Publié le 6 Juin 2026

Jesús Maturana dans fr.euronews.com nous montre que le pape Léon XIV a débuté samedi une visite d’État d’une semaine en Espagne, le premier voyage papal dans le pays depuis quinze ans. Le pape Léon XIV a salué l'adhésion de l’Espagne au droit international et au multilatéralisme, les positions du pays sur les conflits à Gaza, en Iran et en Ukraine, ainsi que son accueil des migrants. Des propos qui tombent à pic pour le Parti socialiste au pouvoir, critiqué par certains pour sa politique sur l’immigration et englué dans des scandales de corruption.

 

Après une visite dans un centre social de la capitale espagnole, où il a rappelé la nécessité pour les chrétiens de répondre aux personnes dans le besoin et à garder leur cœur sensible à faire le bien (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-06/cedia24horas-espagne-pape-leon-xiv-charite-ne-tolera-pas-retard.html), sa première journée s’achèvera par une veillée de prière près du stade Santiago Bernabéu du Real Madrid, où 400 000 jeunes sont attendus. «Ils se rendent compte qu’il y a un vide, et un manque de sens, et peut-être que ma visite a contribué à réveiller encore davantage quelque chose, qu’ils ne savent même pas très bien comment définir», a estimé le pape Léon XIV dans son avion, interrogé par des journalistes sur un éventuel intérêt accru des jeunes pour l’Église catholique (https://www.parismatch.com/Royal-Blog/felipe-et-letizia-despagne-accueillent-le-pape-leon-xiv-a-madrid-270293).

 

À bord du vol à destination de Madrid, le pape a aussi exprimé sa solidarité avec le Liban et exprimé son «inquiétude» sur la situation en Ukraine, appelant une nouvelle fois à «trouver une solution» (https://www.parismatch.com/Royal-Blog/felipe-et-letizia-despagne-accueillent-le-pape-leon-xiv-a-madrid-270293), il s’est également attardé sur les abus, une plaie encore ouverte pour laquelle il invite l’Église à lutter contre, ainsi que sur la guerre, en particulier sur la dangerosité des armes utilisées rappelé les réflexions développées ces dernières années par le magistère de l’Église concernant les profondes transformations introduites par les technologies militaires modernes et la capacité destructrice des armements contemporains. Des religieuses cloîtrées espagnoles ont offert un chapelet à chaque journaliste de la délégation de l’évêque de Rome (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-06/leon-xiv-avion-pour-l-espagne-salut-aux-journalistes.html).

 

Ce voyage se déroule également dans un contexte de crise des abus sexuels commis par des membres du clergé. Le pape doit rencontrer des victimes alors que l’Église espagnole réexamine des décennies d’abus et de dissimulations. Durant son séjour, le pape Léon XIV, qui a déjà rencontré la famille royale espagnole, doit aussi prononcer un discours historique devant les deux chambres du Parlement, une première pour un pape. Le souverain pontife se rendra également à Barcelone pour célébrer la messe à la Sagrada Familia. Il inaugurera la flèche centrale du chef-d’œuvre inachevé d’Antoni Gaudí, qui en fera l’église la plus haute du monde.

 

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Publié le 5 Juin 2026

domradio.de nous montre ce vendredi quatre étapes et une tension palpable. Lors de sa visite en Espagne du 6 au 12 juin, le pape Léon XIV se trouve confronté à un pays politiquement et ecclésiastiquement polarisé, où l’Église catholique, après des années de scandales et d’impunité pour les abus, se retrouve désormais du côté d’un gouvernement laïc-socialiste.

 

L'institution qui fut un pilier de la dictature franquiste pendant des décennies défend aujourd'hui la politique migratoire libérale du Premier ministre de gauche Pedro Sánchez. Ce dernier, socialiste lui-même englué dans des scandales de corruption et gouvernant sans majorité parlementaire, s'était précipité à Rome quelques jours seulement avant la visite du pape Léon XIV. Après son audience au Vatican, il a fait l'éloge du pape avec effusion. «Ses paroles nous incitent à défendre la dignité humaine, à protéger les plus vulnérables et à donner espoir à un monde qui aspire à la paix», a déclaré le Premier ministre, en proie à de vives difficultés sur le plan intérieur. Le pape Léon XIV aurait conseillé aux évêques espagnols, en novembre dernier, de prendre clairement leurs distances avec l'extrême droite du pays, qui critique sans relâche la politique d'immigration du gouvernement. Le pape sera lui aussi probablement bientôt confronté à leurs critiques, la migration étant un thème central de son quatrième voyage à l'étranger. Lors de deux de ses quatre déplacements, le pape abordera la situation des migrants. Le pape Léon XIV se rendra aux îles Canaries, au large des côtes africaines, confrontées à une forte pression migratoire. Des rencontres sont prévues à Gran Canaria et à Tenerife avec des réfugiés et leurs soutiens. Même en Espagne continentale, le pape Léon XIV donnera l'exemple d'une culture accueillante en visitant le Raval, quartier d'immigrés de Barcelone. Le parti populiste de droite Vox a qualifié ce quartier de «cloaque multiculturel». Ce sont ses représentants qui critiquent vivement les évêques espagnols pour leur position sur l'immigration, allant jusqu'à accuser leurs organisations humanitaires de profiter de l'immigration clandestine. Cependant, bien que les représentants de l'Église et du gouvernement socialiste minoritaire s'accordent sur ce point, leurs divergences sont manifestes sur d'autres sujets. L'enquête sur les abus, qui n'a débuté que lentement sous la pression de l'opinion publique et l'intervention du gouvernement, a gravement nui à la réputation de l'Église. Ce n'est qu'au début de l'année 2026, après près de trois ans de négociations, que l'Église et le gouvernement se sont entendus sur un système d'indemnisation des victimes de violences sexuelles. Les projets de libéralisation accrue des lois sur l'avortement et la légalisation de l'euthanasie active alimentent également le débat entre l'Église et l'État. Sur ces questions éthiques, le pape prend toujours position en faveur de la protection de la vie; ce sont là d'autres sujets susceptibles de susciter des débats lors de la visite du pape Léon XIV en Espagne. En toile de fond, le débat persiste sur la manière de gérer l'héritage de la guerre civile espagnole (1936-1939), durant laquelle les forces de gauche furent les ennemis acharnés de l'Église. Le 22 mai dernier, le pape Léon XIV a commémoré le martyre de 80 membres du clergé et laïcs catholiques tués par des combattants anticléricaux pendant la guerre civile.

 

Le pape Léon XIV "arrive dans un pays polarisé où divers acteurs pourraient tenter de récupérer la visite. S'assurer que son message atteigne et s'adresse à tous représente un défi de taille", a confié à l'AFP Rafael Rubio, responsable de la communication pour l'organisation du voyage. Dans cette optique, le discours du pape au Parlement constitue l'un des moments les plus attendus de la visite, un exercice rare pour un souverain pontife lors duquel il devrait appeler au dialogue et au dépassement des clivages. Au-delà de ces enjeux politiques, le voyage comportera une forte dimension sociale. À l'image de ses déplacements précédents, le pape américain, qui s'est attiré en avril les critiques de l'administration Trump, prévoit des rencontres avec des personnes marginalisées - détenus, sans abri - illustrant sa volonté de promouvoir une "Église des pauvres" engagée auprès des plus vulnérables. À Madrid, où le pape Léon XIV sera reçu par le roi et la reine d’Espagne au Palais royal, deux rendez-vous rassembleront une foule immense de plusieurs centaines de milliers de personnes : une veillée de prière samedi soir au pied du stade Santiago Bernabeu du Real Madrid, et une messe en plein centre-ville dimanche matin. Autre temps fort du voyage, le pape de 70 ans célébrera le 10 juin à la Sagrada Familia de Barcelone une messe coïncidant avec le centenaire de la mort de son génial architecte, Antoni Gaudí, qui a franchi l’an dernier la première étape vers la béatification après avoir été déclaré "vénérable" par le Vatican. Dans la foulée, il bénira la tour de Jésus-Christ, haute de 172,5 m, un record qui a fait il y a quelques mois de la célèbre basilique - toujours inachevée plus de 140 ans après le début des travaux - l’église la plus haute du monde. Aucune rencontre avec des victimes de violences sexuelles n'est pour l'instant prévue, alors que le Défenseur du peuple espagnol avait estimé dans un rapport publié en 2023 que depuis 1940, plus de 200 000 mineurs pourraient avoir subi des agressions sexuelles de la part de religieux catholiques. Le gouvernement de Pedro Sánchez et l’Église espagnole ont signé fin mars un accord pour indemniser les victimes d'agressions sexuelles commises par des religieux, après des années de réticences et d'opacité de la hiérarchie ecclésiastique (https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260603-en-espagne-l%C3%A9on-xiv-%C3%A0-l-%C3%A9preuve-d-un-pays-polaris%C3%A9-et-s%C3%A9cularis%C3%A9).

 

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Publié le 4 Juin 2026

domradio.de nous montre ce jeudi qu’une réunion de tous les cardinaux avec le pape est rare. Pourtant, le pape Léon XIV convoque ses conseillers à Rome pour la deuxième fois en un an. Le pape souhaite consulter ses cardinaux sur la situation mondiale actuelle, l'intelligence artificielle et l'avancement du projet de réforme du Synode mondial. Le président du Collège des cardinaux, Giovanni Battista Re, a annoncé les thèmes de la réunion dans une lettre adressée aux participants, comme l'a rapporté Vatican News jeudi. Ce consistoire se tiendra les 26 et 27 juin au Vatican.

 

La situation internationale et celle des Églises locales lors de la première session, car les quelque 240 cardinaux présents proviennent de plus de 100 pays répartis sur tous les continents, et l'exhortation apostolique du pape lors des deuxième et troisième session dont les discussions à venir porteront principalement sur son contenu relatif à la paix, à la réconciliation et au dépassement de la théorie de la «guerre juste», sont à l'ordre du jour. Une partie de la quatrième session sera consacrée à l'avancement du projet de réforme catholique, le Synode mondial, qui vise à accroître la participation de tous les catholiques à la vie de l'Église. Plusieurs propositions de discussion n'ont pas recueilli la majorité dans un premier temps, notamment des questions relatives aux relations entre l'administration centrale du Vatican et les Églises locales, ainsi qu'un éventuel débat sur l'ancienne forme de la messe. Ces points ne figurent pas officiellement à l'ordre du jour de la prochaine réunion.

 

Les consultations de juin se concluront par un dialogue ouvert entre les cardinaux et le pape, chaque cardinal disposant de trois minutes de parole. L'objectif du consistoire, écrit le cardinal Re, est de recueillir l'expérience et les avis des cardinaux. Il s'agit également de leur soutien actif aux préoccupations de l'Église dans leurs lieux et domaines de responsabilité respectifs. Il est donc important que les travaux se déroulent dans un climat d'écoute et de liberté afin de favoriser une prise de décision collective, a déclaré le cardinal président. L'assemblée se clôturera par une messe solennelle célébrée le 29 juin en la basilique Saint-Pierre, à l'occasion de la solennité des saints Pierre et Paul.

 

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Publié le 3 Juin 2026

katholisch.de nous montre ce mercredi que l’archevêque américain de Santa Fe, John Wester dans une tribune publiée mardi sur le site web catholique «Outreach» appelle à une meilleure compréhension des catholiques LGBTQ+ et à une approche plus sensible des situations de vie complexes. L’archevêque a rendu compte d’une série de formations organisées par l’association catholique LGBTQ «New Ways Ministry», à laquelle ont participé 17 évêques. Ces rencontres visaient à mieux comprendre le vécu des catholiques LGBTQ. Plusieurs participants ont reconnu n’avoir auparavant qu’une connaissance limitée de leurs expériences au sein de l’Église. Dans ce contexte, Mgr Wester a souligné que les évêques se considèrent parfois comme les seuls à en être informés. Or, le Synode mondial leur a rappelé l’importance de partager la responsabilité de la vie de l’Église avec les laïcs.

 

Parallèlement, il a plaidé pour une culture d'écoute et de dialogue, et met en garde l’Église contre les solutions simplistes et catégoriques. L’archevêque a écrit que ses conversations avec des théologiens, des aumôniers et des catholiques LGBTQ+ avaient approfondi sa compréhension et renforcé son engagement pastoral. «Je crains que notre Église ne se rapproche pas suffisamment de nos frères et sœurs LGBTQ+; que nous ne cheminons pas ensemble», a-t-il expliqué. Il a ajouté que le vécu des personnes transgenres et non binaires était particulièrement préoccupant. Nombre d’entre elles se sentent confrontées à la méfiance, voire à l’hostilité, au sein de l’Église. Selon l’archevêque de Santa Fe, l’Église est appelée à développer des approches pastorales qui répondent aux préoccupations des fidèles d’aujourd’hui avec plus de compassion et d’attention.

 

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Publié le 2 Juin 2026

LeMonde.fr avec l’AFP nous montre ce mardi qu’une femme laïque Maria Montserrat Alvarado, née au Mexique, figure des médias catholiques, l’actuelle présidente du média catholique EWTN News, qui a fait ses études aux États-Unis, prendra ses fonctions le 1er novembre, et incarne une nouvelle étape dans l’ouverture du Vatican aux femmes à des postes de responsabilité dans l’Église. Maria Montserrat Alvarado «est la première femme non religieuse à être nommée préfète d’un dicastère du Saint-Siège», annonce un communiqué du Vatican. Elle succède à Paolo Ruffini, premier préfet laïc d'un dicastère du Vatican, nommé le 5 juillet 2018 (https://www.religiondigital.org/vaticano/presidenta-ewtn-nueva-prefecta-dicasterio_1_1455964.html). Avec cette nomination, le pape Léon XIV «poursuit le processus de réforme et de renouvellement de la curie romaine [gouvernement du Vatican] initié par le pape François», son prédécesseur, souligne le Vatican. Le dicastère pour la communication supervise les services de presse écrite, de radio et de télévision du Vatican, qui diffusent auprès d’un public mondial.

 

Début 2025, le pape François avait pour la première fois nommé une femme, la religieuse Simona Brambilla, à la tête d’un dicastère au Vatican, une première dans l’histoire deux fois millénaire de l’Église catholique. Simona Brambilla a pris la tête de celui en charge des ordres et congrégations religieux. Et sœur Raffaella Petrini a pris ensuite, en mars 2025, la tête du gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, qui exerce le pouvoir exécutif du Saint-Siège sous son autorité. Le pape François, décédé en avril 2025, avait appelé à «dépasser» la «mentalité machiste» au sein de l’Église catholique, qui ne confie «pas assez de postes de responsabilité» aux religieuses. Il avait insisté pour qu’on ne les traite pas comme des «domestiques».

 

Dans un communiqué publié après sa nomination, Alvarado a déclaré avoir accueilli la nouvelle «avec une profonde gratitude, humilité et confiance dans le Seigneur», ajoutant que le témoignage fidèle de la famille EWTN avait renforcé sa foi. Dans un communiqué publié après l'annonce, Alvarado a déclaré : «Bien que cette nomination soit inattendue, je l'accepte avec le désir sincère de servir le Saint-Père, le Pape, en ce début de pontificat. Je suis reconnaissant à Paolo Ruffini pour son leadership au cours des dernières années et je me réjouis de poursuivre, avec amitié et espoir, l'important travail de renforcement du Dicastère afin qu'il puisse continuer à servir l'Église à Rome et partout dans le monde en communiquant le Christ au monde entier.» (https://www.religiondigital.org/vaticano/presidenta-ewtn-nueva-prefecta-dicasterio_1_1455964.html).

 

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Publié le 1 Juin 2026

Jesús Bastante dans religiondigital.org ce mardi nous montre que l’archidiocèse de Madrid a réagi face à une victime de pédophilie cléricale, Eduardo Torralbo qui a été victime d'abus à l'école salésienne de Barakaldo, et il y a quelques mois, il a fait appel au programme PRIVA et a refusé l'indemnisation proposée, la jugeant «ridicule»«Ma famille et moi avons déjà dépensé plus de 60 000 € en frais médicaux», explique-t-il. Il a récemment déposé une nouvelle plainte, cette fois auprès du Bureau créé suite à l'accord signé entre le gouvernement, la Conférence épiscopale et le Médiateur. Eduardo souhaitait rencontrer le pape. Il savait que l'archidiocèse de Madrid avait demandé au Saint-Siège d'autoriser le pape Léon XIV à rencontrer en privé les victimes d'abus, probablement le 7 juin à la nonciature apostolique. Comme nous l'avions déjà indiqué, Prevost lui-même s'était déclaré disposé à le faire. Cependant, n'ayant reçu aucune réponse, Eduardo (à l'instar d'autres victimes et associations) a contacté la nonciature et, dans son cas, les diocèses de Bilbao et de Madrid. Il y a une semaine, le Bureau de protection de l'enfance de Bilbao a répondu de manière évasive. Le diocèse n’exclut pas la possibilité d’une rencontre jusqu’au dernier moment, laquelle se déroulerait en tout état de cause en privé et ne serait annoncée qu’après coup, mais les victimes jugent cette perspective «scandaleuse». Cependant, Eduardo Torralbo a reçu une notification de l'archidiocèse de Madrid l'informant que, «à ce jour, aucune rencontre avec les victimes d'abus n'est prévue entre le Saint-Père et les autorités».

 

«En tant que victime, je trouve scandaleux que Sa Sainteté n'ait pas jugé bon de nous recevoir. Cela aurait été un bref moment pour certains d'entre nous, victimes, de le recevoir comme un acte de réparation et de reconnaissance», a déclaré Eduardo à RD. D'autres victimes, comme Juan Cuatrecasas, porte-parole d'ANIR Enfance Volée, déplorent cette décision, dans l'attente d'une confirmation de dernière minute. «Nous sommes une nuisance pour les princes de l'Église. Il semble que pour eux, les enfants victimes d'agressions sexuelles ne soient pas des acteurs principaux, mais de simples figurants dont il faut sans cesse faire taire les paroles, les voix. Ils ne comprennent pas que la corruption doit être combattue de l'intérieur, que les crimes doivent être portés devant les tribunaux ordinaires en soutenant les victimes et non en prenant parti pour l'agresseur», déclare Cuatrecasas, qui affirme que «Léon XIV, en refusant de recevoir les victimes, même en dehors de ses rendez-vous, même vingt minutes de son emploi du temps surchargé, dont certains événements sont sans importance, commet une erreur colossale que les victimes n'oublieront jamais, et qu'elles ne pardonneront évidemment jamais.» «C'est une offense impardonnable contre les plus vulnérables», conclut-il.

 

Bien que le Saint-Siège ne rende généralement pas publics ce genre d'événements, laissant aux participants le soin de décider de révéler ou non le contenu des rencontres privées, il n'en demeure pas moins que les rencontres du pape avec les associations de victimes lors de ses voyages sont une pratique constante depuis le pontificat du pape Benoît XVI, une pratique que le pape François a officialisée et que Mgr Prevost semblait déterminé à maintenir. Du moins, jusqu'à présent. Comment la Conférence épiscopale envisagerait-elle cette rencontre ? «Une rencontre avec les victimes serait souhaitable, mais c’est le Pape qui fixe l’ordre du jour, pas nous», a répondu le porte-parole de la Conférence épiscopale, César García Magán, lors de la dernière session plénière. La Conférence épiscopale n’a jamais reçu de victimes de pédophilie. Pourtant, à de nombreuses reprises, des associations ont demandé à être reçues en Assemblée plénière afin que les évêques puissent entendre leurs revendications et, surtout, leurs témoignages – chose qui ne s’est jamais produite au sein de la Conférence épiscopale. Depuis des mois, à la demande des associations de victimes, des efforts sont déployés pour trouver un créneau dans l'agenda chargé du pape afin de tenir cette rencontre – une demande explicite formulée par le cardinal Cobo. «À ce jour», la réponse est négative. Demain ? On verra.

 

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Publié le 31 Mai 2026

religiondigital.org nous montre ce dimanche que du haut de la chaire, près de la fenêtre, le pape Léon XIV salua les fidèles et leur assura que «la Trinité nous fait aimer toute chose et tous; nous découvrons que chaque créature est faite pour la communion, la relation et la rencontre». «Et, par contraste, nous comprenons pourquoi les divisions, les polarisations et le mépris de la diversité engendrent destruction, tristesse et stérilité dans le monde.» C’est pourquoi, «celui qui n’embrasse pas cet Esprit de communion vieillit vite, englué dans la plainte; il se retrouve seul, jamais dans la joie.»

 

Dans ses salutations après l'Angélus, le pape a rappelé la chaîne de prière du Rosaire pour la paix. «Frères et sœurs, en ce mois de mai, toute l'Église a élevé une invocation unanime pour la paix, en particulier par la prière du Saint Rosaire. Telle une chaîne ininterrompue, elle a confié à l'intercession de la Vierge Marie les peuples tourmentés par la guerre. Que la sagesse divine éclaire la conscience des autorités et guide leurs décisions vers la recherche sincère d'une paix juste et durable. Aujourd'hui, en Italie, nous célébrons le 25e anniversaire de la Journée mondiale de secours. Mes salutations aux malades et à tous ceux qui les soignent, ainsi qu'à tous ceux qui répandent la culture, la fraternité et la compassion. Je vous salue tous avec affection, vous qui êtes venus ici, place Saint-Pierre.»

 

Hier, à peine le pape Léon XIV avait-il lancé un appel mondial à la paix et à la fin de toutes les guerres car «Il ne doit plus y avoir de larmes d'innocents dans nos villes; personne ne doit avoir à fuir son foyer à cause de la menace des bombes; la soif de pouvoir et la violence verbale céderont la place à la soif de justice et de vérité.», que le président américain Donald Trump s'en est de nouveau pris à lui. Cependant, ses critiques furent plus brèves que la dernière fois puisqu’il a écrit qu’«Il faudrait dire au pape que le maire de Chicago n'est personne et que l'Iran ne devrait pas posséder l'arme nucléaire !» (https://katholisch.de/artikel/68828-donald-trump-kritisiert-erneut-papst-leo-xiv).

 

Et le cardinal serbe László Nemet a mis en garde contre l'instrumentalisation de la religion en politique. En Europe notamment, les symboles religieux et les valeurs chrétiennes sont actuellement «principalement utilisés par les populistes de droite» pour légitimer leurs idéologies politiques, a déclaré l'archevêque catholique de Belgrade au quotidien autrichien «Kurier». L'Église se doit de s'élever contre l'instrumentalisation de la religion dans les luttes idéologiques contre ceux qui pensent différemment. Il a également critiqué les trois principales Églises chrétiennes de Hongrie (calvinistes, luthériennes et catholiques). Selon lui, ces Églises ont «perdu leur influence» en raison de leurs liens étroits avec le gouvernement Orbán, désormais destitué, et de leur dépendance financière et concernant le discours social de l'Église, Nemet souhaiterait un éloignement de «l'obsession hyper-réflexive et rigide sur la morale sexuelle». D'autres questions morales doivent également être abordées. Parallèlement, l'atmosphère au sein de la Curie sous le pontificat du pape Léon XIV est devenue «plus calme et plus systématique» (https://katholisch.de/artikel/68827-kardinal-nemet-kritisiert-missbrauch-von-religion-in-der-politik).

 

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Publié le 30 Mai 2026

José Manuel Vidal dans religiondigital.org nous montre ce samedi que le pape Léon XIV a reçu aujourd'hui, pour la première fois de son pontificat et dans la salle Paul VI, le Renouveau charismatique. Dans son allocution, après leur avoir rappelé que «le pape François vous a souvent qualifiés de “flot de grâce” qui est “pour toute l’Église, et non pour quelques-uns seulement”», il les a exhortés à demeurer fidèles à leur charisme. «L’adoration et la louange, si caractéristiques de vos rassemblements, sont des aspects essentiels de la prière chrétienne, et vous avez contribué à les redécouvrir et à les remettre au premier plan ces dernières années», leur a-t-il déclaré. Malgré ces beaux mots en vers ce mouvement, encore aujourd'hui, lorsque des paroisses leur sont confiées (une trentaine en France rien que pour l'Emmanuel, ces communautés peuvent rapidement en changer les usages, au risque d'agacer. Leur répertoire de chants, notamment, peut faire fuir des paroissiens qui ne s'y retrouvent pas (https://www.lepelerin.com/religions-et-spiritualites/lactualite-de-leglise/comment-le-renouveau-charismatique-a-impregne-les-paroisses-francaises-15194).

 

Mais malgré son discours positif, le pape a mis en garde le Renouveau charismatique surtout après les scandales ayant touché la communauté des Béatitudes et de l’Emmanuel en lui faisant quelques recommandations : «Mettez-vous au service de vos diocèses et paroisses, en partageant votre expérience et vos méthodes d’évangélisation. Suivez fidèlement les directives de vos prêtres et, dans votre discernement communautaire, écoutez la voix des personnes sages, même si elles ne font pas partie de vos groupes. Cultivez l’harmonie et la coopération au sein des communautés auxquelles vous appartenez, en veillant à ne jamais céder au désir d’autopromotion, ni à la recherche du pouvoir ou du prestige personnel.»

 

Cependant, plusieurs communautés charismatiques ont toutefois été marquées par des abus spirituels, physiques ou des dérives de gouvernance. Les Béatitudes ont été placées sous tutelle par le Vatican entre 2010 et 2015 pour mener un travail de refondation, le Verbe de Vie a ainsi été dissous en 2023. La communauté du Chemin neuf fait aujourd'hui l'objet de critiques d'anciens membres, au point d'avoir mandaté en mars dernier une commission indépendante pour répondre à ces situations. Enfin, depuis près d'un an, l'Emmanuel est accompagné par un évêque nommé par Rome pour vérifier sa gestion et son intégration dans les diocèses. Aujourd'hui, face à l'essor des initiatives, l'Église veille à mieux les encadrer pour éviter les abus, comme les prises de pouvoir personnelles et l'emprise spirituelle (https://www.lepelerin.com/religions-et-spiritualites/lactualite-de-leglise/comment-le-renouveau-charismatique-a-impregne-les-paroisses-francaises-15194).

 

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Publié le 29 Mai 2026

katholisch.de nous montre ce vendredi que Gerhard Feige, actuel évêque de Magdebourg, a connu, lorsqu'il était jeune prêtre en Allemagne de l'Est, un régime hostile à l'Église. Il constate aujourd'hui que les églises de Saxe-Anhalt sont de nouveau la cible d'attaques, cette fois-ci de la part de l'AfD «qui tente de s’approprier et d’instrumentaliser les valeurs chrétiennes, tout en diffamant les Églises comme ayant renié Dieu, le régime de la RDA, à l’inverse, était ouvertement athée», et menace de couper les subventions publiques aux Églises établies, donne également l’impression de vouloir les domestiquer, car «Si nous nous comportons bien, nous recevons de l'argent. Et si nous adoptons des positions différentes de celles de l'AfD, nous ne recevons rien, ou presque».

 

Feige estime que la popularité de l'AfD en Saxe-Anhalt s'explique par le fait que la situation économique, la pandémie de coronavirus, le débat sur la vaccination et la guerre en Ukraine, entre autres, ont semé l'inquiétude parmi la population. Celle-ci recherche la stabilité et se rallie à des slogans accrocheurs. «L’AfD parvient à toucher les gens au plus profond d’eux-mêmes, à leurs instincts et à leurs peurs», a expliqué Feige. «Nous, en revanche, essayons d’aborder ces questions par des arguments rationnels, mais alors, la raison et l’intuition ne concordent pas.» Il a ajouté que le climat politique et social actuel est difficile. Les hommes politiques, bien sûr, ne peuvent pas faire de miracles. «Mais si des solutions différentes étaient trouvées en matière d’économie et de politique, l’atmosphère serait différente. Or, si l’on ne perçoit que des querelles partisanes, c’est problématique.»

 

«La démocratie libérale et pluraliste traverse une crise profonde. Ce type de gouvernement engendre l'incertitude et repose sur l'engagement du plus grand nombre», a souligné l'évêque. Néanmoins, en vue des élections régionales de Saxe-Anhalt en septembre, il espère encore l'émergence de solutions politiques alternatives et que les sondages d'opinion ne refléteront finalement pas la réalité du scrutin. Feige a cependant affirmé clairement : «L'Église n'est pas liée à des conditions sociales particulières. Elle peut s'enraciner dans n'importe quelle situation et s'efforcer d'accomplir sa mission.»

 

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Publié le 28 Mai 2026

NCRonline.org nous montre ce jeudi que plus de 200 participantes à la Conférence sur l'ordination des femmes, qui s'est tenue du 22 au 24 mai, ont rendu hommage aux membres décédées depuis la première réunion en 1975, ont retracé les premiers essors du mouvement, ont déploré – parfois avec véhémence – les réactions hostiles suscitées par leurs efforts, et ont osé célébrer l'engagement plus récent de l'Église catholique en faveur de la synodalité et l'espoir qu'il leur porte de voir un jour des femmes ordonnées prêtres.

 

Natalia Imperatori-Lee, professeure agrégée de théologie systématique à l'Université Fordham et conférencière principale, a déclaré que si les tentatives des papes saint Paul VI, Benoît XVI et surtout saint Jean-Paul II pour étouffer le mouvement sont terminées, l'Église a été contaminée par un «christianisme masculin» qui considère le féminisme comme «incompatible avec la foi catholique» et embrasse «le "nouveau féminisme" promu par les catholiques de droite, ou ce que nous appelons le sexisme à l'ancienne». Bien que le pape Léon XIV semble s'inscrire dans la lignée du pape François en nommant des femmes à des postes de pouvoir au sein du Vatican, il n'a pas encore dévoilé ses intentions, a déclaré Imperatori-Lee, et il ne faut pas s'attendre à un changement radical. En effet, Teresa Delgado, doyenne de la Faculté des arts et des sciences de l'Université St. John's et conférencière principale, a affirmé que l'effort ne devait pas se limiter à l'ordination des femmes, mais impliquer une refonte complète du sens de l'ordination et de la structure de l'Église. «Que signifierait une apostolicité fondée sur la mission plutôt que sur la masculinité ?» a-t-elle demandé. «Que signifierait concevoir l'ordination non comme une élévation, mais comme un engagement radical auprès des personnes marginalisées ?» Il ne s'agirait pas d'un changement, mais d'un retour aux sources, a précisé Delgado. «Ce n'est pas une rupture avec la tradition, c'est un retour à la tradition dans ses racines les plus profondes», a-t-elle conclu. «Ce mouvement a toujours dépassé le simple cadre de l'ordination; il s'agit de la pleine reconnaissance de l'humanité et de la dignité des femmes au sein de l'Église et dans le monde.»

 

Sœur Christine Schenk, de la congrégation de Saints-Joseph et membre du conseil d'administration de NCR, a déclaré que la question de l'ordination des femmes symbolise la nécessité d'une réforme en profondeur de l'Église. Elle est cofondatrice et directrice fondatrice du groupe de réforme FutureChurch. «On ne peut pas se contenter d'ajouter des éléments au système clérical actuel», a-t-elle affirmé lors d'une interview. «Il ne s'agit pas de pouvoir; Jésus prônait avant tout le démantèlement des structures de pouvoir.» Mais la structure de pouvoir de l'Église catholique montre des signes de faiblesse, a ajouté Sœur Schenk. «Ils ont tenté de faire taire tous ceux qui ne partageaient pas leurs idées», a-t-elle déclaré, «mais ces femmes n'ont pas cédé.» Kate McElwee, directrice générale de la Conférence pour l'ordination des femmes, a déclaré lors d'une interview que, malgré le long chemin à parcourir, il y a aussi de nombreuses raisons de se réjouir. «Les femmes sont assurément plus visibles et plus autonomes», a-t-elle déclaré. «Mais nous ne nous contentons pas de regarder en arrière, nous nous tournons vers l'avenir.» McElwee a expliqué que certains considèrent l'ordination des femmes comme diacres comme un premier pas positif vers leur ordination comme prêtres, mais que les fondateurs de la conférence ne les auraient pas perçues comme des questions distinctes. «Bien sûr, nous nous réjouirions de l'ordination des femmes comme diacres», a-t-elle affirmé, «mais nous la considérons comme une étape incomplète. Pour beaucoup, cela peut donner l'impression d'une justice différée, car nous aspirons à une véritable égalité.»

 

Stephanie Boccuzzi, membre du conseil d'administration de la conférence, a indiqué qu'elle l'avait rejoint il y a seulement un an. «Cette première année a été une véritable immersion dans l'histoire – ou plutôt l'histoire des femmes – de la communauté de la Conférence sur l'ordination des femmes», a-t-elle déclaré lors d'une interview, ajoutant qu'elle espérait que le week-end rende hommage aux pionnières du mouvement et mobilise ses membres actuelles. «Quel sera le thème principal de cette conférence ?», a-t-elle demandé. «Où en serons-nous dans 50 ans ?» Sœur Jane Herb, ancienne présidente de la Conférence des dirigeantes des religieuses et membre des Sœurs Servantes du Cœur Immaculé de Marie à Monroe, dans le Michigan, a déclaré lors d'une interview qu'elle était présente pour faire entendre la voix des femmes. «Je ne suis probablement pas du côté de l'ordination, mais je soutiens celles qui le sont et je suis favorable à un rôle accru des femmes dans l'Église», a-t-elle affirmé. «Il reste encore beaucoup à faire, mais je pense que le rôle des femmes en matière de leadership et de postes au Vatican» a considérablement progressé. Sœur Simona Brambilla, missionnaire de la Consolation, a été nommée par le pape François en janvier 2025 préfète du Dicastère pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique, devenant ainsi la première femme religieuse à occuper ce poste dans l'histoire de l'Église catholique. En mai, le pape Léon XIV a nommé sœur Tiziana Merletti, des Sœurs Franciscaines des Pauvres, pour succéder à sœur Brambilla comme secrétaire. «Je ne crois pas que l'on mesure pleinement l'importance de ces nominations», a déclaré Herb.

 

Les femmes religieuses ont joué un rôle essentiel dans le mouvement depuis ses débuts, a affirmé McElwee. Lors de la première rencontre en 1975, deux sœurs ont pris la parole, 17 des 21 membres du groupe de travail chargé de l'organisation de la conférence étaient des religieuses, et un sondage auprès des participants a révélé que 676 des 800 personnes étaient des femmes religieuses. Douze congrégations de sœurs ont publiquement soutenu la conférence de 1975. «À l’époque, il n’y avait pas de blocages ni de décrets papaux contre l’ordination des femmes, ce qui permettait aux gens d’en parler et d’y réfléchir librement d’un point de vue théologique», a déclaré McElwee. Cependant, durant les années de vives réactions, de nombreuses religieuses ont dû taire leur soutien sous peine de graves conséquences. Aujourd’hui, la situation est différente, et huit congrégations de sœurs ont parrainé le rassemblement de cette année. «Nous constatons que de plus en plus de communautés religieuses affirment publiquement leurs valeurs», a-t-elle ajouté. «Nous sommes reconnaissantes envers celles qui ont eu le courage de soutenir publiquement la conférence, et nous savons que beaucoup d’autres prient pour nous.»

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

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