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Publié le 12 Septembre 2017

«Le pape croit, prêche et tente d'obtenir la participation active des femmes dans la réalité de l’Église». C’est un projet en lequel croit pleinement Nuria Calduch-Benages comme elle le montre lors d’un entretien dans le diocèse de Málaga lors des Journées de l'Association biblique espagnole, et elle a offert son «grain de sable» en participant à l'enquête sur le diaconat féminin au niveau historique, théologique et anthropologique sur le rôle des femmes dans les premières communautés chrétiennes, comme nous le montre Cameron Doody dans son article sur periodistadigital.com ce mardi 12 septembre 2017.

 

Cette bibliste révèle que les conclusions des travaux de la Commission «ne sont pas loin», tout en se montrant optimiste dans l'espoir que l'Église puisse enfin offrir aux femmes des «zones et des emplois, des responsabilités et de la visibilité » dignes d'elles. Mais, elle n’est pas naïve, car pour que les femmes aient la possibilité de devenir diaconesses il y a encore «beaucoup à faire», car «les hommes dans l'Église occupent presque tout l'espace disponible des postes de responsabilité et de décision ...»

 

«Il y a beaucoup de compétence, de responsabilité et d’engagement dans l'Église qui peuvent apporter une précieuse contribution des femmes», a déclaré la bibliste, mais elle met en avant que le problème est que les femmes doivent avoir, et inviter les hommes, à leur donner les champs et les emplois, les responsabilités et la visibilité, car «l'Église ne dépend pas en première instance de la femme».

 

«Mais quel un remède avez-vous à la cécité avec laquelle l'Église continue d'ignorer les contributions des femmes ?» Pour Calduch-Benages, la poursuite de la «lutte pour la justice» par les femmes, est «une lutte légitime et doit être défendue par tous». «L'Église a fait beaucoup pour les femmes et dans des situations d'insécurité, la violence et l'injustice, où elle est toujours en faveur des opprimés», a reconnu la bibliste. «Nous avons la responsabilité première de se battre pour toutes ces femmes qui voient leurs droits bafoués. La discrimination, l'injustice et l'oppression des plus faibles est intolérable».

 

José Manuel Vidal nous permet aussi de voir aujourd’hui sur periodistadigital.com dans son article «François et les femmes», à travers Enzo Romeo, le vaticaniste de TG2 (télévision italienne) et l'auteur de Francisco y las mujeres, la relation du pape François avec les femmes et le rôle que le pape imagine pour elles dans la communauté chrétienne et la société. Dans ces pages un grand nombre de rencontres de Jorge Bergoglio sont contées, avant et après qu'il soit devenu pape, et qu’il continue a avoir avec les femmes, les laïcs et les personnes consacrées, les croyants et non-croyants, célèbres et anonymes.

 

Dans le livre, le pape François exprime son opinion sur le rôle important que les femmes devraient représenter au niveau social et ecclésial. Entre autres révélations intimes, il dit : «Les femmes ont beaucoup à dire dans la société d'aujourd'hui. Parfois, nous sommes trop macho et nous ne laissons pas de place à la femme, mais la femme est capable de voir les choses à travers des yeux distincts des hommes... Elle est en mesure de poser des questions que les hommes n’ont pas fini d’entendre».

 

Plus intéressant est l’article du mardi 5 septembre sur le livre Francisco y las mujeres dans paulinas.es, qui nous montre que «Le pape est un homme et aussi il a besoin de la pensée des femmes. Et il a aussi un cœur qui peut maintenir une amitié saine, sainte, avec une femme. Il y a aussi des saints qui les ont eues comme amies : François et Claire, Thérèse et Jean de la Croix ...». Et puis on nous livre une petite révélation : «Quand je cherche des conseils, j'aime aussi entendre une femme. Les femmes te donnent tant richesse, elles voient les choses d’une autre manière». Le livre donne aussi son idée et le stimuli qu’il croit nécessaire pour aller dans une nouvelle voie au sein de l’Église par rapport à la théologie des femmes, dont le service est appelé à leur donner la place qu’elles doivent occuper dans les ministères qu’elles peuvent tenir.

 

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Publié dans #Actualités de l'Eglise, #Lecture

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Publié le 21 Juin 2017

Premier "Dictionnaire historique de la théologie de la libération"

Jacques Berset dans un article dans cath.ch nous montre le mercredi 21 juin 2017 que le tout premier “Dictionnaire historique de la théologie de la libération” vient de paraître aux Editions Lessius, à Bruxelles. Ce compendium de plus de 650 pages apparaît dans un contexte de réalités socio-culturelles et économiques mondialisées, alors que la théologie de la libération (TdL) est née en Amérique latine dans le climat d’effervescence révolutionnaire des années 1970.

 

La TdL, qui vise une libération intégrale de l’homme, semblait s’être depuis longtemps étiolée, mais cet ouvrage la remet sous les projecteurs. Ce nouveau Dictionnaire montre que l’évolution de la TdL est toujours en cours. Développée à ses débuts par le prêtre et théologien péruvien Gustavo Gutiérrez, à qui l’on attribue la paternité de cette approche théologique élaborée au contact des plus pauvres et avec leur participation, la TdL s’est entretemps largement diversifiée.

 

Une bonne centaine de spécialistes de 28 nationalités ont collaboré à l’élaboration de ce dictionnaire qui comporte 280 entrées. Ces entrées sont les thèmes phares, les pays et les personnes, que ce soient les théologiens qui ont théorisé la TdL et les acteurs qui s’en sont inspirés et l’ont mise en pratique. Pour les auteurs de l’ouvrage, la TdL est une des rares théologies qui a toujours voulu agir sur l’histoire des peuples.

 

Un large panorama de la TdL, des origines à nos jours, clôture l’ouvrage, rédigé sous la direction de Maurice Cheza, spécialiste des théologies du tiers-monde, Luis Martínez Saavedra, spécialiste de la TdL en Amérique latine, et Pierre Sauvage, spécialiste de la TdL en Amérique latine et de sa réception dans le monde occidental. Ils ont notamment bénéficié de l’assistance d’Alzirinha Rocha de Souza, spécialiste de la TdL au Brésil, et de Caroline Sappia, spécialiste de la TdL en Amérique du Sud et de sa réception dans le monde francophone.

 

On découvre au fil des pages que la TdL aborde depuis des décennies, toujours à partir de l’option préférentielle pour les pauvres, des problématiques longtemps laissées dans l’ombre. Elle traite de l’émancipation de la femme, des populations noires et indigènes, et de la question de la sauvegarde de la création, à savoir l’écologie, en abordant de ce fait de nombreux angles de vue.

 

Avec le père Gustavo Gutiérrez, reçu dans l’ordre dominicain en 2004, le franciscain brésilien Leonardo Boff est considéré comme l’un des représentants les plus marquants de la théologie de la libération latino-américaine. Mais l’ouvrage permet de découvrir de nombreux autres protagonistes moins connus sous nos latitudes et issus de contextes socio-culturels très diversifiés.

 

Le lecteur sera peut-être surpris de trouver des entrées sur l’Amérique du Nord (Canada et États-Unis) et l’Europe (Belgique, Espagne, France, Suisse). En fait, ces pays ont formé en Amérique latine un grand nombre de théologiens et d’acteurs pastoraux proches de la TdL. Beaucoup de leurs formateurs se sont rendus dans les pays du Sud, surtout en Amérique latine, certains y restèrent, notamment en tant que prêtres Fidei Donum. Ceux qui sont revenus se sont inspirés de ce qu’ils avaient découvert, tentant de former en Europe ou en Amérique du Nord des communautés ecclésiales de base (CEB), ou des groupes du même style.

 

La présence du pape François sur le siège de Pierre a fait, dès le départ, souffler un vent nouveau dans l’Église. Le pontife argentin s’est voulu d’emblée pasteur parmi les pasteurs “pénétrés de l’odeur de leurs brebis”. Il les incite, dès sa première messe chrismale au Vatican le 28 mars 2013, à se mettre au service des pauvres et des opprimés. Depuis un certain temps déjà, la TdL ne suscitait plus la même défiance romaine, et la nouvelle génération de théologiens défriche de nouveaux champs de réflexion et d’action.

 

Il est loin, en effet, le temps de l’instruction “sur quelques aspects de la théologie de la libération”, rédigée en 1984 par le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le futur pape Benoît XVI dénonçait alors “des courants de pensée qui, sous le nom de ‘théologie de la libération’, proposent du contenu de la foi et de l’existence chrétienne une interprétation novatrice qui s’écarte gravement de la foi de l’Église, bien plus, qui en constitue la négation pratique”. Des propos qui furent très bien accueillis et surtout utilisés par les puissants tenants du statu quo, tant dans les pays du Nord que dans ceux du Sud.

 

Pour le Vatican, dans une époque qui n’était pas sortie de la guerre froide, il s’agissait de mettre en garde contre les déviations dues à l’introduction dans la lecture de la réalité sociale d’éléments du marxisme. Il critiquait aussi des lectures ‘rationalisantes’ de la Bible tendant à réduire l’histoire du Christ à celle d’un libérateur social et politique.

 

Le même cardinal Ratzinger allait, en 1986, publier une nouvelle instruction “sur la liberté chrétienne et la libération”, qui, bien que n’annulant pas la première, la complétait et la nuançait. Rome y relisait la TdL de manière positive en y introduisant la dimension spirituelle d’une théologie de la liberté. L’intervention de certaines figures de proue de l’épiscopat brésilien d’alors, soutenant les protagonistes les plus en vue de la TdL, n’était pas restée sans effet! La même année, Jean Paul II dira même dans une lettre adressée à l’épiscopat brésilien, que “la théologie de la libération est non seulement opportune, mais utile et nécessaire!”

 

Ce Dictionnaire est destiné à ceux qui sont passionnés par l’histoire et la théologie, à ceux qui s’intéressent à l’histoire des idées ainsi qu’à celle de ces femmes et de ces hommes engagés dans la transformation d’une société foncièrement injuste, parfois au péril de leur vie. Le grand public dispose ici d’un instrument pratique pour accéder aux éléments essentiels de la théologie de la libération, qui s’est beaucoup diversifiée et affinée dans un contexte en perpétuel changement.

 

L’ouvrage met en avant ces générations montantes qui travaillent à de nouvelles problématiques et qui bénéficient désormais d’une certaine reconnaissance de la part du Vatican. Il suffit de rappeler le rôle fondamental joué par le pape François dans l’avancée du processus de canonisation de Mgr Oscar Romero, l’archevêque de San Salvador assassiné par les Escadrons de la mort d’extrême-droite le 24 mars 1980. Le prélat, tué “en haine de foi”, selon la formule définissant le martyre, a été béatifié le 23 mai 2015 à San Salvador, grâce notamment à l’engagement personnel du pape François… et malgré les réserves voire les réticences de certains milieux ecclésiastiques, tant au Salvador qu’au Vatican.

 

Un dictionnaire sur la théologie de la libération est une excellente idée surtout quand elle est confiée à des spécialistes du sujet qui eux verront le sujet d’un œil ouvert et donneront des pistes aux futurs lecteurs désirant connaître une théologie qui a beaucoup apporté et qui peut encore nous apporter de nouvelles visions théologiques.

 

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Publié le 8 Juillet 2014

Marcelle Padovani dans son excellent article sur bibliobs.nouvelobs.com du lundi 7 juillet 2014 nous parle de «Francesco tra i lupi», c’est-à-dire «François au milieu des loups», qui est un livre-avertissement. Le premier livre-avertissement du pontificat de François. Il met en garde tous ceux qui aiment ce pape délivré de toute inhibition, et qui prend chaque jour un peu plus des allures de chevalier sans peur et sans reproche. Et le Pontife lui-même – pardon : «l’évêque de Rome», car François ne tolère aucune référence à la majesté de son rôle – pourra y lire, racontées noir sur blanc, un certain nombre de ses inquiétudes.

L’auteur est un vaticaniste influent, qui a publié de nombreux ouvrages sur l’Église, sur Wojtyla et sur Ratzinger. Il passé cette fois pas mal de temps à reconstruire, y compris depuis l’Argentine, les traits principaux d’une personnalité hors du commun. Cet auteur est Marco Politi, 57 ans, journaliste italien à «Il fatto quotidiano».

Son livre arrive à point, au bout d’un trajet d’un peu plus d’un an, alors que la popularité de François est à son zénith et que s'annonce une certaine appréhension pour la fragilité de sa personne : la semaine dernière il a dû, à cause de sa fatigue extrême, annuler une visite depuis longtemps programmée à l’hôpital «Gemelli» de Rome. De plus en plus épuisé par des journées remplies de rendez-vous et de déplacements, il accuse le coup.

Quelqu’un a calculé qu’en quatorze mois de pontificat, il a reçu en audience le chiffre faramineux de 12 000 personnes. Il ne prend jamais de vacances, comme s’il avait conscience que son temps est compté. D’où la question numéro un que se pose Politi : «Ce la farà ?» Autrement dit : «Tiendra-t-il le coup?».

Son récit est celui d’un pontificat qu’il définit d’ores et déjà comme «dramatique». Pourquoi ? Parce que par-delà la fatigue, il y a les «loups», écrit Marco Politi. Une quantité invraisemblable de loups aux aguets. Les loups du «malaffare», de la «malafinanza», de la «malavita», du «maloclero». C’est-à-dire de la «mauvaise vie», de la «corruption», du «milieu» et du «mauvais clergé».

Quelques noms ? En voici. En tête peuvent apparaître l’ex-secrétaire d’État et cardinal Tarcisio Bertone, qui, bien que remplacé par un diplomate de confiance du pape, vit encore dans 700 mètres carrés luxueux à l’intérieur des murs du Vatican, et qui a abondamment comploté durant son règne : n’a-t-il pas éliminé le seul banquier «propre» de l’IOR (Institut pour les œuvres de la religion), Ettore Gotti Tedeschi, qui voulait aligner cette étrange banque sur les règles européennes? N’a-t-il pas cédé aux pressions de ce qu’on appelle ouvertement le «lobby gay» du Saint Siège ?

Et puis il y a ceux qui couvrent les pédophiles, ceux qui continuent à baptiser et marier les enfants de mafiosi patentés, tandis qu’ils refusent de donner la communion aux divorcés. A ces derniers François a dit publiquement : «Qui suis-je pour juger ?». Pour juger les gays, les divorcés, les prostituées ?

Mais son pire ennemi se niche peut-être dans la bureaucratie, véritable adepte du sabotage passif : il lui suffit de rester immobile pour faire en sorte que rien ne change. Oui, cet homme vêtu de blanc, portant de lourdes chaussures orthopédiques, qui a éliminé tous les signes extérieurs du pouvoir et choisi d’être un «prêtre parmi les prêtres», signant du même coup l’arrêt de mort du «pape empereur», cet homme qui dérange toutes les habitudes, tous les poncifs, tous les règlements, est non seulement profondément seul, mais cordialement détesté de tout ce qu’il y a de traditionaliste, de corrompu, de carriériste et de douteux dans le monde de l'Église.

Il suffit pour s’en convaincre de lire des sites internet comme «Pontifex» ou le quotidien «Il Foglio», qui tient une rubrique intitulée «Ciccio premier» («Ciccio» étant le diminutif familier de «Francesco») : François y est attaqué comme «démagogue» et «paupériste»; on peut y lire que «nous ne voulons pas d’une Église qui a l’odeur des brebis».

Pour toutes ces raisons, le pontificat révolutionnaire de Bergoglio, qui veut avoir «l’odeur des brebis», pourrait être de courte durée. C’est la principale conclusion de Politi dans son bouleversant «Francesco fra i lupi», où il donne les clés d'une difficile révolution mettant en cause le monde de l’IOR (l’Institut pour les œuvres de la religion), les mœurs de l’épiscopat, le comportement des évêques, cardinaux et prêtres qui sont loin de partager les goûts franciscains de leur charismatique leader.

La guerre est déclarée, et si François demande régulièrement aux fidèles de «prier pour lui», c'est qu’il n'est pas sûr de son issue. Mais si par hasard il réussissait à «créer un mécanisme de collégialité et co-participation des évêques, un désir incompressible de transparence, alors la figure du "pape empereur" passerait aux oubliettes de l’histoire. Et il serait impossible de la ressusciter». Vivant ou mort, François aurait alors gagné.

Marcelle Padovani nous livre ici une belle description de cet ouvrage où Marco Politi montre que dans le Vatican, mais aussi dans les conférences épiscopales et au niveau de l'Église universelle il existe des forces réactionnaires qui combattent les changements et craignaient un affaiblissement de la papauté. Le pape François est donc dangereux car il veut un débat ouvert dans l'Église et amener diverses propositions et options pour trouver un consensus, avec le souhait de renouveler l'Église.

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Publié le 30 Août 2013

Cet ouvrage publie les textes de 3 conférences données par le père Joseph Moingt, en particulier celle de septembre 2010 à Blois. Joseph Moingt, jésuite, théologien, âgé de 97 ans, signe ici a été réalisé en collaboration avec Jean Housset, Gilles Lacroix et Guy de Longeaux, sous l'égide de l'association Chrétiens en recherche 41. Il faut signaler que depuis le succès de son dernier ouvrage, «Croire quand même», ce jésuite de 96 ans est invité à travers la France pour répondre à ceux qui s’inquiètent de l’avenir de l’Église. Il leur dit de rester, à ceux qui sont tentés de quitter l'Eglise. Après avoir lu «Croire quand même», des fidèles se sont sentis fortifiés dans leur foi et encouragés à rester dans l’Église. En 2011, ce livre forma des groupes de lecture à travers la France qui valurent à Joseph Moingt de nombreuses invitations à des conférences comme le montre La Croix.

Le concept de Faire bouger l'Église catholique est de préconiser une profonde mutation de l’Église en total décalage dans la société actuelle, et cela dans une large perspective. Ce livre pose ici les bonnes questions, et donne sans doute de meilleures réponses que notre hiérarchie.

Faut-il se résigner à voir l’Église catholique se replier sur elle-même, comme par un étrange effet de glaciation ? Peut-elle toujours être coupée à ce point des hommes d'aujourd'hui ? Non, répond le théologien Joseph Moingt, qui se livre ici à un plaidoyer sans complaisance pour que l’Église trouve un nouvel élan.

Un élan qui passe nécessairement par une mutation profonde : promouvoir des vraies communautés d'Évangile, comme le montre les expériences qu'il a vécu avec ces laïcs qui assistent à l'Eucharistie, mais qui ont aussi besoin d'être hors de leurs paroisses pour partager l'Évangile ou des Réinterprétations de vie, en gros l'Église a besoin de laïcs de plus en plus formés pour se sentir des chrétiens, et prendre leur responsabilité pour le destin de l'humanité, aussi en allégeant l'institution, offrir aux femmes une place digne de ce nom, pour y "instaurer liberté, altérité, égalité, coresponsabilité, cogestion" pour que la femme soit réellement l'avenir l'Église comme il le souhaite et revenir aux grandes intuitions du concile Vatican II qui voulaient favoriser une coopération étroite entre les clercs et les laïcs et appeler les laïcs à prendre de larges responsabilités chrétiennes au service de l’Évangile surtout, et dans l’évangélisation du monde, mais également à l’intérieur de l’Église : il y avait des paroles très fortes qui invitaient les évêques et les prêtres à prendre les conseils auprès des laïcs expérimentés.

N'est-ce pas le sens d'un authentique humanisme évangélique ? Il y a urgence à aller de l'avant. Il y a urgence à inscrire une nouvelle espérance, loin des peurs ou des crispations du passé. Comme il le disait lors d'une de ses conférences : «Il est urgent de repenser la foi chrétienne pour dire "Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme" dans le langage d'aujourd'hui, et en continuité avec la Tradition», pour confirmer que l'Église ne peut plus faire face à réponses dogmatiques.

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Faire bouger l'Église catholique

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Publié le 2 Août 2013

Ever Ancient, Ever New : Structures of Communion in the Church (Paulist Press, USA) est un livre publié le 1er mai 2013 qui propose la valeur durable des structures traditionnelles au sein de l'Église. La structure patriarcale des églises d'Orient fournit un exemple de ce qui pourrait remédier à un problème de longue date due à la centralisation excessive dans l'Église catholique, un problème reconnu, entre autres, par Joseph Ratzinger et Yves Congar.

Le pouvoir administratif "très centralisé" dans la curie romaine a conduit à la frustration chez beaucoup de personnes au sein de l'Église catholique dans le monde, ainsi que pour d'autres confessions chrétiennes qui se méfient de la façon dont elles sont traités si formellement pour accepter la reconnaissance de la primauté pontificale. L'ancien président de la conférence des évêques des États-Unis (1977-1980), Mgr John R. Quinn dit qu'il y avait une préoccupation mondiale sur la conduite judiciaire, y compris dans les consultations locales "non significatives" concernant la nomination des évêques, inversant ou ignorant les actions des Conférences épiscopales, et s'immisçant dans les questions des églises locales.

L'archevêque émérite de San Francisco, suggère alors que des synodes régionaux prennent des décisions afin de décentraliser l'administration de l'Église. Ces synodes auraient le pouvoir de nomination des évêques, la création de diocèses, les questions de liturgie et d'autres questions pratiques purement catholiques. Bien que les réformes de la curie romaine sont nécessaires, il faut voir que les "structures patriarcales" et les "synodes délibératifs" peuvent contribuer à un meilleur exercice de la fonction du pape, d'autres pourraient aller plus loin, notamment sur des modifications des vérités doctrinales.

Ainsi, ces mesures, dit-il, seraient une implication séparant deux aspects du fonctionnement de la papauté : "l'unité de la foi et la communion" et celle de l'administration. Le pape aurait "le fardeau de la promotion de l'unité, de la collaboration et de la charité, mais l'administration de l'Église deviendrait plus régionale."

Il n'existe aucune doctrine de foi, selon Mgr Quinn, aucune disposition de droit canon qui empêcherait par défaut la création de nouvelles structures patriarcales dans l'église. Si le pape François veut redonner des couleurs à la collégialité, cet ouvrage pourrait lui donner des idées afin de la rendre réelle.

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Ever Ancient, Ever New : Structures of Communion in the Church

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Publié le 26 Mars 2013

9782889260331Je vais vous parler d'un livre de Joël Pralong, un prêtre Suisse qui devrait être lu par tous les catholiques qu'ils soient pratiquants ou non, intitulé "Mais qui a dit que Dieu n'aimait pas les homos ?", publié dans les éditions Saint Augustin et Broché, le 28 février 2013 qui est en dehors de tous les préjugés religieux sur l'homosexualité.

 

Joël Pralong est Valaisan de pure souche, né à Salins, au cœur du Valais. Après une formation d’infirmier en psychiatrie de trois ans, et deux ans de pratique, il entreprend des études de théologie à Fribourg. Ordonné prêtre en 1984, il est nommé vicaire puis curé dans différentes paroisses du canton. Il se passionne pour l’écriture dès 2007, avec une envie de partager sa foi en Dieu et en l’homme. Ses publications sont le fruit de sa réflexion, cueilli sur le terrain de son expérience humaine et pastorale éclairée par de nombreux ouvrages. Il veut dire sa certitude que le Dieu de Jésus-Christ, loin d’enfermer l’homme dans des règles morales, lui offre, au contraire, un authentique chemin de libération et de guérison intérieure.

 

Alors que le débat social agite les esprits au sujet du mariage des personnes de même sexe, il a voulu emprunter un autre chemin, celui du cœur, en donnant la parole à ces hommes et à ces femmes étiquetés d'"homosexuels" qui, humblement et dans le silence, cheminent, avancent, se posent mille et une questions quant à leur identité, leur place dans la société et dans l'Eglise. En quête de sens et de bonheur.

 

En quête de spiritualité. En quête de Dieu. Ce livre, étayé de témoignages différents, est traversé de lumière, celle de l'espérance. Dans chaque récit, il a perçu la trace de Dieu, l'empreinte de l'Esprit, les pas de Celui qui, fidèlement, marche aux côtés des pauvres que nous sommes tous.

 

Les témoignages de ces hommes et de ces femmes homosexuels évoquent leur identité, leur foi catholique et leur place dans la société. L'auteur démontre ici que l'Evangile ne contient aucune parole discriminante envers les homosexuels, mais que le Christ appelle au contraire à la tolérance et à l'amour d'autrui, quel qu'il soit.

 

Il plaide pour un regard qui ne juge pas, car "on ne bâtit rien avec de la morale et des règles". Pour accueillir les plus fragiles, il souhaite que l'Eglise ouvre des espaces de dialogue, aussi parce que "les prêtres ont besoin d'être bousculés". Pour cet ancien infirmier en psychiatrie, "l’homosexualité constitue toujours un combat et très souvent une souffrance pour les concernés". Puisse ce petit livre faire changer de regard et donner à chacun la place auquel il a droit, sans étiquettes.

 

Une belle initiative que devrait faire les évêques en France, après tout c'est à la rencontre des paroissiens homosexuels que nous pouvons nous débarrasser de préjugés datés.

 

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