foule sur la Piazza del Plebiscito. Dans un discours, il a loué la beauté de la ville, la qualifiant de "perle de la Méditerranée", tout en évoquant aussi ses "multiples visages de la pauvreté" (https://www.dhnet.be/dernieres-depeches/2026/05/08/leon-xiv-celebre-son-premier-anniversaire-de-pape-dans-le-sud-de-litalie-DHUPULAYCVGZNCCNIA5Z3UTXXQ/).

 

Enfin, ce samedi, le pape a lancé lors d'une audience avec la communauté musulmane du Sénégal et le clergé local, une mise en garde claire contre toute instrumentalisation idéologique de la religion dans les conflits en déclarant : «N’instrumentalisez jamais Dieu à des fins militaires, économiques ou politiques», tout en soulignant la nécessité de rejeter résolument toute tendance discriminatoire et condamnant «toute forme de discrimination et de persécution fondée sur la race, la religion ou l’origine» et a réitéré son rejet de toute «instrumentalisation du nom de Dieu» (https://www.ansa.it/sito/notizie/politica/2026/05/09/il-papa-ai-musulmani-condanniamo-insieme-strumentalizzazioni-di-dio_8743bc07-fba7-471e-a312-5e1514d3fcb4.html).

 

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Publié le 7 Mai 2026

courrierinternational.com avec l’AFP nous montrent que les États-Unis ont salué la "solidité" des relations avec le Vatican jeudi après que le secrétaire d'État Marco Rubio a été reçu par le pape Léon XIV avec l'objectif clairement affiché d'apaiser les tensions après les critiques acerbes de Donald Trump. M. Rubio, lui-même fervent catholique et qui était accompagné de son épouse, a été reçu au palais apostolique avec tous les honneurs réservés normalement aux chefs d’État et de gouvernement, selon une source familière du protocole en vigueur, dans une claire volonté du Vatican de jouer aussi à l'apaisement. Les deux responsables ont discuté de la situation au Moyen-Orient et "de sujets d'intérêt commun pour l'hémisphère occidental", y compris la situation à Cuba.

 

M. Rubio s'est ensuite entretenu avec le secrétaire d'Etat et N.2 du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin. "Ils ont passé en revue les efforts humanitaires en cours dans l'hémisphère occidental et les initiatives visant à instaurer une paix durable au Moyen-Orient", a indiqué le département d’État. "Leurs échanges ont témoigné du partenariat solide et constant entre les États-Unis et le Saint-Siège en faveur de la liberté religieuse", a-t-on ajouté. Le Vatican a pour sa part indiqué que ces entretiens "cordiaux" ont porté, entre autres, sur "la nécessité de travailler inlassablement en faveur de la paix", selon un communiqué.

 

Lors d'un échange de cadeaux, le pape a fait don notamment d'un stylo en bois d'olivier, tandis que M. Rubio lui a remis un ballon de foot américain en cristal. "L'Olivier est l'arbre de la paix", a rappelé le pape selon le Vatican. Avant son déplacement, M. Rubio s'était attaché à relativiser les récentes diatribes du président américain envers le pape, sur fond de guerre au Moyen-Orient et de lutte contre l'immigration. "On l'écoutera", avait déclaré de son côté mercredi Mgr Parolin à des journalistes, soulignant que l'entretien était à l'initiative de Washington. Mais s'en prendre au pape "est un peu étrange. Le pape joue" son rôle, a affirmé Pietro Parolin. Loin de l'euphorie des premiers jours, alors que l'administration Trump se félicitait de l'élection il y a un an du premier pape américain de l'Histoire, les relations avec le Saint-Siège se sont sérieusement dégradées.

 

L'autre dossier chaud, Cuba, a été abordé lors de ces entretiens jeudi, a confirmé un responsable du département d’État. "Notre travail avec l'église catholique et Caritas à Cuba a été discuté", a-t-il dit sous couvert d'anonymat. Les États-Unis fournissent une aide humanitaire à Cuba par un canal strict qui passe par l'Église catholique locale. Le Saint-Siège joue depuis longtemps un rôle actif dans la diplomatie concernant Cuba. Marco Rubio, dont les parents sont d'origine cubaine, a lui dirigé les efforts de l'administration Trump pour faire pression sur le gouvernement communiste. Depuis la chute du président vénézuélien, Nicolas Maduro, un allié de La Havane, capturé par les forces américaines début janvier, Washington applique une politique de pression maximale sur l'île déjà soumise à un embargo américain depuis plus de six décennies.

 

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Publié le 6 Mai 2026

«Si quelqu'un veut me critiquer pour avoir proclamé l'Évangile, qu'il le fasse avec la vérité», a déclaré le chef de l'Église aux journalistes à Castel Gandolfo mardi soir comme le montre katholisch.de ce mercredi. «L’Église s’est prononcée depuis des années contre toutes les armes nucléaires; cela ne fait aucun doute», a déclaré le pape Léon XIV en réponse aux nouvelles affirmations de Trump selon lesquelles le pape trouverait acceptable que l’Iran possède l’arme nucléaire. Le pontife, âgé de 70 ans, a rappelé ses premiers mots après son élection : «J’ai dit : “La paix soit avec vous”, et la mission de l’Église est de proclamer l’Évangile, de proclamer la paix.»

 

L'attaque actuelle s'inscrit dans une série d'attaques menées par Washington contre le chef de l'Église catholique, un Américain de naissance. Mi-avril, Trump a accusé le pape de mal remplir sa mission. Il l'a qualifié de «faible face à la criminalité» et de «piètre diplomate» après que le pape eut condamné l'attaque américano-israélienne contre l'Iran, la jugeant «totalement inacceptable». Trump avait même alors affirmé que le pape Léon XIV souhaitait permettre à l'Iran de se doter de l'arme nucléaire. Le pape Léon XIV a réagi avec calme à l'attaque : il a déclaré ne pas craindre l'administration Trump, mais ne pas souhaiter engager de débat avec le président américain. Le pape recevra le secrétaire d'État américain Marco Rubio au Vatican jeudi prochain.

 

Comme les dirigeants américains l’ont attaqué à plusieurs reprises, le pape Léon XIV a rappelé au monde une mission fondamentale de l’Église. Elle doit prendre position en faveur des pauvres, des exploités, des victimes de la violence et de la guerre, et de tous ceux qui souffrent. La mission de l'Église est de dénoncer clairement tout ce qui nuit à la vie et entrave son épanouissement, a-t-il déclaré lors de l'audience générale hebdomadaire de mercredi à Rome. L’Église doit dénoncer le mal sous toutes ses formes, a poursuivi le pape. Parallèlement, elle doit reconnaître la faiblesse humaine et la nature éphémère de ses propres institutions. Celles-ci ne doivent pas être absolutisées. Puisque les institutions ecclésiastiques s’inscrivent dans l’histoire, elles sont «appelées à une conversion constante, au renouvellement des formes et à la réforme des structures, au renouvellement constant des relations, afin qu’elles puissent véritablement accomplir leur mission», a déclaré le pape Léon XIV (https://katholisch.de/artikel/68454-papst-leo-xiv-kirche-muss-klare-worte-sprechen).

 

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Publié le 5 Mai 2026

vaticannews.va nous montre que le secrétariat général du Synode a publié ce mardi 5 mai les rapports finaux des groupes d’étude 7 et 9. Le premier rappelle que le choix d’un évêque est un moment de discernement authentique pour la communauté chrétienne : il n’y a pas de pasteur sans troupeau, ni de troupeau sans pasteur. À cela s’ajoute la capacité à créer de la communion, pratique du dialogue, connaissance approfondie des cultures locales et volonté de s'y intégrer de manière constructive. Le groupe d’étude 7 invite par ailleurs la Curie à «revoir ses procédures dans une perspective plus synodale » et propose « des formes périodiques d’évaluation indépendante des processus de sélection» (https://www.religiondigital.org/vaticano/elegir-obispo-no-existe-pastor-sinodo-sinodalidad_1_1452443.html).  

 

Le second offre des outils concrets pour aborder les questions les plus difficiles que sont l’expérience des personnes homosexuelles croyantes et l’expérience de la non-violence active - illustrée par un mouvement de jeunes serbes qui a contribué à la chute pacifique de Milošević en s’inspirant des premiers chrétiens sans fuir la complexité, car pour le groupe 9 ce sont des questions «émergentes» plutôt que «controversées» : écouter les personnes concernées, lire la réalité, rassembler les savoirs.

 

Dans les deux cas, «le groupe ne formule pas de déclarations péremptoires, mais propose plutôt – à partir de témoignages concrets – des pistes de réflexion éthico-théologiques et des questions ouvertes, afin que chaque communauté puisse s'engager à reconnaître et à promouvoir le bien que Dieu fait dans l'histoire et dans l'expérience humaine» (https://www.religiondigital.org/vaticano/sinodo-cambio-paradigma-doctrina-homosexuales_1_1452440.html).

 

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Publié le 4 Mai 2026

katholisch.de nous montre ce lundi que l’Église catholique en Allemagne se demande si elle devrait autoriser les cérémonies de bénédiction officielles pour les couples de même sexe ? Le pape Léon XIV a récemment abordé cette question lors du débat. Suite à cela, certains évêques, dont l'ancien président de la conférence, Georg Bätzing (Limbourg), ont déclaré qu'ils entendaient néanmoins maintenir cette pratique.

 

La Congrégation pour la Doctrine de la Foi y répond désormais par une lettre datée de 2024. Dans ce document, le cardinal Víctor Fernández, préfet du dicastère, explique aux évêques allemands les raisons du rejet de leur proposition de bénédiction officielle des couples de même sexe. La lettre est adressée à l'évêque Stephan Ackermann de Trèves, responsable des questions liturgiques. Le magazine allemand «Communio» en a déjà publié des extraits.

 

Cela donne une nouvelle tournure au débat entre Rome et les évêques allemands qui préconisent une bénédiction solennelle des couples de même sexe et des autres couples qui ne sont pas autorisés à se marier à l'église. Cela concerne également les couples qui se remarient civilement après un divorce. Dommage que l’Église ait peur d'une minorité conservatrice qui ne lui apporte rien. 

 

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Publié le 3 Mai 2026

Libération.fr avec l’AFP nous montrent ce dimanche que quelques semaines après des échanges tendus entre le président américain et le pape Léon XIV, ce dernier s’en prenant notamment à la politique d’immigration de l’actuel gouvernement américain et son discours pacifiste de plus en plus marqué, en particulier après le début des attaques américano-israéliennes contre l’Iran, a suscité l’ire de Donald Trump, Marco Rubio va rencontrer le souverain pontife jeudi, selon les médias italiens pour ce qui est vu comme une tentative de réconciliation.

 

Il aurait aussi des entretiens avec le secrétaire d’État et numéro 2 du Vatican, le cardinal Pietro Parolin. Le chef de la diplomatie américaine doit également en principe voir les ministres italiens des Affaires étrangères, Antonio Tajani, et de la Défense, Guido Crosetto, dans un contexte de fortes tensions entre les États-Unis et des pays européens en raison notamment de la guerre au Moyen-Orient.Selon la source gouvernementale italienne, Marco Rubio a en outre demandé à rencontrer la Première ministre d’extrême droite, Giorgia Meloni, l’un des plus proches alliés européens de Donald Trump, même si le président américain n’a pas apprécié qu’elle ait défendu le pape après ses propos peu amènes.

 

Et Lors de la prière de midi sur la place Saint-Pierre, le pape Léon XIV a plaidé en faveur de la protection des journalistes. Après la récitation du Regina Caeli, il a rappelé la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée dimanche par l'UNESCO. «Malheureusement, ce droit est souvent bafoué, parfois ouvertement, parfois de manière dissimulée. Nous n'oublions pas les nombreux journalistes et reporters victimes des guerres et des violences», a déclaré le pape (https://katholisch.de/artikel/68403-papst-leo-xiv-klagt-ueber-angriffe-auf-journalisten-in-konflikten).

 

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Publié le 2 Mai 2026

franceinfo.fr dans son article du vendredi 1er mai 2026 nous montre Evelio Menjivar-Ayala, un ancien immigré sans-papiers, a été nommé par le pape Léon XIV au diocèse de Wheeling-Charleston, en Virginie-Occidentale.Originaire du Salvador, cet homme de 55 ans a émigré aux États-Unis en 1990, selon le site internet du diocèse de Washington. Il a raconté être né dans la pauvreté et avoir fui le conflit armé dans son pays en émigrant clandestinement aux États-Unis. D'abord arrêté au Mexique alors qu'il tentait d'entrer aux États-Unis, il a dit dans une interview l'année dernière avoir versé un pot-de-vin pour être relâché, et avoir franchi la frontière à Tijuana. Il a été ordonné prêtre en 2004, puis évêque en 2023.

 

Le pape a plusieurs fois critiqué la politique "extrêmement irrespectueuse" de Donald Trump en matière d'immigration appelant à "traiter les gens avec humanité". Quand il était encore évêque puis cardinal, le futur pape, Robert Prevost, avait partagé sur son compte X des publications critiquant Donald Trump et son vice-président J.D. Vance, en particulier pour leurs positions envers les immigrés. Son dernier message sur X, en avril 2025, renvoyait vers un texte d'Evelio Menjivar-Ayala, dénonçant la politique d'expulsions massives de l'administration Trump. Plusieurs dirigeants de l’Église catholique américaine ont récemment critiqué cette politique, en particulier après la mort de deux manifestants protestant contre la police fédérale de l'immigration, Renee Good et Alex Pretti, tombés sous les balles d'agents fédéraux en janvier à Minneapolis. Il a essuyé en avril les critiques de Donald Trump, qui l'a traité de "faible"  après que le souverain pontife avait qualifié d'"inacceptable" sa menace de détruire l'Iran.

 

Donald Trump a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, évoquant une «invasion» des États-Unis par des «criminels venus de l’étranger» et communiquant abondamment sur les expulsions d’immigrés. Mais son programme d’expulsions massives a été contrecarré ou freiné par de multiples décisions de justice, notamment au motif que les personnes visées devaient pouvoir faire valoir leurs droits (https://www.sudouest.fr/societe/religion/pape-leon/le-pape-leon-xiv-nomme-un-ancien-immigre-sans-papiers-eveque-aux-etats-unis-28906405.php).

 

La vision de la hiérarchie du pape est différente de celle de Trump comme le montre la messe célébrée pour l’ordination de quatre nouveaux évêques auxiliaires du diocèse de Rome ce samedi 2 mai par le Successeur de Pierre, en la basilique Saint-Jean-de-Latran, où il les a invités à être des «témoins du Christ, qui est venu non pas pour être servi, mais pour servir». «Ne vous complaisez pas dans les privilèges que votre condition pourrait vous offrir, ne suivez pas la logique mondaine des premières places», a conseillé le pape (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-05/messe-ordinations-episcopales-basilique-saint-jean-de-latran.html). Un conseil que Trump n’a pas suivi.

 

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Publié le 29 Avril 2026

katholisch.de nous montre ce mercredi que la journaliste Elise Ann Allen est convaincue que les conflits avec les chefs d'État sont inévitables pour le pape Léon XIV. Dans une interview, elle livre des éclairages sur sa personnalité et pense qu'il se prépare à affronter l'opposition. «Je pense que c'est inévitable. Léon n'est pas aveugle. Accepter la papauté était une décision très importante pour lui. Je pense qu'il comprenait parfaitement le poids de la responsabilité qu'il assumait», a expliqué Allen dans une interview accordée mardi au magazine Time à propos de sa biographie du pape Léon XIV. Elle pense également qu'il se prépare à des réactions politiques négatives. «Certains pays africains que nous avons visités sont connus pour leurs dirigeants autoritaires. Il a prononcé la phrase : "Le monde est ravagé par une poignée de tyrans", en Guinée équatoriale, devant le président et le fils du vice-président, assis au premier rang pendant la messe. Il attise les tensions.»

 

Allen connaît le pape Léon XIV depuis décembre 2018, alors qu'il était encore évêque au Pérou. Elle l'a rencontré à Lima, la capitale, pour discuter des scandales d'abus au sein de l'Église catholique péruvienne. «Les situations auxquelles il a dû faire face en tant que jeune missionnaire puis évêque étaient très complexes. Son approche consistait à penser qu'il n'est pas nécessaire d'être d'accord sur tout, mais qu'il faut parvenir à un consensus pour que la population ne souffre pas», a-t-elle souligné. Il a toujours agi discrètement, mais n'hésite pas à aborder les problèmes lorsqu'il le juge nécessaire. Cela s'est également vérifié lors de ses différends avec le président américain Donald Trump à la mi-avril.

 

«C'est le genre de personne qui n'initie pas les polémiques, mais qui ne les fuit pas non plus si besoin est», a déclaré Allen. Dans l'interview, Allen exprime sa conviction que la franchise et l'honnêteté du pape Léon XIV, ainsi que son absence de crainte de la confrontation, lui ont été précieuses durant son pontificat. «Je pense que le Collège des cardinaux a perçu l'impact des décisions de Donald Trump et sa manière d'attiser les tensions géopolitiques avec une préoccupation pour tous. Leur raisonnement était le suivant : qui pourrait tenir tête à cet homme si nécessaire, tout en étant respecté et en ayant la possibilité de s'exprimer ?»

 

Et les conflits arrivent comme le montre domradio.de (https://www.domradio.de/artikel/papst-leo-xiv-spricht-mit-umstrittenem-us-erzbischof-cordileone) puisque le pape Léon XIV a reçu au Vatican l'archevêque américain Salvatore J. Cordileone. Le contenu et l'objet de cette rencontre restent inconnus même si les accusations de diviser l'archidiocèse de San Francisco et de prêcher l'intolérance envers les homosexuels peut jouer contre lui. Mgr Cordileone est un représentant de l'aile conservatrice parmi les évêques catholiques des États-Unis.

 

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Publié le 28 Avril 2026

«Nombre de personnes devraient être embarquées sur un bateau, passer cinq jours dans l’Atlantique, jour et nuit, sans nourriture, et voir comment elles arrivent. Ensuite, à leur arrivée, que ferons-nous ? Nous devrons les accueillir et prendre soin d’elles, bien sûr», a déclaré Mgr José Mazuelos, évêque des îles Canaries, le 23 avril, lors d’une rencontre de la Conférence épiscopale espagnole avec des journalistes, à l’occasion de l’annonce de la visite du pape Léon XIV à Gran Canaria et à Tenerife les 11 et 12 juin comme nous le montre Jesús Martinez Gordo dans religiondigital.org ce mardi. Il répondait ainsi à une question concernant les critiques formulées à l’encontre du processus de régularisation des migrants en Espagne, entamé le lundi 20 avril. Santiago Abascal, le dirigeant de VOX, a immédiatement réagi sur Twitter le jour même : «Certains qui profitent de l’immigration clandestine devraient quitter le palais et venir constater les conséquences que cela a pour les Espagnols : sur la santé, la sécurité, les salaires et les impôts.» Ces derniers jours, Vox et les évêques se sont opposés au sujet de la «priorité nationale» adoptée par le parti de Santiago Abascal et le Parti populaire (PP) dans leurs accords de coalition pour gouverner l'Estrémadure et l'Aragon. Vox résume ce principe en disant que les Espagnols devraient être prioritaires pour le logement social et l'aide publique. De leur côté, les évêques ont appelé à la compassion envers les immigrés et critiqué l'idée de priorité nationale, tandis qu'Abascal a accusé l'Église de tirer profit de l'immigration (https://www.religiondigital.org/espana/vox-anima-obispos-ponerse-sotana-barrios-musulmanes-prioridad-nacional_1_1451621.html).

 

Contrairement à ces deux précédents affrontements, celui-ci se caractérise non seulement par la virulence des propos du leader de Vox, mais aussi par le soutien apporté à l'évêque des îles Canaries par le maire de La Laguna, Luis Yeray Gutiérrez, et le ministre de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres. Et surtout, par la prise de position sans équivoque de Mgr Mazuelos et des évêques espagnols eux-mêmes qui, réunis en assemblée plénière, se sont une nouvelle fois désolidarisés de Vox sur cette question, par fidélité à l'Évangile. «C’est une attaque brutale de l’extrême droite», a déclaré le maire socialiste. «À La Laguna», a-t-il poursuivi, «nous constatons de visu le travail d’assistance réalisé par de nombreux bénévoles et professionnels de Cáritas auprès des personnes vulnérables, migrants et population locale. Et notamment le service qu’ils rendent à ceux qui arrivent sur notre territoire, souvent dans des conditions extrêmes. Ceux qui, comme Vox, condamnent ce comportement ne font que révéler leur côté le plus insensible.» De son côté, le ministre Ángel Víctor Torres a affirmé que l’évêque Mazuelos avait «absolument raison» et qu’il n’aurait pas pu le dire plus clairement : ce sont les mots de celui qui voit des migrants arriver «sans défense, affamés, voire morts», après un périple où ils «risquent» leur vie simplement «pour un avenir meilleur».

 

Le porte-parole national de Vox, José Antonio Fúster, qui s’avère pas très inspiré, a encouragé lundi les évêques qui critiquent le concept de «priorité nationale» à visiter le quartier musulman de Molenbeek à Bruxelles vêtus de soutanes, et a affirmé que la culture chrétienne est un «symbole» de l'identité espagnole (https://www.teleprensa.com/articulo/nacional-3/vox-anima-obispos-contrarios-prioridad-nacional-visitar-vestidos-sotana-barrios-musulmanes-bruselas/202604271222362402311.amp.html). Un propos lamentable et indigne d’un responsable politique.

 

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Publié le 27 Avril 2026

Nicole Winfield dans Associated Press nous montre que le pape Léon XIV a prié lundi au Vatican avec l'archevêque de Canterbury, Sarah Mullally, et a promis de continuer à œuvrer pour surmonter les différences «aussi insurmontables qu'elles puissent paraître», lors d'une rencontre historique avec la première femme dirigeante de l'Église d'Angleterre et chef spirituelle de la Communion anglicane mondiale. La rencontre entre les deux figures religieuses les plus célèbres du christianisme aurait été impensable il y a quelques années à peine, compte tenu des divisions entre leurs deux Églises concernant l'ordination des femmes en général et la nomination de Mullally en particulier. Le pape Léon XIV a reconnu que de «nouveaux problèmes» étaient venus s'ajouter à des «questions historiquement sources de division» dans leurs relations. Mais il a néanmoins juré de perpétuer la tradition des papes précédents en continuant à œuvrer pour la réunification des Églises. Les anglicans se sont séparés de Rome en 1534, lorsque le roi d'Angleterre Henri VIII s'est vu refuser l'annulation de son mariage. Malgré un dialogue théologique formel entamé dans les années 1960, d'importantes divergences persistent, notamment concernant la décision de l'Église d'Angleterre d'ordonner des femmes. L'Église catholique romaine réserve la prêtrise aux hommes. Le pape Léon XIV a cité le défunt pape François qui disait aux primats anglicans que «ce serait un scandale si, à cause de nos divisions, nous ne remplissions pas notre vocation commune de faire connaître le Christ». «Pour ma part, j’ajouterais que ce serait également un scandale si nous ne continuions pas à œuvrer pour surmonter nos différends, aussi insurmontables puissent-ils paraître», a déclaré le pape Léon XIV.

 

Mullally, dont la nomination a divisé la Communion anglicane déjà scindée, est arrivée une heure en avance pour rencontrer le pape Léon XIV. Elle l'a remercié de l'avoir accueillie lors de son premier voyage à l'étranger depuis son installation le mois dernier. Après s'être rencontrés dans la bibliothèque du pape, les deux ont prié ensemble dans la chapelle Urbain VIII, au sein du Palais apostolique, pour ce que le Vatican a qualifié de «moment de prière». L’office de Mullally a précisé que le pape Léon XIV présidait la cérémonie, mais qu'ils avaient tous deux «récité la grâce ensemble». Le Vatican a diffusé des photos et une vidéo de la rencontre et de la prière, qui se sont déroulées à huis clos. Dans ses remarques au pape Léon XIV, Mullally a déclaré que tous deux étaient appelés à prêcher l'Évangile avec une «clarté renouvelée». «Face à la violence inhumaine, aux profondes divisions et aux mutations sociétales rapides, nous devons continuer à porter un message d’espoir : chaque vie humaine a une valeur infinie car nous sommes des enfants précieux de Dieu; la famille humaine est appelée à vivre comme des frères et sœurs», a-t-elle déclaré. «Nous devons donc œuvrer ensemble pour le bien commun, en construisant toujours des ponts et jamais de murs, car ce sont les plus pauvres d’entre nous qui sont les plus proches du cœur de Dieu.» Mullally est en ce qu'elle a qualifié de pèlerinage de quatre jours à Rome, qui comprend des visites aux principales basiliques pontificales, où elle a prié sur les tombeaux de saint Pierre et de saint Paul et rencontré de hauts responsables du Vatican. Le palais de Lambeth indique que sa visite vise à «renforcer les relations anglicanes et catholiques romaines par la prière, la rencontre personnelle et un dialogue théologique formel. Elle a pour but d’approfondir les liens de communion, d’affirmer un témoignage commun et d’encourager une collaboration continue aux niveaux mondial et local.» Les premières femmes prêtres anglicanes ont été ordonnées en 1994, la  première femme évêque  en 2015, et maintenant Mullally comme premier archevêque de Canterbury.

 

Le pape Léon XIV et Mullally ont déjà échangé leurs vœux, ce dernier la félicitant pour son installation le mois dernier, mais reconnaissant qu'elle prenait ses fonctions à un moment «difficile et que des différences divisent encore les Églises anglicane et catholique». Il s'est néanmoins engagé à poursuivre le dialogue et, en octobre, le pape Léon XIV a accueilli le roi Charles III et la reine Camilla au Vatican, où ils ont prié dans la chapelle Sixtine. Charles est le chef titulaire de l'Église d'Angleterre. Cet événement, le 25 octobre, a marqué la première fois depuis la Réforme que les chefs des deux Églises chrétiennes priaient ensemble. Cette année marque le 60e anniversaire de la première déclaration œcuménique officielle entre les Églises anglicane et catholique romaine, signée en 1966 à la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs par l'archevêque Michael Ramsey et le pape Paul VI. Mullally, quant à elle, a exprimé sa solidarité avec le message de paix du pape Léon XIV, après que le pape d'origine américaine a été vivement critiqué par le président Donald Trump pour ses appels à la paix en Iran. Par le passé, des papes ont rencontré des femmes évêques et archevêques chrétiennes : le pape François a rencontré en 2015 l’archevêque Antje Jackelén, première femme à diriger l’Église luthérienne de Suède. Il a également invité l’évêque anglicane Jo Bailey Wells à une réunion privée avec ses conseillers cardinaux en 2024 afin de discuter du rôle des femmes dans l’Église catholique. George Gross, spécialiste de théologie et de la monarchie au King's College de Londres, a déclaré que la réunion de lundi était historique, notamment parce que le Vatican ne reconnaît pas le sacerdoce féminin. «Si l'on remontait à plusieurs siècles en arrière, ce serait impensable», a-t-il déclaré. «Le simple fait que le pape soit disposé à rencontrer les siens révèle aussi la différence, le fossé.» Gross a déclaré que cette prière visait clairement à montrer l'unité des deux Églises, notamment face aux conflits mondiaux, et à diffuser un message d'unité. Selon lui, cette stratégie s'inscrivait dans la continuité de la visite du roi au Vatican en octobre. «C’est un renforcement de notre solidarité», a-t-il déclaré.

 

La nomination de Mullally a cependant divisé la Communion anglicane, dont les 100 millions de membres répartis dans 165 pays sont  profondément divisés  sur des questions telles que le rôle des femmes et le traitement des personnes LGBTQ+. Nombreux sont ceux, en Angleterre et dans d'autres pays occidentaux, qui ont salué sa nomination comme une avancée historique, brisant un plafond de verre. Mais les Églises les plus importantes et à la croissance la plus rapide de la communion anglicane en Afrique appartiennent à un groupe conservateur appelé la Conférence mondiale pour l'avenir de l'anglicanisme (Gafcon), qui a vivement critiqué sa nomination et menacé de rupture définitive. Aux États-Unis, l'Église anglicane d'Amérique du Nord, conservatrice, s'est formée suite à une scission avec les Églises épiscopales américaines et canadiennes, plus libérales, et a signé la déclaration de la Gafcon s'opposant à la nomination de Mullally. Mullally a confié au pape Léon XIV, qui venait de rentrer d'un voyage en Afrique à travers quatre pays, qu'elle suivrait bientôt ses traces en se rendant au Cameroun et au Ghana en juillet. «Votre pèlerinage en Afrique était empli de vie et de joie», a-t-elle déclaré. «Il nous a rappelé que malgré nos souffrances, les gens aspirent à une vie pleine et entière, et que d'innombrables personnes œuvrent chaque jour pour cette vision du bien commun.»

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

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