Publié le 7 Juin 2021

20minutes.fr avec l’AFP nous montre ce lundi 7 juin 2021 qu’une statue d’un des architectes des pensionnats autochtones canadiens a été déboulonnée dimanche à Toronto à la suite d’une manifestation en hommage aux 215 enfants dont les restes ont été récemment découverts sur le site d’un ancien pensionnat en Colombie Britannique. La statue d’Egerton Ryerson, située sur le campus de l’université qui porte son nom, dans le centre-ville de Toronto, a été déboulonnée en début de soirée dimanche après le passage de la manifestation, a expliqué à l’AFP un témoin qui a requis l’anonymat. La sculpture, renversée à l’aide d’une corde attachée à une voiture, gisait recouverte de graffitis et aspergée de peinture rouge, dimanche soir.

 

«C’en est trop, c’en est vraiment trop. Il était grand temps que cette statue tombe. Pour mon peuple et le peuple des Premières Nations, c’est un symbole de guérison», a affirmé à l’AFP Craig St. Denis, un métis de 36 ans dont le grand-père a été interné dans l’un de ces pensionnats. Egerton Ryerson a été au XIXe siècle l’un des architectes du système des pensionnats autochtones dont l’histoire tragique a refait surface fin mai après l’annonce par la communauté de Tk’emlúps te Secwépemc de la découverte de 215 dépouilles d’enfants à proximité du pensionnat autochtone de Kamloops, dans l’ouest du Canada. Ces derniers jours, des appels avaient été lancés pour changer le nom de l’université et retirer la statue.

 

Gérés par l’Église catholique au nom du gouvernement canadien, ces pensionnats avaient pour but de retirer les enfants autochtones à leurs communautés pour les assimiler à la culture dominante. Quelque 150 000 enfants amérindiens, métis et inuits ont été enrôlés de force dans 139 pensionnats semblables à travers le pays, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture. En 2015, une commission nationale d’enquête a qualifié ce système de «génocide culturel». Le pape François a exprimé, dimanche, sa «douleur» concernant la découverte des restes des enfants, sans aller jusqu’à s’excuser malgré de multiples appels en ce sens depuis plusieurs jours.

 

Devant «l’école amérindienne de Kamloops», aujourd’hui fermée, une plaque rappelle : «Dans les années 1920, les enfants autochtones, âgés de 4 à 15 ans, ont été arrachés à leurs familles. On leur a interdit de voir ces dernières, de pratiquer leurs langues, leurs cultures et traditions. Les enfants qui ont été dans cette école ont subi un isolement extrême et de la ségrégation». Le gouvernement fédéral a placé plus de 150 000 petits Indiens dans des pensionnats, où ils ont été battus et souvent violés. Et parfois tués. Selon les sources, entre 3200 et 4000 enfants sont morts dans ces écoles. Le dernier pensionnat autochtone n’a fermé qu’en 1996. Contrairement à toutes ses promesses électorales, Justin Trudeau n’a jamais rien fait pour améliorer la condition des Amérindiens. Une situation encore dénoncée par l’Onu, il y a quelques jours. Dans un Canada pétri de politiquement correct où écrire le mot «Indien», au lieu d’Amérindien ou autochtone, provoque une levée de boucliers des bien-pensants, mieux vaut toutefois être Blanc. Une jeune mère amérindienne, maltraitée par des infirmières dans un hôpital québécois, est décédée en septembre dernier, faute de soins. Un cas loin d’être isolé (https://www.letelegramme.fr/monde/au-canada-les-amerindiens-entre-misere-structurelle-et-rares-reussites-07-06-2021-12764263.php).

 

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Publié le 5 Juin 2021

katholisch.de nous montre ce samedi 5 juin 2021 que la démission de l'archevêque de Munich Reinhard Marx fait sensation en Europe. Le président de la Conférence épiscopale française a été surpris et choqué par la nouvelle. Le successeur de Marx à la COMECE à Bruxelles a également fait une déclaration.

 

Le président de la Conférence épiscopale française est choqué et surpris par la démission de l'archevêque de Munich, le cardinal Reinhard Marx. "Sa lettre au Pape expose les raisons de la décision - mais sa solitude m'impressionne", a déclaré Mgr Eric de Moulins-Beaufort de Reims dans un entretien au journal "La Croix" (en ligne vendredi soir). En France, tous les évêques avaient tenté ensemble de faire face à la crise des abus sexuels. Lors de l'assemblée du printemps, ils "ont essayé de comprendre ensemble ce qui s'est passé et d'accepter notre responsabilité pour le présent et l'avenir".

 

Pour le cardinal Marx, la «sortie de crise» passe par la voie dite synodale. Le président de la Conférence épiscopale de France a déclaré que «tout le peuple de Dieu» est appelé à lutter contre ces abus. La synodalité, c'est aussi être à l'écoute des victimes et des personnes compétentes. La synodalité n'est «pas seulement un événement visible comme un synode ou une assemblée, mais avant tout un changement de cœur pour une Église plus attentive au dialogue». Marx parle d'une impasse et d'un tournant pour l'Église. Pour la France, de Moulins-Beaufort voit "plus un tournant positif", du moins dans la réponse aux abus sexuels.

 

Quant à la question de la responsabilité personnelle, le président de l'épiscopat est d'accord avec le cardinal Marx. "En tant qu'évêque, je me sens responsable de toute l'Église", a déclaré l'archevêque de Reims. "Il y a longtemps, l'Église hiérarchique était directement responsable de sa participation aux croisades ou à l'inquisition." Les abus sexuels sont "plus insidieux", a déclaré de Moulins-Beaufort. C'est un mal que l'Église dans son ensemble n'a pas voulu et commis, mais qui «n'a pas pu l'éviter».

 

La Commission épiscopale de l'UE, la COMECE, a réagi avec «un grand respect» à la démission offerte de son ancien président, le cardinal Reinhard Marx, en tant qu'archevêque de Munich et de Freising. "Sa décision doit être le résultat d'une contemplation intérieure profonde et courageuse", a déclaré le successeur de Marx à la présidence de l'organisation basée à Bruxelles, le cardinal Jean-Claude Hollerich. Cette décision reflète «le sérieux qui a toujours guidé les actions de Marx en tant que pasteur». Il a regretté la démission, a déclaré Hollerich, mais il a ressenti "un profond respect pour le cardinal Marx et sa décision".

 

L'archevêque jésuite et luxembourgeois a également rendu hommage aux réalisations de Marx au cours de ses six années à la tête de la COMECE. Sa contribution en tant que représentant de l'Allemagne et plus tard en tant que président (2012-2018) a été "très précieuse". Marx a fait de la Commission épiscopale un «acteur plus dynamique» dans le dialogue avec les institutions de l'UE et en faveur d'une politique plus humaine dans l'intérêt du bien commun.

 

Le cardinal Marx et sa démission ont fait réagir, mais l’électrochoc qu’il a désiré impulser avec celle-ci ne viendra pas si la hiérarchie catholique tarde à faire les réformes nécessaires dans sa conception de faire Église et des ministères, car on ne peut prétendre travailler au nom du Peuple de Dieu sans qu’il soit acteur des changements, plus encore au niveau des abus les concernant directement.

 

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Publié le 4 Juin 2021

LeMonde.fr nous montre ce vendredi 4 juin 2021 que dans une lettre au vitriol adressée au pape François, Reinhard Marx déplore que «certains au sein de l’Église ne veulent pas accepter leur responsabilité» dans le scandale des abus sexuels et «s’opposent à tout dialogue de réforme».

 

L’archevêque de Munich et ancien président de la conférence épiscopale allemande, Reinhard Marx, a demandé au pape François d’être déchargé de ses fonctions, reconnaissant un «échec» de l’Église catholique dans la «catastrophe des abus sexuels» au sein de l’institution. «Pour moi, il s’agit essentiellement de partager la responsabilité de la catastrophe des abus sexuels commis par des responsables de l’Église au cours des dernières décennies», a-t-il écrit au pape, selon un communiqué publié vendredi 4 juin, dans lequel il dénonce également un «échec institutionnel ou systémique» dans ce vaste scandale qui éclabousse aussi l’Église catholique allemande.

 

Dans ce courrier adressé au pape le 21 mai et largement cité dans le communiqué, le prélat juge que l’Église catholique est arrivée à un «point mort». Les récentes discussions ont montré que «certains au sein de l’Église ne veulent pas accepter cette responsabilité et donc la complicité de l’institution et s’opposent donc à tout dialogue de réforme et de renouvellement en lien avec la crise des abus» sexuels, poursuit-il dans cette lettre au vitriol. L’archevêque de Munich et de Freisig avait, le mois dernier, refusé la plus haute distinction allemande, la croix fédérale du Mérite, que voulait lui remettre le président allemand Frank-Walter Steinmeier.

 

Cette démission de Rheinhard Marx intervient alors que le pape François a ordonné fin mai une enquête sur le traitement de cas d’agressions sexuelles de mineurs au diocèse de Cologne, le plus grand d’Allemagne, secoué par une grave crise depuis des mois. Le pape a ainsi nommé deux «visiteurs apostoliques», des envoyés pontificaux extraordinaires, chargés d’«appréhender la situation pastorale complexe à l’archevêché et parallèlement d’étudier d’éventuelles fautes» du cardinal Rainer-Maria Woelki et d’autres prélats du diocèse. Le cardinal Woelki, un conservateur dans les rangs de l’Église, est accusé notamment d’avoir longtemps couvert deux prêtres de la communauté religieuse de Düsseldorf soupçonnés de violences sexuelles.

 

Pour sa part comme le montre religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/decirle-obispos-Iglesia-Alemania-necesita-cardenal-marx-renuncia-alemania-papa-francisco_0_2347265263.html), le président des évêques allemands, Georg Bätzing, a qualifié Marx de "pionnier de l'Église en Allemagne et dans le monde", ainsi que "l'un des piliers de soutien" de la Conférence épiscopale. Avec son mouvement, Marx a voulu «montrer l'exemple et assumer personnellement la responsabilité institutionnelle que l'Église doit assumer en ce qui concerne les cas d'abus sexuels et leur dissimulation», a noté son successeur, qui a insisté sur le fait qu'«un examen exclusivement juridique et changements administratifs ils ne suffisent pas.»

 

"Je ne veux pas dire aux autres évêques quoi faire, mais l'Église en Allemagne a besoin d'un nouvel élan", a lâché le cardinal Marx après sa démission, car il veut «que tout le monde voie que le christianisme et la foi en Allemagne ont un avenir», et pour cela «une nouvelle impulsion est nécessaire».

 

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Publié le 3 Juin 2021

tv5monde.com avec l’AFP nous montre ce jeudi 3 juin 2021 que l'absence d'excuses du pape et de l'Église catholique pour le rôle de cette dernière dans la gestion des pensionnats autochtones au Canada est "honteuse", a jugé mardi Marc Miller, le ministre canadien des Services aux autochtones.

 

Les appels de groupes autochtones à des excuses du pape se sont multipliés ces derniers jours après la découverte des restes de 215 enfants autochtones sur le site d'un ancien pensionnat en Colombie-Britannique, géré par l'Église catholique au nom du gouvernement. Interrogé pour savoir s'il soutenait ces appels à des excuses papales, le ministre a répondu "tout à fait" lors d'un point de presse. "Je pense que c'est honteux qu'ils ne l'aient pas fait encore, que ça n'ait pas été fait à ce jour", a regretté M. Miller. "Il y a une responsabilité qui repose directement sur les épaules de la Conférence des évêques catholiques du Canada" (CECC), a-t-il ajouté. Cette dernière a estimé lundi que la découverte de Kamloops était "bouleversante" et fait part de sa "profonde tristesse".

 

Mais quelques heures après les déclarations du ministre, l'archevêque de Vancouver Michael Miller a présenté ses "excuses" sur les réseaux sociaux. "À la lumière de la révélation bouleversante (de la découverte) des restes de 215 enfants de l'ancien pensionnat indien de Kamloops, je vous écris pour présenter mes sincères excuses et profondes condoléances aux familles et aux communautés qui ont été dévastées par cette terrible nouvelle", a déclaré Mgr Miller dans un communiqué. Il s'est engagé à "faire preuve d'une transparence totale" en rendant accessibles les archives et dossiers de l'archidiocèse concernant tous les pensionnats. "L'Église a incontestablement eu tort de mettre en œuvre une politique gouvernementale colonialiste qui a été dévastatrice pour les enfants, les familles et les communautés", a-t-il aussi jugé.

 

L'ancien pensionnat de Kamloops était l'un des 139 établissements du genre mis en place dans le pays à la fin du 19e siècle, et qui ont existé jusque dans les années 1990. L'église et le gouvernement canadien, assurant vouloir "civiliser" les enfants autochtones en leur inculquant les valeurs occidentales, les retiraient de leur communauté et les plaçaient dans ces pensionnats où nombre d'entre eux ont subi des sévices physiques et sexuels (https://www.clicanoo.re/AFP/Article/2021/06/03/Au-Canada-des-petites-chaussures-pour-denoncer-lhorreur-des-pensionnats).

 

En 2018, les députés canadiens ont adopté une motion pour demander au pape des excuses personnelles au nom de l'Église catholique canadienne après s'être heurtés à un premier refus du pape François, qui avait suscité la déception du Premier ministre Justin Trudeau. En 2009, le pape Benoît XVI avait exprimé ses regrets pour les abus dont ont été victimes les enfants autochtones canadiens -- indiens, métis et inuits -- de la part de l'Église catholique, dénonçant la conduite "déplorable" de certains membres du clergé.

 

Le ministre Miller a en outre rappelé ce qu'avait un jour rapporté un autochtone à propos de ces pensionnats où les élèves - qui souffraient souvent de malnutrition - étaient "punis" pour avoir mangé des pommes des vergers ou des œufs destinés au marché. "C'était des camps de travail", a jugé le ministre. Quelque 150 000 enfants autochtones y ont été enrôlés de force, où ils ont été coupés de leur famille, de leur langue et de leur culture. En 2015, une commission nationale d'enquête a qualifié ce système de "génocide culturel".

 

Le ministre canadien des Services aux autochtones et les groupes autochtones veulent les excuses du pape, ce qui serait un symbole fort après ce qu'ont subis les peuples autochtones du Canada. Plusieurs témoignages d'Amérindiens affirment que la misère, l'alcoolisme, la violence conjugale et les taux de suicide élevés, lot encore de nombre de leurs communautés, sont en grande partie l'héritage de ce système de pensionnats.

 

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Publié le 2 Juin 2021

Jean Lavenbourg nous montre ce mercredi 2 juin 2021 dans cruxnow.com que l'évêque John Stowe de Lexington a offert des mots de soutien et une bénédiction aux catholiques LGBTQ aux côtés d'autres défenseurs lors d'un appel Zoom lundi soir, leur rappelant que «Dieu désire une relation profonde et intime avec chacun de vous». "Que Dieu, la source de la vie et de l'amour vous remplisse de la tâche de connaître votre grande dignité et votre grande valeur en tant qu'enfant de Dieu créé avec amour et rempli de bénédictions dès le premier instant de votre existence", a déclaré Stowe dans un message vidéo. Le service de prière en ligne organisé par DignityUSA – une organisation qui défend les catholiques LGBTQ depuis plus de 50 ans – a réuni plus de 200 catholiques LGBTQ des États-Unis et du Canada en l'honneur du début du mois de la fierté.

 

"Que Dieu qui nous soutient tous dans la vie, continue de marcher avec vous et de partager vos joies et vos peines tout en vous appelant à quelque chose de toujours plus grand", a poursuivi Stowe. «Que Dieu bénisse votre capacité d'aimer et d'être aimé et de partager cette présence divine avec un monde brisé et en difficulté. Que Dieu tout puissant vous accorde sa paix.» Stowe était le seul évêque américain à s'adresser à l'événement. Parmi les autres personnes qui ont offert des messages de soutien, citons Mary McAleese, ancienne présidente d'Irlande et avocate canon, et le Dr Miguel Díaz, ancien ambassadeur des États-Unis auprès du Saint-Siège sous l'administration Obama, l’activiste de la lutte contre le SIDA et prêtre homosexuel marié, le père Bernard J. Lynch (https://www.ncronline.org/news/justice/lgbtq-blessings-service-kicks-pride-month-catholics). Pour lancer l'événement Zoom, cependant, Meli Barber, la vice-présidente de DignityUSA, a visé la Congrégation pour la doctrine de la foi du Vatican pour son document de mars clarifiant que les bénédictions des unions homosexuelles par l'Église ne sont "pas légitimes" depuis que de telles unions selon elle ne sont «pas ordonnées au plan du Créateur».

 

«À bien des égards, nous devons remercier la Congrégation pour la doctrine de la foi d'avoir déclenché cet événement», a déclaré Barber aux participants. "Nous avons pensé offrir un moyen aux gens de se réunir pour célébrer l'Église et le monde inclusifs que nous travaillons tous à construire et vous avez tous répondu avec enthousiasme." Le document du Vatican a été un sujet de controverse depuis sa publication. Le document – ​​signé par le cardinal jésuite espagnol Luis Ladaria et approuvé par le pape François – a été publié en réponse à une question posée par des pasteurs et des fidèles demandant des éclaircissements. Une note accompagnant le document a également précisé que le fait que les bénédictions soient considérées comme illégales par l'Église, n'est pas censée être une forme de discrimination injuste, mais plutôt un rappel de la nature même des sacrements. Et les chrétiens sont appelés à accueillir «avec respect et sensibilité» ceux qui ont des penchants homosexuels.

 

En Allemagne en particulier, où les évêques ont appelé à un débat sur la bénédiction des couples homosexuels, l'opposition au document a abouti à plus de 100 Églises catholiques offrant des bénédictions aux couples homosexuels en mai. Au moment où le document a été publié, Juan Carlos Cruz, un survivant chilien des abus sexuels cléricaux, qui a été ajouté peu après à la Commission pontificale pour la protection des mineurs, a également déclaré en réponse au document que «si l'Église et la CDF n'avançaient pas avec le monde […] Les catholiques continueront à fuir». Lundi, l'ambassade des États-Unis au Vatican a arboré le drapeau LGBTQ «Pride». Le président Joe Biden a également publié une déclaration en faveur de la communauté LGBTQ. "Au cours du mois de la fierté LGBTQ+, nous reconnaissons la résilience et la détermination des nombreuses personnes qui se battent pour vivre librement et authentiquement", a déclaré Biden. "Ce faisant, ils ouvrent les cœurs et les esprits et jettent les bases d'une Amérique plus juste et plus équitable."

 

Mis à part les commentaires de Barber lundi soir, les messages ne se concentraient pas sur le document du Vatican, mais cherchaient plutôt à soutenir la communauté LGBTQ. Díaz a dit aux participants qu'ils étaient appelés à être un «prophète de l'amour de Dieu». «Des bénédictions pour que vous puissiez surmonter les défis de la vie et gravir la montagne de l'amour de Dieu. bes Bénédictions pour vos familles, vos amitiés, vos unions d'amour», a déclaré Díaz. «Puissent-ils tous participer et célébrer le mystère du triomphe de Dieu, dans un amour étrange.» McAleese a offert une prière pour leur bien-être général. «Puissiez-vous avoir un amour qui ne finit jamais. Assez d'argent et beaucoup d'amis», a déclaré McAleese. "Trouve de la bonté dans tout ce que tu fais, et que la grâce aimante de Dieu t'abrite et t'embrasse toujours."

 

Alors que le service virtuel touchait à sa fin, la directrice exécutive de DignityUSA, Marianne Duddy-Burke, a offert aux participants une bénédiction d'encouragement : "Allez avec fierté, ce qui n'est pas un péché pour vous, mais le salut" (https://www.ncronline.org/news/justice/lgbtq-blessings-service-kicks-pride-month-catholics).

 

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Publié le 1 Juin 2021

fr.euronews.com avec l’AFP nous montre l'Église catholique a inscrit mardi dans son code législatif interne un article explicite sur les crimes sexuels commis par des prêtres contre des mineurs, un ajout réclamé de longue date par les victimes de pédophilie.

 

Le Code de droit canonique actuel prévoit de punir les abus sexuels commis par le clergé contre les mineurs sous le simple intitulé du non-respect du sixième commandement de la Bible ("tu ne commettras pas l’adultère"). Or cette formulation axée sur le non-respect du célibat était dénoncée comme désuète voire obscure en terme de justice civile, au regard de l'avalanche de scandales de pédophilie dévoilés ces dernières années au sein de l'Église.

 

Le Vatican a présenté mardi un remaniement assez profond de l'un des sept livres de son "droit canon" de 1983, qui contient les sanctions pénales de l'Église catholique, changements qui entreront en vigueur en décembre. La nouvelle clarté juridique apportée à la grave question des crimes sexuels sur mineur ressort comme l'une des nouveautés phares. Les dispositions pour les victimes de violence incluent désormais les clercs, les mineurs et les handicapés intellectuels. Le terme «personne vulnérable», qui est fréquemment utilisé dans les efforts de prévention des abus, y compris par la Commission pontificale pour la protection des mineurs et des personnes vulnérables, n'apparaît pas. Au lieu de cela, le terme utilisé est celui d’une personne qui a «une utilisation imparfaite de la raison». L'une des raisons en est probablement qu'une définition précise du terme «vulnérable» dans ce contexte n'a pas encore été établie et est toujours contestée parmi les experts (https://cruxnow.com/vatican/2021/06/vatican-tells-bishops-to-get-serious-on-crime-and-punishment/). Les prêtres peuvent être défroqués s'ils ont utilisé «la force, les menaces ou l'abus de son autorité» pour se livrer à des actes sexuels. Cela pourrait couvrir tout membre de la base de l'Église qui est abusé sexuellement par un prêtre s'il peut être démontré que le prêtre a utilisé la force ou abusé de son autorité (https://www.ncronline.org/news/vatican/new-vatican-law-criminalizes-abuse-adults-even-laity). 

 

Dans une section intitulée "délits contre la vie, la dignité et la liberté humaines", le droit canon comprend désormais "un délit contre le sixième commandement du Décalogue avec un mineur ou une personne habituellement affectée d’un usage imparfait de la raison ou avec une personne à laquelle le droit reconnaît une protection similaire". Sera également puni toute personne qui conduit un mineur à "participer à des exhibitions pornographiques" ou qui conserve des images pédo-pornographiques, une peine pouvant aller jusqu'au renvoi de l'Église.

 

Une autre nouveauté dans le nouveau chapitre est l'élargissement de la catégorie des abuseurs, qui comprend désormais des dispositions pour les religieux non ordonnés et les laïcs, comme un catéchiste ou le chef d'un mouvement laïc, au lieu de se limiter aux prêtres. La présence à l'intérieur des communautés de certaines situations irrégulières, mais surtout les scandales récents, qui ont émergé des épisodes déconcertants et très graves de pédophilie, ont mûri la nécessité de redynamiser le droit pénal canonique (https://cruxnow.com/vatican/2021/06/vatican-tells-bishops-to-get-serious-on-crime-and-punishment/). Étant donné que ces laïcs ne peuvent pas être défroqués, les sanctions comprennent la perte de leur emploi, le paiement d'amendes ou le retrait de leurs communautés (https://www.ncronline.org/news/vatican/new-vatican-law-criminalizes-abuse-adults-even-laity).

 

Le code de droit canonique supprime également une grande partie du pouvoir discrétionnaire qui avait longtemps permis aux évêques et aux supérieurs religieux d'ignorer ou de dissimuler les abus, indiquant clairement qu'ils peuvent être tenus responsables des omissions et de la négligence en omettant d'enquêter correctement et de sanctionner les prêtres errants.  Un évêque peut être démis de ses fonctions pour "négligence coupable" ou s'il omet de signaler les crimes sexuels aux autorités de l'église, bien qu'aucune sanction ne soit prévue dans la loi de l'église s'il ne signale pas le crime à la police, dit le code (https://www.ncronline.org/news/vatican/new-vatican-law-criminalizes-abuse-adults-even-laity).

 

Avant un sommet inédit, convoqué par le pape en février 2019, en présence de 114 présidents d'épiscopats de tous les continents pour lutter contre les agressions sexuelles de mineurs par des membres du clergé, les victimes avaient dressé une longue liste de revendications. "Une définition claire" de l'agression sexuelle sur mineur est nécessaire pour aider les dirigeants de l'Église et non pas une "vague loi canon parlant de délits contre le sixième commandement du décalogue", avait notamment plaidé Marie Collins, une victime irlandaise qui a siégé dans la commission anti-pédophilie du Vatican avant de démissionner avec fracas en 2017.

 

Par ailleurs, précise encore Il Fatto Quotidiano, “ces crimes pourront désormais concerner non seulement le clerc, mais aussi les fidèles laïques qui ont une fonction ou mènent une mission à l’intérieur de l’Église”. Au-delà du chapitre des crimes liés au sexe, d’autres modifications visant les crimes de nature économique ont été introduites. Un effort qui s’inscrit dans la continuité des lois anticorruption introduites fin avril par le pape François, qui souhaite ainsi mettre en avant son côté réformateur face aux scandales qui ont émaillé le quotidien de l’Église catholique dans ces dernières années. Un souverain pontife réformateur, mais pas nécessairement progressiste sur tous les domaines, puisque, comme l’indique le média romain, dans cet effort législatif, le pape François a également introduit une norme qui “criminalise la tentative d’ordination des femmes” (https://www.courrierinternational.com/article/religion-le-pape-francois-serre-la-vis-contre-la-pedophilie). Dommage que le pape ne soit pas plus révolutionnaire à ce sujet.

 

Le pape François a récemment fait allusion au problème des hommes instables qui se frayent un chemin dans les séminaires lors d'une conversation avec les évêques italiens, les mettant en garde contre les séminaristes «rigides» qui semblent bien mais en fait ont une multitude de problèmes et, parfois, une mauvaise piste à enregistrer dans d'autres séminaires. Plusieurs des changements ont également à voir avec la distribution légale des biens, ce qui est important compte tenu des récents scandales impliquant des transactions immobilières, comme l'achat par le Vatican d'une propriété dans le quartier de Chelsea à Londres qui aurait puisé sur des fonds caritatifs du Vatican et qui a contracté des dettes importantes (https://cruxnow.com/vatican/2021/06/vatican-tells-bishops-to-get-serious-on-crime-and-punishment/).

 

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Publié le 1 Juin 2021

Islam, sécurité, mondialisation… Si l’extrême droite en France n’a aucune garantie d’arriver au pouvoir, son principal succès est d’avoir réussi à imposer ses idées non seulement dans le débat public, mais aussi dans une part de plus en plus large de la population. “Les idées du Rassemblement national se sont banalisées et font désormais partie intégrante du débat dominant, force est de le constater, résume Gilles Ivaldi, enseignant à Sciences-Po et chargé de recherches au CNRS. C’est une réalité.” De façon sans doute plus surprenante encore, le président Emmanuel Macron opère de son côté un net virage à droite, au point de choquer nombre de ses partisans et de soulever de profondes questions sur les lignes rouges d’un discours politique républicain. “Ce gouvernement […] va draguer des secteurs de l’opinion publique dans des endroits assez nauséabonds, a dénoncé Jean Chambaz, le président de Sorbonne Université. [Il] devrait se consacrer à la gestion de la crise plutôt qu’à préparer la présidentielle.” Grâce à cela, Marine Le Pen, la candidate traditionnelle de l’extrême droite, fait les yeux doux à un électorat plus modéré en amenant son Rassemblement national sur les terres politiques du centre (https://www.courrierinternational.com/article/vu-des-etats-unis-comment-le-rassemblement-national-pousse-la-france-droite). Marine Le Pen choisit, elle, de s'adresser directement aux électeurs Les Républicains, en adaptant discours et programme. Convaincue que les citoyens de droite sont en adéquation avec ses idées en matière de sécurité et d'immigration, la candidate axe ses efforts sur le champ économique. Désormais convertie à l'euro, adepte d'un remboursement de la dette nationale et de la libre circulation des Européens dans Schengen, elle multiplie les signaux pour rassurer les anciens électeurs de François Fillon. Si les alliances partisanes sont vouées à l'échec, la chasse aux électeurs bat son plein (https://www.lexpress.fr/actualite/politique/comment-le-rapport-de-force-entre-la-droite-et-l-extreme-droite-s-est-inverse_2151255.html). 

 

Mais les médias et les hommes politiques trop occupé à leur réélection semblent ne plus voir  le danger et la violence de l’extrême droite. Pourtant,  le 25 mars dernier, des militants de l'Action Française ont fait irruption dans l'hémicycle du Conseil régional d'Occitanie. Pour ces faits, quatre militants e quatre militants d'extrême droite, dont le conseiller régional du Lot Emmanuel Crenne, seront entendus par la justice. La présidente de Région Carole Delga évoque dans un communiqué de nombreuses intimidations lors des Assemblées plénières, mais également de menaces de mort à mon domicile, par des appels ou courriers anonymes, depuis le début de son mandat. La présidente de Région précise également s'être adressée au président du groupe du Rassemblement National, Julien Sanchez, "pour lui demander des explications", sans obtenir jusqu'ici de réponse. "Ce silence en dit long sur la volonté de l'extrême droite en Occitanie d'utiliser tous les moyens pour tenter de déstabiliser le Conseil régional", s'exprime-t-elle dans son communiqué (https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/intrusion-au-conseil-regional-d-occitanie-4-militants-d-extreme-droite-seront-juges-carole-delga-1622295672). Mais difficile d’être étonné, car l’émeute au Capitole des partisans de Trump fait rêver les partisans d’un coup de force. Pour rappel, le 6 janvier 2020, des centaines de partisans de Trump, avaient pris d’assaut le Capitole, combattant la police, exhortant à la violence contre les législateurs et retardant la certification officielle de la victoire électorale du président Joe Biden. La violence avait fait cinq morts, dont un officier de police du Capitole (https://lanouvelletribune.info/2021/05/usa-les-partisans-de-trump-bloquent-lenquete-sur-le-capitole/).

 

Et pas plus d’inquiétude sur la Tribune des généraux. Depuis le 21 avril, tribunes et contre-tribunes s'enchaînent pour parler au nom des militaires sur le "délitement" de la société de la société et au "laxisme" de la justice. Parmi ces "périls" se trouvent aussi l'islamisme et l'antiracisme, et surtout le risque d'une "guerre civile" en France, au cours de laquelle l'armée serait forcée d'intervenir. Co-signés par des hommes de tous grades, ces documents sont souvent à l'initiative d'anciens officiers septuagénaires. Pourtant, pour la base c'est aux politiques de réagir, et pour les officiers aujourd'hui, la nécessité de rester loyaux aux autorités du pays, et de demeurer publiquement neutre sur le plan politique, reste primordiale. Les accents nationalistes et réactionnaires de la tribune des généraux ont également fait craindre une collusion entre une fraction de l'armée et une extrême-droite qui, elle, entretient sans complexe les fantasmes autour d'une guerre civile. Le 30 avril, le Monde affirmait que "4 militaires sur 10 votent pour l’extrême droite – près de deux fois plus que la moyenne nationale – 6 sur 10 votent ailleurs", sur la base du détail du suffrage dans les petites communes où les militaires sont nombreux. Cependant, il y a énormément d'officiers qui rejettent les opinions de Marine Le Pen. Pragmatique, l'armée s'adapte aux obligations religieuses de ses soldats, par exemple sur le plan alimentaire : les rations casher existent de longue date, et depuis la création de l'aumônerie musulmane en 2005 les rations halal deviennent courantes (https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/loiret/orleans/tribune-des-generaux-guerre-civile-extreme-droite-qu-en-pensent-les-militaires-2088976.html).

 

La gauche a aussi été gagnée par les idées nauséabondes de l’extrême droite. Symbole d’une fracture à gauche sur la sécurité, le rassemblement des policiers devant l’Assemblée nationale le 20 mai avait été rejoint par la maire de Paris, Anne Hidalgo, le député européen écologiste Yannick Jadot – pour ne pas «laisser la police livrée au Rassemblement national et aux manipulations du gouvernement» –, mais aussi Fabien Roussel, le secrétaire général du Parti communiste français (PCF). En revanche, les «insoumis» et plusieurs autres figures écologistes, comme Sandrine Rousseau et Eric Piolle, avaient fait savoir qu’ils n’y participeraient pas. Depuis, certains ont déploré le climat de surenchère sécuritaire et ont fortement critiqué certaines sorties. Alexis Corbière, député La France insoumise (LFI) et porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, s’en est ainsi pris à la proposition de Fabien Roussel d’infliger une peine de trente ans de prison en cas de meurtre contre une personne dépositaire de l’autorité publique. Et Olivier Faure a fait marche arrière, moins de vingt-quatre heures après ses propos sur un «droit de regard de la police» sur la justice. Lors du rassemblement des policiers, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) a ainsi déclaré qu’il fallait ne pas «déposséder la police des peines administrées», et «qu’elle puisse avoir un avis sur la question, jusqu’aux aménagements de peine» (https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/05/20/manifestation-des-policiers-olivier-faure-regrette-ses-propos-sur-le-droit-de-regard-de-la-police-sur-la-justice_6080854_3224.html).

 

Mais heureusement, une partie d’entre elle s’est ressaisie depuis. Plusieurs syndicats, partis, associations et médias dont la CGT, Solidaires, Attac, SOS Racisme, le Mrap, L’Humanité, La France Insoumise et le NPA appellent à une «journée nationale de manifestation» le 12 juin «pour les libertés et contre l’extrême droite». Constatant un «climat politique et social alarmant», dans lequel «s’allier avec l’extrême droite ou reprendre ses idées ne constituent plus un interdit», et où «les attaques contre les libertés et les droits sociaux s’accentuent gravement», les signataires déplorent l’adoption de «lois liberticides» qui «organisent une société autoritaire de surveillance et de contrôle». «De plus, si certaines de ces lois stigmatisent une partie de la population en raison de sa religion, d’autres en ciblent en raison de leur activité militante», affirment-ils. «Face à ce climat de haine, raciste et attentatoire aux libertés individuelles et collectives, nous avons décidé collectivement d’organiser le samedi 12 juin une première grande journée nationale de manifestation et de mobilisations qui se déclinera localement», écrivent-ils. Parmi les partis signataires, Générations, Place Publique, les Jeunes Écologistes et le Mouvement des Jeunes Communistes, mais pas le PCF ni EELV. Le Parti socialiste a publié un communiqué exprimant son soutien. «Nous partageons l’alarme des signataires quant à la banalisation des idées et de la rhétorique d’extrême droite, dans les médias et jusqu’au plus haut niveau de l’État, qui a des conséquences très concrètes sur la libération d’une violence d’extrême droite et sur la banalisation des propos et actes racistes et sexistes», écrit-il. La gauche peut-elle gagner en 2022 en présentant une candidature unique ? Le Parti socialiste participera aux manifestations, a précisé un de ses porte-parole, Pierre Jouvet (https://www.ouest-france.fr/politique/la-gauche-appelle-a-manifester-pour-les-libertes-et-contre-les-idees-d-extreme-droite-le-12-juin-dc51e2d8-ba0a-11eb-9f68-462af952901d).

 

Emmanuel Macron ne pense qu’à sa réélection, les forces de gauche sont divisées, et LR explose entre le RN et LRME comme le montre les déclarations de plusieurs figures du parti ces derniers jours entre propositions chocs et indulgence à l’égard de l’extrême droite, et le RN profite de tout cela sans avoir l’ombre d’une solution politique viable. Mais le débat politique mérite mieux que de constamment parler d’Islam, de sécurité, ou de mondialisation, alors que la période post-pandémie demande de véritables solutions. Comme le signale Thomas Piketty : «La crise du Covid-19 oblige à repenser les outils de la redistribution et de la solidarité. Un peu partout les propositions fleurissent : revenu de base, garantie d’emploi, héritage pour tous. Disons-le d’emblée : ces propositions sont complémentaires et non substituables. A terme, elles doivent toutes être mises en place, par étapes et dans cet ordre.» Et il plaide pour un système de redistribution de la richesse basé sur trois piliers : revenu de base, garantie d’emploi et, surtout, héritage pour tous (https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/15/thomas-piketty-l-heritage-pour-tous-vise-a-accroitre-le-pouvoir-de-negociation-de-ceux-qui-ne-possedent-rien_6080270_3232.html). Ces solutions détourneraient durablement l’électorat populaire d’un vote à l’extrême droite et si la gauche unie se réveille, elle pourrait porter un programme aussi ambitieux que celui de Joe Biden, ce dernier ambitionne de "réinventer" l'économie américaine qui investit dans la promesse et le potentiel de chaque Américain, avec un projet de budget pour 2022 de 6000 milliards de dollars dont les priorités (éducation, santé, infrastructures, changement climatique) prennent le contre-pied de celles de Donald Trump (https://fr.fashionnetwork.com/news/Biden-veut-reinventer-l-economie-americaine-avec-un-ambitieux-budget-2022,1306299.html).

 

Et pour ceux qui sont tentés par l’extrême droite, il suffit de montrer l’exemple brésilien pour s’en faire une idée. Depuis le début de la pandémie, qu'il a qualifiée de "grippette", le président brésilien Jair Bolsonaro a critiqué les mesures de quarantaine, promu des médicaments sans efficacité prouvée et mis en doute l'efficacité des vaccins.. De plus en plus critiqué, notamment pour sa gestion de la pandémie, le président brésilien voit sa popularité chuter. Les manifestations se multiplient contre Jair Bolsonaro et les sondages se ternissent depuis plusieurs jours. Les manifestants estiment que de nombreux décès auraient pu être évités si le gouvernement avait lancé plus tôt la campagne de vaccination, qui progresse lentement. Ils accusent également le président de promouvoir la déforestation de l'Amazonie, la violence et le racisme (https://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-sud/manifestations-sondages-au-bresil-bolsonaro-plus-impopulaire-que-jamais_2151868.html).

 

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Publié le 31 Mai 2021

sortiraparis.com nous montre ce lundi 31 mai 2021 qu’à l'appel du diocèse de Paris, de nombreux fidèles catholiques se sont rassemblés ce samedi 29 mai 2021 à Paris du 11e vers le 20e arrondissement, afin de commémorer les martyrs religieux de la Commune de Paris. Une manifestation pacifique, dont "l'objectif était purement religieux", soutient au Figaro Monseigneur Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris. "Il n'y avait aucune revendication politique dans notre démarche", s'explique l'intéressé.

 

Pourtant, les familles, retraités et jeunes scouts qui s'étaient réunis ont été pris à partie, d'abord gentiment, puis avec bien plus d'agressivité que nécessaire. Puis, les insultes se multiplient, à mesure que le cortège progresse dans les 11e et 20e arrondissements. Durant le parcours, ainsi que sur les réseaux sociaux, les participants sont qualifiés d’«anti-communards» ou de «Versaillais», le surnom donné aux troupes du gouvernement de Thiers contre qui luttaient les communards. "Tout le monde déteste les Versaillais ! À mort les fachos !", répètent les passants, qui seraient pour la plupart des "antifas" et manifestants de gauche selon le même organisateur, mais qui dans Libération ne sait pas préciser s’il s’agissait alors d’antifa ou non. La situation s’est tendue précisément à l’angle du boulevard de Ménilmontant et de la rue des Panoyaux, c’est-à-dire à quelques centaines de mètres en contrebas de la librairie (https://www.liberation.fr/checknews/est-il-vrai-que-la-police-a-nasse-une-librairie-qui-organisait-un-debat-sur-la-commune-20210531_EA5V4LKXQNCAFM6X5BMB2SFLW4/).

 

À ce moment, une vingtaine de personnes cagoulées passent à l'action et arrachent les bannières, sont attaqués physiquement par des personnes leur jetant des déchets de poubelles, dont des bouteilles en verre aux cris de «À bas les Versaillais!», «cassez-vous!», «Paris, Paris, Antifa!». Des bannières ont été volées et il y a eu des altercations car certains ont voulu les reprendre. Un des participants entouré de membres de l’Ordre de Malte qui assuraient une partie de la sécurité de la marche a été hospitalisé pour une blessure à la tête après avoir reçu une bouteille sur celle-ci. Ensuite, la police est intervenue, quelques minutes après que les manifestants se soient dispersés. Les organisateurs du cortège catholique décident d’arrêter la marche et de ne pas se rendre au point d’arrivée. Plusieurs manifestants ont déjà quitté le groupe. Ceux qui restent (plusieurs centaines selon les organisateurs) se rendent au sein de l’église Notre-Dame-de-la-Croix, qui figure parmi les paroisses à l’origine du rassemblement. L’évacuation des manifestants catholiques est ensuite organisée par les policiers. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, s'est empressé de rappeler que "la liberté de culte doit pouvoir s'exercer en toute sérénité dans notre pays", en précisant au passage son soutien pour "les catholiques de France" (https://www.liberation.fr/checknews/est-il-vrai-que-la-police-a-nasse-une-librairie-qui-organisait-un-debat-sur-la-commune-20210531_EA5V4LKXQNCAFM6X5BMB2SFLW4/). 

 

De son côté, l’organisation évoque un malentendu, car il ne s’agissait pas du tout d’une manifestation de pro-Versaillais. C’était une marche spirituelle, familiale et pas politique. "Ce qui s’est passé est déplorable, a aussi réagi Karine Dalle, responsable communication du diocèse de Paris, on ne s'attendait pas à une telle réaction, pour une procession purement religieuse" (https://www.lci.fr/politique/paris-une-procession-catholique-attaquee-par-des-antifas-lors-des-commemoration-de-la-commune-2187479.html). Conscient de toucher à un sujet «hautement sensible», et constatant que le programme de la journée avait été relayé sur des comptes et groupes Facebook d'extrême-gauche, le diocèse avait pourtant choisi de renforcer la sécurité de la marche. «Mais on ne s'attendait pas à une telle réaction, pour une procession purement religieuse», estime-t-elle, précisant qu'une plainte contre X va être déposée (https://www.lefigaro.fr/paris-une-procession-en-memoire-des-martyrs-catholiques-de-la-commune-attaquee-par-des-antifas-20210530). Le diocèse de Paris a été d’une grande naïveté surtout avec cette page de l'histoire qui est chargé d'une émotion politique qu’on a encore du mal à appréhender. Encore aujourd’hui, des groupes de la droite nationaliste veulent "célébrer" la victoire des Versaillais et donc le rétablissement de l'ordre social bourgeois catholique. La gauche, elle, préfère invoquer la mémoire des victimes de cette répression et célébrer cette expérimentation sociale et politique qui a duré 72 jours (https://www.lci.fr/societe/procession-catholique-la-commune-a-paris-pourquoi-ses-participants-ont-ils-ete-pris-a-partie-2187521.html).

 

Mais était-ce une bonne idée de faire une telle procession quand on savait dans toute une partie de la ville, que la situation était tendue samedi. Une conférence sur l'histoire de la Commune donnée devant une librairie a été entourée et nassée par les forces de l'ordre à un autre endroit du parcours de la procession pour éviter que les deux groupes se croisent. Il y a quelques jours, la basilique de Montmartre, perçue pour certains comme une atteinte au souvenir des victimes de la Commune, avait fait l'objet d'une intrusion des partisans des Communards (https://www.lci.fr/politique/paris-une-procession-catholique-attaquee-par-des-antifas-lors-des-commemoration-de-la-commune-2187479.html).

 

Le diocèse de Paris a commis l’erreur de ne pas voir à quel point le sujet de la Commune de Paris est sensible surtout quand on sait que la très grande majorité des 20 000 morts pendant la Semaine sanglante, sont des insurgés, des communards ou de simples Parisiens, exécutés par l’armée française, ceux qu’on appelait "les Versaillais" (https://www.lci.fr/societe/procession-catholique-la-commune-a-paris-pourquoi-ses-participants-ont-ils-ete-pris-a-partie-2187521.html).

 

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Publié le 30 Mai 2021

religiondigital.org nous montre ce dimanche 30 mai 2021 que le pape François se réunira le 1er juillet prochain au Vatican avec les principaux dirigeants chrétiens du Liban pour faire face à la situation de crise «préoccupante» dans ce pays. Le pontife, qui a fait allusion à la crise au Liban à plusieurs reprises, l'a annoncé depuis la fenêtre du Palais apostolique après la prière de l'Angélus dimanche, devant les fidèles qui l'ont écouté place Saint-Pierre. À cette fin, le pape François a demandé l'intercession de la Vierge Marie et a confié aux fidèles du monde entier de prier pour "un avenir plus serein" pour ce pays "bien-aimé". Le Liban connaît actuellement une double crise économique et politique. Avec la catastrophe de Beyrouth l’été dernier venant aggraver terriblement la crise existante due notamment au coronavirus, le pays connaît sa pire récession depuis la guerre civile de 1975-1990, avec plus de la moitié de la population vivant maintenant sous le seuil de pauvreté. Parallèlement, les dirigeants politiques en lutte constante n’ont toujours pas réussi à se mettre d’accord sur un nouveau gouvernement (https://www.sudouest.fr/culture/religion/vatican-le-pape-annonce-reunir-un-sommet-des-chretiens-du-liban-3446011.php).

 

Le pape François a célébré aujourd'hui le "courage" des trois jeunes infirmières assassinées pendant la guerre civile espagnole pour "haine de leur foi" et qui ont été béatifiées hier dans la cathédrale d'Astorga (León). «Ces trois courageuses laïques, imitant le Bon Samaritain, se sont vouées à guérir les blessés de la guerre sans les abandonner au moment du danger», a déclaré le pape depuis la fenêtre du Palais apostolique après la récitation de l'Angélus. Et il a ajouté : "Elles ont risqué et ont été assassinés par haine pour leur foi. Rendons grâce au Seigneur pour son témoignage évangélique. Une salve d'applaudissements pour les nouvelles femmes bénies", a-t-il invité les fidèles qui l'ont écouté Place Saint-Pierre au Vatican. La cathédrale d'Astorga a accueilli hier la cérémonie de béatification de trois jeunes infirmières assassinées dans les premiers jours de la guerre civile lors d'une attaque contre l'hôpital de Puerto de Somiedo, dans les Asturies. Les femmes laïques, bien que fidèles à la religion catholique, vivaient à Astorga et travaillaient comme volontaires pour soigner les malades sur le front sud-ouest des Asturies. Il s'agit de Maria Pilar Gullón, 25 ans, Octavia Iglesias, 41 ans, et Olga Pérez-Monteserín, 23 ans, qui ont été béatifiées pour leur aide aux blessés sur le front de la guerre à Pola de Somiedo et pour leur mort "in odium fidei" (haine de la foi), comme résolu par le processus religieux qui a statué sur l'affaire.

 

Pourtant, comme a pu le vérifier l'anthropologue Lala Isla, qui a pu contacter l'un des miliciens témoins de ce qui s'est passé, cette version est loin d'être la vraie, comme elle le montre dans Las rendijas de la desmemoria, édité par Ediciones Lobo Sapiens en 2019. Pour commencer, les trois femmes n'étaient pas de ferventes catholiques, comme on l'a laissé croire. "Olga Pérez-Monteserín, une amie proche de ma mère, était une femme d'une famille très moderne pour l'époque. Sa mère lui a coupé les cheveux à la garçonne et Olga  n'était pas spécialement une croyante. Elle est née à Paris et ils lui ont donné ce nom d’après la meilleure amie de sa mère, qui était de Russie. Sa famille s'est opposée à la béatification", a expliqué Isla à Redacción Médica.  Avec le déclenchement de la guerre, les trois femmes se sont enrôlées comme volontaires dans le service d’infirmière avec la propre mère d'Isla. "Le destin a été décidé par tirage au sort à l'église et chaque infirmière a passé quinze jours dans une destination. Les autorités ont décidé de prolonger leur séjour à Somiedo de 15 jours, sinon, ce serait le tour de ma mère et je ne serais pas ici aujourd'hui", explique-t-elle. Le témoignage clé d'Isla est celui d’Abelardo Fernández Arias, un milicien asturien qui a été témoin de l'assassinat des infirmières. Selon sa version, les forces nationales qui étaient avec les infirmières ont levé un drapeau blanc, alors deux miliciens sont allés négocier avec eux. Cependant, les franquistes les ont fusillés tous les deux. C'est alors que les miliciens ont capturé les opposants. Fernández Arias assure que les infirmières n'ont pas été violées ni torturées. Au contraire, il prétend qu'elles ont été traitées poliment.  Les prisonnières ont été mises dans un camion cargo pour être transférés et c'était une femme, veuve d'un des miliciens tués précédemment, qui, dans un accès de colère, a tiré sur tout le monde. Selon le milicien, ce fut une mort rapide. Isla reconnaît que le résultat "a été brutal mais il est loin d'être la version officielle. De plus, nous devons nous rappeler que ces femmes ne se sont pas enrôlées pour répandre la foi, ou quoi que ce soit de semblable, mais pour guérir les malades" (https://www.redaccionmedica.com/secciones/sanidad-hoy/-propaganda-franquista-detras-de-las-3-enfermeras-beatificadas-por-el-papa-6636).

 

Avant de dire au revoir, le pape a salué tous les fidèles et pèlerins de Rome, d'Italie et de nombreux autres pays, tout en demandant à prier pour la Colombie, pays qui vit un grand conflit social marqué par la violence. L’armée colombienne, obéissant à l’ordre du président Ivan Duque, a commencé samedi 29 mai à déployer un millier de soldats dans la ville de Cali, où au moins treize personnes ont été tuées la veille. La troisième ville du pays, qui compte 2,2 millions d’habitants, est l’épicentre de manifestations anti-gouvernementales. Huit des victimes ont été tuées par balles, selon la police. Un enquêteur du parquet de Cali a tiré sur la foule, tuant deux civils, avant d’être lynché par les manifestants, selon le parquet. Ces violences interviennent un mois exactement après le soulèvement du 28 avril contre un projet de réforme fiscale, vite abandonné, porté par le président de droite Ivan Duque, qui visait à augmenter la TVA et à élargir la base de l’impôt sur le revenu. En un mois de soulèvement populaire, au moins 59 morts, dont deux policiers, ont été enregistrés dans le pays, selon un décompte officiel. Quelque 2300 personnes ont été blessées et 123 sont portées disparues. Human Rights Watch évoque jusqu’à 63 morts (https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/29/colombie-trois-nouveaux-morts-dans-des-manifestations-commemorant-un-mois-de-soulevement-social_6081958_3210.html).

 

Lors de la récitation de l'Angelus dans le cadre du Dimanche de la Sainte Trinité, le pape a souligné que la fête d'aujourd'hui «nous fait contempler ce merveilleux mystère d'amour et de lumière d'où nous venons et vers lequel s'oriente notre chemin terrestre». En outre, le pape François a souligné que «l'unité est essentielle pour le chrétien» donc dans l'annonce de l'Évangile et dans toutes les formes de mission chrétienne «cette unité invoquée par Jésus ne peut être dispensée «car la beauté de l'Évangile» exige d'être vécue et témoigné dans l'harmonie entre nous, que nous sommes si différents». Et ce dimanche, le pape François a fait la prière de l'angélus marial de la place Saint-Pierre dans le cadre de la fête de la Sainte Trinité, le mystère du Dieu unique en trois personnes: Père et Fils et Saint-Esprit. En ce sens, le pape François a souligné qu'être pur amour "Dieu, bien qu'il soit un et unique, n'est pas la solitude mais la communion entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit". L'évêque de Rome a également souligné que la fête d'aujourd'hui «nous fait contempler ce merveilleux mystère d'amour et de lumière d'où nous venons et vers lequel s'oriente notre cheminement terrestre». Par conséquent, dans l'annonce de l'Évangile et dans toutes les formes de la mission chrétienne - a dit le pape -  que cette unité invoquée par Jésus ne peut être supprimée; la beauté de l'Évangile exige d'être vécue et témoignée en harmonie entre nous, qui sommes si différents.

 

Le père James Martin dans sa page Twitter (https://twitter.com/JamesMartinSJ/status/1399024318974148616) nous livre une autre vision de la Trinité tout aussi intéressante : «Dans l’Évangile : Lors de la solennité de la Sainte Trinité, nous sommes invités à méditer sur un mystère médité par les saints et les théologiens au cours des siècles. Saint Augustin nous a offert l'analogie de l'amant, de l'aimé et de l'amour, qui nous rappelle le cœur de le mystère : l'amour. Pour moi... la meilleure image est une communauté d'amour, une communauté de trois personnes partageant l'amour les unes avec les autres. Et il y a de la place pour tous dans leur communauté. Pouvons-nous contribuer à faire de notre monde un endroit où tous sont aimés ? Et pouvons-nous aider faire de notre église une communauté d'amour, de miséricorde et de compassion ?»

 

Au terme de l'angélus, le pape a évoqué la Journée mondiale de la sclérose en plaques et, en Italie, la journée nationale des secours, qui ont toutes les deux lieu ce dimanche. «Je vous exprime ma gratitude pour ces initiatives. Rappelons que la proximité est un baume précieux qui apporte soutien et consolation à ceux qui souffrent de la maladie», a-t-il assuré (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2021-05/pape-francois-angelus-catechese-sainte-trinite-fete-rome-vatican.html).

 

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Publié le 29 Mai 2021

religiondigital.org nous montre ce samedi 29 mai 2021 que plusieurs évêques portugais rencontrent aujourd'hui un envoyé du Vatican appartenant à la commission de protection des mineurs pour analyser, entre autres, les accusations d'abus dans l'Église catholique portugaise.

 

Le jésuite allemand Hans Zöllner, membre de la Commission pontificale pour la protection des mineurs du Saint-Siège et président du Centre pour la protection des mineurs intégré à l'Université pontificale grégorienne, rencontre à Fatima les chefs des commissions d’enquête diocésaines sur les rapports d'abus sexuels. L'Église catholique portugaise hésite à divulguer des données sur les plaintes reçues mais, comme le révèle aujourd'hui le journal Publico, un an après la création de ces commissions, elle ne reconnaît que quatre plaintes et n'en enquête que sur une car les trois autres sont déjà prescrite. Certains évêques portugais continuent de refuser de révéler s'ils ont reçu des plaintes, à cela s’ajoute que l'Église au Portugal reste sans centraliser les statistiques qui permettraient de comprendre la véritable dimension du problème des abus sexuels des prêtres dans le pays, ce qui pousse des évêques coordinateurs de ces commissions pour la protection des mineurs à souhaiter que le jésuite allemand Hans Zöllner, puisse leur ouvrir la voie pour y aller, voire contribuer à consolider le sentiment d'efficacité dans la réaction de l'Église aux abus (https://www.publico.pt/2021/05/29/sociedade/noticia/abusos-sexuais-igreja-ano-quatro-queixas-apenas-investigacao-aberta-1964284).

 

Zöllner, dans des déclarations aux médias locaux, a conseillé aujourd'hui aux évêques portugais "de faire le travail chez eux pour empêcher l'explosion des scandales", car  "la protection des mineurs et des personnes vulnérables au sein de l'Église et la société fait partie intégrante de la mission de l'Église", pour lui, "cette nouvelle mentalité n'est pas encore suffisamment ancrée dans la pratique de l'Église, même parmi les fidèles". L'envoyé du Vatican a estimé que les travaux de la Conférence épiscopale portugaise "sont suffisants pour se conformer à la réglementation" sur les abus, mais a défendu un "changement de mentalité". «Tant que nous ne rendrons pas justice aux victimes du passé, notre travail de prévention ne sera pas totalement crédible», car «les victimes racontent des histoires dévastatrices et les accompagner, ayant ces blessures, est un défi de taille», «Ce que nous n'avons pas réalisé jusqu'à présent, c'est le traumatisme spirituel, la douleur spirituelle des gens qui croyaient en Dieu, croyaient en l'Église, croyaient aux prêtres et aux évêques" et cette confiance "a été brisée ou détruite complètement", a-t-il prévenu dans des déclarations à l'agence catholique Ecclesia, tout en révélant que le 1er septembre, l'Institut d'anthropologie de l'Université grégorienne deviendrait un institut d'anthropologie et d'études interdisciplinaires sur la dignité humaine et les soins (https://www.cmjornal.pt/mundo/detalhe/igreja-portuguea-precisa-de-nova-mentalidade-em-relacao-a-abusos-de-menores-diz-responsavel-do-vaticano?ref=Mais+Sobre_BlocoMaisSobre).

 

En mai 2019, alors président du CEP, Manuel Clemente, a garanti que tous les diocèses créeraient des instances pour traiter les cas d'abus sexuels. Le 1er janvier 2020, le CEP a publié de nouvelles lignes directrices pour «la protection des mineurs et des adultes vulnérables», dans lesquelles il est défini que la prévention des abus doit être une priorité, et il est nécessaire de traiter tous les cas «avec des mécanismes efficaces» et «une connaissance approfondie des candidats à la prêtrise». Selon le document, qui remplace celui de 2012, tous ceux qui exercent un rôle quelconque dans l'Église doivent se comporter de manière à «garantir à chacun un environnement absolument sûr», arguant qu'il est urgent «de promouvoir une formation spécifique destinée aux agents pastoraux, ceux qui s'occupent des mineurs et des adultes vulnérables et ceux qui protègent les mineurs à tous les niveaux de l'action ecclésiale» (https://www.cmjornal.pt/mundo/detalhe/igreja-portuguea-precisa-de-nova-mentalidade-em-relacao-a-abusos-de-menores-diz-responsavel-do-vaticano?ref=Mais+Sobre_BlocoMaisSobre).

 

La lutte contre les abus sexuels des mineurs a été intensifiée par le pape François, qui en 2019 considérait le crime comme «l'un des fléaux de notre temps» et regrettait qu'il implique «plusieurs membres du clergé». La déclaration est intervenue après qu'une série de scandales d'abus sexuels dans le clergé, en particulier aux États-Unis et au Chili, qui a marqué l'année 2018. Le pape François a convoqué les présidents des conférences épiscopales du monde entier à un sommet, tenu en février 2019, sur la «protection des mineurs», une rencontre qui visait «à être une étape sur le chemin de l'Église, à clarifier les faits et à atténuer la blessures causées pour de tels crimes» (https://www.publico.pt/2021/05/29/sociedade/noticia/igreja-portuguesa-precisa-nova-mentalidade-relacao-abusos-menores-1964575).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualité de l'Église

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