Publié le 6 Mars 2022

Libération.fr (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-violents-combats-dans-le-sud-et-le-nord-selon-kiyv-20220306_K2TIQKIZDFAGVERG2SQWKPAYZM/) nous montre que le pape François a déploré dimanche «des fleuves de sang et de larmes» coulant en Ukraine après l’invasion russe. «Il ne s’agit pas seulement d’une opération militaire mais d’une guerre qui sème la mort, la destruction et la misère», a-t-il déclaré après la prière de l’Angélus. Le souverain pontife a également appelé à instaurer «de vrais couloirs humanitaires» pour aider les populations. «J’adresse un appel de tout cœur pour que soient assurés de vrais couloirs humanitaires et soit garanti et facilité l’accès des aides aux zones assiégées pour offrir un secours vital à nos frères et sœurs opprimés par les bombes et la peur», a lancé le pape François. «J’implore pour que les attaques armées s’arrêtent et pour que les négociations reprennent le dessus, le bon sens aussi, et que l’on recommence à respecter le droit international», a-t-il ajouté.

 

Et pas seulement comme nous le montre religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Angelus-Papa-domingo-curia-ucrania-cardenales-paz-mediacion-sangre-guerra-russia_0_2429757006.html) puisque «Le Saint-Siège est prêt à tout, à partir pour la paix», a-t-il dit, annonçant qu'il a envoyé deux cardinaux en Ukraine : Krajewski, l’aumônier apostolique, et le cardinal Czerny, préfet du dicastère pour le Développement humain intégral. Comme on peut le voir dans The Tablet  (https://www.thetablet.co.uk/news/15092/pope-speaks-of-river-of-blood-and-tears-in-ukraine) le pape François a déclaré : «Cette présence des deux cardinaux là-bas est la présence non seulement du pape, mais de tout le peuple chrétien qui veut se rapprocher et dire : la guerre est une folie. Arrêtez s'il-vous-plaît. Regardez cette cruauté.»

 

Alors que la deuxième tentative d'évacuation de milliers de personnes de Marioupol s'est effondrée après la reprise des bombardements par les forces russes, le pape François a poursuivi : «J'adresse mon appel sincère pour que les couloirs humanitaires soient véritablement sécurisés et pour que l'accès de l'aide aux zones assiégées soit assurée, garantie et facilitée, pour offrir une aide vitale à nos frères et sœurs opprimés par les bombes et la peur.» Remerciant ceux qui ont accueilli des réfugiés, il a ajouté : «Avant tout, j'implore que les attaques armées cessent et que la négociation prévale, et que le bon sens prévale également. Et qu’on revienne au respect du droit international.» Avec les journalistes de Sky News parmi ceux qui ont essuyé des tirs en Ukraine, le pape François a remercié les journalistes qui mettent leur vie en danger pour garantir l'information (https://www.thetablet.co.uk/news/15092/pope-speaks-of-river-of-blood-and-tears-in-ukraine).

 

Au onzième jour de l'invasion de l'Ukraine, les forces russes se rapprochent de Kiev, Odessa craint des bombardements et Marioupol n'arrive toujours pas à évacuer ses civils en raison d'un non-respect du cessez-le-feu. Dans un entretien téléphonique avec Emmanuel Macron, le président russe Vladimir Poutine a dit qu'il «atteindrait ses objectifs» en Ukraine, «soit par la négociation, soit par la guerre». Il a nié que l'armée russe «prenne des civils pour cibles» et assuré qu'il n'était « pas dans son intention» d'attaquer les centrales nucléaires ukrainiennes. Cependant, la Russie a mis en garde les pays voisins de l'Ukraine contre l'accueil d'avions de combat de Kiev qui seraient ensuite utilisés contre les forces de Moscou, mettant nommément en cause la Roumanie, un État membre de l'Otan, car L'Ukraine exhorte les pays occidentaux à mettre en place une zone d'exclusion aérienne au-dessus de son territoire, une demande rejetée par l'Otan qui y voit un grand risque de confrontation directe avec Moscou. Mais, les États-Unis vont fournir une aide militaire à l'Ukraine de 350 millions de dollars pour aider Kiev à combattre l'invasion russe. Ils sont également prêts à livrer des avions de chasse russes à Kiev. Un nouveau round de négociations russo-ukrainiennes aura lieu lundi 7 mars, selon le chef de la délégation ukrainienne (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220306-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-informations).

 

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Publié le 5 Mars 2022

religiondigital.org nous montre ce samedi 5 mars 2022 que le président de la Conférence des Églises européennes (CEC), le révérend Christian Krieger, a exhorté le patriarche Kirill de Moscou et de toute la Russie à élever clairement sa voix contre l'agression russe en Ukraine et à contribuer aux efforts visant à mettre fin à la guerre et à parvenir à la paix.

 

«Les chefs religieux et politiques du monde entier, ainsi que les fidèles des différentes églises, attendent que vous reconnaissiez l'agression, demandez aux responsables politiques de votre pays de mettre fin à la guerre et de reprendre la voie du dialogue diplomatique et l'ordre international», lit-on dans la lettre du président de la CEC au patriarche Kirill, publiée le 4 mars 2022. «Nous vous demandons d'affirmer la valeur de toutes les vies humaines, y compris celles des citoyens ukrainiens qui sont attaqués». Krieger a poursuivi en disant que, comme des millions de chrétiens dans le monde, il est consterné par l'agression de l'armée russe contre l'Ukraine, les civils et les milliers de personnes fuyant le pays. "En même temps, je suis découragé par votre silence décourageant sur la guerre non provoquée que votre pays a déclarée à un autre pays, dans lequel vivent des millions de chrétiens, y compris des chrétiens orthodoxes qui appartiennent à votre troupeau", a-t-il ajouté. «En tant qu'Églises, notre horizon va au-delà des intérêts nationaux. Je crois fermement que l'Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ est porteur d'un message de paix pour toute l'humanité qui exige un profond respect de la dignité de chaque être humain. Ce message a ses racines dans la miséricorde du Dieu trinitaire et dans le pardon que Dieu offre par le don de lui-même à tous ceux qui viennent à lui. Ce message appelle les chrétiens, les églises et les responsables d'églises comme nous, à être des artisans de paix et de réconciliation», a-t-il déclaré. "Je prie pour que vous éleviez la voix pour mettre fin à la guerre. Je prie pour les victimes de cette guerre et pour tous ceux qui travaillent pour faire de la paix une réalité", a conclu Krieger.

 

Au dixième jour de l'invasion de l'Ukraine, les troupes russes continuent leur progression et des bombardements ont lieu dans plusieurs villes du pays. Des combats ont lieu à Energodar, Soumy, Kharkiv, Marioupol, Volnovakha, dans les alentours de Kiev et d'autres villes du pays. Une évacuation des civils de Marioupol devait avoir lieu mais elle a été reportée, selon la mairie de la ville, à cause du non-respect du cessez-le-feu annoncé quelques heures plus tôt. Un nouveau round de négociations russo-ukrainiennes aura lieu lundi 7 mars, selon le chef de la délégation ukrainienne (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220305-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-informations-en-direct). Et Le président russe Vladimir Poutine a souligné ce samedi que la Russie considérerait comme cobelligérant tout pays tentant d’imposer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine, une revendication de Lyiv que l’Otan a rejetée. De Paris à Londres, Rome ou Zürich, des milliers de citoyens européens sont de nouveau descendus samedi dans les rues pour dire «stop» à la guerre et protester contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le week-end dernier, des centaines de milliers de personnes aux couleurs bleues et jaunes de l’Ukraine avaient déjà défilé en Europe, de Prague à Berlin en passant par Madrid et Vilnius (https://www.liberation.fr/international/europe/direct-guerre-en-ukraine-moscou-annonce-un-cessez-le-feu-pour-levacuation-des-civils-de-marioupol-20220305_2CONZDPIEJG5PAIJ36LE5NAD6I/).

 

La seule bonne nouvelle est que Ouest-France.fr avec l’AFP (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/agressions-sexuelles-un-eveque-argentin-proche-du-vatican-condamne-a-4-ans-et-demi-de-prison-8151dd1c-9bd1-11ec-a912-ca6b0d2347ed) nous montre dans son article du vendredi 4 mars 2022 que Gustavo Oscar Zanchetta, évêque argentin réputé proche du pape, et qui fut conseiller pour la gestion des biens du Vatican en 2017, a été condamné à quatre ans et demi de prison pour des agressions sexuelles, envers des séminaristes lorsqu’il était évêque d’Oran (nord-ouest de l’Argentine) entre 2013 et 2017, il avait démissionné en 2017 de sa charge en raison de "rapports très tendus avec les prêtres du diocèse", avait expliqué le Vatican en 2019, au moment de l’ouverture de l’enquête préliminaire pour agressions sexuelles. Le prélat niait les accusations qui le visent, et ses défenseurs ont indiqué qu’ils feraient très certainement appel. Estela Mari, parente d’une victime, s’est félicitée à l’issue verdict que «justice ait été faite, que les victimes aient été crues, et que la vérité soit sortie à la lumière». À présent «il faut aider ces jeunes, car ils ont subi un trauma psychologique, ils ne vont pas bien, moralement et aussi économiquement». L’association de victime du réseau américain SNAP espère que cette condamnation «encourage d’autres survivants, en Argentine et dans toute l’Amérique latine, à se manifester» et «encourage d’autres juridictions dans le monde à examiner de plus près la manière dont l’Église catholique romaine fonctionne sur leur territoire».

 

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Publié le 4 Mars 2022

la-Croix.com ce vendredi 4 mars 2022 (https://www.la-croix.com/Monde/live-guerre-ukraine-russie-jour-9-kiev-armee-russe-pourparlers-otan-onu-2022-03-04-1201203220) nous montre que le nonce apostolique à Moscou Mgr Giovanni D’Agnello a rencontré jeudi soir le Patriarche de l’Église orthodoxe russe Kirill. «Il est très important que les Églises chrétiennes (…) ne deviennent pas, volontairement ou involontairement, des participants à ces tendances complexes, contradictoires et en lutte qui sont présentes aujourd’hui», a déclaré Kirill au représentant du Vatican, rapporte le Patriarcat de Moscou. «Nous essayons d’adopter une position de pacification, y compris face aux conflits existants, a-t-il poursuivi. Parce que l’Église ne peut pas faire partie d’un conflit - elle ne peut être qu’une force de maintien de la paix.» Une position différente de celle du Saint-Siège, qui s’est à plusieurs reprises proposé comme médiateur entre les deux belligérants depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, mais qui ne cache pas ses critiques à l’égard de ceux qui envoient des armes à Kiev (https://www.la-croix.com/Religion/Guerre-Ukraine-veut-faire-Vatican-2022-03-04-1201203257). Ce qui n’est pas étonnant puisque le chef de l’Église orthodoxe de Russie est réputé proche de Vladimir Poutine et est accusé de soutenir implicitement l’annexion de l’Ukraine.

 

Cependant depuis le début de l’invasion russe, le fossé se creuse entre l’Église orthodoxe d’Ukraine, rattachée au Patriarcat de Moscou, et son Patriarche, Kirill. Ce dernier, idéologiquement proche de Vladimir Poutine, qualifiait encore récemment la résistance armée en Ukraine de «forces du mal». Le chef de la plus grande Église orthodoxe au monde en Ukraine, qui représente plus de 20 % des fidèles du pays, le primat Onufrij, pourtant plutôt pro-russe, prend ses distances avec le pouvoir ecclésial moscovite. Au premier jour de l’invasion, il qualifiait la guerre de «répétition du péché de Caïn tuant son propre frère». Plusieurs diocèses de l’Église orthodoxe d’Ukraine rattachée à Moscou ont également cessé de mentionner le Patriarche Kirill pendant les offices (https://www.la-croix.com/Monde/live-guerre-ukraine-russie-jour-9-kiev-armee-russe-pourparlers-otan-onu-2022-03-04-1201203220).

 

Au neuvième jour de l'invasion russe en Ukraine, le principe de l'organisation de couloirs humanitaires a été décidé suite à des négociations entre Russes et Ukrainiens. La centrale de la région de Zaporijjia a été prise par les forces russes amenant l’Autorité de sûreté nucléaire à être en «veille active» sur les centrales nucléaires ukrainiennes et des bombardements ont été recensés dans plusieurs villes du pays, l'une a fait 47 morts à Tcherniguiv dans le nord du pays. Les Russes ont pris le contrôle de Kherson, ville de 290 000 habitants proche de la Crimée. Plus à l'est, à Marioupol, le maire accuse la Russie de vouloir assiéger la ville. Le Conseil de sécurité de l'ONU s’est réunit en urgence, et plus de 1,2 million de réfugiés ont déjà fui les combats, selon un nouveau bilan des Nations unies. Aux frontières de l'Ukraine, ils sont des milliers à attendre de pouvoir traverser vers les pays voisins (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220304-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-informations). Malheureusement l’OTAN écarte la création d’une zone d’exclusion aérienne, du fait que ses membres craignent de se laisser entraîner dans le conflit (https://www.lemonde.fr/international/live/2022/03/04/guerre-en-ukraine-en-direct-l-otan-ecarte-la-creation-d-une-zone-d-exclusion-aerienne_6116080_3210.html).

 

Volodymyr Zelensky lance un appel aux Européens. Dans une courte intervention diffusée à la télévision ce vendredi soir, le président de l’Ukraine a appelé l’Europe à la mobilisation en faveur des Ukrainiens. «Nous avons besoin de votre soutien, je vous demande de ne pas vous taire, de descendre dans la rue», a-t-il lancé. «Soutenez notre combat», a continué le président de l’Ukraine, qui est en guerre depuis le début de l’invasion russe le 24 février. Et de poursuivre, avec le sens de l’image et de la communication qu’on lui connait désormais : «Ce combat, c’est la victoire du bien contre le mal, c’est la victoire de la liberté contre ce qu’il se passe en Ukraine. Si l’Ukraine tombe, toute l’Europe tombera», a-t-il ajouté (https://www.leparisien.fr/international/si-lukraine-tombe-toute-leurope-tombera-lappel-du-president-volodymyr-zelensky-aux-europeens-04-03-2022-DJI4JHFYNVFWTLXK3RNUTVKFPI.php).

 

Enfin, Les maires de capitales européennes se sont réunis à Varsovie, en Pologne, pour exprimer leur soutien à l'Ukraine et leur disposition à accueillir des réfugiés fuyant l'agression russe. Lors de cette réunion, tenue à l'initiative des maires de Varsovie Rafal Trzaskowski et de Paris Anne Hidalgo, ils ont également adopté une adresse à l'Union européenne pour exprimer leur appui aux initiatives humanitaires et économiques en faveur de l'Ukraine, voire à la fourniture d'armes à ce pays, a indiqué Mme Hidalgo à l'AFP. «Nous souhaitons faire partie de la solution», a-t-elle précisé. Des représentants de Paris, Bratislava, Budapest, Vilnius et Tirana sont également venus à Varsovie, tandis que leurs collègues de Bruxelles et d'Amsterdam ont participé à la réunion en ligne. Les édiles ont établi également un contact avec le maire de Lviv, la grande ville de l'ouest de l'Ukraine. Mme Hidalgo a précisé avoir également été en contact ces derniers jours avec le maire de Kiev, Vitaly Klitschko. Cette réunion, qui s'est tenue dans le cadre du Pacte des Villes Libres, initialement créé en Europe de l'Est puis rejoint par plusieurs capitales occidentales, a également débouché sur la décision de coordonner l'action des participants en faveur des réfugiés. Cette coordination sera assurée par le maire de Varsovie, a précisé Mme Hidalgo (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220304-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-informations).

 

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Publié le 4 Mars 2022

katholisch.de nous montre dans son article du jeudi 3 mars 2022 que e président des évêques allemands, Georg Bätzing, s'est prononcé en faveur d'une révision de l'enseignement de l'Église en ce qui concerne les déclarations sur la sexualité : "Nous devons changer le catéchisme en partie", a déclaré l'évêque limbourgeois. "La sexualité est un don de Dieu. Pas un péché."

 

Si les partenariats homosexuels sont vécus "dans la loyauté et la responsabilité", cela n'affecte pas la relation avec Dieu. «Jens Spahn, par exemple, est un bon catholique». De plus, Bätzing a garanti que les gais et les lesbiennes n'auraient pas à craindre d'être renvoyés en raison de leur sexualité. "Personne ne doit avoir peur de perdre son emploi s'il vit son intimité personnelle. Ce ne sont pas mes affaires." Bätzing s'est également prononcé en faveur de la fin du célibat obligatoire. Il veut personnellement suivre Jésus en tant que célibataire, mais des prêtres mariés "enrichiraient" l'Église. "Les prêtres devraient être autorisés à vivre le mariage et la famille - ce n'est pas antichrétien. Juste inhabituel."

 

Il peut aussi bien imaginer «que des femmes entrent dans le ministère ordonné, des femmes diacres seraient une première étape». Beaucoup ont la vocation de le faire. "La tradition selon laquelle il y a toujours un homme devant ne fonctionne plus, je le sens dans nos communautés. Nous avons besoin de la force des femmes. Et nous devons leur faire confiance pour tout faire."

 

Le pasteur limbourgeois s'est inquiété des cas d'abus dans l'Église et a milité pour leur réévaluation : "Il faut que tout soit sur la table". L'état de l'Église est actuellement désastreux, mais il espère "que le bien l'emportera". Mais il doit "d'abord demander pardon aux croyants pour les omissions". Il est à l'écoute des personnes concernées : "Toute personne de mon diocèse qui veut avoir un rendez-vous avec moi l'obtiendra, je le garantis."

 

Bätzing a également donné un aperçu de sa vie privée. Il a senti très tôt sa vocation de prêtre : «Il y a quelque chose de sacré qui veut entrer dans ma vie». C'est pourquoi il n'est "jamais allé avec une fille, comme on dit". Un appartement de luxe comme celui de son prédécesseur Franz-Peter Tebartz-van Elst n'est pas son style. Pour lui, le luxe signifie partir en vacances avec des amis, par exemple en Ligurie ou au Tyrol du Sud. "Je me promène aussi là-bas en maillot de bain", explique Bätzing. "Je vis juste, je conduis une Peugeot 308. Parfois même dans le piège à vitesse."

 

Enfin katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/33347-bischof-bode-fuer-intensivere-gespraeche-der-deutschen-kirche-mit-rom), nous montre que l'évêque d'Osnabrück,  Franz-Josef Bode s'est prononcé en faveur de pourparlers plus intensifs entre l'Église en Allemagne et le Vatican. "Vous pouvez parler à Rome. À l'avenir, nous devrons rechercher davantage ces pourparlers", a déclaré mercredi Bode du journal paroissial du diocèse d'Osnabrück "Kirchenbote". Lors de sa visite au pape François et d'autres représentants du Vatican à Rome la semaine dernière, il n'a reçu "aucun panneau d'arrêt, aucune instruction, condamnation ou menace" concernant le chemin synodal et la situation de l'Église en Allemagne. Néanmoins, ce n'est "pas un secret" que beaucoup de responsables de la Curie ont des difficultés avec les demandes de réforme allemandes et pensent en termes d'Églises universelles. "Beaucoup de choses se passent à Rome grâce à des contacts personnels", donc les sujets controversés peuvent être mieux discutés si vous vous connaissez.

 

Au cours de sa conversation d'une demi-heure avec le pape jeudi dernier, a poursuivi Bode, il a pu aborder toutes les questions. L'ordination des femmes, l'accès au sacerdoce, le traitement de l'homosexualité et l'augmentation du nombre de sortie de l'Église ont été le contenu de l'audience avec le pape François. Cependant, le chef de l'Église n'a pas pris de position claire sur ces points et a généralement indiqué qu'il était important que l'Église reste proche des gens. "Ce n'est qu'alors que les lois viendront. Il est pasteur sur le trône papal et ouvre l'espace aux pourparlers", a déclaré Bode à propos du pape François. Il a vu le pape comme "pleinement éveillé et présent". Selon Bode, il considère sa visite à Rome comme un encouragement et une mesure de confiance.

 

Le chemin synodal allemand montre ce que devrait être le parcours synodal mondial entre 2022 et 2023, une expérience n’ayant pas peur de poser les questions qui fâchent et d’impulser des changements notables.

 

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Publié le 3 Mars 2022

Claire Riobé, à la Cité du Vatican, nous montre dans vaticannews.va que Mgr Stanisław Gądecki, président de la Conférence épiscopale de Pologne, s’est adressé au Patriarche de Moscou et de toute la Russie. Dans une lettre envoyée le 2 mars 2022, il implore ce dernier d’appeler Vladimir Poutine à mettre fin à la guerre en Ukraine.

 

«Un seul homme peut arrêter la souffrance de milliers de personnes avec un seul mot : cet homme est le président de la Fédération de Russie. Je vous demande très humblement d’appeler au retrait des troupes russes de l’État souverain qu’est l’Ukraine.» Les mots du président de la Conférence des évêques de Pologne, Mgr Stanislaw Gądecki, résonnent avec force, une semaine après le début de l’invasion russe en Ukraine. En s’adressant pour la seconde fois à Kyrill, Patriarche de Moscou et de toute la Russie, l’archevêque de Poznan tente, de nouveau, d’initier une résolution au conflit qui a plongé le peuple ukrainien dans la souffrance. «Je vous demande, Frère, de faire appel à Vladimir Poutine pour qu’il mette fin à cette guerre insensée contre le peuple ukrainien, dans laquelle des innocents sont tués et où la souffrance touche non seulement les soldats mais aussi les civils, en particulier les femmes et les enfants», écrit-il à Kyrill.

 

C’est la seconde fois en l’espace d’un mois que le président de l’épiscopat polonais s’adresse aux chrétiens orthodoxes de Russie. Dans une précédente lettre en date du 14 février, face à l’aggravation du conflit, il avait enjoint les catholiques et orthodoxes de Russie et d’Ukraine à s’unir dans la prière pour la paix. Continuant sa lettre à destination de Kyrill, le président de l’épiscopat a insisté sur l’absurdité de la guerre, qui est toujours une défaite pour l’humanité. «Aucune raison, aucun raisonnement ne pourra jamais justifier la décision de lancer une invasion militaire d’un pays indépendant, en bombardant des zones résidentielles, des écoles ou des jardins d’enfants», affirme-t-il. «La guerre est toujours une défaite pour l’humanité», déplore l’archevêque polonais.

 

Une guerre d’autant plus insensée en raison de la proximité des deux nations et de leurs racines chrétiennes. «Est-il admissible de détruire le berceau du christianisme sur le sol slave, le lieu où Rus a été baptisé ?», interpelle Mgr Gądecki. Il demande à Cyril d’appeler les soldats russes à «ne pas participer à cette guerre injuste, à refuser d’exécuter des ordres qui, comme nous l’avons déjà vu, conduisent à de nombreux crimes de guerre». Il enjoint également «refuser de suivre les ordres dans une telle situation est une obligation morale», a-t-il noté dans la lettre. Concluant sa lettre, Mgr Gądecki a proposé au Patriarche de Moscou d’appeler tous les frères et sœurs orthodoxes de Russie à jeûner et à prier pour «l’établissement d’une paix juste en Ukraine».

 

vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2022-03/onu-mgr-caccia-couloirs-humanitaires-ukraine.html) nous montre aussi que Mgr Caccia, représentant du Saint-Siège aux Nations unies, est intervenu à deux reprises pour demander la cessation immédiate des hostilités en Ukraine et le retour à la diplomatie et au dialogue à l'occasion lors de la 11e session extraordinaire d'urgence de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York et du lancement d’un fonds humanitaire d’urgence pour les réfugiés d’Ukraine. Mgr Caccia a rappelé l'appel lancé dimanche dernier par le pape qui, en plus d'exprimer sa proximité avec ceux qui souffrent du conflit, a demandé d'urgence l'ouverture de couloirs humanitaires pour les personnes fuyant le conflit. Le Saint-Siège, a souligné le prélat, considère qu'il est essentiel de garantir un accès complet, sûr et sans entrave aux acteurs humanitaires afin qu'ils puissent offrir rapidement leur aide aux populations civiles dans le besoin.

 

D'où la décision du Saint-Siège de se joindre «aux nombreux États membres qui ont appelé à une cessation immédiate des hostilités et à un retour à la diplomatie et au dialogue». À mesure que nous avançons, a poursuivi M. Caccia, «l'Église catholique et ses institutions caritatives, à distance et sur le terrain, aident déjà des milliers de personnes et continueront à le faire». Le diplomate n’a ensuite pas manqué de souligner l’effort déployé par tous les pays offrant actuellement une assistance humanitaire aux Ukrainiens venus trouver refuge sur leur sol. La priorité est avant tout «d'accueillir, de protéger et d'aider les centaines de milliers de réfugiés». «Les efforts visant à répondre aux besoins de ceux qui fuient en quête de sécurité doivent respecter le principe de non-refoulement et nos obligations communes en vertu du Droit international, y compris le droit international des réfugiés, et être offerts sur une base non-discriminatoire.» «Il y a toujours du temps pour la bonne volonté, il y a toujours de la place pour la négociation et pour la sagesse afin d’éviter que ne prévalent les intérêts partisans, afin de sauvegarder les aspirations légitimes de chaque individu et épargner au monde la folie et les horreurs de la guerre » : telles sont les convictions du Saint-Siège, que son représentant à l’ONU a tenu à rappeler.

 

Au huitième jour de l'invasion russe en Ukraine, l'Ukraine a confirmé la prise de Kherson par l'armée russe. De nouveaux pourparlers ont eu lieu. Le principe de l'organisation de couloirs humanitaires a été décidé. La Russie accentue ses bombardements sur les villes portuaires, mais aussi sur les territoires plus à l'ouest, près de la frontière polonaise. La ville de Marioupol est quasi-coupée du monde et subit de nombreux bombardements, tout comme Kharkiv et Kiev la nuit dernière. Un million de réfugiés ont déjà fui les combats, selon un nouveau bilan des Nations unies. Aux frontières de l'Ukraine, ils sont des milliers à attendre de pouvoir traverser vers les pays voisins (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220303-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-derni%C3%A8res-informations-en-direct). Alors que Vladimir Poutine réaffirme combattre des "néonazis" en Ukraine et Emmanuel Macron estime que "le pire est à venir" après un échange téléphonique avec ce dernier, près de 7 000 scientifiques, mathématiciens et universitaires russes ont signé ce jeudi une lettre ouverte au président Vladimir Poutine pour protester "fermement" contre la guerre en Ukraine, ils s'exposent à des peines d'amende ou d'emprisonnement au regard d'une législation adoptée il y a quelques années qui autorise les autorités russes à poursuivre tout citoyen critiquant le gouvernement (https://fr.euronews.com/2022/03/03/direct-huitieme-jour-de-guerre-en-ukraine-la-russie-accusee-de-crimes-de-guerre, et https://www.bfmtv.com/international/en-direct-guerre-en-ukraine-un-million-de-refugies-ont-fui-le-pays-en-une-semaine_LN-202203030008.html).

 

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Publié le 2 Mars 2022

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org que le mercredi des Cendres, porte d'entrée du Carême, le pape François poursuit son cycle de catéchèse dédié aux personnes âgées, axé cette fois sur la longévité. Le pape prône "l'alliance des générations" et évite "l'arrogance du temps d'horloge", car "la vitesse excessive, qui obsède déjà tous les passages de notre vie, rend chaque expérience plus superficielle et moins 'nutritive'". Il faut donc «éviter les dangers de la précipitation». Mais Bergoglio n'a pas voulu laisser passer l'occasion de cette journée de jeûne et de prière pour la paix en Ukraine, qu'il a lui-même appelée. Et, pour cette raison, dans ses salutations, il a rappelé que «la paix dans le monde commence par notre conversion personnelle» et, surtout, il a tenu à remercier les Polonais d'avoir accueilli les réfugiés de l'Ukraine voisine : «Vous avez été les premiers à soutenir à l'Ukraine, ouvrant leurs frontières, leurs cœurs et les portes de leurs maisons aux Ukrainiens fuyant la guerre».

 

José Manuel Vidal nous montre aussi sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/Papa-Senor-escuche-clamor-estruendo-Iglesia-religion-Ceniza_0_2428557141.html) que le pape François n'a pas pu assister à la cérémonie du mercredi des Cendres en raison d'une forte douleur au genou, mais il en a profité pour préparer l'homélie de la messe, dans laquelle, entre autres, il a demandé au Seigneur d'entendre le cri de «ceux qui souffrent et fuient sous le tonnerre des armes» et de «redonner la paix dans nos cœurs et d’accorder à nouveau votre paix à nos jours». Le pape François a également rappelé les trois «principales armes de l'Esprit» : la prière, la charité et le jeûne. "C'est avec eux qu'en ce jour de prière et de jeûne pour l'Ukraine, nous implorons Dieu que la paix que les hommes seuls ne peuvent construire." Bergoglio a également pointé une autre maladie actuelle : celle de la recherche des apparences, "une maladie spirituelle qui asservit la personne, la conduisant à dépendre de l'admiration des autres". Quant à l'aumône, «si elle est faite sans attirer l'attention des autres, elle donne la paix et l'espoir au cœur. Elle nous révèle la beauté de donner qui devient recevoir. Alors que le jeûne « n'est pas un régime; pendant le Carême, nous devons jeûner, avant tout, de ce qui nous rend dépendants».

 

Au septième jour de l'invasion russe en Ukraine, des frappes russes ont touché plusieurs villes dont Kharkiv, Zytomyr et Kiev. La Russie a annoncé avoir pris le contrôle de la ville portuaire de Kherson, tandis que 836 000 réfugiés ont quitté l'Ukraine vers les pays voisins. De nouveaux pourparlers sont prévus jeudi 3 mars alors que l'ONU a voté à une écrasante majorité la résolution condamnant l'offensive en cours (141 pays ont voté pour, 5 contre, et 35 se sont abstenus dont la Chine sur 193 membres), et l'opposant russe Alexeï Navalny appelle à manifester tous les jours contre la guerre. Le président français lors d'une intervention télévisée a apporté son soutien fraternel au président ukrainien Volodymyr Zelensky qui a accusé mercredi Moscou de chercher à «effacer» l'Ukraine et son histoire, appelant les Juifs «à ne pas rester silencieux», après des frappes russes près de Babi Yar, site d'un massacre nazi. «Ils ont l'ordre d'effacer notre histoire, d'effacer notre pays, de nous effacer tous», a-t-il lancé dans une vidéo, exhortant les pays du monde entier à ne pas rester neutres (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220302-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-derni%C3%A8res-informations-en-direct).

 

Enfin, Jesús Bastante nous apprend aussi sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/Woelki-presenta-dimision-Papa-inaccion-colonia-arzobispo-abusos-camino-sinodal-menores_0_2428557132.html) que le cardinal de Cologne, Rainer Maria Woelki, devait revenir aujourd'hui, mercredi des Cendres, au poste de curé du diocèse allemand, après une interruption de cinq mois suite au scandale de sa possible inaction dans les cas d'abus dans son diocèse. Cependant, le prélat controversé a annoncé aujourd'hui qu'il avait remis sa démission au pape. Pour le moment, le pape François l'aurait exhorté à rester en fonction, annonçant qu'il se prononcerait sur sa démission "en temps voulu", comme le souligne l'archevêché dans un communiqué. Pour l'heure, et après sa "pause spirituelle", Woelki devra retourner dans un diocèse où ni le clergé ni les fidèles n'aiment pas leur pasteur, au point de lui demander de ne pas revenir. Le Vatican avait déjà constaté de "graves erreurs" dans la gestion des abus et, surtout, dans le domaine de la communication, mais il avait tenté de disculper Woelki, le faisant "disparaître" depuis octobre dernier et jusqu'à aujourd'hui, mercredi des Cendres. En ce sens, la décision du pape doit être interprétée de la même manière que lorsque le cardinal Marx a présenté sa démission. Dans ce cas, Bergoglio écrivit au cardinal, et à tous les évêques allemands, pour les exhorter à assumer la responsabilité de leurs charges.

 

Et Jesús Bastante nous signale sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/espana/Congreso-PSOE-PNV-Defensor-Pueblo-Iglesia-abusos-cremades-podemos-pp-ciudadanos-comision-investigacion_0_2428557144.html) que le 8 mars, le Congrès des députés décidera de donner ou non le feu vert à l'initiative présentée par le PSOE et le PNV de charger le Médiateur, Ángel Gabilondo, d'enquêter sur les abus sur mineurs dans l'Église. Une proposition qui, aujourd'hui, n'a pas le soutien nécessaire pour aller de l'avant, car elle n'aurait que les voix en faveur des deux partis qui la présentent, une partie de la minorité (Teruel Existe, More Country...) et, bien sûr, Cuidadamos. Mais que, sans le "Oui" de Unidas Podemos, il risquerait de ne pas être approuvé. Les socialistes ont aussi entamé des conversations informelles avec des représentants du Parti populaire pour obtenir l'abstention du PP, et sur l'autre rive, l'Église attend que le Congrès décide quelle enquête elle décide de mener, avant de donner une réponse. Parmi les victimes, il y a d'ailleurs un certain clivage entre ceux qui veulent que les évêques «se représentent» à tout prix devant la Chambre basse, et les «possibilistes» qui veulent qu'il y ait au moins une initiative publique qui enquête sur les abus sur mineurs dans l'Église espagnole.

 

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Publié le 1 Mars 2022

vaticannews.va nous montre le mardi 1er mars 2022 qu’à la veille de l’invasion russe en Ukraine, le pape François a annoncé que le 2 mars, mercredi des Cendres, serait un jour de jeûne pour la paix, car «Jésus nous a appris qu'à l'insistance diabolique, à l'absurdité diabolique de la violence, on répond avec les armes de Dieu». Un appel relayé par les cardinaux de la Curie romaine.

 

Le cardinal João Braz de Aviz, préfet de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique invite les consacrées et consacrés à se faire proches des hommes, femmes et enfants vivant dans des zones de guerre, à commencer par l’Ukraine, et invite à confier à la Marie, «la souffrance, la vie et la mort de tant de nos frères et sœurs traversés par l’horreur et la folie de la guerre». À la suite du pape François, le cardinal de Aviz invite à prier et à poser des gestes de paix, pour que «notre vie parle et qu’elle soit, dans la douceur et la vérité, témoignage de la miséricorde que le Père nous donne». Il sollicite en particulier les personnes répondant de son dicastère: les sœurs contemplatives qui offrent déjà leur vie pour la paix, mais aussi tout un chacun.

 

Cette initiative du pape est en effet «œcuménique», affirme le président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, le cardinal Kurt Koch. Dans son appel, le pape François invite tous les chrétiens, y compris les représentants d'autres religions, à s'associer à cette prière. Le cardinal Kurt Koch estime que cette invitation à prier pour la paix est un «signe important», car beaucoup de gens se sentent impuissants lorsqu'ils entendent parler de guerre. Il est alors important qu'ils puissent s'adresser à «Dieu dont nous savons qu'Il veut la paix et en aucun cas la guerre». Le cardinal Koch met également l'accent sur la signification d'une prière publique pour la paix qui est «également appel à la conscience de tous ceux qui détiennent le pouvoir, le pouvoir de la guerre et de la paix, et nous leur demandons instamment d'examiner leur conscience et de servir la paix et non la guerre», et elle est aussi «un signe de solidarité», de communion avec toutes les personnes qui souffrent, qui sont en fuite et qui voient leur vie menacée.

 

Enfin, depuis Abou Dhabi où il se trouve à l’occasion de la remise du prix Zayed pour la fraternité humaine, le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, le cardinal Miguel Ángel Ayuso Guixot exprime sa reconnaissance au pape François pour ce nouvel appel à la prière et au jeûne «deux éléments essentiels de la vie religieuse pas seulement des catholiques mais des autres traditions religieuses». Il espère que la communauté humaine saisisse cette opportunité pour demander à Dieu le rétablissement de la paix dans le monde et il «lance un appel à trous les responsables religieux de toutes les traditions et à toutes les personnes de bonne volonté pour qu’ils s’unissent au Saint-Père et aux catholiques afin de prier pour la paix à travers le jeûne et la prière lors du mercredi des Cendres pour que, par et à travers nos intercessions, le monde puisse vivre dans cet esprit de paix, de fraternité humaine partagée dans tous les angles du monde.»

 

Alors que l'offensive russe en Ukraine entame son sixième jour ce mardi, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a appelé lundi les Français se trouvant à Kiev à "saisir l'opportunité" de quitter la ville par la route du sud. L'étau semble se resserrer ce mardi autour de la capitale ukrainienne, alors que des images satellitaires montrent un immense convoi militaire russe s'en rapprochant, cependant le Pentagone affirme que l'avancée russe vers Kiev est "au point mort", entravée par la résistance ukrainienne ainsi que par des problèmes d'approvisionnement en carburant et nourriture (https://www.bfmtv.com/international/en-direct-ukraine-les-francais-incites-a-quitter-kiev-suivez-notre-edition-speciale_LN-202203010017.html). Enfin, en visioconférence avec le Parlement européen, Volodymyr Zelensky a demandé à l'UE de ne pas « laisser tomber » l'Ukraine, alors que le centre ville de Kharkiv, deuxième ville du pays, a été bombardé par les Russes, et plusieurs villes sont encerclées (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220301-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-informations-en-direct).

 

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Publié le 28 Février 2022

Comme nous le montre la-Croix.com ce lundi 28 février 2022 (https://www.la-croix.com/Monde/direct-guerre-Ukraine-Russie-pourparlers-ONU-resolution-Kiev-avancee-russe-ralentit-2022-02-28-1201202504 ), interrogé par quatre grands quotidiens italiens, le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, a déclaré que le Saint-Siège était «prêt à faciliter les négociations entre la Russie et l’Ukraine». Le numéro deux du Vatican a également réagi à un éventuel élargissement du conflit à d’autres pays : «Je n’ose même pas y penser. Ce serait une catastrophe aux proportions gigantesques, même si, malheureusement, ce n’est pas une éventualité à exclure complètement.». «Nous devons éviter toute escalade, arrêter les affrontements et négocier, a exhorté le cardinal Parolin. Le retour possible à “une nouvelle guerre froide avec deux blocs opposés” est également un scénario inquiétant. Cela va à l’encontre de la culture de la fraternité que le pape François propose comme seul moyen de construire un monde juste, solidaire et pacifique».

 

Hernán Reyes Alcaide, correspondant au Vatican, nous montre sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/guino-Papa-Scholas-organiza-Carpas-Paz-Ucrania-Rusia_0_2427957192.html) qu’à Buenos Aires, Madrid, Valence, et Grenade, la fondation pontificale Scholas Occurrentes élèvera des "Tentes pour la paix" pour convoquer des jeunes de différentes confessions religieuses pour demander la cessation de la guerre en Ukraine, dans un appel qui a l'aval du pape François. L'initiative cherche à reproduire un fait similaire qu'à l'époque où il était archevêque de Buenos Aires, et alors que Scholas n'était pas encore né, Bergoglio a béni l'installation d'une Tente pour la Paix sur la Plaza de Mayo à Buenos Aires. Ainsi, le responsable de l'idée était un collaborateur sur les questions éducatives qui accompagne le pape actuel depuis plus de 25 ans : l'actuel président de Scholas dans le monde, José María del Corral. «Nous nous unissons pour la Paix dans différentes villes du monde. Pour témoigner que la guerre est toujours l'échec de la fraternité humaine. Unis dans une prière interreligieuse», convoque Scholas.

 

Et comme le montre religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/Cardenal-Imploro-Patriarca-Moscu-Putin-Iglesia-Religion-Ucrania_0_2427957191.html), le cardinal de Munich Reinhard Marx a appelé le chef de l'Église orthodoxe russe, le patriarche Kirill, à faire pression sur le président russe Vladimir Poutine pour la paix. "J'implore le patriarche de Moscou d'influencer ce président pour qu'il mette fin à la guerre, qu'il dépose les armes", a déclaré Marx lors d'une cérémonie religieuse ukraino-catholique à Munich dimanche. Et le cardinal a ajouté que les évêques ne sont pas des politiciens, "mais nous avons la mission et le devoir d'annoncer l'Évangile de la paix précisément à ceux qui pensent pouvoir utiliser la violence et la terreur pour atteindre des objectifs politiques", a-t-il ajouté. L'archevêque a assuré les catholiques ukrainiens de la solidarité de leurs frères allemands dans la prière et l'aide concrète d'urgence. Pour cette raison, elle veut également s'occuper conjointement des réfugiés attendus à Munich, qui est jumelée avec la capitale ukrainienne, Kiev. Marx avait assisté à la cérémonie à l'invitation de l'évêque catholique ukrainien Bohdan Dzyurakh et s'était adressé à la congrégation à la fin de la cérémonie. Il a également exprimé son horreur "que cela se passe en Europe au 21e siècle". Enfin, les deux évêques ont prié ensemble en allemand et en ukrainien la prière pour la paix, que le pape Jean-Paul II (1978-2005) avait récitée à la veille du début de la guerre en Irak en 1991.

 

Malheureusement, rien ne viendra du patriarche Kirill, chef de la puissante Église orthodoxe russe depuis 2009, qui est l'un des piliers du système mis en place par Vladimir Poutine. Il n'hésite pas à justifier la répression policière des manifestations de l'opposition ou à bénir les armes et les guerres de Moscou à l'étranger. En 2012 , il a exprimé sa fidélité en proclamant que la présidence de Poutine est "un miracle de Dieu" . «Que Dieu nous protège de la situation politique actuelle en Ukraine, un pays frère qui nous est proche, utilisée de telle manière que les forces du mal l'emportent», a déclaré Kirill dans son sermon dominical, qui semble donc soutenir l'invasion russe de l'Ukraine. Selon lui, les "forces du mal" sont celles qui "combattent l'unité" de l'Église orthodoxe russe avec les pays issus de la Rus, un État médiéval considéré comme l'ancêtre de la Russie, de l'Ukraine et de la Biélorussie. Depuis 2014, l'Ukraine a quitté la sphère d'influence russe pour se rapprocher de l'UE et de l'OTAN. En 2019, elle avait été dotée d'une Église orthodoxe indépendante du patriarcat de Moscou, une décision historique qui a mis fin à plus de 300 ans de tutelle religieuse russe et provoqué l'ire de la Russie et de Kirill (https://www.religiondigital.org/mundo/Kirill-posiciona-Putin-combatir-fuerzas-Rusia-Ucrania_0_2427957182.html).

 

Alors qu’est envisagé un «deuxième round» de pourparlers entre la Russie et l’Ukraine après que les délégations russes et ukrainiennes ont quitté la table des négociations et rentrent pour «consultations dans leurs capitales respectives», Moscou continue de pilonner la capitale ukrainienne au cinquième jour de l’offensive décidée par Poutine, tandis que Kharkiv est pilonné, mais il n’y a pas de percée russe, et le ministère de la Santé ukrainien estime que 352 civils, dont 14 enfants, seraient morts depuis que l’invasion russe a commencé jeudi. Cependant, Poutine exige toujours la reconnaissance de la Crimée, la «dénazification» de l’Ukraine et son statut neutre, mais cette dernière demande son intégration «sans délai» dans l’Union européenne, après que dimanche, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s’est dite favorable à une intégration de l’Ukraine dans l’UE (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-informations-liees-au-conflit-20220228_LORWPKXB5VEWLPAQQEI3DF7IPY/).

 

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Publié le 27 Février 2022

Libération.fr nous montre que le pape François a demandé dimanche 27 février 2022 l’ouverture «urgente» de «couloirs humanitaires» pour les réfugiés fuyant face à l’invasion russe en Ukraine. «Je pense aux personnes âgées, à tous ceux qui en ce moment cherchent un refuge, aux mamans en fuite avec leurs enfants. Ce sont des frères et sœurs pour lesquels il est urgent d’ouvrir des couloirs humanitaires et qu’il faut accueillir», a déclaré le pape à l’issue de sa traditionnelle prière de l’Angélus place Saint-Pierre. Il aussi demandé à ce «que les armes se taisent» en Ukraine (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-invasion-russe-retrouvez-les-dernieres-informations-liees-a-la-guerre-en-ukraine-20220227_F74NY3466BGKPLQICUUPYW43PU/).

 

Et au quatrième jour des combats en Ukraine, les tensions sur la scène internationale ont de nouveau grimpé un échelon au moment où l’armée russe a reconnu pour la première fois ce dimanche enregistrer des pertes humaines au cours de son invasion de l’Ukraine, sans pour autant donner de chiffres (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220227-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-informations-en-direct), au point que la Suède rompt avec sa doctrine et va livrer des armes antichar à l'Ukraine. Vladimir Poutine a brandi la menace nucléaire, tandis que l'Union européenne a multiplié les nouvelles sanctions contre la Russie que sont fermeture de l'espace aérien de l'UE aux avions russes, contre le Belarus en interdisant les exportations des "plus importants secteurs économiques" du régime de Minsk, "complice" de l'invasion russe en Ukraine et les médias russes RT et Sputnik bannis de l'UE, et va pour la première fois de son histoire financer l'achat et la livraison d'armes à l'Ukraine (https://www.bfmtv.com/international/asie/russie/en-direct-guerre-en-ukraine-la-bataille-pour-kiev-se-poursuit-l-armee-russe-s-etend_LN-202202270018.html, https://fr.euronews.com/2022/02/27/direct-kiev-se-dit-pret-a-des-negociations-avec-moscou-mais-pas-au-belarus).

 

La présidence de l'Ukraine a aussi indiqué dimanche avoir accepté des pourparlers avec la Russie lors du quatrième jour de l’offensive russe. Ces négociations, «sans conditions préalables», se dérouleront à la frontière avec la Biélorussie, près de Tchernobyl, une décision annoncée après une médiation du président biélorusse Alexandre Loukachenko. La capitale Kiev semble résister et ralentir la progression russe. L'Ukraine dit vouloir «essayer» de négocier avec la Russie, même si elle ne «croit pas trop» que des pourparlers puissent mettre fin à l'invasion russe (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220227-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-informations-en-direct).

 

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Publié le 26 Février 2022

katholisch.de nous montre dans son article du vendredi 25 février 2022 que la Congrégation pour le Culte prépare un document sur la formation liturgique des séminaristes pour contrer les tendances traditionalistes. Dans une interview accordée au magazine britannique The Tablet (jeudi), le préfet de la Congrégation, Mgr Arthur Roche, a déclaré que le pape François était préoccupé par la formation des candidats à la prêtrise. Il n'est pas rare que des prêtres nouvellement ordonnés commencent à célébrer la liturgie préconciliaire "presque immédiatement". Lors des séminaires, la Congrégation pour la liturgie s'emploie à enseigner "la richesse de la réforme liturgique", comme l'avait demandé le Concile Vatican II. Roche n'a pas fourni plus de détails sur le document prévu.

 

Il y a deux ans, la Congrégation aurait donc entamé des discussions entre ses membres pour discuter de ce problème. "Tout le monde a estimé que la formation dans les séminaires en général et dans la vie de l'Église était tout à fait insuffisante", a déclaré Roche. Dans ce contexte, il est également exigé que les évêques diocésains consultent le Saint-Siège avant d'autoriser les prêtres nouvellement ordonnés à célébrer selon le missel en vigueur avant la réforme liturgique. L'exigence a été introduite l'été dernier avec le motu proprio "Traditionis Custodes", avec lequel le pape François avait considérablement restreint la célébration de la liturgie préconciliaire. Roche a souligné qu'il considérait que la tâche de sa Congrégation était de continuer à mettre en œuvre la constitution liturgique du Concile Vatican II "Sacrosanctum Concilium". La Constitution est la "Magna Carta" de la Congrégation pour le Culte. L'objectif du pape est d'assurer l'unité dans l'Église. Cela inclut de mettre fin à l'impression de deux églises avec deux liturgies différentes. "Bien sûr, comme ses prédécesseurs, le pape François se préoccupe de ceux pour qui c'est difficile." Il est donc encore possible d'utiliser le Missel de 1962. "Mais ce n'est pas la norme. C'est juste une concession pastorale." Selon The Tablet, l'interview a été menée avant l'annonce d'un décret par lequel le pape autorise la Fraternité Saint-Pierre à célébrer pleinement la liturgie pré-conciliaire et sans les restrictions de "Traditionis Custodes". Roche a de nouveau souligné que la majorité des évêques soutenaient la restriction de l'ancienne messe. Le durcissement du règlement du Motu Proprio, que sa Congrégation a publié en décembre sous la forme de "Responsa ad dubia", c'est-à-dire de "Réponses aux enquêtes", s'appuyait sur des questions précises des évêques.

 

Ce retour en arrière vers la liturgie préconciliaire n’est pas partagé par le pape François qui a reçu jeudi l'évêque d'Osnabrück Franz-Josef Bode. Il s'agissait du chemin synodal en Allemagne ainsi que du synode mondial, a déclaré Bode par la suite à l'Agence de presse catholique (KNA). En tant que vice-président de la Conférence épiscopale allemande (DBK), il était à Rome du lundi au jeudi pour des entretiens. Selon Mgr Bode, lors de ses entretiens dans diverses autorités de la Curie, il a rencontré beaucoup d'ouverture et une volonté de parler. Il avait été signalé à plusieurs reprises que les sujets traités dans le chemin synodal étaient importants pour de grandes parties de l'Église universelle, même si l'on ne partage pas partout le point de vue en Allemagne. Il est donc bon que l'Église catholique en Allemagne apporte ses votes et ses considérations au processus synodal mondial, a souligné l'évêque d'Osnabrück : Et bien sûr, d'autres perspectives et questions clés y sont également confrontées. Bode a admis qu'il n'était pas venu à Rome depuis longtemps. C'était très bien et utile de parler à la fois aux chefs des autorités et au personnel de la curie, selon lui. Selon les informations de KNA, le cardinal de Cologne Rainer Maria Woelki et l'évêque de Münster Felix Genn ont également été aperçus à Rome jeudi. Rien n'était initialement connu sur d'éventuelles discussions avec le pape ou d'autres représentants du Vatican (https://www.katholisch.de/artikel/33266-bischof-bode-im-vatikan-gibt-es-grosse-offenheit-fuer-den-synodalen-weg).

 

Et cette visite de l'évêque d'Osnabrück Franz-Josef Bode lui a permis de répondre aux doutes du président de la conférence épiscopale polonaise Stanislaw Gadecki, archevêque de Poznan, qui dans une lettre publiée le 22 février a exprimé «sa profonde inquiétude et son inquiétude» face au «chemin synodal» de l'Église en Allemagne remettant en question les réunions du synode allemand ont voté en faveur de l'abolition du célibat, le sacerdoce des femmes, la communion pour les divorcés et la bénédiction des unions sexuelles ces dernières semaines, et des membres supérieurs de la hiérarchie, dont le cardinal Reinhard Marx de Munich et l'évêque Bätzing lui-même, ont soutenu les appels à rendre le célibat sacerdotal volontaire. Tout en reconnaissant que les évêques allemands réagissent à la chute du nombre de fidèles et de vocations, il soutient qu'il ne s'agit pas d'une réponse efficace, et avec des références tout au long de l'enseignement de Paul VI, de Jean-Paul II et du pape François, la lettre réaffirme la position établie de l'Église sur ces sujets et attribue les difficultés de clarté doctrinale à "une crise de la foi" en Europe. Il compare les exigences de la voie synodale allemande à la «Bible de Jefferson», dans laquelle le président américain a sélectionné ce qu'il considérait comme la morale authentique des Évangiles à partir du texte original (https://www.thetablet.co.uk/news/15059/polish-archbishop-challenges-german-synodal-path).  

 

Enfin, l'évêque amazonien Erwin Kräutler a qualifié d'insuffisants les arguments contre l'ordination des femmes. À ce jour, il n'a pas entendu de réponse convaincante à la question de savoir pourquoi les femmes ne sont pas ordonnées, écrit Kräutler dans un article du numéro actuel du magazine "Stimmen der Zeit" (mars). Il craignait que le pape Jean-Paul II ait déclaré en 1994 que l'Église n'avait pas le pouvoir de conférer l'ordination sacerdotale aux femmes. Cependant, puisque la lettre apostolique "Ordinatio sacerdotalis" ne concernait pas la "proclamation du dogme", il est permis de remettre en question la décision papale. Selon Kräutler, la lettre papale et la législation de l'Église sur l'ordination des femmes portent l'entière responsabilité du fait que les croyants en Amazonie souffrent d'un "manque d'Eucharistie". La région est caractérisée par une pénurie massive de prêtres. Bien qu'il existe "des milliers de communautés chrétiennes" dans la région amazonienne, la plupart d'entre elles sont dirigées par des femmes et des hommes laïcs. La plupart des croyants ne voient un prêtre qu'une ou deux fois par an. C'est pourquoi 95 % des fidèles restent «sans onction des malades et meurent sans le viatique, la nourriture spirituelle». En ce qui concerne les débuts du christianisme, l'évêque amazonien a déclaré qu'"on ne peut pas nier" que les femmes étaient des chefs d'Église. De plus, il n'a pas été prouvé que dans l'Église primitive qu’un seul homme présidait l'Eucharistie. Les évangiles ont été écrits dans une "culture patriarcale dans laquelle les femmes jouaient un rôle subordonné aux hommes". Mais au XXIe siècle, les femmes ont longtemps été égales aux hommes. «Les évangiles ne se sont-ils pas inculturés encore et encore dans les sociétés respectives au cours de deux millénaires ? Cela pourrait arriver aujourd'hui en ce qui concerne l'ordination des femmes. Cette question porte simplement sur les besoins pastoraux de notre temps, pas sur l'écriture de l'histoire», dit Kräutler (https://www.katholisch.de/artikel/33265-amazonasbischof-kraeutler-argumente-gegen-frauenweihe-ueberzeugen-nicht).

 

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