Publié le 17 Juillet 2022
José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org ce dimanche 17 juillet 2022 que depuis la chaise près de la fenêtre, le pape François glose le passage de l'Évangile de Marthe et Marie, invitant les croyants, comme l'a fait Jésus, à "choisir la meilleure part" comme Marie, tout en reconnaissant l’engagement de Marthe, mais en lui faisant comprendre «qu'il existe un nouvel ordre de priorités, différent de celui qu'elle avait suivi jusqu'alors» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-07/angelus-dimanche-17-juillet-pape-francois-marthe-marie.html). Et pour cela, selon Bergoglio, le temps des vacances peut être propice "pour s'arrêter et écouter Jésus" et plus précisément, "pour ouvrir l'Évangile et le lire lentement, sans hâte".
Et comme nous le fait savoir le père James Martin dans sa page Twitter (https://twitter.com/JamesMartinSJ/status/1548667421506027520?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Etweet%7Ctwtr%5Etrue) : «L'une des choses les plus surprenantes de l’Évangile d'aujourd'hui, la belle histoire de Marthe et Marie, c'est qu'il n'y a pas de repas mentionné (Lc 10). Amy-Jill Levine, spécialiste du Nouveau Testament, me l'a fait remarquer. Martha se plaint que sa sœur n'aide pas avec le διακονεῖν (diakonein) qui peut se traduire par "servir", mais aussi "ministère". Presque toutes les représentations de la visite de Jésus à la maison de Béthanie représentent Marthe préparant de la nourriture, mais elle aurait pu faire un autre type de travail pendant la visite de Jésus. Peut-être avons-nous hésité à voyez ceci, a dit le professeur Levine, parce que nous voulions placer Marthe dans un rôle "féminin" traditionnel de cuisine. Bien sûr, Marthe aurait certainement pu préparer de la nourriture : Jésus était en visite et avait probablement faim. Mais il peut aussi y avoir eu un malaise à identifier Marthe avec le mot spécifique "diaconie", d'où nous obtenons le mot "diacre".»
Dans les salutations après l'angélus, le pape a fait, comme toujours, un voyage à travers les blessures actuelles du monde, s'arrêtant surtout aux événements au Sri Lanka et en Ukraine. Pour le pays asiatique, il a demandé "à toutes les parties de rechercher une solution pacifique à la crise actuelle" et s'est associé aux chefs religieux quand "ils implorent chacun de s'abstenir de toute forme de violence et de lancer un processus de dialogue pour le bien commun". Ce dimanche marque le 100e jour du mouvement de protestation au Sri Lanka. Les manifestants qui ont précipité la chute du président Gotabaya Rajapaksa, jugé responsable de la crise économique catastrophique du pays, braquent désormais leur colère sur son successeur. Baptisée «Aragalaya» («La Lutte») et largement orchestrée via les réseaux sociaux, la campagne pour exiger le départ de Rajapaksa avait commencé le 9 avril dernier. Des dizaines de milliers de manifestants provenant de tout le pays avaient dressé un campement devant les bureaux de la présidence dans la capitale Colombo. Les manifestants ont par ailleurs évacué le palais présidentiel, la résidence du président et son bureau, qu’ils ont occupé plusieurs jours durant. Le président par intérim a ordonné à l’armée de tout mettre en œuvre pour maintenir l’ordre, et des renforts de la police et de l’armée seront dépêchés dans la capitale lundi pour assurer la sécurité autour du Parlement avant le vote de mercredi (https://www.20minutes.fr/monde/3326451-20220717-sri-lanka-mouvement-protestation-perdure-depuis-100-jours).
Sur "l'Ukraine martyre", le pape a posé cette question : "Comment est-il possible de ne pas comprendre que la guerre ne crée que destruction et mort, aliénant les peuples et tuant la vérité et le dialogue ?" Et il a affiché sa volonté que "tous les acteurs internationaux reprennent les négociations, pas pour alimenter l'insensé de la guerre". Au 144e jour du conflit, l’Union européenne envisage un durcissement des sanctions contre la Russie, alors que Moscou est accusé d’avoir déployé des lanceurs pour tirer des missiles depuis la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine. Les ministres des Affaires étrangères des pays membres en débattront lundi. Le gouverneur de la région de Dnipro, Valentyn Reznichenko, a dénoncé samedi «un déluge de feu dans la matinée» sur le territoire de Nikopol, où les sauveteurs ont trouvé deux personnes mortes dans les ruines. De nombreux pays du G20 ont condamné l’invasion de l’Ukraine par la Russie lors de la réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux du groupe, vendredi et samedi à Bali (https://www.liberation.fr/international/en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-les-dernieres-informations-liees-a-linvasion-russe-20220714_ENMQIJAGMZH2NFSO763XOY5ASA/).
Enfin, le pape a rappelé son prochain voyage au Canada, demandé une fois de plus que «de nombreux chrétiens, y compris des religieux, aient contribué à la politique d'assimilation culturelle» et, encore une fois, demandé pardon et assuré qu'il fera «un acte pénitentiel pèlerinage qui, je l'espère, pourra contribuer au chemin de guérison et de réconciliation qui est déjà en cours». Entre la fin du XIXe siècle et les années 1980, quelque 150 000 enfants autochtones ont été enrôlés de force dans plus de 130 pensionnats à travers le pays, où ils ont été coupés de leur famille, de leur langue et de leur culture. Des milliers n’en sont jamais revenus. Les autorités estiment leur nombre entre 4000 et 6000. En 2015, une commission d’enquête nationale avait qualifié ce système de "génocide culturel". Pour son 37e voyage depuis son élection en 2013, François se rendra notamment à Edmonton (Alberta), où il rencontrera des membres des délégations des Premières nations, Métis et Inuits (https://www.rtbf.be/article/eglise-a-une-semaine-de-son-voyage-au-canada-le-pape-francois-evoque-son-voyage-penitentiel-aupres-des-peuples-autochtones-11032779).
Merci !
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