Publié le 17 Juillet 2026
katholisch.de nous montre ce vendredi que le préfet du dicastère des évêques, l'archevêque Filippo Iannone, a rappelé au public la dimension humaine des évêques. «On oublie parfois trop peu qu'un évêque est aussi un être humain, avec ses limites, comme chacun d'entre nous», a déclaré Mgr Iannone dans une interview accordée à l'hebdomadaire catholique croate «Glas Koncila» (mardi). «Même un évêque peut connaître des moments de découragement ou des difficultés relationnelles.» C'est pourquoi, lorsque la liturgie invite à prier pour les évêques et les prêtres, ces prières doivent être prononcées avec une grande conviction. «Si quelqu'un commet une erreur ou adopte des positions discutables, il est légitime de le critiquer; mais nous ne devons pas nous arrêter à la critique, nous devons être prêts à aider et, surtout, à prier pour les évêques.»
Iannone a confirmé que certains prêtres ne se sentaient pas prêts à assumer la charge d'évêque et avaient donc décliné la nomination du pape. Il a toutefois précisé que ce refus n'était pas uniquement dû aux scandales d'abus sexuels au sein de l'Église. «La situation est devenue bien plus complexe : la vie dans les diocèses, la vie et le ministère des prêtres dont un évêque est responsable, le manque de vocations», a expliqué l'archevêque. «L'exercice de cette charge n'a peut-être jamais été facile, mais nous vivons dans le présent et nous évaluons la situation actuelle. Nous ne disposons pas de données précises pour faire des comparaisons. Mais le fait que certains prêtres refusent cette nomination est indéniable.»
Iannone succède au cardinal Robert Francis Prevost, qui dirigeait le dicastère jusqu'à son élection comme pape Léon XIV. Le pape avait nommé Iannone nouveau préfet en septembre dernier. Pour l'archevêque italien, cette nomination fut «inattendue et émouvante». «Je crois que nous ne nous sentons pas toujours à la hauteur des tâches qui nous sont confiées. C'est pourquoi nous avons confiance en l'aide du Seigneur et poursuivons notre mission.» Le cardinal Robert Francis Prevost, en tant que préfet, avait donné au dicastère une orientation précise, qu'il entend maintenir. Iannone a souligné que chaque croyant a le droit de contacter le pape ou un dicastère. «Je reçois de nombreuses lettres de fidèles du monde entier qui me signalent des problèmes dans la vie d'un diocèse», a expliqué le préfet. Son dicastère examine ensuite si les plaintes sont justifiées ou si elles reposent sur des malentendus. «Si elles sont justifiées, nous essayons de résoudre le problème et de rétablir la paix dans la vie paroissiale.»
Le préfet du dicastère des évêques a également évoqué le travail de trois femmes – deux religieuses et une laïque – membres de son dicastère. «C’est une contribution précieuse et importante, car les femmes ont une approche différente des situations, une manière différente de les évaluer… elles ont une sensibilité différente, ce qui s’avère d’une grande aide pour le travail à accomplir, à savoir la sélection des candidats à l’épiscopat.» Par ailleurs, la participation des femmes à l’évaluation des candidats à l’épiscopat n’est pas une nouveauté. «Dans leurs enquêtes sur la sélection des candidats à l’épiscopat, les nonces consultent non seulement les évêques – et n’y sont d’ailleurs pas tenus – mais aussi d’autres membres du Peuple de Dieu, toujours dans le respect du secret pontifical, qui vise à protéger la réputation des personnes concernées.»
Merci !
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