Publié le 10 Juin 2026

domradio.de nous montre ce mercredi qu’après un séjour à Madrid axé sur la politique, le second voyage du pape Léon XIV en Espagne, en Catalogne, a clairement mis l'accent sur les thèmes de la réconciliation et de l'unité. Sa brève rencontre avec le rappeur latino Bad Bunny à Madrid, qui a également fait sensation, s'inscrit dans cette optique, le natif de Chicago étant rarement avare de rencontres. Le pape y aborde également d'autres sujets d'actualité. Mercredi matin, il a rendu visite aux détenus, a prié avec eux et leur a clairement fait comprendre qu'eux aussi pouvaient espérer une vie meilleure et plus épanouissante. Le pape n'a en réalité pas eu besoin d'en faire beaucoup. Le simple fait qu'il s'intéresse à eux était un signe merveilleux, avait déclaré un détenu auparavant.

 

En Catalogne également, l'hôte du Vatican, parfaitement hispanophone, est accueilli avec une grande affection. Cependant, dans les rues de Barcelone, le visage souriant du pape Léon XIV n'est pas aussi omniprésent que dans la capitale, Madrid. À la place de son portrait, des colombes de la paix ornent les bannières bleues portant le message de bienvenue «Benvingut, Papa Lleó XIV» – en catalan. Les habitants de la région sont fiers de leur langue séculaire, longtemps interdite. Lorsque le pape a salué les fidèles dans la cathédrale Sainte-Eulalie en catalan mardi midi, il a également conquis le cœur des habitants de cette partie de l'Espagne – même si son catalan avait un léger accent portugais.

 

Ce soir-là, il prit de nouveau la parole devant une foule immense, cette fois au Stade olympique de Barcelone. Une fois encore, un enthousiasme débordant s'empara des spectateurs lorsque le pape Léon XIV parcourut les rangs en papamobile pendant près de 20 minutes, saluant la foule et faisant le geste énigmatique mais populaire du «six-sept». Environ 40 000 personnes, principalement des jeunes, découvrent les célèbres «tours humaines» catalanes, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO et prouesse acrobatique où chaque grimpeur doit compter sur les autres; une autre métaphore de l’unité et de la solidarité, auxquelles le pape Léon XIV fait souvent référence. Lors de la veillée de prière qui suit, il encourage les jeunes adultes qui ont eux-mêmes traversé des épreuves difficiles telles que la dépression, les tentatives de suicide ou les violences conjugales. L'atmosphère est empreinte de recueillement; de nombreux jeunes récitent le chapelet. «Il y a vraiment de plus en plus de catholiques pratiquants parmi les jeunes Espagnols», constate Pablo Vehí Roca (21 ans), l'un des nombreux bénévoles présents dans le stade. «C'est formidable que le Pape vienne ici, d'autant plus qu'il est chef d'État. Et l'une des rares personnes crédibles qui s'attaquent aux nombreux problèmes du monde», ajoute l'étudiant.

 

Lorsque le pape Léon XIV arriva mercredi après-midi à la célèbre abbaye bénédictine de Santa Maria de Montserrat après sa visite à la prison, des milliers de personnes l'attendaient déjà, des groupes scolaires aux personnes âgées. Dans ce monastère historique, niché au creux de falaises escarpées dans l'arrière-pays barcelonais, le pape Léon XIV prononça un bref discours après le chapelet, en partie en catalan. Il prend ensuite brièvement la parole au balcon devant les quelque 7000 personnes venues brandir des drapeaux du Vatican, des drapeaux espagnols, des drapeaux catalans rayés et des banderoles artisanales. Ana et sa famille ont réalisé un portrait du pape Léon XIV, face à face avec un lion; une allusion à la signification du nom du pape. «Pape Léon, nous vous aimons !» scandent les fidèles. Puis le pape Léon XIV et sa suite disparaissent à nouveau. Car mercredi soir, un événement majeur est à son programme : l’inauguration du clocher le plus haut du monde, à la célèbre basilique de la Sagrada Familia. Difficile de faire plus impressionnant, si ce n’est peut-être une visite du cockpit à 10 000 mètres d’altitude.

 

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Publié le 9 Juin 2026

catch.ch nous montre ce mardi qu’arrivé à la mi-journée du 9 juin 2026 à Barcelone, le pape Léon XIV s’est rendu à la cathédrale de la Sainte-Croix et de sainte Eulalie pour célébrer la liturgie des heures. Il a  salué la grande tradition d’Église de la capitale catalane et s’est réjoui de voir que de nombreux Barcelonais se consacrent encore à construire l’harmonie et la communion.

 

Dans une homélie, le successeur de Pierre a invité son auditoire à diffuser un «climat familial» dans leurs milieux de vie. Il a rappelé que «Barcelone possède une grande tradition d’Église» et s’est réjoui de voir que «tant de frères et sœurs […] se sont consacrés et se consacrent encore à construire l’harmonie et la communion». Cette réalité est à l’origine de «la vitalité des nombreuses œuvres d’annonce, de formation et de charité», a félicité le pape. Donnant comme exemple sainte Eulalie, vierge martyrisée au début du IVe siècle à Barcelone, le pape Léon XIV a appelé à «être des martyrs», c’est à dire des «témoins et des prophètes d’unité» dans un monde déchiré par les guerres et les divisions. «Travailler ensemble n’est pas un choix de “style”, mais une nécessité physiologique», a-t-il insisté. Le pontife a expliqué qu’il «est donc important pour chacun de nous que rien ne détruise l’unité dans laquelle Dieu nous a constitués». Concluant cette prise de parole, il a appelé chacun à devenir bâtisseur d’unité. 

 

À l’issue de cette célébration, le pape Léon XIV s’est recueilli quelques instants devant la tombe de sainte Eulalie, sainte patronne de Barcelone, dont le tombeau se trouve sous le chœur. Après avoir salué la foule présente devant la cathédrale, glissant au passage un mot en catalan, il s’est rendu à pied à l’archevêché, situé à une centaine de mètres. Après un déjeuner en privé, le pape Léon XIV a rencontré Salvador Illa i Roca, président de la Généralité de Catalogne, institution politique qui administre la communauté autonome de Catalogne, avec lequel il s’est entretenu pendant 15 minutes, les 200 personnes ont participé à la Rencontre méditerranéenne MED26 leur recommandant de faire du monde un endroit meilleur (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-06/leon-xiv-delegues-de-med26-mediterranee.html), puis des membres de l’ordre de Saint-Augustin avec lesquels il a passé une demi-heure environ dans une ambiance chaleureuse et amicale.À la fin de l’entretien, le pape a donné sa bénédiction et salué individuellement les religieux et religieuses (https://www.vaticannews.va/it/papa/news/2026-06/papa-agostiniani-catalunya-portate-ricchezza-vita-spirituale.html).  

 

Enfin, la visite du pape Léon XIV à Madrid fut un succès organisationnel retentissant, frôlant la perfection logistique (à l'exception de l'absence de la papamobile dans le quartier de Lucero). Ce succès est dû en grande partie à l'équipe organisatrice (bien sûr), mais surtout aux bénévoles, auxquels le pape, outre l'expression de sa profonde gratitude, a dédié une courte parabole : «Je voudrais partager avec vous une simple réflexion, que je résumerais ainsi : les chrétiens sont appelés à répandre dans le monde le ferment de la générosité.» Selon le pape Léon XIV, «la générosité est un ferment qui fait croître la qualité humaine, éthique et spirituelle d'une société, car on pourrait dire qu'elle est une caractéristique typique de la "cité de Dieu"», ce qui se reflète dans la vie quotidienne et dans des événements importants tels que sa visite à Madrid : «Nous savons que, ces derniers jours, grâce aussi à vous, cette ville a grandi, elle est plus proche du Royaume de Dieu.» (https://www.religiondigital.org/visita-de-leon-xiv-a-espana-2026/papa-voluntarios-mereceis-gracias-especial_1_1457038.html).

 

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Publié le 8 Juin 2026

SudOuest.fr avec l’AFP nous montrent ce lundi qu’en visite en Espagne, le souverain pontife a exhorté les évêques à agir contre le fléau des abus sexuels au sein de l’institution l’appelant à «répondre par l’écoute, la vérité, la justice, la réparation et un engagement toujours plus déterminé en faveur de la prévention et d’une culture de la bienveillance», demandant «vérité, justice et réparation» face au «fléau» des violences sexuelles commises au sein de l’Église, dans un pays où le clergé a souvent été critiqué pour son manque de transparence sur le sujet. «L’une des situations les plus douloureuses concerne ceux qui ont été blessés précisément par ceux qui devaient prendre soin d’eux, y compris par des membres du clergé», a déclaré le pape Léon XIV devant la Conférence épiscopale espagnole à Madrid. Dans l’avion qui l’emmenait à Madrid, le pape avait déjà évoqué devant la presse une «plaie toujours ouverte».

 

Lundi après-midi, il s’est entretenu avec des victimes d’abus sexuels commis au sein de l’Église. Cette rencontre à huis clos, annoncée par les médias espagnols sans confirmation officielle du Vatican sur ses modalités, est déjà entachée de polémique, certaines associations de victimes ayant déploré ne pas avoir été invitées. Le Souverain pontife a «écouté chacune d'elle avec affection et attention», leur assurant sa proximité, ainsi que celle de toute la communauté ecclésiale. Elles ont eu le sentiment que le Souverain pontife avait pris à cœur leur souffrance (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-06/pape-espagne-victimes-d-abus.html). «Le pape doit être conscient qu’il perd une occasion en or de s’engager auprès des victimes en Espagne et qu’il repart avec une vision très biaisée», a dénoncé avant la rencontre Juan Cuatrecasas, porte-parole de l’association Infancia Robada (Enfance volée), qui a critiqué par le passé l’Église pour son opacité. Selon lui, les participants à cette rencontre seront issus du projet «Répare», un programme d’accompagnement porté par l’archevêché de Madrid. «C’est une représentation minoritaire des victimes, qui est une fabrication de l’Église», a déploré M. Cuatrecasas. «L’exclusion de groupes représentatifs peut susciter une perception erronée […], en laissant croire qu’il existe un consensus ou une satisfaction générale qui ne correspondent pas à la réalité», a-t-il conclu. Quelque 200 000 mineurs auraient été victimes d’agressions commises par des membres du clergé en Espagne depuis 1940, selon un rapport de 2023 du Défenseur du peuple. Le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez et l’Église catholique en Espagne ont signé en mars un accord pour indemniser les victimes, après des années de réticence de la part de la hiérarchie ecclésiastique.

 

Avant son intervention devant les évêques, le souverain pontife avait prononcé un discours inédit au Parlement espagnol en abordant les sujets sensibles de la migration demandant «une réponse coordonnée, solidaire et efficace» face au «drame tragique» de la migration. S’adressant aux députés et sénateurs d’un pays dont le gouvernement a opté pour une politique migratoire d’ouverture, le pape a évoqué «les itinéraires de plus en plus dangereux», en allusion à la route atlantique empruntée par des milliers de migrants africains, et de la fin de vie réclamant que «toute vie humaine» soit «reconnue et protégée depuis sa conception jusqu’à son déclin naturel, dans toutes les circonstances de son existence», ce qui est un appel qui résonne dans un pays où le gouvernement a légalisé l’euthanasie sous conditions en 2021 et a proposé en octobre 2025 d’inclure dans la Constitution le droit à l’avortement. Le pape Léon XIV a par ailleurs appelé au «dialogue patient», déplorant la tendance actuelle au «réarmement», y compris en Europe. «Les armes peuvent imposer un silence temporaire, mais elles ne pourront jamais construire une paix authentique et durable», a-t-il mis en garde. Son discours a été salué par de longs applaudissements.

 

Au lendemain d’une messe en plein air célébrée dimanche à Madrid devant plus d’1,5 million de personnes selon les organisateurs, le pape participera lundi soir à un autre grand rassemblement au stade Santiago Bernabéu. Il se rendra ensuite mardi à Barcelone, avant d’achever sa visite aux îles Canaries.

 

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Publié le 7 Juin 2026

Jesús Maturana dans fr.euronews.com nous montre que le pape Léon XIV a célébré dans la capitale espagnole ce dimanche la messe du Corpus Christi sur la Plaza de Cibeles commencé par quelques mots, suivis d’une lecture du Deutéronome. Le pape a commencé son homélie en soulignant que l’Eucharistie n’est pas un simple rite, mais le don de la présence vivante du Christ, qui nous nourrit de la vie même de Dieu, avec "un amour plus fort que la mort". Le pape Léon XIV a eu un clin d’œil à l’Espagne en rappelant que le Corpus Christi y a un poids particulier : "Les processions solennelles ont façonné pendant des siècles la piété, l’art, la musique, l’architecture et la vie du peuple espagnol, exprimant le sentiment spirituel du pays à travers les tapis de fleurs, les autels dans les rues et les ostensoirs". Mais il insiste : il ne s’agit pas de folklore, mais de la foi en la présence du Seigneur ressuscité, qui est vivant et continue de passer au milieu de nous. Parmi ses paroles, il souligne que cette célébration ne doit pas en rester aux aspects extérieurs : "Il s’agit de nous laisser arracher à l’égoïsme de l’indifférence, à une foi confortable et privée, pour répondre à l’appel à la conversion et devenir des bâtisseurs d’un monde nouveau".

 

Et il a exhorté les fidèles, qui selon les chiffres officiels, étaient plus de 380 000 personnes étaient accréditées, mais l’événement étant public, davantage de fidèles sont venus pour écouter l’homélie du pape, ce que confirment plusieurs médias et agences avec plus d’un million de personnes qui ont participé à cette messe sans incidents ni problèmes, grâce notamment au dispositif policier déployé, à ne pas transformer la foi en "autre musée à visiter", mais en "une école de foi à laquelle puiser aujourd’hui encore". Une école, explique le pape Léon XIV, qui pousse à s’engager dans la construction du bien commun. Le pape Léon XIV a achevé son homélie en évoquant deux figures spirituelles espagnoles : Saint Manuel González, "l’évêque des tabernacles abandonnés", dont la vie rappelle que l’Eucharistie ne peut pas être honorée uniquement lors des grandes célébrations, mais aussi dans la fidélité silencieuse de ceux qui accompagnent le Seigneur avec une amitié humble et discrète. Saint Jean de la Croix, qui, même depuis sa prison de Tolède autour de la fête du Corpus Christi de 1578, a reconnu la présence cachée du Seigneur, d’où jaillit une lumière qui ne connaît pas de couchant et une vie qui ne s’épuise pas.

 

Samedi soir, 500 000 participants, pour la plupart jeunes, s’étaient déjà rassemblés avec le pape Léon XIV au pied du stade Santiago Bernabeu du Real Madrid pour une veillée de prière qui s’est prolongée tard dans la nuit. Le souverain pontife avait entamé sa visite samedi au Palais royal de Madrid, où il a appelé à mettre fin aux «discours qui divisent» la société et aux «simplifications stériles» lors de la première journée de sa visite en Espagne qui sera notamment centrée sur la question des migrants, un sujet qui polarise le débat dans de nombreux pays parmi lesquels l’Espagne. Le pape Léon XIV a aussi salué l’Espagne, dont le gouvernement de gauche s’est opposé à son pays natal, les États-Unis, ainsi qu’à Israël au sujet des guerres au Moyen-Orient, pour son «engagement constant en faveur de la paix et de la solidarité entre les peuples» (https://www.lemonde.fr/religions/article/2026/06/07/a-madrid-plus-d-un-million-de-fideles-reunis-pour-la-messe-du-pape-leon-xiv-en-presence-du-roi-felipe-vi_6698788_1653130.html).

 

Mardi, le pape Léon XIV se rendra à Barcelone, où il célébrera le lendemain une messe à la Sagrada Familia. Le pape achèvera sa visite jeudi et vendredi aux îles Canaries, principale porte d’entrée en Espagne des migrants en situation irrégulière, où il rendra hommage aux milliers d’entre eux qui ont péri lors de la dangereuse traversée de l’Atlantique (https://www.lemonde.fr/religions/article/2026/06/07/a-madrid-plus-d-un-million-de-fideles-reunis-pour-la-messe-du-pape-leon-xiv-en-presence-du-roi-felipe-vi_6698788_1653130.html).

 

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Publié le 6 Juin 2026

Jesús Maturana dans fr.euronews.com nous montre que le pape Léon XIV a débuté samedi une visite d’État d’une semaine en Espagne, le premier voyage papal dans le pays depuis quinze ans. Le pape Léon XIV a salué l'adhésion de l’Espagne au droit international et au multilatéralisme, les positions du pays sur les conflits à Gaza, en Iran et en Ukraine, ainsi que son accueil des migrants. Des propos qui tombent à pic pour le Parti socialiste au pouvoir, critiqué par certains pour sa politique sur l’immigration et englué dans des scandales de corruption.

 

Après une visite dans un centre social de la capitale espagnole, où il a rappelé la nécessité pour les chrétiens de répondre aux personnes dans le besoin et à garder leur cœur sensible à faire le bien (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-06/cedia24horas-espagne-pape-leon-xiv-charite-ne-tolera-pas-retard.html), sa première journée s’achèvera par une veillée de prière près du stade Santiago Bernabéu du Real Madrid, où 400 000 jeunes sont attendus. «Ils se rendent compte qu’il y a un vide, et un manque de sens, et peut-être que ma visite a contribué à réveiller encore davantage quelque chose, qu’ils ne savent même pas très bien comment définir», a estimé le pape Léon XIV dans son avion, interrogé par des journalistes sur un éventuel intérêt accru des jeunes pour l’Église catholique (https://www.parismatch.com/Royal-Blog/felipe-et-letizia-despagne-accueillent-le-pape-leon-xiv-a-madrid-270293).

 

À bord du vol à destination de Madrid, le pape a aussi exprimé sa solidarité avec le Liban et exprimé son «inquiétude» sur la situation en Ukraine, appelant une nouvelle fois à «trouver une solution» (https://www.parismatch.com/Royal-Blog/felipe-et-letizia-despagne-accueillent-le-pape-leon-xiv-a-madrid-270293), il s’est également attardé sur les abus, une plaie encore ouverte pour laquelle il invite l’Église à lutter contre, ainsi que sur la guerre, en particulier sur la dangerosité des armes utilisées rappelé les réflexions développées ces dernières années par le magistère de l’Église concernant les profondes transformations introduites par les technologies militaires modernes et la capacité destructrice des armements contemporains. Des religieuses cloîtrées espagnoles ont offert un chapelet à chaque journaliste de la délégation de l’évêque de Rome (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-06/leon-xiv-avion-pour-l-espagne-salut-aux-journalistes.html).

 

Ce voyage se déroule également dans un contexte de crise des abus sexuels commis par des membres du clergé. Le pape doit rencontrer des victimes alors que l’Église espagnole réexamine des décennies d’abus et de dissimulations. Durant son séjour, le pape Léon XIV, qui a déjà rencontré la famille royale espagnole, doit aussi prononcer un discours historique devant les deux chambres du Parlement, une première pour un pape. Le souverain pontife se rendra également à Barcelone pour célébrer la messe à la Sagrada Familia. Il inaugurera la flèche centrale du chef-d’œuvre inachevé d’Antoni Gaudí, qui en fera l’église la plus haute du monde.

 

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Publié le 5 Juin 2026

domradio.de nous montre ce vendredi quatre étapes et une tension palpable. Lors de sa visite en Espagne du 6 au 12 juin, le pape Léon XIV se trouve confronté à un pays politiquement et ecclésiastiquement polarisé, où l’Église catholique, après des années de scandales et d’impunité pour les abus, se retrouve désormais du côté d’un gouvernement laïc-socialiste.

 

L'institution qui fut un pilier de la dictature franquiste pendant des décennies défend aujourd'hui la politique migratoire libérale du Premier ministre de gauche Pedro Sánchez. Ce dernier, socialiste lui-même englué dans des scandales de corruption et gouvernant sans majorité parlementaire, s'était précipité à Rome quelques jours seulement avant la visite du pape Léon XIV. Après son audience au Vatican, il a fait l'éloge du pape avec effusion. «Ses paroles nous incitent à défendre la dignité humaine, à protéger les plus vulnérables et à donner espoir à un monde qui aspire à la paix», a déclaré le Premier ministre, en proie à de vives difficultés sur le plan intérieur. Le pape Léon XIV aurait conseillé aux évêques espagnols, en novembre dernier, de prendre clairement leurs distances avec l'extrême droite du pays, qui critique sans relâche la politique d'immigration du gouvernement. Le pape sera lui aussi probablement bientôt confronté à leurs critiques, la migration étant un thème central de son quatrième voyage à l'étranger. Lors de deux de ses quatre déplacements, le pape abordera la situation des migrants. Le pape Léon XIV se rendra aux îles Canaries, au large des côtes africaines, confrontées à une forte pression migratoire. Des rencontres sont prévues à Gran Canaria et à Tenerife avec des réfugiés et leurs soutiens. Même en Espagne continentale, le pape Léon XIV donnera l'exemple d'une culture accueillante en visitant le Raval, quartier d'immigrés de Barcelone. Le parti populiste de droite Vox a qualifié ce quartier de «cloaque multiculturel». Ce sont ses représentants qui critiquent vivement les évêques espagnols pour leur position sur l'immigration, allant jusqu'à accuser leurs organisations humanitaires de profiter de l'immigration clandestine. Cependant, bien que les représentants de l'Église et du gouvernement socialiste minoritaire s'accordent sur ce point, leurs divergences sont manifestes sur d'autres sujets. L'enquête sur les abus, qui n'a débuté que lentement sous la pression de l'opinion publique et l'intervention du gouvernement, a gravement nui à la réputation de l'Église. Ce n'est qu'au début de l'année 2026, après près de trois ans de négociations, que l'Église et le gouvernement se sont entendus sur un système d'indemnisation des victimes de violences sexuelles. Les projets de libéralisation accrue des lois sur l'avortement et la légalisation de l'euthanasie active alimentent également le débat entre l'Église et l'État. Sur ces questions éthiques, le pape prend toujours position en faveur de la protection de la vie; ce sont là d'autres sujets susceptibles de susciter des débats lors de la visite du pape Léon XIV en Espagne. En toile de fond, le débat persiste sur la manière de gérer l'héritage de la guerre civile espagnole (1936-1939), durant laquelle les forces de gauche furent les ennemis acharnés de l'Église. Le 22 mai dernier, le pape Léon XIV a commémoré le martyre de 80 membres du clergé et laïcs catholiques tués par des combattants anticléricaux pendant la guerre civile.

 

Le pape Léon XIV "arrive dans un pays polarisé où divers acteurs pourraient tenter de récupérer la visite. S'assurer que son message atteigne et s'adresse à tous représente un défi de taille", a confié à l'AFP Rafael Rubio, responsable de la communication pour l'organisation du voyage. Dans cette optique, le discours du pape au Parlement constitue l'un des moments les plus attendus de la visite, un exercice rare pour un souverain pontife lors duquel il devrait appeler au dialogue et au dépassement des clivages. Au-delà de ces enjeux politiques, le voyage comportera une forte dimension sociale. À l'image de ses déplacements précédents, le pape américain, qui s'est attiré en avril les critiques de l'administration Trump, prévoit des rencontres avec des personnes marginalisées - détenus, sans abri - illustrant sa volonté de promouvoir une "Église des pauvres" engagée auprès des plus vulnérables. À Madrid, où le pape Léon XIV sera reçu par le roi et la reine d’Espagne au Palais royal, deux rendez-vous rassembleront une foule immense de plusieurs centaines de milliers de personnes : une veillée de prière samedi soir au pied du stade Santiago Bernabeu du Real Madrid, et une messe en plein centre-ville dimanche matin. Autre temps fort du voyage, le pape de 70 ans célébrera le 10 juin à la Sagrada Familia de Barcelone une messe coïncidant avec le centenaire de la mort de son génial architecte, Antoni Gaudí, qui a franchi l’an dernier la première étape vers la béatification après avoir été déclaré "vénérable" par le Vatican. Dans la foulée, il bénira la tour de Jésus-Christ, haute de 172,5 m, un record qui a fait il y a quelques mois de la célèbre basilique - toujours inachevée plus de 140 ans après le début des travaux - l’église la plus haute du monde. Aucune rencontre avec des victimes de violences sexuelles n'est pour l'instant prévue, alors que le Défenseur du peuple espagnol avait estimé dans un rapport publié en 2023 que depuis 1940, plus de 200 000 mineurs pourraient avoir subi des agressions sexuelles de la part de religieux catholiques. Le gouvernement de Pedro Sánchez et l’Église espagnole ont signé fin mars un accord pour indemniser les victimes d'agressions sexuelles commises par des religieux, après des années de réticences et d'opacité de la hiérarchie ecclésiastique (https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260603-en-espagne-l%C3%A9on-xiv-%C3%A0-l-%C3%A9preuve-d-un-pays-polaris%C3%A9-et-s%C3%A9cularis%C3%A9).

 

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Publié le 4 Juin 2026

domradio.de nous montre ce jeudi qu’une réunion de tous les cardinaux avec le pape est rare. Pourtant, le pape Léon XIV convoque ses conseillers à Rome pour la deuxième fois en un an. Le pape souhaite consulter ses cardinaux sur la situation mondiale actuelle, l'intelligence artificielle et l'avancement du projet de réforme du Synode mondial. Le président du Collège des cardinaux, Giovanni Battista Re, a annoncé les thèmes de la réunion dans une lettre adressée aux participants, comme l'a rapporté Vatican News jeudi. Ce consistoire se tiendra les 26 et 27 juin au Vatican.

 

La situation internationale et celle des Églises locales lors de la première session, car les quelque 240 cardinaux présents proviennent de plus de 100 pays répartis sur tous les continents, et l'exhortation apostolique du pape lors des deuxième et troisième session dont les discussions à venir porteront principalement sur son contenu relatif à la paix, à la réconciliation et au dépassement de la théorie de la «guerre juste», sont à l'ordre du jour. Une partie de la quatrième session sera consacrée à l'avancement du projet de réforme catholique, le Synode mondial, qui vise à accroître la participation de tous les catholiques à la vie de l'Église. Plusieurs propositions de discussion n'ont pas recueilli la majorité dans un premier temps, notamment des questions relatives aux relations entre l'administration centrale du Vatican et les Églises locales, ainsi qu'un éventuel débat sur l'ancienne forme de la messe. Ces points ne figurent pas officiellement à l'ordre du jour de la prochaine réunion.

 

Les consultations de juin se concluront par un dialogue ouvert entre les cardinaux et le pape, chaque cardinal disposant de trois minutes de parole. L'objectif du consistoire, écrit le cardinal Re, est de recueillir l'expérience et les avis des cardinaux. Il s'agit également de leur soutien actif aux préoccupations de l'Église dans leurs lieux et domaines de responsabilité respectifs. Il est donc important que les travaux se déroulent dans un climat d'écoute et de liberté afin de favoriser une prise de décision collective, a déclaré le cardinal président. L'assemblée se clôturera par une messe solennelle célébrée le 29 juin en la basilique Saint-Pierre, à l'occasion de la solennité des saints Pierre et Paul.

 

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Publié le 3 Juin 2026

katholisch.de nous montre ce mercredi que l’archevêque américain de Santa Fe, John Wester dans une tribune publiée mardi sur le site web catholique «Outreach» appelle à une meilleure compréhension des catholiques LGBTQ+ et à une approche plus sensible des situations de vie complexes. L’archevêque a rendu compte d’une série de formations organisées par l’association catholique LGBTQ «New Ways Ministry», à laquelle ont participé 17 évêques. Ces rencontres visaient à mieux comprendre le vécu des catholiques LGBTQ. Plusieurs participants ont reconnu n’avoir auparavant qu’une connaissance limitée de leurs expériences au sein de l’Église. Dans ce contexte, Mgr Wester a souligné que les évêques se considèrent parfois comme les seuls à en être informés. Or, le Synode mondial leur a rappelé l’importance de partager la responsabilité de la vie de l’Église avec les laïcs.

 

Parallèlement, il a plaidé pour une culture d'écoute et de dialogue, et met en garde l’Église contre les solutions simplistes et catégoriques. L’archevêque a écrit que ses conversations avec des théologiens, des aumôniers et des catholiques LGBTQ+ avaient approfondi sa compréhension et renforcé son engagement pastoral. «Je crains que notre Église ne se rapproche pas suffisamment de nos frères et sœurs LGBTQ+; que nous ne cheminons pas ensemble», a-t-il expliqué. Il a ajouté que le vécu des personnes transgenres et non binaires était particulièrement préoccupant. Nombre d’entre elles se sentent confrontées à la méfiance, voire à l’hostilité, au sein de l’Église. Selon l’archevêque de Santa Fe, l’Église est appelée à développer des approches pastorales qui répondent aux préoccupations des fidèles d’aujourd’hui avec plus de compassion et d’attention.

 

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Publié le 2 Juin 2026

LeMonde.fr avec l’AFP nous montre ce mardi qu’une femme laïque Maria Montserrat Alvarado, née au Mexique, figure des médias catholiques, l’actuelle présidente du média catholique EWTN News, qui a fait ses études aux États-Unis, prendra ses fonctions le 1er novembre, et incarne une nouvelle étape dans l’ouverture du Vatican aux femmes à des postes de responsabilité dans l’Église. Maria Montserrat Alvarado «est la première femme non religieuse à être nommée préfète d’un dicastère du Saint-Siège», annonce un communiqué du Vatican. Elle succède à Paolo Ruffini, premier préfet laïc d'un dicastère du Vatican, nommé le 5 juillet 2018 (https://www.religiondigital.org/vaticano/presidenta-ewtn-nueva-prefecta-dicasterio_1_1455964.html). Avec cette nomination, le pape Léon XIV «poursuit le processus de réforme et de renouvellement de la curie romaine [gouvernement du Vatican] initié par le pape François», son prédécesseur, souligne le Vatican. Le dicastère pour la communication supervise les services de presse écrite, de radio et de télévision du Vatican, qui diffusent auprès d’un public mondial.

 

Début 2025, le pape François avait pour la première fois nommé une femme, la religieuse Simona Brambilla, à la tête d’un dicastère au Vatican, une première dans l’histoire deux fois millénaire de l’Église catholique. Simona Brambilla a pris la tête de celui en charge des ordres et congrégations religieux. Et sœur Raffaella Petrini a pris ensuite, en mars 2025, la tête du gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, qui exerce le pouvoir exécutif du Saint-Siège sous son autorité. Le pape François, décédé en avril 2025, avait appelé à «dépasser» la «mentalité machiste» au sein de l’Église catholique, qui ne confie «pas assez de postes de responsabilité» aux religieuses. Il avait insisté pour qu’on ne les traite pas comme des «domestiques».

 

Dans un communiqué publié après sa nomination, Alvarado a déclaré avoir accueilli la nouvelle «avec une profonde gratitude, humilité et confiance dans le Seigneur», ajoutant que le témoignage fidèle de la famille EWTN avait renforcé sa foi. Dans un communiqué publié après l'annonce, Alvarado a déclaré : «Bien que cette nomination soit inattendue, je l'accepte avec le désir sincère de servir le Saint-Père, le Pape, en ce début de pontificat. Je suis reconnaissant à Paolo Ruffini pour son leadership au cours des dernières années et je me réjouis de poursuivre, avec amitié et espoir, l'important travail de renforcement du Dicastère afin qu'il puisse continuer à servir l'Église à Rome et partout dans le monde en communiquant le Christ au monde entier.» (https://www.religiondigital.org/vaticano/presidenta-ewtn-nueva-prefecta-dicasterio_1_1455964.html).

 

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Publié le 1 Juin 2026

Jesús Bastante dans religiondigital.org ce mardi nous montre que l’archidiocèse de Madrid a réagi face à une victime de pédophilie cléricale, Eduardo Torralbo qui a été victime d'abus à l'école salésienne de Barakaldo, et il y a quelques mois, il a fait appel au programme PRIVA et a refusé l'indemnisation proposée, la jugeant «ridicule»«Ma famille et moi avons déjà dépensé plus de 60 000 € en frais médicaux», explique-t-il. Il a récemment déposé une nouvelle plainte, cette fois auprès du Bureau créé suite à l'accord signé entre le gouvernement, la Conférence épiscopale et le Médiateur. Eduardo souhaitait rencontrer le pape. Il savait que l'archidiocèse de Madrid avait demandé au Saint-Siège d'autoriser le pape Léon XIV à rencontrer en privé les victimes d'abus, probablement le 7 juin à la nonciature apostolique. Comme nous l'avions déjà indiqué, Prevost lui-même s'était déclaré disposé à le faire. Cependant, n'ayant reçu aucune réponse, Eduardo (à l'instar d'autres victimes et associations) a contacté la nonciature et, dans son cas, les diocèses de Bilbao et de Madrid. Il y a une semaine, le Bureau de protection de l'enfance de Bilbao a répondu de manière évasive. Le diocèse n’exclut pas la possibilité d’une rencontre jusqu’au dernier moment, laquelle se déroulerait en tout état de cause en privé et ne serait annoncée qu’après coup, mais les victimes jugent cette perspective «scandaleuse». Cependant, Eduardo Torralbo a reçu une notification de l'archidiocèse de Madrid l'informant que, «à ce jour, aucune rencontre avec les victimes d'abus n'est prévue entre le Saint-Père et les autorités».

 

«En tant que victime, je trouve scandaleux que Sa Sainteté n'ait pas jugé bon de nous recevoir. Cela aurait été un bref moment pour certains d'entre nous, victimes, de le recevoir comme un acte de réparation et de reconnaissance», a déclaré Eduardo à RD. D'autres victimes, comme Juan Cuatrecasas, porte-parole d'ANIR Enfance Volée, déplorent cette décision, dans l'attente d'une confirmation de dernière minute. «Nous sommes une nuisance pour les princes de l'Église. Il semble que pour eux, les enfants victimes d'agressions sexuelles ne soient pas des acteurs principaux, mais de simples figurants dont il faut sans cesse faire taire les paroles, les voix. Ils ne comprennent pas que la corruption doit être combattue de l'intérieur, que les crimes doivent être portés devant les tribunaux ordinaires en soutenant les victimes et non en prenant parti pour l'agresseur», déclare Cuatrecasas, qui affirme que «Léon XIV, en refusant de recevoir les victimes, même en dehors de ses rendez-vous, même vingt minutes de son emploi du temps surchargé, dont certains événements sont sans importance, commet une erreur colossale que les victimes n'oublieront jamais, et qu'elles ne pardonneront évidemment jamais.» «C'est une offense impardonnable contre les plus vulnérables», conclut-il.

 

Bien que le Saint-Siège ne rende généralement pas publics ce genre d'événements, laissant aux participants le soin de décider de révéler ou non le contenu des rencontres privées, il n'en demeure pas moins que les rencontres du pape avec les associations de victimes lors de ses voyages sont une pratique constante depuis le pontificat du pape Benoît XVI, une pratique que le pape François a officialisée et que Mgr Prevost semblait déterminé à maintenir. Du moins, jusqu'à présent. Comment la Conférence épiscopale envisagerait-elle cette rencontre ? «Une rencontre avec les victimes serait souhaitable, mais c’est le Pape qui fixe l’ordre du jour, pas nous», a répondu le porte-parole de la Conférence épiscopale, César García Magán, lors de la dernière session plénière. La Conférence épiscopale n’a jamais reçu de victimes de pédophilie. Pourtant, à de nombreuses reprises, des associations ont demandé à être reçues en Assemblée plénière afin que les évêques puissent entendre leurs revendications et, surtout, leurs témoignages – chose qui ne s’est jamais produite au sein de la Conférence épiscopale. Depuis des mois, à la demande des associations de victimes, des efforts sont déployés pour trouver un créneau dans l'agenda chargé du pape afin de tenir cette rencontre – une demande explicite formulée par le cardinal Cobo. «À ce jour», la réponse est négative. Demain ? On verra.

 

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Publié dans #Actualités

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