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Publié le 25 Mai 2017

Libération.fr dans son Direct nous montre ce mercredi 24 mai 2017 que le président américain a rencontré le pape François ce matin au Vatican, pour un face-à-face très attendu entre deux dirigeants souvent aux antipodes l'un de l'autre. A l'issue de leur entretien d'une demi-heure, les deux hommes sont apparus relativement détendus et souriants devant la presse. Mais rien n'a filtré dans l'immédiat sur leur discussion à huis clos dans la bibliothèque des appartements pontificaux. «Merci, merci, je n'oublierai pas ce que vous avez dit», a cependant glissé le président américain en prenant congé de son hôte.

 

RFI.fr dans son article «La paix, sujet majeur du tête-à-tête entre le pape François et Donald Trump» nous livre un peu plus de précision sur cette rencontre. Une rencontre qui a débuté dans un climat crispé mais plus détendue par la suite. L’entretien dans la bibliothèque du palais apostolique a duré à peine une demi-heure. Au menu des discussions : ce que Trump avait envie d’entendre comme l’engagement en faveur de la liberté religieuse et de conscience, mais le Saint-Siège a précisé que les discussions avaient aussi porté sur l’engagement de l’Église catholique américaine dans la santé, l’éducation ou l’aide aux migrants, thématiques sensibles aux États-Unis.

 

Le pape a souhaité que le président américain soit «un instrument de paix» dans le monde, après qu’il ait signé un contrat record de ventes d’armes lors de son voyage en Arabie Saoudite. Un contrat qui est très mal passé au Vatican. «On a besoin de paix», a répondu laconiquement le président américain. Le pape a fini aussi sur une pique subtile à Donald Trump, climato-sceptique avéré puisqu’à l'issue de l'entretien le pape a fait cadeau au président américain de ses textes écrits pour la journée mondiale de la paix... dont une lettre sur la défense de l'environnement.

 

Enfin dans le Direct de Libération.fr, le diocèse de Lyon n’a pas eu la meilleure des attitudes suite à la citation à comparaitre du cardinal Philippe Barbarin. Dans un communiqué au ton très ferme, le diocèse de Lyon a réagi, mercredi, à la citation directe devant le tribunal correctionnel de Lyon du cardinal Barbarin et de six autres personnes pour non dénonciation d'agressions sexuelles dans le cadre de l'affaire du père Bernard P., soupçonné d'avoir abusé de dizaines de jeunes scouts dans les années 70 et 80. Il dénonce «un acharnement qui se trompe de cible et qui disperse les énergies inutilement au regard de l'objectif commun : la lutte contre la pédophilie».

 

Non, ce n’est pas de l’acharnement, les prêtres pédophiles ont été couverts par leur hiérarchie, celle-ci est autant responsable que les pervers qu’ils ont laissé au contact des enfants. C’est ce qu’on appelle non assistance à personne en danger.

 

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Publié le 23 Mai 2017

Isabelle Gonzalez dans son article pour france3-regions.francetvinfo.fr nous montre que le cardinal Philippe Barbarin et six autres personnes sont cités à comparaître en septembre 2017 devant le tribunal correctionnel de Lyon par des victimes d'agressions sexuelles au sein de l'Eglise, qui leur reprochent de ne pas avoir dénoncé ces faits à la justice, ont annoncé, ce mardi 23 mai 2017, leurs avocats.

 

Cette procédure de citation directe intervient après le classement sans suite il y a dix mois d'une enquête préliminaire diligentée sur ce dossier par le parquet de Lyon. La citation a été délivrée ce mardi 23 mai au matin par huissier, comme le veut la procédure.

 

Une première audience dite "de consignation" a été fixée au 19 septembre devant le tribunal correctionnel de Lyon, ont indiqué les avocats lors d'une conférence de presse organisée à Villeurbanne. Cette citation émane de dix victimes constituées partie civile : cinq victimes d'agressions non prescrites du père Bernard Preynat (faits pour lesquels le religieux a été mise en examen) et cinq autres pour lesquels les faits sont prescrits.

 

Aux côté du cardinal de Lyon sont aussi visés par la procédure le directeur de cabinet de Mgr Barbarin Pierre Durieux (actuellement sur le départ), Régine Maire, qui était chargée de la cellule d'aide aux victimes de prêtres dans le diocèse, le vicaire épiscopal du Roannais Xavier Grillon (supérieur hiérarchique direct du père Preynat), l'archevêque d'Auch Maurice Gardès, l'évêque de Nevers Thierry Brac de la Perrière et Luis Ladaria Ferrer, secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi au Vatican.

 

Pour une des avocates des plaignants, Me Nadia Debbache, le scandale "n'est pas l'affaire d'un seul homme mais d'une institution". "Tout le monde à son échelon a participé, y compris au sein même du Vatican", a-t-elle ajouté.

 

François Devaux, un des fondateurs de l'association La Parole libérée qui a révélé toute l'affaire, a souligné que, "faire ce recours, c'est pour (eux) un acte citoyen et responsable". "Il n'y a aucun acharnement mais il y a de réelles questions judiciaires qui se posent" par rapport au classement sans suite de l'affaire par le parquet l'été dernier, a-t-il fait valoir.

 

Les victimes et leurs avocats souhaitent porter à l'audience le débat sur la prescription des faits de non-dénonciations d'agressions sexuelles sur mineur. Ce délai, qui est actuellement de trois ans, est un des motifs mis en avant par le parquet pour classer l'affaire.

 

Les victimes des prêtres pédophiles à Lyon n’ont pas tort, puisqu’elles pourront relancer, à travers cette procédure, le débat sur la prescription des faits et l'obligation d'informer les autorités policières ou judiciaires. Cela permettra de mettre en avant irresponsabilité du diocèse de Lyon et d’imposer l’obligation d’informer les autorités pour mettre fin à l’impunité des prédateurs sexuels.

 

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Publié le 20 Mai 2017

«Écouter les pauvres» pour les mettre au cœur du développement humain intégral : c’est l’appel lancé par le pape François samedi 20 mai 2017 comme nous le montre Radio Vatican. Il s’adressait aux participants du rassemblement international de la Fondation Centesimus Annus-Pro Pontifice, qui vise à promouvoir la doctrine sociale de l’Église. Le pape a salué leur volonté de «développer des modèles de croissance économique centrés sur la dignité, sur la liberté et sur la créativité» de la personne humaine.

 

S’appuyant sur le travail de la fondation, le pape a d’abord rappelé l’importance d’aborder la lutte contre la pauvreté comme un «phénomène humain et pas seulement économique». Et qui mieux que les pauvres eux-mêmes pour mieux comprendre cette réalité ?

 

«Promouvoir le développement humain intégral, indique ainsi François, demande dialogue et engagement envers les besoins et les aspirations des personnes, demande d’écouter les pauvres et leur expérience quotidienne de privations multiples et superposées ». Le pape suggère la création de «structures de médiation» entre les communautés et le monde des affaires, où les pauvres soient à la fois «les protagonistes principaux et les bénéficiaires» des processus. «Une telle approche de l’activité économique, basée sur la personne, encouragera l’initiative et la créativité, l’esprit entrepreneuriale et la communauté de travail et d’entreprise, et ainsi favorisera l’inclusion sociale et la croissance d’une culture de solidarité efficace.»

 

Le pape est ensuite revenu sur la question du chômage dans un contexte de révolution technologique et de transformation du marché du travail. Une nouvelle fois le Saint-Père a pointé ce fléau qui touche les jeunes en particulier, «Un phénomène qui est arrivé à un niveau très grave» a t-il noté. Ce thème était au cœur du rassemblement de la fondation Centesimus Annus-Pro Pontifice qui s'est réunie du jeudi 18 au samedi 20 mai. Rappelant, à la suite du synode des évêques, que les situations d’incertitudes professionnelles contribuent souvent à l’augmentation «des pressions et des problèmes familiaux», le pape François a invité à prendre en considération «non seulement les individus mais aussi les familles» dans la recherche de solutions.

 

Mais le pape doit aussi se rendre compte de la situation en Europe dont les États en son sein font baisser le chômage sans solidarité avec ceux qui n'ont pas accès à l'emploi en créant des travailleurs pauvres gagnant des bas salaires, mangent grâce à des organisations de charité, ont du mal à régler les factures et sont exclus bancaires. On peut y ajoute les personnes âgées touchant de petites retraites et les femmes seules avec enfants. Voilà, la réussite européenne qu’on nous propose actuellement en France. Les mots du pape réchauffent le cœur mais ils ne pas permettent pas aux gens de vivre dignement.

 

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Publié le 18 Mai 2017

Christine Schenk dans NCRonline.org nous montre le mercredi 17 mai 2017 que les chrétiens et d’autres personnes intègres aux États-Unis ne peuvent pas parler pour le bien commun à la suite de l’élection de Donald Trump qui est une victoire apparente de ce que les théologiens, les féministes et les historiens sociaux ont nommé «le système de domination». Trump est l’affiche de ce système à travers les lois sanitaire et fiscales actuelles qui favorisent les riches, elle propose alors un autre modèle pour le contrer, celui de Jésus.

 

Elle utilise l'exégète biblique Walter Wink qui, dans son livre Engaging the Powers : Discernment and Resistance in a World of Domination, cite la "pure originalité" de Jésus, qui dans Matthieu 5, 38-41 était d'abord le défenseur d’une action non violente qui va vers les opprimés, qui expose et désempare l'oppression. Voici le texte : «Vous avez entendu qu'il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Mais moi je vous dis de ne pas résister au méchant; mais si quelqu'un te frappe à la joue droite, présente-lui aussi l'autre. Et si quelqu'un veut plaider contre toi, et t'ôter ta robe, laisse-lui encore le manteau. Et si quelqu'un te contraint d'aller une lieue avec lui, vas-en deux.»

 

Les pratiques économiques romaines, en particulier en Galilée, étaient responsables de l'expulsion systématique des familles agraires de leurs terres ancestrales. Les Israélites payaient une triple taxe : aux dirigeants hérodiens locaux, à Rome et au Temple. Ce système régressif a bénéficié à l'élite au détriment des paysans et des artisans pauvres dont le travail a bénéficié aux riches nourris et habillés par l'Empire. Cela semble familier ? Presque tout le monde était toujours endetté. La paysannerie rurale appauvrie s’exprima périodiquement dans une série de rébellions populaires qui ont été brutalement réprimées par les légions de Rome. Jésus était pratique. Face à une force militaire accablante, la violence était une invitation au suicide. De plus, il savait que cela transforme souvent ses partisans en nouveaux oppresseurs.

 

Mais loin de conseiller la passivité, Jésus encourage une paysannerie dégradée et découragée à conserver son pouvoir et son initiative tout en travaillant pour la transformation du système dominateur. Elle paraphrase brièvement l'explication de Wink dans le texte de Matthieu : «Tournez l'autre joue : dans le monde antique, un supérieur insulte un inférieur avec une claque arrière qui a atterri sur la joue droite de la personne insultée. Jésus suggère qu'e la personne insultés devrait immédiatement offrir la joue gauche. Cela rejette simultanément l'insulte et l'inconvénient pour l'oppresseur est qu’il est maintenant forcé de donner une gifle en arrière avec sa main gauche (on ne le faisait jamais parce puisque la main gauche était utilisée à des fins impures) ou essaye une gifle à droite, ce qui est un défi physique, devenu impossible.

 

Donnez également votre manteau. La plupart des gens avaient au moins deux vêtements, un vêtement intérieur qui était une sorte de tunique ou le "manteau", et un vêtement extérieur qui était comme un manteau. Un pauvre n'a généralement que ceux-là. Le manteau était souvent donné comme garantie sur un prêt. Dans la loi juive, un créancier est chargé de le renvoyer au coucher du soleil plutôt que de priver le pauvre de sa couverture nocturne. Lorsque Jésus suggère de se dépouiller du manteau et du vêtement intérieur, il invite les opprimés à démasquer la cupidité de leur créancier et à donner une mauvaise publicité en sortant de la salle de la cour, nu. Dans le judaïsme, la honte tombe sur la personne qui a vu ou causé la nudité plutôt que la personne nue elle-même.

 

Aller plus loin : il y avait beaucoup de règles impériales interdisant aux soldats romains de forcer les populations locales à porter leur équipement pendant plus d'un mille. En proposant de «faire un effort supplémentaire», le pauvre conserve sa propre initiative et son pouvoir tout en écartant le soldat qui l'oblige à désobéir à la loi s'il profite de l'offre.»

 

La vision de Jésus était que, sous le règne de Dieu, le nu serait vêtu, les affamés seraient nourris et les aveugles verraient (Matthieu 11, 5, 25, 34-46). Sa vision a résonné pendant des millénaires dans les valeurs et les aspirations de la culture occidentale. Mais la plupart d'entre nous considèrent la vision de Jésus comme un idéal utopique d’un autre monde sans beaucoup de conséquence pratique aujourd'hui. C'est là que nous nous trompons. Jésus était un organisateur communautaire inspiré et pratique qui a attiré des adeptes de toutes les couches de la société, y compris les pêcheurs (Pierre, Jacques et Jean), les femmes d'affaires (Marie de Magdala), les socialistes (Joseph d'Arimathie et le «jeune homme riche»), Les chefs religieux (Nicodème) et les étrangers (la femme cananéenne, la Samaritaine et le centurion de Capharnaüm).

 

Il était un professeur charismatique, un guérisseur et un diseur d'histoire qui pouvait articuler et modéliser l'alternative de Dieu au système dominateur : "Si vous voulez être le premier, vous devez répondre aux besoins de tous" (Matthieu 20,26). Jésus a attiré des adeptes qui, après sa mort et sa résurrection, ont vécu et sont morts pour faire avancer sa vision, même aujourd'hui. Jésus a modelé la non-violence créative pour résister à l'oppression et transformer les systèmes dominateurs en quelque chose qui ressemble plus au «règne de Dieu».

 

Elle poursuit son point de vue en disant : «Je crois que nous sommes à un nouvel moment dans notre voyage dans le règne juste de Dieu.» «Des centaines de milliers de personnes ayant l’esprit de justice suivent les exemples de Jésus, Gandhi, King, Day et compagnie, Et adoptent des moyens créatifs non violents pour résister aux agressions récentes et sérieuses sur la dignité humaine et la justice aux États-Unis. Notre plus grande tentation est d'être passif, de normaliser les comportements anormaux ou de croire qu'il est infructueux de résister. Nous devons exploiter en profondeur l'énergie spirituelle mystérieuse qui nous aide tous, et comme Jésus, créer de nouvelles façons de résister à l'injustice et pour s'aimer les uns les autres. Lorsque nous le ferons, nous pouvons enfin voir l'Évangile dans notre gouvernement.»

 

Actuellement comme le montre francetvinfo.fr dans Le Live du jeudi 18 mai 2017 la Grèce doit aussi faire face à ce système de domination, car la contestation sociale continue en Grèce, alors que de nouvelles mesures d'austérité dictées par les créanciers du pays doivent être votées ce soir. Ce matin, deux manifestations ont eu lieu à Athènes : une de retraités, et une autre d'employés municipaux devant le ministère de la Réforme administrative.

 

Alors qu’en France, le système de domination a déjà placé ses pions avec Muriel Pénicaud au ministère du travail et qui a obtenu le peu glorieux surnom de "Madame Burn-out" lors de son passage à Business France, l'éditrice Françoise Nyssen (Actes Sud), à celui de la culture, alors que les maisons d’éditions voient la culture comme un produit commercial, Sylvie Goulart au ministère des armées qui a été consultante au sein de l’Institut Berggruen sur la gouvernance, un think-tank basé aux États-Unis, Agnès Buzyn ministre des Solidarités et de la Santé qui considère que les liens d’intérêt entre experts et laboratoires pharmaceutiques sont un gage de compétence alors que le scandale du Médiator a prouvé le contraire, Elisabeth Borne au ministre chargée des transports, qui a e un management rigide et peu inclusif à la RATP, et le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer de l’Institut Montaigne, un think tank libéral.

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Publié le 17 Mai 2017

Jesús Bastante nous montre dans son article sur peridostadigital.com du mardi 16 mai 2017 que l'impression après avoir écouté Emiliano Fittipaldi, est que le Vatican ne veut rien faire contre le fléau de la violence sexuelle. Le pape François n'a pas fustigé les prêtres pédophiles, il n'a pas créé une commission anti-abus, n’a pas rédigé de nouvelles règles contre les évêques des abuseurs. «Pour François, la lutte contre la pédophilie n’est pas une priorité», c’est la secousse retentissante de l'auteur de «Lussuria» (FOCA), qui a été présenté cet après-midi à San Carlos Borromeo.

 

Un livre né du résultat de ses recherches antérieures, «avarizia» qui a conduit le journaliste dans le cas «Vatileaks II». «Quand j'étais à l'intérieur du Vatican, un Monseigneur m'a suivi et m'a donné des informations» qui étaient la base de ces pages, qui clôturent comment les clés de la révolution manquée de François sont non seulement dans le processus économique, mais dans le scandale de la pédophilie. Rien n'a changé».

 

«François a dit des choses importantes contre la pédophilie, mais dans la pratique, rien n'a changé au Vatican», a déclaré Fittipaldi, qui dénonce la façon dont certains des principaux contributeurs de Bergoglio (Pell, Errázuriz ou Maradiaga, membres du C-9) «ont couvert de tels crimes».

 

Dans ses recherches, Fittipaldi analyse quelques-unes des plaintes qui sont venus à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et admet que «les plaintes ont doublé au cours du pontificat du pape François, par rapport à celui de Benoît XVI». Ainsi, ils sont passés d'une moyenne de 200 plaintes par an, à plus de 400, pour un total de plus de 1200 processus pour la préparation du livre. «Qu'il y ait des plus de plaintes peut être une chose positive, car cela signifie que beaucoup plus de gens osent parler de ce qui leur est arrivé», dit- il, mais il soutient que «le phénomène de la pédophilie est un phénomène encore très fort, que personne n'a réussi arrêter.»

 

«François a promis plus de transparence, mais j'ai essayé d'accéder aux donnés de la doctrine de la foi, et c’était impossible. Nous ne savons pas les noms des prêtres pédophiles, nous ne savons pas le résultat des enquêtes ... L'ONU, en 2014, a demandé l'information et on ne lui a pas donné», a déclaré Fittipaldi, qui a glissé l'accusation, établie par certains que «de nombreux fils de prêtres ne sont pas venus à la lumière parce que le Vatican paie le silence des mères, tout comme 50 ou 60 années auparavant. Rien n’a changé».

 

Fittipaldi ne croit pas au «pas en avant» donné par le pape François. «Sur son vol de retour de Fatima, le Pape a dit que ça n'a pas avancé à cause de problèmes bureaucratiques. Cette situation est inacceptable. François n’a que quatre ans en tant que pape, mais les enfants ne peuvent pas attendre plus longtemps.»

 

Dans sa recherche, le journaliste ne va pas dans les détails sordides, mais tente d'analyser les données et les documents divulgués et répète qu’à son avis, «Aujourd'hui, en 2017, l'Église protège et défend la pédophilie. Tout d'abord, elle se défend pour sa mauvaise image et, deuxièmement, pour l'argent». Pour Fittipaldi, ils n'ont pas donné plus de cas en Italie, en Espagne ou en Amérique latine, car l'institution n’est pas disposée à verser une indemnité, comme cela a été fait dans les États-Unis, l'Australie ou l'Irlande.

«Comme dans «avarizia», le pape reste comme quelqu'un qui essaie de changer les choses, mais sur la question de la pédophilie, François lui-même a une responsabilité très importante. En nommant des cardinaux comme Pell, Maradiaga ou Errazuriz, qui ont couvert des prêtres pédophiles, c’est inacceptable, ni un bon signe qui est donné aux victimes, aux fidèles et au monde». «J'ai le droit de critiquer ce pape, qui est aimé par beaucoup, et qui lui-même fait des choses dans le domaine de la communication. D'un point de vue pratique, il fait très peu. En ce moment, dans la Curie romaine il n'y a pas de révolution» selon Fittipaldi.

 

Enfin, comme une réponse Cameron Doody dans son article «Marie Collins : «Le pape comprend l'horreur des abus et la nécessité qu’ils soient éliminés de l'Église»», nous montre que beaucoup de choses restent à faire. L’Irlandaise Marie Collins a salué l'engagement du pape Francisco pour éradiquer ce fléau en disant qu’il «est en train de faire du mieux qu'ils peut» et qu’elle «pense qu'il travaille dur» citant comme preuve la mise en place du pontife de la Commission pour la protection des mineurs, tout en lançant un autre avertissement à la ligne dure de la curie personnifiée par le cardinal Gerhard Müller puisque la Congrégation pour la Doctrine de la foi avait refusé de mettre en œuvre des principales mesures recommandées par la Commission et le pape lui-même, car ils d'élaboraient des règles anti-pédophilie pour les églises locales ou l'établissement d’un tribunal spécial pour les évêques négligents. Pour Marie Collins, «Ce n’est pas surprenant qu'il y a une résistance à la Curie», qui est un des symptômes du cléricalisme.

 

Pour elle, la Commission a l'obligation de faire connaître les résistances qu’elle rencontre encore dans le travail qu'elle tente d'accomplir. En cas de résistance, même d’un petit noyau de personnes dans l'administration de l'Église, celle-ci doit se manifester. Il est grand temps que le pape agisse au lieu d’attendre pour pleinement répondre aux victimes des prêtres pédophiles, plus d’impunité et de haussement d’épaules mais des actes.

 

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Publié le 16 Mai 2017

letelegramme.fr nous montre ce mardi 16 mai 2017 une nouvelle réaction à la suite de l'élection d'Emmanuel Macron. Elle émane du pape François. Radio Vatican rapporte les propos du Saint-Père, publiés ce mardi dans un télégramme adressé au nouveau président de la France.

 

Le Saint-Père a adressé ses "vœux très cordiaux pour l’exercice de vos hautes fonctions au service de tous vos compatriotes". Le pape affirme prier "Dieu de vous soutenir pour que votre pays, en fidélité à la riche diversité de ses traditions morales et de son héritage spirituel marqué aussi par la Tradition chrétienne, porte toujours le souci de l'édification d’une société plus juste et fraternelle".

 

Il espère que "dans le respect des différences et l'attention aux personnes en situation de précarité et d’exclusion, (il) contribue à la coopération et à la solidarité entre les nations. Que la France continue à favoriser, au sein de l’Europe et dans le monde, la recherche de la paix et du bien commun, le respect de la vie ainsi que la défense de la dignité de chaque personne et de tous les peuples".

 

Le pape est un peu trop optimiste, quand on sait qu'après la rencontre entre Angela Merkel et Emmanuel Macron que les journalistes nous a vendu comme un grand changement, la France devra faire des efforts en réformant son marché du travail et en assainissant ses finances publiques. En gros, elle doit donner des gages en matière budgétaire. Puis Merkel a fait savoir qu’elle n’exclut pas la possibilité de changer les traités pour réformer l'Europe "si cela fait sens", alors qu’en réalité elle ne s'est pas engagée, mais elle a juste dit qu'on pouvait y réfléchir. En gros, il n’y aura pas de révision des traités. Enfin, Macron pour rassurer l’Allemagne, a expliqué qu'il ne voulait pas d'Eurobonds et de mutualisation des dettes anciennes des pays de la zone euro. Ce n’est pas ainsi qu’on lutte contre la pauvreté et les populismes.

 

Suivre le modèle allemand est sans doute un mauvais gage comme le montre L’OBS dans son article : «Travailleurs pauvres et salaires bas : le FMI met en garde... l'Allemagne». Dans un rapport publié hier, le Fonds monétaire international a averti l'Allemagne du risque d'augmentation de la pauvreté. Car si la croissance est forte, les excédents commerciaux très élevés, le budget équilibré, et le taux de chômage est bas, en revanche les travailleurs pauvres restent très nombreux. L'institution internationale, davantage connue pour ses recommandations de cures d'austérité pour les pays en difficulté, a donc recommandé, entre autres, une augmentation des salaires, des investissements publics, et une baisse des impôts. Pour réduire la pauvreté, les inégalités, booster la demande intérieure, la croissance ainsi que celle de... toute la zone euro.

 

Enfin, la société civile dont parle la République en marche (REM) est plutôt limitée, comme le montre l’article de L’OBS : «Législatives : les candidats "société civile" de REM, la République "des gens qui vont bien" selon Mediapart».Qui sont les candidats aux législatives de la République en marche (REM) qui n'ont jamais été élus auparavant ? Mediapart a épluché la liste allongée hier soir. La "société civile" du parti présidentiel "est surtout constituée de chefs d’entreprise, médecins, avocats, cadres du privé ou collaborateurs d’élus. On n’y trouve a priori aucun ouvrier, et seulement une toute petite poignée d’employés." Ce sont "des CSP+, des cadres dynamiques, des notables locaux. Un monde de gens qui vont plutôt bien, voire très bien, à l’image du noyau des électeurs d’Emmanuel Macron", estime Mediapart. Le journal souligne que "la liste compte d’abord un nombre considérable de chefs d’entreprise, PDG, créateurs de start-up, patrons de TPE/PME. Au total, d’après nos calculs, c’est de loin le plus gros contingent. Ils sont au moins une soixantaine, soit un peu moins d'un tiers des candidats estampillés 'société civile'."

 

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Publié le 14 Mai 2017

Ce dimanche 14 mai 2017 Radio Vatican nous montre qu’interrogé dans l’avion qui le ramenait de son 19ème voyage apostolique à Fatima, au Portugal, le pape François est revenu samedi 13 mai 2017 sur sa visite des deux derniers jours. Il s’est aussi exprimé sur les relations avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, sur les apparitions présumées de Medjugorje et sur sa future rencontre avec Donald Trump.

 

«Fatima porte certainement un message de paix», a d’abord répondu le pape à une journaliste portugaise. «Et ce message a été apporté à l’humanité par trois grands communicants qui avaient moins de 13 ans, ce qui est intéressant.» Faisant part de sa «grande joie» d’avoir pu canoniser François et Jacinthe Marto à Fatima, il a souhaité que ce soit ce message de paix que le monde retienne de son voyage. Le pape François, qui s’était présenté comme un «évêque vêtu de blanc» vendredi, lors d'une prière, s’est défendu de toute volonté de réinterpréter le message de Fatima. Il a d’ailleurs informé que la prière avait été écrite par le Sanctuaire de Fatima. «Je pense qu’ils ont cherché à exprimer par le blanc cette volonté d’innocence, de paix: innocence, ne pas faire de mal à l’autre, ne pas faire la guerre, c’est la même chose.»

 

Interrogé sur sa future rencontre, le 24 mai prochain, avec Donald Trump, le pape François a refusé de donner son opinion sur le président américain. «Je ne juge jamais quelqu’un sans l’avoir écouté. Je ne pense pas devoir le faire, a justifié le Pape. Les choses sortiront lors de notre discussion, je dirai ce que je pense, lui dira ce qu’il pense.» Relancé sur son avis concernant la politique migratoire de Donald Trump, le pape n'a pas voulu s'étendre : «Vous le savez bien», s’est-il exclamé. Il a souhaité «chercher les portes qui sont au moins un peu ouvertes» pour discuter des points d’accord et aller de l’avant, «pas à pas», puisque «la paix est artisanal : elle se fait chaque jour».

 

Concernant l’état des relations avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, alors que des rumeurs évoquaient une annonce ce dimanche 13 mai, le pape François a noté que «les rapports actuels sont fraternels». Rappelant ses gestes récents sur les sacrements de réconciliation et du mariage, le pape a indiqué que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi avait étudié un document sur le sujet mais qu’il ne lui est pas encore parvenu. «J’ai de bons rapports avec Mgr Fellay : je lui ai parlé plusieurs fois. Je n’aime pas brusquer les choses. Cheminer, cheminer, cheminer : et après on verra», a-t-il poursuivi. Le pape a refusé de voir «toute forme de triomphalisme» dans un possible accord : «pour moi ce n’est pas un problème de vainqueurs ou de vaincus, non. C’est un problème de frères qui doivent cheminer ensemble, en cherchant la formule pour faire des pas en avant».

 

Le pape a aussi parlé du dialogue positif avec les Églises protestantes. «De grands pas en avant ont été faits», a-t-il souligné, se référant notamment à son voyage en Suède pour le début des commémorations des 500 ans de la Réforme luthérienne. «C’est significatif pour l’œcuménisme : cheminer ensemble par la prière, par le martyre et par les œuvres de charité, par les œuvres de miséricorde (…) et les théologiens continueront à travailler, mais le chemin doit aller de l’avant. Avec le cœur ouvert aux surprises.»

 

Concernant Medjugorje (Bosnie- Herzégovine), le pape a rappelé que «toutes les apparitions ou les présumées apparitions appartiennent à la sphère privée, elles ne font pas partie du magistère public ordinaire de la foi». Il a ensuite tenu à «distinguer trois choses». Il a d’abord assuré que l’enquête sur les premières apparitions aux enfants doit continuer. Il a ensuite fait part des «doutes» de la commission présidée par le cardinal Ruini au sujet des présumées apparitions actuelles. «Je préfère la Madonne mère, notre mère, plutôt que la Madonne chef de bureau télégraphique qui envoie des messages tous les jours à une heure précise… Cette femme n’est pas la mère de Jésus. Et ces apparitions présumées n’ont pas tellement de valeur», a déclaré le pape, soulignant qu’il s’agissait d’une opinion «personnelle» mais «claire». Enfin, il a reconnu que «des gens se rendent là et se convertissent, rencontrent Dieu, changent de vie» : un «fait spirituel et pastoral» qui ne peut être nié selon lui. C’est pour cette mission pastorale qu'il a nommé le 11 février dernier Mgr Henryk Hoser, archevêque de Varsovie-Praga.

 

Le pape est aussi longuement revenu sur le sujet délicat des abus sexuels sur mineurs et la récente démission de Mary Collins de la Commission pontificale pour la protection des mineurs. Affirmant avoir parlé avec Mary Collins, le pape a reconnu qu’elle avait eu «un peu raison» dans ses accusations. «Il y a peu de gens, il faut plus de gens compétents sur le sujet», a-t-il affirmé, tout en assurant que le Vatican avançait sur cette question. «Les retards se sont accumulés», a aussi reconnu le pape, se félicitant néanmoins que des protocoles à suivre pour traiter ces cas aient été mis en place aujourd’hui dans presque tous les diocèses. Pour les aider, le pape a évoqué le projet de «tribunaux continentaux». Il a aussi rappelé avoir clarifié la procédure d’appel et expliqué que tout prêtre condamné pouvait lui demander une grâce. «Moi, je n’ai jamais signé aucune grâce», a-t-il affirmé.

 

Le pape François a donc parlé de ses relations avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X et semble ne pas se rendre compte qu’il va faire entrer le loup dans la bergerie, l’envie de fraternité ne doit pas être de l’aveuglement et il faut demander aux lefebvriste des gages que sont l’appui des réformes du concile Vatican II et des réformes actuelles du Vatican et de l’Église, ensuite un dialogue avec Donald Trump ne doit pas se prendre à la légère avec un homme qui est l’exact opposé du pape notamment au niveau de l’accueil des étrangers et de la solidarité envers les pauvres et, enfin, le pape devra se montrer prudent contre le traitement des affaires de pédophilie dans l’Église vu que sa hiérarchie n’a pas pris les cas au sérieux et se montrer ferme contre Medjugorge qui a tout d’une escroquerie.

 

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Publié le 11 Mai 2017

LeMonde.fr dans le Live Présidentielle 2017, francetvinfo.fr dans et L’OBS dans Le réveil politique nous montre jeudi 11 mai 2017 nous montre que Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu'il serait candidat aux législatives à Marseille, dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône face au socialiste Patrick Mennucci, qui n'a pas bien accueilli la nouvelle et le député socialiste marseillais lui reproche de s'être présenté dans une circonscription acquise à la gauche, où le FN ne menace pas. Les tractations entre le PCF et La France insoumise n'ont – pour l'heure – pas abouti aux résultats espérés par Pierre Laurent, le sénateur de Paris a plaidé ce jeudi sur France Inter pour une poursuite des négociations.

 

Manuel Valls est convoqué devant la commission des conflits du PS en vue d’une éventuelle exclusion. La République en marche a par ailleurs affirmé hier que "pour l'heure", sa candidature aux législatives sous la bannière de la majorité présidentielle ne pouvait être retenue. Tandis que la direction du PS va droit dans le mur puisque Bernard Cazeneuve a lancé mercredi au Mans la bataille des législatives, en affirmant qu'il était impossible pour le PS de partir au combat "en disant 'nous sommes dans l'opposition'" et souhaite d'apporter son concours et sa contribution à Emmanuel Macron. Ce que Stéphane Le Foll a confirmé en disant ce matin à RMC que la priorité du Parti socialiste était la réussite du quinquennat d'Emmanuel Macron. Consternant.

 

Ce souhait n’est pas partagé par ceux qui veulent refonder le PS. Benoît Hamon va lancer son mouvement au mois de juillet mais sans quitter le PS, afin de continuer à défendre les idées avancées pendant la présidentielle. Et après la présidentielle, la lune de miel entre l'écologiste Yannick Jadot et Benoît Hamon se poursuit. Le premier vient d'annoncer qu'il rejoignait le mouvement transpartisan du second. "C'est la poursuite de notre plateforme, c'est ce qu'on a décidé ensemble", a-t-il expliqué sur LCI.

 

Tandis qu’Anne Hidalgo, Martine Aubry et Christiane Taubira sont sorties de leur silence. Les maires socialistes de Paris et de Lille, et l'ex-Garde des Sceaux, lancent avec des intellectuels et des artistes "Dès demain", un "mouvement d'innovation" ouvert à "tous les humanistes qui croient encore en l'action". Dans une tribune publiée dans "Le Monde", les quelque 160 signataires appellent leurs concitoyens à un "sursaut", en annonçant le lancement de ce "grand mouvement d'innovation pour une démocratie européenne, écologique et sociale". "Dès Demain", "ça n'est pas un parti, ça n'est pas un courant", a assuré Anne Hidalgo. Signataire de cette tribune, Benoît Hamon a avancé lui aussi ses pions comme nous avons pu le voir plus haut.

 

Enfin, le Direct de Libération.fr nous montre que La pétition en ligne «Loi travail : non merci», lancée l'année dernière par la militante Caroline De Haas et qui avait récolté plus d'un million de signatures, vient d'être relancée sur un site dédié, loitravail.lol. Les initiateurs appellent le président nouvellement élu Emmanuel Macron à renoncer réformer le code du travail par ordonnances. L'opposition reprend de plus belle et c'est une bonne chose.

 

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Publié le 9 Mai 2017

LeMonde.fr dans son Live Présidentielles 2017 nous montre que LR a un projet. Le projet porté par François Fillon pendant la présidentielle "va être amendé". "Nous proposerons une baisse de 10% de l'impôt sur le revenu, il n'y aura pas d'augmentation de la TVA, nous poursuivrons l'effort de baisse des charges, mais pas de la même ampleur", détaille M. Baroin. Par ailleurs, "nous retrouverons des fondamentaux de ce qu'Alain Juppé proposait car au fond, la synthèse n'a pas été faite, par exemple avec la défiscalisation des heures supplémentaires". Enfin, l'objectif de suppression de 500 000 postes de fonctionnaires est maintenu mais "sur une échelle temps plus longue". Un programme tout sauf réjouissant.

 

Le Direct de francetvinfo.fr nous signale que de son côté, Alain Juppé a annoncé qu'il ne s'inscrirait pas dans une logique d'"obstruction systématique et d'opposition frontale" contre un gouvernement Macron si Les Républicains et l'UDI n'obtenaient pas la majorité absolue aux législatives. "Certains évoquent l'hypothèse d'une majorité absolue qui amènerait à une situation de cohabitation. Si tel n'était pas le cas, il faudrait évidemment que chacun prenne ses responsabilités", a affirmé le maire de Bordeaux.

 

Ensuite la situation n’est pas meilleure au PS. Le Direct de francetvinfo.fr nous montre que le Parti socialiste, notamment, se déchire au sujet de l'attitude à adopter vis-à-vis d'Emmanuel Macron et de son futur gouvernement. S'adressant aux candidats du PS, le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, les a appelés à "ne pas se laisser aller à des divisions" et a estimé qu'ils devaient être "à la hauteur des enjeux" et "dans la volonté de faire réussir ce quinquennat", plutôt que dans une opposition systématique à l'ancien ministre de l'Économie. Consternant.

 

L'ancien Premier ministre continuant dans la traitrise a annoncé sur RTL son intention d'être candidat aux législatives à Evry (Essonne) sous l'étiquette de La République en marche d'Emmanuel Macron. Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a rapidement affirmé qu'il était "impossible" pour Manuel Valls de conserver sa carte d'adhérent au PS en briguant l'investiture La République en marche.

 

La réunion destinée à évoquer la stratégie pour les législatives, rue de Solférino, s'annonçait comme le théâtre d'une lutte entre les partisans d'une alliance avec les troupes d'Emmanuel Macron et les opposants à ce rapprochement. "Ceux qui se présentent avec l'étiquette En marche ! auront un candidat [PS] face à eux, c'est ce qu'a dit Jean-Christophe Cambadélis", a assuré le hamoniste Pascal Cherki à la sortie.

 

LCI.fr dans son Live présidentiel se demande si le projet de Benoît Hamon est enterré ? Le bureau national du PS a approuvé mardi la plateforme programmatique pour ses candidats aux législatives, qui abandonne des propositions phares de la campagne de Benoît Hamon, dont la sortie rapide du nucléaire et du diesel, ou le revenu universel. Mais cet avant-projet instaure des lignes rouges adressées à Emmanuel Macron, comme le refus d'une réforme du code du travail par ordonnances. La suppression de la taxe d'habitation, proposition calquée sur le projet d'Emmanuel Macron, ne fait finalement pas partie de la mouture adoptée mardi. Comme si la défaite était déjà actée.

 

Benoît Hamon lui aura ses propres propositions dans les heures ou les jours qui viennent, notamment pour construire une gauche qui soit une gauche de combat au moment des élections législatives.

 

Enfin le Direct de francetvinfo.fr nous montre que dans une conférence de presse, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a déploré un risque de voir sa formation et la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon partir en ordre dispersé pour les élections législatives. Aucune des deux forces ne veut assumer de mettre fin aux discussions.

 

Ces désunions ne vont pas dans le bon sens car comme le montre l’article de francetvinfo.fr «Quatre chiffres qui montrent que l'élection d'Emmanuel Macron n'est pas si écrasante» derrière la victoire sans appel d'Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle se cachent des chiffres beaucoup moins flatteurs pour le nouveau chef de l'État : il a été choisi par seulement 44% des inscrits, 43% de ses électeurs ont voté par défaut, près de 11 millions de voix pour le FN, du jamais-vu et 61% des Français ne souhaitent pas lui donner une majorité absolue.

 

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Publié le 8 Mai 2017

Les catholiques ont nettement voté Macron

BFMTV.com dans son article du lundi 8 mai 2017 nous montre qu’Emmanuel Macron a rassemblé 62% des suffrages exprimés par l'ensemble des catholiques (idem chez les pratiquants), et même 71% chez les pratiquants réguliers (qui vont à la messe au moins une fois par mois) selon un sondage Ifop pour La Croix et Pèlerin. Sans surprise, le président élu a réalisé des scores plus élevés que dans l'ensemble de la population chez les protestants (67%), et beaucoup plus nettement encore chez les musulmans (92%).

 

Comme à l'accoutumée, les catholiques ont été nombreux à accomplir leur devoir de citoyen, avec une participation pointée à 78% (et même 80% chez les pratiquants réguliers), devant les protestants (76%) et les musulmans (62%). Il n'était en revanche pas possible de savoir si les catholiques ont glissé davantage de bulletins blancs ou nuls que la moyenne des votants, ceux-ci n'ayant pas été mesurés dans l'enquête. L'épiscopat avait été très critiqué dans l'entre-deux-tours pour n'avoir pas pris position entre la candidate du Front national et celui d'En Marche!, alors qu'un vote pour Emmanuel Macron était rejeté par une frange conservatrice de l'électorat catholique. Cette enquête Ifop a été réalisée en ligne dimanche 7 mai, et à partir d'un cumul d'interviews du 4 au 7 mai, auprès de 4330 personnes inscrites sur les listes électorales, extraites d'un échantillon de 4572 personnes dont la représentativité a été assurée par la méthode des quotas. Marge d'erreur de 0,7 à 1,6 point.

 

LCI.fr dans son Live présidentiel nous montre que le ministère de l'Intérieur vient de communiquer les résultats définitifs du second tour de l'élection présidentielle. Emmanuel Macron obtient 66,1% des suffrages exprimés (soit 20 753 798 voix) et Marine Le Pen 33,9% (soit 10 644.118 voix). Le nombre d'abstentionnistes s'élève à 12 101 416 (soit un taux de participation à 74,56%). Enfin, 3 019 724 bulletins blancs ont été recensés et 1 049 532 bulletins nuls ont été constatés.

 

Le Récap de Libération.fr nous montre que François Hollande et Emmanuel Macron ont déposé ensemble la traditionnelle gerbe des cérémonies du 8 mai sur la tombe du Soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe. La passation de pouvoir aura lieu dimanche, a-t-il par ailleurs confirmé ce matin. Mais il n’aura pas le temps de se reposer, puisque les législatives seront en juin et son mouvement prend déjà un nom risible 'En marche la République'.

 

Enfin Emmanuel Macron n’aura pas la confiance des travailleurs comme le montre l’article dans LeMonde.fr intitulé «Front social : plusieurs milliers de manifestants à Paris». Plusieurs milliers de personnes (entre 1600 et 7000) manifestent lundi après-midi dans le calme à Paris à l'appel du collectif Front social, qui rassemble notamment des sections CGT, SUD ou UNEF. L'objectif de cette mobilisation est de s'opposer à Emmanuel Macron dès le lendemain de sa victoire à l'élection présidentielle. "Urgence sociale et écologique", "pour l'égalité des droits contre un précariat généralisé" ou encore "En Marx", affichaient des pancartes de manifestants, qui défilaient de la place de la République jusqu'à Bastille.

 

L’Express.fr nous signale aussi dans son article «Macron fait (déjà) face aux premiers mouvements de contestation» que dès l'annonce des résultats, dimanche soir, des groupes de manifestants s'étaient également rejoints dans plusieurs villes de France. À Strasbourg, Nantes, Lyon, Grenoble ou Poitiers, plusieurs dizaines de personnes ont manifesté leur mécontentement au cri du slogan "Ni Le Pen, ni Macron".

 

Tous ces mouvements de contestation rappellent à Emmanuel Macron, dès le lendemain de son élection, qu'il devra manœuvrer avec brio dans les mois à venir, s'il souhaite réussir.

 

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