Publié le 27 Janvier 2026

katholisch.de nous montre ce mardi  27 janvier 2026 que le chemin synodal entre dans sa phase finale. Avant le grand dialogue de réforme entre évêques et laïcs, qui se tiendra pendant trois jours à partir de jeudi, les groupes catholiques réformateurs ont déjà formulé leurs impressions et leurs attentes. Ils ont appelé à un engagement renforcé en faveur de l'égalité des sexes et d'une participation accrue. La dernière session du Chemin synodal a porté sur l'évaluation de ce projet parfois controversé, lancé à la suite du scandale des abus sexuels. Les principaux thèmes abordés étaient le pouvoir, le rôle des femmes, la morale sexuelle et la vie sacerdotale. L'assemblée, composée d'environ 230 membres, a adopté 15 documents. Parmi les résultats les plus concrets figurent la libéralisation du droit du travail ecclésiastique et la possibilité de bénir les couples de même sexe.

 

«Il est désormais essentiel de panser les plaies infligées ces six dernières années», a déclaré mardi Christian Weisner, de l'équipe nationale du mouvement réformateur «Nous sommes l'Église», aux journalistes. Il a insisté sur l'importance de poursuivre le processus de réforme. Il a toutefois ajouté que l'intervention du Vatican a clairement démontré qu'«une synodalité contraignante est difficilement envisageable dans le cadre du droit canonique hiérarchique actuel». De jeudi à samedi, la sixième et dernière Assemblée synodale des évêques et des laïcs se réunira à Stuttgart pour faire le bilan du processus. Ulrike Göken-Huismann, vice-présidente de l'Association des femmes catholiques d'Allemagne (kfd), a exhorté les diocèses à mettre en œuvre les décisions du Chemin synodal, notamment l'octroi du droit de prêcher aux laïcs. Juridiquement, les décisions de ce projet de réforme ne sont pas contraignantes pour les évêques. Mme Göken-Huismann a déploré que de nombreuses propositions de réforme n'aient, une fois de plus, abouti qu'à de timides avancées. «Il est presque trop tard pour l'égalité des sexes dans l'Église catholique», a-t-elle déclaré. Elle a réitéré son appel aux responsables pour qu'ils continuent de plaider en faveur de l'accès des femmes à tous les ministères et fonctions au sein de l'Église.

 

Les groupes réformateurs, notamment la Fédération des jeunes catholiques (BDKJ) et l'initiative de réforme «Maria 2.0», ont déploré que Mgr Georg Bätzing ne se représente pas à la présidence de la Conférence épiscopale allemande (DBK) fin février. Mgr Bätzing était un fervent défenseur du Chemin synodal et de ses objectifs. «Nous espérons sincèrement que son successeur sera une personne tout aussi engagée dans la poursuite de ces réformes», a déclaré Göken-Huismann. Les groupes réformateurs se sont dits confiants quant à la tenue, en novembre, de la conférence synodale nationale prévue, au cours de laquelle évêques et représentants laïcs entendent consolider leurs délibérations, et quant à l'approbation des statuts par la Conférence des évêques et le Vatican. Ils ont toutefois souligné que le Vatican avait déjà veillé à ce que la participation effective des laïcs soit largement restreinte. «Mais nous gardons espoir – après tout, le mur de Berlin est tombé en un jour, et personne ne s'y attendait», a déclaré Katharina Hubrich de «Maria 2.0».

 

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Publié le 26 Janvier 2026

religiondigital.org nous montre ce lundi 26 janvier 2026 que le secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (COE), le révérend professeur et docteur Jerry Pillay, a exprimé sa profonde inquiétude face à la violence croissante dans les zones où des agents de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE) et de la Border Patrol des États-Unis ont été déployés, notamment actuellement à Minneapolis.  «Les meurtres de Renee Good et, plus récemment, d'Alex Pretti se sont produits dans des circonstances que toute personne sensée ayant visionné les enregistrements vidéo de ces événements reconnaîtra assurément comme exigeant une enquête indépendante et une pleine responsabilité pour tous les crimes commis», a déclaré Pillay. «La justification de ces meurtres par les autorités fédérales et le gouvernement des États-Unis sans enquête approfondie n’améliore certainement pas la situation et n’incite pas les agents fédéraux à agir avec retenue et prudence afin de préserver des vies humaines et la paix», souligne-t-il.

 

Au nom du COE, Pillay a exprimé sa profonde tristesse face aux pertes humaines, chaque vie étant précieuse aux yeux de Dieu. «Nous partageons la douleur des familles des victimes et nous nous tenons solidaires de l’Église et des responsables des communautés religieuses, ainsi que de tous ceux qui exigent la fin de la violence, justice pour les victimes et le respect de la dignité humaine inaliénable, don de Dieu, et des droits de chaque être humain aux États-Unis d’Amérique et dans le monde entier», a-t-elle déclaré.

 

religionmediacentre.org.uk (https://religionmediacentre.org.uk/news/religion-news-26-january-2026/) nous montre aussi qu’hier soir, plus de 8000 responsables religieux de diverses confessions et dénominations chrétiennes aux États-Unis ont participé à un appel national à l’action en ligne, organisé par «Faith in Action», une organisation citoyenne militant pour un changement progressiste. Un sentiment de choc, de résistance et d’indignation régnait face aux agissements de l’ICE. Les responsables religieux ont évoqué une dérive tyrannique, dans une société où règne la terreur et où les citoyens n’osent plus sortir. L’évêque de Washington D.C., Marianne Budde, a dirigé les prières, et le cardinal Joseph Tobin de Newark a rappelé une anecdote d’avant-guerre en Italie : un prêtre avait dit à une femme, alarmée par la montée du fascisme, que les empires s’effondrent lorsque le peuple dit «non». «Si nous voulons vraiment mettre la foi en action», a déclaré le cardinal, «nous devons dire non.» Les organisateurs ont invité les participants à contacter leurs représentants au Congrès et à les inciter à voter contre le financement du Département de la Sécurité intérieure, qui emploie les agents de l’ICE.

 

Enfin, plus de 600 responsables religieux se sont réunis à Minneapolis en fin de semaine dernière pour discuter de la résistance non violente aux rafles de l'ICE à travers les États-Unis. Ils ont partagé des témoignages de membres du clergé et d'organisations religieuses sur les activités de l'ICE en Amérique et leur impact sur leurs communautés. L'événement était organisé par MARCHMultifaith Antiracism, Change and Healing (Antiracisme multiconfessionnel, changement et guérison), un groupe basé au Minnesota. Au cours de cette rencontre, les participants ont mené une journée de grève, une marche par un froid glacial, un office religieux et une manifestation contre les vols d'expulsion à l'aéroport international de Minneapolis-Saint Paul, lors desquels une centaine de membres du clergé ont été arrêtés.

 

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Publié le 25 Janvier 2026

José Manuel Vidal nous montre ce dimanche 25 janvier 2026 sur religiondigital.org que gans sa catéchèse prononcée depuis la fenêtre du Palais apostolique (qu'il habitera bientôt), le pape Léon XIV commente le passage relatant le début de la prédication du Royaume par Jésus et tente de répondre à deux questions : «Quand cela commence-t-il ? Où cela commence-t-il ?» La question du «quand» n'était pas des plus pertinentes (Jean-Baptiste venait d'être mis à mort), mais Jésus entreprend sa mission. C'est pourquoi le pape met en garde contre «le risque de s'enliser dans l'indécision ou de devenir prisonniers d'une prudence excessive, alors que l'Évangile nous invite à prendre le risque de la confiance». Le pape Léon XIV affirme que le lieu où Jésus a commencé sa mission était loin d'être idéal (la Galilée, terre des Gentils et des païens), et pourtant, Jésus s'est mis en route pour prêcher le Royaume précisément là-bas. Le pape réitère son avertissement : «Nous aussi, chrétiens, devons surmonter la tentation de nous replier sur nous-mêmes.»

 

Et José Manuel Vidal nous montre aussi dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/leon-xiv/leon-xiv-sigo-dolor-sucediendo_1_1440731.html) que dans ses salutations après l'Angélus, et après avoir rappelé que nous célébrions le Dimanche de la Parole de Dieu, institué il y a sept ans par le pape François, Léon XIV a exprimé sa tristesse face à la situation en Ukraine, «touchée par des attaques incessantes qui exposent des populations entières au froid hivernal. Je suis avec tristesse ce qui se passe. Je suis très proche de ceux qui souffrent.» Selon lui, «la poursuite de ces hostilités, avec des conséquences de plus en plus graves pour les civils, prolonge la division entre nos peuples et éloigne toujours plus une paix juste et durable. J’exhorte chacun à intensifier ses efforts pour mettre fin à cette guerre.» Après avoir exprimé sa proximité avec les personnes souffrant de la lèpre, à l'occasion de la Journée mondiale de la lèpre, il a salué les quatre mille jeunes de l'Action catholique présents sur la place et les a invités à être «des artisans de paix à la maison, à l'école, dans le sport, partout; à ne jamais être violents par les mots ou les gestes; le mal ne se vainc que par le bien.»

 

Enfin, il a souligné que «la semaine de prière pour l’unité des chrétiens s’achève aujourd’hui. Cet après-midi, comme le veut la tradition, je célébrerai les vêpres à la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs avec des représentants d’autres confessions chrétiennes. Je remercie tous ceux qui participeront, y compris par le biais des médias, et je souhaite à tous un bon dimanche.»

 

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Publié le 24 Janvier 2026

franceinfo.fr avec l’AFP nous montre ce samedi qu’ils ont bravé les températures glaciales. Les opposants aux opérations antimigrants dans le Minnesota se sont massivement mobilisés, vendredi 23 janvier, en dépit des tentatives des autorités américaines de calmer l'indignation provoquée par la détention d'un garçon de cinq ans par la police de l'immigration (ICE). Des milliers de personnes ont défilé dans le centre de Minneapolis, la plus grande ville de cet État du nord des États-Unis, appelant à "abolir ICE" et à "laisser nos voisins tranquilles".

 

La police de l'immigration est "brutale" et "ne respecte pas la loi", a déploré un manifestant interrogé par l'AFP. D'autres manifestations ont eu lieu autour d'un bâtiment utilisé par l'ICE et à l'aéroport international de Minneapolis-Saint-Paul, d'où partent les migrants envoyés vers les centres de rétention. Un rassemblement s’est ensuite tenu sur le terrain de l’équipe locale de NBA, les Timberwolves (https://www.liberation.fr/international/amerique/minneapolis-le-gouverneur-du-minnesota-denonce-de-nouveaux-tirs-atroces-par-des-agents-de-lice-20260124_FVAY3B33GZBHDFXHJ56EPC6SWU/).

 

Cent membres du clergé ont été arrêtés pendant qu'ils manifestaient à l'aéroport, et accusés de "violation de lieu privé" et de "désobéissance aux forces de l'ordre", selon la pasteure Mariah Funess Tollgaard qui se trouvait sur place. "Ma foi enseigne que chaque personne est à l'image de Dieu et mérite dignité et sécurité, et qu'en ce moment, toutes les personnes de foi et de conscience morale doivent résister", a-t-elle déclaré dans un communiqué (https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20260123-ice-importantes-manifestations-%C3%A0-minneapolis-les-autorit%C3%A9s-am%C3%A9ricaines-sur-la-d%C3%A9fensive). Répondant au mot d'ordre "Pas de travail. Pas d'école. Pas de shopping", des commerces et restaurants sont restés fermés.

 

Ces mobilisations surviennent après la mort de Renee Good, une Américaine de 37 ans tuée par un agent d'ICE le 7 janvier, et l'arrestation de Liam Conejo Ramos, 5 ans, détenu depuis mardi et placé en rétention au Texas. Et la tension monte encore d'un cran à Minneapolis. Un Américain de 37 ans a été tué par un agent fédéral américain, appartenant à la police aux frontières, samedi 24 janvier, selon le chef de la police de la ville, cité par The Minnesota Star Tribune (https://www.franceinfo.fr/monde/usa/un-homme-a-ete-tue-par-la-police-federale-americaine-a-minneapolis-le-deuxieme-mort-depuis-le-lancement-d-une-operation-antimigrants-dans-cette-ville_7762895.html).

 

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Publié le 23 Janvier 2026

katholisch.de nous montre ce vendredi  23 janvier 2026 que le pape Léon XIV a exprimé sa reconnaissance aux participants de la «Marche pour la vie» à Washington. Par leur «puissant témoignage public», ils ont réaffirmé que «la protection du droit à la vie est le fondement indispensable de tous les autres droits humains», selon le message publié par le Vatican jeudi soir. Des dizaines de milliers de personnes sont attendues vendredi dans la capitale américaine pour la 53e «Marche pour la vie». «Une société n’est saine et ne se développe véritablement que lorsqu’elle respecte le caractère sacré de la vie humaine et œuvre activement à sa promotion», a déclaré le pape Léon XIV, citant son discours aux membres du corps diplomatique le 9 janvier. Il souhaitait encourager les jeunes en particulier à poursuivre leurs efforts pour garantir le respect de la vie sous toutes ses formes et à tous les niveaux de la société. Cela implique également un dialogue avec la société civile et les responsables politiques, a ajouté le monarque d’origine américaine. En défendant «avec courage et paix les enfants à naître», ils ont accompli le mandat de Jésus-Christ «de servir les plus petits de nos frères et sœurs», écrivait le pape Léon XIV aux participants de la «Marche pour la vie».

 

En érigeant la question de l'avortement en principe primordial et en adoptant une idéologie anti-avortement qui refuse toute nuance ou tout dialogue, l'Église a fait en sorte que nombre de ses fidèles deviennent des électeurs monothématiques, négligeant ou perpétuant d'autres formes de discrimination envers les plus pauvres et les plus vulnérables, en faisant fi du fait que l'intégrité corporelle est considérée comme un bien intrinsèque et un droit humain fondamental dans la tradition catholique (voir Pacem in Terris, Sur l'établissement de la paix universelle) et malgré les données empiriques et les témoignages de femmes qui montrent que les interdictions légales de l'avortement sont au mieux inefficaces et au pire mortellement dangereuses, et qu'il existe des moyens plus efficaces de réduire le nombre d'avortements . Cependant, en se focalisant sur un type de préjudice tout en tolérant d'autres préjudices graves, l'Église a donné l'impression que ces derniers étaient acceptables. Alors que les catholiques qui s'opposent aux interdictions légales de l'avortement sont censurés, ceux qui perpétuent la violence, la misogynie et le racisme sont épargnés (https://uscatholic.org/articles/202601/the-pro-life-movement-is-steeped-in-misogyny/). 

 

La marche de protestation contre l'avortement a lieu chaque année aux alentours de l'anniversaire de l'arrêt Roe v. Wade de 1973. Dans cette affaire, la Cour suprême des États-Unis a statué que les États ne pouvaient restreindre l'accès à l'avortement pendant les six premiers mois de grossesse et ne pouvaient le faire que sous certaines conditions par la suite. En 2022, la Cour suprême a cassé cet arrêt historique, jugeant que la Constitution américaine n'établissait pas un droit à l'avortement universel. Plusieurs États dirigés par des républicains ont utilisé cette mesure pour restreindre considérablement l'accès à l'avortement. Le vice-président JD Vance s'était déjà exprimé personnellement lors de la Marche pour la vie en janvier 2025, quelques jours seulement après l'entrée en fonction de l'administration Trump. Il avait décrit la protection de la vie comme un «devoir quotidien» et annoncé un soutien particulier aux jeunes familles. «Pour faire simple : je veux plus d'enfants aux États-Unis», avait-il déclaré à l'époque sous les acclamations de dizaines de milliers de manifestants.

 

Cependant, CNN (https://edition.cnn.com/2026/01/23/politics/march-for-life-abortion-pill-mifepristone-lawsuit) nous montre que bien que Trump ait érigé certains obstacles à l'avortement durant son second mandat, son administration n'a pas abrogé la réglementation autorisant l'envoi de pilules abortives par voie postale. Cette politique, mise en place sous la présidence de Joe Biden, permet aux femmes résidant dans les États limitant ou interdisant l'avortement d'obtenir le protocole médicamenteux en deux étapes utilisé pour interrompre une grossesse. Les responsables de la santé de l'administration Trump ont promis d'examiner les données de sécurité du médicament, mais ils sont restés vagues quant à la date à laquelle cela se produirait, ou quant à un éventuel retour en arrière sur les changements apportés sous l'administration Biden. Politiquement, il semble évident que toutes les initiatives prises par les républicains et les opposants à l’avortement ne parviennent pas à faire évoluer la position de l’administration. La colère au sein de la communauté anti-avortement face à cette inaction a atteint son paroxysme et se manifeste par des poursuites judiciaires, des auditions au Congrès et des appels à la destitution d'un haut responsable nommé par Trump. À leur grand désarroi, cependant, le nombre d'avortements a augmenté depuis l’annulation de l'arrêt Roe v. Wade en 2022, cette hausse étant principalement due à la distribution de pilules abortives par voie postale.

 

Enfin, le vice-président JD Vance a reconnu vendredi, lors de la Marche pour la vie, «l’éléphant dans la pièce» : la seconde administration Trump n’a pas agi assez rapidement en matière de politique pro-vie. Les propos de Vance interviennent dans un contexte de frustration chez les dirigeants pro-vie, qui reprochent à l'administration de ne pas avoir fait davantage pour réglementer la pilule abortive, principale méthode d'avortement (https://www.dailysignal.com/2026/01/23/vance-addresses-elephant-room-march-life/).

 

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Publié le 22 Janvier 2026

Jesús Bastante nous montre ce jeudi 22 janvier 2026 sur religiondigital.org que le pape Léon XIV a nommé un salésien Espagnol, actuellement pro-préfet du Dicastère pour la Vie consacrée et les Œuvres de Vie apostolique (le premier dicastère de l'histoire dirigé par une femme, Simona Brambilla), et l'un des plus proches conseillers du pontife lors du consistoire considéré par beaucoup comme une figure clé du conclave de mai dernier, le cardinal Ángel Fernández Artime, à la Commission cardinalice de la Banque du Vatican, devenant ainsi l'un des plus hauts responsables des finances du Vatican. et désigne le président de Caritas Italie l’actuel archevêque de Gorizia, Roberto Maria Redaelli comme secrétaire pour le clergé qui  a pour mission de veiller au bien-être du clergé mondial, de traiter les affaires d'abus et de mettre en œuvre la réforme des séminaires (toujours en suspens en Espagne), ce dernier est connu pour son travail pastoral auprès des couples homosexuels, et à Milan, il était considéré comme l'un des protégés du cardinal Martini, tout en maintenant l'équipe de confiance du pape François et en envisageant des changements au sein du Secrétariat d'État (Prévost envisage des modifications importantes, même si la situation politique internationale actuelle pourrait infléchir ses plans). Un autre Italien, Giorgio Lingua, sera le nouveau nonce apostolique en Israël et en Palestine, remplaçant le Philippin Adolfo Tito Yllana, qui a mené à bien la mission diplomatique du Saint-Siège dans le nid de guêpes qu'est la Terre sainte depuis 2021, année qui a coïncidé avec les pires années depuis des décennies.

 

la-croix.com avec l’AFP (https://www.la-croix.com/international/le-pape-leon-xiv-invite-au-conseil-de-paix-de-donald-trump-selon-le-vatican-20260121) nous montrent qu’alors que Donald Trump multiplie les invitations à rejoindre son «conseil de paix», le Vatican a annoncé que le pape Léon XIV a lui-même été appelé, mercredi 21 janvier, à rejoindre cette nouvelle instance que le président américain souhaite créer. «Nous aussi nous avons reçu cette invitation, et le pape l’a reçue et nous réfléchissons sur ce qu’on doit faire. Nous sommes en train d’approfondir et je pense que c’est une question qui demande du temps pour réfléchir et donner une réponse», a déclaré à des journalistes le cardinal Pietro Parolin, numéro 2 du Vatican. La réponse du pape n’est pas encore connue. Imaginé pour encadrer la fin de la guerre à Gaza, le «Conseil de la paix» voulu par Donald Trump voit ses ambitions s’élargir à Davos. Gouvernance centralisée, rôle controversé face à l’ONU, arrivée annoncée de Vladimir Poutine : ce nouvel organe diplomatique divise profondément la communauté internationale (https://www.parismatch.com/actu/international/un-milliard-poutine-refus-de-la-france-ce-quil-faut-savoir-sur-le-nouveau-conseil-de-la-paix-de-trump-263349).

 

Enfin, religiondigital.org et EP (https://www.religiondigital.org/mundo/obispos-mundo-avisan-gaza-sigue_1_1440435.html) nous montrent aussi que les évêques de diverses conférences épiscopales du monde entier, réunis du 17 au 22 janvier à Jérusalem pour assister à la Coordination Terre Sainte 2026, dont l'archevêque émérite d'Urgel, Joan Enric Vives, ont averti que «Gaza reste une catastrophe humanitaire», tout en soulignant que soulignent que «les colonies en Cisjordanie, illégales au regard du droit international, continuent de s'étendre en s'appropriant les terres d'autrui», et ont appelé à ce que «les efforts de paix l'emportent sur la violence» et exhortent «les gouvernements à faire pression sur Israël pour qu’il respecte l’ordre international fondé sur des règles et pour que des négociations significatives reprennent en vue d’une solution à deux États pour le bien et la sécurité de tous». Les évêques ont également souligné le courage de ces voix juives et palestiniennes qui, malgré d'énormes difficultés et leurs propres traumatismes, continuent de défendre la justice, le dialogue et la réconciliation, comme ces parents qui ont perdu un enfant dans le conflit et qui, malgré tout, parviennent à pardonner. Ces histoires, ont-ils insisté, témoignent avec force de la possibilité de la paix et de la réconciliation.

 

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Publié le 21 Janvier 2026

Jesús Bastante nous montre dans son article du mardi 20 janvier 2026 sur religiondigital.org que l’ancien président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis et archevêque militaire, Timothy Broglio, a affirmé que «Le Groenland est un territoire danois; il paraît déraisonnable que les États-Unis attaquent et occupent une nation amie.», et qu’il pourrait être «moralement acceptable de désobéir» à Donald Trump si, comme cela pourrait arriver, ils recevaient l’ordre d’envahir l’île. «Cela ternit l’image des États-Unis dans le monde», a-t-il insisté. Dans des déclarations à la BBC rapportées par The Tablet, Broglio a exprimé sa «vive inquiétude» pour les soldats américains, «car ils pourraient se retrouver dans une situation où on leur ordonnerait d'accomplir un acte moralement répréhensible». Le prélat se joint ainsi aux préoccupations exprimées dans une lettre commune des cardinaux Cupich, McElroy et Tobin.

 

«Il serait très difficile pour un soldat, un marin ou un fusilier marin de désobéir seul à un ordre, mais à proprement parler, il serait moralement acceptable de le désobéir en suivant sa propre conscience», a fait remarquer le prélat, exprimant sa «préoccupation» quant au fait que «l'individu puisse se retrouver dans une situation intenable». «Des hommes et des femmes placés sous ma responsabilité étaient contraints de participer à des situations inutiles», a averti l’archevêque militaire, faisant référence aux attaques contre des bateaux de trafiquants de drogue au Venezuela et dans les Caraïbes. Toute action contre le Groenland, a-t-il conclu, «ne paraît ni nécessaire, ni acceptable».

 

katholisch.de (https://katholisch.de/artikel/66849-vatikanexperte-rom-zu-woke-halte-maga-kirche-fuer-moeglich) nous montre aussi ce mercredi que l'agence américaine de l'immigration et des douanes (ICE) est soumise à une pression immense depuis des semaines, notamment après la mort d'une femme de 37 ans, abattue par un agent de l'ICE à Minneapolis. Cet événement a relancé le débat sur les violences policières, le recours aux agents fédéraux et l'application de la politique d'immigration. Le témoignage des évêques, du clergé et de nombreux laïcs, qui ont de fait contredit les agents de l'ICE et exigé leur départ des églises, a été tout aussi puissant. Les évêques américains ont également critiqué la politique d'immigration de l'administration Trump lors de leur conférence d'automne en novembre, tout comme le pape Léon XIV.

 

Parallèlement, la distinction honorifique que devait décerner le directeur de l'ICE, Tom Homan, à l'organisation catholique «Catholiques pour les catholiques», proche de Trump, une organisation écran du mouvement MAGA qui critique violemment la papauté et se réunit chez Trump en Floride, suscite de vives critiques au sein de l'Église. La «bénédiction spéciale» annoncée par l'ancien évêque du Texas, Joseph Strickland, en particulier, soulève des questions quant à l'instrumentalisation politique de la foi et à l'unité de l'Église catholique aux États-Unis. Et Austen Ivereigh qui est un expert du Vatican, journaliste et était considéré comme un proche confident du pape François, imagine «bien une «Église MAGA» émerger à l'avenir : un groupe de catholiques qui rompent avec Rome et affirment que Rome est «woke» et que Trump – et non le pape – est leur véritable leader. Ils auraient même leur propre clergé, comme celui soutenu par la «Coalition pour les prêtres annulés»

 

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Publié le 20 Janvier 2026

Jesús Bastante nous montre ce lundi 19 janvier 2026 sur religiondigital.org que les cardinaux Cupich, McElroy et Tobin ont lancé une offensive diplomatique contre la politique belliciste de l’administration Trump, l’exhortant à revenir à une politique étrangère traditionnelle en déclarant qu’«En tant que pasteurs et citoyens, nous renonçons à la guerre comme instrument au service d’intérêts nationaux étroits et nous proclamons que l’action militaire ne doit être envisagée qu’en dernier recours, dans des situations extrêmes, et non comme un instrument normal de politique nationale.»

 

Dans une déclaration commune, les archevêques de Chicago, de Washington et de Newark ont ​​exigé que Trump rétablisse «une politique étrangère véritablement morale pour notre nation», reprenant les termes du pape Léon XIV dans son discours au corps diplomatique. Leur objectif n'est autre que «construire une paix juste et durable, la paix que Jésus a proclamée dans l'Évangile». Pour Cupich, McElroy et Tobin, les récentes interventions du président Trump au Groenland et au Venezuela ont remis en cause «les fondements moraux de l’action américaine dans le monde depuis la fin de la Guerre froide». «Les événements au Venezuela, en Ukraine et au Groenland ont soulevé des questions fondamentales quant au recours à la force militaire et au sens de la paix», ont-ils souligné, dénonçant le fait que le président américain ait «jeté le discrédit» sur la primauté morale des États-Unis «dans la lutte contre le mal à travers le monde, la défense du droit à la vie et à la dignité humaine, et le soutien à la liberté religieuse».

 

De l’avis des cardinaux, «la construction d’une paix juste et durable… se réduit à des catégories partisanes qui favorisent la polarisation et une politique destructrice». «En tant que pasteurs chargés de l’éducation de notre peuple, nous ne pouvons rester les bras croisés face à des décisions qui condamnent des millions de personnes à vivre perpétuellement au bord du gouffre», a souligné le cardinal Cupich. De son côté, McElroy a insisté sur le fait qu’en niant «l’impératif moral de la solidarité entre les nations», «d’immenses souffrances sont infligées au monde et une attaque catastrophique est lancée contre la paix juste qui profite à toutes les nations et qui est la volonté de Dieu». Enfin, Tobin a averti que «l’escalade des menaces et des conflits armés risque de détruire les relations internationales et de plonger le monde dans des souffrances indicibles».

 

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Publié le 19 Janvier 2026

katholisch.de  nous montre ce lundi que le pape Léon XIV a appelé le Chemin néocatéchuménal à s'unir à l'Église catholique. Lors d'une audience avec les responsables de cette organisation laïque, née en Espagne, il a déclaré lundi au Vatican : «Les familles présentes ici témoignent de votre zèle missionnaire.» Il a ajouté que l'objectif des membres est de «proclamer l'Évangile au monde entier, afin que tous puissent connaître le Christ.»

 

Le pape a déclaré que le charisme particulier et la formation à la foi de ce mouvement constituaient «une contribution précieuse à la vie de l’Église». Il a remercié les membres pour leur engagement, notamment ceux qui sont partis en mission, abandonnant toute sécurité. Par leur prédication, ils ont éveillé la foi chez ceux qui ne connaissaient pas encore le Christ, mais aussi chez ceux «qui avaient oublié qui est Jésus-Christ». Tout en adressant de vifs éloges, le pape a également formulé de sérieuses mises en garde. Il a exhorté les fidèles à faire preuve de «vigilance intérieure et d'un esprit critique prudent afin de discerner certains risques qui planent toujours sur la vie spirituelle de l'Église». Dans l'Église, «aucun don de Dieu n'est plus important qu'un autre», a-t-il averti, avant d'ajouter : «Aucun service ne doit être un prétexte pour se sentir supérieur à ses frères et exclure ceux qui ont des opinions différentes.»

 

La mission du Chemin néocatéchuménal est «particulière, mais non exclusive», a déclaré le pape. «Votre charisme est spécifique, mais il ne porte de fruits qu’en communion avec les autres dons présents dans la vie de l’Église.» Le prédécesseur du pape Léon XIV, François (2013-2025), avait exprimé une vision similaire du mouvement. Le pape Léon XIV a poursuivi : «Je vous exhorte à vivre votre spiritualité sans jamais vous isoler du reste du Corps du Christ, en participant pleinement à la pastorale paroissiale (…) et en pleine communion (…) avec les prêtres et les évêques. Avancez avec joie et humilité, sans vous isoler.» La proclamation de l'Évangile doit donc «toujours être exempte de toute forme de coercition, de rigueur excessive et de moralisation, afin qu'elles ne suscitent pas de sentiments de culpabilité et d'anxiété, mais libèrent intérieurement les personnes». De nombreuses familles du Chemin néocatéchuménal, ainsi que des évêques et des membres du clergé, étaient présents à l'audience avec le pape. La délégation était conduite par le fondateur du mouvement, Kiko Argüello, et par les responsables María Ascensión Romero et Mario Pezzi.

 

Le Chemin néocatéchuménal ne semble plus avoir un fort appui de la hiérarchie catholique, laquelle lui demande de na pas être rigide, moraliste, et de ne pas se sentir supérieur, car l’évangélisation doit susciter la «libération intérieure» et non pas la «culpabilité» (https://imedia.news/levangelisation-doit-susciter-la-liberation-interieure-et-non-pas-la-culpabilite-avertit-leon-xiv-devant-le-chemin-neocatechumenal/).

 

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Publié le 18 Janvier 2026

Jesús Bastante nous montre ce dimanche dans religiondigital.org que le pape Léon XIV dénonce les “substituts du bonheur” reposant pas sur des «illusions passagères de succès et de gloire», invitant les fidèles à ne pas «gaspiller leur temps et leur énergie à courir après ce qui n'est qu'apparence»,  et oppose la figure du Baptiste aux «modes de vie et aux relations éphémères, décevants et oppressifs» lors de la prière de l'Angélus devant plusieurs milliers de fidèles, par une journée nuageuse, sous les drapeaux vénézuéliens et américains, et demande à ces derniers d’apprendre de Jean-Baptiste à garder l'esprit alerte, à «aimer les choses simples et les paroles sincères, à vivre avec sobriété et profondeur d'esprit et de cœur, à nous contenter de l'essentiel.»

 

Après la récitation de l'Angélus, le pape a rappelé le début de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, instaurée il y a deux siècles à l'initiative du pape Léon XIII. «Il y a cent ans, des propositions pour les huit jours de prière ont été publiées», a-t-il souligné, insistant sur le thème de cette semaine et appelant à «l'unique espérance à laquelle nous sommes appelés», celle de l'unité. «J’invite toutes les communautés catholiques à intensifier leur prière pour l’unité pleine et visible de tous les chrétiens. Cet engagement doit s’accompagner d’un engagement pour la paix et la justice dans le monde», a souligné Prévost, qui a rappelé «les grandes difficultés rencontrées par la population de la province orientale de la République démocratique du Congo, en raison des violences», confrontée à «une grave crise humanitaire». Le pape Léon XIV a également prié pour les victimes des inondations qui ont frappé l’Asie du Sud ces derniers jours.

 

Jesús Bastante nous montre aussi sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/el_baron_rampante/groenlandia-iran-mundo-sigue-quebrando_132_1439936.html) que cette semaine ont a eu le droit aux diatribes l' archevêque d'Oviedo, Jesús Sanz contre les victimes en dénonçant l'accord entre le gouvernement et l'Église concernant l'indemnisation des victimes, ce qui lui a valu une vive réprimande et des appels à sa démission, la nouvelle carte politique dessinée par Trump attisant de nouveaux conflits au Groenland et en Iran, sans pour autant apaiser ceux du Venezuela, et une Église attachée au multilatéralisme face à cette dérive, les premières indications concernant le voyage du pape en Espagne, qui  aura lieu en juin, à Madrid, Barcelone et aux îles Canaries, au grand dam de certains, toujours mécontents, et au Vatican, les échos d'un consistoire qui, à l'instar de la synodalité et du dialogue interreligieux, est là pour durer, comme le montre la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, célébrée ces jours-ci, au gram dam de ceux qui veulent la polarisation.

 

Enfin, s’écouter les uns les autres et agir dans un esprit interculturel : telle est la recommandation du cardinal Timothy Radcliffe concernant les questions clés au sein de l’Église. L’Église est façonnée par des cultures très différentes à travers le monde, comme le démontre notamment le débat sur l’ordination des femmes, car un consensus mondial au sein de l'Église est nécessaire, a déclaré le frère dominicain, car  il est «encore loin d'être atteint», a-t-il ajouté, car en dehors de l'Europe et de l'Amérique latine, seules de petites avancées dans ce sens sont actuellement possibles, et concernant les débats sur la réforme interne de l'Église comme le montre les assemblées synodale de 2023 et 2024, au fil des délibérations, il est apparu clairement que l'enjeu était moins une question de votes que d'attitudes, et notamment de volonté d'écouter par-delà les barrières culturelles. Radcliffe a également abordé la question des couples de même sexe et de la sexualité. Il a affirmé qu'il n'était pas un militant des droits des homosexuels. «Je ne veux pas me battre pour des droits, mais plutôt accueillir les gens et leur dire : "Vous êtes les bienvenus ici."» (https://katholisch.de/artikel/66835-radcliffe-frauenpriestertum-von-weltkirchlichem-konsens-weit-entfernt).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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