Publié le 28 Juillet 2022

Louis Gagné nous montre dans son article du mercredi 27 juillet 2022 sur ici.radio-canada.ca que quelques heures après être arrivé à Québec pour la deuxième étape de son «pèlerinage pénitentiel» en sol canadien, le pape François a réitéré mercredi sa demande de pardon auprès des peuples autochtones pour les souffrances que leur ont infligées des membres de l’Église catholique. Il a vivement dénoncé les politiques d’assimilation et d’affranchissement, lesquelles incluent les écoles résidentielles, un "système déplorable [...] qui a séparé tant d'enfants de leurs familles". "Diverses institutions catholiques locales y ont été impliquées. C’est pourquoi j’exprime ma honte et ma douleur et qu’avec les évêques de ce pays, je renouvelle ma demande de pardon pour le mal commis par de nombreux chrétiens contre les peuples autochtones", a déclaré le souverain pontife lors d’un discours prononcé en espagnol, sa langue maternelle, à la citadelle de Québec.

 

Malgré les demandes répétées de nombreux survivants des pensionnats pour Autochtones et de leaders des Premières Nations, le chef du Vatican n’a pas demandé pardon au nom de l’Église, mais pour le mal commis par certains de ses adeptes. Le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard, a admis être resté sur sa faim après avoir écouté le discours du pape. "Ça me laisse carrément sur mon appétit. Encore une fois, c'est la responsabilité de certains chrétiens et non de l'Église catholique comme institution. Ça, pour moi, c'est extrêmement important, et je pense qu'on va très certainement trouver une façon de revenir là-dessus. Écoutez, il reste encore trois jours à cette visite historique", a réagi M. Picard en entrevue à Radio-Canada. L'allocution du pape François était retransmise sur des écrans géants installés sur les plaines d’Abraham, où une foule moins nombreuse qu’attendu s’était rassemblée.

 

L’avion transportant le souverain pontife s’est posé à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec à 14 h 43, soit une vingtaine de minutes plus tôt que prévu. À sa sortie de l’appareil, le chef du Vatican a été accueilli par plusieurs dignitaires, parmi lesquels des représentants des principaux ordres de gouvernement, dont le premier ministre du Québec, François Legault, et le ministre fédéral de la Santé et député de Québec, Jean-Yves Duclos. La grande cheffe du gouvernement de la Nation crie, Mandy Gull-Masty, et le grand chef de la Nation huronne-wendat, Rémy Vincent, sont également allés à sa rencontre, tout comme le maire de Sainte-Anne-de-Beaupré, Jacques Bouchard. Atteint de la COVID-19, le maire de Québec, Bruno Marchand, n’a pu se rendre à l’aéroport. Une voiture de fonction a ensuite emmené le chef du Vatican dans un salon de l’aéroport pour assister à une cérémonie d’accueil à laquelle participaient notamment Hélène Mollen et Anthonia Paul, deux survivantes des pensionnats pour Autochtones issues des communautés innues d’Ekuanitshit et de Pessamit.

 

Après la cérémonie, le pape a pris le chemin de la citadelle de Québec. Deux zones d’observations avaient été aménagées pour permettre à la population de suivre le cortège papal, l’une dans le secteur de la route de l’Aéroport et l’autre sur la Grande Allée Est, au centre-ville. À son arrivée à la Citadelle, vers 16 h 50, le chef de l’Église catholique a été accueilli par la gouverneure générale du Canada, Mary Simon, et le premier ministre canadien, Justin Trudeau. Après son allocution, le souverain pontife devait prendre un bain de foule sur les plaines d’Abraham à bord de la papamobile. Si l’avion transportant le pape a atterri à Québec quelques minutes plus tôt que prévu, celui ayant à son bord les leaders autochtones invités à la Citadelle et des membres du comité organisateur de la visite papale a eu du retard. Cette situation a chamboulé la programmation de la première journée du pape à Québec. Le discours à la Citadelle et le parcours déambulatoire sur les Plaines, entre autres, ont commencé avec un peu plus d’une heure de retard sur l’horaire prévu.

 

L’Express.fr  (https://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/au-quebec-le-pape-celebre-une-nouvelle-messe-de-reconciliation_2177762.html) nous montre enfin ce jeudi 28 juillet 2020 que le souverain pontife est arrivé en papamobile à Sainte-Anne-de-Beaupré, au Québec, en saluant la foule de nouveau principalement constituée d'Amérindiens.  "Nous aussi, face au scandale du mal et au Corps du Christ blessé dans la chair de nos frères autochtones, nous sommes plongés dans l'amertume et nous ressentons le poids de l'échec", a déclaré le pape.  "Pourquoi tout cela est-il arrivé? Comment cela a-t-il pu se produire dans la communauté de ceux qui suivent Jésus?", s'est encore interrogé le souverain pontife.

 

À l'intérieur du sanctuaire, juste devant l'autel et à quelques mètres du pape François au début de la messe, des manifestants ont déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire : "Annulez la doctrine", en référence aux édits papaux du 15e siècle qui autorisaient les puissances européennes à coloniser les terres et les peuples non chrétiens.  L'inscription n'était toutefois présente que sur le côté de la banderole opposé au pape, et elle a été calmement retirée peu après. Cette visite est "un message d'espoir", confie à l'AFP Desneiges Petiquay, 54 ans, de la réserve de Manawan, qui porte autour du cou un foulard orange en hommage aux enfants autochtones disparus. Elle s'est levée à 4h du matin pour arriver tôt et être au premier rang devant l'église, où sont disposés des écrans géants.  "Ce pape sait qu'on existe ici, il nous reconnaît. J'ai lu sa biographie, pour moi c'est un bon pape. Hier, je l'ai vu de près, ça m'a touché ici", dit-elle en mettant la main sur le cœur.

 

Selon le diocèse de Québec, 70% des billets distribués gratuitement pour assister à l'événement ont été réservés aux communautés autochtones (Premières Nations, Métis et Inuits), auxquelles le pape a renouvelé sa demande de pardon pour le drame des pensionnats pour enfants entre la fin du 19e siècle et les années 1990. "Personnellement, ce n'était pas suffisant", estime pour sa part Abigail Brooks, 23 ans, membre de la Saint Mary's First Nation de la province du Nouveau-Brunswick. Elle espère d'autres actions pour montrer que l'Église veut une vraie réconciliation.

 

La province francophone de Québec compte le plus grand nombre de catholiques au Canada, mais l'affluence est malgré tout inférieure aux attentes depuis le début de la visite, dans un contexte d'une Église en perte de vitesse. Dans l'après-midi, le pape, âgé de 85 ans, prononcera une homélie à la cathédrale Notre-Dame de Québec, en présence de représentants religieux. Vendredi, pour la dernière étape, il s'arrêtera quelques heures à Iqaluit (Nunavut), dans l'archipel arctique. 

 

Enfin, pendant ce temps, selon les médias, une porte-parole de l'équipe d'organisation du voyage papal a déclaré qu'une déclaration sur la "doctrine de la découverte" était en cours d'élaboration. Les évêques du Canada, le Vatican et d'autres experts se sont penchés sur le sujet. Il est vrai que ces documents n'ont plus aucune autorité légale ou morale. Cependant, parce qu'ils ont également été incorporés dans les lois et la jurisprudence des puissances coloniales et des gouvernements ultérieurs, ils veulent les traiter. Alors que les médias continuent de le rapporter, les membres de la délégation papale ont clairement indiqué que le Vatican ne prévoyait pas de se réconcilier avec l'histoire des pensionnats indiens. Mais est ouvert à de nouvelles idées. L'archevêque de Québec, le cardinal Gérald Lacroix, a promis que "les résultats attendus ne peuvent pas arriver du jour au lendemain". Ils ont exigé "beaucoup de patience et des gestes sincères d'acceptation". Chaque pas vers la réconciliation demande renoncement, humilité, compréhension et ouverture à la vie et à la culture des autres (https://www.katholisch.de/artikel/40387-kanada-erwartet-konkrete-papst-aussagen-zur-kolonialgeschichte).

 

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Publié le 27 Juillet 2022

Pierre-Paul Biron en collaboration avec l’AFP pour son article pour journaldequebec.com nous montre dans son article du mardi 26 juillet 2022 que dans la foulée de ses excuses adressées lundi aux peuples autochtones, le pape François, vêtu d’un habit inspiré par l’art autochtone, a de nouveau prié pour «un avenir où l’histoire de violence et de marginalisation subies par nos frères et sœurs autochtones ne se répète pour personne», et a appelé ses fidèles à se rappeler d’où ils viennent pour pouvoir aujourd’hui écrire leur propre histoire lors d’une grande messe célébrée mardi devant environ 40 000 personnes, à Edmonton.

 

Si des liens indirects pouvaient être faits entre l’homélie et ses excuses, le pape François n’a fait qu’une seule mention directe des traumatismes des pensionnats. Dans la foule, plusieurs Autochtones, parfois en costumes traditionnels, brandissaient des photos de proches qui ont vécu les pensionnats et l’assimilation qui les accompagnait. Certains se remémoraient d’ailleurs difficilement cette dépossession de leur culture en entendant le pape s’exprimer en espagnol.

 

Le pape François est arrivé à Québec mardi après-midi, où son «pèlerinage pénitentiel» se poursuivra jusqu’à vendredi. De nombreuses communautés autochtones seront à nouveau présentes et on peut encore s’attendre à des liens avec leur histoire lors des célébrations papales, notamment lors de la messe qui sera célébrée ce mercredi à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré. Le pape François a beaucoup appris sur le pèlerinage du lac Sainte-Anne auprès des visiteurs autochtones et des Premières Nations au Vatican en avril. Partout au Canada, il priera pour la guérison et la réconciliation sous la protection de sainte Anne (https://www.thetablet.co.uk/news/15693/pope-in-canada-repents-catastrophic-catholic-school-system).

 

Le dernier jour de sa visite, le vendredi 29 juillet, le pape devait avoir une première rencontre avec les autres membres de l'ordre des jésuites à la résidence de l'archevêque, puis une autre rencontre là-bas avec une délégation de peuples autochtones, avant de partir sur le long vol à Iqaluit. Iqaluit, qui compte 7500 habitants, est la capitale – et la seule ville – de la province du Nunavut, le territoire le plus septentrional et le moins peuplé du Canada. Le pape François devait y rencontrer des élèves des anciens pensionnats. Il doit atterrir à Rome le 30 juillet (https://www.thetablet.co.uk/news/15693/pope-in-canada-repents-catastrophic-catholic-school-system).

 

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Publié le 26 Juillet 2022

francetvinfo.fr avec l’AFP nous montre que le pape François a demandé lundi 25 juillet 2022 "pardon pour le mal commis" contre les autochtones au Canada, notamment dans les pensionnats pour enfants amérindiens gérés par l'Église. "Je suis affligé. Je demande pardon", a déclaré le souverain pontife devant des milliers d'autochtones à Maskwacis, dans l'ouest du pays.

 

Évoquant une "erreur dévastatrice", le pape a reconnu la responsabilité de certains membres de l’Église dans ce système dans lequel "les enfants ont subi des abus physiques et verbaux, psychologiques et spirituels". Le souverain pontife a déploré que certains de ses membres aient "coopéré" à des politiques de "destruction culturelle".

 

Les paroles du pape, traduites en anglais, ont été accueillies par des applaudissements nourris. Au total, le souverain pontife a demandé "pardon" à trois reprises, "avec honte et clarté", lors de ce premier discours très attendu, prononcé en espagnol, sur le site de l'ancien pensionnat d'Ermineskin, en présence de nombreux survivants et membres des communautés autochtones. "L'endroit où nous sommes maintenant fait résonner en moi un cri de douleur, un cri étouffé qui m'a accompagné ces derniers mois", a-t-il insisté, évoquant les "traumatismes" subis par des générations d'autochtones et les "blessures encore ouvertes".

 

Ces violences, qualifiées de "génocide culturel" par une commission d'enquête, ont fait au moins 6000 morts entre la fin du XIXe siècle et les années 1990 et créé une onde de choc sur plusieurs générations, ravivée par la découverte de milliers de sépultures anonymes en 2021. Insistant sur la nécessité de "faire mémoire", le jésuite argentin de 85 ans, arrivé dimanche au Canada pour cette visite de six jours, a également affirmé que "les excuses [n'étaient] pas un point final" mais "seulement la première étape" sur la voie de la "guérison".

 

Enfin, ce mardi 26 juillet, le pape François a appelé les catholiques canadiens à sauvegarder la mémoire des grands-parents et des personnes âgées comme moyen nécessaire pour prévenir les erreurs du passé et pour bâtir un avenir meilleur. Il a également cherché à donner une vision optimiste de l'avenir, affirmant que se souvenir de ses racines permet à de nouveaux fruits de s'épanouir. Plus tard dans la journée de mardi, le pape François fera un pèlerinage au lac Sainte-Anne, le site du plus grand rassemblement annuel des peuples autochtones d'Amérique du Nord, avant de quitter Edmonton pour Québec le 27 juillet (https://www.ncronline.org/news/vatican/pope-francis-canada-safeguarding-memory-elderly-prevents-repeating-mistakes).

 

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Publié le 25 Juillet 2022

francetvinfo.fr nous montre ce lundi 25 juillet 2022 que le pape François entame un voyage de six jours au Canada pour présenter ses excuses aux survivants des pensionnats autochtones. 150 000 enfants amérindiens ont été enrôlés de force dans des établissements administrés par l'église et subventionnés par l'État. 6000 enfants y sont décédés, victimes de violences.

 

Le souverain pontife, 85 ans, a atterri en fin de matinée à Edmonton, dans l'ouest du Canada pour la première des trois étapes de son voyage. Il se rendra également à Québec et Iqaluit, ville du grand Nord canadien dans l'archipel arctique, avant de repartir vendredi (https://www.francetvinfo.fr/monde/vatican/pape-francois/voyage-du-pape-au-canada-l-etat-de-sante-de-francois-en-fauteuil-roulant-inquiete_5276569.html).  Le pape François a été accueilli au son des chants et des tambours amérindiens à son arrivée au Canada, lundi 25 juillet. Il a fait ce long voyage pour y rencontrer la communauté autochtone et exprimer ses regrets au nom de l’église. "Soyons prudents dans ce voyage qui, comme je l’ai dit, est un voyage de pénitence", a-t-il exprimé à bord de l’avion.

 

Un programme quelque peu allégé en raison de son état de santé : le pape se déplace toujours en fauteuil roulant. Ainsi, Il n'y aura jamais plus de deux rendez vous en public par jour. Des rencontres ou des messes qui ne sont pas censées durer plus d'une heure, 1h30 au maximum. C'est ce qui a été demandé aux organisateurs, mais "nous verrons au jour le jour", indique le Vatican. En cause : le pape François a encore des douleurs aux genoux. Le pape continue donc de se déplacer en fauteuil roulant depuis début mai ou avec une canne, sans se tenir debout longtemps. Ainsi, dimanche matin, il est monté et descendu de l'avion sur une passerelle élévatrice dans son fauteuil roulant, à peine atterri (https://www.francetvinfo.fr/monde/vatican/pape-francois/voyage-du-pape-au-canada-l-etat-de-sante-de-francois-en-fauteuil-roulant-inquiete_5276569.html).

 

Après avoir été accueilli par le Premier ministre canadien Justin Trudeau et l'Inuite Mary Simon, ainsi que par des dirigeants autochtones lors d'une cérémonie à l'aéroport qui a débuté aux sons des tambours et des chants amérindiens, le pape François s'est ensuite reposé toute la journée. Rien n'était prévu au programme pour débuter ce voyage. Un état de santé précaire à la vue de tous et qui préoccupe. Reste que les autochtones, auxquels le pape François réserve ses premières paroles officielles, sont d'autant plus reconnaissants qu'il soit venu, malgré tout. Mais ce voyage est aussi un test pour la suite du pontificat. François tiendra-t-il le cap ? Son état de fatigue lui permettra-t-il de se rendre à Kiev, en Ukraine, comme il le souhaite ? Sans doute pas dans l'immédiat (https://www.francetvinfo.fr/monde/vatican/pape-francois/voyage-du-pape-au-canada-l-etat-de-sante-de-francois-en-fauteuil-roulant-inquiete_5276569.html).

 

Il faudra bien plus que des excuses officielles de l’Église pour son rôle dans la tragédie. Les excuses papales sont survenues en avril alors que les Églises anglicane, presbytérienne et unie se sont toutes excusées il y a plusieurs années pour leurs rôles dans le système des pensionnats. L’Église a maintenant la possibilité, et l’obligation, d’accélérer la réconciliation par des actions plus concrètes. Cela pourrait passer par des donations pour explorer et protéger tous les lieux de sépulture potentiels pas encore recensés dans les pensionnats, l’éducation des congrégations et du clergé sur l’histoire des écoles et le financement de projets communautaires pour panser les blessures et d’efforts locaux pour revitaliser la culture et la langue autochtones (https://www.courrierinternational.com/article/premieres-nations-le-pape-en-visite-au-canada-les-excuses-ne-suffiront-pas).

 

Il faut dire qu’à la fin du XIXᵉ siècle, l’État canadien met en place un système d’assimilation forcé. Les enfants sont arrachés à leurs parents et sont placés dans des pensionnats gérés par l'Église catholique. Ils y sont souvent victimes de violences. "Ici, quand on était puni, on devait nettoyer les escaliers à la brosse à dents", raconte une rescapée. La découverte de 215 corps d’enfants l’année dernière enterrés à proximité d’un ancien pensionnat a attiré la colère de la communauté autochtone. La visite du pape constitue donc un moment important. Jusqu'en 1996, 150 000 enfants sont passés par ces institutions.

 

C’est pour cela que le pape François fait face à des appels à renoncer à la “doctrine de la découverte” (l’Occident a “découvert” une terre inconnue plutôt que “colonisé” un continent habité) qui a permis au Vatican d’encourager la colonisation des terres indigènes et conduit à une dépossession massive des peuples autochtones sur laquelle s’est fondée la souveraineté canadienne, et il doit faire face au mécontentement de certains Autochtones qui  n’ont jamais été consultés à propos de ce pèlerinage sur leur terres, et plusieurs survivants des pensionnats n’ont pas les moyens d’assister à cette visite, tandis que d’autres n’ont aucun intérêt à voir le pape (https://www.courrierinternational.com/article/premieres-nations-le-pape-en-visite-au-canada-les-excuses-ne-suffiront-pas).

 

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Publié le 24 Juillet 2022

Cristina Cabrejas nous montre dans religiondigital.org ce dimanche 24 juillet 2022 que le pape François, qui a entamé aujourd'hui son voyage de six jours au Canada, a assuré lors du vol qui l'emmène dans ce pays qu'il partait avec «l'esprit» de faire un «voyage pénitentiel» pour s'excuser auprès des peuples autochtones pour les abus qu'ils souffert dans les pensionnats pendant les soi-disant processus d'assimilation, et a également réitéré son désir de se rendre en Ukraine.

 

Comme le montre RFI.fr (https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20220724-le-pape-fran%C3%A7ois-en-visite-au-canada-pour-demander-pardon-aux-populations-autochtones), Entre la fin du XIXe siècle et les années 1990, quelque 150 000 enfants autochtones ont été enrôlés de force dans plus de 130 pensionnats, subventionnés par l'État, mais administrés en majorité par l'Église catholique. Ils y ont été coupés de leur famille, de leur langue et de leur culture et souvent victimes de violences, parfois sexuelles. Le but à l'époque, de concert avec les autorités canadiennes qui souhaitaient récupérer les terres des autochtones, était d'arracher les enfants à leurs parents, de « tuer l'Indien dans le cœur des enfants », et d'en faire de «bons petits Canadiens».

 

Jusqu'à 6000 enfants y laisseront la vie. «La plupart des enfants décédés sont morts de maladie épidémique. Dans un des pensionnats, jusqu'à 69% des enfants mouraient», précise Marie-Pierre Bousquet, professeure en anthropologie, directrice du programme en études autochtones à l'Université de Montréal. Un «génocide culturel» selon une commission d'enquête nationale, dans un pays où la découverte l'année dernière de plus de 1300 sépultures anonymes près des pensionnats de Kamloops et de Marieval, dans l'ouest du pays, a créé une onde de choc et incité les autorités à déclarer une «Journée de la réconciliation». Mais des milliers d'entre eux attendent désormais qu'il renouvelle sa demande de pardon sur le sol canadien, où cette visite – qui a pour devise «Marcher ensemble» – suscite un immense espoir. «Le plus important est ce qui va se passer dans le cœur des survivants, et en termes de sensibilisation pour le reste des citoyens», pointe Marie-Pierre Bousquet.

 

Quelques minutes après le décollage de l'avion, le pape François, marchant appuyé sur une canne, s'est rendu à l'arrière de l'avion pour saluer les 78 journalistes voyageant avec lui et les a remerciés pour leur travail et leur compagnie lors de ce voyage au cours duquel il visitera Edmonton, Québec et Iqaluit. "C'est un voyage pénitentiel, nous le faisons dans cet esprit", a déclaré le pape François, qui a privilégié les rencontres avec les autochtones à Maskwacis, à une centaine de kilomètres au sud d'Edmonton, puis le souverain pontife célèbrera une messe dans un stade de 60 000 places à Edmonton avant de se rendre au lac Sainte-Anne, site d'un important pèlerinage annuel, alors que les rencontres avec les autorités n'auront pas lieu avant mercredi à Québec du 27 au 29 juillet, où il rencontrera le Premier ministre Justin Trudeau et célèbrera une messe au Sanctuaire national de Sainte-Anne-de-Beaupré, l'un des principaux lieux de pèlerinage d'Amérique du Nord, et le 29 juillet, le jésuite argentin se rendra à Iqaluit (Nunavut), ville du grand Nord canadien qui regroupe le plus grand nombre d'Inuits du pays, où il rencontrera des anciens élèves de pensionnats, avant de repartir à Rome (https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20220724-le-pape-fran%C3%A7ois-en-visite-au-canada-pour-demander-pardon-aux-populations-autochtones).

 

Il a profité de l'occasion, puisqu'aujourd'hui la prière de l'Angélus ne sera pas célébrée à Saint-Pierre, pour expliquer que ce dimanche l'Église célèbre la journée dédiée aux grands-parents et a exhorté les jeunes à toujours les approcher pour connaître leurs racines, car "ils ce sont eux qui transmettent les traditions". Il a également demandé «de ne pas se cacher» et de mettre en avant les anciens religieux car ce sont eux qui ont «toute la sagesse» et a souligné l'importance que les novices puissent être avec eux.

 

Malgré ses problèmes de genou, le pape a voulu saluer un à un les journalistes et a marché à l'aide de sa canne dans les couloirs de l'avion. Lorsqu'on lui a demandé s'il n'était pas trop fatigué en faisant le tour de l'avion et s'il n'aurait pas été mieux s'il était assis pendant les salutations, le pontife argentin a répondu qu'il pouvait le faire petit à petit.

 

Les journalistes l'ont interrogé sur l'éventuel voyage en Ukraine et le pape François a assuré qu'il aimerait y aller et qu'il "verra", mais a admis "que l'organisation est compliquée". Le secrétaire d'État aux Relations avec les États, Paul Richard Gallagher, a assuré dans une récente interview que le pape François pourrait se rendre à Kiev dès le mois d'août, bien que d'après les réponses du pape cette circonstance semble lointaine.

 

Au 150e jour de guerre, les combats se poursuivent dans le Donbass où plusieurs personnes ont été tuées ces derniers jours dont deux Américains. Au sud du pays, les forces ukrainiennes tentent de reprendre du terrain et peuvent compter sur de nouvelles aides militaires en provenance des États-Unis.  Des missiles russes ont visé le port d'Odessa, sur la mer Noire, faisant plusieurs blessés, a annoncé l'Ukraine, et la Russie dit avoir frappé des "infrastructures militaires" alors que l'Ukraine affirme qu'un dépôt de céréales a été touché (https://www.tf1info.fr/international/en-direct-guerre-ukraine-russie-frappes-russes-sur-odessa-kiev-accuse-poutine-de-cracher-a-la-face-du-monde-suivez-les-informations-du-dimanche-24-juillet-2227362.html).

 

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Publié le 23 Juillet 2022

Jesús Bastante nous montre dans son article du vendredi 22 juillet 2022 qu’ils sont intouchables depuis des décennies. Purs, sans souillure, au point d'assurer (avec au moins deux fermes convictions dans leur sein) être 'propres' du mal de la pédophilie dans leur sein. Mais la réalité cachait d'autres vérités dont certaines, comme la situation des femmes dans certains de ses centres, ont fini par exploser. L'omertá avec l'Opus Dei est terminée. Et celui qui ouvre les fenêtres n'est ni plus ni moins que le pape François.

 

Dans un sonore 'Motu Proprio' intitulé "Ad charisma tuendum" (Protéger le charisme), le pape François "juge opportun de confier au Dicastère pour le Clergé la compétence pour tout ce qui revient au Siège Apostolique en matière de Prélatures personnelles, dont le seul érigé jusqu'à présent est celui de l'Opus Dei". La norme, qui entrera en vigueur le 4 août, enlève le statut épiscopal au prélat (Ocáriz n'était plus évêque) et, dans une claque retentissante, rappelle à l'Œuvre qu'«une forme de gouvernement reposant davantage sur le charisme que sur l'autorité hiérarchique». De plus, l'Œuvre devra présenter, chaque année, «au Dicastère pour le Clergé un rapport sur l'état de la Prélature et sur le développement de son travail apostolique». «Souhaitant, par conséquent, sauvegarder le charisme de l'Opus Dei et promouvoir l'action évangélisatrice que ses membres mènent dans le monde, et en même temps devant adapter les dispositions relatives à la Prélature à la nouvelle organisation de la Curie romaine, je afin que les normes suivantes soient observées», souligne le pape.

 

Ce sont les suivants : Article 1. Le texte de l'art. 5 de la Constitution Apostolique Ut sit est désormais remplacé par le suivant : «Conformément à l'art. 117 de la Constitution Apostolique Praedicate Evangelium, la Prélature dépend du Dicastère pour le Clergé qui, selon les cas, évaluer les questions relatives aux autres Dicastères de la Curie romaine. Le Dicastère pour le Clergé, en traitant les différentes questions, fera usage des compétences des autres Dicastères par la consultation ou le transfert opportun de dossiers». Article 2. Le texte de l'article 6 de la Constitution apostolique Ut sit est désormais remplacé par le suivant : «Chaque année, le Prélat soumettra au Dicastère pour le Clergé un rapport sur l'état de la Prélature et sur la développement de son travail apostolique». Article 3. En raison des modifications de la Constitution Apostolique Ut sit introduites par la présente Lettre Apostolique, les Statuts de la Prélature de l'Opus Dei seront convenablement adaptés sur proposition de la Prélature elle-même, pour être approuvés par les organes compétents du Siège Apostolique.

 

Article 4. Dans le plein respect de la nature du charisme spécifique décrit dans la Constitution apostolique précitée, il est destiné à renforcer la conviction que, pour la protection du don particulier de l'Esprit, une forme de gouvernement basée davantage sur le charisme que sur la hiérarchie l'autorité est nécessaire. Dès lors, le prélat ne sera pas honoré de l'ordre épiscopal. Article 5. Tenant compte du fait que les insignes pontificaux sont réservés à ceux qui sont insignifiants auprès de l'ordre épiscopal, le Prélat de l'Opus Dei se voit accorder, en raison de sa charge, l'usage du titre de Protonotaire Apostolique Surnuméraire avec le titre de Révérend Monseigneur et, par conséquent, peut utiliser les insignes correspondant à ce titre. Article 6. À partir de l'entrée en vigueur de la Constitution Apostolique Praedicate Evangelium, toutes les questions pendantes dans la Congrégation pour les Évêques relatives à la Prélature de l'Opus Dei continueront à être traitées et décidées par le Dicastère pour le Clergé.

 

Jesús Bastante nous signale sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/opus-dei-Fernando-Ocariz-ordenacion-episcopal-charisma-tuendum-papa-francisco_0_2471152871.html) que le «révérend monseigneur» (qui n'est pas évêque) de l'Opus Dei, Fernando Ocáriz, assure que les membres de l'Œuvre «acceptent filialement» le Motu Proprio papal qui modifie ses statuts et qu'il s'est assis avec une corne brûlante à l'intérieur l'organisation créée par Escriva de Balaguer. "Comme si l'on ne pouvait 'pas accepter filialement' un Motu Proprio papal", souligne un ecclésiastique du Vatican à RD.

 

Enfin,  José Manuel Vidal nous montre dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/rumores_de_angeles/Francisco-obliga-Opus-redundarse-mismo-Iglesia-Dei-Obra_7_2471522834.html) ce samedi que dès le début, ils se sont crus spéciaux : les seuls, les purs, les propres, les supérieurs, les élus. Comme le dit «Camino, son livre de chevet», l'élite de l'Église face à la «classe des troupes». Dans les séminaires, ils ne cherchaient que les meilleurs (ceux qui avaient les meilleures notes, pas ceux qui avaient le meilleur cœur). Et, dans la vie civile, pareil. Et, peu à peu, ils sont devenus déifiés. Et accéder au pouvoir dans sa forme la plus pure : politique mais aussi sociale et surtout religieuse. Avec des techniques de cooptation qui ont fait d'Opus une machine bien huilée. Une fois que quelqu'un de l'Œuvre occupait un poste, il appartenait à l'organisation à perpétuité et celui qui l'occupait plaçait ses «compagnons» autour de lui.

 

Avec ces techniques et d'autres et avec leur énorme capacité de travail, de persévérance et de présence (comme l'âne dans la roue), ils gagnaient des espaces toujours plus grands de pouvoir-service ecclésial. On les appelait la «sainte mafia». Ils formaient une sorte d'Église dans l'Église. Cette occupation systématique des postes et des prébendes les a amenés à être détestés par de nombreux ecclésiastiques, notamment en Espagne, où les évêques ne les ont pas accueillis dans leurs diocèses. Car, de plus, elles échappaient à son contrôle direct et dépendaient des ordres et des instructions de son «prélat». L'image publique et ecclésiale de l'Œuvre (surtout en Espagne) a toujours été très mauvaise. Ils ont dit qu'elle avait été "falsifié" exprès par ses ennemis. Et ils ont tout tenté pour la changer, faisant pression sur les directeurs des médias ou obligeant leurs entreprises à les licencier (demandez au jésuite Pedro Miguel Lamet qui, à l'époque, dirigeait Vida Nueva). Ils n'ont pas fait grand-chose en termes de lavage d'image, mais ils s'en moquaient, car leur grand patron et allié maximal arriverait bientôt sur le trône pontifical : Jean-Paul II.

 

Le pape polonais (membre de la minorité perdante du Concile) est venu à la tête de l'Église avec un objectif clair : restauration ou involution. Et, pour cela, il s'appuie fortement sur ses troupes d'élite : les nouveaux mouvements, commandés par l'Opus. Dans le modèle polonais, transplanté dans l'Église universelle, l'Œuvre serait dédiée aux siens (les classes supérieures) et aux néocatéchumènes de Kiko Argüello, aux classes moyennes et inférieures, escortés par des cielinos ou des focolaris. La promotion wojtylienne auprès de ses troupes d'élite fut écrasante et immédiate : charges, postes, nominations... Et, surtout, des statuts canoniques très particuliers et, pour les entériner comme chose de Dieu, des canonisations expresses. D'abord, celle de son saint fondateur, Escrivá, et, plus tard, celle de son successeur, Álvaro del Portillo, ainsi que celle de nombreux autres membres de l'Œuvre. Celui-ci, pour sa part, était chargé de faciliter les procès de béatification et de canonisation avec toutes sortes de moyens matériels. Et l'argent restait toujours. En fait, à cette époque, on disait même qu'avec l'argent de l'Opus Dei, le Vatican avait été sauvé de la faillite provoquée par le mafieux Monseigneur Marcinkus, seigneur de l’IOR. Jean-Paul II était leur pape et, pour cette raison, ils ont promu le «Totus tuus» durant sa vie et, après sa mort, le «santo subito».

 

Avec Benoît XVI, son âge d'or se poursuit, mais de manière plus discrète et plus subtile, occupant surtout les deuxième et troisième places dans les rangs de la Curie vaticane et des curies diocésaines à travers le monde. Soutenu par son grand soutien canonique : sa Prélature personnelle, unique et incessible. Un tiroir à part dans l'univers canonique complexe, qui les place au-dessus même des évêques diocésains et à l'abri de toute inconstance vaticane. Mais, avec l'arrivée du pape François sur le trône pontifical, l'Église a quitté le modèle impérial et le christianisme polonais, pour tenter d'être une Église sortante, samaritaine, plus laïque et moins cléricale. Et dans ce nouveau modèle, ni le statut ni la structure du Travail ne rentrent. Et le décret 'Ad charisma tuendum' du pape François est arrivé, pour les forcer à mettre de l'ordre parmi eux. Parce que le pape vient leur dire : vous avez un gros problème. D'une part, la Prélature est cléricale (c'est pourquoi elle dépend du dicastère pour le Clergé) et n'est pas assimilable à une Église diocésaine, mais 95% de ses membres sont des laïcs, qui coopèrent organiquement (?) avec la Prélature.

 

Comment résoudre ces incohérences ? La solution au problème est typiquement bergoglienne : je ne vais pas prendre tout le gâteau en le résolvant; faites-le vous-mêmes, en adaptant vos propres statuts et en décidant de ce que vous allez faire. C'est-à-dire si, sous mon contrôle, le pape vient dire, dans un de ses coups de maître auxquels nous sommes déjà habitués. En d'autres termes, l'Opus Dei doit développer son charisme de travail sanctifiant et moins se soucier d'exalter Monseigneur Escrivá et de prioriser son travail. Par exemple, l'autorité et la division du travail selon le sexe et les rangs académiques sont des éléments actuels en son sein, mais pas en accord avec les signes des temps ou avec ce que l'Évangile exige. Et ainsi de suite.

 

Bref, l'Opus perd son privilège d'exception, dans une Église où il ne peut y avoir de classes, car c'est une Église de frères et donc d'égaux, de «classe de troupes». Il était temps !

 

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Publié le 22 Juillet 2022

religiondigital.org nous montre ce vendredi 22 juillet 2022 que le Chemin synodal, forum de dialogue de l'Église catholique allemande, a répondu jeudi au Vatican qu'il ne suivra pas "un chemin spécial allemand" mais qu'il considère qu'il doit indiquer les changements dont il a besoin pour surmonter la crise causée par les cas d'enfants abusés.

 

"Nous ne nous lassons pas de souligner que l'Église en Allemagne ne suivra pas une 'voie spéciale allemande'. Cependant, nous considérons qu'il est de notre devoir d'indiquer clairement où nous pensons que des changements sont nécessaires", selon un communiqué de sa présidente, Irme Stetter-Karpe. "Nous sentons déjà que les problèmes et les questions que nous avons identifiés sont similaires à travers le monde", a déclaré Stetter-Karp dans un communiqué également signé par Mgr Georg Bätzing, président de la conférence épiscopale allemande.

 

"Nous voudrions également vous rappeler que le Chemin synodal est la conséquence de l'étude des 'Abus sexuels de mineurs par des prêtres catholiques, des diacres et des religieux masculins dans le domaine de la Conférence épiscopale allemande'", ajoute le communiqué. "Nous sommes reconnaissants que les évêques et que le ZdK (Comité central des catholiques allemands) puissent parcourir ce chemin ensemble et compter sur le soutien et la coopération active du peuple pèlerin de Dieu", indique le texte. Les signataires du communiqué rappellent que "les résolutions de l'Assemblée synodale n'ont pas d'effets juridiques par elles-mêmes", après que le Vatican a prévenu ce jeudi que «la 'voie synodale' en Allemagne n'a pas le pouvoir de contraindre les évêques et les fidèles assumer de nouveaux modes de gouvernement et de nouvelles formes de doctrine et de morale».

 

Le Vatican a ajouté que l'Église catholique allemande «ne peut pas forcer les évêques et les fidèles» à assumer de nouvelles formes de doctrine morale, compte tenu du débat sur la fin du célibat parmi le clergé de ce pays, bien que le Saint-Siège ne mentionne pas le mot «célibat» dans sa déclaration. En février dernier, Mgr Bätzing était ouvert à la fin du célibat obligatoire des prêtres et a déclaré que l'existence de prêtres mariés pouvait enrichir l'Église et l'institution du mariage. "Je ne vois pas que le mariage et le sacerdoce ne peuvent pas s'enrichir mutuellement", a déclaré Bätzing au début d'une session du forum Chemin synodal visant à rechercher des réformes dans l'Église. La fin du célibat obligatoire est l'une des propositions répétées des laïcs catholiques allemands, dont beaucoup demandent également que les femmes aient accès au sacerdoce.

 

Alors que pour l'avocat chanoine de Tübingen Bernhard Anuth le document ne fait que clarifier ce qui est dans les statuts du chemin synodal, pour l'avocat chanoine Thomas Schüller la lettre du Vatican est comme une menace politique pour le Chemin synodal et il ne comprend pas les inquiétudes romaine, tandis que le secrétaire général de la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (RKZ), Daniel Kosch qui participe au Chemin synodal en tant qu'observateur suisse, a critiqué la déclaration du Vatican, et l’association professionnelle des conseillers pastoraux partage la critique de l'approche du Vatican. L'initiative catholique conservatrice "Maria 1.0" a quant à elle salué la déclaration du Vatican, alors que Sœur Anna Mirijam Kaschner a posé la question de savoir si le Chemin synodal avait un problème de communication. La théologienne d'Erfurt Julia Knop, d'autre part, a déclaré à l'agence de presse catholique (KNA) que les inquiétudes du Vatican n'étaient pas fondées, et le vice-président du ZdK, Thomas Söding, ne voit également aucune raison de mettre fin au chemin synodal, tandis que le doyen de la ville de Bonn, Wolfgang Picken, a réagi positivement aux commentaires de Rome (https://www.katholisch.de/artikel/40299-reaktionen-auf-vatikan-erklaerung-zwischen-misstrauensvotum-und-lob).

 

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Publié le 21 Juillet 2022

Jesús Bastante nous montre sur religiondigital.org ce jeudi 21 juillet 2022 qu’insolite, de par le ton, et la signature - "Saint-Siège" - avertissant la Voie synodale allemande et certaines de ses propositions (changements de doctrine sexuelle, ouverture du sacerdoce aux personnes mariées et aux femmes, etc...) qui "représenteraient une atteinte à la communion ecclésiale et une menace à l'unité de l'Église" si elles étaient menées sans l'accord de toute l'Église universelle.

 

«Afin de protéger la liberté du Peuple de Dieu et l'exercice du ministère épiscopal, il semble nécessaire de préciser que la "Voie synodale" en Allemagne n'a pas le pouvoir de contraindre les évêques et les fidèles à adopter de nouvelles formes de gouvernement et de nouvelles approches de la doctrine et de la morale», lit-on dans la déclaration, habillée comme une «Déclaration du Saint-Siège». Il y est dit qu'«il ne serait pas licite d'initier de nouvelles structures ou doctrines officielles dans les diocèses, avant un accord conclu au niveau de l'Église universelle, qui représenterait une blessure à la communion ecclésiale et une menace pour l’unité de l'"Église"

 

Le texte rappelle la Lettre que le pape François a écrite aux catholiques allemands en 2019 pour ajouter que «l'Église universelle vit dans et à partir des Églises particulières, tout comme les Églises particulières vivent et fleurissent dans et à partir de l'Église universelle, et si elles sont séparées de l'Église tout le corps ecclésial, s'affaiblir, pourrir et mourir. D'où la nécessité de toujours garder vivante et efficace la communion avec tout le corps de l'Église». C'est pourquoi, conclut la déclaration, «on espère que les propositions du Chemin des Églises particulières en Allemagne se dirigeront vers le chemin synodal que suit l'Église universelle, pour l'enrichissement mutuel et le témoignage de cette unité avec laquelle le corps de l'Église manifeste sa fidélité au Christ Seigneur».

 

Lors de sa réunion début février, l'assemblée synodale a adopté des résolutions appelant à un plus grand rôle et une plus grande voix pour les laïcs dans la prise de décision de l'Église et à l'implication des laïcs dans les chapitres de la cathédrale qui ont une voix dans la recommandation des noms de candidats à soumettre au pape pour possibilité de nomination comme évêque. L'assemblée a également procédé à son premier examen des motions visant à encourager un assouplissement de la règle du célibat obligatoire pour la plupart des prêtres de rite latin et en faveur de l'ordination des femmes comme diacres. La bénédiction des unions homosexuelles a également été largement débattue, mais n'a pas été formellement adoptée par l'assemblée (https://cruxnow.com/vatican/2022/07/vatican-says-germanys-synodal-path-has-no-power-to-change-doctrine).

 

On peut comprendre que les craintes de Rome viennent du fait que le Chemin synodal allemand a débattu sur des sujets sensibles de l’Église que sont les thèmes du pouvoir, du sacerdoce et de la morale sexuelle ainsi que sur le rôle des femmes dans l'Église. Cependant cette crainte est infondée, car cette réforme veut débarrasser l’Église allemande du cléricalisme déclencheur de la crise de confiance et de crédibilité dans l'Église déclenchée par le scandale des abus par des mesures fortes pleinement dans l’Évangile.

 

katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/40284-lateinamerika-adveniat-beklagt-einseitigen-blick-auf-synodalen-weg) nous montre que lors de son récent voyage en Amérique latine, le PDG d'Adveniat, Martin Maier, a déclaré avoir entendu de nombreuses fausses déclarations sur le chemin synodal lors de nombreuses conversations avec des évêques, des prêtres, des religieux et des laïcs lors de son voyage en Colombie à la mi-juillet. En réponse, il fait une proposition concrète en disant qu'il voulait proposer au Présidium synodal que le président de la Conférence épiscopale latino-américaine CELAM, Mgr Miguel Cabrejos Vidarte, soit invité à la conférence finale du Chemin synodal. L'archevêque de Trujillo, au Pérou, a réagi "très positivement et avec plaisir" à cette idée.

 

Maier a souligné qu'il était capable de prendre l'offensive contre des préjugés répandus tels que la déclaration selon laquelle l'Église en Allemagne voulait se séparer de l'église mondiale. Il a précisé que le chemin synodal en Allemagne, comme les assemblées épiscopales de l'Église latino-américaine, concerne "la joie et l'espérance, la tristesse et la peur des gens d'aujourd'hui, en particulier les pauvres et les opprimés de toutes sortes" (Constitution pastorale Gaudium et spes) à interpréter à la lumière de l'Évangile. De cette manière, les catholiques d'Allemagne remplissaient le mandat du Concile Vatican II (1962-1965) de reconnaître les signes des temps.

 

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Publié le 20 Juillet 2022

Hernán Reyes Alcaide, correspondant au Vatican, nous montre dans son article du mercredi 20 juillet 2022 sur religiondigital.org qu’il y aura neuf discours, en espagnol, lors d'un voyage "axé" sur les rencontres qu'il aura avec les peuples indigènes. Près d'une semaine au cours de laquelle Jorge Bergoglio reviendra au corps pour s'excuser au nom de l'Église, même pour des situations qui se sont produites des années et des années avant son arrivée sur le trône de Pierre.

 

Ainsi, le pape François partira ce dimanche pour le Canada pour un voyage au cours duquel il renouvellera la "honte" pour les abus commis dans les internats gérés par des institutions chrétiennes envers les peuples autochtones du pays nord-américain, lors d'un voyage que le pontife lui-même a défini comme un «pèlerinage de pénitence» dans lequel il montrera son «indignation» face à ce que les peuples des Premières Nations, les Inuits et les Métis ont vécu entre la fin du 19e siècle et les années 1960. "Le pape a déjà souligné la question du colonialisme passé et présent, ainsi que l'indignation et la honte pour ce que ces peuples ont subi. Ce sont quelques-uns des éléments que nous pourrons trouver dans les paroles des jours à venir", a déclaré le porte-parole papal avancé aujourd'hui Matteo Bruni présentant le voyage à la presse. "Il y a aussi une préoccupation qui unit le pape et les peuples indigènes, qui est de prendre soin de l'environnement", a ajouté Bruni.

 

Lors de son 37e voyage en tant que pape hors d'Italie, le pontife parcourra un total de 19 246 kilomètres entre le dimanche 24 et le samedi 30 pour visiter les villes d'Edmonton, Québec et Iqaluit, où il prononcera neuf discours, la plupart axés sur la réconciliation de l'Église avec les peuples autochtones canadiens après les exactions commises dans les 150 centres déployés au pays, dont une quarantaine gérés par des institutions chrétiennes.  L'arrivée du pape dans le pays nord-américain pour s'excuser auprès des familles des victimes et des survivants, qui aura pour devise "Marcher ensemble", avait été l'une des 94 demandes explicites que la Commission pour la vérité et la réconciliation a exigées en 2015, qui, avec la participation de représentants autochtones, a institué le gouvernement canadien pour documenter l'histoire de la souffrance dans les pensionnats chrétiens. La préparation du rapport, dans lequel le plan systématique d'élimination des coutumes indigènes est qualifié de "génocide culturel".

 

Le voyage du pape intervient après les rencontres qu'il a eues au Vatican fin mars et début avril avec des représentants des Métis, des Inuits et des Premières Nations , les trois peuples autochtones qui ont subi des abus de toutes sortes dans les pensionnats qui fonctionnaient au Canada depuis le du milieu du XIXe siècle à la fin du XXe et par laquelle sont passés quelque 150 000 enfants, dont beaucoup ont été victimes d'abus qui ont parfois causé leur mort.

 

Bruni a exprimé l'importance du discours que le pape a adressé le 1er avril aux représentants des trois peuples au Vatican, lorsqu'il a soulevé. Dans le même ordre d'idées, dimanche dernier, le pape François a affirmé que "malheureusement, au Canada, de nombreux chrétiens, dont certains membres d'instituts religieux, ont contribué à des politiques d'assimilation culturelle qui, par le passé, ont gravement nui aux communautés autochtones de diverses manières".  "Maintenant, je vais faire un pèlerinage pénitentiel qui, je l'espère, avec la grâce de Dieu, contribuera au chemin de guérison et de réconciliation déjà entrepris", a souligné le pape ce dimanche après avoir prié l'Angélus.

 

C’est un voyage historique, un pèlerinage pénitentiel à la rencontre de communautés traumatisées par des décennies d’assimilation, acculturation et discrimination.

 

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Publié le 18 Juillet 2022

katholisch.de nous montre dans son article du lundi 18 juillet 2022 que le Comité central des catholiques allemands (ZdK) a réaffirmé son soutien aux personnes homosexuelles et transgenres. "Les droits des personnes LGBTQ sont des droits humains qui s'appliquent dans le monde entier", a déclaré lundi la vice-présidente Birgit Mock à Berlin. En conséquence, le ZdK se félicite d'un procès intenté par l'Union européenne la semaine dernière contre son État membre, la Hongrie. La Commission européenne accuse le gouvernement du président Viktor Orban de discriminer délibérément les minorités avec une loi restreignant les informations sur l'homosexualité et la transsexualité. Le ZdK a également condamné la loi hongroise. Du point de vue du vice-président du ZdK, il est particulièrement grave que le gouvernement hongrois se réfère à une prétendue "image chrétienne de l'homme". "Surtout en tant qu'Église qui considère que sa mission est basée sur l'image de Dieu et la dignité indisponible de tous les peuples, nous ne pouvons pas rester silencieux lorsque les gens sont tellement dévalorisés dans leur identité de genre et leur orientation sexuelle", a déclaré Mock, qui préside également le Forum "Sexualité et Partenariat" de la Voie Synodale du Dialogue Catholique Réformé.

 

Elle a également évoqué une contribution du secrétaire général du ZdK, Marc Frings, pour la plateforme américaine "Outreach". Dans le texte publié sur le blog dimanche, Frings a suggéré un réajustement de l'enseignement de l'Église sur l'homosexualité. L'Église doit être "un espace sûr pour rencontrer des personnes d'identités sexuelles différentes", a exigé Frings. Selon Frings, l'Église en Allemagne en particulier pourrait initier un développement à travers son dialogue de réforme qui pourrait également avoir un impact sur l'Église universelle. «Surtout dans les pays dont les gouvernements continuent de reconnaître les autorités ecclésiastiques, un tel signal ne doit pas être sous-estimé. Nous ne parlons pas seulement de l'énergie criminelle dans les pays du Sud : les membres de l'UE, avec lesquels nous formons une communauté de valeurs, discriminent également et avec le soutien de l'église, les homosexuels.»

 

La Hongrie a adopté en juin 2021 une loi interdisant «la représentation ou la promotion» de l’homosexualité et du changement de sexe auprès des mineurs, qui avait suscité des réactions indignées, notamment de la part de dirigeants européens, ce qui explique que La Commission européenne a annoncé le vendredi 15 juillet avoir saisi la justice de l’UE contre la Hongrie. «La Commission considère que la loi viole les règles du marché intérieur, les droits fondamentaux des personnes (en particulier les personnes LGBT+) ainsi que (…) les valeurs de l’UE», indique un communiqué. Il s’agit d’une nouvelle étape dans la procédure d’infraction lancée contre ce pays, qui peut conduire à une condamnation de la Cour de justice de l’UE, voire à des sanctions financières. Bruxelles a activé en avril une procédure qui peut mener à la suspension du versement de fonds européens à ce pays, en raison d’inquiétudes sur les conditions de passation des marchés publics, un manque de contrôle et de transparence de l’utilisation des fonds, les insuffisances dans la lutte contre la fraude et la corruption. Les inquiétudes de la Commission sur l’État de droit sont aussi au cœur du blocage du plan de relance hongrois, d’un montant de 7,2 milliards d’euros de subventions européennes (https://www.20minutes.fr/monde/3326043-20220715-hongrie-bruxelles-saisit-justice-ue-propos-loi-anti-lgbt).

 

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