Publié le 2 Juillet 2026

Joshua McElwee nous montre dans reuters.com que le Vatican a annoncé jeudi que des prêtres et des fidèles appartenant à un groupe catholique créée en 1970 par l'archevêque français Marcel Lefebvre, ayant consacré mercredi des évêques sans l'approbation du pape, se trouvent en situation de schisme avec l'Église et sont désormais excommuniés.

 

Dans un décret publié ce jeudi, le dicastère pour la Doctrine de la foi, organe chargé de veiller à l'orthodoxie au sein de l'Église catholique forte de 1,4 milliard de membres, a également averti les fidèles à travers le monde que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, basée en Suisse, célèbre désormais les sacrements de manière illicite. Le groupe ultratraditionaliste, qui s'est construit dans l'opposition au Concile de Vatican II, ne peut pas célébrer valablement des mariages ni entendre des confessions, souligne le décret. C'est la deuxième fois que le groupe est ainsi visé par le Vatican qui avait excommunié en 1988 plusieurs de ses prélats pour des motifs semblables avant de voir ces sanctions levées en 2009 sous le pontificat de Benoît XVI, ouvrant une phase de rapprochement avec Rome qui a pris fin ce jeudi. L'enseignement de l'Église veut en effet que seul le pape puisse autoriser la consécration de nouveaux évêques, afin de préserver la continuité avec les douze apôtres de Jésus, considérés comme les premiers prêtres et évêques.

 

Mais le décret est plus ferme qu'attendu. L'Église considère la consécration d'évêques sans autorisation comme une faute d'une gravité telle qu'elle entraîne automatiquement l'excommunication des participants, les plaçant "hors de la communion" ecclésiale et les privant de sacrements jusqu'à repentance. Le texte précise que les deux évêques ayant dirigé l'ordination non autorisée, organisée mercredi en Suisse, ont été excommuniés, de même que les quatre prêtres élevés au rang d'évêques. Mais le Vatican est allé plus loin en affirmant que l'ensemble des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X ainsi que tous les catholiques qui y "adhèrent formellement" sont désormais en situation de schisme et excommuniés. "En ce qui concerne les fidèles laïcs, doivent être considérés comme schismatiques et excommuniés ceux qui adhèrent formellement à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X", dit la note du Dicastère citée par Vatican News.

 

La Fraternité Saint-Pie X rejette les enseignements centraux du concile Vatican II qui a introduit dans les années 1970 d'importantes réformes dans l'Église et cherché à améliorer ses relations avec les juifs et les autres confessions chrétiennes. Le concile a notamment autorisé la célébration de la messe dans les langues locales, jusque-là dite en latin. La Fraternité a rejeté ce changement, invoquant sa préférence pour le rite latin et son caractère solennel. Connue sous le nom de lefebvristes en référence à son fondateur l'archevêque Marcel Lefebvre, la Fraternité affirme compter 733 prêtres dans le monde. Sa direction, en conflit de longue date avec le Vatican, fait valoir qu'elle devait ordonner de nouveaux évêques afin d'assurer sa continuité.

 

Malgré les avertissements de Rome, la Fraternité Saint-Pie-X a consacré des évêques en Suisse sans autorisation papale. Le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin a déclaré mercredi soir à la presse à Rome qu'il s'agissait d'un acte «schismatique», donc source de division. Il a ajouté que le pape Léon XIV y avait déjà fait allusion dans sa lettre adressée aux dirigeants de la Fraternité Saint-Pie-X, et il a affirmé que les décrets du concile Vatican II (1962-1965) sont contraignants. «Le concile Vatican II est une étape majeure de l’histoire de l’Église, qu’il convient de reconnaître et de mettre en œuvre correctement», a déclaré le cardinal secrétaire d’État. La Fraternité Saint-Pie-X défend son action contre la volonté expresse du Vatican., car selon elle les quatre nouveaux évêques ont obtenu «les moyens nécessaires pour préserver le patrimoine sacré de la tradition», a déclaré la direction de la Fraternité à Écône, en Suisse. Ils ont exprimé leur gratitude «à la Vierge Marie, qui a rendu possible cette transmission de la plénitude du sacerdoce – pour la plus grande gloire de Dieu, pour la gloire de la Sainte Église et pour le salut des âmes» (https://www.domradio.de/artikel/bedauern-und-rechtfertigung-nach-bischofsweihen-der-piusbrueder).

 

Le cardinal Parolin a exprimé l'espoir d'une reprise du dialogue. Peine perdue, car de nombreuses tentatives visant à ramener les adhérents du mouvement initié par Mgr Marcel Lefebvre à la pleine communion avec l'Église catholique se sont révélées infructueuses depuis longtemps. Les lefebvristes n’ont jamais voulu revenir, ils voulaient que l’Église soit à leur image. Beaucoup trop leur a été offert, il est maintenant temps d’être ferme avec eux.

 

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Publié le 1 Juillet 2026

religiondigital.org et Efe nous montrent que la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX), une congrégation ultratraditionaliste connue sous le nom de «Lefebvristes», a ordonné quatre évêques ce mercredi dans la ville d'Écône (Suisse) sans l'autorisation du pape, de sorte que les membres de la congrégation seront excommuniés dans un nouveau schisme au sein de l'Église catholique. 

 

Au cœur des montagnes de la vallée du Rhône en Suisse, où près de 15 000 personnes, fidèles et curieux compris, se sont rassemblées pour une cérémonie diffusée sur les réseaux sociaux en plusieurs langues, les «Lefebvristes» ont ignoré les demandes du pape Léon XIV de se retirer et ont célébré les ordinations. Cette congrégation ultraconservatrice, fondée en 1970 par l'archevêque français Marcel Lefebvre, s'oppose à certains préceptes du concile Vatican IILe pape Jean-Paul II avait déjà excommunié son fondateur et les quatre évêques qu'il avait ordonnés en 1988 sans son approbation, tandis que le pape Benoît XVI a levé l'excommunication en 2009 bien qu'ils aient maintenu un bras de fer avec l'Église. La confrérie compte actuellement 733 prêtres, 264 séminaristes, 145 frères et 250 religieuses, parmi lesquels seront choisis les quatre nouveaux évêques : le Suisse Pascal Schreiber, l’Américain Michael Goldade et les Français Michel Poinsinet de Sivry et Marc Hanappier. L’organisation considère déjà la cérémonie comme un événement historique et propose sur son site web des coffrets de vin, des casquettes et autres souvenirs commémoratifs en édition limitée.

 

Hier, mardi, le pape Léon XIV a exhorté les «Lefebvristes» dans une lettre, «avec un esprit paternel» et «de tout son cœur», à «revenir» sur leurs intentions, les avertissant «en dernier recours» d'une excommunication. Cependant, le supérieur général de la FSSPX, Davide Pagliarini, a affirmé dans son homélie à Écône qu'ils seraient prêts à tout pour servir l'Église. «Ils nous considèrent comme des rebelles, mais nous voulons servir l'Église, comme une mère en difficulté qui souffre, parfois même trahie», a-t-il déclaré. «Ils nous accusent de ne pas aimer le Pape, de ne pas le respecter, mais c’est justement parce que nous l’aimons que nous ne voulons pas le voir humilié lorsqu’il se met au même niveau que de faux pasteurs, de fausses religions, comme nous l’avons constaté à plusieurs reprises», a déclaré Pagliarini, faisant référence au dialogue du pontife avec les autres confessions.

 

Le pape et le Dicastère pour la Doctrine de la Foi les ont déjà avertis à plusieurs reprises qu'avec ces ordinations, ils commettraient un «acte schismatique» qui entraînerait l'excommunication des personnes concernées, comme cela s'est déjà produit par le passé. La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X serait séparée de l'Église catholique.  En 2007, le pape Benoît XVI a décidé de libéraliser la messe traditionnelle en latin avec le document «Summorum Pontificum», et en 2009 il a levé l'excommunication des quatre évêques de la Fraternité, mais le pape François, avec le texte «Traditionis custodes» de 2021, a introduit de sévères restrictions à la célébration de la messe traditionnelle.

 

La cérémonie a été présidée par l'Espagnol Alfonso de Galarreta et le Suisse Bernard Fellay, les deux seuls évêques restants parmi ceux consacrés par le fondateur Marcel Lefebvre en 1988, avant leur excommunication par le pape Jean-Paul II, bien qu'en 2009 le pape Benoît XVI ait levé cette excommunication malgré leur conflit persistant avec l'Église. Le supérieur général des Lefebvristes, Davide Pagliarini, a déclaré lors de l'ordination qu'ils seraient prêts à tout pour servir l'Église. Le supérieur de la Fraternité a évoqué une «circonstance tout à fait exceptionnelle», dans la mesure où «depuis le Concile Vatican II jusqu’à aujourd’hui, les autorités de l’Église manifestent une attitude contraire à la foi et agissent à l’encontre de la sainte tradition». C’est un «devoir très grave» que «de transmettre la grâce de l’épiscopat à ces prêtres», a estimé Davide Pagliarani tout en soulignant que, pour eux, «d’éventuelles sanctions ou censures à l’encontre de cet acte n’ont aucune valeur» (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2026-07/lefebvristes-ordinations-episcopales-sans-mandat-pontifical.html).

 

Le père Rafael Felipe, docteur en droit canonique et vicaire aux affaires juridiques du diocèse de Gérone, a expliqué à Flama  que si les ordinations épiscopales lefebvriennes sont «valides», elles sont illicites, puisqu'elles ont été effectuées sans mandat pontifical. «En droit, on distingue la validité de la légalité. Et sur ce point, une ordination sans mandat papal est toujours illicite, contraire à la loi», souligne Felipe, avertissant que si la FSSPX décidait  d'accepter à la fois le magistère issu du concile Vatican II et l'autorité du pape, le processus épiscopal pourrait être annulé sans autorisation de Rome. «S’ils acceptaient tout cela, le pape pourrait lever leur excommunication, mais la grande rébellion dont ils font preuve actuellement rend impossible d’envisager ce scénario à court terme», conclut-il.

 

Cependant, de nombreux catholiques hors d'Écône, y compris des conservateurs et des traditionalistes, se sont opposés à ces consécrations, y voyant un acte de désobéissance grave qui nuit à l'Église. «On ne peut pas servir la tradition tout en désobéissant à l'Église et à son autorité», a déclaré le révérend Robert Gahl, expert en éthique à l'Université catholique d'Amérique (https://www.pbs.org/newshour/nation/defying-pope-leo-xiv-traditionalists-go-ahead-with-bishop-consecrations-in-switzerland).

 

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Publié le 30 Juin 2026

vaticannews.va nous montre ce mardi que le pape Léon XIV a adressé une dernière lettre au supérieur de la Fraternité Saint-Pie X, datée du 29 juin, solennité des saints Pierre et Paul, lui demandant de ne pas procéder à la consécration de quatre nouveaux évêques sans mandat pontifical, prévue à Écône, en Suisse, dans la matinée du 1er juillet.

 

«C’est avec paternité que je souhaite m’adresser à vous – écrit le papeet, à travers vous, aux évêques, aux prêtres, aux séminaristes et aux fidèles liés à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, conscient de la responsabilité que le Seigneur m’a confiée en tant que Successeur de l’Apôtre Pierre. L’Église reconnaît l’attachement à la vie liturgique, l’engagement dans la formation sacerdotale, le zèle apostolique et le désir de fidélité à la Tradition qui caractérisent de nombreuses personnes et communautés liées à cette Fraternité. Cela a motivé l’attitude d’attention et de bienveillance que mes Prédécesseurs vous ont constamment manifestée.»

 

«Dans cet esprit, et rempli d’affection chrétienne – poursuit le Souverain Pontife, je vous demande et vous prie de tout mon cœur: revenez sur vos pas! Je vous exhorte à considérer avec attention le bien spirituel des fidèles, car l’acte schismatique que vous avez l’intention d’accomplir les priverait de la réception licite, voire dans certains cas valide, des sacrements qu’ils aiment et recherchent pour leur sanctification.»

 

«L’Église – peut-on encore lire dans la lettre papale, rédigée en français et adressée au Supérieur général de la Fraternité, le père Davide Pagliaraniest ouverte à un chemin de dialogue et d’entente que le Saint-Esprit peut rendre possible et fécond. Je prie pour vous car déchirer la Tunique sans coutures du Christ est un péché d’une extrême gravité. Que le Seigneur éclaire vos consciences et réveille vos cœurs. En vertu de l’autorité que j’ai reçue du Christ, c’est le cœur attristé, mais encore rempli d’espoir, que je me sens le devoir de vous demander de renoncer à votre projet. Je confie ces intentions au Cœur Immaculé de Marie, Mère du Bon Conseil.»

 

Le pape demande donc une fois de plus aux lefébvristes de renoncer à commettre l’acte schismatique que constituent les consécrations épiscopales sans mandat pontifical, et il est significatif que l’argument le plus fort avancé dans la lettre soit le bien des âmes des fidèles de la Fraternité Saint-Pie X, ce qui rendrait illicites et, dans certains cas (pour la confession sacramentelle et le mariage), même invalides les sacrements.

 

Peine perdu puisque peu avant l'annonce de ses consécrations épiscopales, la Fraternité Saint-Pie-X a répondu à la récente lettre du pape Léon XIV et lui a demandé de faire preuve de clémence. Dans une lettre de réponse datée de mardi et signée par le supérieur général Davide Pagliarani, elle déclare : «C'est pourquoi je vous prie simplement, Votre Sainteté, de bien vouloir apprécier la sincérité de notre intention avant de prendre une décision concernant la Fraternité Saint-Pie-X. Il n'est pas trop tard.» Il fait appel au «cœur paternel du pape», l’appelle au «discernement» et demande un «geste de compréhension du pape», tout en disant au pape que l’Église qu’il dirige est «déchiré par des forces et des courants incompatibles avec un esprit véritablement catholique» (https://katholisch.de/artikel/69276-vor-geplanten-bischofsweihen-piusbrueder-bitten-papst-um-entgegenkommen).

 

Pas probant quand on va rendre son courant schismatique. Le dialogue avec les lefébvristes a été une véritable perte de temps, ce derniers n’ont jamais voulu discuter et ont voulu que l’Église soit à leur image : rabougrie et passéiste. On ne fait pas l’unité avec des personnes qui ne la veulent pas.

 

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Publié le 29 Juin 2026

José Lorenzo nous montre ce lundi sur religiondigital.org qu’à la suite de la messe de l'Imposition des Palliums aux 35 nouveaux archevêques métropolitains lors de la solennité des apôtres Pierre et Paul, le pape Léon XIV a rappelé que le témoignage de ces derniers a contribué de manière décisive à ce que la présence chrétienne dans l'histoire soit orientée non vers la domination, mais vers le service, l'unité et la réconciliation, il a aussi exhorté les fidèles à un respect toujours plus grand de l'Église dans toute sa dimension universelle et à reconnaître son rôle dans la promotion des rencontres fraternelles entre les peuples et les nations (https://katholisch.de/artikel/69250-papst-leo-xiv-ruft-kirche-zu-einheit-in-verschiedenheit-auf), et il a réitéré l'importance de la communion et a rappelé dans l'Angélus que leur témoignage «a contribué de manière décisive à faire en sorte que la présence chrétienne dans l'histoire soit orientée non pas vers la domination, mais vers le service, l'unité et la réconciliation»

 

Le pape a donc exprimé son désir d’«apprécier toujours davantage la catholicité de l’Église, de reconnaître sa valeur au service de la rencontre fraternelle entre les peuples et les nations, d’éviter tout ce qui mine ou blesse la communion, de persévérer sur la voie œcuménique et dans un dialogue attentif et franc avec tous»Cette demande trouve un écho particulier au moment où les disciples du schismatique Marcel Lefebvre, regroupés au sein de la Fraternité Saint-Pie-X, ont annoncé, dans ce que le Vatican a considéré comme un acte schismatique, l'ordination de quatre nouveaux évêques le 1er juillet prochain dans la ville suisse d'Écône. Il a toutefois évité de mentionner explicitement cet événement (https://katholisch.de/artikel/69250-papst-leo-xiv-ruft-kirche-zu-einheit-in-verschiedenheit-auf).

 

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Publié le 28 Juin 2026

katholisch.de nous montre que le pape Léon XIV a de nouveau lancé un appel à l'aide et à la solidarité envers les personnes touchées par les séismes dévastateurs au Venezuela. Lors de la prière de l'Angélus, dimanche, place Saint-Pierre, il a remercié en espagnol tous ceux qui, avec dévouement, recherchent des survivants et portent secours aux sinistrés. Il a prié pour les victimes et a exprimé sa profonde sympathie à leurs familles et à toutes les personnes touchées.

 

Jeudi, le pape avait déjà fait un don de 100 000 € d’aide d’urgence aux régions sinistrées par le séisme en Arabie saoudite. Lors du consistoire des cardinaux qui s’est conclu samedi soir au Vatican, il a prié avec les autres cardinaux pour les victimes et les personnes touchées par la catastrophe. L’archevêque de Caracas, le cardinal Baltazar Porras, a également participé à la réunion.

 

Un peu plus de 72 heures après les secousses de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont frappé le nord du pays, des équipes de recherche et de sauvetage venues d’au moins 17 pays sont toujours à l'œuvre pour sortir des décombres d'éventuels survivants. Ils interviennent dans un pays en crise, au système de santé en piteux état (https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20260628-venezuela-le-temps-presse-pour-retrouver-les-survivants-du-double-tremblement-de-terre-du-24-juin).

 

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Publié le 27 Juin 2026

Jesús Bastante nous montre ce samedi sur religiondigital.org que le pape qui a a clôturé le deuxième consistoire extraordinaire, déplore la tragédie vénézuélienne vécue par «le peuple vénézuélien, si durement touché par le violent tremblement de terre de ces derniers jours», et appelle à la solidarité de la communauté internationale envers cette nation bien-aimée l’assurant de ses «prières pour les victimes, pour leurs familles et pour tous ceux qui souffrent des conséquences de cette tragédie». Pour aller droit au but, le pape Léon XIV a exprimé sa «profonde gratitude» aux cardinaux présents pour «la liberté, la fraternité et le sens ecclésial avec lesquels vous avez participé à notre travail». «Je retiens non seulement le contenu de vos réflexions, mais aussi l’expérience qui les a rendues possibles», a souligné Prevost, ajoutant que «voir des cardinaux issus d’Églises, de cultures et de situations si diverses s’écouter et chercher ensemble ce qui sert le mieux l’Évangile a été pour moi une source de réconfort et d’espoir.»

 

Il réaffirme le caractère synodal de l’Église qui «naît de la rencontre, s’épanouit dans l’écoute et mûrit dans le discernement» et dans la qualité de ces rencontres, aussi «Lorsque nous nous écoutons les uns les autres avec humilité et liberté, en laissant place à l’Esprit, nos conversations ne restent pas un simple échange d’idées, mais deviennent un lieu de conversion, où nous grandissons ensemble dans la fidélité au Seigneur», le multilatéralisme qui est une réponse à la guerre, «afin que les peuples puissent à nouveau apprendre à œuvrer ensemble pour le bien commun de toute l’humanité.», et la participation grâce «à cette «culture de coopération», qui se développe «grâce au dialogue œcuménique et interreligieux, lequel n’altère pas notre identité chrétienne, mais nous permet au contraire de servir ensemble le bien commun et la paix.»

 

Le pape a accueilli avec un intérêt particulier «votre insistance sur la doctrine sociale de l’Église», qui «n’offre pas de solutions préétablies, mais éduque l’Église à une manière évangélique de vivre la réalité, de l’interpréter et de guider l’action de manière responsable». Parallèlement, il a souligné la nécessité de considérer le «bien commun » non seulement comme un objectif à poursuivre, mais aussi comme «une réalité à redécouvrir ensemble». «Nous vivons une époque où il est même difficile de reconnaître ce qui est véritablement bon pour tous», a admis le pape, invitant l’Église à «préserver des lieux de rencontre, d’écoute et de dialogue où une culture renouvelée du bien commun puisse s’épanouir». «L’Église est appelée à devenir toujours plus ce qu’elle proclame. C’est sur ce fondement que les réformes nécessaires des structures, des institutions et des processus peuvent aussi porter leurs fruits», a-t-il conclu. «Ce que nous apprenons à vivre ces jours-ci ne concerne pas seulement le Collège des cardinaux. C’est un style de vie que nous sommes appelés à promouvoir dans toute l’Église», souligne-t-il, exprimant sa gratitude pour «la liberté, la fraternité et l’esprit ecclésial dont vous avez fait preuve dans notre œuvre».

 

domradio.de (https://www.domradio.de/artikel/kardinaele-sprechen-ueber-migration-und-allgemeine-vertrauenskrise) nous montre enfin que pendant deux jours, les cardinaux de l'Église catholique ont débattu à Rome de l'état du monde et du rôle de l'Église dans celui-ci. Les grands défis de notre époque ont été abordés dès le premier cycle de discussions. Un résumé des sujets abordés lors de la première partie de la réunion des cardinaux, publié vendredi après-midi, indique notamment : «La nécessité d’aborder le phénomène migratoire de manière humaine et chrétienne a été évoquée; il modifie l’apparence des peuples, des sociétés et des communautés et souligne la nécessité d’une politique d’intégration efficace, tandis que de nouvelles formes d’exclusion se multiplient.» Ailleurs, il est rapporté que les cardinaux ont déclaré que l'Église doit montrer «comment les migrants peuvent être une bénédiction pour les sociétés qui les accueillent». De plus, il a été «souligné combien la polarisation rend la gouvernance et la coexistence plus difficiles et comment la violence augmente comme moyen de résoudre les conflits».

 

Les cardinaux ont longuement évoqué la crise de la démocratie et des institutions dans certains pays. Ils ont diagnostiqué un «sentiment généralisé de perte de confiance, de fatalisme et d'impuissance à l'égard des institutions, de la démocratie et de l'avenir». Ce phénomène s'explique notamment par la perte des valeurs transcendantales et spirituelles, ainsi que par la conviction que la vie est dénuée de sens. Un sentiment de lassitude, un manque de perspective sur la vérité et une incapacité à nouer des relations se répandent. Le rapport, qui résume le contenu sans l'attribuer à des noms ou des groupes spécifiques, précise : «Les cardinaux sont pleinement conscients de la responsabilité de l'Église dans la situation historique actuelle. Elle doit se montrer maternelle et hospitalière, et reconnaître ses propres erreurs.»

 

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Publié le 25 Juin 2026

katholisch.de nous montre ce jeudi que la Fraternité traditionaliste Saint-Pie X a réaffirmé son rejet de la doctrine actuelle de l'Église catholique. Dans une annexe à une lettre ouverte adressée au pape et aux cardinaux, qualifiée de «credo», la Fraternité dénonce les «erreurs modernes» au sein de l'Église. Ce document de 154 paragraphes a été publié mercredi en plusieurs langues. Le texte central présente une profession de foi en la doctrine de l'Église catholique telle qu'elle a été formulée jusqu'au milieu du XXe siècle. Ni dans les 18 pages de texte, ni dans les 127 notes de bas de page, aucun document du Concile Vatican II (1962-1965) n'est cité, et les papes du Concile ou de la période ultérieure ne sont pas mentionnés. Le pape le plus récent cité est Pie XII (1939-1958). La lettre ouverte accompagnant le Credo est signée par le supérieur général, Davide Pagliarani. Elle a également été signée par ses assistants généraux et le prédécesseur de Pagliarani, l'évêque Bernard Fellay.

 

Du point de vue de la Fraternité Saint-Pie X, l'Église souffre d'un déclin moral et éthique. De plus, elle exprime des doutes quant à la doctrine catholique actuelle. «Ce qui a toujours été considéré par tous, partout et en tout temps comme faisant partie de la foi ne doit être nié ni remis en question par quelque mode théologique que ce soit, ni par pression pastorale, ni par nécessité diplomatique, ni par de prétendues exigences du monde moderne.» Par-dessus tout, demeure «la promesse du Christ», qui ne pourra jamais être vaincue par les «portes de l'enfer». Dans le même temps, la Fraternité constate que l’Église traverse actuellement des «temps d’épreuve»«la profession de la vraie foi s’affaiblit considérablement, les hérésies se répandent, la discipline décline et de nombreuses âmes s’égarent». Cette «crise d’une gravité exceptionnelle» a été déclenchée par le concile Vatican II, par lequel les «hérésies modernes» ont pénétré l’Église.

 

Le document ne contient pas de déclaration de loyauté envers le pape Léon XIV. Un différend a récemment éclaté entre le Vatican et la Fraternité Saint-Pie-X. Les traditionalistes avaient annoncé de nouvelles ordinations épiscopales pour le 1er juillet. Celles-ci, dépourvues de mandat papal, constitueraient une nouvelle fois un acte de schisme au sein de l'Église. Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi a interdit à plusieurs reprises de telles ordinations et a menacé d'excommunication, c'est-à-dire d'exclusion de la communion avec l'Église, ceux qui enfreignent cette directive.

 

Rien ne laisse présager une réconciliation de dernière minute : le théologien viennois Jan-Heiner Tück estime que la Fraternité Pie X, en rompant avec la tradition plus récente de l’Église, n’est «plus traditionaliste, mais sectaire», car «La Fraternité Saint-Pie X, en revanche, continue de traiter les Juifs d’assassins de Dieu» et elle propage des idées «anti-œcuméniques, antisémites et antidémocratiques». Le véritable problème, affirmait-il, n'était pas le rite pré-Vatican II, «mais un traditionalisme qui rejette catégoriquement toute nouveauté à partir d'un certain point de la tradition». Ceci, soutenait-il, constituait une «perméabilité osmotique à la droite politique», qui devenait problématique lorsqu'elle prenait des caractéristiques antisémites ou antidémocratiques. Tück s'attend à ce que le pape Léon XIV prenne une position claire. Les réformes du Concile concernent «en définitive la compréhension que l'Église a d'elle-même aujourd'hui». Le pape François a qualifié ces réformes d'irréversibles et le pape Léon XIV de «guide pour l'avenir». Le pape rejette notamment l'instrumentalisation politique du christianisme. «Quiconque souhaite surmonter la crise des démocraties libérales par une politique chrétienne identitaire ne trouvera aucun allié en ce pape», a déclaré Tück (https://katholisch.de/artikel/69191-tueck-konflikt-um-piusbrueder-fuer-papst-leo-ein-worst-case-szenario).

 

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Publié le 24 Juin 2026

«Cette décision démontre une fois de plus l'énorme fossé qui existe entre la réalité pastorale de nombreuses églises locales et les directives de Rome Ruth Fehlker, directrice spirituelle de l'Association des femmes catholiques d'Allemagne (kfd), a exprimé l'indignation d'une grande partie de la communauté catholique du pays face à la décision du Dicastère pour le culte divin d'interdire aux laïcs, hommes et femmes, de prononcer des homélies lors de l'Eucharistie, comme le demandait le Chemin synodal de 2023 comme le montre Jesús Bastante ce mercredi dans religiondigital.org.

 

Loin d'intimider le mouvement réformateur en Allemagne, cette décision n'a fait que confirmer la volonté de poursuivre le dialogue. Ainsi, comme l'explique Katholisch, le Comité central des catholiques allemands (ZdK) espère que les évêques prendront des mesures spécifiques pour les laïcs. Sa présidente, Irme Stetter-Karp, a rappelé que le Chemin synodal avait déjà adopté, en mars 2023, le texte «Proclamation de l'Évangile par les laïcs dans la Parole et les sacrements», avec une participation significative des évêques. «Nous espérons donc que les évêques allemands réaffirmeront leur position sur ce sujet devant Rome, renforceront leurs arguments et n’interpréteront en aucun cas la lettre du cardinal Roche comme un signe de découragement», a souligné le représentant du Chemin synodal. La KFD, quant à elle, a déploré «un nouvel exemple du manque d’égalité des femmes dans l’Église catholique».

 

«Tant que les femmes continueront d’être exclues des postes clés malgré leurs compétences, leur vocation et leur engagement, l’Église continuera de perdre en crédibilité», a ajouté Ruth Fehlker. «La question n’est plus de savoir si les femmes sont capables de prêcher. La vraie question est de savoir pourquoi les responsables à Rome continuent d’ignorer les charismes et les vocations des femmes comme des hommes», a-t-elle ajouté. Enfin, «Nous sommes l’Église» a dénoncé cette «décision comme étant totalement déconnectée de la réalité et fondée sur des préjugés», soulignant que «l’application stricte de cette règle entraînerait le déclin des paroisses et des communautés», compte tenu du vieillissement du clergé et du manque de vocations sacerdotales en Allemagne.

 

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Publié le 23 Juin 2026

domradio.de nous montre ce mardi que parmi les propositions de réforme du Chemin synodal en Allemagne figure l'idée que les prédications lors de la messe ne soient plus l'apanage du clergé. La cinquième assemblée synodale avait adopté la demande à une large majorité le 10 mars 2023. La Conférence des évêques allemands a ensuite demandé un indult à Rome. Le Vatican a pour l'instant refusé l'autorisation nécessaire. La décision du cardinal Arthur Roche, responsable du Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, est datée du 17 juin. Elle fait suite à une demande soumise le 30 mars par le président de la Conférence des évêques, Heiner Wilmer. Les évêques diocésains allemands ont pris acte de cette décision du Vatican et l'ont examinée lors de leur réunion à Berlin mardi. Cette information a été annoncée par Matthias Kopp, porte-parole de la Conférence épiscopale allemande.

 

Dans sa réponse, publiée mardi par la Conférence des évêques, le cardinal Roche rappelle que, selon le droit canonique catholique, «l’homélie, partie intégrante de la liturgie, est réservée au prêtre ou au diacre». Cette norme n’est pas de nature purement disciplinaire. Elle représente «un exercice spécifique du munus docendi (maîtrise d’enseigner), confié au ministre ordonné». Roche écrit en outre : «Puisque la réservation de l’homélie au ministre ordonné relève de la structure sacramentelle et liturgique même de la célébration eucharistique, (…) même en présence de considérations pastorales sérieuses, aucune dispense ne peut être accordée par indult.» Le président de la conférence épiscopale avait invoqué de telles considérations pastorales sérieuses pour justifier sa demande. Roche a également rejeté la proposition d'autoriser les laïcs à ne prononcer qu'un «sermon» plutôt qu'une «homélie».

 

Cependant, une faille subsiste. Dans cette requête du 30 mars, Wilmer avait demandé une autorisation spéciale, un indult. Celui-ci aurait permis à des hommes et des femmes non ordonnés, possédant la formation théologique requise, de prêcher lors de la messe. L'exigence de solliciter un tel indult figurait parmi les nombreuses résolutions du Chemin synodal allemand. Dans sa lettre, Roche souligne toutefois que, lors des offices religieux et ailleurs, les laïcs sont chargés de «formes de proclamation» qui «peuvent être mises en œuvre selon les besoins des Églises locales». L’évêque local compétent peut «déterminer les circonstances appropriées pour ces formes de proclamation». Il ne pouvait toutefois déroger à la norme qui réserve l'homélie aux ministres ordonnés. Roche écrit textuellement : «Les fidèles laïcs ne peuvent prêcher pendant l'Eucharistie au moment désigné pour l'homélie.» 

 

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Publié le 22 Juin 2026

Augustine Asta pour vaticannews.va nous montre qu’à l’occasion du centenaire de la naissance du professeur Jérôme Lejeune, le pape a reçu ce lundi 22 juin en audience les membres de la Fondation qui porte son nom et qui poursuit son œuvre. Dans son discours, le Saint-Père a salué la mémoire de celui qui fut à la fois pionnier de la génétique moderne, médecin dévoué aux plus fragiles et ardent défenseur de la vie. «Soyez comme lui des témoins engagés dans la société, au service de la recherche constante du bien commun», a-t-il exhorté.«Jamais un médecin ne devrait se permettre, sur la base d’algorithmes de laboratoire, de décider de la vie de tel embryon ou de telle personne âgée! Jamais la médecine ne pourra se faire la servante de la mort programmée!», a prévenu le Saint-Père.

 

Le pape Léon XIV aurait pu trouver un autre défenseur de la dignité humaine puisque ce généticien ultraconservateur, soutenu par l’Opus Dei, et ami de Jean-Paul II et militant anti-avortement (https://www.marianne.net/politique/gouvernement/fondation-jerome-lejeune-agnes-firmin-le-bodo-salue-l-action-d-un-organisme-proche-des-anti-avortement) considérant notamment que si une femme souhaite avorter car l’examen in utero a révélé que l’embryon est porteur d’une trisomie 21, il s’agirait alors de «racisme chromosomique» (https://www.lemonde.fr/langue-sauce-piquante/article/2026/03/11/marthe-gautier-et-non-gauthier_6670445_6603149.html), s'est approprié la découverte de la trisomie 21 en octobre 1958, au dépend de Marte Gautier. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) finira par rendre justice à Marthe Gautier en 2014, au terme d’années de lutte (à partir de 2009) pour y parvenir (https://chantiersdeculture.com/2026/02/11/marthe-gautier-et-la-trisomie-21/). Ce généticien était tout sauf un modèle et son attitude envers les femmes qui avortent montre qu’il était qui peu porté sur l’amour du prochain.

 

D’ailleurs, la Fondation qui porte son nom a été créée en 1996, deux ans après la mort de Jérôme Lejeune, pour mener des travaux sur les anomalies génétiques et poursuivre son engagement contre l’avortement et l’euthanasie. Cette Fondation s’est aussi impliquée dans la procédure de béatification de Jérôme Lejeune au quelle des scientifiques se sont opposé publiquement (https://blogs.mediapart.fr/seraya-maouche/blog/231016/femmes-en-sciences-il-faut-mettre-fin-l-impudence-de-la-fondation-jerome-lejeune).

 

Le discours du pape n’est pas un incident, c’est une prise de parole significative à trois mois de sa venue en France, où le débat sur l’aide à mourir n’est pas tranché (https://www.la-croix.com/religion/avortement-euthanasie-le-pape-met-en-garde-contre-une-medecine-servante-de-la-mort-programmee-20260622).

 

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