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Publié le 25 Février 2021

"Je ne sais pas. Honnêtement, je ne sais pas". Deux ans après le Sommet anti-pédophilie, les évêques espagnols admettent que "nous ne connaissons pas les cas (d'abus sur mineurs) dans toute l'Espagne" comme le montre Jesús Bastante ce jeudi 25 février 2021 sur religiondigital.org. C'est ainsi que le porte-parole de la Conférence épiscopale, Luis Argüello, a dû supposer, en soulignant néanmoins que les nouvelles plaintes, se référant à des affaires en cours, qui ont été reçues dans les bureaux diocésains tout au long de cette année sont «sept ou huit, et dans certains cas, juste des potins».

 

Pressé par la presse (et malgré les tentatives de couper les questions du chef du bureau de presse), le secrétaire général a fini par constater que «150 personnes sont venues dans les bureaux diocésains pour diverses raisons», sans savoir lesquelles. Mais, malgré ce manque de rigueur dans les données, les évêques continuent de refuser d'établir une étude globale, comme d'autres épiscopats, tels que l'Allemagne, la France, les États-Unis, l'Irlande ou la Pologne elle-même, l’ont préparé qui nous permettent un aperçu du drame de la pédophilie cléricale.

 

"Nous n'avons pas commandé d'étude générale", a admis Argüello juste après avoir annoncé un service de coordination pour "continuer à avancer dans la volonté de prévenir, de soigner les victimes de ces abus et d'offrir tout le service pour faire face à ces situations". Interrogé à plusieurs reprises, l'évêque auxiliaire de Valladolid a conclu que «nous allons collecter les données, aider dans cet aspect de coordination, puis ensemble nous verrons ce que nous pouvons faire». Il voulait affirmer comment les diocèses et les congrégations religieuses «font un effort pour voir quelle est notre histoire». "C'est notre plus grand mea culpa, ayant détourné le regard, ce qui se reflète dans le fait qu'il n'y a généralement pas beaucoup de preuves dans les archives" qui, comme Argüello lui-même l'avait déjà indiqué à d'autres occasions, mène à une réelle investigation sur le passé.

 

Bien qu'il n'y ait pas de données, les évêques ont utilisé certains d'entre eux pour attaquer un prétendu «modèle dans les médias qui vient à dire que, si dans d'autres lieux en Europe, 4% des prêtres impliqués sont apparus dans des études, en Espagne ça doit être le cas aussi. Et si 0,2% est reconnu, on cache le reste. Et ce n'est pas comme ça», a-t-il déclaré, ignorant que les études menées dans d'autres pays étaient promues par l'Église de chaque lieu, ouvrant les archives à des chercheurs indépendants, ce qui n'est pas le cas ici.

 

Citant une étude de la Fondation ANAR, Argüello a extrapolé des chiffres qui suggèrent que 0,2% des agresseurs au cours des douze dernières années étaient des prêtres. «De tous les cas de ces douze années, il y a eu douze personnes», ce qui «nous paraît particulièrement grave, mais nous voulons que cela soit replacé dans le contexte» où il est reflété que la plupart des abus se produisent dans l’environnement familial. "Bien que les chiffres soient très petits, nous devons reconnaître la gravité de chaque chiffre pour chaque personne, chaque victime", a déclaré Argüello. "Nous pouvons dire avec regret que nous sommes confrontés à une situation sociale grave, avec honte que les ecclésiastiques et les personnes consacrées aient participé à ce drame, mais aussi avec courage que le nombre de personnes institutionnellement liées à l'Église a été très faible."

 

Argüello a également refusé de créer un fond d'indemnisation stable de l'Église espagnole pour les victimes de la pédophilie, bien qu’il a promis de faire face à l'indemnisation dans les cas où la justice le dicte, et d'accompagner, au «cas par cas», les personnes qui ont souffert et manifesté de mauvais traitements et qui ont besoin d'une aide ou d'un soutien psychologique. «Nous sommes prêts à reconnaître la compensation que les juges établissent, à accepter la première compensation lors de conversations personnelles. Dans la mesure où il y a un besoin de thérapie et de travail de soutien. Pas comme critère général, ni comme fonds ouvert, mais à partir d'une relation personnelle et personnalisée avec les personnes qui peuvent se trouver dans ces situations (…). Ce qui est important, c'est qu'il existe un désir de servir les victimes dans toutes les dimensions possibles. Il n'est pas nécessaire de créer un fonds, pour aider les victimes, vous devez recourir aux ressources dont vous disposez, sans avoir besoin de fonds spécifiques», a conclu Argüello.

 

L’épiscopat espagnol démontre son peu d’entrain à véritablement en finir avec les abus sexuels puisqu’ils refusent une étude globale sur le % de prêtres pédophiles et de créer un fond d'indemnisation pour les victimes de ceux-ci trop occupé à déplorer la "très grande difficulté" à parler à l'exécutif de "questions liées à la culture", comme l'euthanasie, l'avortement ou la loi trans, annoncé une journée de jeûne et de prière le mercredi 16 décembre pour la défense de la vie, et d’ aborder le régime fiscal de l'Église avec le gouvernement mais aussi  de la classe de religion, des couloirs humanitaires ou du revenu vital minimum, et de l'étendre à d'autres sujets (https://www.religiondigital.org/espana/obispos-espana-inmatriculaciones-mujeres-laicidad-iglesia_0_2317568241.html).

 

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Publié le 22 Février 2021

ouest-france.fr avec l’AFP nous montre que les évêques de France ont entamé lundi 22 février une assemblée plénière consacrée à la pédocriminalité et la question de la «responsabilité» de l’Église, une notion qui ne fait pas consensus, avant d’éventuelles décisions fin mars.

 

Cette rencontre, à huis clos en visioconférence, est un préalable à une autre assemblée plénière qui se déroulera fin mars, lors de laquelle les quelque 120 évêques de la Conférence des évêques de France (CEF) auront à se prononcer sur un dispositif de «reconnaissance de la souffrance vécue» par les victimes. Ce dispositif, dont les options ne sont pas définies à ce stade, pourrait passer par des mesures sur le plan financier mais aussi des démarches en ce qui concerne la mémoire (monument, plaques), la prévention et enfin l’accompagnement des clercs coupables, quatre chantiers sur lequel travaillent les évêques depuis deux ans et demi.

 

Jusqu’à mercredi, les évêques discutent du thème de «la responsabilité et ses implications pastorales», en écoutant experts et anciennes victimes avec lesquelles ils travaillent sur les quatre chantiers. Ils vont visionner lundi 22 février au soir la pièce de théâtre «Pardon ?», de Laurent Martinez, qui raconte l’histoire d’un homme agressé sexuellement par un prêtre lorsqu’il était enfant.

 

«La reconnaissance de la responsabilité est un véritable processus en soi, fondamental», affirme Olivier Savignac, membre du collectif d’anciennes victimes Foi et Résilience, qui participe aux échanges. «Il est temps qu’au niveau individuel et collectif, les évêques prennent la mesure de ce qui s’est passé», ajoute-t-il, insistant également sur l’importance de «la notion de mémoire, dans le processus de reconnaissance». À la CEF on admet qu’il y a «débat au sein de l’épiscopat» sur la notion de responsabilité et que  les évêques ont besoin de se mettre d’accord ou de marquer leurs différences».

 

D’autant qu’ils ont dû suspendre une décision prise en 2019 en faveur des victimes : ils avaient alors voté le principe du versement d’un forfait unique pour chacune d’elle, qui aurait été financé par la création d’un fonds spécifique. Mais une partie des fidèles, appelés à participer s’ils le souhaitaient à abonder ce fonds, avaient très mal perçu l’annonce de ce dispositif. Par ailleurs, des victimes, ou des associations de fidèles laïcs font valoir qu’à quelques mois près, il serait préférable d’attendre la publication des préconisations de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) présidée par Jean-Marc Sauvé à l’automne prochain.

 

Comme le montre Alan Le Bloa et Claire Haubry dans leur article sur ouest-france.fr (https://www.ouest-france.fr/faits-divers/pedophilie/pedocriminalite-dans-l-eglise-un-collectif-interpelle-la-conference-des-eveques-7163142) le Collectif des victimes d’abus sexuels dans l’Église catholique en Vendée appelle le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Éric de Moulins-Beaufort à s’inspirer de la démarche de repentance portée par l’évêque Mgr François Jacolin en Vendée le 23 octobre 2020. Elle poursuit : «Cet acte courageux et responsable, bien qu’il ne résolve pas tout, notamment la question des réparations, a été perçu comme une délivrance par toutes les victimes concernées. […] C’est cela que nous attendons de la Conférence des évêques de France : qu’elle incite aux actes de reconnaissance et repentance dans chaque diocèse, à l’instar de celui de Vendée.» Le courrier insiste sur «la responsabilité institutionnelle de l’Église catholique».

 

La discussion sera tenue à huis clos pour permettre aux évêques de confronter les points d’accord et de désaccord, tandis que les victimes et des experts seront entendus en petits groupes, et toutes les décisions seront prises après un vote, mais il est malheureux que la Conférence des évêques de France n’attende pas la remise du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), en septembre. Mais pour ces hommes et ces femmes victimes des abus sexuels, se relever est un parcours très long, douloureux, qui passe souvent par des années de thérapie (https://www.la-croix.com/Religion/blessures-indelebiles-victimes-dabus-sexuels-2021-02-22-1201142073). Ce qu’ont enduré les victimes oblige à reconnaître leur souffrance et à la réparer.

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Publié le 20 Février 2021

france3-regions.francetvinfo.fr nous montre dans son article du vendredi 19 février 2020 que c’est une première dans l'Église de France, sur les 21 victimes agressées par Bernard Preynat entre 1971 et 1991, 14 d’entre elles ont été indemnisées par le diocèse de Lyon, quant aux 7 autres, elles restent dans l’attente.

 

Ces 14 personnes, "dont les faits étaient prescrits et qui ne pouvaient donc pas saisir le tribunal judiciaire, ont obtenu une indemnisation de l'Église qui leur a été versée en décembre", a précisé un porte-parole du diocèse. Les sommes allouées proviennent d'une enveloppe globale de 169 500 euros récoltée en quelques mois auprès de "donateurs ciblés" via une association dédiée, selon la même source. Ce fonds a été abondé "uniquement à hauteur des montants demandés par le Tribunal ecclésiastique". Cette indemnisation, une première dans l'Église de France, a été annoncée au printemps dernier après que le tribunal inter-diocésain lyonnais eut reconnu le statut de "victime" à 21 anciens scouts agressés par Bernard Preynat entre 1971 et 1991.

 

Sept d'entre elles, pour lesquels les agressions n'étaient pas prescrites, n'ont pas encore été indemnisées car il fallait attendre pour cela la fin du processus judiciaire engagé contre l'ex-curé. Condamné le 16 mars 2020 à cinq ans de prison ferme, Bernard Preynat, 75 ans, avait fait d'abord appel avant d'y renoncer à l'automne. "Le Tribunal ecclésiastique attendait que la sentence pénale concernant Bernard Preynat soit rendue exécutoire, c'est-à-dire que tous les appels soient tombés, ce qui est le cas désormais, pour pouvoir examiner la question des victimes qui n'étaient pas prescrites" précise le porte-parole du diocèse.  Une réunion est prévue à cette fin "dans les prochaines semaines" mais il est "improbable qu'il soit permis d'accorder aux sept victimes non prescrites une indemnité supplémentaire à celle obtenue auprès de la justice civile", prévient-on de même source.

 

«Que l’Église tienne ses engagements de reconnaissance et de réparation jusqu’au bout. Pour toutes les victimes. On est dans l’attente d’un geste cohérent et digne pour tourner la page définitivement», a espéré Pierre-Emmanuel Germain-Thill, partie civile au procès Preynat. Interrogé par La Croix, le diocèse n’a pas souhaité réagir à ces propos (https://www.la-croix.com/Religion/Le-diocese-Lyon-indemnise-quatorze-victimes-Bernard-Preynat-2021-02-20-1201141698). L'initiative lyonnaise est intervenue alors que l'épiscopat catholique a voté à l'automne 2019 le principe d'un fonds spécifique pour les victimes d'agressions sexuelles.

 

Mais sa mise en œuvre patine depuis, une partie des fidèles, appelés à participer s'ils le souhaitaient, ayant très mal perçu l'annonce de ce dispositif. En juin dernier, François Devaux, le président de l’association de victimes La Parole libérée, avait estimé que l’Église «[jouait] sur des bonnes valeurs qu’elle ne s’applique pas» et faisait preuve de «désinvolture» en s’appuyant à la fois sur Bernard Preynat et sur le public pour satisfaire, via ce mécanisme d’indemnisation, la «demande de réparation» des victimes (https://www.la-croix.com/Religion/Le-diocese-Lyon-indemnise-quatorze-victimes-Bernard-Preynat-2021-02-20-1201141698).

 

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Publié le 19 Février 2021

religiondigital.org nous montre ce vendredi 19 février 2021que le prêtre jésuite allemand Hans Zollner, membre de la Commission pontificale pour la protection des mineurs et directeur du "Centre pour la protection de l'enfance" de l'Université grégorienne (Rome), estime qu'"il y a encore un long chemin à parcourir" dans l'Église mettre en place un système parfait de prévention des abus sexuels.

 

«Même aujourd'hui, il y a des endroits où l'Église continue de nier les preuves d'abus, de protéger les violeurs, ou ne font pas ce qui est nécessaire pour purger les responsables quand on découvre qu'un évêque provincial a dissimulé les abus ou les a nié», a-t-il déclaré. C'est ce que Zollner a montré dans une interview accordée à Europa Press à deux ans ce vendredi du sommet anti-pédophilie qui s'est tenu au Vatican, qui a réuni la plupart des épiscopats du monde. En ce sens, il reconnaît que "malheureusement, cette tâche est encore considérée par de nombreux diocèses comme quelque chose qui s'adresse aux experts ou à ceux qui doivent s'occuper du linge sale". "Malheureusement, dans de nombreux pays, la prévention et la justice pour les victimes ne sont toujours pas prises au sérieux. Deux éléments qui doivent faire partie intégrante de la culture de l'Église", déclare Zollner.

 

Les lois canoniques ont été mises à jour avec la promulgation du Motu proprio ''Vos estis lux mundi'' (''Vous êtes la lumière du monde''), qui oblige le clergé et les religieux à dénoncer les abus et établit l'ouverture de tous les diocèses d'un système d'écoute aux victimes, ainsi que l'abolition du secret pontifical. "La prévention doit être la marque d'une communauté chrétienne saine", note Zollner, regrettant que certains diocèses et ordres religieux n'aient pas pris "la tâche de prévention et de réparation suffisamment au sérieux et rendre justice aux victimes". "C'est un obstacle qui ne nous permet pas de décoller et de pouvoir être un modèle. Nous avons perdu la confiance des gens. Par conséquent, nous ne pouvons pas échouer à nouveau et il est normal que nous fassions l'objet d'un examen plus approfondi", dit-il.

 

Pour cette raison, il appelle tous les responsables ecclésiaux à ne pas «vaciller» car pour faire face au fléau des abus dans l'Église, une action «solide et cohérente» doit être mise en place. "On ne peut pas jouer avec ça. La défense des plus vulnérables doit être le gouvernail qui nous guide", souligne-t-il. Il assure que la tâche implique toute la communauté ecclésiale, «aussi les laïcs», dont la contribution est «fondamentale» pour parvenir à «une Église plus sûre». «Les laïcs gèrent souvent des écoles catholiques, prennent la catéchèse pour préparer les sacrements de communion et de confirmation, sont en contact avec des mineurs. Par conséquent, ils doivent devenir forts et attirer l'attention des évêques quand ils ne le font pas bien, quand ils voient que les normes de l'Église ne s'appliquent pas. Ils doivent donner le signal d'avertissement lorsque les évêques couvrent un cas d'abus», soutient-il.

 

Zollner a une perspective globale qui l'amène à reconnaître que dans certains secteurs de l'Église, il existe une «certaine résistance passive» qui se manifeste par «l'hésitation et l'inertie». Parmi ceux qui ont été exemplaires figurent les diocèses des États-Unis, d’Irlande, de Belgique ou d’Australie, qui ont été poussés à «compter avec le passé» après le déclenchement de leurs scandales respectifs et ont passé des années à vérifier la mise en œuvre des directives, "ils ont institué des bureaux spécifiques, ils ont formé du personnel qualifié". Mais son exemple est loin d'être une réalité consolidée au niveau mondial. En ce sens, Zollner divise la carte du monde ecclésiale en trois parties : "En second lieu, les diocèses qui ont un protocole d'action, mais qui n'ont pas inclus les dernières directives du Pape. Et le dernier groupe est composé de ceux-ci avec un long délai, qui n'ont même pas de manuel d'action contre les abus". En tout cas, il souligne que dans ce dernier groupe, il y a au plus «sept ou huit conférences épiscopales». "Ce sont ceux qui sont basés dans des pays en guerre ou qui traversent de graves crises humanitaires. La plupart se situent entre les groupes deux et un", dit-il.

 

D'autre part, il a assuré que si l'Église «ne peut pas se présenter comme un modèle dans de nombreux pays», c'est l'institution «qui a investi le plus dans le monde pour prévenir les abus». Cependant, il a averti que "dans le domaine de l'indemnisation des victimes, l'Église est à la queue". "Nous devons améliorer le système de justice pour les victimes", souligne-t-il. Interrogé sur la revendication historique des associations de victimes de transmettre automatiquement aux autorités civiles les plaintes pour abus commis par un prêtre, un religieux ou un laïc sur des mineurs ou des adultes vulnérables, il a exprimé son désaccord. "Cela ne peut pas être une obligation. Il faut se concentrer sur la sécurité de la victime. Et dans de nombreux pays, déposer une plainte auprès de la police n'implique pas une plus grande sécurité. Il y a des cas où c'est encore pire", dit-il. "L'Église est universelle. Elle est présente dans les pays en guerre, avec des systèmes corrompus, des pays où le système judiciaire ne fonctionne pas."

 

Et il semble qu’Hans Zollner n’ait pas totalement tort surtout quand on voit qu’une juge de Milan, Patrizia Nobile a statué que le procès pouvait se poursuivre dans une affaire dans laquelle des prêtres et des avocats de l'ordre religieux catholique de la Légion du Christ sont accusés d'avoir offert de payer la famille d'une victime d'abus sexuels 15 000 €uros en octobre 2013 pour qu'elle mente aux procureurs sur un prêtre défroqué de la Légion, Vladimir Resendiz, qui a agressé sexuellement des garçons au séminaire des jeunes de la Légion dans le nord de l'Italie. Pour les procureurs, cela équivaut à une tentative d'extorsion et d'entrave à la justice. La famille demande des dommages et intérêts non spécifiés en tant que partie civile dans l'affaire. La Légion a refusé de commenter avant le procès (https://www.ncronline.org/news/accountability/delayed-legion-christ-extortion-trial-goes-ahead-italy).

 

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Publié le 18 Février 2021

Thérèse Thibon dans la-Croix.com nous montre que la Conférence des évêques de France a publié jeudi 18 février 2021 les résultats d’une consultation nationale sur la manière dont les étudiants catholiques vivent la crise sanitaire. Ce questionnaire auquel ont répondu 2639 jeunes, de 21 ans en moyenne, a interrogé les étudiants proches de l’Église sur la manière dont ils vivent la pandémie. Cette consultation est aussi l’occasion de réitérer le rôle d’écoute qu’entend jouer l’Église auprès des jeunes.

 

Selon ce questionnaire, la majorité d’entre eux trouve dans leur foi un soutien solide. Les résultats du questionnaire révèlent que pour 94 % des étudiants interrogés, la foi s’avère un soutien dans l’épreuve. Au-delà de la famille ou des amis, «la foi constitue unanimement un soutien dans l’épreuve pour les jeunes consultés. Ils restent plus confiants que défiants dans l’avenir». De plus, 29 % des jeunes interrogés ont aussi trouvé de l’aide auprès de leurs différents groupes catholiques (aumônerie, scoutisme…).

 

Pourtant, la pratique de la foi des étudiants a été profondément bouleversée. «La moitié d’entre eux déclare avoir vu sa vie spirituelle restreinte par la crise et notamment par l’absence de messe.» De plus, la quasi-absence de rencontres fraternelles, comme les week-ends, les retraites ou les pèlerinages manquent à 53 % des étudiants interrogés. «Le fait religieux peut être individuel mais le manque de temps fraternels illustre le fait que l’expérience religieuse passe également par la communauté», insiste le père Régis Peillon, aumônier national de la pastorale étudiante. L’Église défend ainsi la possibilité d’autoriser les activités extra-universitaires pour lutter, notamment contre l’isolement.

 

«Un grand nombre de jeunes ont remarqué la réactivité de l’Église dans cette crise sanitaire», observe Vincent Breynaert, directeur du Service national d’évangélisation pour les jeunes et les vocations (SNEJV). Cette mobilisation des acteurs locaux est encouragée par Mgr Percerou. «Nous soutenons les réseaux d’épiceries solidaires ou encore le développement de la fraternité étudiante animée par les soucis de garder un contact physique». Les jeunes, largement mobilisés, pendant la crise, sont également des membres actifs des aumôneries, insiste le père Régis Peillon.

 

La période, rendant encore plus difficile l’insertion professionnelle, pousse la CEF à encourager le développement du service civique au sein de l’Église. L’évêque de Nantes souligne l’importance «de relayer et de promouvoir» les offres de service civique et de volontariat international. En partenariat avec le mouvement des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC), les aumôneries sont ainsi poussées à diffuser au maximum les propositions de stages, d’alternance ou d’emplois, au sein des groupes chrétiens mais également des campus. Enfin, en s’appuyant sur les résultats de la consultation, la CEF insiste sur la nécessité de rouvrir les universités. Par ailleurs, Mgr Percerou, invite à profiter de ces «temps liturgiques à venir, le Carême et Pâques» pour poursuivre et intensifier la mobilisation en faveur des étudiants.

 

Une attention qui fait écho aux nombreuses initiatives locales pour soutenir les jeunes et maintenir un lien social au cœur de cette période éprouvante comme le montre la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/LEglise-catholique-soutient-etudiants-eprouves-crise-sanitaire-2021-02-18-1201141412). Comme l’initiative, baptisée «Tous Anti Déprime», qui vient de débuter. Elle est née sous l’impulsion de Myriam Franc, catholique marseillaise, soutenue par le père Martin Durin, responsable de la Pastorale des étudiants et jeunes professionnels du diocèse. Cette mère de famille voulait à tout prix «faire quelque chose» à destination des étudiants qui souffrent particulièrement de la crise sanitaire. Elle s’est tournée vers le prêtre qui a mobilisé ses réseaux pour relayer l’initiative. Très préoccupée par la solitude des jeunes, Myriam, accompagnée de sa fille, Élise, 20 ans, mettent en relation des familles volontaires et des étudiants le temps d’un repas ou d’une balade dans la cité phocéenne.

 

L’altération du lien social des étudiants, souvent contraints de suivre leurs cours à distance, est également une préoccupation pour le père Aldric de Bizemont, curé de la paroisse Saint-François de Sales, dans le 17e arrondissement de Paris. Il a ainsi mis à disposition des étudiants des salles d’études au sein de la maison Daubigny, qui dépend de la paroisse. Le prêtre indique que les jeunes – une vingtaine aujourd’hui – peuvent y bénéficier «de bonnes conditions de travail, tout en ayant de la sociabilité pendant les pauses, dans le respect des gestes barrières». «C’est essentiel, nous ne travaillons pas en huis clos», insiste le père Aldric de Bizemont, qui se félicite du succès du «bouche-à-oreille». «Cet espace est une chance, il faut en faire profiter le plus grand nombre.» À Paris, la maison Daubigny offre un soutien et un moyen de lutter contre la solitude et l’isolement pour certains jeunes qui n’ont pas de liens avec la paroisse. Co-initiateur de la tribune «Faites confiance aux étudiants !», publiée le 1er février sur le site du Figaro, le père Thibaut de Rincquesen, aumônier de la Sorbonne et de plusieurs grandes écoles parisiennes, évoque la nécessité pour l’Église de manifester sa «sollicitude»  envers les étudiants. Une action qui passe prioritairement par les aumôneries qui restent ouvertes malgré la fermeture des universités.

 

Comme nous pouvons le voir cette attention concerne toute l’Église. Ces initiatives locales tentent de répondre à une urgence de plus en plus criante. Selon diverses enquêtes, une part significative des 15-30 ans se considère appartenir à une «génération sacrifiée». Il faut dire que beaucoup d’étudiants connaissaient déjà de grandes fragilités économiques et psychologique, que la crise est venue aggraver. Les étudiants étrangers et les plus âgés sont les plus touchés (https://www.lemonde.fr/campus/article/2021/01/28/budget-detresse-psychologique-le-covid-19-a-percute-une-jeunesse-etudiante-deja-fragilisee_6067894_4401467.html).

 

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Publié le 16 Février 2021

Junno Arocho Esteves nous montre dans cruxnow.com ce mardi 16 février 2021 que le Conseil des conférences épiscopales européennes a annoncé le lancement d'un réseau de prière pendant le Carême pour prier pour les victimes du COVID-19 et pour les familles de ceux qui sont morts du coronavirus.

 

«Chaque conférence épiscopale européenne s'est engagée dans l'organisation d'au moins une messe», a déclaré le cardinal italien Angelo Bagnasco, président du CCEE, dans un message vidéo publié ce mardi. «Ce sera comme créer une chaîne de prière, une chaîne eucharistique», à la mémoire de tant de personnes. «Dans cette prière, nous voulons également nous souvenir des familles endeuillées et de tous ceux qui souffrent encore du virus et dont la vie reste incertaine», a-t-il déclaré.

 

Selon le site web du CCEE, les évêques de toute l'Europe ont choisi un jour entre le 17 février et le 1er avril pour célébrer leur messe commémorative. L'initiative, a déclaré le Conseil, «vise à offrir un signe de communion et d'espoir pour tout le continent». Le cardinal Bagnasco a déclaré que les évêques d'Europe sont unis à «nos communautés chrétiennes et nos prêtres» et a exprimé la gratitude du Conseil «à tous ceux qui continuent de se consacrer à ceux qui en ont le plus besoin». «Nous les soutenons par nos paroles et surtout par nos prières pour que leur engagement et leur espoir - que nous devons tous avoir, maintenir et croître - puissent nous aider à regarder ensemble vers un avenir meilleur», a-t-il déclaré.

 

La rotation se fera selon l'ordre alphabétique en italien des pays européens (à quelques exceptions près), selon des modalités souples, liées aux contraintes sur les rassemblements religieux: dans certains cas, le président de la conférence épiscopale célèbrera une messe retransmise en streaming, quand d’autres pays proposeront des messes dans chaque diocèse ou des intentions de prière à lire dans toutes les églises du pays. Les évêques d’Albanie et d’Autriche seront les premiers à célébrer cette messe, dès le mercredi des Cendres, ce 17 février donc. Les évêques de Belgique suivront le jeudi 18 février. Concernant les autres pays francophones, la France prendra le relais le 26 février et la Principauté de Monaco le 11 mars. Le cycle se clôturera le Jeudi Saint, 1er avril, avec la Hongrie et le secrétariat du CCEE (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2021-02/ccee-careme-priere-coronavirus.html).

 

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Publié le 14 Février 2021

José Manuel Vidal nous montre dans religiondigital.org ce dimanche 14 février 2021 que de la chaise de la fenêtre revisitée, le pape François explique la catéchèse du passage dans lequel Jésus touche et guérit un lépreux. Bergoglio assure que «Dieu n'est pas une idée ou une doctrine abstraite, mais Celui qui est «contaminé par notre humanité blessée», non pas le Dieu punissant, mais le Père miséricordieux». D'où l'importance de l'imiter et de «s'impliquer dans la vie de l'autre au point de partager même ses blessures», chose que l'on ne fait généralement pas beaucoup, prévient le pape François.

 

Le père James Martin pousse plus loin le propos dans sa page Twitter (@JamesMartinSJ) : «Évangile : Aujourd'hui, Jésus guérit un homme de la «lèpre» (Mc 1). À l'époque, le terme désignait une variété d'affections cutanées, pas simplement la maladie de Hansen. Mais c'était suffisant pour garder une personne à l'écart de la communauté. Aujourd'hui, beaucoup d'entre nous se sentent isolés et seuls. Faites confiance à Dieu qui désire nous ramener dans la communauté, nous restaurer, nous guérir. Pour nous guérir un aperçu intéressant du commentaire de la série "Sacra Pagina" sur ce passage, nous es donné par Donahue et Harrington: "La lèpre était considérée comme la mort (très probablement à cause de la pâleur de la personne et de l'isolement de la communauté), et une cure de la lèpre était considérée... aussi merveilleuse que ressusciter les morts" (p. 88)

 

Dans ses salutations, il a remercié la Colombie d'avoir accueilli les immigrés vénézuéliens puisque le 9 février dernier, le président colombien Ivan Duque avait annoncé l'octroi d'un statut de protection temporaire à 1,7 millions de Vénézuéliens pour une durée de dix ans, ce qui est une régularisation inédite dans la région, il faut dire que la Colombie partage 200 kilomètres de frontières avec le Venezuela, et est le principal pays d'accueil de milliers de migrants et réfugiés ayant fui la crise politique et économique qui sévit au Venezuela (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2021-02/pape-francois-colombie-migrants-venezuela.html), s'est souvenu des amoureux le jour de la Saint-Valentin et a demandé des applaudissements pour ceux qui «cherchent de nouvelles idées pour évangéliser» et pour «les confesseurs qui ne sont pas avec le fouet en main, mais pour écouter et nous rappeler que Dieu ne se lasse jamais de pardonner. Pour tous les confesseurs miséricordieux, je demande des applaudissements sur la place tous ensemble».

 

cath.ch (https://www.cath.ch/newsf/deces-du-jesuite-f-jalics-enleve-par-la-dictature-argentine-en-1976/) nous apprend aussi que le jésuite hongrois Ferenc (François) Jalics né en 1927 à Budapest, enlevé par les sbires de la dictature argentine en 1976 en compagnie de son confrère Orlando Yorio, est décédé le 13 février 2021 à l’âge de 93 ans. Les deux jésuites, des religieux politiquement engagés et qui vivaient auprès des pauvres dans un quartier marginalisé, avaient été enlevés par un commando de la sinistre École de mécanique de la Marine (ESMA), qui servait à Buenos Aires de centre clandestin de torture et d’extermination d’opposants politiques. Il avait à plusieurs reprises innocenté le pape François, alors qu’Horacio Verbitsky continuait d’accuser Mgr Bergoglio d’avoir «lâché» ses confrères alors qu’il était provincial des jésuites en Argentine. Il s’est éteint dans la maison de retraite de Budapest, où il s’était finalement retiré. Il a longtemps animé un centre spirituel près de Nuremberg, en Bavière. Il a alors développé une intense vie spirituelle. Sa méthode de prière s’inspire de la pratique des pères du désert et de celle de la prière du cœur. Il était considéré comme l’un des grands priants de notre temps.

 

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Publié le 13 Février 2021

religiondigital.org nous apprend ce samedi 13 février 2021 un nouveau scandale dans l'Église allemande : un rapport, publié par divers médias, a documenté divers crimes de viol et d'abus sexuels commis contre des enfants orphelins, qui ont été ''vendus'' par des religieuses de l'archidiocèse de Cologne à des prédateurs sexuels.

 

Les résultats du rapport, découverts par le Daily Beast, n'ont pas été rendus publics, mais les fuites suggèrent que des religieuses de la ville allemande de Speyer ont été accusées d'avoir reçu de l'argent pour avoir amené de petits enfants à des prêtres qui les abusaient sexuellement.

 

L'un des survivants, Karl Haucke, a déclaré à  Deutsche Welle qu'il avait intenté une action en justice pour demander une indemnisation à l'Église catholique, alléguant plus d'un millier de cas d'abus au cours de la décennie où il vivait dans un foyer pour enfants, désormais fermé. Haucke a reçu 18 000 $ en compensation de ses souffrances.

 

L'évêque de Spire, Karl-Heinz Wiesemann, a identifié le principal assaillant comme un vicaire nommé Rudolf Motzenbäcker, qui est maintenant mort. Le rapport détaille que 175 personnes, pour la plupart des enfants âgés de 8 à 14 ans, ont été victimes de violence pendant deux décennies. L'agence de presse protestante EPD et l'agence de presse catholique KNA ont acquis des copies de la décision du tribunal, qui détaillait les accusations d'abus subis par les enfants de la part de membres du clergé dans les années 1960 et 1970. Cependant, l'enquête a refusé de blâmer directement les religieuses impliquées, arguant que les abus étaient le résultat d'erreurs de gestion, a rapporté le Daily Beast.

 

Des détails ont été divulgués à la presse après que l'archidiocèse a refusé de publier le rapport, exigeant que les journalistes ayant vu les documents signent un accord de confidentialité. Tous ceux qui ont assisté à une conférence de presse annonçant la conclusion de l'enquête se sont retirés, refusant de respecter les termes de l'Église.

 

Quand on croit que l’Église ne peut pas faire pire, les horreurs surgissent pour donner un bien triste visage de l’institution qui a préféré taire les abus sexuels de prêtres et comme on peut le voir dans l’archidiocèse de Cologne devenir complice des prédateurs. Tout simplement choquant.

 

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Publié le 12 Février 2021

cath.ch nous montre ce jeudi 11 février 2021 que le président exécutif d’Aide à l’Église en détresse International (AED/ACN), Thomas Heine-Geldern, a confirmé  le 10 février 2021, les allégations de violence sexuelle, y compris de tentative de viol, remontant à 1973, à l’encontre du Père Werenfried van Straaten, fondateur de l’œuvre d’entraide catholique basée à Königstein, en Allemagne.

 

Né à Mijdrecht, aux Pays-Bas, le Père prémontré Werenfried van Straaten (1913-2003) s’est fait connaître en organisant des récoltes de dons pour les Allemands en détresse après la Deuxième Guerre mondiale. Connu sous le nom de «Père au lard», le religieux a commencé en apportant de la nourriture, entre autre du lard, provenant de paysans belges et néerlandais, aux enfants allemands affamés. Son action s’est ensuite transformée en un engagement international, d’abord dans les années 1950 pour l’Europe de l’Est passée sous le joug communiste, puis sur tous les continents. L’AED/ACN soutient ainsi chaque année plus de 5000 projets individuels dans 140 pays. Depuis 2011, l’œuvre est devenue une fondation de droit pontifical. Décédé en 2003, il a été accusé en 2010, dans une lettre, de tentative de viol commise en 1973 sur une jeune femme d’une vingtaine d’années, employée de l’œuvre.

 

Le président exécutif d’Aide à l’Église en détresse International a précisé qu’une fois l’affaire connue à l’automne 2010, l’organisation avait immédiatement informé la Congrégation pour le clergé à Rome et la Conférence épiscopale allemande. «L’engagement d’une action civile, envisagée en même temps, s’est avéré impossible, car l’accusé était décédé.» Les victimes potentielles reçoivent à juste titre une aide financière si les faits criminels semblent crédibles après un examen, même s’il n’y a pas d’autres preuves claires et que l’accusé ne peut plus être interrogé. En 2010, les faits remontaient déjà à 37 ans et le Père Werenfried était décédé depuis 7 ans. La plupart des crimes sexuels ont lieu sans témoins, de sorte que les possibilités de preuves juridiques font souvent défaut, rappelle AED/ACN. La victime avait exprimé le souhait de confidentialité, et l’œuvre l’a respecté. Jusqu’à présent il n’existe pas d’autres allégations d’abus sexuels commis par le Père van Straaten. En 2016, l’AED/ACN a lancé une recherche approfondie dans les archives de la Congrégation pour le clergé. Aucune preuve n’a été trouvée pour étayer les soupçons d’autres infractions ou agressions sexuelles.

 

La révélation de cette accusation avait eu lieu en 2010, alors que Mgr Manfred Grothe, évêque auxiliaire de Paderborn, effectuait une visite canonique au sein de l’AED/ACN. «Cette visite ne portait pas sur la personne du Père Werenfried, décédé en 2003, mais uniquement sur la modernisation de l’organisation du travail», a-t-il précisé. Mais c’est dans ce cadre que Mgr Grothe a appris les graves accusations portées contre le Père van Straaten. Il a alors mis fin aux efforts de certaines personnes pour engager un procès de béatification du Père van Straaten. Un éventuel procès de béatification n’a jamais été engagé par l’Aide à l’Église en Détresse et elle n’a aucun intérêt à le faire dans le futur, a confirmé Thomas Heine-Geldern.

 

Outre la tentative de viol d’une employée en 1973, la visite de 2009 avait également permis de constater chez le Père van Straaten «l’intempérance dans le style de vie», «des lacunes importantes dans la gestion du personnel» et «des sympathies pour les idées fascistes». L’accusation d’excès dans son style de vie personnel est basée sur des rapports individuels de consommation excessive d’alcool ou de nourriture, mais l’accusation d’intempérance ne peut pas être confirmée, relève aujourd’hui l’œuvre. Sur la question de la gestion du personnel, AED/ACN rappelle que le Père van Straaten a fondé l’œuvre de charité en 1947 et l’a dirigée pendant 55 ans, jusqu’à sa mort en 2003. Pendant cette période, il a eu forcément des conflits avec des employés. Et le style de direction de l’époque ne correspondait certainement pas à la compréhension actuelle de la gestion moderne du personnel, admet l’œuvre. Enfin «il n’y a aucune preuve d’idées d’extrême droite ou fascistes dans les écrits de l’ensemble de ses 55 ans à la tête de l’œuvre. Au contraire, le Père van Straaten a condamné les dictatures et a pris une position ferme contre elles».

 

AED/ACN souligne également la mise en place depuis 2019 de «directives de sauvegarde» pour la prévention des abus sexuels en tant que priorité de l’organisation, tant au niveau interne que dans le financement des projets. Dans ce cadre, des règlements et des processus ont été élaborés et mis en place pour la garantir.

 

Comme le signale cruxnow.com (https://cruxnow.com/vatican/2021/02/catholic-charity-confirms-allegations-of-assault-against-founder/) Van Straaten rejoint maintenant la liste croissante des fondateurs des principales organisations catholiques à accuser d'une forme d'abus, y compris le fondateur des Légionnaires du Christ Marcial Maciel, le fondateur du Sodalitium Christianae Vitae, Luis Fernando Fiagri, le fondateur du monastère de Bose, Enzo Bianchi, et le fondateur de la communauté de L'Arche, Jean Vanier.

 

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Publié le 9 Février 2021

Youna Rivallain, dans la-Croix.com nous montre ce mardi 9 févier 2020 que pour améliorer son soutien aux victimes d’abus sexuels, le diocèse de Valence a sollicité l’association Remaid France Victimes 26. Cette association, reconnue par le ministère de l’intérieur, est spécialisée dans l’aide aux victimes. Sur les rails depuis plusieurs mois, le partenariat vient d’être validé par une signature, annoncée par le diocèse lundi 8 février. Ce dispositif vient compléter l’aide aux victimes d’abus déjà mise en place par le diocèse. Derrière ce partenariat, le besoin d’élargir la gestion de ces traumatismes souvent traités en interne. «Il y a des personnes qui ne veulent se confier qu’à des représentants de l’Église, d’autres au contraire, ne veulent surtout pas et préfèrent parler exclusivement à un acteur extérieur. Ce qui est important, c’est que ces personnes en souffrance aient le choix. L’essentiel est d’être écouté», explique Pierre-Yves Michel, évêque de Valence dans un communiqué de presse.

 

Depuis 2016, les signalements à la cellule d’écoute ont concerné plutôt des affaires anciennes et prescrites. Ces derniers mois, le téléphone de cette cellule n’a pas sonné du tout. « Mais nous voulons montrer que nous n’oublions pas, nous sommes là, présents et à l’écoute pour les potentielles victimes qui n’oseraient pas se confier à des personnes titulaires de l’autorité ecclésiale », souligne Nicolas Guyonnet, responsable communication du diocèse joint par La Croix. «Même si actuellement nous n’avons plus de victimes qui nous sollicitent, nous restons vigilants. Nous ne voulons pas forcer les gens à parler mais notre rôle est de faire savoir qu’il est possible de s’exprimer», expose Mgr Michel dans le communiqué. La possibilité de se confier à des professionnels de l’écoute et de l’aide aux victimes sera donc proposée aux personnes victimes d’abus, ainsi qu’un soutien psychologique dans la durée et de la prévention auprès des publics scolaires.

 

Dans son attirail pour se mettre au service des victimes, Remaid France Victimes 26 proposera également des séances de sophrologie, ateliers d’écriture et rencontres entre victimes et auteurs de violences sexuelles. «46 % de ceux qui s’adressent à Remaid France sont victimes d’abus sexuels, mais l’association accompagne également des personnes touchées par des traumatismes liés à des catastrophes naturelles, attentats, etc.» explique Nicolas Guyonnet. Ainsi, si ce partenariat devrait bénéficier principalement aux victimes d’abus, il pourrait concerner les victimes au sens large. Comme lors de l’assassinat fin janvier d’une conseillère Pôle emploi de Valence et d’une DRH ardéchoise. «Une cellule psychologique a été mise en place dans l’école catholique proche, où étudiait le fils de la conseillère Pôle emploi en question, rappelle le responsable communication. Remaid France pourrait aussi intervenir dans ce genre de situations.»

 

Le diocèse de Vannes a sollicité l’association Remaid France Victimes 26 afin d’améliorer son soutien aux victimes d’abus, et semble montrer ainsi que l’aide envers celles-ci est pleinement mise en place et la vigilance est de mise.

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