Publié le 27 Juin 2022

J. Lorenzo nous montre pour The Tablet et religiondigital.org dans son article du dimanche 26 juin 2022 que pas un seul texte avec le résumé des apports de la phase d'écoute, comme l'ont fait le reste des conférences épiscopales du monde, mais deux documents que les évêques français ont transmis au secrétariat général du synode, à Rome, après une la phase nationale pour l'assemblée synodale de 2023.

 

Quelle est la raison pour laquelle la Conférence épiscopale française a adopté cette décision après sa récente réunion à Lyon ? Eh bien, essayez d'être le plus fidèle possible à ce qui a été entendu dans cette phase et envoyez un document avec les avis critiques reçus et un second avec votre interprétation des commentaires, selon The Tablet. Les opinions de quelque 150 000 catholiques de paroisses et de groupes à travers la France comprenaient des critiques de l'Église pour être trop cléricale, des appels à un plus grand rôle pour les femmes, des suggestions pour rendre le célibat facultatif et des plaintes concernant des prêtres autoritaires.

 

Or, selon l'hebdomadaire, pour le président des évêques de France, l'archevêque de Reims, Éric de Moulins-Beaufort, «cette compilation ne semble pas bien représenter tout ce qui a été entendu des diocèses, des mouvements, des associations et des les ordres qui ont participé au procès synodal». En fait, le premier texte a fait la une des journaux qui ont alarmé certains pasteurs (comme cela s'est produit dans d'autres pays, dont l'Espagne) et a ensuite précisé que ce premier document était "le message reçu comme tel" dans un processus plus large. Avec le deuxième document, ajoute The tablet, "les évêques ont dit qu'ils devaient 'mieux exprimer le côté humain de l'Église', 'assumer... les souffrances et les attentes des femmes ', 'écouter les préoccupations exprimées par les prêtres et les conditions de leur ministère'» ou «mieux identifier pourquoi la liturgie continue d'être un lieu de tensions récurrentes et contradictoires».

 

Ce qui n'a pas été abordé, selon les évêques en conférence de presse, c'est «l'activité missionnaire de l'Église ou les grands sujets de société comme l'environnement, la solidarité mondiale et les différents modèles anthropologiques qui sont proposés». Des questions comme l'Eucharistie, les sacrements et le célibat sacerdotal "ont été ignorés ou dévalorisés" et ce qui était déjà presque une certitude s'est confirmée : "La génération des 20 à 45 ans manquait".

 

religiondigital.org et The Tablet nous montrent aussi dans leur article ce lundi (https://www.religiondigital.org/mundo/Sinodo-Inglaterra-Gales-Piden-predicar-mujer-clericalismo_0_2463653612.html) que le rôle des femmes, y compris le "défaut" de "bien l'utiliser" de leur contribution et leur exclusion des ministères formels, a été décrit comme un "thème constant" dans les rapports diocésains produits ces derniers mois dans l'Église d'Angleterre et du Pays de Galles devant du Synode de 2023 sur la synodalité.

 

"En général, les femmes n'étaient pas considérées comme une minorité marginalisée, mais comme une majorité réduite au silence et non reconnue, dont les dons gisent déballés et ignorés dans le narthex de la paroisse", indique le rapport, dont les principaux apports ont été recueillis par l'hebdomadaire The Tablet. En ce sens, il est demandé que les femmes soient autorisées à prêcher l'homélie pendant la messe, alors que "la tristesse et la frustration" que les opinions des femmes ne soient pas prises au sérieux ou traitées de seconde classe, "imprègnent tous les rapports".

 

En général, les catholiques anglais et gallois ordinaires se sentent non protégés et aliénés des organes officiels de l'Église, tandis que la crise des abus sexuels du clergé reste une "source de honte et d'humiliation". Quant au cléricalisme, il apparaît identifié comme l'une des causes de la crise des abus, puisqu'il a favorisé une attitude égoïste visant à protéger l'institution, c'est pourquoi les catholiques veulent désormais «une nouvelle forme de relation entre prêtres et laïcs», ainsi que revoir la formation des prêtres. Le document précise : «Le cléricalisme est constamment invoqué dans les rapports pour décrire une résistance de la part des prêtres pour qu'ils comprennent et servent la paroisse et non l'inverse».

 

Malgré les critiques, nombre des 30 000 catholiques qui ont participé au synode, ce processus synodal a été qualifié de "révélation" et a montré l'espoir d'une "Église aimante, miséricordieuse, familiale et missionnaire dans laquelle chacun est impliqué" et "ouverte à la conduite de l'Esprit". Quant aux catholiques LGBTQ+, le document reflète comment «les homosexuels sont pointés du doigt ou non bienvenus» et sont «l'objet de préjugés et d'hostilité», parmi «un certain nombre de groupes marginalisés» dont les femmes, les jeunes, les catholiques divorcés et remariés, la communauté des Gens du voyage, les personnes ayant des besoins supplémentaires, les personnes de couleur et les traditionalistes.

 

Enfin, Xavier Le Normand nous montre dans la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Diocese-Toulon-Mgr-Rey-admet-des-erreurs-discernement-2022-06-27-1201222195) que trois semaines après que le Vatican lui a demandé de suspendre les ordinations dans son diocèse, Mgr Dominique Rey a adressé dimanche 26 juin un long message aux fidèles. L’évêque de Fréjus-Toulon reconnaît des «erreurs de discernement» du fait que «la provenance des vocations et la pluralité des parcours de formation qui ont pu poser question à Rome», plus encore du fait de «la présence de nombreuses communautés avec parfois la difficulté pour le Diocèse de les accompagner et de les intégrer», et assure vouloir œuvrer pour «améliorer différents axes de gouvernance», car «L’ensemble des communautés de notre Diocèse doit faire l’objet d’un suivi encore plus régulier», ce qui le pousse à «réfléchir à améliorer différents axes de gouvernance».

 

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Publié le 26 Juin 2022

Pierre Jova dans lavie.fr nous montre dans son article du samedi 25 juin 2022 que réunis à huis clos à l’abbaye d’Andecy, les membres du Verbe de Vie ont appris ce 25 juin 2022 leur dissolution, qui sera effective en 2023. La décision intervient après une seconde visite canonique, qui a relevé des faits graves dans le fonctionnement de cette communauté. Ses membres ont appris la nouvelle par le cardinal-archevêque de Bruxelles Jozef De Kesel, leur garant historique, lors d’une réunion à l’abbaye Notre-Dame de Vive Fontaine d’Andecy, dans la Marne.

 

Après avoir écouté plus de 200 personnes, les trois visiteurs canoniques ont constaté «des dysfonctionnements graves et systémiques depuis la fondation», précise un communiqué du diocèse de Châlons, affirmant que 240 membres ont quitté la communauté du Verbe de Vie en 30 ans. «Toutes les tentatives pour préciser le charisme, se donner une règle de vie stable, assurer une gouvernance sereine, et garantir au sein du Verbe de Vie le respect de chacun et la confiance, ont échoué», conclut sévèrement le texte.

 

Issue du renouveau charismatique, tirant son nom du premier épître de Jean (1 Jean 1,3), la communauté du Verbe de Vie a été fondée en 1986. Elle associait des consacrés, des familles, et des célibataires, vivant ensemble dans des maisons communautaires et célébrant des liturgies soignées. Ses retraites et des sessions attiraient un public nombreux et varié, en particulier lors du Festival des Familles, qui avait lieu chaque été. Né en Corrèze, le Verbe de Vie avait essaimé en France, en Belgique et en Suisse.

 

Les premiers dysfonctionnements furent signalés dès les années 1990 au sujet de Georges et Marie-Josette Bonneval. Ce couple faisant partie des fondateurs aurait exercé une emprise croissante sur les autres membres, en poussant leurs opposants vers la sortie. En 1998, ils se seraient fait reconnaître «père et mère à vie» de la communauté, avec l’appui de Jacques Marin, ancien prêtre-ouvrier devenu accompagnateur spirituel au Verbe de Vie, ainsi que dans la communauté des Béatitudes. Ce dernier, célèbre pour ses talents de prédicateur, est accusé au début des années 2000 par plusieurs femmes, qui affirment avoir subi des agressions sexuelles de sa part dans le cadre de la confession.

 

Mais ce n’est qu’en 2013 que l’archevêque de Bruxelles, pressé par un collectif d’anciens membres du Verbe de vie, interdit au prêtre d’administrer le sacrement de réconciliation. Jacques Marin est ensuite jugé lors d’un procès canonique, entre 2015 et 2016. Il meurt en 2019 à l’âge de 90 ans, laissant de nombreuses victimes derrière lui. En mai 2022, le Verbe de Vie avait appelé ses membres et anciens membres à signaler les «faits condamnables commis par le père Jacques Marin» qui ne seraient pas encore connus. La première visite canonique de la communauté, déclenchée en 2002, avait pointé dans son rapport l’autorité excessive de Georges et Marie-Josette Bonneval, ainsi qu’une confusion entre for interne et for externe : selon le droit canonique, le for interne désigne le jugement d’un acte par rapport à sa conscience personnelle, et le for externe correspond au jugement d’un acte selon des critères objectifs extérieurs.

 

Un supérieur de communauté (gouvernant le for externe) ne peut donc confesser les autres membres, ou être leur accompagnateur spirituel, au risque d’instrumentaliser leurs confidences (le for interne). Les visiteurs remarquèrent également le manque de formation, la fatigue des membres et l’absence d’une règle de vie. Malgré la prescription de dix recommandations pour réorienter la communauté, la situation du Verbe de Vie ne s’est jamais apaisée. Le couple Bonneval, prié de se retirer pour un temps, désobéit à l’Église en se réfugiant au Brésil, où ils montent une structure dissidente, les Semences du Verbe. Au fil des années, de nombreux départs vident les maisons communautaires, qui ferment à Aubazine, en Corrèze, en 2010, à La Valette, dans le Var, en 2015, et à Josselin, dans le Morbihan, en 2021. La nouvelle visite canonique ne pouvait que confirmer la profondeur de la crise, et aurait découvert, de surcroît, que les responsables du Verbe de Vie ont tout fait pour masquer la vérité aux évêques et les manipuler. Pour les visiteurs, il était donc impossible de repartir sur des bases saines.

 

L’évêque de Châlons-en-Champagne, François Touvet, sera chargé d’administrer la communauté jusqu’à sa dissolution effective, le 1er juillet 2023. Il s’agira d’accompagner les membres individuellement, et de les réorienter si besoin vers d’autres lieux d’Église. Accompagné de cinq équipes (accompagnement spirituel et vie consacrée, accompagnement psychologique, questions canoniques et juridiques, questions administratives et financières, communication), il gouvernera la communauté dans les semaines et mois qui viennent. «Son souci premier est d’être à l’écoute des personnes victimes, et d’offrir à chaque membre un accompagnement individuel et des lieux d’hospitalité pour permettre un discernement paisible et une nouvelle orientation personnelle», indique le communiqué (https://fr.aleteia.org/2022/06/26/la-communaute-du-verbe-de-vie-sera-dissoute-en-juillet-2023/).

 

Le cardinal De Kesel et Mgr Touvet «comprennent la peine et l’émotion de tous ceux qu’une telle décision pourra surprendre : membres résidentiels et non résidentiels, anciens membres, membres de l’Alliance du Verbe de Vie, familles, amis», mais ils pensent d’abord «à ceux qui ont été victimes de certains membres et qui réclament justice ». Ils ont entendu aussi « la souffrance de ceux qui, membres ou non, ont eu à subir des dysfonctionnements graves mis en lumière par la visite canonique, et leur redisent leur proximité et leur empathie». Dans un message publié sur le site du diocèse, Mgr Touvet exprime sa proximité avec ses fidèles et rejoint leur surprise : «Vous êtes nombreux à être attachés aux frères et sœurs du Verbe de Vie. Qui n’est jamais allé à l’abbaye d’Andecy pour y vivre une récollection, un festival des ados, ou participer à la liturgie en y appréciant la qualité et la beauté ?» Et de souligner la nécessité de cette décision, «prise pour le bien des membres de cette communauté» (https://fr.aleteia.org/2022/06/26/la-communaute-du-verbe-de-vie-sera-dissoute-en-juillet-2023/).

 

Encore une décision est radicale après la suspension des ordinations au diocèse de Fréjus-Toulon, cela montre que le pape ne veut plus que l’Église en France ferme les yeux sur les communautés déviantes dans ses rangs, coupables d’abus physiques et spirituels, ce qui est une excellente chose.

 

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Publié le 25 Juin 2022

religiondigital.org nous montre dans son article du vendredi 24 juin 2022 que l'Académie pontificale pour la vie a affirmé aujourd'hui que la décision de la Cour suprême des États-Unis qui supprime la protection du droit à l'avortement est une question qui «interroge le monde entier» et qu'il est nécessaire de rouvrir un débat sur la protection de la vie dans une société.

 

"L'arrêt de la Cour montre à quel point la question de l'avortement continue de susciter des débats houleux. Le fait qu'un grand pays avec une longue tradition démocratique ait changé de position sur cette question interpelle également le monde entier", a déclaré l'Académie pontificale dans une note. "La protection et la défense de la vie humaine ne sont pas une question qui peut se limiter à l'exercice des droits individuels, mais plutôt une question d'une grande portée sociale", a-t-il ajouté. Après cette phrase, le monde doit "rouvrir un débat non idéologique sur la place qu'occupe la protection de la vie dans une société civile" pour se demander "quel type de coexistence et de société" il veut construire. "Cela signifie également assurer une éducation sexuelle adéquate, garantir des soins de santé accessibles à tous et préparer des mesures législatives pour protéger la famille et la maternité, en surmontant les inégalités existantes", a-t-il déclaré.

 

Le président de l'Académie pontificale pour la vie, Vincenzo Paglia, a expliqué que «face à une société occidentale qui perd la passion de vivre, cet acte est une puissante invitation à réfléchir ensemble sur la question grave et urgente de la générativité humaine et des conditions qui le rendent possible; en choisissant la vie, c'est notre responsabilité pour l'avenir de l'humanité qui est en jeu». "C'est le moment de panser les blessures et de réparer les divisions sociales; c'est le moment de la réflexion raisonnée et du dialogue civil, et de se rassembler pour construire une société et une économie qui soutiennent les mariages et les familles", indique le communiqué.

 

Il est tout de même flagrant de voir l’Église se contredire à propos de cette décision de la Cour Suprême puisqu’au XIIIe siècle le pape Innocent III et ses successeurs promeuvent l’adage juridique : «Ce qui concerne tout le monde, doit être discuté et approuvé par tous. » Donc, l'Académie pontificale pour la vie approuve une décision menée par une minorité (en gros 5 juges contre 4) alors que l’on a pas demandé son avis au peuple américain pour lui retirer ce droit et elle se permet de parler de dialogue et de réflexion raisonnée alors que le peuple n’a pas eu le droit de le faire sur cette question. Le dialogue et la réflexion raisonnée dans un seul sens, surtout religieux, est ce qu’on appelle une obligation ou une interdiction de voir autrement. Ce n’est ni du dialogue, ni de la réflexion. Et ce n’est en rien démocratique, et pas plus chrétien.

 

De plus, l'Académie pontificale pour la vie sait très bien comme le signale dans un tweet, le patron de l’OMS, Tedros Ghebreyesus que restreindre le droit à l’avortement ne fait qu’augmenter le nombre d’avortements clandestins. Et donc le risque de mourir pour celles qui y ont recours. C’est aussi l’avis de plusieurs experts indépendants et rapporteurs spéciaux des Nations Unies. Dans un communiqué, ils demandent à Joe Biden de tout faire pour limiter l’impact de cette décision. Notamment, en aidant financièrement les femmes qui vont devoir voyager d’un État à l’autre pour obtenir un avortement (https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20220625-droit-%C3%A0-l-avortement-r%C3%A9voqu%C3%A9-par-la-cour-supr%C3%AAme-aux-%C3%A9tats-unis-consternation-tout-autour-du-monde).

 

Cette Académie, créée par Jean-Paul II en 1994, est chargée d’étudier les répercussions des progrès des techniques médicales et des nouvelles législations  concernant la promotion et la défense de la vie», ainsi que d’évaluer leur compatibilité avec la doctrine de l’Église. Sa prise de position n’est guère étonnante : elle a régulièrement signifié son opposition à l’avortement et aux méthodes de contraception – qui, selon elle, s’y apparentent (https://www.lemonde.fr/international/live/2022/06/25/droit-a-l-avortement-de-nombreuses-manifestations-attendues-samedi-dans-les-villes-americaines_6131915_3210.html). On ne peut pas attendre mieux d’elle, puisque cette Académie ne conçoit pas les droits des femmes, oubliant que l'époque où l'avortement était illégal, les femmes devaient avorter illégalement et mouraient d'avortements bâclés (https://fr.euronews.com/2022/06/25/des-milliers-de-personnes-manifestent-aux-etats-unis-pour-defendre-le-droit-a-lavortement).

 

Pourtant, de nombreux catholiques soutiennent le droit pour les gens de mettre fin à leur grossesse. Selon le Pew Research Center, plus de la moitié (58%) des catholiques aux États-Unis pensent que l'avortement devrait être légal dans la plupart ou dans tous les cas (https://www.bbc.com/news/live/world-us-canada-61709865).

 

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Publié le 24 Juin 2022

francetvinfo.fr ce vendredi 24 juin 2022 nous montre que c'est une volte-face historique. La très conservatrice Cour suprême des États-Unis a enterré, vendredi 24 juin, un arrêt qui, depuis près d'un demi-siècle, garantissait le droit des Américaines à avorter. "La Constitution ne fait aucune référence à l'avortement et aucun de ses articles ne protège implicitement ce droit", écrit le juge de la Cour suprême Samuel Alito au nom de la majorité. L'arrêt "Roe v. Wade" "était totalement infondé dès le début" et "doit être annulé". "Il est temps de rendre la question de l'avortement aux représentants élus du peuple" dans les parlements locaux, écrit-il encore (https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/direct-etats-unis-joe-biden-va-s-exprimer-apres-la-revocation-du-droit-constitutionnel-a-l-avortement_5218939.html). Cette décision ne rend pas les interruptions de grossesse illégales, mais renvoie les États-Unis à la situation en vigueur avant l'arrêt emblématique "Roe v. Wade" de 1973, quand chaque État était libre de les autoriser ou non. "La Constitution n'interdit pas aux citoyens de chaque État de réglementer ou d'interdire l'avortement", précise la Cour suprême, mais rend "ce pouvoir au peuple et à ses représentants élus". Et à la suite de la décision de la Cour suprême, l’État du Missouri est le premier à interdire complètement l’IVG, a annoncé son ministre de la justice, Eric Schmitt. «C’est un jour monumental pour le caractère sacré de la vie», a-t-il écrit sur Twitter (https://www.lemonde.fr/international/live/2022/06/24/droit-a-l-avortement-la-cour-supreme-des-etats-unis-revient-sur-l-arret-roe-vs-wade-et-laisse-les-etats-americains-libres-d-interdire-l-ivg_6131915_3210.html).

 

Le droit à l'avortement est "jeté aux oubliettes de l'Histoire", a salué l'ancien vice-président Mike Pence, en poste sous le mandat de l'ex-président américain Donald Trump. "Il incombe à tous ceux qui chérissent le caractère sacré de la vie de décider que nous prendrons la défense de l'enfant à naître", insiste-t-il. L'ex-président des États-Unis Donald Trump, qui a nommé trois des juges suprêmes ayant approuvé la suppression du droit constitutionnel à l'avortement, a déclaré sur Fox News que la décision répondait à "la volonté de Dieu". La décision "suit la Constitution", et "ramène [le choix d'autoriser l'avortement] au niveau des États, ce qui aurait toujours dû être le cas", a ajouté l'homme d'affaires (https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/direct-etats-unis-joe-biden-va-s-exprimer-apres-la-revocation-du-droit-constitutionnel-a-l-avortement_5218939.html). À contrario, la principale organisation de planning familial promet de continuer à "se battre". Et l'ancien président démocrate Barack Obama accuse la Cour suprême d'avoir "attaqué les libertés fondamentales de millions d'Américaines". Le président des États-Unis, Joe Biden, a regretté un «triste jour», ce vendredi, après la décision de la Cour suprême. «Aujourd’hui, la Cour a confisqué un droit constitutionnel au peuple américain. [Les juges] ne l’ont pas limité, ils l’ont juste supprimé.» Selon M. Biden, cette décision est «une erreur tragique», le fruit d’une «idéologie extrémiste». Le président a par ailleurs estimé que «le congrès devra rétablir» l’arrêt Roe vs Wade en tant que loi fédérale, appelant les Américains à élire davantage de sénateurs et représentants démocrates (https://www.lemonde.fr/international/live/2022/06/24/droit-a-l-avortement-la-cour-supreme-des-etats-unis-revient-sur-l-arret-roe-vs-wade-et-laisse-les-etats-americains-libres-d-interdire-l-ivg_6131915_3210.html). Comme on pouvait s’y attendre, les évêques états-uniens qui ne sont pas du côté du droit des femmes à disposer de leur propre corps, ont continuellement soutenu un renversement de Roe v. Wade et ont immédiatement réagi positivement à la décision du tribunal qui intervient à la fin du mandat de cette année. "Nous rendons grâce à Dieu pour la décision d'aujourd'hui... Cette juste décision sauvera d'innombrables enfants innocents qui attendent simplement de naître", a déclaré le 24 juin une déclaration des évêques catholiques de New York peu après la publication de l'avis du tribunal. L'archevêque de Philadelphie Nelson J. Perez a tweeté que la décision "affirme la valeur profonde inhérente à la vie humaine" (https://catholicnews.com/supreme-court-overturns-roe-in-anticipated-dobbs-decision/).

 

Cette décision est contestée par l’ONU. La décision de la Cour suprême "est un coup terrible porté aux droits humains des femmes et à l'égalité des genres", a déclaré vendredi la Haute-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme. "L'accès à l'avortement sûr, légal et efficace est fermement enraciné dans le droit humain international et il est au cœur de l'autonomie des femmes et de leur capacité à faire leurs propres choix", écrit Michelle Bachelet dans un communiqué, regrettant une décision "qui est un recul majeur". Les Associations françaises ont également réagies. La décision de la Cour suprême est un "signal dangereux" et menace aussi les droits des femmes "dans le reste du monde et même en France", ont estimé vendredi les associations françaises de défense du droit à l'IVG. Cette décision aura des conséquences "désastreuses pour les Américaines", mais envoie également "un signal dangereux qui conforte les partisans des mouvements anti-IVG" ailleurs dans le monde, a ainsi jugé le Haut Conseil à l'égalité (HCE) dans un communiqué.  "Ce droit fondamental demeure menacé par les courants réactionnaires, qui déploient un travail constant de lobby liberticide y compris au sein de l'Union européenne", poursuit le HCE. En Pologne, l'avortement est ainsi quasiment interdit, et en France, de nombreux "sites de désinformation (sur internet) frôlent le délit d'entrave", a-t-il déploré (https://www.tf1info.fr/international/en-direct-etats-unis-avortement-la-cour-supreme-revoque-le-droit-aux-americaines-d-avorter-2224271.html).

 

Compte tenu des fractures dans le pays, une moitié des États, surtout dans le Sud et le centre, plus conservateurs et religieux, pourraient les bannir à plus ou moins court terme. Ainsi, avant même que cette décision ne soit rendue, les États conservateurs ont joué du flou autour des termes "fardeau injustifié" pour multiplier les restrictions, forçant de nombreuses cliniques à mettre la clé sous la porte. En Virginie occidentale ou dans le Mississippi, il ne reste qu'un seul centre pratiquant des interruptions de grossesse, alors que la Californie en a plus de 150.  Plus de 930 000 avortements ont été recensés en 2020 aux États-Unis, selon les dernières statistiques de l'Institut Guttmacher qui a constaté un rebond récent des IVG après trente ans de baisse continue. Ce chiffre correspond à un taux de 14,4 avortements pour 1 000 femmes en âge de procréer. Il est du même ordre de grandeur que dans le reste des pays riches. Près de 50% des femmes ayant recours à une interruption de grossesse vivent sous le seuil de pauvreté et les femmes noires et hispaniques sont surreprésentées (29% et 25% respectivement). La décision de la Cour suprême va donc les pénaliser davantage, soulignent les défenseurs du droit à l'avortement. Cet arrêt va générer des discriminations en cascade, entre États, tout d’abord, et entre classes sociales et ethnies ensuite (https://www.lemonde.fr/international/live/2022/06/24/droit-a-l-avortement-la-cour-supreme-des-etats-unis-revient-sur-l-arret-roe-vs-wade-et-laisse-les-etats-americains-libres-d-interdire-l-ivg_6131915_3210.html).

 

Tous les sondages récents, y compris à la suite de la publication de la première ébauche de l’arrêt annulant le droit fédéral à l’avortement, en mai, ont montré qu’une majorité nette et stable de personnes interrogées soutenait le maintien de Roe v. Wade. L’arrêt d’aujourd’hui va évidemment provoquer la mobilisation du camp démocrate, mais il va tout autant galvaniser le camp républicain qui touche au but après des décennies d’un travail de sape opiniâtre dans la perspective des élections de mi-mandat. La Cour suprême fait le choix d’aller contre l’opinion publique américaine, en revenant sur une disposition en place depuis près d’un demi-siècle dans le premier cas, et depuis un siècle pour le second. Cette évolution est particulièrement risquée compte tenu de la dégradation de l’image de cette institution parmi les Américains, désormais au plus bas selon le vénérable institut Gallup. La plus haute institution judiciaire du pays a été rattrapée par la polarisation extrême qui fait régner un climat de guerre civile larvée et qui divise toujours plus profondément les Etats en deux camps. Cette dégradation a été accentuée par le rôle qu’a joué l’épouse d’un des six juges conservateurs, Clarence Thomas, dans la contestation par Donald Trump des résultats de l’élection présidentielle de 2020. Cette dégradation explique la protection dont bénéficient désormais les juges après qu’un homme armé s’est rendu près du domicile de l’un d’entre eux dans le dessein de le tuer, avant de se livrer à la police. La barrière métallique qui entoure désormais le siège immaculé de la Cour suprême face au Congrès dit mieux que tout comment cette institution est en passe de se couper du pays par excès d’idéologie (https://www.lemonde.fr/international/live/2022/06/24/droit-a-l-avortement-la-cour-supreme-des-etats-unis-revient-sur-l-arret-roe-vs-wade-et-laisse-les-etats-americains-libres-d-interdire-l-ivg_6131915_3210.html).

 

Cette nouvelle décision de la Cour suprême américaine intervient au lendemain d’une autre annonce marquante. Jeudi, la plus haute juridiction américaine avait invalidé une loi de l’État de New York qui exigeait une licence ainsi que des justifications pour pouvoir porter une arme en extérieur. Une décision qui permet désormais à chaque citoyen américain de sortir armé hors de son domicile (https://www.huffingtonpost.fr/entry/etats-unis-la-cour-supreme-revoque-le-droit-a-lavortement_fr_62b5c7d0e4b06594c1e36206). Et Depuis que la Cour suprême a rendu son arrêt légalisant l'IVG au niveau fédéral, en 1973, les conservateurs ont clairement annoncé leur objectif : renverser Roe contre Wade. Ils ont enfin réussi. Désormais, ils comptent aller encore plus loin. Le leader des républicains au Sénat, Mitch McConnell, a déclaré qu'il pensait que son parti était en mesure de rendre l'avortement illégal dans l'ensemble des États-Unis. Des Etats conservateurs veulent aussi criminaliser l'IVG, pour poursuivre les femmes qui y ont recours et tous ceux qui les aident à y accéder. En renversant sa propre jurisprudence, la Cour suprême a par ailleurs ouvert la voie au renversement d'autres arrêts, comme celui légalisant le mariage pour tous, ou à des restrictions sur la contraception. L'enjeu est donc désormais de s'assurer que les conservateurs n'auront pas la majorité au Congrès, pour les empêcher de s'attaquer à tous ces droits. Il faut que les démocrates conservent la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat à l'issue des élections de mi-mandat, en novembre (https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/les-vies-de-nombreuses-americaines-sont-en-jeu-le-planning-familial-international-denonce-la-terrible-decision-de-la-cour-supreme-sur-l-ivg_5218831.html).

 

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Publié le 23 Juin 2022

francebleu.fr nous montre ce jeudi 23 juin 2022  que l’'information a été publiée ce jeudi. Le Vatican ordonne une visite apostolique du diocèse de Strasbourg. L'inspection va porter sur "le gouvernement pastoral de l'archidiocèse". Elle «a été confiée à l'évêque de Pontoise, Mgr Stanislas Lalanne, qui sera assisté de Mgr Joël Mercier, secrétaire émérite du dicastère pour le clergé» (https://www.lefigaro.fr/actualite-france/le-diocese-de-strasbourg-objet-d-une-inspection-generale-ordonnee-par-le-pape-20220623).

 

"Suite à des informations parvenues au Saint-Siège et relatives au gouvernement pastoral de l'archidiocèse de Strasbourg", le pape François une visite apostolique du diocèse alsacien. L’information a été communiquée jeudi 23 juin sur le site internet du diocèse (lire ci-dessous). En clair, il s'agit d'une sorte d'enquête interne ordonnée par le Saint-Siège suite à des informations qui lui ont été rapportées. Les deux évêques missionnés seront à Strasbourg à partir de lundi 27 juin.

 

Selon les informations de France Bleu Alsace, l'inspection porterait sur les méthodes de management de l'archevêque, Mgr Ravel, jugé trop strict par certains curés. Des aspects de gestion financière du diocèse sont également évoqués. "C'est significatif d'une très mauvaise ambiance dans le diocèse de Strasbourg depuis l'arrivée de Luc Ravel", explique Christian Terras, rédacteur en chef de la revue catholique Golias. Il évoque "un commandement très autoritaire, très managérial, confinent à la méthode de certains DRH dans le secteur privé lucratif".

 

"J’accueille dans la foi et la confiance la décision du Saint-Père François" a réagi Mgr Ravel dans un communiqué. "Le pape a le souci de l’Église catholique dans son ensemble, cette belle Épouse du Christ, et de chaque église particulière, c’est-à-dire de chaque diocèse. Cette attention bienveillante pour l’archidiocèse de Strasbourg manifeste ce souci et nul doute, en tous cas dans mon esprit, que notre magnifique Église d’Alsace en ressorte paisible, dans cette paix qu’a promis le Seigneur Jésus et qui s’élabore grâce à son Esprit". "J’invite chacun à accueillir cette visite dans ce «climat de la grâce», parfois déconcertant sur le moment mais toujours salutaire à la longue", ajoute l'archevêque de Strasbourg.

 

Interrogée par l'AFP, la Conférence des évêques de France a dit «accueillir cette décision en confiance, en attendant le rapport qui sera fait et adressé au Saint-Père». Elle a indiqué ne «pas avoir d'autres éléments» d'explications. Selon une source proche du dossier, l'inspection pourrait être motivée par «des difficultés dans les collaborations de travail» (https://www.lefigaro.fr/actualite-france/le-diocese-de-strasbourg-objet-d-une-inspection-generale-ordonnee-par-le-pape-20220623).

 

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Publié le 22 Juin 2022

José Lorenzo pour Agencia nous montre ce mercredi 22 décembre 2022 que des réformes sont nécessaires, mais l'Église ne doit pas devenir «une masse qui peut être pétrie et modelée selon la situation». C'est l'avertissement que le cardinal Walter Kasper (89 ans) a lancé dimanche dernier, 19 juin, lors d'une conférence sur le projet de réforme de la Voie synodale de l'Église catholique en Allemagne.

 

L'ancien président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens a noté qu'un synode doit écouter ce que l'Esprit Saint a à dire à l'Église aujourd'hui sur "les corrections que nous devons apporter et la direction que nous devons prendre", mais a ajouté, "il peut n'y a pas de réponses idéologiquement prédéterminées à ces questions qui s'imposent à la majorité".

 

En ce sens, il a souligné dans sa conférence que même la convocation d'un Conseil synodal permanent de l'Église catholique allemande, réclamée par beaucoup, ne serait «pas un renouvellement, mais une innovation sans précédent» et que, à bien des égards, «il veut assimiler les points de vue humains à l’Évangile».

 

Kasper a souligné comme le «péché originel» du projet du Chemin synodal allemand le fait que, «dès le début, la lettre du pape et sa proposition de partir de l'Évangile et de la mission fondamentale de l'évangélisation et qu'ils choisiront leur propre chemin avec en partie différents critères».

 

Le cardinal allemand n'a pas hésité à assurer, comme le rapporte l'agence KNA, que "certaines des déclarations faites jusqu'à présent dans le dialogue sur la réforme n'étaient pas compatibles avec l'Évangile" et a critiqué les tentatives de changer la position de l'évêque comme "pierre angulaire de l'ancienne Église". Sauf que la pierre angulaire est Jésus dans les évangiles, pas les évêques.

 

«Quiconque touche à cette colonne brise le cou de l'Église», a-t-il affirmé, assurant que les évêques pourraient «de facto cesser d'exercer la tâche et l'autorité qui leur sont confiées s'ils y renoncent volontairement dans un acte d'engagement personnel et déclarent que ils suivent les décisions du Synode ou du futur Conseil synodal». "À terme", a-t-il conclu, "un tel engagement équivaudrait à une démission collective des évêques". C’est une vision bien cléricale, alors que ce synode allemand cherche à se défaire du cléricalisme.

 

NCRonline.org (https://www.ncronline.org/news/vatican/abuse-victim-seeks-damages-retired-pope-benedict-xvi) nous apprend aussi que l'agence de presse catholique allemande KNA a rapporté que la victime avait accusé le pape Benoît XVI - qui, en tant que Joseph Ratzinger a été archevêque de Munich et de Freising de 1977 à 1982 - d'avoir "approuvé de manière responsable" la nomination d'un prêtre comme ministre pastoral dans une paroisse bavaroise, il y a 40 ans, même si l'homme était connu pour être un agresseur.

 

L'action en justice vise à établir que le pape à la retraite était en partie responsable du scandale des abus par le biais d'une soi-disant "action déclaratoire", a rapporté le radiodiffuseur public Bayerischer Rundfunk le 22 juin. Le demandeur prétend avoir été abusé par l'ancien prêtre Peter H. L'avocat du demandeur veut -un tribunal civil de déclarer que Benoît XVI doit indemniser la victime pour les dommages causés par l'abus, puisque l'archidiocèse de Munich et Freising avait été au courant des infractions de H. L'ancien pape a toujours nié cette connaissance et a affirmé qu'il n'était pas impliqué dans la décision d'employer le clerc.

 

L'avocat a fondé le procès sur un décret canonique sur l'affaire H. de 2016 et sur l'étude d'un cabinet d'avocats munichois de 2022. Il fait valoir que le décret indiquait que les responsables de l'église en charge à l'époque avaient commis un manquement à leurs devoirs. Le rapport du cabinet d'avocats a également établi que les archevêques de Munich étaient en partie responsables des cas d'abus, a affirmé l'avocat.

 

Enfin, en ouvrant la Rencontre mondiale des familles, organisée à Rome, le pape voulant que les familles soient «des lieux d’accueil», a comparé mercredi 22 juin, l’Église au bon Samaritain qui prend soin de l’Homme blessé «et l’aide à reprendre la route». «Je voudrais que l’Église soit précisément cela pour vous !», a lancé le pape François devant 4500 personnes (https://www.la-croix.com/Religion/Le-pape-Francois-exhorte-familles-etre-accueillantes-2022-06-22-1201221476).

 

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Publié le 21 Juin 2022

katholisch.de nous montre ce mardi 21 juin 2022 que l'évêque de Fréjus-Toulon, Dominique Rey, a retiré la reconnaissance en tant qu'association canonique publique à une communauté bénédictine traditionaliste de son diocèse. Comme l'a rapporté lundi le journal français "La Croix", Rey a dissous l'association "Monastère Saint-Benoît" par un décret en date du 10 juin. Le décret n'est pas accessible au public, mais selon "La Croix", il est disponible. Deux membres de la communauté avaient déjà été suspendus de l'exercice de leur ministère sacerdotal après avoir appris que des ordinations de diacre et de prêtre avaient été effectuées dans la communauté sans autorisation en avril. Selon le décret, l'association a été dissoute après la révélation des consécrations illicites et les membres de la communauté ont refusé de révéler l'identité du consécrateur. Une conversation avec l'évêque a également été refusée. En raison d'une "désobéissance obstinée", Mgr Rey a décidé de dissoudre l'association canonique, qui n'a été créée qu'en 2019. Il a également retiré l'autorisation de construire une chapelle. Le droit canonique prévoit que, sans l'autorisation de l'évêque ou du supérieur compétent, les personnes consacrées sont «promptement suspendues de l'ordination reçue» (can. 1388 § 1 CIC).

 

Le chef de la communauté, le prêtre australien Alcuin Reid, a été accepté dans son diocèse par Rey en 2009. Depuis, il dirige ce qu'il décrit comme la "communauté monastique internationale et anglophone" du "Monastère Saint-Benoît" à Brignoles dans le département du Var, qui vit selon la Règle de Benoît et célèbre la liturgie préconciliaire. Selon les informations de "La Croix", l'archidiocèse de Melbourne, dont Reid est issu, avait mis en garde contre l'admission. À la mi-mai, la communauté a rendu publique la consécration illégale, invoquant une urgence spirituelle. Un "ancien ecclésiastique en pleine communion avec le Saint-Siège" a ordonné un diacre et un prêtre dans un lieu "à l'abri des regards et hors de France". L'évêque a alors été informé immédiatement. "Nous avons agi de bonne foi, bien que nécessairement en dehors des normes canoniques, et nous souhaitons malgré tout rester en bonnes relations et en communion avec notre évêque, ses successeurs et le diocèse", poursuit le communiqué. Début juin, le Vatican a suspendu toutes les ordinations sacerdotales et diacres prévues dans le diocèse. Les raisons ne sont pas connues, les médias soupçonnant des lacunes dans la formation ou l'adéquation des candidats. Le diocèse de Fréjus-Toulon ordonne régulièrement un nombre de diacres et de prêtres supérieur à la moyenne. Selon les informations de "La Croix", après une visite dans le diocèse de l'archevêque de Marseille et désigné cardinal Jean-Marc Aveline, plusieurs autorités vaticanes s'étaient prononcées en faveur d'une "restructuration du séminaire" et d'un changement du «politique d'admission du diocèse».

 

Toujours sans donner de raisons, le pape François avait resserré et centralisé davantage la loi de l'ordre dans un rescrit la semaine dernière. Depuis lors, l'approbation du Dicastère de l'Ordre a exigé la reconnaissance des associations canoniques publiques qui visent à fonder un ordre religieux. En principe, la reconnaissance des associations diocésaines relève de la compétence de l'évêque local. Une association canonique publique remplit une mission ecclésiastique officielle, agit au nom de l'Église et est donc liée par les instructions de l'autorité ecclésiastique compétente. Le récent durcissement s'inscrit dans la continuité d'une autre modification de la loi de l'Ordre en 2020, qui subordonne la reconnaissance des ordres et des communautés de droit diocésain à l'approbation de Rome. À l'époque, la mesure se justifiait par l'endiguement d'un «morcellement préjudiciable». L'établissement canonique d'une nouvelle communauté va "au-delà du seul domaine diocésain" et la rend "pertinente à l'horizon plus large de l'Église universelle", selon le motu proprio "Authenticum Charismatis".

 

Et comme le montre katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/39783-papst-franziskus-dementiert-selbst-ruecktrittsgeruechte), le pape François a rejeté les spéculations des médias selon lesquelles sa démission pourrait être imminente. C'est le rapport unanime de plusieurs évêques brésiliens qui ont été invités par le pape François pour une conversation de deux heures cette semaine. Interrogé sur son état de santé, le pape a répondu que malgré quelques problèmes, démissionner "ne lui venait pas à l'esprit". "Je veux vivre ma mission aussi longtemps que Dieu le permet", a déclaré Roque Paloschi, archevêque de Porto Velho. Lucio Nicoletto, administrateur apostolique dans le diocèse de Roraima, confirme l'impression que le pape François ne songe nullement à se retirer. «La force du pape donne de la force à beaucoup de gens», a-t-il déclaré au portail Vatican News. "Parfois, nous avons même honte d'être là à nous plaindre de tant de choses, puis nous regardons le pape avec toute sa vitalité." Nicoletto et Paloschi faisaient partie d'un groupe de 17 ecclésiastiques du Brésil effectuant leur soi-disant visite ad limina au Vatican. Les évêques d'un pays fournissent des informations sur la situation dans leur pays d'origine et discutent de questions et de sujets actuels ou fondamentaux. En raison des problèmes de genou persistants du pape François, plusieurs journalistes et experts du Vatican avaient récemment émis l'hypothèse que l'homme de 85 ans pourrait se préparer à sa démission imminente. La récente annulation d'un voyage en Afrique prévu début juillet a récemment alimenté les rumeurs. Des confidents du pape tels que le cardinal hondurien Oscar Andres Rodriguez Maradiaga et l'ancien porte-parole du pape François de son temps en tant qu'archevêque de Buenos Aires, Guillermo Marco, avaient rejeté les spéculations des médias selon lesquelles le chef de l'Église était sur le point de démissionner. Lundi, cardinal américain Kevin Joseph Farrell, dit également que le pape a utilisé couramment un fauteuil roulant être pour travailler sans restriction.

 

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Publié le 19 Juin 2022

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org ce dimanche 19 juin 2022 que dès la chaire et en la fête du Corpus Christi, le pape François aborde, dans sa catéchèse, le thème de l'Eucharistie, centre de la vie des personnes et de l'Église. Une fête dans laquelle le Christ «non seulement nous aide à avancer, mais se donne aussi : il devient notre compagnon de voyage, entre dans nos histoires, visite nos solitudes». Et nous invite à prononcer cette prière : "Seigneur, donne-moi le pain quotidien pour avancer, et rassasie-moi de ta présence !".

 

Dans les salutations après l'Angélus, le pape a rappelé les martyrs dominicains, béatifiés hier à Séville, et a demandé des applaudissements pour eux. Ces 27 martyrs dominicains béatifiés ce 18 juin à Séville étaient des prêtres, des étudiants, des novices et des frères du couvent d'Almagro. Les cinq autres, à Almeria. De plus, un laïc dominicain, un journaliste de renom, qui a subi le martyre à Almeria, et une religieuse dominicaine de Huéscar, qui devient la deuxième religieuse dominicaine espagnole à être béatifiée dans toute l'histoire de l'Ordre, seront béatifiées. La béatification a été approuvée par le pape François en décembre 2019 et en raison de la pandémie, elle a été reportée au milieu de cette année. Les vingt-sept dominicains ont été tués entre l'été 1936 et le début de 1937 (https://www.cope.es/religion/hoy-en-dia/iglesia-espanola/noticias/quienes-son-los-martires-dominicos-que-son-beatificados-este-junio-sevilla-20220618_2139820).

 

De plus, il a voulu garder à l'esprit le Myanmar : "Le cri de douleur vient du Myammar de tant de personnes qui manquent d'assistance humanitaire de base et qui sont obligées de quitter leurs maisons, parce qu'elles sont brûlées, et d'échapper à la violence". Et, pour cette raison, il a demandé à la communauté internationale «de ne pas oublier la population birmane». Les militaires ont mis le feu à des centaines de bâtiments pendant un raid de trois jours dans la région de Sagaing, dans le nord du pays, selon des médias locaux qui rapportent des témoignages d’habitants (https://www.la-croix.com/Monde/En-Birmanie-larmee-accusee-dincendier-maisons-2022-06-04-1201218435).

 

Et enfin, comme il est de coutume depuis le début de la guerre, le pape François insiste à nouveau : «N'oublions pas le peuple ukrainien martyr, un peuple qui souffre» et invite les fidèles catholiques à se poser cette question : «Qu'est-ce que je fais aujourd'hui pour le Peuple Ukrainien ?» Et au 116e jour de l'invasion russe en Ukraine, l'Otan n'est pas optimiste quant à une possible fin de cette guerre. Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l'alliance, craint qu'elle dure «des années». Serhiy Haidai, le gouverneur de la région de Louhansk, dit «se préparer au pire», tandis que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, promet que son pays va «reprendre» tous les territoires où l'armée russe a progressé (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220619-en-direct-guerre-en-ukraine-l-otan-redoute-que-le-conflit-puisse-durer-des-ann%C3%A9es).

 

Dans katolisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/39758-kardinal-marx-das-verstehe-ich-unter-einer-synodalen-kirche) on voit que le cardinal de Munich Reinhard Marx a aussi expliqué ses idées sur ce qu'il entend par une église synodale. "Un chemin synodal, dont parle aussi le Saint-Père, est un chemin plus long. Mais un chemin sur lequel nous sentons aussi : nous allons de nouveau", a déclaré Marx dimanche à Munich dans son sermon sur le Bennofest. Mais tout ne peut pas être changé en un jour. Cependant, selon le cardinal, une Église qui reste immobile, qui n'est pas en mouvement et qui ne laisse rien derrière elle, ce n'est pas ce que Jésus voulait dire. Au lieu de cela, le programme de l'Église synodale se résume dans ses paroles "Je suis le chemin, la vérité et la vie" : "Nous nous dirigeons vers la plus grande vérité qui est le Christ."

 

Dans le même temps, Marx rappelait sa lettre au pape François d'il y a un an, dans laquelle il offrait sa démission et parlait en même temps d'un certain «point mort». Pour beaucoup, le terme était dérangeant et irritant. Mais un tel point pourrait «devenir un tournant», Marx en était convaincu. Il y a toujours des moments comme celui-ci dans l'histoire de l'Église, "où beaucoup se sentent : les choses ne peuvent pas continuer comme ça. Il faut aussi donner un nouvel élan, il faut trouver une nouvelle voie. Ne coupez pas et jetez  l'ancien. Emportez-le avec vous, mais restez ouvert et curieux de ce que le Seigneur nous dit en ce moment. Même à travers les crises", a déclaré l'archevêque de Munich et de Freising. L'histoire de 2000 ans de l'Église est "toujours aussi une histoire de péché, de pardon, d'échecs multiples de ceux qui ont la responsabilité, qui dirigent l'Église".

 

Enfin, katolisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/39753-schoenborn-an-neupriester-weihe-macht-nicht-zu-supermenschen) nous montre que le cardinal viennois Christoph Schönborn a mis en garde les nouveaux prêtres de son diocèse contre l'arrogance. "La consécration ne fait pas de vous des surhumains. Vous restez des personnes avec une histoire, avec tous les dons et aussi avec des erreurs et des faiblesses", a déclaré l'archevêque de Vienne ce week-end dans la cathédrale Saint-Étienne. Dans son sermon, Schönborn a particulièrement souligné le caractère de service du sacerdoce. Les six nouveaux prêtres doivent exercer leur ministère sacerdotal pour le peuple «dans la connaissance de leurs propres faiblesses, mais aussi dans la confiance au Christ», prier quotidiennement pour leur fidélité à Dieu et ne mépriser personne.

 

Avec l'ordination sacerdotale, ils recevraient une commission liée à leur service religieux et une procuration, selon le cardinal. "Ce n'est pas une garantie de devenir un saint. Mais c'est une grande motivation." La "grâce de Dieu" l'a guidé à travers 51 ans de service sacerdotal, Schönborn a encouragé les nouveaux prêtres. L'homme de 77 ans, qui était lui-même un enfant réfugié de Bohême après la Seconde Guerre mondiale, a demandé à tous les prêtres réunis dans la cathédrale : "Regardons les gens dits simples, les gens simples, les familles, qui souvent vivent leur vie quotidienne avec beaucoup de difficulté. S'il vous plaît, ayez du respect et du respect pour les gens ordinaires, qu'ils soient pratiquants ou non, qu'ils vivent selon nos règles ou non. Ayez du respect pour eux. Ne méprisez personne !"

 

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Publié le 18 Juin 2022

katholisch.de nous montre ce samedi 18 juin 2022 qu’il y a de plus en plus de preuves que l'Église catholique en France souffre d'une forme de trouble bipolaire. Les forces libérales et traditionalistes s'entendent de moins en moins. Le renversement spectaculaire de l'archevêque Michel Aupetit de Paris l'automne dernier - ostensiblement à propos d'une prétendue histoire de femme, énigmatiquement à propos de ses mesures contre l'aile traditionaliste de l'Église - a donné l'idée que cela ne devrait pas être la fin du conflit. Maintenant, les choses fermentent en plusieurs endroits dans la formation sacerdotale.

 

La nouvelle fait l'effet d'une bombe début juin : le Vatican ordonne l'arrêt de quatre ordinations sacerdotales et de six ordinations diacres dans le diocèse méridional de Fréjus-Toulon ; sans donner de raisons. Le diocèse était consterné; a fait référence à l'insécurité existentielle des candidats - et a souligné qu'il ne s'agissait que d'un report, pas d'un rejet. Entre-temps, la fumée des armes à feu s'est quelque peu calmée et une image plus claire se dessine. Le diocèse du département du Var est une véritable forge de prêtres depuis une bonne vingtaine d'années, avec un très grand nombre d'ordinations; elle est donc également considérée comme une "source vivante de la nouvelle évangélisation" - en fait une préoccupation majeure des papes depuis Jean-Paul II (1978-2005). À cet effet, l'évêque de Fréjus-Toulon, Dominique Rey, a accueilli de nombreux candidats étrangers depuis son entrée en 2000 et compte pas moins de 20 communautés spirituelles nouvelles dans son diocèse, au spectre spirituel très large. Le journal catholique "La Croix" a fait des recherches intensives et plusieurs couvertures sur le fond du Var depuis des semaines. En conséquence, le Vatican a averti à plusieurs reprises Mgr Rey ces dernières années de repenser sa formation et sa gestion de l'ordination. Selon la recherche, des prêtres ordonnés ont été condamnés à plusieurs reprises comme agresseurs sexuels. D'autres ont quitté le diocèse après la consécration et se sont cachés sous le droit canonique; dans deux cas, par exemple, sous la garde spirituelle d'un monastère en Ukraine qui a fait faillite en 1991.

 

Plusieurs des nouvelles communautés spirituelles locales sont maintenant tombées dans la suspicion canonique, principalement en relation avec des pratiques sectaires, des abus de pouvoir spirituels ou sexuels par des personnalités fondatrices ou d'autres membres de leur clergé. Cela s'applique à la fois à l'aile la plus charismatique et à l'aile traditionaliste. Selon "La Croix", un autre instrument de la nouvelle évangélisation promu par Mgr Rey et approuvé en 2018 est la soi-disant "Fraternité Missionnaire de Marie, Mère des Apôtres", appelée "la Frat" en abrégé. Selon sa propre déclaration, elle a "la vocation de construire ensemble des paroisses attractives à travers une vie familiale et apostolique d'inspiration monastique". Cependant, au cours des deux dernières années, plus d'une douzaine de plaintes ont été déposées auprès du diocèse selon lesquelles les pasteurs de la communauté ont semé la discorde et la confusion dans les paroisses qu'ils desservent. Le responsable de la confrérie, Ludovic-Marie Margot, n'a pas souhaité commenter ces informations dans le journal, précise-t-il. Même l'évêque lui-même ne s'adresse pas actuellement aux journalistes, tout comme il a interdit aux candidats à l'ordination de faire des déclarations publiques en attendant. Un proche de Rey a déclaré à La Croix que la diversité spirituelle dans le diocèse est «un défi; elle n'est pas sans difficultés, mais c'est aussi et surtout une richesse pour le diocèse et pour l'Église». Le traitement des cas critiques s'est «professionnalisé» ces dernières années et continuera de le faire.

 

Dans l'archidiocèse de Toulouse, les candidats à la prêtrise et les diacres ne seront plus autorisés à porter la soutane. L'un des trois vicaires généraux du diocèse, Jean-Noël Dol, a récemment appelé les fidèles à "garder la tête froide". «À l'église, dit Dol, nous ne faisons pas de pétitions; nous attendons avec confiance ce que les autorités décideront». Ce message s'adressait probablement en premier lieu aux partisans de Mgr Rey, qui avaient recueilli près de 10 000 signatures en une semaine pour exprimer leur incompréhension au pape François. Pendant ce temps, les choses commencent également à fermenter dans l'archidiocèse de Toulouse, dans le sud de la France. Là, le nouvel archevêque Guy de Kerimel a interdit aux candidats à la prêtrise et aux diacres de son diocèse de porter la traditionnelle soutane longue. L'évêque, en poste depuis janvier, soutient qu'il ne s'agit pas d'abord d'incarner un type de prêtre "trop ​​clérical" pour les séminaristes en amont, mais de consolider leur propre relation avec le Christ dans l'humilité. Après tout, ce sont toujours des laïcs non ordonnés.

 

Il fallait s'attendre à des réactions conservatrices dans les réseaux sociaux et les médias. L'archevêque est accusé de "gérer" et de méconnaître le ministère ordonné. Selon un contre-argument, la soutane aide les séminaristes à se mettre à la place du prêtre. Or, les séminaristes ne sont pas considérés comme des clercs jusqu’à leur ordination diaconale, qui intervient, vers la fin de leur formation. Selon l’usage établi par la Conférence des Évêques de France, ils ne doivent donc pas porter un vêtement de clerc (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/pourquoi-les-seminaristes-ne-peuvent-ils-pas-porter-la-soutane-en-france-82747.php). La position de Mgr de Kerimel symbolise la lutte des factions au sein de l'Église catholique en France. L'année précédente, toujours dans son ancien diocèse de Grenoble-Vienne, il avait mis fin aux activités de la Société traditionaliste Saint-Pierre de sa région après le décret pontifical restreignant la messe ancienne préconciliaire. Les croyants occupaient alors un clocher d'église; les dons des catholiques traditionnels, la plus importante source de revenus du diocèse, seraient importants.

 

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Publié le 17 Juin 2022

Bosco d'Otreppe dans LaLibre.be nous montre ce vendredi 16 juin 2022 que c'est un geste inédit que vient de poser l'évêque émérite de Gand, Luc Van Looy. Choisi en mai par le pape pour devenir cardinal, il a décidé de refuser cette nomination.

 

Celle-ci a en effet "suscité beaucoup de réactions positives mais aussi des critiques du fait qu'il n'aurait pas toujours réagi suffisamment énergiquement en tant qu'évêque de Gand (2004-2020) contre des abus dans la relation pastorale, écrit ce jeudi la conférence des évêques de Belgique. Afin d'éviter que des victimes de tels abus ne soient une nouvelle fois blessées suite à son cardinalat, Monseigneur Van Looy a demandé au pape de le dispenser de l'acceptation de cette nomination. Le pape François a accepté sa requête. Le cardinal De Kesel et les évêques de Belgique apprécient la décision de Mgr Van Looy peut-on encore lire dans leur communiqué. "Ils réitèrent à cette occasion leur engagement à poursuivre imperturbablement leur combat contre toute forme d'abus dans l'Eglise catholique dans lequel l'intérêt des victimes et de leurs proches figure toujours en première place."

 

Les critiques qu'évoquent les évêques avaient été avancées par le groupe Mensenrechten in de Kerk, dans un communiqué publié fin mai, suite à la nomination de Luc Van Looy. Ce mouvement, porté par le néerlandophone Rik Devillé, explique avoir interpelé plusieurs fois par le passé Luc Van Looy à propos d'abus sexuels commis sur des mineurs par des ecclésiastiques dans son diocèse et au sein de son ordre, les Salésiens de Don Bosco. "L'évêque Van Looy était au courant des abus sexuels commis par le salésien Luc D., qui a abusé de plusieurs enfants en Afrique centrale", peut-on lire dans le communiqué. Mais il n'aurait rien fait pour le condamner. De même, il aurait protégé le prêtre Omer V. qui aurait fait des centaines de victimes alors qu'il était missionnaire au Zaïre. Ces faits n'ont pas été jugés.

 

En 2018, interrogé sur le cas d'Omer V. qui était retourné malgré ses antécédents au Rwanda (où il avait une organisation à but non lucratif pour s'occuper d'enfants orphelins), le diocèse de Gand défendait Luc Van Looy. Ce dernier aurait interdit à Omer V. (alors à la retraite) de se rendre au Rwanda. Mais celui-ci aurait ignorées ces interdictions. Luc Van Looy aurait par ailleurs demandé qu'Omer V. soit réduit à l'état laïc, mais Rome n'aurait pas suivi cette demande.

 

Et katolisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/39734-overbeck-zu-missbrauchstudien-fall-wuerde-heute-anders-handeln) nous montre que le rapport d’études des abus de Münster depuis 1945, qui a été présentée lundi, fait référence à un procès de 2009, et accuse Franz-Josef Overbeck, autrefois évêque auxiliaire de Münster, d'inconduite dans ses relations avec un prêtre accusé en 1997. L'évêque d'Essen, Franz-Josef Overbeck, a admis une faute dans ses relations avec un prêtre accusé d'abus. "Je maintiens la décision prise à l'époque et j'en assume aussi la responsabilité", a répondu vendredi l'évêque de la Ruhr à une allégation dans l’étude d'abus pour le diocèse de Münster. "Aujourd'hui, j'agirais sans aucun doute différemment - également parce que la décision concernant un ecclésiastique accusé ne devrait pas être prise par les ecclésiastiques seuls."

Mgr Genn a commenté en détail les conséquences de l'étude vendredi. Il a admis des erreurs personnelles dans le traitement des cas d'abus sexuels. Cependant, il a refusé de démissionner, même s'il a déclaré qu'il aurait dû agir différemment dans certaines situations. Il veut utiliser le mandat restant en tant qu'évêque de Münster "avec le plus haut niveau d'engagement, pour continuer à écouter de plus près ce que ces organismes concernés et indépendants me recommandent pour faire face aux abus sexuels dans le diocèse de Münster et essayer de Mettre en œuvre".

 

Xavier Le Normand nous montre aussi dans la-Croix.com  (https://www.la-croix.com/Religion/eveque-americain-retire-titre-catholique-ecole-avoir-fait-flotter-drapeau-LGBT-2022-06-16-1201220373) que l’école jésuite de la Nativité, à Worcester, au Massachusetts (États-Unis) s’est vu retirer le droit de se qualifier de «catholique» par un décret de l’évêque du lieu, Robert McManus. Celui-ci reproche à l’école d’avoir fait flotter les drapeaux LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) et Black Lives Matter, qui sont selon lui «incompatibles avec l’enseignement catholique», car les drapeaux de la fierté représentent un soutien au mariage homosexuel et le drapeau de Black Lives Matter est pour lui celui d’«un mouvement spécifique avec un programme plus large qui a coopté l’expression».

 

Thomas McKenney, président de l’école, a déclaré mercredi dans un communiqué que les drapeaux indiquent simplement que tous sont les bienvenus à la Nativité et que cette valeur d’inclusion est enracinée dans l’enseignement catholique. McKenney a ajouté que faire voler les drapeaux n’est pas une approbation d’une organisation ou d’une idéologie, «ils volent pour soutenir les personnes marginalisées». La Nativité peut faire appel de la décision de l’évêque par l’intermédiaire des jésuites qui supervisent l’école. La ville de Worcester a hissé les drapeaux Black Lives Matter et Pride pour soutenir l’école, qui s’est engagée à continuer de faire flotter les drapeaux pour montrer sa solidarité avec les élèves, leurs familles et leurs communautés, rapporte le Globe. Juin est également le mois de la fierté, connu comme une célébration de la communauté LGBTQ qui implique des défilés et des événements (https://drumpe.com/2022/06/17/leveque-de-worcester-robert-mcmanus-punit-lecole-pour-black-lives-matter-pride-flags/).

 

Enfin katolisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/39733-synodaler-prozess-96-prozent-der-katholiken-irlands-fuer-frauenweihe) nous montre que l'écrasante majorité des catholiques irlandais pratiquants soutient l'ordination des femmes en tant que prêtres ou diacres. C'est la conclusion d'un examen des rapports des 26 archidiocèses d'Irlande, rapporté par The Irish Times (vendredi) . Selon cela, 96% des personnes interrogées pour le processus synodal mondial ont soutenu l'ordination des femmes. 85% ont exprimé leurs inquiétudes concernant l'exclusion des personnes LGBTIQ dans l'église et l'attitude et le langage de l'Église à leur égard. Près de 70 pour cent aimeraient une plus grande participation des laïcs dans la prise de décision de l'Église.

 

En principe, une majorité s'est également prononcée en faveur de la possibilité de prêtres mariés et d'un rôle plus important pour les personnes divorcées et remariées ou les parents célibataires dans l'Église. En outre, selon le rapport, les fidèles souhaitaient des sermons mieux préparés et plus courts et le renoncement aux lectures "sanguinaires" de l'Ancien Testament dans la liturgie. Selon l'Irish Times, des dizaines de milliers de croyants ont pris part au processus synodal mondial du pape. Un groupe de 160 personnes se réunira samedi pour discuter du résumé diocésain et rédiger le document pour la Conférence épiscopale irlandaise.

 

En préparation du Synode mondial des évêques 2023 sur le thème de la synodalité, le pape a appelé toute l'Église à participer à un processus synodal mondial. En octobre dernier, le pape François a entamé la première phase diocésaine du processus et a appelé tous les croyants à participer aux sondages et aux actions. Dans une interview accordée à catholic.de, la sous-secrétaire du synode des évêques, sœur Nathalie Becquart, a souligné : «Le pape François l'a dit et redit et le cardinal Mario Grech et moi l'avons toujours répété : c'est la phase la plus importante du synode parce qu'il s'agit de donner au peuple l'écoute de Dieu - dans toute sa diversité». Les conférences épiscopales doivent envoyer leurs résumés de dix pages à Rome d'ici la mi-août.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Réforme de l'Église

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