actualites

Publié le 28 Novembre 2022

NCRonline.org nous montre ce lundi 28 novembre 2022 que dans une large interview avec des cadres supérieurs du magazine America, le pape François a dénoncé la polarisation accrue au sein de l'Église catholique, affirmé la nécessité d'impliquer davantage de femmes dans l'administration de l'Église, mais a exclu les femmes prêtres et a souligné l'importance du ministère des évêques individuels sur le rôle d'une conférence épiscopale. "Plus il y a de polarisation, plus on perd l'esprit catholique et on tombe dans un esprit sectaire", a déclaré le pape au personnel de l'hebdomadaire jésuite. "Ce qui est catholique n'est pas l'un ou l'autre, mais les deux et, combinant les différences." Les pères jésuites Matt Malone et Sam Sawyer, respectivement les rédacteurs sortant et entrant d'Amérique, le rédacteur en chef Kerry Weber, le correspondant du Vatican Gerard O'Connell et l'animatrice de podcast Gloria Purvis ont interviewé Francis le 22 novembre. L'interview a été publiée le 28 novembre.

 

Interrogé sur l'avortement et sur la façon dont l'accent mis sur l'enseignement de l'Église contre l'avortement semblait politiser et polariser les catholiques aux États-Unis, le pape François a insisté sur le fait que le fœtus est un être humain et a répété son point de vue selon lequel l'avortement tue un être humain pour résoudre un problème. Mais, a-t-il dit, le problème pour l'Église "se pose lorsque cette réalité de tuer un être humain se transforme en une question politique, ou lorsqu'un pasteur de l'église utilise des catégories politiques". "Quand je vois un problème comme celui-ci, qui est un crime, devenir fortement, intensément politique, il y a un échec de la pastorale dans l'approche de ce problème", a déclaré le pape. "Nous ne pouvons pas traiter [l'avortement] comme s'il ne s'agissait que d'une affaire civile."

 

Le pape François n'a pas expliqué comment il pensait qu'un évêque ou un prêtre pouvait expliquer l'enseignement de l'Église d'une manière pastorale mais pas politique et il a refusé de se prononcer sur la question de savoir si la Conférence des évêques catholiques des États-Unis devrait présenter la lutte contre l'avortement comme sa préoccupation prédominante. "C'est un problème que la conférence épiscopale doit résoudre en elle-même. Ce qui m'intéresse, c'est la relation de l'évêque avec le peuple, qui est sacramentelle", a-t-il déclaré. "La partie sacramentelle du ministère pastoral est dans la relation entre le pasteur et le peuple de Dieu, entre l'évêque et son peuple. Et cela ne peut être délégué à la conférence des évêques." "Jésus n'a pas créé les conférences épiscopales", a déclaré le pape. "Jésus a créé les évêques, et chaque évêque est le pasteur de son peuple."

 

Sur la question des femmes dans l'Église, le pape François a insisté sur le fait que le ministère ordonné n'est ouvert qu'aux hommes mais que l'Église a une dimension féminine, mariale, qui est encore plus importante. Mais, a-t-il dit, les rôles administratifs n'appartiennent à aucune des catégories théologiques, et l'Église devrait nommer plus de femmes à ces postes. "Que la femme n'entre pas dans la vie ministérielle n'est pas une privation. Non", a déclaré le pape. La place des femmes, en tant que "miroir" de l'Église en tant que mère et épouse, "est beaucoup plus importante", bien qu'il ait admis que l'Église catholique n'a pas fait un très bon travail pour développer cet aspect de la théologie et l'expliquer.

 

Sur la question de la guerre de la Russie contre l'Ukraine et sur les relations du Vatican avec la Chine, le pape François a insisté sur le fait que l'ouverture au dialogue est la meilleure voie à suivre. Alors que de nombreux Ukrainiens et d'autres aimeraient que le pape condamne nommément la Russie et le président russe Vladimir Poutine, le pape a déclaré qu'il ne pensait pas que cela était nécessaire. "Si vous avez un peuple martyr, vous avez quelqu'un qui le martyrise." "Pourquoi ne nomme-je pas Poutine ? Parce que ce n'est pas nécessaire, c'est déjà connu", a-t-il dit, ajoutant que "la position du Saint-Siège est de rechercher la paix et de rechercher une entente. La diplomatie du Saint-Siège est en mouvement dans cette direction et, bien sûr, est toujours prêt à servir de médiateur."

 

Quant à la Chine, l'interview a été menée deux jours avant qu'un évêque ne soit installé comme "évêque auxiliaire du Jiangxi", un diocèse que le Vatican ne reconnaît pas et une nomination que le Vatican a déclaré ne pas accepter, en violation de son accord controversé avec la Chine sur la nomination des évêques. Interrogé sur les critiques selon lesquelles le Vatican a gardé le silence sur les violations des droits de l'homme en Chine en échange de sa contribution à la nomination des évêques, le pape a déclaré : "Ce n'est pas une question de parler ou de silence. Ce n'est pas la réalité. La réalité est de dialoguer ou ne pas dialoguer. Et on dialogue jusqu'au point où c'est possible. Avec la Chine, j'ai opté pour la voie du dialogue. Elle est lente, elle a ses échecs, elle a ses succès, mais je ne peux pas trouver une autre voie", a déclaré le pape François. "Il y a des chrétiens là-bas. Il faut s'occuper d'eux, pour qu'ils soient de bons chinois et de bons chrétiens."

 

Enfin, "Des bergers du peuple, et non des clercs de l'Etat". C'est l'impératif adressé, spontanément et à plusieurs reprises, par le pape à la communauté du Collège pontifical latino-américain, reçue aujourd'hui en audience. "Être avec lui : cela signifie être ses disciples", a expliqué le pape François dans son discours en espagnol. «Sortir, se déplacer, apporter la joie de l'Évangile», a-t-il poursuivi : «c'est être ses missionnaires». «Rester et sortir» sont les deux verbes qui, pour le pape, sont les deux verbes qui caractérisent la vie chrétienne. Dans cette perspective, "être avec Jésus" signifie aussi "sortir" pour "être avec les pauvres, avec les migrants, avec les malades, avec les plus petits et les oubliés de la société, pour partager avec eux la vie et proclamer l'amour inconditionnel de Dieu". "Parce que Jésus est présent d'une manière particulière à ces frères et sœurs plus vulnérables", a rappelé le pape, exhortant les personnes présentes au pied levé à être "accros à la rencontre avec Dieu, pas au téléphone portable". "Le cléricalisme est une forme de mondanité, c'est une des pires perversions", a-t-il encore réitéré à la volée (https://www.agensir.it/quotidiano/2022/11/28/papa-francesco-a-collegio-latino-americano-pastori-del-popolo-non-chierici-di-stato-dipendenti-dallincontro-con-dio-non-dal-cellulare/).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0

Publié le 27 Novembre 2022

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org ce dimanche 27 novembre 2022 que dans sa catéchèse avant l'angélus depuis la «chaise» de la fenêtre, le pape François invite les fidèles à se préparer au temps liturgique de l'Avent en répondant à ces deux questions : «Comment le Seigneur vient-il ? Et comment le reconnaissons-nous et l'accueillons-nous ? Et il leur répond», car, selon le pape, «Dieu se cache dans les situations les plus ordinaires de notre vie». Et pour répondre à la seconde question, il faut "être vigilant". Car le danger, c'est ce que disait saint Augustin : «Je crains le Seigneur qui passe», c'est-à-dire «Je crains qu'il ne passe et que je ne le reconnaisse».

 

Le pape dans ses salutations après l'angélus voit «avec inquiétude l'augmentation de la violence à laquelle l'État de Palestine est confronté depuis des mois. Mercredi dernier, deux ignobles attentats à Jérusalem. Le même jour, un garçon palestinien est mort à Naplouse.» Pour lui, «La violence tue l'avenir et détruit la vie des plus jeunes et l'espoir de paix. Priez pour ces jeunes et leurs familles, en particulier leurs mères. Que les autorités israéliennes et palestiniennes se chargent de reconstruire la confiance mutuelle comme voie vers la paix.»

 

Et il se sent «proche des voisins de l'île d'Ischia. Je prie pour les victimes, pour tous ceux qui souffrent et pour tous ceux qui les ont aidés.» Une dizaine de personnes sont encore recherchées ce dimanche sur l’île italienne d’Ischia à la suite d’un glissement de terrain, qui a fait au moins une morte. Le gouvernement italien a proclamé dans la journée l’état d’urgence pour l’île d’Ischia, en face de Naples (sud) (https://www.leparisien.fr/faits-divers/italie-ce-que-lon-sait-du-glissement-de-terrain-a-ischia-qui-a-fait-au-moins-un-mort-et-plusieurs-disparus-27-11-2022-VOQWTQ5HFNEK5POQO7R3JGWSAU.php). Tout en se souvenant «qu'ici, il y a trois jours, sous la colonnade, une personne est morte de froid.» Il parle de Burkhard Scheffler, un sans-abri d’origine allemande mort de froid vendredi sous les colonnades de la place Saint-Pierre (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-11/le-pape-prie-pour-les-victimes-d-un-glissement-de-terrain-a-isch.html).  

 

Et ses salutations vont aussi «aux participants à la marche, qui a eu lieu ce matin, pour dénoncer les violences sexuelles. Malheureusement une réalité actuelle et également utilisée comme arme de guerre. N'oublions pas ou ne nous lassons pas de dire non à la guerre. Souvenons-nous particulièrement du peuple ukrainien martyr. Hier, nous nous sommes souvenus des victimes de l'Holodomor.» La marche était organisée par l’ambassade du Royaume-Uni près le Saint-Siège dans le but de faire la lumière sur le problème global des violences sexuelles perpétrées comme arme de guerre dans les conflits du monde entier. Cette initiative a eu lieu à la veille de la Conférence internationale de Londres sur cette question et a bénéficié du soutien de l’Union mondiale des femmes catholiques (UMOFC). L’équipe sportive du Vatican, l’Athletica Vaticana a également participé à l’événement. À midi, les participants ont convergé vers la place Saint-Pierre pour participer à l’Angélus présidé par le pape (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-11/le-pape-prie-pour-les-victimes-d-un-glissement-de-terrain-a-isch.html).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0

Publié le 22 Novembre 2022

L’AFP nous montre que le pape François a nommé ce mardi 22 novembre 2022 un administrateur provisoire à la tête de Caritas Internationalis (CI), après la découverte de "faiblesses dans les procédures de gestion" de ce réseau d'organisations caritatives basé au Vatican.

 

"La direction de Caritas Internationalis est placée sous administration provisoire afin d'améliorer ses normes et procédures de gestion", a indiqué le Vatican dans un communiqué. Cette annonce surprise concernant CI est intervenue "suite à l’examen de ses activités par une commission indépendante" instaurée par le Vatican. "De ce travail, (il n'y a) rien concernant une mauvaise gestion financière ou des comportements sexuels inappropriés", s'est-il empressé de préciser.

 

"Mais d'autres thèmes importants et domaines nécessitant une attention urgente ont émergé : des faiblesses dans les procédures de gestion ont été constatées, ce qui a également eu un effet négatif sur l'esprit d'équipe et le moral du personnel". Le pape a nommé un "consultant", Pier Francesco Pinelli, dont les fonctions débutent dès ce mardi et qui sera assisté de Maria Amparo Alonso Escobar. "Pier Francesco Pinelli et Maria Amparo Alonso Escobar administreront CI pour assurer une stabilité et un leadership empathique", ajoute le Vatican. Selon le Vatican, M. Pinelli, de formation jésuite et doté d'"une forte expérience de gestion et de management dans divers secteurs", a été "dirigeant au sein de grandes entreprises énergétiques du groupe ERG". "Auparavant, il a travaillé en tant que chef de projet dans des entreprises du secteur de l'énergie et en tant que consultant en gestion chez Bain&Company".

 

Caritas Internationalis, dont le siège est au Vatican, est une confédération de 162 organisations catholiques à but caritatif, opérant dans plus de 200 pays et territoires dans le monde. La nouvelle équipe dirigeante restera en fonction jusqu'à la prochaine Assemblée générale de CI en mai 2023, qui "procédera à l’élection du président, du secrétaire général et du trésorier". "Ces dernières années, nous avons constaté une augmentation significative des demandes en provenance des nombreuses personnes que Caritas aide et il est impératif que Caritas Internationalis soit bien préparée à relever ces défis", a observé le cardinal Michael Czerny, chef du dicastère (ministère) pour le Service du développement humain intégral.

 

Enfin, le cardinal Tagle, jusqu'à présent président de la confédération basée au Vatican, a lu le décret du pape devant les participants à l'assemblée plénière de l'organisme à Rome qui est pour lui le résultat d'une «étude minutieuse et indépendante». "La décision du Saint-Père est le résultat d'une étude attentive et indépendante. Il n'est pas question d'abus ou de mauvaise gestion financière. Le travail pour les pauvres continue". Le nouveau commissaire Pinelli y voit lui "un point de contrôle pour améliorer ce qui est déjà excellent" (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2022-11/pape-caritas-processus-d-humilite-et-de-discernement-tagle.html).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0

Publié le 20 Novembre 2022

Elise Ann Allen nous montre ce dimanche 20 novembre 2022 dans cruxnow.com que lors d'une visite d'un week-end à ses proches dans la ville d'Asti, dans le nord de l'Italie, où son père vivait avant d'immigrer en Argentine pour fêter les 90 ans de sa cousine, Carla Rabezzana, dont la mère, Ines, était une cousine germaine du père du pape, Mario Bergoglio, le pape François a célébré une messe publique pour les habitants et a parlé de l'importance de revenir aux racines de la foi et d'être actif dans la diffusion de l'Évangile.

 

Dans son homélie de la messe de dimanche pour la solennité du Christ-Roi, le pape a rappelé comment son père avait quitté la région pour l'Argentine, disant qu'il était revenu "pour redécouvrir et savourer mes racines". Il a souligné la nécessité de revenir, en tant que chrétiens, aux «racines de notre foi», qui, selon lui, ont été plantées «dans le sol aride du Calvaire, où Jésus, comme la semence qui tombe sur la terre et meurt, a fait germer l'espérance».  Le pape François a exhorté les fidèles à imiter le bon larron en faisant confiance et en se tournant vers Dieu, car "Aujourd'hui, alors que Jésus, nu sur la croix, dévoile Dieu et détruit toute fausse image de sa royauté, regardons-le et trouvons ainsi le courage de nous regarder, de suivre le chemin de la confiance confiante et de l'intercession, et de faire serviteurs de nous-mêmes, pour régner avec lui".

 

Après la messe, le pape François a conduit les fidèles à prier l'Angélus et a remercié ceux qui ont participé, en particulier les jeunes, notant que l'année prochaine, l'église organisera la célébration internationale de la Journée mondiale de la jeunesse à Lisbonne, avec pour thème : «Marie s'est levée et est partie en hâte.» Il s'agit d'un appel aux jeunes d'aujourd'hui, a-t-il dit, disant aux jeunes de ne pas "rester immobiles et penser à vous-mêmes, gaspiller votre vie à rechercher le confort ou la dernière mode, mais viser haut, prendre la route, sortir de vos peurs et atteindre à ceux qui en ont besoin." Le monde d'aujourd'hui a besoin de jeunes "non-conformistes", "non esclaves d'un téléphone portable", mais capables de changer le monde, comme l'a fait Marie, d'apporter Jésus aux autres et de construire la paix dans leurs communautés. Il a souligné le manque de paix dans le monde, offrant des prières pour "l'Ukraine tourmentée" et exhortant les fidèles à "s'occuper et à continuer de prier pour la paix".

 

Le pape a aussi prié pour les victimes de l'incendie du camp de réfugiés de Gaza, en Palestine, où plusieurs enfants ont également trouvé la mort. «Que le Seigneur accueille au ciel ceux qui ont perdu la vie et réconforte cette population si éprouvée par des années de conflit», a-t-il prié. Au moins 21 Palestiniens ont trouvé la mort jeudi 17 novembre dans l'incendie d'un bâtiment du camp de réfugiés de Jabaliya, dans la bande de Gaza, selon des responsables dans l'enclave palestinienne. Les causes du sinistre ne sont pas déterminées. Les autorités du Hamas ont déclaré que du carburant était stocké sur place (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-11/angelus-pape-francois-asti-visite-famille-jmj-lisbonne-2023.html).

 

Après quoi il a conduit les fidèles à prier la prière traditionnelle de l'Angélus marial et devait déjeuner à la résidence de l'évêque avant de retourner à Rome.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0

Publié le 16 Novembre 2022

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre le mercredi 16 novembre 2022 que Mgr Jean-Pierre Grallet, ancien archevêque de Strasbourg entre 2007 et 2017, a reconnu mercredi dans un communiqué avoir eu «des gestes déplacés» envers «une jeune femme majeure» dans les années 1980, comportement qu’il «regrette profondément». «Une enquête canonique est actuellement en cours et un signalement à la justice civile a été effectué», précise le prélat aujourd’hui âgé de 81 ans, dans un communiqué diffusé par la Conférence des évêques de France (CEF).

 

Dans ce communiqué, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la CEF, explique que Mgr Grallet «est l’un des trois évêques hors fonctions» mentionnés lors de la conférence de presse du 8 novembre dernier «comme faisant l’objet d’enquêtes» pénale et canonique. «Durant l’été 2022, j’ai appris la déposition de cette femme et je lui ai aussitôt écrit pour lui dire que j’avais failli et lui demander pardon», poursuit Mgr Grallet.

 

Ces faits remontent «à l’automne 1985 alors qu’il était prêtre», indique dans un communiqué séparé l’actuel archevêque de Strasbourg, Mgr Luc Ravel, qui a succédé à Mgr Grallet, atteint par la limite d’âge, en février 2017. Ils «ont été portés à ma connaissance par la personne victime en décembre 2021. J’ai procédé à un signalement auprès de la procureure de la République de Strasbourg en janvier 2022. Les autorités romaines ont, elles aussi, été saisies. Ces enquêtes sont en cours», poursuit Mgr Ravel. Sollicité par l’AFP, le parquet de Strasbourg n’a pas réagi dans l’immédiat.

 

Si les faits remontent à presque quarante ans et devraient tomber sous le coup de la prescription, «une enquête canonique est en cours et un signalement à la justice civile a été effectué», précise encore l’ancien évêque. Suite à sa déclaration, le parquet a précisé qu’une enquête pénale visant l’archevêque, pour «des faits de nature sexuelle» et confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Strasbourg était bien en cours (https://www.leparisien.fr/societe/lex-archeveque-de-strasbourg-reconnait-des-gestes-deplaces-sur-une-majeure-16-11-2022-EHVFSXQPCFEFXMY7PZJ3RVWSGY.php).

 

Mgr Grallet dit s’être «égaré» et avoir «blessé une personne. Le pardon que je lui ai demandé, je l’exprime aussi à tous ses proches, ainsi qu’à tous ceux qui, aujourd’hui, seront meurtris, sous le choc de cette révélation», explique l’archevêque de Strasbourg, qui vit retiré au sanctuaire de Notre-Dame de Bonne-Fontaine, en Moselle.

 

Nommé en 2004 évêque auxiliaire de Strasbourg par Jean-Paul II, ce Lorrain avait en 2007 succédé à Mgr Joseph Doré au poste prestigieux d’archevêque de la capitale alsacienne (par la double signature du pape Benoît XVI et du président Jacques Chirac, compte tenu du statut concordataire du diocèse alsacien). Chaud partisan du dialogue interreligieux, et très pro-européen, ce franciscain aux allures de géant – il mesure 1,98 m- était aussi l’un des évêques les plus en pointe sur les questions environnementales. Avant la COP 21 de Paris, il n’avait pas hésité à donner de sa personne, participant à des marches et des randonnées sur l’urgence climatique (https://www.leparisien.fr/societe/lex-archeveque-de-strasbourg-reconnait-des-gestes-deplaces-sur-une-majeure-16-11-2022-EHVFSXQPCFEFXMY7PZJ3RVWSGY.php).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0

Publié le 14 Novembre 2022

Eduardo Campos Lima dans cruxnow.com nous montre ce lundi 14 novembre 2022 que l'évêque auxiliaire Vicente de Paula Ferreira de l'archidiocèse de Belo Horizonte a été menacé par un homme armé après une messe le 12 novembre dans la ville suburbaine de Moeda, signe de la violence politique à laquelle sont confrontés les membres du clergé au Brésil. Mgr Walmor Oliveira de Azevedo, qui est également président de la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB), a publié une déclaration dans laquelle il a déclaré que Ferreira était «victime de l'intolérance, du manque d'un minimum de convivialité, de manque de respect lâche». "Des mesures judiciaires sont déjà prises pour que les hostilités visant un serviteur de l'Évangile, dans l'exercice de sa mission, ne restent pas impunies", a déclaré de Azevedo dans le communiqué.

 

Depuis que l'ancien président Luiz Inácio Lula da Silva a battu le président sortant Jair Bolsonaro lors du second tour de la présidentielle le 30 octobre, des incidents similaires se sont produits dans différentes régions du pays. De nombreux partisans de Bolsonaro refusent d'accepter les résultats de l'élection et accusent la Cour supérieure électorale d'avoir commis une fraude en faveur de Lula. Cependant, aucune preuve d'irrégularité de vote n'a été fournie. Peu de temps après l'annonce du résultat, des groupes de bolsonaristes ont organisé des dizaines de barrages sur les autoroutes à travers le pays, qui ont finalement été dégagés le 10 novembre. De plus, plusieurs partisans de Bolsonaro campent devant des bases militaires dans différentes villes et demandent aux forces armées des forces pour organiser un coup d'État. L'Église catholique n'a pas été à l'abri des troubles politiques. Depuis le début de la campagne présidentielle, il y a eu de nombreux cas de fidèles interrompant les messes et accusant le clergé de soutenir Lula.

 

Au cours de la semaine dernière, il y a eu au moins deux menaces de mort dirigées contre des membres de l'Église, sans compter la menace proférée contre Ferreira. Dans la ville de Sidrolândia, dans l'État du Mato Grosso do Sul, une communauté majoritairement bolsonariste a dit à un prêtre de quitter la paroisse dans laquelle il travaillait depuis six ans. Pendant la campagne présidentielle, l'ecclésiastique a annoncé qu'il voterait pour Lula. Le journal local Correio do Estado a rapporté que le prêtre avait demandé à rester anonyme en raison des menaces de mort. Dans l'État de Rio Grande do Sul, le frère franciscain Sérgio Görgen, un défenseur de longue date des petits agriculteurs qui s'est présenté à la législature de l'État en tant que membre du Parti des travailleurs de Lula, a reçu des menaces de mort de la part d'un politicien local le 7 novembre. Au cours de sa campagne, Görgen a publié une vidéo dans laquelle il est apparu devant la ferme de Santa Elmira, où en 1989, lui et des dizaines de paysans sans terre ont promu une occupation des terres. Le grand domaine est alors devenu improductif, ce qui, selon la loi brésilienne, signifiait qu'il pouvait être exproprié par le gouvernement dans son programme de réforme agraire. Görgen dit que les gens essaient maintenant "d'intimider le clergé progressiste au Brésil".

 

Au cours des dernières semaines, des conflits provoqués par des prêtres bolsonaristes ont également été rapportés par les médias brésiliens. Le 6 novembre, un prêtre de Nerópolis, dans l'État de Goiás, s'est disputé avec un groupe de laïcs pendant la messe. Selon un témoin, le père Danilo Neto a dit aux fidèles qui avaient voté pour Lula de quitter l'Église, a rapporté le site d'information G1. Une vidéo du moment est devenue virale sur internet. On voit le prêtre parler avec une femme, qui l'aurait critiqué pour avoir dit aux partisans de Lula de partir. Neto a alors dit qu'il quitterait les lieux, étant donné que les fidèles "n'ont pas besoin d'un prêtre". Il ôta sa soutane, la jeta sur un banc et sortit de l'église. Le diocèse d'Anápolis a déclaré que l'affaire faisait l'objet d'une enquête et a réaffirmé la neutralité de l'Église dans la politique des partis. Dans l'État de Paraná, un prêtre a été photographié en train de participer à l'un des barrages routiers pour protester contre la victoire de Lula. Le diocèse de Jacarezinho a déclaré le 10 novembre que le père Carlos Eduardo Casprov avait été réprimandé par l'évêque Antônio Braz Benevente. La déclaration de Benevente a également noté que c'était la deuxième fois que Casprov s'engageait dans l'activisme politique : il avait déjà été réprimandé le 14 avril.

 

Cela s’explique par le fait que le pentecôtisme catholique et le traditionalisme avaient progressé  et convergé avec le soutien à Bolsonaro depuis sa campagne de 2018. Ces groupes ont des médias et une forte présence sur les réseaux sociaux. Ils ont tendance à être autoréférentiels et à rompre avec les directives officielles de l'Église catholique. Ce mouvement a créé des poches politiquement conservatrices dans l'Église brésilienne, qui a tendance à être modérément progressiste. La nouveauté dans le tableau actuel est que ces poches ont pris une existence autonome et ont rompu avec le consensus ecclésial au nom de ses propres perspectives. Mário Betiato, professeur à l'Université catholique pontificale du Paraná à Curitiba, a déclaré que les évêques brésiliens devraient s'exprimer davantage. «Le néo-fascisme a créé des divisions non seulement dans l'Église, mais aussi dans l'éducation, dans les communications, dans les familles. Sa figure majeure est Bolsonaro. L'Église ne prend pas de mesures pour gérer de telles ruptures», a-t-il déclaré à Crux. Betiato a fait valoir que "les évêques ne prennent pas publiquement position [contre le néo-fascisme]" et donc que "l'Église est au bord d'un schisme". Il reproche à «une mauvaise formation théologique» l'adhésion des prêtres et des laïcs catholiques au bolsonarisme. «Ils n'arrivent pas à accompagner l'Église. Ils ne veulent pas débattre de la foi et de ses interfaces avec la science et la culture, ils ne veulent pas débattre du rôle des femmes. Ils veulent juste combattre le 'communisme' et être applaudis», a-t-il dit.

 

Et cela ne va pas s’arranger, car le président du Brésil, Jair Bolsonaro, ne va pas participer au sommet du G20 qui se tient à partir de mardi à Bali, en Indonésie, a annoncé lundi le ministère des Affaires étrangères, sans fournir d’explication sur cette absence inhabituelle. En dehors d’une brève allocution deux jours après sa défaite le 30 octobre à la présidentielle contre le candidat de gauche Lula, le président d’extrême droite Jair Bolsonaro est resté muet et reclus, son agenda officiel vide, alors que ses irréductibles partisans continuent de contester le résultat. Au contraire, Luiz Inacio Lula da Silva, élu pour un 3e mandat, occupe le terrain et va faire sa première apparition sur la scène internationale depuis sa victoire électorale. Lula était en route lundi pour l’Égypte, où les participants de la COP27 à Charm el-Cheikh attendent qu’il donne le signal d’un vrai virage du Brésil pour la protection de l’Amazonie, après quatre ans de déforestation galopante sous Bolsonaro (https://www.sudouest.fr/international/bresil/bresil-bolsonaro-toujours-reclus-et-muet-depuis-le-1er-novembre-absent-du-g20-12980525.php).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 11 Novembre 2022

Aurélien Thirard de Radio France nous montre ce vendredi 11 novembre 2022 sur francetvinfo.fr que le diocèse de Nice réagit après les accusations à l'encontre du prêtre retraité Guy Terrancle, rapportées par Le Parisien et que franceinfo s'est fait confirmer. L'ancien vicaire général de Nice fait l'objet depuis le mois de juillet d'un signalement pour abus sexuels et plus précisément pour viols répétés. Le diocèse exprime - dans un communiqué que franceinfo a pu consulter - sa "tristesse" et sa "douleur à propos des faits rapportés".  La victime présumée - âgée aujourd'hui de 59 ans - dénonce des viols répétés survenus pendant sa scolarité au lycée français de Rome.

 

D'après le procureur de la République de Nice Xavier Bonhomme joint par franceinfo, ce nouveau signalement est lié à une procédure plus ancienne et classée sans suite en 2019. Le dossier qui était d'abord instruit à Angoulême (la plainte ayant été déposée par la victime présumée en Charente) a ensuite été transféré à Nice, là où se trouvait le prêtre mis en cause. Les investigations vont donc être relancées sur la base du dernier signalement reçu en juillet par les enquêteurs à l'encontre du prêtre. De son côté, le diocèse précise dans son communiqué qu'"à l'initiative du diocèse, deux procédures sont déjà en cours suite aux informations reçues, l'une au civil près du parquet de Nice, l'autre canonique auprès des autorités romaines compétentes". Et le diocèse ajoute que des "mesures conservatoires ont été prises".

 

Cette prise de parole intervient alors que "Plusieurs dossiers" de violences sexuelles dans l'Église sont examinés en ce moment par le parquet de Nice, a indiqué le procureur de la République Xavier Bonhomme mercredi 9 novembre sur France Bleu Azur, quelques jours après les aveux du cardinal Jean-Pierre Ricard qui ont provoqué un séisme dans l'Église. "J'ai plusieurs dossiers qui concernent des faits bien souvent qui ne sont pas d'une actualité prégnante, qui ont été commis il y a plusieurs années", a déclaré le procureur, sans donner de chiffre précis. Le parquet a signé une convention avec le diocèse pour échanger sur ce type de dossier et pour que les faits délictueux ou criminels leurs soient signalés. Xavier Bonhomme assure que "le diocèse de Nice joue pleinement ce rôle et collabore de manière fluide" avec la justice.

 

C'est d'ailleurs l'évêque de Nice qui a saisi le parquet de Marseille le 24 octobre dernier pour indiquer que le cardinal Jean-Pierre Ricard lui avait avoué avoir "embrassé" une adolescente de 14 ans il y a 35 ans, quand il était curé dans les Bouches-du-Rhône. Une enquête préliminaire a été ouverte. Au total, 11 évêques ou anciens évêques ont été "mis en cause" devant la justice civile ou la justice de l'Église pour des signalements de violences sexuelles, a indiqué le président de la Conférence des évêques de France (CEF) Eric de Moulins-Beaufort lors d'un point presse mardi.

 

On apprend également sur rtl.fr (https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/pretre-soupconne-de-viol-sur-un-mineur-l-attitude-deroutante-du-suspect-en-garde-a-vue-7900205017) qu’un prêtre de 52 ans est en prison, soupçonnée d'avoir drogué et violé un adolescent de 15 ans après lui avoir donné rendez-vous à Paris via une application de rencontres. Il affirme que le rapport était consenti et en garde à vue, son attitude a été pour le moins déroutante.

 

En audition, les enquêteurs ont eu en face d’eux un homme qui ne semblait pas réaliser ce qu’on lui reproche. S'il a reconnu avoir eu cette relation sexuelle non protégée et avoir pris de la drogue avec ce jeune homme de 15 ans, il ne reconnait pas la gravité des faits. Il a expliqué avoir l'habitude de se rendre à Paris pour rencontrer de nombreux hommes dans des hôtels de la capitale. Il a assumé "enchaîner plusieurs coups" dans la même journée. Pour lui, il s'agissait d'une rencontre comme une autre.

 

En garde à vue, ce curé de la région rennaise a reconnu être séropositif et suivre une trithérapie. C'est donc dans ce contexte, alors qu'il avait connaissance de sa maladie, que le suspect a tout de même eu un rapport non-protégé avec le jeune adolescent de 15 ans. Pour défense, le suspect a indiqué que la séropositivité n'était pas quelque chose que l'on précise dans le milieu homosexuel. Enfin, lorsque les enquêteurs lui ont demandé s’il connaissait l’âge du jeune homme de 15 ans, il ne s'est pas démonté et a expliqué que son profil sur l’application de rencontre indiquait 18 ans, et qu’il n’avait pas à poser davantage de question, et ce malgré le visage assez jeune de l’adolescent.

 

Enfin, le Vatican annonce ce vendredi l'ouverture prochaine d'une enquête préliminaire sur le cardinal français Jean-Pierre Ricard, qui a reconnu cette semaine avoir "commis des actes répréhensibles" sur une adolescente de 14 ans il y a 35 ans. L'enquête débutera une fois que la personne idoine, "avec les nécessaires autonomie, impartialité et expérience", sera nommée, a dit le porte-parole du Vatican, Matteo Bruni (https://www.midilibre.fr/2022/11/11/abus-sexuels-dans-leglise-pres-les-aveux-du-cardinal-ricard-le-vatican-annonce-louverture-dune-enquete-10796891.php).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0

Publié le 9 Novembre 2022

Elise Racque pour telerama.fr nous montre ce mercredi 9 novembre 2022 qu’après l’affaire Michel Santier et les aveux publics du cardinal Jean-Pierre Ricard, la Conférence des évêques de France (CEF) a révélé lundi 7 novembre, pendant son assemblée plénière à Lourdes, que onze prélats (qui ne sont plus en fonction) sont ou ont été mis en cause pour abus ou non-dénonciation d’abus. Sans préciser les noms des trois hommes concernés par des affaires encore en cours, ni la nature des abus pour lesquels ils ont fait l’objet de signalements à la justice française, «en raison du secret de l’instruction».

 

L’assemblée épiscopale s’est terminée mardi 8 novembre par la reconnaissance de «dysfonctionnements» et quelques décisions, notamment la création d’un «comité de suivi» pour accompagner la gestion des affaires mettant en cause des évêques. Pour préciser les procédures à suivre, en particulier la publication des faits et des sanctions, une délégation sera envoyée au Vatican pour en discuter avec les organes romains concernés. La CEF a également enfin voté les statuts du futur tribunal pénal interdiocésain, recommandé par la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église il y a maintenant plus d’un an. Ce tribunal devrait être opérationnel en décembre et inclure des juges laïcs. Dans une lettre adressée aux fidèles, les prélats assurent : «il n’y a pas, et il ne peut pas y avoir, d’impunité des évêques.»

 

Le prêtre et psychothérapeute Stéphane Joulain, spécialisé dans la protection des mineurs et le traitement des agressions pédocriminelles, doute de la capacité de la justice ecclésiale à juger efficacement et justement les clercs auteurs de violences, c’est pour cela qu’il demande qu’on donne désormais «les noms des évêques mis en cause, pour éviter un soupçon généralisé sur tout l’épiscopat», et pour lui «Communiquer clairement peut encourager de potentielles victimes à oser se signaler», cela se double d’un «besoin de décisions rapides : que les noms de ceux qui ont commis des crimes ou dissimulé les crimes des autres soient communiqués, que chaque situation soit systématiquement portée aux autorités judiciaires, et que les laïcs soient associés aux prises de décisions».

 

Le mardi 8 novembre l’assemblée plénière des évêques de France à Lourdes s’est achevée avec le discours de clôture de son président, Mgr Éric de Moulins-Beaufort. Il n’a pas annoncé de démission au sein de la Conférence des évêques de France, contrairement à ce que laissaient entendre des rumeurs soufflées par l’affaire Santier. Mais certaines mesures sont été décidées, comme la création d’un comité de suivi pour accompagner les évêques dans la gestion de crise. Il a redit l'humiliation des évêques dans un long discours teinté d'amertume, où ont été évoquées les difficultés que rencontre l'Église, notamment financières  car la CEF annonce devoir "anticiper raisonnablement une baisse de [ses] ressources et tenir compte de l’augmentation actuelle des charges du fait, notamment, de l’inflation", quant au motu proprio Traditionis Custodes, qui était également à l’ordre du jour, le sujet est lié selon Mgr de Moulins-Beaufort "à la transformation pastorale des diocèses". Enfin, les évêques de France ont réagi sur des sujets d’actualités, comme la fin de vie – "il y a d’autres voies que la prétendue «douce mort» et le suicide assisté" - ou la COP27 - "La sobriété ne doit pas être une attitude conjoncturelle liée à la guerre en Ukraine et à ses conséquences pour l’approvisionnement en énergie. Elle est une attitude à acquérir et à enraciner spirituellement." Mgr Éric de Moulins-Beaufort a aussi invité les jeunes à participer aux prochaines JMJ de Lisbonne. Dans son discours il mentionne aussi les victimes de la guerre en Ukraine et dans d’autres pays du monde (https://www.rcf.fr/articles/actualite/assemblee-des-eveques-un-discours-de-cloture-teinte-damertume).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0

Publié le 8 Novembre 2022

Bruce de Galzain de Radio France nous montre sur francetvinfo.fr ce mardi 8 novembre 2022 que le président de la Conférence des évèques de France, Eric de Moulin Beaufort a annoncé lundi 7 novembre que onze ex-évêques ont été mis en cause devant la justice civile ou religieuse dans des affaires de violences sexuelles. À Rome, la consternation prime.

 

Le Vatican a-t-il été pris par surprise ? En tous cas, il n'a été mis au courant que très tardivement. Le président de la Conférence des évèques de France, Eric de Moulins-Beaufort, a révélé lundi 7 novembre en personne que onze anciens évêques ont été "mis en cause" devant la justice civile ou celle de l'Église pour des signalements de violences sexuelles ou pour ne pas les avoir dénoncé. Parmi ces personnalités figurent Mgr Santier  et Mgr Ricard, ancien évêque de Bordeaux, qui a reconnu une conduite "répréhensible" sur une mineure il y a 35 ans.

 

Et c'est bien cela qui choque le plus à Rome : c'est l'aveu du cardinal Ricard, qui a révélé s'être conduit, il y a 35 ans, "de façon répréhensible avec une jeune fille de 14 ans". Jean-Pierre Ricard est membre du Dicastère pour la doctrine de la foi et responsable des procès canonique pour pédophilie. Le juge était donc coupable. La Vatican assure qu'il y aura évidemment une enquête car la prescription n'existe plus. Pour le pape, interrogé samedi 6 novembre sur les affaires de pédophilie en France, l'Église fait ce qu'elle peut : "Je vous le dis : l’Église est déterminée", assure le pape François.

 

Si certains au Vatican estiment que l'Église de France se tire une balle dans le pied avec ces confessions, le pape lui semble d'accord avec ce grand déballage. "J'ai reçu ces derniers mois deux demandes, deux plaintes pour abus qui avaient été couvertes et mal jugées par l'Église", explique le pape François. "J'ai immédiatement demandé qu'on les étudie de nouveau et on est en train de rendre un nouveau jugement." Le cardinal Ricard est le quatrième cardinal mis en cause pour pédocriminalité.

 

francetvinfo.fr (https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/pedophilie-de-l-eglise/abus-sexuels-dans-l-eglise-ce-que-l-on-sait-des-affaires-visant-des-eveques-francais-apres-les-aveux-du-cardinal-jean-pierre-ricard_5464384.html) nous montre aussi que les réactions abasourdies par les aveux de Jean-Pierre Ricard se sont multipliées. Olivier Savignac, président du collectif de victimes Parler et revivre, affirme être "secoué par les révélations". "Il y a beaucoup de choses cachées. Combien vont encore sortir ?" s'est-il interrogé. Cécile Berne, membre de l'association Comme une mère aimante, a confié au Monde être "dans un état de choc" car elle ne "s'attendait pas à ce que l'appareil dirigeant soit aussi miné". "C'est un nouveau tsunami. On ne pensait pas qu'autant d'évêques pouvaient être concernés", a réagi Marie-Jo Thiel, professeure d'éthique à la faculté de théologie de Strasbourg, dans La Croix. De son côté, Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France, a fait part au magazine La Vie de son "intense sentiment de trahison". Dans un communiqué, l'archevêque de Bordeaux, Jean-Paul James, a quant à lui exprimé sa "grande compassion à la personne victime concernée".

 

"Je m'attendais à des choses, parce que j'avais des éléments, mais je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi important", reconnaît mardi 8 novembre sur franceinfo Pierre Vignon, prêtre du diocèse de Valence. La veille à Lourdes, la Conférence des évêques a annoncé que 11 anciens évêques ont été "mis en cause" devant la justice civile ou la justice de l'Église pour des signalements de violences sexuelles. "Depuis cinq ans, la crise qui existe déjà depuis longtemps, s'est aggravée, et à chaque fois, c'est pire", constate le prêtre drômois qui avait écrit une lettre ouverte en 2018 au cardinal Barbarin pour demander publiquement sa démission. "Ce n'est pas une catastrophe absolue que les choses sortent. Je salue même le courage d'Éric de Moulins-Beaufort et des autres évêques qui ont appelé à le faire". Dans "tout ce déballage", Pierre Vignon préfère "voir du positif : la preuve est fournie que la hiérarchie de l'Église, les évêques, ne sont pas ceux capables de sauver l'Église. Ceux qui sont capables de la sauver aujourd'hui, ce sont les laïcs. C'est la prise en main effective par l'action et la coordination du laïcat telle qu'elle avait été mise en place par le concile Vatican II" (https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/pedophilie-de-l-eglise/violences-sexuelles-dans-leglise-je-m-attendais-a-des-choses-mais-pas-a-aussi-important-reconnait-le-pere-pierre-vignon_5464453.html).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0

Publié le 7 Novembre 2022

Marine Gardot nous montre dans france3-regions.francetvinfo.fr ce lundi 7 novembre 2022 que le cardinal Ricard, qui a été archevêque de Bordeaux de 2001 à 2019, a reconnu s'être "conduit de façon répréhensible avec une jeune fille de 14 ans" il y a 35 ans, alors qu'il était curé à Marseille. En tout, onze évêques ou anciens évêques sont mis en cause pour des cas de violences sexuelles.

 

C'est un nouveau tsunami dans l'église française. Onze évêques ou anciens évêques ont été "mis en cause" devant la justice civile ou la justice de l'église pour des signalements, a annoncé le président de la Conférence des évêques à Lourdes, lors d'un point presse lundi 7 novembre. Sans entrer dans les détails, Eric de Moulins-Beaufort a insisté "sur la grande diversité des situations, des faits commis ou reprochés" (https://www.ladepeche.fr/2022/11/07/pedocriminalite-dans-leglise-lex-president-de-la-conference-des-eveques-reconnait-une-conduite-reprehensible-sur-une-mineure-de-14-ans-10787891.php).

 

Parmi eux, Monseigneur Jean-Pierre Ricard. L'ancien évêque de Bordeaux, a reconnu une conduite "répréhensible" sur une mineure de 14 ans, il y a 35 ans, dans un communiqué. «Mon comportement a nécessairement causé chez cette personne des conséquences graves et durables. Je m’en suis expliqué avec elle et lui ai demandé pardon. Je renouvelle ici ma demande de pardon ainsi qu’à toute sa famille. Enfin, je demande pardon à celles et ceux que j’ai blessés et qui vivront cette nouvelle comme une véritable épreuve» (https://www.20minutes.fr/societe/4008939-20221107-bordeaux-ancien-archeveque-jean-pierre-ricard-avoue-conduite-reprehensible-mineure-14-ans). Il a indiqué se "mettre à la disposition de la justice tant sur le plan de la société que celui de l’Église". Les faits se seraient déroulés en 1987, alors qu'il était curé à Marseille. Après un passage à Grenoble puis à Montpellier, Jean-Pierre Ricard devient archevêque de Bordeaux en 2001, et le restera jusqu'en 2019.

 

L'actuel archevêque de Bordeaux, Monseigneur Jean-Paul James, a tenu à exprimer sa "grande compassion à la personne victime concernée", dans un communiqué. "Je partage la peine de tous ceux, en particulier dans le diocèse de Bordeaux, qui seront blessés par ces révélations. Je pense spécialement à celles et ceux qui ont été victimes de prêtres, de religieux, ici en Gironde.", a déclaré l'actuel archevêque de Bordeaux. Monseigneur Jean-Paul James a également invité les personnes qui auraient pu être victimes de violences sexuelles par des religieux en Gironde à le faire savoir à l'équipe de veille du diocèse. Il a assuré se tenir lui aussi disponible.

 

Les évêques de France sont réunis à huis clos depuis le 3 novembre pour travailler à des "propositions concrètes" afin d'améliorer la transparence dans les mesures prises à l'encontre des hommes d’Église. Le sujet n'était pas à l'ordre du jour, un an après la publication du rapport Sauvé sur la pédocriminalité dans l'Eglise, mais les révélations sur l'affaire Santier, il y a quelques semaines, ont replacé le sujet au centre des débats (https://www.midilibre.fr/2022/11/07/abus-sexuels-dans-leglise-un-ancien-eveque-de-montpellier-mis-en-cause-dix-autres-cas-reveles-10787943.php).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0