Publié le 16 Mai 2022

Christa Pongratz-Lippitt, et Christopher Lamb dans The Tablet nous montrent ce lundi 16 mai 2022 que la  campagne populaire #liebegewinnt, ou "l'amour gagne", en Allemagne, a de nouveau organisé des services de bénédiction pour tous les couples qui s'aiment, y compris les couples LGBTQ, mais les chiffres étaient en baisse par rapport à l'année dernière - de 110 à 80 services dans tout le pays.

 

La campagne #liebegewinnt, qui s'est tenue cette année le 10 mai, a débuté l'année dernière en réaction au «non» aux bénédictions homosexuelles de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF) qui a été publié le 15 mars 2021. La CDF a déclaré : «Il n'est pas licite de conférer une bénédiction aux relations, ou partenariats, même stables, qui impliquent une activité sexuelle hors mariage, comme c'est le cas des unions entre personnes du même sexe. La présence dans de telles relations d'éléments positifs, qui sont en eux-mêmes valorisables et appréciés, ne peut justifier ces relations et en faire des objets légitimes d'une bénédiction ecclésiale, bien que des éléments positifs existent dans le cadre d'une union non ordonnée au dessein du Créateur.»  

 

Cette année, cependant, pour la première fois, un évêque allemand y a participé. L'évêque auxiliaire d'Essen, Ludger Schepers, qui est responsable du travail pastoral avec la communauté LGBTQ au sein de la conférence épiscopale allemande, a participé à un service de bénédiction œcuménique qui comprenait également des couples divorcés remariés à la Marktkirche d'Essen. Il n'y a pas eu de services de bénédiction à Munich ou à Augsbourg cette année. Un prêtre munichois, le père Wolfgang Rothe, qui a tenu un service de bénédiction pour les couples qui s'aiment, y compris les personnes de la communauté LGBTQ l'année dernière à Munich, a publié une déclaration expliquant que cette année, il n'avait pas pu trouver une église dans laquelle il pourrait tenir une cérémonie de bénédiction. "Toutes mes demandes sont restées sans réponse ou ont été rejetées", a-t-il déclaré.

 

Renate Spanning, porte-parole de Maria 2.0, l'initiative de réforme de l'Église catholique féminine allemande, qui a participé à une cérémonie de bénédiction l'année dernière, a déclaré à la radio bavaroise qu'elle était «frustrée». Plusieurs évêques allemands avaient récemment parlé de la nécessité de réformer l'enseignement de l'Église sur l'homosexualité, a-t-elle dit, ajoutant : «Les cérémonies de bénédiction seraient sûrement la conséquence logique maintenant. Mais quand il s'agit d'enchâsser liturgiquement leur admission orale, il n'y a personne à trouver.»

 

À Würzburg, en revanche, deux paroisses célèbrent des services de bénédiction : dans le quartier de Heidingsfeld et dans l'église des Augustins au centre-ville. Tout le monde peut recevoir la bénédiction "quelles que soient son orientation sexuelle et son identité de genre". Burkhard Hose, qui a aidé à lancer la campagne en mars de l'année dernière, est l'un des participants : «Les services n'appartiennent à personne, ils ne peuvent pas être exploités. De plus, ils font toujours partie d'un contexte ecclésiastique et social et ne peut avoir lieu dans le vide», selon le prêtre de l'université de Würzburg. La campagne de bénédiction a récemment reçu une impulsion politique ecclésiale grâce aux déclarations du pape François. De l'avis du chef de l'Église catholique, les personnes homosexuelles ne sont pas rejetées "par l'Église" mais par "les gens de l'Église" (https://www.br.de/nachrichten/bayern/liebegewinnt-feiert-segnungsgottesdienste-deutschlandweit,T4sSHnW).

 

Cependant, on ne sait toujours pas si les paroles pastorales du pape seront également suivies de changements doctrinaux. Dans le processus de réforme "Voie synodale" de l'Église catholique en Allemagne, une majorité de clercs et de laïcs se dessine. Le prêtre munichois Wolfgang Rothe l'exige également, bien que - ou précisément parce qu'il ne peut pas offrir de service de bénédiction cette année. Malgré toute la bienveillance pour l'action, il redoute aussi une certaine routine. Car alors, selon Rothe, les dirigeants de l'Église pourraient «s'adosser calmement» selon la devise : «Pourquoi changer fondamentalement quelque chose quand cela peut être fait de cette façon ? L'interdiction du Vatican de bénir pourrait rester en place, les passages homophobes du catéchisme de l'Église catholique n'aurait pas à être réécrite». Mais c'est exactement ce qu'ils devraient faire, les initiateurs de #liebegewinnt, "Maria 2.0" et Wolfgang Rothe sont d'accord là-dessus (https://www.br.de/nachrichten/bayern/liebegewinnt-feiert-segnungsgottesdienste-deutschlandweit,T4sSHnW).

 

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Publié le 15 Mai 2022

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre que le pape François a proclamé saints ce dimanche 15 mai 2022 dix figures de l’Église catholique, dont l’ermite du désert Charles de Foucauld, devant quelque 45 000 fidèles du monde entier réunis sur la place Saint-Pierre à Rome. Parmi ces dix canonisés figurent les religieux français Marie Rivier (1768-1838) et César de Bus (1544-1607) ainsi que le prêtre et journaliste néerlandais Titus Brandsma, connu pour son engagement contre la propagande nazie durant la Seconde Guerre mondiale et tué à Dachau en 1942.

 

Arrivé en voiture, le pape François, 85 ans, qui souffre de douleurs au genou, n’est pas apparu en fauteuil roulant pour présider cette messe de canonisation – la première depuis la pandémie – aux côtés d’une cinquantaine de cardinaux et de 2000 prêtres et évêques. Tôt ce dimanche, par un temps estival, des groupes de pèlerins – dont beaucoup venus de France, des Pays-Bas, d’Afrique et d’Amérique latine – avaient commencé à affluer devant la plus grande basilique du monde, sur lequel étaient accrochés des portraits des nouveaux saints. Certains pèlerins portaient eux-mêmes un vêtement à leur effigie. Le pape François a exhorté les 45 000 fidèles présents à ne pas considérer la sainteté comme une forme d’«héroïsme personnel» mais comme un encouragement à multiplier les «efforts» dans «la vie concrète» (https://www.la-croix.com/Religion/Canonisation-Charles-Foucauld-pape-fait-leloge-saintete-quotidien-2022-05-15-1201215194). Et sans doute en pensant à l’Ukraine le pape a déclaré à la fin de la messe qu’«Alors que malheureusement les distances, les tensions et les guerres augmentent dans le monde, que ces nouveaux saints inspirent des voies de dialogue, surtout le cœur et l’esprit de ceux qui occupent des postes à responsabilité, et sont appelés à être des protagonistes de la paix et non de la guerre».

 

La canonisation – étape finale vers la sainteté dans l’Église catholique, succédant à la béatification – requiert trois conditions : être mort depuis cinq ans au moins, avoir mené une vie chrétienne exemplaire et avoir accompli au moins deux miracles. Le procès en béatification de Charles de Foucauld, mort assassiné en 1916 à Tamanrasset, dans le Sud désertique algérien, avait commencé dans les années 1930. Il avait été déclaré bienheureux en 2005 par le pape Benoît XVI. Après la guérison d’un cancer en 1984, un deuxième miracle lui a été attribué par le Vatican : l’histoire insolite d’un jeune charpentier de Saumur (centre de la France), qui survit en 2016 à une chute de 15 mètres sur un banc, malgré un abdomen transpercé. Le martyr Devasahayam (Lazare) Pillai (1712-1752), un hindou converti au christianisme, est quant à lui le premier laïc indien à devenir saint. Arrêté, il est torturé pendant trois ans puis exécuté, ayant refusé d’abjurer sa foi. Les cinq autres canonisés sont les prêtres italiens Luigi Maria Palazzolo et Giustino Maria Russolillo, les religieuses italiennes Maria Domenica Mantovani et Maria di Gesù Santocanale, et l’italo-uruguayenne Maria Francesca Rubatto, qui devient la première sainte de l’Uruguay.

 

Après la cérémonie, qui a duré environ deux heures, le souverain pontife, souriant, s’est livré à son traditionnel tour de «Papamobile» sur la place, embrassant et bénissant des bébés et saluant les fidèles massés derrière les barrières. Pa si étonnant pour un pape qui voit que la sainteté n'est pas hors de portée mais se trouve plutôt «parmi les casseroles et les poêles» (https://cruxnow.com/vatican/2022/05/new-saints-feature-muslim-catholic-pioneer-priest-journalist-killed-by-nazis).

 

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Publié le 14 Mai 2022

LeMonde.fr avec l’AFP nous montre que plusieurs milliers de personnes, surtout beaucoup de parents accompagnés de leurs enfants portant des ballons, ont participé samedi 14 mai à Zagreb à une marche contre l’avortement, organisée par des associations conservatrices, où sur  leurs pancartes, on pouvait notamment lire « Les enfants non nés, la minorité la plus menacée en Croatie» ou «Les vies non nées comptent aussi». Deux jours plus tôt, la Croatie a connu une mobilisation de soutien à Mirela Cavajda, femme qui a mené une difficile bataille pour obtenir l’autorisation d’avorter, en raison de la maladie de son fœtus.

 

Des milliers de personnes avaient manifesté jeudi à Zagreb en faveur du droit à la santé des femmes. La manifestation, organisée sous le mot d’ordre «Assez», s’est déroulée au lendemain de l’annonce par le ministre de la santé, Vili Beros, qu’une «commission a autorisé l’interruption de grossesse» de Mirela Cavajda. Cette mère d’un enfant était au sixième mois de grossesse quand les médecins ont diagnostiqué en avril une tumeur au cerveau de son fœtus. Sa demande d’avortement a été refusée par quatre hôpitaux de Zagreb, mais la pression publique a finalement contraint la commission médicale à donner mercredi son feu vert pour l’intervention.

 

Le 12 mai, de nombreux manifestants portaient des banderoles roses sur lesquelles il était écrit «Assez du cléricalisme dans les cliniques gynécologiques», «Assez du refus de fournir une procédure médicale» ou encore «Assez de mettre en péril la santé des femmes». La manifestation a été organisée à Zagreb et dans huit autres villes de la Croatie pour montrer «la solidarité avec toutes les femmes (…) dont le droit à la santé, garanti par les lois en Croatie, est violé quotidiennement», avaient souligné les organisateurs.

 

En Croatie, des groupes conservateurs, soutenus par l’Église catholique, pressent le gouvernement de limiter le droit à l’avortement, autorisé jusqu’à la dixième semaine de grossesse. Après cette période, un avortement peut être pratiqué si la santé de la femme ou du fœtus est en danger grave, ou en cas de viol ou d’inceste. Près de 90 % des 3,9 millions de Croates sont catholiques, et l’Église reste très influente au sein de la société. Le droit à l’avortement est de plus en plus mis à l’épreuve, car beaucoup de médecins refusent de pratiquer des interruptions volontaires de grossesse en invoquant l’objection de conscience. La Cour constitutionnelle de Croatie a rejeté en 2017 un recours de plusieurs groupes conservateurs qui réclamaient l’interdiction de l’avortement. Elle a alors aussi jugé que la législation de 1978 était obsolète et a demandé sa révision. Des groupes de défense des droits de l’homme craignent que ces changements ne conduisent à plus de restrictions.

 

Enfin, aux États unis, sous le slogan "Pas touche à nos corps!", des milliers de manifestants sont attendus pour défendre le droit à l'avortement, menacé par la Cour suprême. Quelque 400 cortèges sont organisés à travers le pays, dont des grandes marches à New York, Chicago, Austin, Los Angeles, et bien sur Washington, où se trouve le siège de la Cour suprême. Les manifestants ont commencé à se rassembler au pied du Washington Monument. Ils doivent s'élancer dans moins de deux heures. Sur place, Veronica, une jeune trentenaire venue de la banlieue de Washington, a rejoint le mort d'ordre du jour "ne touche pas à mon corps" et y ajoute le droit à l'erreur : "Je ne comprends pas ce qu'il se passe. On fait des erreurs parfois, mais ce doit être à nous de décider. C'est un mauvais signal et j'ai le sentiment que les femmes sont sur le point de perdre des droits dans beaucoup de domaines", explique-t-elle.  Parmi les droits qu'ont peur de perdre les femmes, on retrouve en particulier la contraception. Le mariage homosexuel pourrait aussi être remis en question. L'ampleur de la mobilisation va servir d'indicateurs pour connaitre la colère du pays, même s'il y a peu de chances que cela change l'avis de la Cour suprême ultra-dominée par les conservateurs (https://www.rtl.fr/actu/international/les-infos-de-18h-etats-unis-forte-mobilisation-attendue-pour-le-droit-a-l-avortement-7900154430).

 

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Publié le 12 Mai 2022

katholisch.de nous montre que l'évêque limbourgeois Georg Bätzing a clairement rejeté les critiques renouvelées de l'archevêque de Denver, Samuel J. Aquila, sur la voie synodale. Dans le même temps, le président de la Conférence épiscopale allemande (DBK) a annoncé dans son e-mail à Aquila publié ce jeudi 12 mai 2022 qu'il ne répondrait plus aux lettres ouvertes à l'avenir. Bätzing a déjà reçu et répondu à plusieurs lettres ouvertes d'évêques sur le chemin synodal, y compris des lettres des conférences épiscopales polonaise et nordique.

 

Aquila fait partie d'un groupe de 74 évêques, pour la plupart anglophones, qui ont exprimé leurs craintes dans une lettre ouverte à la mi-avril que les réformes prévues ne conduisent une fois de plus dans l'histoire à un schisme du sol allemand. Bätzing a rejeté ces allégations dans une première lettre adressée à Aquila. Il a souligné que le chemin synodal consiste à affronter les "causes systémiques de l'abus et de sa dissimulation qui ont causé des souffrances indicibles à tant de personnes dans et à travers l'Église".

 

Dans une lettre en réponse à Bätzing début mai, Aquila a réitéré sa position et décrit le chemin synodal comme une "trahison de l'évangile". L'initiative selon lui  remet en cause le système de croyances et dans certains cas le rejette même. Dans ce contexte, il s'est référé aux débats sur la morale sexuelle catholique à titre d'exemple. Au sujet des abus, Aquila a écrit : "Pourquoi la doctrine catholique doit-elle changer sur des questions fondamentales de doctrine et de vie morale parce que les évêques allemands n'ont pas réussi à enseigner efficacement et à diriger honnêtement ?"

 

Dans sa réponse écrite à Aquila, le président de la Conférence épiscopale allemande déclare maintenant : "En raison de discussions intensives avec les personnes concernées et d'études scientifiques intensives sur l'occurrence de l'abus d'enfants et de jeunes par des clercs dans notre pays, nous avons dû accepter douloureusement qu'il existe des facteurs systémiques multidimensionnels dans l'Église catholique qui encouragent les abus." Les découvrir et les surmonter est le point de départ du chemin synodal.

 

D'un autre côté, l'argument d'Aquila selon lequel les évêques ont commis des erreurs dans la gestion des abus et veulent maintenant remettre en question fondamentalement l'enseignement de l'Église au lieu d'en assumer la responsabilité, "de mon humble avis est alarmant d'une seule ligne et malheureusement la réalité complexe des structures qui encouragent les abus loin d'être justes pour l'Église catholique". Bätzing a annoncé qu'il ne répondrait plus aux lettres ouvertes. "Je l'ai fait la première fois par respect pour vous et pour les confrères. Mais vous savez aussi qu'il est de coutume de laisser des lettres ouvertes sans réponse."

 

Entre-temps, il a également appris que parmi ceux qui ont signé la première lettre, il y avait aussi ceux "qui étaient extrêmement mal informés sur le processus réel de discussion du chemin synodal", reproche Bätzing à l'archevêque de Denver. "Et même après un certain temps, ils ne savaient pas cela et comment j'avais répondu en détail. Cela montre : vous n'avez pas rendu ma réponse accessible au public d'une manière qui ressemblait à distance à votre propre lettre." C'est le droit d'Aquila, mais fait apparaître ses actions "quelque peu discutables".

 

Jesús Bastante nous apprend aussi sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/espana/abusos-iglesia-espana-arguello-omella-gabilondo-defensor-pueblo-pederastia-confer-jesuitas-victimas_0_2449855003.html) que le président de la Conférence épiscopale espagnole, Juan José Omella, a fermé la porte cet après-midi à la participation des évêques à la commission anti-abus dirigée par le Médiateur, Ángel Gabilondo. Cela a été annoncé par le cardinal lors d'une rencontre avec les présidents de grands groupes de communication, auxquels il a présenté, avec Luis Argüello, le rapport d'activités du CEE. Il en informera donc le Médiateur lors de la réunion qu'ils tiendront cet après-midi. 

 

Omella ferme ainsi une porte que d'autres institutions ecclésiales, comme la Confer et les Jésuites, ont laissée ouverte. En effet, dans la série de rencontres que Gabilondo organise avec différentes institutions et associations de victimes, pratiquement tous ont confirmé qu'ils participeront et en feront partie, bien que les religieux aient préféré que leur présence soit discrète. "En petit comité ", ont indiqué des sources proches des réunions. De la même manière, de nombreuses victimes feront partie de la commission, bien que d'autres, notamment les Catalans, aient manifesté leur méfiance, bien qu'ils n'aient pas été ouverts au contact avec les responsables de la commission. Gabilondo devrait annoncer sa composition dans les prochaines semaines.

 

Malheureusement, la réponse à ce sujet du porte-parole Luis Argüello n’a pas été à la hauteur puisqu’ il a insisté sur le fait que les cas d'abus sexuels dans l'Église font partie d'un problème pour l'ensemble de la société, cherchant à le minimiser dans l’Église, tandis que la Conférence épiscopale espagnole préfère se concentrer sur l’IVG, puisque le gouvernement socialiste souhaite permettre aux mineures à avorter sans l’autorisation de leurs parents dès 16 ans(https://www.ouest-france.fr/europe/espagne/espagne-madrid-veut-renforcer-le-droit-a-l-ivg-baba6a1c-d1fd-11ec-b0ed-05ec53e3374f), pour dire que cette question ne peut être abordée comme un droit exclusif des femmes à l'égard de leur corps (https://www.religiondigital.org/espana/obispos-nueva-Aborto-Asumamoslo-eliminar_0_2449855004.html). Les victimes de prêtres pédophiles ont mont d’intérêt que de priver les femmes de disposer leur propre corps. On ne peut pas faire plus abject pour des pasteurs qui devraient avoir l’odeur de leur brebis.

 

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Publié le 11 Mai 2022

Jesús Bastante nous montre sur religiondigital.org ce mercredi 11 mai 2022 que la fuite du projet de résolution de la Cour suprême des États-Unis dans lequel il est proposé d'abroger le droit à l'avortement au pays, en vigueur depuis 1972, a suscité la controverse aux quatre coins de l'Amérique du Nord. Dans l'Église aussi, où la question de l'avortement a été historiquement un cheval de bataille entre conservateurs et progressistes et qui, ces derniers temps, a également servi de bélier pour attaquer le deuxième président catholique des États-Unis, Joe Biden.

 

En ce sens, la Conférence épiscopale américaine a publié une note, signée par son président, José H. Gómez, et le président du Comité pour les activités pro-vie de l'USCCB, William E. Lori, dans laquelle ils invitent les fidèles "de se joindre au jeûne et à la prière" aux manifestations anti-avortement pour "l'annulation de Roe v. Wade et Planned Parenthood v. Casey dans la décision finale de la Cour suprême dans Dobbs v. Jackson" et " pour la conversion des cœurs et des esprits de ceux qui défendent l'avortement." "Au milieu des tensions actuelles, nous invitons les catholiques de tout le pays à se joindre à nous pour jeûner et prier le Rosaire le vendredi 13 mai, en mémoire de Notre-Dame de Fatima", indique la note, qui appelle également à prier "pour notre nation, pour l'intégrité de notre système judiciaire, et que toutes les branches du gouvernement puissent se consacrer à la recherche du bien commun et à la protection de la dignité et des droits de la personne humaine, de la conception à la mort naturelle". Dans le même temps, les évêques américains appellent à «un nouvel engagement pour construire une Amérique dans laquelle les enfants sont accueillis, appréciés et soignés; dans laquelle les mères et les pères sont encouragés et renforcés; et dans laquelle le mariage et la famille sont reconnus et soutenus comme véritables fondements d'une société saine et florissante», tout en demandant que leurs revendications soient menées «avec civilité et amour, et avec nos prières pacifiques et notre service compatissant à tous ceux qui en ont besoin».

 

Mais pas sût que ce soutien des évêques américains aux groupes pro-vie marche. Des militants soutenant le droit à l'avortement ont manifesté lundi soir devant la maison du juge Samuel Alito pour protester contre l'éventuelle annulation de la décision historique de 1973 Roe v. Wade, à la suite de rassemblements similaires au domicile d'autres juges de la Cour suprême au cours du week-end. Shutdown DC avait promu la manifestation de lundi soir, affirmant sur son site Internet qu'il organiserait une veillée aux chandelles "pour tous ces droits qu'Alito menace de lui retirer". La manifestation est intervenue après un week-end de manifestations similaires devant les domiciles du juge Brett Kavanaugh et du juge en chef John Roberts. D'autres manifestations sont prévues. Le groupe Ruth Send Me a fait la promotion d'un mercredi "promenade" dans les maisons des juges conservateurs de Virginie et du Maryland. Quelques heures à peine avant la manifestation de lundi soir, le Sénat a adopté à l'unanimité une mesure bipartite qui étendrait les protections de sécurité aux membres de la famille immédiate des juges de la Cour suprême. Le projet de loi se dirige maintenant vers la Chambre (https://www.nbcnews.com/politics/supreme-court/abortion-rights-activists-demonstrate-conservative-supreme-court-justi-rcna27901). Et Ruth Send Me a également encouragé les gens à manifester dans les églises catholiques dimanche tout en partageant une vidéo de leurs membres semblant interrompre un service alors qu'ils étaient habillés en personnages de The Handmaiden's Tale. Les manifestations prévues auront lieu après qu'une église catholique de Boulder, au Colorado, a été vandalisée au milieu du tollé suscité par Roe v. Wade. Les mots "Mon corps, mon choix", "Gardez votre religion hors de notre corps" et "L'avortement sauve des vies" ont été peints à la bombe dans l'église du Sacré-Cœur de Marie, a rapporté The Denver Gazette (https://www.newsweek.com/catholics-roe-wade-abortion-protest-ruth-sent-us-1704277).

 

Enfin, un groupe d’épouses de militaires ukrainiens de la division Azov a rencontré à Rome le pape, à qui elles ont demandé d’intervenir pour «sauver la vie» de ces militaires, retranchés depuis plusieurs semaines dans l’aciérie Azovstal pilonnée par l’armée russe à Marioupol dans le sud-est de l’Ukraine. L’entrevue, qui a duré «environ cinq minutes», selon elles, a eu lieu à l’issue de l’audience générale du souverain pontife, sur la place Saint-Pierre au Vatican. Kateryna Prokopenko, épouse d’un des chefs de la division Azov, Denis Prokopenko a déclaré à la presse : «Nous lui avons demandé de venir en Ukraine, de parler [au président russe, Vladimir] Poutine, de lui dire : “Laissez-les partir”. (…) Nous sommes prêts à une action du pape, de sa délégation, nos soldats sont prêts à baisser leurs armes en cas d’évacuation dans un pays tiers» (https://www.lemonde.fr/international/live/2022/05/11/guerre-en-ukraine-en-direct-si-l-ukraine-avait-fait-partie-de-l-otan-il-n-y-aurait-pas-eu-de-guerre-affirme-zelensky-devant-des-etudiants-francais_6125565_3210.html).

 

Au 77e jour de la guerre en Ukraine, l’étau des forces russes se desserre autour de la deuxième ville ukrainienne, Kharkiv, dans l’est du pays, alors que l’usine Azovstal à Marioupol serait la cible de frappes de l’aviation et de l’artillerie du Kremlin. Les États-Unis, qui ont débloqué 40 milliards d’aide pour Kyiv, craignent désormais une extension du conflit en Transnistrie. Et le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré qu’il était judicieux de rendre visite au président russe Vladimir Poutine et qu’il fallait «traiter avec ceux qui causent le problème ou qui peuvent le résoudre» pour trouver des solutions. «Il est tout à fait logique de parler au dirigeant de la Fédération de Russie, il est tout à fait logique de parler à tout autre acteur pertinent dans la crise actuelle», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Vienne. «Je pense que les vies sauvées des civils qui se trouvaient dans les bunkers de Marioupol méritent que je rencontre n’importe qui dans n’importe quelle partie du monde sans avoir le moindre doute sur le fait que c’est la bonne chose à faire», a ajouté le secrétaire général de l’ONU lorsque les journalistes lui ont demandé si sa visite à Moscou avait été la bonne chose à faire (https://www.liberation.fr/international/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-actualites-sur-linvasion-russe-20220511_ZIGATVJWGFHHLAXYWU6BFRKRKA/).

 

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Publié le 10 Mai 2022

vaticannews.va/pl nous montre ce mardi 10 mai que l'application des normes prévues dans la lettre apostolique Vos estis lux mundi ne dépend pas du bon vouloir de l'évêque. C'est une exigence légale établie par le pape François et la tâche des nonces est de rappeler aux évêques les obligations qui en découlent, explique Mgr Charles Scicluna, deuxième secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Hier, trois ans se sont écoulés depuis la promulgation de ce document, dont le pape s'est servi pour resserrer la lutte contre les abus dans l'Église.

 

Mgr Scicluna a admis qu'après trois ans, on pouvait s'interroger sur l'efficacité de ces nouvelles normes. «Aucune recherche à l'échelle de l'Église n'a été menée dans ce domaine et nous n'avons pas de chiffres précis. On sait cependant que les lois édictées par le Pape ont été largement mises en œuvre et de nombreux diocèses ont déjà créé, par exemple, des points où les victimes peuvent porter plainte. Dans certains cas, ce processus peut avoir été ralenti par une pandémie. Dans de tels cas, il est du devoir des nonces de rappeler aux évêques leurs devoirs», a ajouté l'archevêque maltais dans une interview au quotidien La Croix.

 

Selon l'archevêque Scicluna, les évêques ne manquent pas de bonne volonté, et tout au plus de conscience de l'importance de ce problème. En même temps, il souligne que la lutte efficace contre les abus doit être guidée non seulement par les normes juridiques, mais aussi par les attentes des fidèles qui veulent que l'Église se comporte de manière responsable au niveau local.

 

Enfin, la commission portugaise qui étudie les abus sexuels sur mineurs commis au sein de l'Église catholique a déjà reçu 326 témoignages sur ce type d'affaires depuis le début de ses travaux en janvier dernier. C'est le bilan le plus récent de la commission, qui comprend plus d'hommes que de femmes, de toutes les régions du pays, de tous âges et niveaux scolaires et de tous types de maltraitance, comme le révèle aujourd'hui l'un des membres du collectif, le sociologue Ana Nunes de Almeida. Le coordinateur du groupe, le pédopsychiatre Pedro Strecht, a indiqué mardi qu'ils enverraient "sous peu" de nouveaux cas au parquet (https://www.religiondigital.org/mundo/investigacion-abusos-Iglesia-portuguesa-testimonios_0_2449255072.html).

 

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Publié le 9 Mai 2022

religiondigital.org nous montre ce lundi 9 mai 2022 que l'Église ne rejette pas les homosexuels, mais les "gens de l'Église" oui, dit le pape François en réponse à une lettre envoyée par le prêtre jésuite américain James Martin sur les questions les plus courantes posées par les catholiques LGBTQ et leurs familles.

 

 "Dieu est un père et ne renie aucun de ses enfants", écrit le pontife dans sa brève réponse, publiée aujourd'hui dans le média "Outreach", accompagnée des questions du père Martin : Que diriez-vous est la chose la plus importante que les personnes LGBT ? Que voudriez-vous que les personnes LGBT sachent à propos de Dieu ? Et que dites-vous à un catholique LGBT qui a été rejeté par l'église ? Le résultat est une "mini-interview", comme l'a défini le prêtre, militant pour les droits des catholiques LGBTQ, rédacteur en chef du magazine jésuite America et nommé par le pape François comme consultant au secrétariat des communications du Vatican en 2017. "En ce qui concerne vos questions, je peux penser à une réponse très simple ", écrit le pape dans une lettre manuscrite en espagnol qui apparaît publiée dans les médias américains avec le texte anglais.

 

À la première question, le pape répond que «Dieu est un Père et ne renie aucun de ses enfants. Et le 'style' de Dieu est 'la proximité, la miséricorde et la tendresse'. Sur ce chemin, vous trouverez Dieu», tout en considérant ce qu'il aimerait que la communauté LGTBQ connaisse l'Église et déclare qu'«ils lisent le livre des Actes des Apôtres. Il y a l'image de l'Église vivante». Le pape François est clair sur ce qu'il dirait à un catholique de cette communauté qui a subi le rejet de l'Église. "Cela lui ferait voir que ce n'est pas 'le rejet de l'Église' mais des 'gens de l'Église' à la fête : 'justes, pécheurs, riches et pauvres, etc.', l'Église des "sang-purs", n'est pas la Sainte-Mère Église, mais une secte", affirme-t-il.

 

Le pape a condamné à de nombreuses reprises le rejet des personnes homosexuelles et en janvier dernier, lors d'une audience générale, il a demandé aux parents d'accompagner un enfant qui a une orientation sexuelle différente et de ne pas se cacher derrière des comportements de condamnation. Tout au long de sa papauté de près de dix ans, le pape François a tenté à plusieurs reprises d'étendre un accueil plus chaleureux aux personnes LGBT, mais l'année dernière, il a approuvé un décret interdisant aux prêtres de bénir les couples homosexuels, qui déclarait que Dieu "ne peut pas bénir le péché" (https://www.ncronline.org/news/vatican/pope-francis-gay-catholics-god-does-not-disown-any-his-children), même s’il n’a jamais été appliqué.

 

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Publié le 8 Mai 2022

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org ce dimanche 8 mai 1945 que comme à l'accoutumée dans son enseignement, le pape François centre sa catéchèse du Regina Coeli sur trois verbes : «Écouter, savoir, suivre». Après avoir constaté que «submergé par les mots et par la hâte» il est très difficile de s'écouter, il assure que le Christ «tout en 'nous lisant à l'intérieur', nous aime», nous écoute et nous connaît. De telle sorte qu'"il sait pleurer avec ceux qui pleurent, il tend la main à son prochain, il le porte sur ses épaules" et, par conséquent, on ne peut continuer à le considérer comme "un Dieu lointain et distant, indifférent à mes affaires, mais comme mon bon berger, qui me connaît et m'aime". Dans les salutations après le Regina Coeli, le pape a prié pour les victimes de l'explosion de l'hôtel de La Havane et, surtout, pour celles de la guerre en Ukraine. Le pape "à la Sainte Vierge, je présente en particulier les souffrances et les larmes du peuple ukrainien" et a exhorté les responsables à ne pas perdre les sentiments du peuple qui veut la paix et sait bien que les armes ne l'apportent jamais.

 

katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/34199-kardinal-koch-verhalten-von-kyrill-i-erschuetternd) nous monte que le cardinal de la curie Kurt Koch a critiqué le comportement du patriarche orthodoxe russe Kirill Ier en Ukraine. Si une guerre aussi terrible est même religieusement légitimée, "un tel comportement doit ébranler tous les cœurs œcuméniques", a déclaré Koch au portail suisse "kath.ch" (week-end). Dans ce contexte, les relations entre le Vatican et l'Église orthodoxe russe avaient «pris un tout autre caractère», selon le cardinal responsable des questions œcuméniques. Kirill est considéré comme un proche allié du président russe Vladimir Poutine. Ces dernières semaines, l'ecclésiastique a justifié l'invasion de l'Ukraine, entre autres, comme une "bataille métaphysique" entre le bien et le mal de l'Occident. Le patriarche a également défendu le point de vue de Moscou dans une liaison vidéo avec le pape François à la mi-mars. Francis lui a demandé plus tard dans une interview de ne pas se faire "l'acolyte de Poutine". Koch a décrit l'annulation par le pape d'une réunion prévue des deux dirigeants d'église à la mi-juin comme logique. Il s'est réjoui que la rencontre n'ait pas eu lieu car "elle aurait probablement été mal comprise pour la plupart". Néanmoins, le dialogue doit être poursuivi. A cette fin, Le pape François a voulu "laisser toutes les portes ouvertes" afin de contribuer à une solution pacifique.

 

Pendant ce temps, Kirill Ier a rejeté les critiques sur sa position sur la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine. "Mes propos ne sont pas un discours militariste du patriarche, comme veulent l'appeler nos opposants. Tout cela n'a aucun sens", a-t-il déclaré dimanche. Le chef de l'Église a souligné que ses proches étaient morts pendant la Seconde Guerre mondiale, par exemple lors du blocus allemand de la Wehrmacht sur Leningrad. Kirill Ier a également affirmé que la Russie n'avait jamais mené de guerre d'agression et ne voulait nuire, occuper ou piller aucun pays. Il a rappelé aux soldats présents au service que la liberté et l'indépendance de la Russie dépendaient de la manière dont ils défendaient leur patrie. Ils devraient être disposés à donner leur «âme» pour leurs amis, comme Dieu l'a commandé. Dans son sixième paquet de sanctions, la Commission européenne propose également une interdiction d'entrée pour Kirill Ier et le gel de ses avoirs. Pour que cela entre en vigueur, tous les pays membres devraient être d'accord. Cependant, le Premier ministre hongrois Viktor Orban rejette les sanctions contre le patriarche orthodoxe russe. Il s'en est justifié dans une interview accordée à Liberté religieuse vendredi.

 

Au 73e jour de l'invasion russe en Ukraine, les pays du G7 se sont mis d'accord lors d'une réunion par visioconférence pour arrêter «progressivement» leurs achats de pétrole russe. Pour les derniers combattants retranchés à Marioupol, «capituler n'est pas une option», tandis que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a prononcé un discours à l'occasion du jour de la Victoire, où l'Europe commémore la reddition officielle de l'Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale dans lequel il fait un parallèle entre l'invasion russe et la guerre contre les nazis, alors que le président russe aussi a présenté ses vœux à l'occasion de ce 8 mai. Assurant que «comme en 1945, la victoire sera à nous», comme son homologue ukrainien, il a multiplié les comparaisons entre la Seconde Guerre mondiale et le conflit en Ukraine (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220508-en-direct-guerre-en-ukraine-les-derniers-civils-ont-pu-sortir-d-azovstal-mais-le-si%C3%A8ge-n-est-pas-termin%C3%A9).

 

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Publié le 7 Mai 2022

Olivier Bonnel, à la Cité du Vatican, nous montre dans vaticannews.va qu’en recevant le samedi 7 mai 2022 les membres de l'institut pontifical Saint Anselme de Rome, le pape François a invité à ne pas s'enfermer dans les querelles à propos de la liturgie, car «Trois dimensions se dégagent clairement de la volonté du Concile de renouveler la vie liturgique, a t-il relevé, la première est la participation active et fructueuse à la liturgie ; la deuxième est la communion ecclésiale animée par la célébration de l'Eucharistie et des sacrements de l'Église; la troisième est l'élan donné à la mission évangélisatrice par la vie liturgique qui implique tous les baptisés». Pour le pape, «La liturgie n'est pas une possession, non, ce n'est pas une profession : la liturgie s'apprend, la liturgie se célèbre». Le pape a donc invité l'Institut Saint-Anselme à «respirer» cet héritage.

 

La participation à la liturgie doit se traduire «par un plus grand sens de l'Église, qui nous fait vivre évangéliquement en tout temps et en toute circonstance» a poursuivi le pape François qui a aussitôt mis en garde contre «la tentation du formalisme liturgique». Le pape a ainsi déploré la volonté de certains de «rechercher les formes, les formalités plutôt que la réalité, comme nous le voyons aujourd'hui dans ces mouvements qui tentent de revenir en arrière et de nier le Concile Vatican II». L'évêque de Rome a ainsi regretté que dans certaines liturgies antéconciliaires soient «quelque chose sans vie, sans joie».

 

Le pape François a ensuite salué le dévouement de l'Institut Saint-Anselme dans sa capacité à faire grandir ses élèves «dans la communion ecclésiale». Le troisième aspect de la vie liturgique est l'envoi en mission. «Ce que nous vivons et célébrons nous amène à aller à la rencontre des autres, à la rencontre du monde qui nous entoure, à la rencontre des joies et des besoins de tant de personnes qui vivent peut-être sans connaître le don de Dieu» a poursuivi le pape, soulignant combien l'Eucharistie poussait toujours à la charité.

 

Le pape François a tenu à insister sur le fait que «la vie liturgique, et son étude, doivent conduire à une plus grande unité ecclésiale», et a tenu à préciser que «Quand la vie liturgique est un peu l'étendard de la division, il y a l'odeur du diable là-dedans», car «Il n'est pas possible d'adorer Dieu et en même temps de faire de la liturgie un champ de bataille pour des questions qui ne sont pas essentielles, voire dépassées, et de prendre parti, à partir de la liturgie, pour des idéologies qui divisent l'Église».

 

Enfin, le pape François a souhaité rappeler les fruits du Concile Vatican II, un Concile, a t-il précisé, qui «a voulu préparer abondamment la table de la Parole de Dieu et de l'Eucharistie, pour rendre possible la présence de Dieu au milieu de son Peuple». Ainsi, par la prière liturgique, l'Église prolonge l'œuvre du Christ au milieu des hommes et des femmes de tous les temps. «Il faut étudier la liturgie tout en restant fidèle à ce mystère de l'Église» a exhorté le pape. «Les défis de notre monde et du moment présent sont très forts. L'Église a besoin, aujourd'hui comme toujours, de vivre de la liturgie» a t-il conclu, expliquant que «nous devons poursuivre cette tâche d'être formés par la liturgie».

 

Est-ce la réponse du pape à ces mères de prêtres tradis qui lui ont remis des milliers de lettres lui demandant de revenir sur son motu proprio Traditionis custodes ? Sans doute.

 

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Publié le 6 Mai 2022

vaticannews.va nous montre qu’en recevant les membres du Conseil Pontifical pour la promotion de l’Unité des Chrétiens, le pape François a rappelé ce vendredi 6 mai 2022 dans une rencontre qui n'avait pu se tenir ces deux dernières années en raison de la pandémie de Covid-19, qui pour la pape a été «une occasion de renforcer et de renouveler les relations entre chrétiens», et il n'a pas caché son inquiétude devant certains phénomènes de repli : «Dans certains pays, on assiste à des réveils égocentriques - pour le dire ainsi - de certaines communautés chrétiennes, ce qui constitue un retour en arrière et l'impossibilité d'avancer»

 

Et combien le conflit actuel en Ukraine qui «a une dimension plus grande et menace le monde entier, et ne peut manquer d'interpeller la conscience de chaque chrétien et de chaque Église», devrait pousser les différentes Églises à développer une communauté mondiale capable de vivre dans la paix et la fraternité. «Soit nous marchons ensemble, soit nous restons immobiles» a t-il expliqué. Pour lui, «Aujourd'hui, face à la barbarie de la guerre, cette aspiration à l'unité doit être nourrie à nouveau.»

 

Le pape est aussi revenu sur les fruits du premier concile œcuménique de Nicée, à redécouvrir pour faire face aux défis actuels. Le premier Concile œcuménique a manifesté, au niveau de l'Église universelle, «la synodalité comme forme de vie et d'organisation de la communauté chrétienne», a encore rappelé le pape François, qui s’est félicité que lors du processus synodal en cours, le Conseil Pontifical pour la promotion de l’Unité des Chrétiens ait choisi d'écouter, «les voix des frères et sœurs d'autres confessions sur les questions qui interpellent la foi et la diaconie dans le monde d'aujourd'hui». Et le pape a conclu : «Marchons comme des frères, dans la prière commune, dans les œuvres de charité, dans la recherche de la vérité. En tant que frères. Et cette fraternité est pour nous tous» a t-il conclu. 

 

Au 72e jour de guerre en Ukraine, les opérations d’évacuation de civils doivent se poursuivre à Marioupol. Les pays occidentaux ont promis plus de six milliards d’euros de dons supplémentaires à destination de Kyiv (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-actualites-sur-linvasion-russe-20220506_TXEARTG44FFT7LUR5LIEWNSMXA/).

 

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