Publié le 26 Avril 2022

Bernadette Sauvaget nous montre dans Libération.fr que le pape a fait ce mardi 26 avril 2022 de l’archevêque de Lille le successeur de Michel Aupetit, contraint de démissionner fin 2021. À 70 ans, il est le tenant d’un christianisme social, attentif à la cause des réfugiés et moins conservateur et centré sur les questions bioéthiques que son prédécesseur.

 

«C’est quand même étonnant cette mode de nommer des septuagénaires !» soupirait, la semaine dernière, un prêtre catholique médiatique lorsque le nom du nouvel archevêque de Paris commençait à circuler avec insistance. Confirmant ces bruits, le pape a nommé ce mardi l’archevêque de Lille, Laurent Ulrich, 70 ans, à la tête du diocèse le plus puissant de France, doté de 116 paroisses, de 477 prêtres et d’un patrimoine immobilier estimé au minimum à 700 millions d’euros. Ulrich, moins conservateur et plus «François-compatible» que son prédécesseur, succède à Michel Aupetit, contraint de démissionner, fin novembre 2021, à la suite de rumeurs de supposées liaisons féminines qu’il a toujours niées.

 

En fait, le pape a choisi un homme d’expérience pour reprendre en main un diocèse très chahuté ces dernières années par le management brutal d’Aupetit. Ulrich, originaire de Dijon, formé d’abord à la philosophie avant de rentrer dans les ordres, a été d’abord archevêque de Chambéry de 2000 à 2008 puis archevêque de Lille. Sous la présidence du cardinal André Vingt-Trois, il a exercé, de 2007 à 2013, la vice-présidence de la Conférence des évêques de France (CEF). Son nom figurait déjà dans la liste des favoris, en 2017, lors de la nomination d’Aupetit à la tête du diocèse de Paris.

 

«C’est un homme bon et droit», dit d’Ulrich Benoist de Sinety, prêtre de paroisse à Lille et ancien vicaire général (c’est-à-dire bras droit de l’évêque) de Paris. De l’extérieur, l’archevêque de Lille apparaît froid. Ce que dément un évêque, l’un de ses voisins dans l’hémicycle à Lourdes où se tiennent, deux fois par an, les assemblées plénières de l’épiscopat. «Ulrich est plutôt cool», résume ce prélat. Les détracteurs de l’archevêque de Lille lui reprochent aussi un manque de charisme. Bref, Ulrich aurait un profil assez techno, issu de la nomenklatura ecclésiale. En tous les cas, il connaît parfaitement les rouages de l’institution et ceux du monde politique, ce qui est un sérieux atout à la tête du diocèse de Paris, son archevêque jouant un rôle éminemment politique.

 

Sur l’échiquier politico-religieux, le nouvel archevêque de la capitale est un «centriste», tenant d’un christianisme social, attentif à la cause des migrants et des plus démunis. «Rechercher la justice pour les plus pauvres et rechercher l’utilisation raisonnable de ce monde dans lequel nous vivons sont un même chemin de conversion», disait-il dans son homélie de la Toussaint 2021. Il est moins centré sur les questions bioéthiques qu’Aupetit, qui en avait fait son cheval de bataille. Cette nomination apparaît comme un recentrage de l’épiscopat catholique français, de plus en plus sous pression des courants conservateurs. Elle intervient dans un contexte difficile pour le milieu, encore sous le choc des révélations du rapport Sauvé sur les violences sexuelles commises dans l’institution et le vote massif des catholiques à l’extrême droite lors de l’élection présidentielle.

 

La prise de fonctions aura lieu très rapidement, dans à peine un mois. La messe d’installation de Laurent Ulrich sera célébrée le lundi 23 mai à l’église Saint-Sulpice, la cathédrale par intérim du diocèse depuis l’incendie qui a ravagé Notre-Dame. Depuis la démission de Michel Aupetit, la gestion du diocèse avait été confiée à Georges Pontier, l’ancien archevêque de Marseille et ex-président de la CEF. Faisant figure de «vieux sage», Pontier, à qui le pape a confié des missions de pacification depuis qu’il a pris sa retraite, connaît aussi très bien l’épiscopat français.

 

Dans la bataille de Paris (le poste est le plus prestigieux dans l’épiscopat hexagonal avec celui de Lyon), son avis a certainement pesé, tout comme celui de Vingt-Trois, l’un et l’autre plus centristes que la direction actuelle de l’épiscopat. «Le nom d’Ulrich est apparu tout de suite après la démission d’Aupetit. Mais il a été écarté, dans un premier temps, pour des raisons d’âge», explique une source bien informée. Le profil du nouvel archevêque de Paris correspond néanmoins à ce que recherchait la nonciature apostolique (l’ambassade du Vatican), qui joue un rôle central dans la nomination des évêques.

 

Dans une sorte d’«en même temps» macronien, le mandat d’Ulrich apparaît à la fois comme une rupture et une transition. Une rupture car il n’appartient pas au microcosme parisien, comme ce fut le cas des trois derniers patrons du diocèse de Paris. La «crise Aupetit» a révélé, dans la capitale, une sorte d’entre-soi ecclésiastique, mortifère à long terme. Mais une transition car Ulrich, âgé de 70 ans, devra remettre sa démission au pape dans cinq ans, selon les normes de l’Église catholique.

 

Pour l’heure, l’accueil de cette nomination est assez mitigé. Elle mécontente les courants les plus conservateurs de l’Église catholique ainsi que les fans du cardinal Jean-Marie Lustiger, en poste à Paris de 1981 à 2005 (ce sont souvent les mêmes), ces derniers redoutant que l’on brade l’héritage lustigérien. «Ce n’est pas cela qui constituait la priorité mais plutôt mettre de la diversité en ne nommant pas un Parisien», corrige un théologien. Nombre de curés parisiens n’applaudissent pas non plus. Ils auraient voté – s’ils en avaient eu la possibilité – pour Jean-Marc Aveline, qu’ils connaissent mieux et qu’ils apprécient. L’archevêque de Marseille, dont le nom avait circulé pour le poste parmi beaucoup d’autres a, en effet, dirigé plusieurs retraites spirituelles pour les prêtres de Paris. À 70 ans, Ulrich va devoir faire, encore une fois, ses preuves.

 

«Ça a été la surprise, la surprise complète», a déclaré Laurent Ulrich ce mardi à RCF Hauts-de-France, expliquant qu’il pensait accomplir ses dernières années au diocèse de Lille (la retraite d’un évêque est à 75 ans). « Mon ministère à Paris va être un ministère qui veut manifester l’amitié du Christ», a-t-il ajouté (https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/04/26/laurent-ulrich-nomme-archeveque-de-paris-pour-remplacer-michel-aupetit_6123743_3224.html). Ce choix est excellent et permettra à Paris de se débarrasser de l’héritage du cardinal Lustiger trop réactionnaire.

 

Au 62e jour de l'invasion russe en Ukraine, trois explosions et une «attaque terroriste» dans la région séparatiste moldave de Transnistrie font craindre une étendue du conflit en Ukraine à la Moldavie. L'Ukraine accuse la Russie de vouloir « déstabiliser » aussi la Moldavie. Les autorités moldaves appellent au calme. Et à Moscou, Antonio Guterres appelle l'Ukraine et la Russie à ouvrir des couloirs humanitaires avec l'aide de l'ONU. Le Royaume-Uni affirme que la Russie tente d'encercler les positions ukrainiennes dans l'est du pays. Selon le ministère de la Défense britanniquede violents combats ont été signalés au sud d'Izium, alors que les forces russes tentent d'avancer vers les villes de Sloviansk et Kramatorsk par le nord et l'est (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220426-en-direct-guerre-en-ukraine-40-pays-r%C3%A9unis-pour-renforcer-la-d%C3%A9fense-ukrainienne).

 

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Publié le 25 Avril 2022

Romain Mazenod dans lepelerin.com nous montre ce lundi  le 25 avril 2022 que selon un sondage Ifop pour La Croix et Le Pèlerin, les catholiques ont davantage voté pour Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle qu'en 2017. En revanche, les catholiques pratiquants réguliers ont moins voté pour la candidate du RN que la moyenne des Français : 39% contre 41,5% pour l'ensemble des Français.

 

L’étude de l’institut IFOP pour Le Pèlerin et La Croix en atteste : les catholiques démontrent toujours un fort sens civique. 79 % d’entre eux se sont ainsi rendus aux urnes le 24 avril contre 71,9 % seulement de l’ensemble des Français. Dans le détail, les pratiquants réguliers sont même 93% à s’être acquittés de leur devoir de citoyen. En ce qui concerne leur choix, les catholiques ont davantage voté pour Marine Le Pen que la moyenne nationale (45 % contre 41,5 %). En revanche, Emmanuel Macron enregistre un meilleur score chez les pratiquants réguliers que dans l’ensemble de la population (61 % contre 58,5 %).

 

«Ces résultats témoignent d’un vote catholique de moins en moins spécifique, analyse Gautier Jardon, chargé d’études à l’IFOP. Marine Le Pen progresse chez les catholiques comme dans l’ensemble de la population. Cela confirme ce que nous avions déjà mesuré en 2017 : la fameuse “digue catholique” contre l’extrême droite a cédé».

 

Enfin, sans surprise, les Français de confession musulmane ont massivement voté (85 %) pour Emmanuel Macron. Un score qui doit être relativisé compte tenu d’un taux d’abstention très élevé (42%) dans cette partie de la population.

 

Le plus dur commence. Confortablement réélu face à l’extrême droite, Emmanuel Macron attaque un deuxième quinquennat compliqué. Le Président a promis une «méthode refondée» et même une «ère nouvelle» dimanche soir. Très loin de convaincre ses opposants, de gauche comme de droite, qui ont lancé sans attendre la bataille des législatives (https://www.liberation.fr/politique/elections/en-direct-presidentielle-retrouvez-toute-lactualite-sur-ce-lundi-dapres-le-deuxieme-tour-20220425_NCZVXXEAMVCZVO5C2TDUHDE3FI/).

 

Au 61e jour de la guerre en Ukraine, la Russie a annoncé l’expulsion de 40 diplomates allemands en guise de représailles, Berlin ayant pris une mesure similaire au début du mois d’avril. Plusieurs civils ont été tués par des bombardements dans le centre-ouest de l’Ukraine. Selon les renseignements britanniques, l’armée russe a «réalisé des avancées mineures» depuis qu’elle s’est concentrée sur l’occupation complète du Donbass, soulignant également que la défense de Marioupol par l’Ukraine a également épuisé de nombreuses unités russes et réduit leur efficacité au combat. Et Une aide supplémentaire militaire a été annoncée ainsi que le retour progressif des diplomates américains à l’ambassade de Kyiv (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-informations-sur-le-61e-jour-de-linvasion-russe-20220425_HZZR3ZLGJNH7DEBK2FGVNVG3DE/).

 

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Publié le 24 Avril 2022

RFI.fr (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220424-en-direct-guerre-en-ukraine-le-chef-de-la-diplomatie-am%C3%A9ricaine-attendu-%C3%A0-kiev) nous montre qu’à l'occasion de la Pâques orthodoxe, le pape François a demandé une fois de plus une trêve dans les combats en Ukraine et l'arrêt des attaques contre les populations. «La journée d'aujourd'hui marque les deux mois du début de cette guerre», le 24 février, a-t-il rappelé à l'issue de la prière dominicale devant des milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre et dont certains brandissaient le drapeau ukrainien. «Au lieu de s'arrêter, la guerre a empiré. Il est triste qu'en ces jours qui sont les plus saints et solennels pour les chrétiens on entende davantage le bruit meurtrier des armes que celui des cloches qui annoncent la résurrection» du Christ, a ajouté le pape qui ne cesse de réclamer la paix en Ukraine et de dénoncer les souffrances des populations civiles. «Et il est triste que les armes prennent de plus en plus la place aux mots. Je renouvelle l'appel à une trêve pascale, le plus petit signe tangible d'une volonté de paix. Qu'on arrête les attaques pour soulager les souffrances des populations épuisées», a poursuivi le pape argentin.

 

LeMonde.fr (https://www.lemonde.fr/international/live/2022/04/24/guerre-en-ukraine-l-onu-appelle-a-une-treve-immediate-a-marioupol-pour-evacuer-les-civils_6123429_3210.html) nous montre que deux mois après le début de l’invasion russe, les Ukrainiens célébraient dimanche un Pâques orthodoxe sombre, certains bravant les bombardements pour recevoir les bénédictions rituelles et beaucoup d’autres s’efforçant de respecter les traditions d’une fête synonyme d’espoir.

 

À Lyman, sur la pluvieuse ligne de front dans l’est du pays, plutôt que de se saluer en souhaitant «Gloire à l’Ukraine !», les soldats recouraient à la phrase rituelle de cette journée, en lançant «Le Christ est ressuscité !», et leurs camarades de répondre «En vérité il est ressuscité !», rapporte l’Agence France-Presse. Dans la petite église orthodoxe du village, sous le feu régulier des obus russes, une cinquantaine de civils se sont regroupés dès l’aube pour la liturgie. Le grondement des artilleries ukrainienne et russe se fait entendre entre les psalmodies. «Si nous faisons les mauvais choix, les ténèbres nous ruineront, comme les ténèbres nous détruisent pendant cette guerre», déclame le prêtre dans son sermon. «Nous sommes reconnaissants pour l’aide humanitaire que nous recevons» et «reconnaissants envers la communauté qui prend soin des réfugiés» venus de la région voisine de Donetsk, a-t-il ajouté. Plus d’une dizaine de policiers en uniformes, certains en gilets pare-balles, les ont ensuite rejoints dans la petite église bleu pâle, chargés de paniers de brioches de Pâques à bénir.

 

À Boutcha, devenue symbole des massacres commis pendant l’occupation russe de la région de Kiev en mars, des habitants pleuraient leurs morts, rangés devant la fosse commune derrière l’église Saint-André. «Notre peuple vit sous les bombes, avec des larmes, de la tristesse et du chagrin, mais nous avons besoin de rayons d’espoir, et cette fête nous donne espoir», a commenté son prêtre, Andrii Golovine. L’heure du pardon pour les massacres que les Ukrainiens accusent les Russes d’avoir perpétrés à Boutcha - et qui se poursuivent ailleurs dans le pays - est cependant encore loin. «Il est essentiel que le mal soit jugé devant le tribunal de La Haye et que tous les criminels de guerre soient identifiés», dit le prêtre. Dans un message spécial pour Pâques dimanche, le président Volodymyr Zelensky en a aussi appelé à Dieu, lui demandant de «ne pas oublier Boutcha, Irpine, Borodianka» et d’autres localités où l’Ukraine accuse les forces russes d’atrocités. «Nos cœurs sont remplis d’une colère ardente, nos âmes sont remplies d’une haine ardente pour les envahisseurs et tout ce qu’ils ont fait, a-t-il lancé. Ne laissez pas la rage nous détruire de l’intérieur (…). Transformez-la en force bénéfique pour défaire les forces du mal.»

 

Le patriarche orthodoxe russe Kirill, allié du président russe Vladimir Poutine, a appelé samedi à prier pour une «paix durable» sans évoquer l’idée d’une trêve pour le week-end pascal des chrétiens orthodoxes. Les autorités ukrainiennes ont, elles, convié les fidèles orthodoxes à suivre les cérémonies de la veillée pascale orthodoxe en ligne, et à ne pas déroger au couvre-feu, redoutant des «provocations» lors des cérémonies qui attirent habituellement les foules (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-informations-sur-le-60e-jour-dinvasion-russe-20220424_ZQAF6VU3YFDRLN6KUVSQE5M72I/).

 

Ce dimanche, cela fait deux mois jours pour jours que les troupes de Vladimir Poutine ont lancé leur invasion de l’Ukraine. Une frappe russe sur des immeubles d’habitation à Odessa a fait au moins 8 morts et plus d’une dizaine de blessés civils samedi. La «perle de la mer Noire» avait été plutôt épargnée jusque-là, et des combats acharnés ont lieu autour de la ville de Kharkiv, dans le nord-est du pays, où les troupes ukrainiennes mènent une contre-offensive. Dans le Sud, à Marioupol, la Russie semble finalement déterminée à prendre le complexe sidérurgique fortifié d’Azovstal. Des membres du gouvernement américain, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken ainsi que le ministre de la Défense Llyod Austin, doivent se rendre dans la capitale ukrainienne pour la première fois depuis le début de la guerre. Ils doivent notamment discuter avec le président Volodymyr Zelenski au sujet des livraisons d’armes (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-informations-sur-le-60e-jour-dinvasion-russe-20220424_ZQAF6VU3YFDRLN6KUVSQE5M72I/).

 

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Publié le 23 Avril 2022

vaticanews.va nous montre que dans la matinée du samedi 23 avril 2022, le pape François a reçu 120 participants à un symposium organisé par FIAT, une association charismatique internationale qui propose un chemin de foi avec Marie. Il a invité son audience à construire une société de l’amour et de la compassion. Il a souligné les nombreuses crises auxquelles le monde est confronté, notamment la guerre en Ukraine, qui rappellent «l'urgence d'une société d'amour.» Le pape François a poursuivi en demandant à l'Église de contribuer à la construction d'une société dont les relations fraternelles et le traitement humain des autres constituent le fondement. L'amour des autres, a-t-il dit en citant son encyclique Fratelli tutti, «nous pousse à rechercher le meilleur pour leur vie. Ce n'est qu'en cultivant cette manière de nous rapporter les uns aux autres que nous rendrons possible une amitié sociale qui n'exclut personne et une fraternité ouverte à tous.»

 

L'Église "est prête à organiser une procession depuis Orijiv, dans la région de Zaporijia, jusqu'à l'usine Azovstal de Marioupol pour apporter une aide d'urgence et évacuer les civils. Cette procession pourrait également permettre d'évacuer les soldats blessés et de récupérer les corps". C’est que l’Église orthodoxe ukrainienne sous l’autorité du patriarcat de Moscou, a déclaré dans un communiqué publié sur le site web de l'Église. "Nous nous tournons vers qui que ce soit et demandons qu'ils garantissent un cessez-le-feu à Marioupol et sa banlieue, ainsi qu'un couloir humanitaire pour la procession de prière du Vendredi Saint, 22 avril, à Pâques", célébrée par les orthodoxes le 24 avril (https://www.religiondigital.org/mundo/Iglesia-ucraniana-Moscu-procesion-Mariupol_0_2443855607.html).

 

Au 59e jour de l’invasion russe, les appels à la trêve en Ukraine à l’occasion du week-end pascal en terre orthodoxe restent lettre morte. Plusieurs civils ont notamment péri dans un bombardement à Odessa. Le port stratégique de Marioupol, que Moscou assure avoir «libéré», résiste encore aux forces russes, affirme Kyiv. Une nouvelle tentative d’évacuation des civils a échoué, «perturbée» par les Russes, selon les Ukrainiens. Enfin, l’armée ukrainienne affirme regagner du terrain autour de Kharkiv, deuxième plus grande ville du pays située dans le nord-est. Trois communes auraient été reprises des mains des Russes ce samedi (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-informations-sur-le-59e-jour-dinvasion-russe-20220423_MB225F7AIBFPFKP5RRT6H7ZMK4/).

 

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Publié le 22 Avril 2022

Jesús Bastante nous montre ce vendredi 22 avril 2022 sur religiondigital.org que ce lundi, les évêques espagnols se réuniront à nouveau, dans leur première plénière sans masque obligatoire (bien que recommandé, puisqu'on parle de personnes âgées) depuis l'élection du cardinal Omella à la présidence, il y a maintenant deux ans. Une Plénière qui, loin de la paix des autres occasions, se présente avec le risque d'une véritable «guerre civile» en raison des enquêtes sur les abus, et de la volonté, ou non, de collaboration des prélats à la fois avec l'audit commandé par la CEE à Cremades&Calvo Sotelo comme avec lequel le Médiateur mandaté par le Congrès des Députés conduira. Juste avant d'entrer dans la salle de classe, les évêques trouveront la lettre que différents groupes d'Église (dont RD) enregistreront au siège d'Añastro exigeant «que l'Église espagnole passe définitivement des ténèbres à la lumière au sujet des abus et que leur volonté faire éclater la vérité, rendre justice et réparer les victimes est sans équivoque».

 

En attendant ce que le cardinal Omella a à dire dans son discours d'ouverture, la vérité est que de nombreux évêques sont bouleversés par la manière dont l'embauche du cabinet d'avocats a été gérée, ainsi que par le fait même de l'enquête, qui à ce qu'ils comprennent est le résultat d'une pression politique et médiatique, et non d'une véritable volonté de mettre un terme à ce fléau. Fait intéressant, ce même groupe est le même qui nie toute collaboration avec les autorités, et se limite à continuer à laver le linge sale 'à la maison' (dans les commissions diocésaines, dont l'inefficacité, à quelques exceptions près, est déjà plus que prouvée).  En fait, certains disent l'avoir appris «par la presse», bien que le porte-parole du CEE, Luis Argüello (dont la nomination comme archevêque de Valladolid pourrait même devenir officielle au cours de cette Plénière, attisant les rumeurs de son éventuel départ anticipé d'Añastro, comme RD avancé), a écrit une lettre à tout l'épiscopat expliquant brièvement en quoi consistait l'accord. Cependant, de nombreux prélats ont appris le contrat avec Cremades via le site web de RD, ainsi que la rencontre d'Omella avec les victimes et la demande ultérieure de rencontrer le Saint-Père.

 

Dans ce qu'il y aura bataille, pour beaucoup, sera dans la question de l'ouverture des archives. Nombreux sont les prélats qui ont déjà annoncé en privé qu'ils ne remettraient "à personne" (en référence à Cremades, mais aussi et surtout à Gabilondo) les archives diocésaines. À cela s'ajoute le fait que la grande majorité des faits "scandaleux" sont rassemblés dans un autre dossier, dit "secret", qui n'est connu que des évêques et de quelques chanceliers diocésains, et qui comprend les cas d'extrême gravité, qui sont protégés par le secret de la confession et qui, par conséquent, sont doublement inviolables : par les accords Église-État et par les règlements ecclésiastiques eux-mêmes.

 

Si la collaboration avec Cremades semble difficile, beaucoup plus difficile sera la participation de l'épiscopat à la commission de du Défenseur du peuple, qui ne convainc guère aucun évêque. Aujourd'hui, la thèse principale est que c'est -comme il apparaît dans le contrat- le cabinet d'avocats qui sert d'interlocuteur entre la «commission Gabilondo» et l'Église, ce qui irrite profondément une bonne partie des victimes, qui continuent de se sentir ignorés et sans capacité de participation directe (avec prise de décision) à l'audit ecclésiastique.

 

Parallèlement à la question des abus, la Plénière d'avril servira à vérifier si la rencontre d'Osoro, Omella et Argüello avec le pape a servi à reprendre le "travail commun" entre les dirigeants épiscopaux. Au-delà du fait que le porte-parole quittera prochainement son poste, la vérité est que le pape François veut que ces deux hommes en Espagne travaillent côte à côte, et qu'il soit noté, dans une nouvelle approche «synodale» de l'Église espagnole, qu'il risque manquer, une fois de plus, le train des réformes. À cela s'ajoute un renouvellement plus que nécessaire de l'épiscopat qui pourrait finir par se débloquer dans les prochaines semaines. Valladolid, Valence, Saint-Sébastien, Grenade, Pampelune... ne sont que quelques-uns des grands "quartiers généraux" qui pourraient bientôt déménager. Tant qu'il y a la paix parmi les justes. Qu'il devrait y avoir. Les «ennemis», aussi ceux de l'intérieur, sont les autres. Il est temps de réaliser et de se mettre au travail.

 

LeMonde.fr (https://www.lemonde.fr/international/live/2022/04/22/guerre-en-ukraine-en-direct-une-derniere-poche-de-resistance-a-marioupol-et-des-bombardements-incessants-dans-tout-le-donbass_6123201_3210.html) nous montre aussi que le pape François a aussi révélé qu’une rencontre avec le patriarche orthodoxe russe Kirill était prévue pour juin mais qu’elle a dû être annulée. Dans un entretien avec le quotidien argentin La Nacion de vendredi, le pape assure que ses relations avec le patriarche Kirill sont «très bonnes» et dit «regretter que le Vatican ait dû annuler une deuxième rencontre avec [lui], (…) prévue pour juin à Jérusalem». «Notre diplomatie a estimé qu’une rencontre des deux à ce moment pouvait prêter à beaucoup de confusion», explique le souverain pontife, une allusion manifeste à la guerre en Ukraine.

 

Au 58e jour de l’invasion russe, les Ukrainiens affirment continuer à résister dans le port stratégique de Marioupol, dont Vladimir Poutine avait revendiqué le contrôle la veille. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, accuse la Russie de chercher à organiser un faux référendum d’indépendance dans les régions de Kherson et Zaporijjia qu’elle occupe dans le sud du pays. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres se rendra la semaine prochaine en Russie où il sera reçu par Vladimir Poutine, leur première rencontre depuis le début de l’offensive de Moscou. Et les négociations entre la Russie et l’Ukraine «patinent», selon Sergueï Lavrov (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-les-dernieres-informations-sur-le-58e-jour-dinvasion-russe-20220422_KKBMDLA4M5C2VEFYYYWQFOQBBI/).

 

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Publié le 21 Avril 2022

cath.ch nous montre que le pape François suit le débat entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron en vue du second tour de l’élection présidentielle française du 24 avril. Il s’en est ouvert spontanément aux membres du présidium de la Conférence des évêques de France qu’il a rencontré dans la matinée du jeudi 21 avril 2022.

 

La présidence des évêques de France a été reçue en audience par le pape François durant une trentaine de minutes, le 21 avril 2022. Ils ont notamment discuté des suites du rapport de la CIASE et de l’application du Motu proprio Traditionis Custodes. Le pontife leur a aussi glissé s’être informé du débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Elle ne figurait pas au programme de leur discussion, mais la présidentielle française s’est invitée durant leurs échanges.

 

Reçus à 9h au Palais apostolique du Vatican, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la CEF, Mgr Dominique Blanchet, Mgr Olivier Leborgne, et le Père Hugues de Woillemont, secrétaire général de la CEF, ont rapporté que le pape avait librement abordé le sujet, au lendemain du débat télévisé opposant les deux finalistes de la présidentielle. «Il a regardé une analyse du débat ce matin», confie Mgr de Moulins-Beaufort, «preuve qu’il s’intéresse à la situation française». Selon les évêques, le pontife a dit sa préoccupation quant au niveau de l’abstention, et particulièrement celle des jeunes, précise Mgr Leborgne.

 

Durant l’audience, qui s’est déroulée deux semaines après l’assemblée plénière des évêques à Lourdes, il a été surtout question des suites du rapport de la CIASE publié en octobre 2021. Le pape a rendu très fortement hommage au travail de la CIASE, a relevé Mgr de Moulins-Beaufort. Au sujet de la rencontre ajournée du pape avec les membres de la commission d’enquête – initialement prévue en décembre dernier -, les évêques ont expliqué que le pontife préférait qu’elle ne se tienne pas «dans l’immédiat». Et d’invoquer notamment une actualité chargée. Par ailleurs, alors que le format initial prévoyait une rencontre avec l’ensemble des membres de la CIASE, d’autres modalités pourraient désormais être envisagées, la commission Sauvé étant arrivée au terme de sa mission il y a déjà plusieurs mois. Cette rencontre avec le pape devrait alors être l’occasion de présenter aussi le dispositif que la CEF met en place depuis son assemblée plénière de novembre, essentiellement consacrée à la réception du rapport sur les abus dans l’Église en France.

 

Durant l’audience, le pape et les évêques français n’ont pas évoqué une de leurs demandes formulées en novembre concernant l’envoi par Rome d’une «équipe de visiteurs» pour évaluer les dispositifs de protection des mineurs dans les diocèses français. La présidence a pu cependant échanger la veille avec le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le cardinal Ladaria Ferrer. Il en ressort que la forme que prendra le dispositif n’est pas encore actée, mais qu’il ne s’agirait pas de «visiteurs apostoliques» venant faire une visite disciplinaire. Il se pourrait par ailleurs que cette collaboration puisse se faire directement à Rome. «Ils sont prêts à nous recevoir longuement ici», ont noté les évêques.

 

Les évêques de France ont enfin abordé avec le pontife la mise en application des dispositions du Motu proprio Traditionis Custodes restreignant les possibilités de célébration de la messe tridentine. Le pape a rappelé «avec force» que le décret exemptant les prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) des dispositions du Motu proprio était bien le sien. «Il a beaucoup insisté sur le 2e paragraphe», indiquent les évêques. Celui-ci explique que les membres de la Fraternité Saint-Pierre n’ont la faculté de célébrer la messe et les sacrements selon le Missel de 1962 que dans leurs églises et oratoires propres. Le pape n’a par ailleurs pas parlé d’une possible extension du décret à d’autres instituts. Rappelant l’autorité de l’évêque dans l’évaluation des situations, il a en outre insisté sur la nécessité que les tous les prêtres acceptent de concélébrer, au «moins pour la messe chrismale». L’initiative de «La Voie romaine», ces mères de prêtres attachées au rite tridentin qui marchent actuellement de Paris à Rome pour demander au pape de revenir sur son Motu proprio n’a pas été évoquée.

 

Le pape François s'est aussi associé à l'appel lancé par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, pour demander une trêve en Ukraine le 24 avril, date de Pâques chez les orthodoxes, a annoncé jeudi le Vatican. «Le Saint-Siège et le Saint-Père se joignent à l'appel lancé le 19 avril par M. Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, en accord avec Sa Béatitude Sviatoslav Shevchuk, chef de l'Église gréco-catholique ukrainienne, pour une trêve à l'occasion de la célébration de Pâques selon le calendrier julien, le 24 avril», a annoncé le Vatican dans un communiqué. Le 10 avril, à l'occasion du dimanche des Rameaux, le pape François, qui a fustigé la «cruauté toujours plus horrible» frappant en Ukraine, avait déjà appelé à une «trêve de Pâques pour arriver à la paix à travers de véritables négociations». Mardi, Antonio Guterres avait demandé aux deux parties d'arrêter les combats pour une «pause humanitaire» de quatre jours, de jeudi à dimanche, à l'occasion de la fête de Pâques orthodoxe «pour permettre l'ouverture d'une série de couloirs humanitaires» (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220421-en-direct-guerre-en-ukraine-situation-critique-%C3%A0-marioupol-kiev-propose-des-n%C3%A9gociations).

 

Et une audience privée de quarante minutes a eu lieu ce jeudi entre le pape François et le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, réélu pour la quatrième fois le 3 avril dernier. Le pape François a reconnu le travail de protection et d’accueil mené en Hongrie auprès des réfugiés ukrainiens et lui a offert un carreau de bronze représentant saint Martin de Tours - originaire de Pannonie, l'actuelle Hongrie - en train de protéger le pauvre en lui donnant une partie de son manteau, en commentant: «J'ai choisi cela pour vous, saint Martin qui est hongrois, et j'ai pensé que vous, Hongrois, accueillez tous ces réfugiés en ce moment» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-04/audience-pape-francois-premier-ministre-hongrie-viktor-orban.html).

 

Au 57e jour de l’invasion russe, Vladimir Poutine revendique avoir pris possession de la ville portuaire de Marioupol, à l’exception du complexe sidérurgique d’Azovstal. Les combats sont intenses dans l’est du pays. Le ministère ukrainien de la Défense faisait état mercredi de «tentatives d’assaut» sur les localités de Soulyguivka et Dibrivné, dans la région de Kharkiv, ainsi que sur Roubijné et Severodonetsk, dans la région de Louhansk (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-la-russie-revendique-le-controle-presque-total-de-marioupol-20220421_WCEYM675FZBTFJF4M4EVYG5RC4/).

 

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Publié le 20 Avril 2022

Jesús Bastante nous montre sur peridodistadigital.org ce mercredi 20 avril 2022 qu’il y a quelques jours, le cardinal Leo Burke, l'un des ennemis les plus connus du pape, anti-vaccin reconnu et qui s'est positionné (bien qu'ayant gravement souffert de la maladie) contre les restrictions dans les églises, a vu comment dans le Vatican la gendarmerie pontificale a empêché son passage vers les séjours de la Cité-État, car il ne pouvait délivrer son «Green Pass». Désormais, le secrétaire d'État, sans citer ce cas, rappelle l'obligation de respecter les consignes sanitaires données par Rome.

 

Dans un communiqué, le cardinal Parolin prolonge les mesures, au moins jusqu'à fin avril, qui "s'appliquent à tout le personnel" et s'étendent "aux collaborateurs extérieurs et à ceux qui pour toute autre raison exercent des activités de travail ou de formation ou de volontariat dans les mêmes Institutions, au personnel des entreprises extérieures et à tous les visiteurs et utilisateurs". Tout cela, "considérant que la poursuite de la situation pandémique actuelle nécessite des mesures spécifiques extraordinaires et exceptionnelles pour la contrecarrer et garantir le développement en toute sécurité des activités". "L'évaluation des éléments pour l'éventuelle exemption des obligations du décret général du 23 décembre 2021 est confiée à la section des affaires générales du secrétaire d'État", indique la note, qui sera également publiée dans L'Osservatore Romano.

 

"Tout est possible, oui. Tout est possible. Ce n'est pas une question de calculs, c'est une question de pouvoir apporter quelque chose d'important à ce moment-là. S'il voit la possibilité d'apporter quelque chose, il le fera." Le cardinal Michael Czerny, préfet par intérim du Dicastère pour le service du développement humain intégral et l'un des envoyés du pape en Ukraine, s'est entretenu avec CNN du présent et de l'avenir de la guerre, du rôle du Vatican et de la crise des réfugiés comme nous le montre Jesús Bastante sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/Czerny-Papa-viajara-Ucrania-posible_0_2443255651.html).

 

Pour le cardinal, «la diplomatie sert à rendre possible la rencontre et le dialogue», et le Vatican «a quelque chose à offrir». «Pour moi, l'aspect le plus important était l'accueil de ceux qui accueillaient à la fois dans la partie ukrainienne et la partie slovaque. Et ce qui m'a beaucoup frappé, c'est que, que je n'ai pas eu l'expérience des bombes, des attentats, des Mais j'ai trouvé tout cela et plus encore dans les gens qui fuyaient, dans les femmes avec leurs enfants...», raconte le jésuite, rappelant sa visite aux réfugiés ukrainiens en Slovaquie.

 

Concernant la situation mondiale, Czerny a demandé "de ne pas oublier qu'il y a encore 10 ou 15 autres guerres qui continuent, qui font plus de victimes, plus de destructions", en plus de celle en Ukraine. "Mais nous et vous les médias ne vous en souciez pas. Et c'est aussi un problème dans notre monde", réfléchit-il. "Cette guerre est notre responsabilité, donc la paix est notre responsabilité", ajoute-t-il, citant le message Urbi et Orbi du pape. En même temps, il assume qu'« il est vrai que [la guerre] a toujours été un échec du dialogue, un échec de la fraternité, un échec de l'humanité. C'est là l'important : que les calculs très erronés pensent qu'avec ce qui peut être réalisé quelque chose, que vous pouvez réaliser quelque chose de bien, quelque chose de mieux. Et c'est complètement faux».

 

Comme nous le montre Jesús Bastante sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/Consejo-Mundial-Iglesias-Kirill-Pascua-ONU-shevchuk-ucrania-rusia-putin_0_2443255673.html)  le dimanche prochain, le 24 avril, les chrétiens orthodoxes célèbrent Pâques. En Russie et en Ukraine, Pâques sera vécue en pleine guerre, si personne ne s'en occupe. Quelqu'un peut-il le faire? Pour le secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises, le père Sauca, qui l'a en main, c'est le patriarche de Moscou, Kirill.

 

C'est ainsi qu'il l'a fait savoir dans une lettre, dans laquelle il lui demande "d'intervenir et de demander publiquement un cessez-le-feu, pendant au moins quelques heures, à Pâques". "Je suis conscient qu'il n'est pas en votre pouvoir d'arrêter la guerre, mais les fidèles attendent un mot de consolation de Sa Sainteté (...) en tant que père spirituel de tant de millions d'orthodoxes en Russie et en Ukraine." C'est la deuxième lettre que Sauca écrit à Kirill. Dans le premier, il l'a exhorté à servir de médiateur pour arrêter la guerre. La réponse du patriarche fut la malheureuse «justification» de l'invasion russe face à l'objectif de l'Occident de transformer l'Europe de l'Est en une «parade gay».

 

"En ce moment, des nouvelles inquiétantes nous parviennent selon lesquelles des églises devraient être attaquées pendant les célébrations de la nuit de Pâques et semer encore plus de terreur, de peur, d'accusations mutuelles et de diabolisation", a-t-il poursuivi. "Depuis le début des affrontements, nous n'avons cessé de demander aux responsables politiques un cessez-le-feu et un retour à la table du dialogue, sans résultat." Le professeur Sauca souligne que la guerre s'est plutôt intensifiée, exhortant le patriarche de Moscou à intervenir pour "donner aux soldats et aux civils terrifiés une chance de s’embrasser et d'échanger des vœux de Pâques, et pendant un moment, que les bombes et les missiles cessent d'être entendus et, à la place, que le son triomphant des cloches de l'église et les chants joyeux des fidèles se fassent entendre".

 

Entre-temps, et au milieu d'accusations de manque d'initiative, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a maintenu un contact téléphonique avec l'archevêque Chevtchouk, l'un des visages visibles de la résistance de l'Église ukrainienne, et qui offre, chaque jour, un journal de l'invasion russe. Comme le rapporte Il Sismografo, Guterres a également appelé à un cessez-le-feu afin que tous les chrétiens puissent célébrer Pâques pacifiquement, y compris les Russes qui, comme les chrétiens d'Ukraine, célébreront Pâques le 24 avril. Il a également été question d'évacuer les personnes dans le besoin pendant le cessez-le-feu, d'ouvrir des couloirs humanitaires appropriés et efficaces et de fournir une aide humanitaire d'urgence. "Toutes les Eglises sont prêtes à se joindre à l'organisation de ces couloirs humanitaires, ainsi qu'à l'évacuation des personnes des endroits dangereux et à l'acheminement des biens humanitaires là où ils sont le plus nécessaires", a ajouté Shevtchouk.

 

Au 56e jour de l'invasion russe, l'Ukraine a reçu des avions de chasse pour l'aider à contrer l'offensive russe dans l'est du pays, où les derniers combattants ukrainiens retranchés à Marioupol ont lancé un appel désespéré à la communauté internationale pour être secourus, alors que l'évacuation de la ville n'a pas fonctionné comme prévu. Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février, les pays européens qui ne faisaient pas partie de l'Otan semblent de plus en plus prêts à franchir le pas comme on peut le voir avec la Finlande et la Suède. Le président du Conseil européen Charles Michel, en visite à Kiev, a assuré mercredi que l'Union européenne ferait «tout son possible» pour que l'Ukraine «gagne la guerre» contre la Russie, tandis que l'adhésion à l'Union européenne est «une priorité» pour l'Ukraine, selon Volodymyr Zelensky. Enfin, Un total de 1,1 million d'Ukrainiens sont retournés dans leur pays (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220420-en-direct-guerre-en-ukraine-l-appel-d%C3%A9sesp%C3%A9r%C3%A9-des-combattants-de-marioupol).

 

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Publié le 19 Avril 2022

LeParisien.fr avec l’AFP nous montre ce mardi 19 avril 2022 qu’alors que l’épiscopat n’a toujours pas donné de consigne de vote pour le second tour, plusieurs associations et personnalités catholiques appellent à faire front contre l’extrême-droite et réclament une prise de parole publique des évêques de France.

 

À l’approche du second tour de l’élection présidentielle, de nombreuses voix parmi les catholiques regrettent le manque de prise de parti de l’Église contre Marine Le Pen et reprochent à l’épiscopat d’être trop frileux, comme il y a cinq ans. «Davantage qu’en 2017, la candidate Marine Le Pen a la possibilité de remporter cette élection présidentielle», s’alarme le père Christian Delorme, prêtre du diocèse de Lyon, l’un des initiateurs de la Marche des Beurs en 1983, dans une tribune au Monde lundi. Cet homme d’Église se désole des scores cumulés obtenus au premier tour par Marine Le Pen, Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan chez les catholiques : 40 % ont voté pour l’extrême droite, contre 30 % dans la population totale, selon un sondage Ifop pour La Croix. «Un échec pour le christianisme», écrit-il. Un «chiffre [qui] bouleverse», ajoute-t-il, aux côtés de plusieurs personnes engagées dans l’Église, dont la directrice de Témoignage chrétien Christine Pedotti, dans un autre appel aux catholiques «tentés de voter pour la candidate d’extrême droite». «La préférence nationale, le refus d’accueillir l’étranger, le repli identitaire, la peur d’un supposé grand remplacement, la défense d’une civilisation chrétienne sont aux antipodes du message et de la vie du Christ», font-ils valoir.

 

D’autres expressions ont vu le jour également, comme cette tribune de 26 organisations chrétiennes - dont le Secours catholique et les Scouts et Guides de France - qui réclament «d’éviter le pire», dans le quotidien Ouest-France. Ou encore celle du collectif Anastasis, groupe de «réflexion-action » de jeunes chrétiens, qui réclame dans un communiqué de «repousser le danger le plus imminent» et indique clairement vouloir voter «pour Emmanuel Macron», écartant l’abstention.

 

Ces appels interviennent alors que la Conférence des évêques de France (CEF) n’a pas donné de consigne de vote pour le second tour. Mercredi, son conseil permanent (l’exécutif) s’était contenté de rappeler «aux catholiques l’importance de voter et de le faire en conscience, à la lumière de l’Évangile et de la doctrine sociale de l’Église». Seul l’archevêque de Strasbourg, Mgr Luc Ravel, a pris clairement parti, à titre personnel, estimant qu’Emmanuel Macron «paraît bien plus, dans la situation internationale et nationale d’aujourd’hui, capable de fédérer». «Le vote de protestation que l’une des candidates porte ne me semble pas cohérent avec aujourd’hui le besoin de calme, de critique, certainement aussi, donc de critique positive et d’unité nationale», a-t-il ajouté sur Franceinfo vendredi.

 

Dans sa tribune, le père Delorme réclame d’aller plus loin. Il en appelle «à une parole publique de la part des évêques de France pour que ceux-ci affirment collectivement qu’un vote en faveur d’un(e) candidat(e) d’extrême droite est incompatible avec la foi chrétienne». L’épiscopat avait pris position contre le Front national en 2002, mais pas en 2017, avant le second tour qui avait déjà opposé Emmanuel Macron et Marine Le Pen, ce qui lui avait été reproché par des catholiques. Christian Delorme avance au moins deux explications : «l’horreur et l’ampleur des crimes pédophiles dans l’Église ont considérablement affaibli l’autorité morale de cette dernière».

 

En janvier, les évêques, en présentant un texte - très prudent - avant le scrutin, avaient en effet admis s’exprimer «avec humilité», trois mois après la parution du rapport Sauvé sur l’ampleur de la pédocriminalité dans l’Église. «On sent également une crainte, dans l’épiscopat, de toute division interne. Il y a, pareillement, la peur de déchirer les communautés chrétiennes et même la peur de devoir faire face à la fronde - ou à la désertion - d’une part importante des forces militantes actuelles du catholicisme français», analyse le père Delorme.

 

Et pour ceux qui veulent toujours voter Marine Le Pen, il suffit de voir son inspirateur le Premier ministre hongrois Victor Orban qui avec parti polonais Droit et justice a fait de son pays un des laboratoires de la prise de pouvoir par l’extrême droite, à coup de mise au pas de la justice, de mainmise sur les médias, de rhétoriques et de politiques racistes, en criminalisant directement les organisations et les personnes qui aident les migrant·es, les associations et ONG ont fait face à des attaques à répétition depuis plusieurs années, la baisse d’impôts pour les entreprises, et la baisse des droits pour les travailleur·ses, tout en tentant de faire une loi augmentant le seuil des heures supplémentaires des travailleur·ses hongrois·es sans y arriver, et d’attaques aux droits des femmes. Et enfin, George Soros, qui figure aussi parmi les plus grands philanthropes du monde, est devenu le bouc émissaire préféré du pouvoir, du fait qu’il critique la théorie du laissez-faire des marchés rêve aussi de changer le monde, il défend corps et âme l’idéal de “société ouverte”, et il répète à foison qu’aucune philosophie ou idéologie ne détient la vérité absolue – d’où l’importance de défendre des sociétés démocratiques (https://www.lesinrocks.com/actu/qui-est-george-soros-le-milliardaire-deteste-par-la-fachosphere-149976-16-06-2018/).

 

Marine Le Pen n’est pas une démocrate, et elle n’est pas là pour sauver le pouvoir d’achat, lui donner le pouvoir est trop risqué pour la démocratie. Ne vous abstenez pas cela profitera à cette dernière, votez même blanc s’il le faut si aucun des deux candidats n'a votre faveur, mais ne donnez pas une voix à l’extrême droite.

 

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Publié le 18 Avril 2022

 Jesús Bastante nous montre sur religiondigital.org ce lundi 18 avril 2022 qu’à peine 70 évêques, pour la plupart africains et américains (berceaux de l'opposition aux réformes du pape François), et quatre cardinaux : Pell, Arinze, Napier et Burke, ont écrit une lettre contre la voie synodale allemande, qu'ils estiment susceptible d'amener un «schisme imminent». Les signataires, parmi lesquels pour le moment il n'y a pas d'Espagnol, ont rencontré la réponse fracassante du président de l'épiscopat allemand, Georg Bätzing, qui considère que la lettre "contient des accusations infondées" et n'entre pas dans les véritables préoccupations qui sont soulèvent dans le «conclave» allemand.

 

Dans la lettre, adressée à l'archevêque de Denver Samuel Aquila, son principal signataire, Bätzing critique les "apparats euphémiques" utilisés par les critiques pour éviter de parler "de pouvoir et d'abus de pouvoir dans l'Église". Face à cela, l'évêque du Limbourg défend la voie synodale comme un moyen de «faire face aux causes systémiques des abus et à leurs dissimulations» afin de faire de l'Église un «lieu crédible pour l'annonce de la bonne nouvelle», et demande aux 70 évêques qu’ils «font face au problème des abus en tant qu'Église et en tirent des conséquences pour ses structures».

 

Et c'est que ce processus, souligne Bätzing, peut et doit être fait "également par les autorités épiscopales", mais "avec la participation des croyants, à tous les niveaux d'activité". Une procédure, celle choisie par le Chemin synodal, qui «ne porte pas atteinte à l'autorité de l'Église», comme le suppose la lettre ouverte, mais au contraire «lui donnera une nouvelle acceptation parmi le peuple de Dieu».

 

Le président des évêques allemands, assure-t-il dans la lettre, en a parlé "à plusieurs reprises" avec le pape François qui, rappelle-t-il, a écrit une lettre aux catholiques du pays les invitant à participer pour «donner une réponse franche aux situations actuelles». "Personne ne peut réclamer le Saint-Esprit pour lui-même ou refuser aux autres la tentative sérieuse de l'écouter", a lancé Bätzing aux critiques, les invitant à se joindre à eux s’"ils ont interprété les signes des temps".

 

Comme on s'en souvient, dans leur «Lettre fraternelle à nos confrères d'Allemagne», les 70 dénonçaient «la confusion que le cheminement synodal a déjà provoquée et le schisme qui menace inévitablement la vie de l'Église». Dans le même temps, ils accusent l'Église allemande de "saper la crédibilité de l'autorité de l'Église, y compris celle du pape François, l'anthropologie chrétienne et la morale sexuelle, et la confiance dans les Saintes Écritures".

 

Cependant, ces 70 évêques n’ont pas le droit au chapitre puisque dans cette «voie synodale», des évêques allemands et des représentants laïcs discutent depuis 2019 de l’avenir de l’Église catholique en Allemagne. Le point de départ est une crise de l’Église qui dure depuis des années et que le scandale des abus a aggravée. Le débat porte principalement sur les thèmes du pouvoir, de la prêtrise et de la morale sexuelle ainsi que sur le rôle des femmes dans l’Église. La quatrième assemblée synodale est prévue en septembre, la cinquième et dernière en mars 2023 (https://www.cath.ch/newsf/critiques-contre-la-voie-synodale-allemande-riposte-de-mgr-batzing/).

 

Enfin, le commandant de l'unité marine ukrainienne dans la ville de Marioupol, actuellement assiégée par les forces russes, a écrit une lettre au pape François dans laquelle il exhorte le chef religieux à aider à sauver ceux qui sont encore dans la ville, rapporte CNN, selon le journal en ligne Ukrainska Pravda (https://theweek.com/russo-ukrainian-war/1012686/ukrainian-marine-commander-urges-pope-francis-to-help-save-mariupol). Au 54e jour de l’invasion russe de l’Ukraine, des frappes se sont abattues sur Lviv ce lundi matin. Un premier bilan fait état de sept morts et onze blessés. Dimanche soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que l’armée russe allait à présent vouloir «détruire» le Donbass, alors qu’à Kharkiv, les bombardements et les morts se multiplient. Les derniers défenseurs ukrainiens de Marioupol, assiégée depuis des semaines, tiennent toujours des secteurs de la ville et ils «combattront jusqu’au bout», a prévenu le Premier ministre Denys Chmygal dans une interview diffusée dimanche par la chaîne américaine ABC (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-zelensky-estime-que-les-russes-veulent-achever-et-detruire-le-donbass-20220418_XNB4DQIE5RGYTJV7F7E6LMP7QQ/).

 

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Publié le 17 Avril 2022

rts.ch nous montre que le pape François a appelé dimanche 17 avril 2022 que les dirigeants à "entendre le cri de paix des gens" en cette "Pâques de guerre". Il a une nouvelle fois évoqué l'Ukraine "martyrisée" lors de sa bénédiction "Urbi et Orbi".

 

"Nous avons vu trop de sang, trop de violence (...) Que l'on arrête de montrer les muscles pendant que les gens souffrent", a lancé le souverain pontife lors de sa traditionnelle bénédiction "Urbi et Orbi", devant quelque 50 000 fidèles réunis sur la place Saint-Pierre à Rome. "S'il vous plaît, ne nous habituons pas à la guerre, engageons-nous tous à demander la paix (…). Que ceux qui ont la responsabilité des Nations entendent le cri de paix des gens", a-t-il exhorté, provoquant les applaudissements de la foule.

 

Le chef spirituel des 1,3 milliard de catholiques a longuement insisté sur la nécessité de paix pour "l'Ukraine martyrisée, si durement éprouvée par la violence et par la destruction de la guerre cruelle et insensée dans laquelle elle a été entraînée" avec l'invasion russe qui a débuté le 24 février.

 

Le souverain pontife a dit penser aux "nombreuses victimes ukrainiennes", citant "les millions de réfugiés et de déplacés internes, les familles divisées, les personnes âgées restées seules, les vies brisées et les villes rasées." "J'ai dans les yeux le regard des enfants devenus orphelins", a-t-il ajouté. Il a cependant salué les "signes encourageants" comme "les portes ouvertes de nombreuses familles et communautés qui accueillent des migrants et des réfugiés dans toute l'Europe", y voyant "une bénédiction pour nos sociétés, parfois dégradées par tant d'égoïsme et d'individualisme".

 

Après avoir consacré une large part de son message à ce conflit, le pape s'est livré à son traditionnel tour d'horizon des conflits dans le monde, évoquant tour à tour la Libye, le Yémen, l'Afghanistan, l’Éthiopie, la Birmanie ou encore la République démocratique du Congo (RDC), où il doit se rendre début juillet. Avant cette bénédiction, le pape de 85 ans, apparu diminué par ses douleurs au genou ces derniers jours, s'est offert un long bain de foule auprès des pèlerins du monde entier à bord de sa "Papamobile" dans les allées de la place Saint-Pierre.

Au 53e jour de l’invasion russe de l'Ukraine, ce dimanche 17 avril, les couloirs d'évacuation de civils sont suspendus. La Russie a appelé les soldats ukrainiens combattant encore à Marioupol à se rendre à 6h, heure de Moscou, 3h, en leur promettant la vie sauve, mais Les défenseurs de Marioupol «combattront jusqu'au bout», d'après le Premier ministre ukrainien, alors qu’il y a eu cinq morts dans une série de frappes à Kharkiv et encore 2 morts dans des bombardements dans l'est de l'Ukraine. Et Volodymyr Zelensky dit avoir invité Macron à aller en Ukraine constater l'existence d'un «génocide» (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220417-en-direct-fin-ultimatum-russie-soldats-ukraine-marioupol-zelensky-livraison-armes).

 

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