Publié le 17 Juillet 2026

katholisch.de nous montre ce vendredi que le préfet du dicastère des évêques, l'archevêque Filippo Iannone, a rappelé au public la dimension humaine des évêques. «On oublie parfois trop peu qu'un évêque est aussi un être humain, avec ses limites, comme chacun d'entre nous», a déclaré Mgr Iannone dans une interview accordée à l'hebdomadaire catholique croate «Glas Koncila» (mardi). «Même un évêque peut connaître des moments de découragement ou des difficultés relationnelles.» C'est pourquoi, lorsque la liturgie invite à prier pour les évêques et les prêtres, ces prières doivent être prononcées avec une grande conviction. «Si quelqu'un commet une erreur ou adopte des positions discutables, il est légitime de le critiquer; mais nous ne devons pas nous arrêter à la critique, nous devons être prêts à aider et, surtout, à prier pour les évêques.»

 

Iannone a confirmé que certains prêtres ne se sentaient pas prêts à assumer la charge d'évêque et avaient donc décliné la nomination du pape. Il a toutefois précisé que ce refus n'était pas uniquement dû aux scandales d'abus sexuels au sein de l'Église. «La situation est devenue bien plus complexe : la vie dans les diocèses, la vie et le ministère des prêtres dont un évêque est responsable, le manque de vocations», a expliqué l'archevêque. «L'exercice de cette charge n'a peut-être jamais été facile, mais nous vivons dans le présent et nous évaluons la situation actuelle. Nous ne disposons pas de données précises pour faire des comparaisons. Mais le fait que certains prêtres refusent cette nomination est indéniable.»

 

Iannone succède au cardinal Robert Francis Prevost, qui dirigeait le dicastère jusqu'à son élection comme pape Léon XIV. Le pape avait nommé Iannone nouveau préfet en septembre dernier. Pour l'archevêque italien, cette nomination fut «inattendue et émouvante». «Je crois que nous ne nous sentons pas toujours à la hauteur des tâches qui nous sont confiées. C'est pourquoi nous avons confiance en l'aide du Seigneur et poursuivons notre mission.» Le cardinal Robert Francis Prevost, en tant que préfet, avait donné au dicastère une orientation précise, qu'il entend maintenir. Iannone a souligné que chaque croyant a le droit de contacter le pape ou un dicastère. «Je reçois de nombreuses lettres de fidèles du monde entier qui me signalent des problèmes dans la vie d'un diocèse», a expliqué le préfet. Son dicastère examine ensuite si les plaintes sont justifiées ou si elles reposent sur des malentendus. «Si elles sont justifiées, nous essayons de résoudre le problème et de rétablir la paix dans la vie paroissiale.»

 

Le préfet du dicastère des évêques a également évoqué le travail de trois femmesdeux religieuses et une laïque – membres de son dicastère. «C’est une contribution précieuse et importante, car les femmes ont une approche différente des situations, une manière différente de les évaluer… elles ont une sensibilité différente, ce qui s’avère d’une grande aide pour le travail à accomplir, à savoir la sélection des candidats à l’épiscopat.» Par ailleurs, la participation des femmes à l’évaluation des candidats à l’épiscopat n’est pas une nouveauté. «Dans leurs enquêtes sur la sélection des candidats à l’épiscopat, les nonces consultent non seulement les évêques – et n’y sont d’ailleurs pas tenus – mais aussi d’autres membres du Peuple de Dieu, toujours dans le respect du secret pontifical, qui vise à protéger la réputation des personnes concernées.»

 

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Publié le 16 Juillet 2026

ladepeche.fr dans son article du mercredi 15 juillet 2026 nous montre que la loi créant un droit à l’aide à mourir a été adoptée mercredi par l’Assemblée nationale en quatrième lecture. Les députés ont voté le texte par 291 voix contre 241 cet après-midi. C’est également un tournant majeur dans la politique d’Emmanuel Macron, qui avait promis l’avènement d’un nouveau "modèle français" de la fin de vie. Le chef de l’État a salué sur X le Parlement pour le "débat constructif et respectueux" qui a conduit à l’adoption de la loi sur l’aide à mourir, se félicitant que "l’engagement" qu’il avait pris en ce sens ait été "tenu".

 

Et malgré que l’Académie pontificale pour la Vie a rappelé son opposition à toute forme d’euthanasie, car d’après elle il faut aider à vivre même au moment de la mort et met en avant les soins palliatifs (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2026-07/academie-pontificale-vie-france-loi-aide-a-mourir-pere-ciucci.html), et qu’une centaine de militants à l’appel d’Alliance Vita et d’autres organisations comme la Fondation Jérôme Lejeune, les Associations familiales catholiques et le Comité protestant évangélique pour la dignité humaine. s’est réunie mercredi 15 juillet à deux pas de l’Assemblée nationale pour réaffirmer son opposition au texte, définitivement adopté en fin d’après-midi, qui institue un droit à l’aide à mourir. Beaucoup dénoncent une loi «navrante» et sans «garde-fous» (https://www.la-croix.com/societe/on-abandonne-l-humanite-a-paris-le-baroud-dhonneur-des-opposants-a-la-loi-sur-la-fin-de-vie-20260716).

 

Les représentants de l’Église de France, dont le président de la Conférence des évêques Jean-Marc Aveline, cité par l'AFP, déplorent "une rupture grave dans l’histoire de notre pays". Selon eux, "Le lien de confiance entre les générations mais aussi entre les soignants, les patients et leurs familles sera dégradé et le regard de la société sur la fragilité, abîmé." (https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/adoption-de-la-loi-sur-l-aide-a-mourir-l-eglise-de-france-deplore-une-rupture-grave-dans-l-histoire-de-notre-pays-7900655322). "Les effets d'une telle législation ne se mesurent pas encore mais ils se dessinent déjà. Notre rapport à la vulnérabilité, à la vieillesse, au handicap ou à la maladie, changera", ont-ils dénoncé dans un communiqué peu après l'adoption de ce nouveau droit par les députés. Mais "l'expérience d’autres pays montre que les critères d’accès à l’aide à mourir tendent toujours à s’élargir, au détriment des soins palliatifs", préviennent les représentants de l'Église de France dans ce communiqué également signé par l'archevêque de Tours Vincent Jordy et l'Évêque de Pontoise Benoît Bertrand, vice-présidents de la Conférence des Évêques de France. Selon le texte, "les plus pauvres risquent d’être les premiers à en payer le prix : ne voulant pas être une charge pour leurs enfants ou petits-enfants, les personnes âgées en précarité pourraient se sentir poussées à partir." (https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/adoption-de-la-loi-sur-l-aide-a-mourir-l-eglise-de-france-deplore-une-rupture-grave-dans-l-histoire-de-notre-pays-7900655322).

 

Les représentants de l'Église, eux, dénoncent une décision politique : "Le Président de la République avait annoncé un débat serein, éclairé et respectueux mais force est de constater que les enjeux politiques, idéologiques et sans doute même économiques, déguisés par des mots trompeurs, ont eu raison de cette ambition." Ils font part, en outre, de leur "engagement renouvelé" pour "témoigner qu’une autre voie est possible, celle d’une présence fidèle et d’un accompagnement attentif qui apaisent les souffrances physiques ou psychologiques, sans jamais abandonner quiconque." "La grandeur d’une société ne réside jamais dans le fait de donner la mort aux plus fragiles, ou leur permettre de se la donner,", concluent-ils, "mais au contraire de les accompagner, par une fraternité réelle, jusqu’au bout." (https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/adoption-de-la-loi-sur-l-aide-a-mourir-l-eglise-de-france-deplore-une-rupture-grave-dans-l-histoire-de-notre-pays-7900655322).

 

Malgré les réticences affichées par les Premiers ministres successifs Michel Barnier, François Bayrou puis Sébastien Lecornu, les deux textes ont poursuivi leur examen. Le Sénat, dominé par la droite, a rejeté à trois reprises la proposition sur l’aide à mourir, à l’image de l’opposition exprimée par plusieurs responsables du camp conservateur, dont Bruno Retailleau. Le gouvernement a toutefois choisi de laisser l’Assemblée nationale trancher définitivement, conformément à la procédure législative. Conscient des fortes divisions que suscite encore cette réforme, notamment au sein de la droite, Sébastien Lecornu a annoncé que le Conseil constitutionnel serait saisi si le texte était adopté. Les Sages devront notamment se prononcer sur la conformité de certaines dispositions avec les principes de liberté individuelle et de dignité humaine, comme le délai de réflexion obligatoire de deux jours laissé au patient après l’accord médical.

 

Le dispositif prévoit de réserver l’aide à mourir aux personnes majeures atteintes d’une maladie incurable engageant leur pronostic vital et capables d’exprimer une volonté libre et éclairée. Après une évaluation médicale et un examen collégial du dossier, la décision reviendrait au médecin. Le patient conserverait la possibilité de revenir sur son choix à tout moment. En principe, il devrait administrer lui-même la substance létale, sauf en cas d’impossibilité physique, où un médecin ou un infirmier pourrait procéder à l’administration. Ce texte est une manière, pour la société et la médecine, de témoigner une forme de compassion et de fraternité aux personnes gravement malades, qui souffrent et qui vont mourir. Pas de quoi triompher face à cette loi tant les situations auxquelles elle tente d’apporter des réponses sont humainement douloureuse, ni paniquer face à cette loi prudente et nuancée en comparaison des législations qui existent dans d’autres pays (https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/aide-a-mourir-pas-de-quoi-triompher-ni-paniquer-face-a-cette-loi-prudente-et-nuancee-20260716_75F65J2ZEJH7VDGDNB66SNGBAQ/).

 

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Publié le 15 Juillet 2026

katholisch.de nous montre ce mercredi que le cardinal Raymond Leo Burke perçoit une soit disant opportunité missionnaire dans la forme de la messe pré-Vatican II et il est sans doute l’un des seuls. La jeune génération d'aujourd'hui, vivant dans un monde de plus en plus sécularisé, aspire profondément à la spiritualité que cette liturgie suscite, a-t-il déclaré lors d'un entretien avec les organisateurs du pèlerinage de Chartres. «Il est évident que cette liturgie est missionnaire. Cela se manifeste dans ses fruits, aujourd'hui comme par le passé. Car elle attire les fidèles par son sens du sacré et du transcendant», a affirmé le cardinal Burke. Le cardinal se trompe, la génération attirée par la messe en latin est minoritaire puisqu’elle se base comme en France sur des jeunes essentiellement issus de milieux plutôt aisés, une tendance qui semble s’être accrue et correspondre à une gentrification générale du catholicisme comme l’a montré en 2023 le sondage de La Croix : JMJ : des jeunes catholiques fervents et à contre-courant, notre sondage exclusif (https://www.famillechretienne.fr/40610/article/fervents-a-contre-courant-attaches-a-la-liturgie-qui-sont-les-jeunes-inscrits).

 

Burke a rejeté l'idée d'une contradiction entre la célébration de la liturgie préconciliaire et l'acceptation du Concile Vatican II (1962-1965). Après tout, c'est selon les livres liturgiques de 1962 que les Pères conciliaires avaient célébré la messe. «Il est parfaitement possible d'être pleinement catholique tout en recevant les sacrements selon les livres de 1962. Il est absolument inacceptable de prétendre le contraire», a poursuivi le cardinal. Le cardinal Burke oublie que les Pères conciliaires ont voté majoritairement en 1963 pour la constitution du Concile sur la liturgie, Sacrosanctum Concilium, qui appelait à une révision de la liturgie, notamment un usage accru de la langue vernaculaire, l'introduction d'un cycle triennal de lectures bibliques pour la messe dominicale compilées dans le Lectionnaire, et le rétablissement des intercessions générales (la Prière universelle) et d'autres modifications apportées à la messe découlent des travaux du Consilium, un organe composé d'évêques (Parmi eux des Pères conciliares) et de liturgistes mandaté par Paul VI en 1964 (https://www.ncregister.com/news/the-mass-of-paul-vi-at-50-marking-the-golden-jubilee-of-the-new-order).

 

Selon le cardinal, il existe des tensions entre l'intention de la Constitution sur la sainte liturgie et la mise en œuvre concrète de la réforme liturgique après le Concile. «La Constitution Sacrosanctum Concilium et ses préceptes diffèrent du Novus ordo missae tel qu'il est pratiqué aujourd'hui dans les paroisses; parfois ils coïncident, parfois Burke le contredit même.» Il doute que les Pères conciliaires auraient approuvé l'ordre réformé de la messe s'il leur avait été présenté au Concile. Le cardinal Burke se trompe, car la plupart des fidèles étaient déjà habitués aux changements liturgiques qui avaient eu lieu au cours des années précédant la nouvelle messe de 1969. Un certain nombre de pratiques, comme la messe célébrée face à l'assemblée sur un autel en forme de table, la suppression des statues et des balustrades de communion, bien que non prévues par le rite, ont été introduites dès 1964, et la messe "populaire" a rapidement vu le jour. La nouvelle messe était attrayante ne serait-ce qu'en raison de l'utilisation accrue de la langue vernaculaire — que les évêques, donc parmi eux les Pères conciliaires –, avaient déjà demandée et pour laquelle ils avaient obtenu l'autorisation de Paul VI trois ans avant la promulgation de la nouvelle messe (https://www.ncregister.com/news/the-mass-of-paul-vi-at-50-marking-the-golden-jubilee-of-the-new-order).

 

Le cardinal américain Burke est considéré comme l'un des plus éminents défenseurs de la forme préconciliaire de la messe et il fait preuve ici d’une certaine mauvaise foi.

 

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Publié le 14 Juillet 2026

cath.ch nous montre ce mardi qu’alors qu’elle proclamait haut et fort lors de l’ordination sans mandat pontifical de quatre évêques, le 1er juillet 2026 à Ecône, «que toute peine et censure qui seraient portées contre cette démarche n’auront aucune valeur», la FSSPX annonce le 13 juillet avoir déposé à Rome un recours contre son excommunication.

 

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X indique que «en réponse au décret publié le 2 juillet 2026 par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi, elle a déposé le 11 juillet un recours préliminaire auprès de ce même Dicastère, conformément aux canons 1734 et suivants du Code de droit canonique.» Malgré sa désobéissance explicite à l’injonction du pape, la FSSPX affirme toujours agir «dans un esprit de respect envers l’autorité ecclésiastique et de fidèle attachement à la justice, à la vérité et au bien de l’Église.» Les traditionalistes de Mgr Lefebvre semblent donc vouloir faire perdurer leur étrange ‘pas de deux’ avec l’Église romaine : un pied dehors, un pied dedans.

 

Cette démarche, qui constitue le préalable requis avant l’introduction éventuelle d’un recours hiérarchique, a pour effet de suspendre l'exécution du décret, conformément au canon 1353 du Code de droit canonique. Par ce recours, «la Fraternité entend exercer le droit que l’Église reconnaît à toute personne qui s’estime lésée par un acte administratif de demander sa rectification, dans un esprit de respect envers l’autorité ecclésiastique et de fidèle attachement à la justice, à la vérité et au bien de l’Église.»

 

Interrogé par I.MEDIA, le canoniste Pierre Chaffard-Luçon explique que cette procédure est légitime mais que les peines d’excommunication prononcées continuent d’être appliquées en raison de la certitude des faits reprochés. Le recours vient suspendre la certitude juridique apportée par le décret, mais pas la réalité des faits reprochés, ni les conséquences canoniques qui en découlent. Pierre Chaffard-Luçon cite la jurisprudence, qui affirme que «l’appel ou le recours n’ont cependant pas d’effet suspensif sur l’obligation d’observer les effets de la peine préalablement encourue latae sententiae», et note que le Vatican est «dans la continuité» des condamnations prononcées en 1988 après les premières ordinations épiscopales célébrées par Mgr Marcel Lefebvre.

 

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Publié le 12 Juillet 2026

katholisch.de nous montre que pour la première fois cet été, le pape Léon XIV a célébré la prière du dimanche midi à Castel Gandolfo. Sur la place principale, il a salué les habitants de «ce beau lieu» et les nombreux pèlerins. Le pape a ensuite évoqué les «vents de guerre» qui soufflent dans de nombreuses régions du monde, notamment au Moyen-Orient et en Ukraine. «Ne laissons pas ces vents éteindre la faible flamme d’espoir et de paix, si fragile et vacillante soit-elle», a-t-il exhorté. Le chef de l’Église a appelé à «poursuivre sans relâche la voie du dialogue, de la rencontre et de la diplomatie». Selon lui, c’est la seule voie qui puisse mener à une paix juste et durable.

 

Lors de la journée d'action chrétienne «Dimanche de la Mer», le pape Léon XIV a également rendu hommage aux marins du monde entier qui, malgré les grandes distances qui les séparaient de leurs familles et malgré les conflits internationaux sur les routes maritimes, ont rendu possibles l'approvisionnement et le commerce. Le pape a exhorté les vacanciers à s'accorder des moments de silence et de prière pendant leurs vacances. Ils pourront ensuite reprendre leurs activités habituelles «le corps et l'esprit reposés».

 

Depuis dimanche dernier, le pape séjourne trois semaines en retraite estivale à Castel Gandolfo. Après d'importants travaux de restauration, il réside désormais dans les appartements du palais, situés dans les monts Albains. Auparavant, il logeait à la Villa Barberini, dans les jardins de la résidence d'été, car son prédécesseur, le pape François (2013-2025), y avait installé un musée. Ce musée restera ouvert aux visiteurs pendant l'absence du pape.

 

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Publié le 11 Juillet 2026

Jesús Bastante nous montre dans religiondigital.org ce samedi que Jeudi dernier, le président de la Conférence épiscopale espagnole, Luis Argüello, a non seulement provoqué la colère du gouvernement en qualifiant l'État de «bande de voleurs», mais a également suscité les critiques des communautés LGBTQ+ chrétiennes pour avoir assimilé la Marche des fiertés à «l'orgueil de Satan» et pour ses critiques de l'interdiction des thérapies de conversion. Les explications fournies par l'archevêque de Valladolid n'ont pas convaincu ces groupes, qui insistent sur le fait qu'Argüello, «en instrumentalisant ses enseignements, encourage la haine et la discrimination envers les personnes LGBTQ+» Argüello a affirmé avoir toujours déclaré, et réitéré, qu'il est «opposé aux thérapies de conversion», tout en cassant son propos en disant «qu'il n'est pas acceptable de pénaliser les thérapies de conversion et de canoniser les thérapies affirmatives, ce que font les exposés explicatifs des projets de loi» (https://www.religiondigital.org/espana/argueello-niega-haber-hablado-gobierno_1_1460468.html).

 

Dans un communiqué publié hier, Crismhom a exprimé ses «regrets» face aux propos tenus par le président de la CEE concernant la communauté LGBTI+, la Pride, les thérapies affirmatives et les fausses thérapies de conversion, lors de la conférence de clôture du cours d'été 2026 intitulé «L'effondrement de la démocratie. L'opportunité d'une géopolitique au service de l'être humain». «Même dans le cadre théorique d'un cours, nous attendons des pasteurs de l'Église un message qui reflète l'inclusivité de l'Évangile, promeuve la dignité de chaque personne et favorise la rencontre et le dialogue plutôt que la confrontation», déclare la communauté LGBTIQ de Madrid, expliquant que «les prétendues "thérapies de conversion" ont été largement critiquées pour leur impact négatif sur la santé et la dignité des personnes. La diversité des identités et des orientations n'est donc ni un péché ni quelque chose à corriger.»

 

«Nous croyons que l’accompagnement pastoral doit toujours reposer sur le respect, l’écoute et l’amour, et jamais sur des approches susceptibles d’accroître la souffrance ou le rejet. La tragédie que vit tout fils, fille ou enfant de Dieu lorsque l’Église n’agit pas de cette manière est déjà insupportable», ajoute CRISMHOM, invitant Mgr Argüello à «aller à la rencontre de cette partie du peuple de Dieu». «Rencontrer, dialoguer et discerner avec les croyants LGBTQ+ et leurs familles. Apprendre à connaître leur vie, leur foi et leur engagement envers l’Église. Donner un visage et un nom à cette réalité, parvenir à une compréhension mutuelle et à une proximité pastorale et fraternelle contribue à surmonter les préjugés et à bâtir une Église où chacun se sent accueilli et reconnu comme enfant de Dieu», conclut la déclaration, exprimant l’espoir d’une plus grande «responsabilité pastorale» pour «construire des ponts, semer l’espoir et créer des espaces de rencontre où nous pouvons nous reconnaître et où l’on peut s’exclamer : “Voyez comme ils s’aiment !”»

 

La déclaration de l'ICHTHYS Christian LGBTI+H de Séville est bien plus sévère : «Nous tenons à exprimer notre profonde honte qu'une personne qui devrait être un pasteur de miséricorde soit, au contraire, un signe d'incohérence évangélique.» «À Ichthys, en tant que chrétiens LGBTQ, nous nous sentons pleinement intégrés à l’Église, avec ses réussites et ses contradictions. C’est pourquoi nous affirmons que rien ni personne ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu», déclare l’organisation. «Encore moins ceux qui, en son nom et en instrumentalisant ses enseignements, promeuvent la haine et la discrimination envers les personnes LGBTQ.»

 

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Publié le 10 Juillet 2026

katholisch.de nous montre ce vendredi qu’un différend ouvert a éclaté entre le gouvernement socialiste et la Conférence épiscopale espagnole. L'élément déclencheur a été une déclaration critique du président de la Conférence épiscopale, Luis Argüello. Lors d'une intervention publique jeudi soir, il a évoqué les récents scandales de corruption au sein du gouvernement. «Lorsqu'un État oublie l'éthique, il devient une bande de voleurs», a déclaré l'archevêque de Valladolid, faisant référence aux scandales qui entourent le Premier ministre Pedro Sánchez.

 

Plusieurs responsables gouvernementaux ont réagi avec indignation et lancé une contre-attaque verbale. Quelques heures plus tard, le ministre de la Justice, Félix Bolaños, a répondu par une déclaration écrite. Il s'est dit surpris par le choix de mots radical de l'archevêque. Ces remarques étaient «injustes» et «profondément contre-productives». «Que penseriez-vous si un membre du gouvernement décrivait l'Église entière comme une bande de pédophiles ?», a rétorqué M. Bolaños. Il a exhorté Mgr Argüello à veiller à ce que leur relation soit empreinte de «modération, de respect et de justice».

 

Au lieu de calmer les choses, le président de la Conférence épiscopale et archevêque de Valladolid, Luis Argüello, a maintenu ce vendredi qu'il ne faisait pas référence au gouvernement la veille lorsqu'il a déclaré que «lorsqu'un État oublie l'éthique, il devient une bande de voleurs», bien que «chacun comprenne ce qu'il ressentait comme allusion à cela» (https://www.religiondigital.org/espana/argueello-niega-haber-hablado-gobierno_1_1460468.html).

 

Le Premier ministre Pedro Sánchez est soumis à une forte pression intérieure. Un de ses anciens ministres a récemment été condamné à 24 ans de prison pour corruption. Un autre ancien haut responsable du Parti socialiste est en détention provisoire. Par ailleurs, des procès sont en cours contre son épouse et son frère, tous deux pour des faits similaires.

 

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Publié le 9 Juillet 2026

katholisch.de nous montre ce jeudi que les «Rédemptoristes transalpins» rejettent le pape et souhaitent consacrer leur propre évêque. Alors que la rupture des lefebvristes se concrétise, la petite communauté des Fils du Très Saint Rédempteur, connus comme les Rédemptoristes transalpins, a annoncé une consécration épiscopale sans mandat du pape prévue pour le 25 juillet sur l'île de Papa Stronsay, dans les Orcades écossaises. Ce groupe d'ultra-conservateurs, né précisément comme une branche du mouvement de l'évêque Marcel Lefebvre, était revenu dans la communion catholique en 2008 grâce au pape Benoît XVI, mais a décidé de poser un nouveau geste de rupture avec Rome. Le supérieur général, Mgr Pierre Roy, a confirmé qu'il consacrera le père Michael Mary en l'absence de mandat apostolique, en affirmant explicitement que le siège de Rome est occupé par des «ennemis de Dieu». La réaction de l'Église locale a été immédiate et très ferme. L'évêque d'Aberdeen a officiellement mis en garde les fidèles, précisant qu'il s'agit d'un grave acte de désobéissance (https://fr.euronews.com/culture/2026/07/04/les-lefebvristes-repondent-au-pape-apres-lexcommunication-schisme-des-redemptoristes-en-vu).

 

Cette situation pose également problème aux véritables Rédemptoristes, profondément ancré dans la tradition, sont de plus en plus associé à la communauté écossaise, et n'ont rien à voir avec ce schisme, car si les «Rédemptoristes transalpins» font référence à l’ordre fondé par Alphonse de Liguori et à sa spiritualité, ils n’ont aucun lien avec les Rédemptoristes. En particulier, il n'existe aucun lien entre son ordre en Écosse et les «Rédemptoristes transalpins», également basés en Écosse. «Il est nécessaire de bien distinguer la Congrégation du Très Saint Rédempteur (CSSR), qui regroupe des missionnaires, des prêtres et des frères rédemptoristes et est active dans plus de 80 pays, de la communauté connue sous le nom de «Rédemptoristes transalpins» ou «Fils du Très Saint Rédempteur», souligne Gomes. Il déplore que le manque de connaissances historiques et canoniques, combiné à la diffusion rapide de l'information par les médias sociaux, ait contribué à la confusion parmi les fidèles : «C'est pourquoi nous exhortons chacun à examiner attentivement ses sources et à éviter de diffuser des contenus inexacts qui portent atteinte à la vérité historique, à la communion ecclésiale, à l'identité de la mission rédemptoriste et au témoignage d'unité auquel l'Église est appelée.»

 

Dans sa déclaration, Gomes explique que le nom de «Rédemptoristes transalpins» était utilisé par son ordre lors de son expansion vers le nord à travers les Alpes, par l’intermédiaire de Saint Clément-Marie Hofbauer. Il précise toutefois que Hofbauer et les régions transalpines de l’ordre n’ont aucun lien avec les «Rédemptoristes transalpins» d’aujourd’hui. «La communauté connue aujourd’hui sous le nom de “Rédemptoristes transalpins” a vu le jour en 1988, issue d’une scission avec la Congrégation du Très Saint Rédempteur et initialement associée au mouvement traditionaliste proche de la Fraternité Saint-Pie-X. Plus tard, elle a adopté le nom de “Fils du Très Saint Rédempteur” (F.SS.R., Filii Sanctissimi Redemptoris)», explique le Supérieur général.

 

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Publié le 8 Juillet 2026

katholish.de nous montre ce mercredi que suite au schisme au sein de la Fraternité Saint-Pie-X, les catholiques traditionalistes de France se rangent du côté du pape Léon XIV. Après la consécration non autorisée de quatre évêques par la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX) et leur excommunication par le Vatican, les partisans de la liturgie pré-Vatican II, fidèles à Rome, réaffirment leur solidarité avec le pontife. C'est ce qu'a rapporté l'agence de presse catholique OSV News mardi.

 

Les récentes ordinations de la Fraternité Saint-Pie X à Écône, en Suisse, et les excommunications qui ont suivi ont perturbé nombre de fidèles, affirme Philippe Darantière, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté, qui organise chaque année le traditionnel pèlerinage de Pentecôte de Paris à Chartres. Il n’est pas toujours aisé de défendre la tradition tout en maintenant l’unité avec la hiérarchie ecclésiastique, explique-t-il. Il espère donc la bienveillance des évêques français. Les relations entre les partisans de la liturgie pré-Vatican II et les évêques demeurent contrastées et, dans certains cas, encore empreintes de réserve, ajoute M. Darantière.

 

Parallèlement, les traditionalistes français s'impliquent activement dans les préparatifs de la visite du pape en France, du 25 au 28 septembre. Parmi les participants figure l'association Notre-Dame de Chrétienté. M. Darantière a expliqué que son association avait été sollicitée par l'archidiocèse de Paris pour contribuer à l'organisation de cette visite papale. Environ 10 000 bénévoles sont nécessaires. L'association Notre-Dame de Chrétienté a été choisie pour son expérience dans l'organisation de grands rassemblements; près de 20 000 personnes participent chaque année à son pèlerinage.

 

La semaine dernière, le Vatican  a officiellement confirmé l'excommunication des six hommes ayant participé à l'ordination épiscopale de la Fraternité Saint-Pie-X en Suisse le 1er juillet, une cérémonie interdite par le pape. Parmi ces hommes figuraient à la fois les ministres ordonnateurs et les nouveaux ordonnés. Ces ordinations constituant un acte schismatique au regard du droit canonique, l'excommunication s'en est suivie automatiquement. Le Vatican a souligné que tous les prêtres et diacres de la Fraternité Saint- Pie-X sont schismatiques et encourent donc la peine d'excommunication. 

 

Malgré le ralliement des tradis français au pape, ce schisme bouleverse l’ensemble du monde traditionaliste, tiraillé entre sa proximité avec les lefebvristes et son attachement à Rome (https://www.la-croix.com/religion/une-semaine-apres-les-excommunications-des-lefebvristes-quelles-consequences-pour-le-monde-tradi-20260708).

 

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Publié le 7 Juillet 2026

Jesús Bastante nous montre ce mardi sur religiondigital.org qu’interrogé sur le chemin synodal en Allemagne, l’ancien président de la Conférence épiscopale espagnole, le cardinal Antonio María Rouco Varela (89 ans), au portail d’information italien «La Nuova Bussola Quotidiana». Rouco Varela affirme : «Je pense que le droit canonique a été quelque peu négligé», ce qui l’inquiète «beaucoup, car cela influence des aspects fondamentaux de la foi». Pour Rouco, il est inconcevable que des hommes puissent décider de l’avenir de l’Église. «Tant qu’ils se contentent de se réunir et de discuter, la question de l’utilité de cette démarche reste ouverte. Mais s’ils la considèrent comme une organisation exerçant une autorité au sein de l’Église, alors ils vont à l’encontre de la constitution divine de l’Église. Par conséquent, cela va à l’encontre de l’Église», souligne-t-il.

 

Le cardinal galicien appelle aussi à la prudence quant à la participation des laïcs, avec droit de parole et de vote, aux synodes, au contraire du pape qui a exhorté à ne pas opposer clercs et laïcs mais à se situer dans une dynamique de coresponsabilité (https://cath.ch/newsf/synode-ne-pas-opposer-les-eveques-aux-laics), et se montre compréhensif envers les défenseurs de la liturgie traditionnelle, et parallèlement, il demande que l'on reste «fidèle à ce qu'a établi le Concile Vatican II, dans le respect de la liberté des fidèles au sein de la communion de l'Église. Autrement dit, sans surréglementation», et il est tout à fait favorable à l'ouverture des messes en latin, tout en ajoutant que les fidèles ne pas «en faire la promotion

 

Même si Rouco Varela est contre le Chemin synodal, la nomination de Christian Würtz comme le nouvel évêque du diocèse d'Eichstätt. à 55 ans, est un signal. Ce dernier en tant qu'évêque auxiliaire, était membre de l'Assemblée synodale du Chemin synodal de l'Église en Allemagne. Sa position sur les grandes questions de réforme ressort des votes nominaux. Par exemple, l'évêque auxiliaire de Fribourg a voté en faveur de l'autorisation de la prédication laïque, des cérémonies de bénédiction pour les couples de même sexe, d'un réexamen de l'homosexualité par le magistère de l'Église et de l'institution d'un concile synodal (https://katholisch.de/artikel/69359-der-neue-eichstaetter-bischof-das-ist-christian-wuertz).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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