Publié le 15 Mars 2022

vaticannews.va nous montre que le premier édile de la capitale ukrainienne a envoyé une lettre au pape François l’invitant à venir dans sa ville. Dans ce message, Vitali Klitschko a écrit : «Nous croyons que la présence des chefs religieux du monde en personne à Kiev est essentielle pour sauver des vies et ouvrir la voie à la paix dans notre ville, notre pays et au-delà». «Nous vous appelons, en tant que chef spirituel, à montrer votre compassion, à vous tenir aux côtés du peuple ukrainien en diffusant un appel commun à la paix», a-t-il ajouté.

 

Interrogé par des journalistes, le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni a confirmé la réception de la missive et rappelé la proximité du Saint-Père avec la population ukrainienne, précisant que «le Pape prie le Seigneur» pour que les habitants «soient protégés de la violence». «Et pour eux et pour tous, il réitère l'appel qu'il a lancé dimanche dernier dans la prière de l’Angélus : "Face à la barbarie du meurtre d'enfants, d'innocents et de civils sans défense, il n'y a pas de raisons stratégiques qui tiennent : la seule chose à faire est d'arrêter l'inacceptable agression armée, avant qu'elle ne réduise les villes en cimetières"».

 

Et le vendredi 25 mars, que le pape François consacrera la Russie et l'Ukraine au Cœur Immaculé de Marie à 17 heures dans la basilique Saint-Pierre. C'est ce qu'a annoncé le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni. Le jour de la fête de l'Annonciation a été choisi pour cette consécration. Le même acte, le même jour, sera accompli à Fatima par le cardinal Krajewski, aumônier pontifical, en tant qu'envoyé du pape (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-03/pape-consecration-russie-ukraine-coeur-immaculee-marie.html).

 

Au vingtième jour de l'invasion de l'Ukraine, plusieurs quartiers du centre de Kiev ont été touchés par des frappes et au moins quatre personnes ont été tuées, alors que la quatrième session de pourparlers a repris ce mardi 15 mars. Quelques 2000 véhicules ont pu quitter Marioupol via des couloirs humanitaires. Lundi, quelques 210 voitures avaient pu sortir de cette ville portuaire, assiégée et bombardée depuis près de deux semaines. C'est dans ce contexte que les Premiers ministres polonais, tchèques et slovènes se rendront à Kiev pour montrer «le soutien sans équivoque» de l'UE rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky, pour qui «Il faut reconnaître» que l'Ukraine ne pourra pas intégrer l'Otan, a-t-il dit, en visio-conférence durant une réunion des dirigeants des pays de la Joint Expeditionary Force, une coalition menée par la Grande-Bretagne. Tandis que Marina Ovsiannikova, l'employée d'une chaîne de télévision russe qui a fait irruption pendant un journal télévisé pro-Kremlin pour dénoncer l'offensive en Ukraine a été condamnée à une amende et libérée. Enfin, plus de 3 millions personnes ont fui l'Ukraine depuis le 24 février, selon l'Organisation internationale des migrations (OIM) (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220315-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-derni%C3%A8res-informations-en-direct).

 

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Publié le 14 Mars 2022

Jesús Bastante dans son article dans religiondigital.org nous montre ce lundi 14 mars 2022 que le cardinal de Munich Reinhard Marx présente ses excuses pour la discrimination de l'Église catholique contre les homosexuels. Lors de la commémoration du 20e anniversaire des offices pour la communauté queer dans le diocèse, le prélat a présidé une messe, au cours de laquelle il a défendu de "devenir pas à pas une Église inclusive". Marx a avoué être «surpris» qu'au XXIe siècle, la discrimination fondée sur le sexe persiste dans l'Église catholique. A côté de l'autel, sur les marches, un drapeau arc-en-ciel, symbole de la lutte de ce groupe qui, a admis le cardinal, "a subi beaucoup de dégâts" de la part de l'institution.

 

Au début de la célébration, plusieurs membres de la communauté queer ont remercié Marx de sa présence, dont une femme trans qui était née homme et avait vécu pendant des années comme moine dans un monastère. À la fin de la messe, le cardinal a remercié la "patience" de ceux qui participaient depuis des années à ces services qui, a-t-il reconnu, étaient auparavant tolérés plutôt qu'officiellement valorisés. "C'est fini", a-t-il dit. Sur les discussions sur le rôle des homosexuels dans la voie synodale allemande, Marx a prédit des "débats féroces" qui, selon lui, auraient lieu dans toute l'Église universelle. Malgré cela, le cardinal a assuré que les résolutions adoptées par les synodes, y compris les cérémonies de bénédiction, seront appliquées à Munich.

 

Thomas Pöschl, porte-parole du groupe de travail Homosexuels et Église (Huk), a déclaré au journal allemand Die Welt qu'il existe une dizaine de paroisses homosexuelles en Allemagne, "avec la connaissance et la tolérance" de leurs évêques respectifs. Pöschl révèle qu'il y a déjà eu des visites et des offices communs, le plus souvent à la demande des évêques, mais "dans un cercle confidentiel", à huis clos. "Par peur des autorités et du 'scandale '", explique Pöschl. "Le cardinal Marx est maintenant montré en public pour la première fois."

 

religiondigital.org nous montre aussi dans son article de ce lundi (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Francisco-Ucrania-demuestra-gobiernan-XX_0_2432156775.html) que le pape François a déploré aujourd'hui que les différentes guerres dans le monde, et notamment celle en cours en Ukraine après l'invasion de la Russie, montrent que «ceux qui gouvernent le destin des peuples n'ont pas retenu la leçon des tragédies du XXe siècle». Il l'a dit lorsqu'il a reçu aujourd'hui une association d'hommes d'affaires italiens à qui il a demandé que la politique et l'économie "en dialogue constant l'une avec l'autre, se mettent au service de la vie et non de la mort comme cela arrive malheureusement parfois". Après la grande crise de 2008, il semble qu'"au fond, le monde continue d'être gouverné selon des critères obliques", a-t-il dit.

 

"Plusieurs guerres régionales et, surtout, la guerre actuelle en Ukraine, montrent que ceux qui gouvernent le destin des peuples n'ont pas encore saisi la leçon des tragédies du XXe siècle", faisant référence aux deux guerres mondiales. Il a également conseillé que l'économie soit "plus libre du pouvoir de la finance et plus créative pour une écologie intégrale", ainsi que "concrète : ni liquide ni gazeuse". Même la mondialisation, a-t-il ajouté, "doit être gouvernée" par le bas pour parvenir à une nouvelle perspective "respectueuse de la dimension humaine et de l'environnement". Le pape a lancé plusieurs appels à la fin de la guerre en Ukraine et ce dimanche, après avoir prié l'Angélus, il a exigé la fin du "massacre" perpétré en Ukraine après l'invasion de la Russie et l'a considéré comme "une agression armée inacceptable ".

 

Et Jesús Bastante dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/Parolin-Rusia-contestado-Santa-Sede-ucrania-lavrov-mediacion_0_2432156774.html) nous montre que le Saint-Siège continue d'essayer de servir de médiateur pour mettre fin à la guerre en Ukraine, bien qu'"il n'y ait eu jusqu'à présent aucun signe" indiquant que la Russie est prête à accepter le rôle de Rome dans la fin de la guerre. Cela a été confirmé hier soir par le secrétaire d'État du Vatican, Pietro Parolin, dans une interview à l'émission "Stanze vaticane" de Tg Com 24.

 

Dans l'interview, Parolin confirme la volonté directe du pape François de s'impliquer dans la fin des bombardements et une sortie sûre pour les centaines de milliers de réfugiés, une question dont il a parlé avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Du côté russe, a admis le cardinal, bien qu'il ait pris note de la proposition, "il n'y a pas eu jusqu'à présent de signes" enclins à accepter la médiation. "Il n'est pas important que l'offre du Saint-Siège soit acceptée, mais ce qui est important, c'est que, de toute façon, tout ce qui se passe soit fini", a insisté Parolin, qui a exprimé son espoir que les contacts ouverts et autres les médiations peuvent donner des résultats positifs.

 

«L'Église fait beaucoup», a déclaré le secrétaire d'État, qui a souligné «les appels répétés du pape, les initiatives de prière, la solidarité, les contacts continus avec le nonce à Kiev», ainsi que les appels constants du pape à la fin de hostilités. "En Russie également, il existe de nombreux mouvements pacifistes et c'est un signe d'espoir." "Nous sommes tous blessés et consternés par cette guerre qui n'a aucun sens", a conclu Parolin.

 

Ce 19e jour, les bombardements russes se poursuivent en Ukraine : après Kiev et Kharviv, neuf personnes ont été tuées dans une frappe de l’armée russe contre une tour de télévision près de Rivne, dans l’ouest du pays, selon les autorités locales. Ces bombardements ont fait au moins une douzaine de morts au total à Kiev, Kharviv et Rivne. À Donetsk, les séparatistes prorusses soutenus par Moscou affirment qu’une frappe ukrainienne a fait une vingtaine de morts, ce que dément Kiev. L’armée russe n’exclut pas de prendre le contrôle des grandes villes encerclées. Les pourparlers entre l’Ukraine et la Russie reprendront mardi après une «pause technique» lundi. Ces discussions ont été qualifiées de «difficiles» par le président Zelensky. Le Premier ministre ukrainien est intervenu devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) pour réclamer «l’expulsion immédiate» de la Russie du Conseil de l’Europe. L’UE sanctionne de nouveaux oligarques russes, dont l’oligarque russe et patron du club de football de Chelsea Roman Abramovitch (https://www.ouest-france.fr/monde/guerre-en-ukraine/direct/direct-guerre-en-ukraine-de-nouveaux-pourparlers-avec-la-russie-ce-lundi-matin-95cde4ca-a351-11ec-a51f-8662b83dde6d).

 

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Publié le 13 Mars 2022

L'Obs avec l’AFP  nous montre que le pape François a appelé dimanche 13 mars 2022 à la fin du "massacre" en Ukraine, envahie par des troupes russes depuis le 24 février, estimant qu''il n'y a aucune justification à l'attaque de civils.

 

S'exprimant après son angélus dominical, le pape a jugé que la ville de Marioupol, port stratégique du sud de l'Ukraine situé sur la mer d'Azov, "est devenue une ville martyre dans la guerre atroce qui est en train de dévaster l'Ukraine". Cette ville, assiégée depuis des jours, continue d'être pilonnée par les forces russes. Ses habitants sont à court de nourriture, privés d'eau, de gaz, d'électricité et de communications. "Face à la barbarie qui consiste à tuer des enfants, des innocents, des civils sans défense, il n'y a aucune raison stratégique. L'agression armée inacceptable doit simplement cesser, avant qu'elle ne réduise les villes en cimetières", a déclaré le souverain pontife.

 

Appelant à des négociations et à la mise en place effective de couloirs humanitaires, le pape a exhorté: "Au nom de Dieu, je vous demande d’arrêter ce massacre!" Il a également prié pour la paix, ajoutant "Dieu n'est qu'un Dieu de paix, pas un Dieu de guerre, et ceux qui soutiennent la violence déshonorent son nom". Dimanche dernier, le pape avait déjà déploré "des fleuves de sang et de larmes" coulant en Ukraine après l'invasion russe le 24 février et demandé l'instauration de couloirs humanitaires.

 

Au dix-huitième jour de l'invasion de l'Ukraine, dimanche 13 mars, Kiev se prépare à livrer bataille et le président ukrainien Volodymyr Zelensky a promis une «défense acharnée», tandis que Marioupol espère l'arrivée d'un convoi humanitaire. Sur le terrain, une base militaire de l'Ouest, près de la frontière polonaise, a été bombardée ce dimanche matin. Les frappes, qui visaient le centre d'entraînement militaire de Yavoriv, ont fait des dizaines de victimes. Plus au sud, des bombardements dimanche matin et après-midi ont fait plusieurs morts à Mykolaïv, dernier verrou avant le port d'Odessa. Le CICR a mis en garde contre «un scénario du pire» dans la ville assiégée du sud-est de l'Ukraine. Jusque-là relativement épargné, des bombardements ont frappé l'Ouest, non loin de la frontière polonaise. Enfin, un journaliste américain a été tué à Irpin, dans la banlieue de la capitale ce dimanche. Un autre reporter a été blessé (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220313-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-en-direct-les-derni%C3%A8res-informations).

 

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Publié le 12 Mars 2022

José Manuel Vidal nous montre aussi dans religiondigital.org ce samedi 12 mars 20222 que le jour des cinq saints (quatre espagnols et un italien), le pape François accompagne la Sainte Messe pour le 400e anniversaire de la canonisation d’Ignace de Loyola et de François Xavier, dans l'église du Gesù à Rome, l'Église mère de la Compagnie de Jésus, en commémoration du 12 mars 1622, date à laquelle les deux jésuites furent proclamés saints avec sainte Thérèse de Jésus, saint Isidro Labrador et saint Philippe Neri. Les célébrations de ce 12 mars 1622 signifiaient une nouveauté dans l'histoire de l'Église catholique. C'était la première canonisation collective : jusqu'alors les saints étaient canonisés un à un. Dans la basilique Saint-Pierre, le pape Grégoire XV a proclamé la sainteté d'Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur des jésuites; de François Xavier (1506-1552), missionnaire et l'un des premiers compagnons d'Ignace; de Thérèse d’Avila (1515-1582), religieuse et mystique, fondatrice des religieuses carmélites déchaussées et religieuses; Philippe Neri (1515-1595), prêtre, fondateur des Oratoriens; et d'Isidore le Laboureur (1079-1172), le seul laïc du groupe et patron de Madrid, dont la canonisation, soutenue par le roi d'Espagne, avait été la première à être résolue. Par cette cérémonie, le pape de l'époque a reconnu le rôle clé joué par les nouveaux ordres religieux dans la tâche d'évangélisation.

 

Bien que le pape devait présider, la célébration est présidée par le général de la Compagnie, le père Arturo Sosa, et le pape François, dans un siège à côté de l'autel. Peut-être à cause de sa sciatique, car Bergoglio s'assied même lorsque le clergé et les fidèles sont debout. Au moment de l'homélie, cependant, le pape se lève et se dirige vers l'ambon, d'où il a tissé une harangue à ses confrères jésuites autour de quatre verbes : prendre avec lui pour ne pas ne tomber «dans les plaintes et la nostalgie», car «La tentation du monde est de rechercher la gloire sans passer par la croix. Nous voudrions des chemins bien connus, droits et lisses, mais pour trouver la lumière de Jésus, il est nécessaire que nous sortions continuellement de nous-mêmes et que nous allions après Lui», sortir «de ses propres habitudes rassurantes pour faire un mouvement d'exode», monter pour suivre «un chemin bien précis, bien symbolisé par la montagne» et pour éviter «la répétition stérile, celles du confort, celles du déjà vu, l'Esprit suggère des ouvertures, donne la paix, mais sans jamais nous laisser tranquilles, envoie les disciples aux quatre coins du monde», car «ce n'est pas le moment de dormir, de se laisser droguer l'âme, de se laisser anesthésier par le climat consumériste et individualiste d'aujourd'hui, selon lequel la vie est bonne si elle est bonne pour moi ; où l'on parle et théorise, tandis que la chair de nos frères, la réalité concrète de l’Évangile, est perdue de vue. Un des drames de notre temps est de fermer les yeux sur la réalité et de lui tourner le dos», et prier «transforme la réalité. C'est une mission active, une intercession continue. Ce n'est pas un détournement du monde, mais un changement du monde». Finalement, «L'Évangile se termine en nous ramenant à l'essentiel». Avec des mandats clairs pour sa congrégation religieuse, sans doute l'une des plus importantes et des plus puissantes du monde catholique.

 

Le pape François a lancé aussi aujourd'hui un nouvel appel pour mettre fin à l'invasion russe de l'Ukraine et à la guerre et a dénoncé les dures répercussions que subiront les enfants : "Au nom de Dieu, arrêtez !", a-t-il exhorté. "Jamais la guerre ! Pensez avant tout aux enfants, à qui l'espoir d'une vie digne est enlevé : enfants morts, enfants blessés, orphelins; enfants qui ont des résidus de guerre comme jouets. Au nom de Dieu, stop !" sur Twitter, encourageant prière. Le pape François n'a pas caché sa profonde inquiétude face à la guerre qui a éclaté en Ukraine après l'attaque du régime de Vladimir Poutine et a même proposé la médiation du Saint-Siège. Pour sa part, le cardinal Parolin, dans une interview publiée aujourd'hui par les médias du Vatican, a de nouveau opté pour la diplomatie, bien qu'il ait souligné que la Doctrine sociale de l'Église "a toujours reconnu la légitimité de la résistance armée contre l'agression". "Mais je pense qu'étant donné ce qui se passe, il est essentiel de se demander : faisons-nous tout notre possible pour parvenir à une trêve ? Est-ce que la résistance armée est le seul moyen ? Je comprends que ces mots, étant donné le massacre de femmes et d'enfants, étant donné les millions de déplacés, face à la destruction d'un pays, peut paraître utopique. Mais la paix n'est pas une utopie", a-t- il défendu. Et il a insisté sur "la disponibilité totale" du Saint-Siège pour tout type de médiation susceptible de promouvoir la paix en Ukraine (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Francisco-suplica-Rusia-Dios-detenganse_0_2431556829.html).

 

En ce dix-septième jour de guerre, les forces russes tentent d’encercler la capitale ukrainienne, Kyiv. Le siège de Marioupol se poursuit dans le sud-est du pays et les ONG parlent d’une situation «quasi désespérée». Les médias locaux ont rapporté samedi des sirènes d’avertissement anti-bombardement sur l’ensemble du territoire ukrainien, notamment les grandes villes Kyiv, Odessa, Dnipro et Kharkiv. A Mykolaïv, des hôpitaux ont été visés tandis que les abords d’une mosquée de Marioupol, où des civils sont réfugiés, ont été bombardés. Au lendemain du sommet de Versailles, Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz se sont entretenus aujourd’hui une nouvelle fois avec le président russe Vladimir Poutine. Le président russe a dénoncé «des violations flagrantes» du droit humanitaire par les soldats ukrainiens. «Des mensonges», selon l’Elysée qui a appelé la Russie à lever le siège de Marioupol. Volodymyr Zelensky a évoqué une «approche fondamentalement différente» de la Russie dans ses pourparlers avec les Ukrainiens, lors d'une conférence de presse à Kiev. Il a estimé qu'environ 1 300 militaires ukrainiens sont morts depuis le début de l'attaque russe. La crise humanitaire s’étend, avec plus de 2,5 millions de personnes ayant fui l’Ukraine depuis le lancement de l’invasion russe le 24 février, selon les chiffres publiés vendredi par les Nations unies (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-le-dix-septieme-jour-de-loffensive-russe-20220312_2CLJ5BZR2JEBDD5X4YNZA375XU/, et https://www.rfi.fr/fr/europe/20220312-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-en-direct-les-derni%C3%A8res-informations).

 

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Publié le 11 Mars 2022

"Nous avons franchi une nouvelle étape, un tournant dans notre travail". Le ton, du moins celui-là, a changé au sein de la Conférence épiscopale espagnole concernant la lutte contre la maltraitance des enfants comme nous le montre Jesús Bastante dans religiondigital.org le vendredi 11 mars 2021. Aujourd'hui, par surprise, le porte-parole de la Conférence épiscopale, Luis Argüello, a offert de nouvelles données, à partir de 202 offices que l'Église espagnole a répartis dans les diocèses et les congrégations. Et un fait, qu'ils reconnaissent : au moins 506 victimes d'abus, "à qui nous voulons offrir reconnaissance et réparation à l'avenir". En 2020, il y a eu 220 cas référés à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. En 2021, l'instance vaticane a reçu 14 nouveaux cas. Sur les cas annoncés, collectés dans les 60 bureaux diocésains et les 142 que les congrégations ont en Espagne, 300 font référence à des cas qui seraient prescrits civilement et canoniquement, puisqu'ils datent d'au moins 30 ans, tandis que les autres seraient soumis à une procédure judiciaire ou ecclésiastique. 103 plaintes concernent des personnes décédées. «Il y a des plaintes contre des ecclésiastiques, des prêtres, des religieux, des frères et des laïcs chargés ou travaillant dans l'Église», a-t-il souligné, soulignant la nécessité de «faire une carte» de la pédérastie en Espagne.

 

Bien sûr : il n'y aura pas de participation "directe" des évêques à la commission approuvée au Parlement par le Médiateur, bien qu'il y ait collaboration. «Il faut connaître la vraie proposition qui nous est faite. Faire partie de la commission ? À priori, notre inclination serait négative», bien qu'il ait précisé que «l'équipe de Cremades présentera son travail». «Nous pensons qu'il est important que le système judiciaire soit respecté. Mais si une autre collaboration explicite nous est demandée, nous l'apprécierons», a souligné Argüello, qui a admis qu'«une rencontre avec les victimes lors de la prochaine Plénière n'a pas été envisagée». "Les victimes d'abus ne sont pas seulement celles qui sont associées", a-t-il déclaré, notant que "je sais que l'équipe des Cremades souhaite rencontrer toutes les associations et toutes les personnes qui le souhaitent". "Il nous semble que cette proposition (le Médiateur) est plus respectueuse des victimes", a déclaré Argüello, qui a ajouté qu'"elle donnait l'impression" que ces initiatives pouvaient être politisées. "L'Église n'est pas une administration publique", a précisé le porte-parole, qui s'est montré prudent sur ce qu'il peut faire, et non, le Médiateur. En ce qui concerne les inscriptions, l'évêque auxiliaire de Valladolid a tenu à indiquer que "nous avons été gênés" par la manière dont le gouvernement a négocié l'accord après la rencontre entre Sanchez et Omella. "Nous proposons une collaboration, mais des deux parties."

 

Concernant une éventuelle ouverture des archives, le porte-parole du CEE a indiqué que «l'Église collaborera en facilitant les informations disponibles, dans le respect de la protection des données, de la vie privée des victimes, mais dans un esprit de collaboration. Nous sommes les plus intéressés à connaître la vérité.» Quant à sa relation avec le cabinet, "c'est une relation de totale collaboration et de respect de son indépendance et de son rythme de travail". «Ils nous ont demandé des informations et nous les leur communiquons. Ce sont eux qui doivent communiquer ce qu'ils font». "Nous tenons à souligner à nouveau que toutes les initiatives qui nous permettent de démasquer et d'aider à mettre fin au fléau des abus dans l'Église et dans la société auront toujours notre soutien", a souligné l'évêque auxiliaire de Valladolid. Cette collaboration «se veut hors de tout doute, dans le cadre de la législation en vigueur». «L'Église reste déterminée à développer des processus de formation pour prévenir les abus et éliminer ceux qui montrent qu'ils sont indignes. Nous voulons que la vérité brille, pour qu'il n'y ait pas de loups qui se déguisent en agneaux et sont des bergers, mais aussi pour que des dizaines de milliers de personnes qui donnent leur vie dans l'activité éducative, catéchétique et missionnaire ne soient pas soumises à une suspicion permanente, et on ne peut pas dire, parce que c'est injuste, que l'Église est un lieu d'insécurité pour les enfants, les adolescents et les jeunes», a-t-il conclu.

 

religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/espana/transparencia-discrecion-trabajara-Defensor-Pueblo_0_2431256874.html) nous montre que le Médiateur a assumé ce vendredi la tâche du Parlement d'enquêter sur les cas d'abus de mineurs dans l'Église et le fera avec "transparence et discrétion", tout en s'engageant à informer périodiquement les tribunaux de l'avancement de ses travaux. Dans un communiqué, le Médiateur a expliqué qu'il assume la tâche de mettre en place une commission indépendante chargée de préparer un rapport sur les plaintes d'abus sexuels dans la sphère de l'Église catholique et le rôle des pouvoirs publics. La Commission préparera un rapport contenant des recommandations et des conclusions qui seront présentées aux Cortes Generales et au Gouvernement afin que les mesures qu'ils jugent nécessaires dans tous les domaines puissent être adoptées. "C'est la volonté de cette institution de travailler avec la transparence qui s'impose et avec la discrétion qu'exige, à son tour, le respect des victimes", affirme le Médiateur, qui précise qu'il informera périodiquement la Commission mixte pour les relations avec le Médiateur des Cortes Generales sur l'état des travaux. Cette institution, souligne-t-il, respecte son obligation constitutionnelle de défendre les droits fondamentaux et les droits de l'homme, et très spécifiquement les droits des enfants et des adolescents. «En connaissant, prévenant et garantissant la protection de ses membres les plus vulnérables face à ce type de comportement, toute la société se défend et contribue à la rendre plus juste», soutient-il.

 

Et Jesús Bastante nous montre aussi dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/espana/obispos-espanoles-denuncian-invasion-Ucrania-objecion-conciencia-espana-aborto-eutanasia_0_2431256868.html) que les évêques espagnols décrivent d’"Invasion brutale de l'Ukraine" dans une note de la Commission permanente, l'attaque de la Russie contre leur pays voisin, qui dure depuis 15 jours sans signe de cessez-le-feu. Dans un communiqué, l'Église espagnole se montre solidaire "avec tous ceux qui souffrent à cause de la guerre et de ses conséquences" et montre son union avec le pape François "dans ses initiatives en faveur de la paix dans le monde". Car, et cela a été averti par le porte-parole Argüello, il n'y a pas seulement la guerre en Ukraine, mais dans des dizaines de pays à travers le monde. Et, attention, il y a des millions de réfugiés de ce pays, mais aussi "sur notre frontière sud". "Il y a des dizaines d'endroits dans le monde où il y a des conflits armés. Et il y a des réfugiés qui viennent d'Ukraine, mais d'autres qui viennent de la frontière sud", a ajouté l'évêque auxiliaire de Valladolid.

 

Dans le communiqué, les évêques prient «pour que les cœurs aveuglés par le désir excessif de pouvoir se convertissent et que le dialogue, la réconciliation et la paix soient possibles», tout en adressant une parole «qui dit oui à la paix de la vérité, à la justice et au respect des droits humains inaliénables, à la dignité et aux accords internationaux». Et qui, en même temps, "dénonce l'utilisation de la guerre comme instrument pour imposer sa propre vision dans la résolution des conflits en Ukraine et ailleurs". La note souligne que l'action de solidarité «se traduit par une pression morale et politique en faveur de la paix et par une multitude d'actions que la société mène dans une extraordinaire mobilisation en faveur de l'aide, de l'accueil et de l'accompagnement de tant de déplacés injustement la guerre». Les évêques se joignent au pape François "dans ses initiatives en faveur de la paix dans le monde et nous invitons toute la communauté chrétienne à agir en sa faveur". Les Caritas espagnoles, l'Aide à l'Église en Détresse, Manos Unidas, les Délégations diocésaines des Migrations, la CONFER et une multitude de communautés et d'organisations travaillent déjà dans ce sens. "Nous appelons chacun à maintenir la charité sociale à moyen et long terme, car la guerre que nous subissons, et d'autres situations de guerre et d'injustice dans d'autres parties du monde, ont déjà des conséquences dramatiques qui exigent le sacrifice et la solidarité de tous" conclut la note.

 

Au seizième jour de l'invasion de l'Ukraine, l'armée russe a étendu son offensive à une autre grande ville, Dnipro, et poursuivi ses bombardements qui frappent habitations et infrastructures civiles, notamment  à Kharkiv et Mykolaïv - dernier verrou avant le port d'Odessa - sont sous le feu des bombes, et Marioupol où la situation est critique, au risque de nouvelles «sanctions massives» des Occidentaux comme celle des États-Unis et de leurs alliés sont encore montés d'un cran dans l'escalade des sanctions contre Moscou, en décidant d'exclure la Russie du régime normal de réciprocité régissant le commerce mondial, ce qui ouvre la voie à l'imposition de tarifs douaniers punitifs. La Russie embauche des «assassins syriens» pour «détruire» l'Ukraine, a dénoncé ce vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, après que Moscou a indiqué être favorable à l'envoi de mercenaires syriens pour combattre aux côtés des forces russes dans le pays. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir ce vendredi à la demande de Moscou et les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne se sont réunis à Versailles pour réfléchir aux moyens de réduire leur dépendance envers le gaz et le pétrole russes, et au sortir du sommet, les Vingt-Sept ont affiché leur unité, mais sans annonce concrète. Enfin, Environ 100 000 personnes ont été évacuées en deux jours des villes ukrainiennes. Le Haut-Commissariat des droits de l'homme des Nations unies a confirmé la mort de 564 civils en Ukraine, dont 41 enfants, depuis le lancement de l'offensive militaire russe le 24 février (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220311-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-les-derni%C3%A8res-informations).

 

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Publié le 10 Mars 2022

vaticannews.va nous montre ce jeudi 10 mars 2022 que le secrétaire d'État du Saint-Siège, répondant aux questions des journalistes en marge d'une conférence à Rome mercredi 9 mars, a exprimé son désarroi face au bombardement d'un hôpital pour enfants à Marioupol, en Ukraine. Le cardinal Parolin a réaffirmé que le Saint-Siège était disposé à jouer un rôle de médiateur dans le conflit s'il y était invité. Même s’il a par ailleurs reconnu que l'espace pour les négociations reste limité, mais il a espère qu'une position négociée pourra être atteinte. Faisant référence à l'appel téléphonique qu'il avait eu  la veille avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, le Secrétaire d’État du Saint-Siège a déclaré que la conversation n'avait fourni aucune garantie, en particulier sur les corridors humanitaires. Comme l’a expliqué le cardinal Parolin, la présence en Ukraine de deux cardinaux, l'aumônier apostolique Konrad Krajewski et le préfet par intérim du Dicastère pour le service du développement humain intégral, Michael Czerny, est un signe que le pape veut apporter sa contribution non seulement sur un plan proprement diplomatique et spirituel, mais aussi sur celui de l'aide humanitaire. Enfin, se référant aux propos du patriarche orthodoxe russe Kirill, le cardinal Parolin a déclaré que ces déclarations n'encouragent pas et ne favorisent pas l'entente. Au contraire, elles risquent d'enflammer encore plus les esprits et de conduire à une escalade qui ne permettra pas de résoudre la crise de manière pacifique.

 

À midi ce jeudi, une prière interreligieuse pour la paix a eu lieu dans la cathédrale catholique romaine de Lviv. Elle a été présidée par l'envoyé du pape en Ukraine, le cardinal Konrad Krajewski, avec la participation de représentants des plus importantes Églises et communautés religieuses de ce pays: l'archevêque métropolitain de Lviv Mieczyslaw Mokrzycki et le chef de l'Église gréco-catholique ukrainienne Sviatoslav Shevchuk, et aussi des évêques orthodoxes étaient également présents, y compris ceux reconnaissant la souveraineté du Patriarcat de Moscou. «L'Église unie, il n'y a plus de divisions en Ukraine, du moins maintenant, et espérons-le aussi à l'avenir, car une Église divisée est un scandale», a déclaré le cardinal Krajewski après la prière. – «Aujourd'hui, nous étions tous unis, chacun a prié autant qu'il le pouvait et a demandé la paix à Dieu, selon l'Évangile - demandez et l'on vous donnera, frappez et l'on vous ouvrira. Nous avons fait tout ce que nous pouvions aujourd'hui. Nous étions tous ensemble aujourd'hui, notre prière s'est élevée comme la fumée de l'encens. C'est notre force. Je pense que nous transmettons également cette puissance et cette force au peuple ukrainien, que par la foi nous pouvons déplacer des montagnes. Je crois en cela. Encore plus arrêter une guerre stupide». Dans l'après-midi, l'envoyé du pape François s'est rendu au poste-frontière ukraino-polonais de Rawa Ruska-Hrebenne, où il s'est informé de la situation sur place et a rencontré des bénévoles qui apportent leur aide aux réfugiés attendant de traverser la frontière. Hier soir, il avait prié avec les réfugiés qui vivent sur place et dîné avec eux à la paroisse catholique romaine de Saint-Jean-Paul II à Lviv (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2022-03/cardinal-krajewski-ukraine-priere-interreligieuse-lviv.html).

 

Et le cardinal Jean-Claude Hollerich, président de la Comece, la Commission des épiscopats catholiques de l'Union européenne, a écrit au patriarche de Moscou et de toute les Russies pour qu’il apporte de l'espoir et demande aux autorités russes de cesser les hostilités, en recherchant une solution diplomatique et en encourageant l'ouverture de couloirs humanitaires. Le cardinal Hollerich, «le cœur brisé», évoque les conséquences dramatiques de la «folie de la guerre en Ukraine». «Des milliers de personnes, soldats et civils, ont déjà perdu la vie et plus d'un million de personnes - déclare le président de la Comece - ont été déplacées ou ont fui leur pays ; la plupart d'entre elles sont des femmes et des enfants vulnérables». Face à des efforts diplomatiques «infructueux», à des attaques violentes, «on ne peut exclure - lit-on dans la lettre - la possibilité d'un conflit européen, voire mondial, aux conséquences catastrophiques». «En ces moments sombres pour l'humanité, accompagnés d'intenses sentiments de désespoir et de peur, explique le cardinal, beaucoup se tournent vers vous, Votre Sainteté, comme vers quelqu'un qui pourrait apporter un signe d'espoir pour une solution pacifique à ce conflit» (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2022-03/hollerich-lettre-kirill-appel-fin-guerre-ukraine.html).

 

Au quinzième jour de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les forces russes resserrent leur étau autour de la capitale Kiev, et rejettent des accusations de «crime de guerre» au lendemain du bombardement d'une maternité dans la ville assiégée de Marioupol. Sur le front diplomatique, de vains pourparlers entre chefs de la diplomatie ukrainien et russe ont eu lieu en Turquie ce jeudi matin et les dirigeants de l'UE se réunissent ce jeudi à Versailles pour réfléchir aux moyens de réduire leur dépendance envers le gaz et le pétrole russes et renforcer leur soutien à l'Ukraine, sans pour autant lui offrir l'intégration rapide au bloc communautaire qu'elle réclame. Selon l’ONU, plus de 2 millions de personnes ont fui l’Ukraine depuis le début de l’offensive militaire russe. Parmi elles figurent un million d'enfants, d'après l'ONG Save The Children. Au moins 35 000 civils ont été évacués via des couloirs humanitaires de la ville de Soumy, d'Enerhodar et de zones proches de la capitale Kiev, a annoncé le président ukrainien (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220310-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-les-derni%C3%A8res-informations).

 

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Publié le 10 Mars 2022

francetvinfo.fr avec l’AFP nous montre que les députés espagnols ont voté, jeudi 10 mars 2022, la création d'une commission d'experts chargée de mener la première enquête officielle dans le pays sur la pédocriminalité dans l'Eglise catholique. A la différence d'autres pays comme l'Allemagne, l'Australie, les États-Unis, la France ou l'Irlande, aucune enquête d'ampleur n'a été menée jusqu'ici sur les violences sexuelles contre les mineurs au sein de l'Eglise espagnole.

 

Cette initiative inédite, proposée par les socialistes au pouvoir et le parti basque PNV, a été approuvée par une très large majorité de 286 voix pour, 51 contre et deux abstentions dans une Chambre des députés qui compte 350 élus. Les députés du parti d'extrême-droite Vox ont été les seuls à s'opposer au texte, le Parti populaire (droite conservatrice) a finalement voté en sa faveur. Le texte prévoit que cette commission indépendante sera présidée par le Défenseur du Peuple (équivalent du Défenseur des Droits en France) et formée de représentants de l'administration, des victimes et du clergé. Elle sera chargée "d'enquêter sur les actes personnels exécrables commis contre des enfants sans défense" et d'"identifier les personnes ayant commis ces abus, tout comme celles qui les ont couvertes ou protégées", avant de rédiger un rapport qui sera soumis au parlement pour son approbation. Faute de données officielles, le quotidien El Pais (en espagnol) avait lancé sa propre enquête en 2018, recensant 1 246 victimes depuis les années 1930. De son côté, l'Eglise a seulement reconnu 220 cas depuis 2001. Dans ce pays à forte tradition catholique, l’Église a eu un rôle central dans l’enseignement sous la dictature de Francisco Franco (1936-1975), dont elle était un pilier. Actuellement, plus de 1,5 million d’enfants étudient encore dans quelque 2500 écoles catholiques, selon les chiffres de 2020 de la Conférence épiscopale espagnole (CEE) (https://www.lematin.ch/story/une-commission-denquete-creee-sur-la-pedocriminalite-dans-leglise-423038133336).

 

Cette enquête marquera «le début de la fin d’une ignominie», déclarait récemment au quotidien El País la députée socialiste Carmen Calvo, ancienne numéro deux du gouvernement de gauche de Pedro Sánchez. Allié des socialistes de Pedro Sanchez au sein du gouvernement de coalition, le parti de gauche radicale Podemos prônait, pour sa part, avec deux partis indépendantistes de gauche, la création d’une commission d’enquête parlementaire, mais cette formule a été finalement bloquée par les socialistes, qui ont opté pour une commission d’experts, modèle choisi par l’Australie, la France ou les Pays-Bas (https://www.lematin.ch/story/une-commission-denquete-creee-sur-la-pedocriminalite-dans-leglise-423038133336).

 

Souvent critiquée pour son attitude, l'Eglise espagnole a fait un premier pas fin février en annonçant le lancement d'un audit externe par un cabinet d'avocats qui a affirmé vouloir aller "jusqu'au bout" pour faire toute la lumière sur ces violences sexuelles. "Il nous semble que nous devons faire un pas de plus dans l'aide et le soutien aux victimes", avait alors affirmé le cardinal Juan José Omella, président de la CEE. Le président du cabinet d'avocats retenu par l'Église (Cremades & Calvo Sotelo), Javier Cremades, a assuré que sa mission, qui durera en principe un an, s'appuierait sur le travail déjà effectué par les diocèses en Espagne, mais s'inspirerait aussi de "l'expérience positive" de la France et de la "méthodologie allemande".

 

En France, au terme de deux ans et demi de travail, une commission indépendante a estimé à 330 000 le nombre de personnes ayant fait l'objet de violences sexuelles depuis 1950, quand elles étaient mineures, de la part de clercs, religieux ou personnes en lien avec l’Église. En Allemagne, un rapport publié en janvier par un cabinet d'avocats a révélé qu'au moins 497 personnes, en majorité des jeunes garçons et adolescents, avaient été victimes d'agressions sexuelles dans l'archidiocèse de Munich-Freising entre 1945 et 2019 (https://information.tv5monde.com/info/pedocriminalite-dans-l-eglise-l-espagne-cree-une-commission-d-enquete-448095).

 

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Publié le 9 Mars 2022

«La dignité humaine ne doit pas payer le prix du progrès», déclare le pape François dans sa vidéo d’intention de prière du mois de mars 2022, rendue publique le 8 mars comme nous le montre cath.ch, invitant les chrétiens à répondre sans «faire l’autruche» aux problèmes bioéthiques posés par les progrès de la science. «Il ne s’agit pas de ralentir le progrès technologique. Non», se défend le pape. Mais il souhaite que celui-ci n’empiète pas sur la dignité humaine. «La dignité humaine et le progrès doivent aller de pair, de manière harmonieuse», plaide-t-il.  Il défend en particulier le sort des embryons humains, qui ne sont pas «du matériel jetable», et appelle à ne pas «laisser le profit économique conditionner la recherche biomédicale». Le pontife invite alors à s’unir à sa prière «pour que, face aux nouveaux défis de la bioéthique, les chrétiens promeuvent toujours la défense de la vie par la prière et l’engagement social».

 

Pas sûr qu’une telle prière en la Journée internationale des femmes le 8 mars 2022 ait eu gain de cause auprès des femmes, car comme le montre 20minutes.fr avec l’AFP (https://www.20minutes.fr/sante/3249027-20220309-avortement-limiter-risques-femmes-oms-veut-levee-restrictions-ivg), l’OMS souhaite que le monde fasse mieux sur l’avortement. Estimant que les restrictions n’en réduisent pas le nombre mais en augmentent les risques, l’Organisation a appelé mercredi à faciliter autant que possible l’accès des femmes à l’interruption volontaire de grossesse. «Nous recommandons que les femmes et les jeunes filles puissent accéder à l’avortement et aux services de planning familial quand elles en ont besoin», a déclaré Craig Lissner, un cadre de l’OMS. De nombreux pays limitent en effet drastiquement ce droit, le réservant à des situations où la santé de la mère est en danger. Quelques-uns, comme le Salvador, l’interdisent même intégralement. Les craintes des défenseurs de l’accès à l’avortement se sont récemment concentrées sur les États-Unis où plusieurs États ont adopté des mesures restrictives et où la Cour suprême semble prête à revenir sur l’idée que l’IVG constitue un droit inattaquable. L’OMS recommande, elle, de «supprimer les restrictions inutiles sur le plan médical», citant «la criminalisation, des délais obligatoires d’attente, le fait d’imposer l’accord d’autres personnes – conjoints ou famille – ou d’institutions, et le fait d’interdire l’avortement au-delà d’un certain stade de la grossesse». Surtout, ce type de restrictions ne s’accompagne pas d’une baisse du nombre d’avortements, souligne l’OMS, qui cite une étude publiée en 2020 dans le Lancet Global Health. Au contraire, «les restrictions vont surtout pousser les femmes et les jeunes filles à recourir à des interventions risquées», prévient l’Organisation. En recourant à des avortements illégaux, les femmes prennent donc des risques pour leur santé, alors que les IVG réalisées selon les règles sont extrêmement sûres. Les restrictions font courir des risques de «stigmatisation et de complications médicales», insiste l’OMS.

 

Malgré le propos du pape, cath.ch (https://www.cath.ch/newsf/journee-des-femmes-les-voeux-de-soeur-nathalie-becquart/) nous montre que la sous-secrétaire du Synode des évêques, Sœur Nathalie Becquart, la première femme à avoir le droit de vote au Synode des évêques, voit le processus synodal comme «une formidable opportunité pour faire entendre la voix des femmes», et pour que l’Église bénéficie «de leur expérience, sensibilité, réflexion». Rendant hommage à «leur engagement», Sœur Nathalie Becquart remercie toutes les femmes qui «s’investissent avec cœur et compétence pour aider l’Eglise à vivre cette conversion synodale à laquelle Dieu nous appelle». Dans un entretien au New York Times publié le même jour, la numéro trois du Synode souligne «un changement majeur» dans l’Église pour les femmes, auxquelles le pape François a permis depuis janvier 2021 d’être « lectrices et acolytes» – des ministères auparavant réservés aux hommes. «La question des femmes est un signe des temps, estime encore Sœur Nathalie Becquart. C’est un appel puissant dans nos sociétés et dans l’Église. […] Mais c’est un long chemin, et pas seulement dans l’Église.»

 

katolisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/33439-kardinal-papst-kauft-benzin-fuer-ukraine-hilfslieferungen) nous montre aussi ce mercredi 9 mars que le pape François n'apporte pas seulement un soutien spirituel à l'Ukraine face à l'attaque russe contre le pays. L’aumônier apostolique, Konrad Krajewski, a déclaré à la télévision polonaise et au portail américain "Crux" (mercredi) que le pape François a également acheté de l'essence pour les camions polonais qui apportent actuellement de l'aide à Kiev, Odessa et Jytomyr. Selon ses propres mots, Krajewski a envoyé au pape des photos de la frontière polono-ukrainienne. L'envoyé papal de 58 ans est venu mardi de Pologne à Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine. Il y fut reçu par l'archevêque gréco-catholique Svyatoslav Shevchuk et l'archevêque catholique romain de Lemberg Mieczyslaw Mokrzycki. Au cours de leur rencontre, Krajewski et les deux évêques ukrainiens ont également parlé au pape François au téléphone, selon les Églises gréco-catholique et catholique romaine. Le cardinal a décrit ses premières impressions de la visite au pape. Mokrzycki a remercié le chef de l'Église non seulement pour ses prières, mais aussi pour avoir envoyé Krajewski en Ukraine. Une réunion de prière entre Krajewski et les membres du Conseil pan-ukrainien des Églises et des communautés religieuses est prévue jeudi après-midi à Lviv. L'un des objectifs du voyage en Ukraine est la visite d'institutions sociales qui aident les réfugiés de guerre. Mardi déjà, le cardinal a téléphoné au chef de l’Église orthodoxe indépendante d'Ukraine, le métropolite Épiphane, à Kiev.

 

Pendant ce temps, Czerny est également arrivé en Ukraine. Comme Vatican News l'a annoncé sur Twitter mercredi après-midi, l'expert en migration est en route pour Berehove, une petite ville de l'ouest de l'Ukraine. Czerny y rencontrera des réfugiés pris en charge par la communauté gréco-catholique. Czerny, chef par intérim du Dicastère pour le service du développement humain intégral au Vatican, s'est rendu pour la première fois en Hongrie mardi. À Budapest, il a rencontré des bénévoles de Caritas et de Malteser. À la gare de Keleti, ils s'occupent chaque jour d'environ 2500 personnes fuyant l'Ukraine. Dans l'après-midi, le cardinal a visité l'église Saint-Pierre Canisius, où la Communauté catholique de Sant'Egidio organise son aide aux réfugiés.

 

Quatorzième jour de l’invasion russe en Ukraine, ce mercredi. Un accord a été trouvé entre Russes et Ukrainiens pour permettre l’évacuation de civils. Ce mardi, plus de 5 000 personnes ont été évacuées de Soumy, à 350 km au nord-est de Kiev tandis que 300 000 civils sont toujours coincés à Marioupol, grand port stratégique sur la mer d’Azov (sud-est). Et Kiev accuse la Russie d’avoir bombardé une maternité. L’Ukraine accuse la Russie d’être responsable d’un bombardement perpétré au sein d’une maternité située à Marioupol. Selon les autorités locales, 17 adultes auraient été blessés au cours de cette attaque.  Au moins 10 personnes sont mortes dans des tirs russes sur la ville de Severodonetsk. L'armée russe a également bombardé hier soir la petite ville de Malyn, à l'ouest de Kiev, où cinq personnes dont deux bébés sont morts. La situation autour de la centrale nucléaire de Tchernobyl inquiète. Sur le terrain diplomatique, la Russie constate «des progrès» dans les négociations (https://www.ouest-france.fr/monde/guerre-en-ukraine/direct-guerre-en-ukraine-treve-humanitaire-prolongee-ce-mercredi-l-ouest-de-kiev-sous-les-bombes-6132c328-9f66-11ec-a2c0-a14b5d2d46a1). Enfin, l'Union européenne débranche trois banques biélorusses de la plateforme financière internationale Swift et adopte de nouvelles sanctions ciblant le secteur maritime et les cryptomonnaies, tout en ajoutant des dirigeants et oligarques russes à sa liste noire (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220309-en-direct-guerre-en-ukraine-des-grandes-firmes-am%C3%A9ricaines-suspendent-leurs-activit%C3%A9s-en-russie).

 

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Publié le 8 Mars 2022

katholisch.de nous montre ce mardi 8 mars 2020 que le cardinal de Munich Reinhard Marx a appelé à mettre davantage l'accent sur la foi vécue dans la lutte pour l'avenir de l'Église. La question se pose de savoir si la véritable Église est un texte dogmatique, "une confession que je signe ? Ou est-ce un mode de vie", a déclaré Marx mardi lors de la réunion plénière de printemps de la Conférence épiscopale allemande (DBK) à Vierzehnheiligen. "À quoi sert une unité dans la connaissance dogmatique, et en pratique une dictature est soutenue, en pratique la foi est utilisée pour opprimer les gens ? Ce n'est pas une unité", a déclaré l'archevêque de Munich et Freising. Jésus a souvent parlé du royaume de Dieu dans le présent, de la vie sur terre. C'est pourquoi il a exclu ceux "qui veulent dire aux autres comment leur accès doit être et qui les tiennent entre leurs mains", comme les pharisiens, les scribes et les prêtres. "Je pense que l'Église a trop négligé cela et n'a cessé de dire que le royaume de Dieu est ce qui vient après notre mort", a déclaré Marx. Dans le passé, il y avait trop de discussions sur les mots et moins sur la pratique de la foi.

 

Parmi les concélébrants de la messe du matin se trouvait l'évêque auxiliaire de Cologne, Rolf Steinhäuser, à la place du cardinal de Cologne, Rainer Maria Woelki. Au cours de son congé sabbatique de cinq mois, Steinhäuser a dirigé l'archidiocèse de Cologne en tant qu'administrateur apostolique. L'assemblée plénière de printemps du DBK dans le lieu de pèlerinage de Haute-Franconie de Vierzehnheiligen dure jusqu'à jeudi. Des débats controversés sont attendus sur le projet de réforme du chemin synodal quant à la question de savoir comment les résolutions peuvent être mises en œuvre de manière réaliste dans les diocèses. Mercredi, l'initiative "#OutInChurch" veut également remettre une pétition de 110 000 signatures sur la manière de traiter les employés homosexuels. Un autre sujet à Vierzehnheiligen est le traitement de la violence sexuelle et la guerre enUkraine. Le programme comprend également la présentation d'un mot des évêques allemands sur la pastorale.

 

katolisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/33405-baetzing-resistenz-gegenueber-reformen-in-kirche-nicht-laenger-haltbar) nous montre qu’hier le président de la Conférence épiscopale allemande (DBK), Mgr Georg Bätzing, a de nouveau souligné la nécessité de réformes face à la crise de confiance dans l'Église en Allemagne. "La résistance de l'Église au changement ne tient plus", a déclaré Bätzing lundi lors de la conférence de presse d'ouverture de la réunion plénière de printemps du DBK à Vierzehnheiligen . Surtout après la publication du rapport d'abus dans l'archidiocèse de Munich et Freising, il était devenu "insupportable pour pas mal de chrétiens catholiques" de rester dans l'Église. L'augmentation du nombre de personnes quittant l'église est un signe de mauvais augure. L'Église doit "avancer, montrer des changements", a poursuivi Bätzing. L'objectif doit être que les gens puissent reprendre confiance "en leur Église, avec laquelle ils veulent vivre mais ne peuvent pas bien vivre en ce moment".

 

Sur la situation dans l'archidiocèse de Cologne après le retour du cardinal Rainer Maria Woelki de son congé sabbatique de cinq mois, Bätzing a déclaré que c'était encore "très tendu". Ces derniers mois, il n'y a pas eu d'occasion de dialogue entre les fidèles et le cardinal. Il est donc très urgent que Woelki communique maintenant clairement comment il envisage des changements et entame un dialogue avec les fidèles, a déclaré Bätzing. Avec son message pastoral, dans lequel il a offert au pape François sa démission, Woelki a envoyé un "signal fort". Désormais, le pontife et le préfet de la Congrégation des évêques, le cardinal Marc Ouellet, sont également responsables de la situation dans l'archidiocèse de Cologne. Le président du DBK a souligné qu'il souhaitait à Woelki et à l'archidiocèse de Cologne qu'une nouvelle coexistence aboutisse. "Sinon, le pape devra agir". Se référant à une enquête de WDR publiée lundi, selon laquelle la plupart des 27 diocèses allemands ne contrôlaient pas suffisamment les agresseurs, le président du DBK a déclaré que la responsabilité incombe aux diocèses individuels. "Nous ne pouvons pas enfermer les auteurs là où il n'y a pas eu de jugement de l'État", a déclaré l'évêque du Limbourg. Cependant, la question se pose de savoir comment d'éventuels abus peuvent être évités dans le cas d'auteurs qui ont perdu leur poste et ne sont plus actifs dans la pastorale.

 

L'un des points centraux des délibérations des évêques sera le chemin synodal. Selon Bätzing, la troisième assemblée synodale de début février, qui avait déjà adopté les premiers textes, est venue avec "un bon élan". La question est maintenant de savoir comment ce qui a été décidé peut déjà être mis en œuvre si cela relève du pouvoir des évêques. De plus, les évêques s'accorderaient sur les points où il pourrait y avoir accord ou divergence dans les futures décisions possibles de l'assemblée synodale. Selon Bätzing, la campagne "#OutInChurch" a montré qu'il avait besoin d'un mouvement sur la structure de base du droit du travail de l'Église. Cependant, il est synonyme de loyauté et de diligence dans les processus. Une solution complète et viable est recherchée. En ce qui concerne les devoirs de loyauté, il ne devrait en principe plus s'agir de ne plus réglementer les employés dÉglise concernant leur conduite personnelle de la vie, mais de définir des valeurs et des objectifs communs dans la communauté de service. Il attend les premiers projets de résolutions concrets du Conseil permanent des évêques en juin.

 

La réunion des évêques est éclipsée par la guerre en Ukraine. Bätzing a annoncé que les évêques allemands veulent se positionner avec une déclaration claire. Il a lui-même condamné l'attaque de la Russie comme étant contraire au droit international. "Les gens sont chassés, les civils sont chassés. Il y a une tentative de renverser un gouvernement légitime." Le monde ne peut pas laisser passer ça. Compte tenu des réfugiés d'Ukraine, il est important de montrer le plus haut niveau de solidarité en Allemagne. Il y aura une prière pour la paix lors du service d'ouverture le lundi soir. Était également présent l'exarque apostolique pour les Ukrainiens, Mgr Bohdan Dzyurakh, également membre de la Conférence épiscopale. La rencontre rejoint ainsi «l'incroyable mouvement» de prières et d'initiatives œcuméniques pour la paix qui existe depuis le début de la guerre. Les évêques diocésains allemands et les évêques auxiliaires se réuniront jusqu'à jeudi sur le lieu de pèlerinage de Haute-Franconie de Vierzehnheiligen. Les principaux sujets des délibérations seront la guerre en Ukraine, l'état de l'enquête sur le scandale des abus et la voie synodale. Le programme comprend également la présentation d'un mot des évêques allemands sur la pastorale.

 

Et katolisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/33398-moskaus-patriarch-krieg-soll-glaeubige-vor-gay-paraden-schuetzen) nous montre qu’hier également le patriarche de Moscou, Kirill Ier, a nommé indirectement la protection des croyants contre les «défilés de la Gay Pride» comme légitimation de l'invasion russe de l'Ukraine. Depuis huit ans, des tentatives ont été faites pour "détruire ce qui existe déjà dans le Donbass", a-t-il déclaré dans son sermon dominical dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou. Dans la région du sud-est de l'Ukraine, contrôlée par les séparatistes russes depuis 2014, il y a "un rejet fondamental des soi-disant valeurs proposées aujourd'hui par ceux qui revendiquent le pouvoir mondial". Kirill a en outre prêché que l'on sera fidèle à la parole et à la loi de Dieu, "et si nous voyons des violations de cette loi, nous ne tolérerons jamais ceux qui détruisent cette loi". Dans le même temps, le chef de l'Église a souligné son espoir d'une paix rapide, "que le sang de nos frères et sœurs cessera de couler, que le Seigneur accorde sa miséricorde au pays souffrant du Donbass, qui depuis huit ans est portant la triste empreinte du péché et de la haine humaine".

 

Pendant ce temps, des laïcs russo-orthodoxes ont écrit une lettre ouverte au patriarche Kirill. Dans la lettre publiée lundi, entre autres, par le Centre d'étude des Églises orientales de l'Université de Fribourg (Suisse). Les croyants appellent le Patriarche à "présenter aux dirigeants de la Fédération de Russie notre demande urgente pour la fin immédiate de l'effusion de sang et le retrait des troupes russes du territoire de l'Ukraine". La lettre se plaint que les ecclésiastiques russes-orthodoxes soutiennent également la guerre et lui donnent une légitimité religieuse. "Aujourd'hui, la Russie est l'agresseur et le peuple ukrainien doit se défendre. Prier pour la victoire des armes russes, comme le préconisent certains religieux, est immoral", indique la lettre, qui a d'abord été signée par le compositeur estonien et lauréat du prix Ratzinger, Arvo Pärt. Les 50 initiateurs comprennent des croyants de plusieurs pays, mais aucun de la Fédération de Russie elle-même.

vaticannews.va  nous montre aussi dans son article (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2022-03/telephone-cardinal-parolin-serguei-lavrov-russie-guerre-ukraine.html) qu’une conversation téléphonique a eu lieu ce mardi matin  entre le Secrétaire d'État du Saint-Siège et le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. Le cardinal Parolin a réitéré l'appel du Pape à «la fin des attaques armées, à la mise en place de couloirs humanitaires pour les civils et les secouristes, et à ce qu’à la violence des armes se substitue la négociation», et exprimé sa disponibilité pour toute forme de médiation et «de tout faire pour se mettre au service de cette paix». La nouvelle de cette conversation a été rapportée par l'agence de presse Interfax, qui citait le ministère des Affaires étrangères de Moscou. Le communiqué du ministère des Affaires étrangères conclut en expliquant que l’accent «a été mis sur les questions humanitaires liées au conflit, notamment les mesures de protection des civils, l'organisation et la mise en œuvre de corridors humanitaires, l'assistance aux réfugiés».

 

Au treizième jour de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, plusieurs cessez-le-feu locaux et des évacuations de civils étaient prévus. À Soumy, des évacuations ont pu avoir lieu mais du côté de Marioupol, autorités russes et ukrainiennes s'accusent mutuellement de ne pas respecter le cessez-le-feu. Le nombre de réfugiés ayant quitté l'Ukraine a dépassé les 2 millions. Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique, un centre de recherche nucléaire a été touché par des obus d'artillerie, près de Kharkiv. L'AIEA précise qu'il n'y a pas de «conséquences radiologiques». Le président ukrainien Volodymyr Zelensky dénonce les «promesses» non tenues des Occidentaux et déclare «Nous nous battrons jusqu'au bout», par visio-conférence lors d'une intervention historique visant à obtenir plus de soutien pour son pays après l'invasion russe. Il a été salué par une ovation debout des députés britanniques (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220308-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-informations-en-direct). Tandis que les États-Unis mettent fin à l’importation de gaz et pétrole russes. Joe Biden a annoncé en fin d’après-midi mettre fin aux importations de gaz et de pétrole russes. De son côté, le Royaume-Uni a annoncé qu’il arrêterait ses importations de pétrole russe d’ici à la fin de l’année 2022 (https://www.ouest-france.fr/monde/guerre-en-ukraine/direct-guerre-en-ukraine-la-russie-promet-de-nouveaux-cessez-le-feu-et-des-couloirs-humanitaires-d1a89fee-9e9c-11ec-b9f4-6c0b3abcf9d2).

 

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Publié le 7 Mars 2022

Théo Moy nous montre ce lundi 7 mars 2022 dans la-Croix.com qu’une quinzaine de chrétiens engagés à gauche lancent un collectif politique «de réflexion et d’action» baptisé Anastasis, qui derrière ce nom – qui peut être traduit par «résurrection» mais aussi «insurrection» –, sont tous convaincus de «la force révolutionnaire de l’Évangile». Opposés à la fois à une interprétation identitaire de la foi et à une gauche «qui ignore le christianisme», le groupe n’a pas peur de cliver, tout en se défendant d’être un «élément perturbateur de l’Église catholique».

 

Pas sûr que le choix de l’équipe de la Primaire populaire qui a décidé, la semaine dernière, d’apporter son soutien à Jean-Luc Mélenchon après l’abandon de Christiane Taubira, qui n’a pas réussi à récolter ses 500 parrainages, ait leur faveur. Au détriment notamment de Yannick Jadot, pourtant arrivé deuxième de cette consultation citoyenne. Dans leur communiqué, les organisateurs estiment que le candidat «insoumis» et son programme sont «le meilleur véhicule politique pour faire gagner nos idées à la présidentielle». «Aucune rancune. Le but est de gagner la présidentielle. Autour de l’“union populaire”, cette victoire est possible. Le 10 avril, on vote Jean-Luc Mélenchon pour rassembler la gauche et les écologistes», a twitté de son côté Samuel Grzybowski, cofondateur de la Primaire populaire (https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2022/live/2022/03/07/philippe-poutou-a-obtenu-ses-500-parrainages-douze-candidats-seront-presents-au-premier-tour-de-l-election-presidentielle-suivez-l-actualite-politique-en-direct_6116420_6059010.html).

 

Cependant, après que le conseil d’administration de la Primaire populaire a voté ce week-end pour soutenir Jean-Luc Mélenchon, la cofondatrice de cette consultation citoyenne, Mathilde Imer, vient d’annoncer qu’elle quittait le mouvement. «Ce retrait fait suite à la décision de faire campagne pour Jean-Luc Mélenchon, car le processus ayant mené à cette position ne me semble pas en cohérence avec ce que nous avons construit ces derniers mois, et encore moins incarner une manière différente de faire de la politique», a-t-elle expliqué sur son compte Twitter (https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2022/live/2022/03/07/philippe-poutou-a-obtenu-ses-500-parrainages-douze-candidats-seront-presents-au-premier-tour-de-l-election-presidentielle-suivez-l-actualite-politique-en-direct_6116420_6059010.html).

 

Pas sûr que Mathilde Imer change d’avis puisque dimanche à la Croix-Rousse, à Lyon, le candidat insoumis a réaffirmé vouloir être un «non-aligné» sur la guerre en Ukraine en fustigeant l’Otan, «organisation inutile qui provoque des tensions». Il a néanmoins reconnu une «erreur» lorsqu’il jugeait impossible une attaque russe en Ukraine. Le candidat LFI propose des «alliances altermondialistes» pour prévenir les conflits et agir contre le changement climatique (https://www.20minutes.fr/elections/3246491-20220307-presidentielle-2022-direct-marion-marechal-rallie-eric-zemmour-philippe-poutou-douzieme-candidat).

 

Invité sur Sud Radio, le candidat écologiste a dénoncé les «complaisances» et la «capitulation» du candidat LFI Jean-Luc Mélenchon vis-à-vis de Vladimir Poutine, l’accusant de «les masquer» avec «des discours grandiloquents». «Maintenant il se prend pour Jean Jaurès. Jean Jaurès doit hurler dans sa tombe, d’être associé à quelqu’un qui a toujours considéré finalement que l’Ukraine devait disparaître au profit de la Russie», a enchaîné Yannick Jadot. «Vous imaginez Jean Jaurès défendre les bombardements des populations civiles en Syrie ? Vous imaginez Jean Jaurès défendre l’assassinat des opposants politiques en Russie ? Vous imaginez Jean Jaurès défendre des crimes de guerre ?», a-t-il interrogé (https://www.20minutes.fr/elections/3246491-20220307-presidentielle-2022-direct-marion-marechal-rallie-eric-zemmour-philippe-poutou-douzieme-candidat).

 

Anne Hidalgo a dénoncé aussi ce lundi une «réécriture de l'histoire», après la déclaration de Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting dimanche à Lyon affirmant que l'ex-président François Hollande avait «déclenché la guerre au Mali». De nombreux socialistes se sont indignés de ces affirmations, à l'instar de la candidate Anne Hidalgo«Définitivement non! Maintenant Jean-Luc Mélenchon réécrit l'Histoire. Plus que jamais la France a besoin de la gauche républicaine et européenne», a-t-elle ainsi tweeté ce lundi matin (https://www.20minutes.fr/elections/3246491-20220307-presidentielle-2022-direct-marion-marechal-rallie-eric-zemmour-philippe-poutou-douzieme-candidat).

 

Pendant ce temps, les cardinaux Konrad Krajewski et Michael Czerny s’apprêtent à rendre visite, au nom du pape, à des réfugiés venant d’Ukraine, en tenant compte des défis qui surgissent en cette période de guerre. Le cardinal Konrad Krajewski, aumônier apostolique, se trouve actuellement dans la ville-frontière de Dorohusk, près de Lublin, point d'arrivée de plus d'un million de réfugiés qui sont entrés en Pologne. Il a distribué des chapelets blancs du pape aux volontaires et aux réfugiés. Le cardinal polonais devrait ensuite se rendre à la gare de Przemysl, où arrivent les trains en provenance de Kiev et de Lviv. Le voyage du cardinal Michael Czerny, préfet par intérim du dicastère pour le service du développement humain intégral, commencera en revanche mardi 8 mars au matin, direction Budapest, où sont prévues des rencontres avec des groupes de réfugiés et ceux qui leur viennent en aide (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2022-03/voyage-cardinal-czerny-krajewski-refugies-ukraine-pologne.html).

 

Et dans un entretien accordé à la chaîne italienne Tv2000, le cardinal Secrétaire d'État au Vatican déclare que le Saint-Siège déploie des efforts pour la paix en Ukraine à différents niveaux à commencer par le niveau religieux, puis au niveau humanitaire, à travers l'organisation Caritas et les diocèses «engagés à accueillir, comme tant d'autres institutions, les réfugiés venant d'Ukraine». La première escalade à éviter est verbale, a-t-il par ailleurs rappelé, certaines expressions ne faisant «qu'enflammer les esprits». Enfin, le cardinal a conclu l'entretien en expliquant qu'il «y a la disponibilité des initiatives diplomatiques. Il y a déjà plusieurs tentatives» en cours actuellement, a-t-il fait savoir. Ces actions «sont faites dans le monde entier et donc nous sommes disponibles, si l'on considère que notre présence et notre action peuvent aider, nous sommes là» (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2022-03/ukraine-parolin-arretez-les-armes-nous-sommes-prets.html).

 

Au douzième jour de l’invasion russe lundi, Moscou a annoncé l’instauration de cessez-le-feu locaux et l’ouverture de couloirs humanitaires pour permettre l’évacuation de civils de plusieurs villes d’Ukraine dont la capitale Kiev. Mais le gouvernement ukrainien refuse ces convois humanitaires vers la Biélorussie et la Russie, alors que l’UE lance l’examen des candidatures de l’Ukraine, de la Géorgie et de la Moldavie (https://www.sudouest.fr/international/russie/direct-guerre-en-ukraine-de-nouvelles-negociations-avec-la-russie-une-rencontre-prevue-en-turquie-samedi-9554528.php).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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