Articles avec #actualites tag

Publié le 19 Août 2017

Le Maryland retire la statue de Roger B. Taney, premier catholique de la Cour suprême

Maurice Page dans son article de ce samedi 19 août 2017 pour cath.ch nous montre que la statue de Roger B. Taney, le premier catholique à devenir membre de la Cour suprême des États-Unis a été retirée le 18 août 2017 de l’hôtel du gouvernement de l’État du Maryland, à Annapolis. Le juge est connu notamment pour l’arrêt ‘Dred Scott’ de 1857, défendant la légitimité de l’esclavage et niant le droit des noirs à devenir citoyens américains.

 

La statue de Roger B. Taney a été enlevée par une grue vers 2 heures du matin. Elle a été mise sur un camion et conduite dans un entrepôt. Le gouverneur du Maryland, le républicain Larry Hogan, avait déclaré cette semaine que l’élimination de la statue de Taney à Annapolis était la chose à faire après les violentes manifestations à Charlottesville, en Virginie. Une femme a été tuée lorsqu’une voiture a foncé dans une foule de personnes venues condamner les nationalistes blancs, rassemblées contre la décision des fonctionnaires de Charlottesville de retirer un monument au général confédéré Robert E. Lee.

 

Suite à ces événements des voix se sont fait entendre pour critiquer l’hommage rendu à l’auteur de la décision ‘Dred Scott’, qui a confirmé l’esclavage et refusé la citoyenneté aux Afro-Américains. Bien que connu surtout pour cet arrêt, Roger B. Taney fut un personnage important de l’histoire de la présence des catholiques aux Etats-Unis. Il a été le premier catholique membre des autorités présidentielles américaines. Membre du cabinet, il a été nommé procureur général par le président Andrew Jackson en 1831. Il a ensuite été secrétaire de la guerre et secrétaire du Trésor sous Jackson. Il est devenu le premier juge catholique de la Cour suprême en 1836. Il reste à ce jour le seul citoyen du Maryland à avoir occupé cette charge. Sa statue en bronze avait été érigée en 1872, moins de dix ans après sa mort survenue en 1864, devant l’entrée principale de l’hôtel du gouvernement.

 

La décision de Taney dans le cas de Dred Scott, un homme noir né esclave, qui avait exigé sa liberté devant les tribunaux a été un tournant crucial dans l’histoire du pays. En 1857, la Cour suprême des États-Unis a statué que Dred Scott, né esclave, bien qu’ayant vécu dans un état libre et en territoire libre, n’avait pas droit à sa liberté. Le juge Taney a estimé que les ‘nègres’ libres, même ceux qui avaient été autorisés à voter dans les États, ne pourraient jamais être citoyens des États-Unis. Il a statué que les noirs n’étaient pas destinés à être inclus dans le mot ‘citoyens’ dans la Constitution et ne pouvaient donc prétendre à aucun droit et privilège de citoyenneté. Cette décision poussa le pays plus près de la guerre civile qui allait éclater quatre ans plus tard. 

 

Mais comme le montre parismatch.be dans son article du jeudi 17 juillet «Baltimore se débarrasse de ses statues problématiques en une nuit», montre que pour le président Donald Trump, ces «réajustements» de l’espace public ne sont rien d’autre qu’un attentat à l’histoire américaine. «Je me demande, est-ce que ce sera George Washington la semaine prochaine ?», a-t-il demandé à propos du président qui détenait également des esclaves, en son temps. Selon Trump, en agissant de la sorte, les villes «changent l’histoire», rapporte CNN. Plus tôt cette année, la ville de La Nouvelle-Orléans avait déjà décidé de supprimer plusieurs monuments. «Mettre littéralement la Confédération sur un pied d’estale dans nos lieux les plus importants – en leur honneur – est un récit incorrect de notre passé, un affront à notre présent et une mauvaise description de notre futur», avait déclaré le maire de la ville, Mitch Landrieu.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 18 Août 2017

Delphine Allaire nous montre dans la-Croix.com ce vendredi 18 août 2017 que de nombreux évêques et responsables religieux du monde entier, dont le pape François, ont réagi aux attentats commis à Barcelone et Cambrils, qui ont fait au moins 13 morts et 50 blessés, jeudi 17 août.

 

Dès la soirée, le pape François a fait part de sa «grande préoccupation» et de sa proximité avec le peuple espagnol après ces actes terroristes commis à la voiture bélier à quelques heures d’intervalle, à Barcelone et Cambrils, et qui ont fait au moins 14 morts et 50 blessés. Des mots de compassion qu’il a réitérés, vendredi 18 août, dans un télégramme adressé à l’archevêque de Barcelone, le cardinal Juan José Omella y Omella, par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, au nom du pape. Le pape François y condamne «une fois de plus la violence aveugle qui est une offense gravissime au créateur» et prie pour que «le Très-Haut nous aide à continuer à travailler avec détermination pour la paix et la concorde dans le monde.»

 

Les évêques espagnols ont été les premiers à s’exprimer, adressant leurs prières aux victimes dont ils suivent la situation «avec préoccupation». La Conférence épiscopale espagnole a condamné un attentat «exécrable» et a réagi sur Twitter par l’intermédiaire de son secrétaire général, le Père José M. Gil Tamayo; ce dernier a manifesté «sa solidarité avec les victimes». L’archevêque de Barcelone, le cardinal Omella, a ainsi écourté sa retraite spirituelle pour rentrer et «accompagner les siens dans ce moment de douleur». Il a visité vendredi matin les victimes blessées à l’«Hospital del Mar», en compagnie de l’évêque auxiliaire de Barcelone, Mgr Sebastià Taltavull.

 

Une messe sera célébrée, dimanche soir 20 août à Notre-Dame, à Paris, à l’intention des victimes de tous les attentats perpétrés cet été. Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a écrit à son homologue de Barcelone, l’assurant de sa prière «pour les victimes et pour la communauté catholique de Barcelone, les Catalans et toute l’Espagne». «Je sais malheureusement combien ces meurtres peuvent traumatiser toute la population et que la présence de l’Église peut aider tout le monde à affronter cette épreuve», indique le cardinal André Vingt-Trois, alors même que Paris, dont il est archevêque, a été frappée par une série d’attentats sanglants en 2015.

 

Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France (CEF), a lui aussi rendu publique vendredi matin une lettre adressée à l’archevêque de Barcelone ainsi qu’au président de l’épiscopat espagnol, le cardinal Ricardo Blásquez Pérez, archevêque de Valladolid. Après de tels actes «inqualifiables», Mgr Pontier y signifie son «effroi» et affirme sa «ferme condamnation», confiant les victimes «à la miséricorde de Dieu». «Dans ce monde déchiré, nous osons croire avec vous que le mal n’aura pas le dernier mot. La violence, qui plus est prétendument commise au nom de Dieu, est non seulement une impasse mais aussi une insulte au Créateur», a-t-il ajouté.

 

Sur Twitter, le porte-parole et secrétaire général de la CEF, Mgr Olivier Ribadeau-Dumas, a fustigé ceux qui tuent «prétendument au nom de Dieu» et prié pour que chacun demeure «artisan de paix». Autre témoignage de solidarité, venu de la Fédération protestante de France (FPF) : son président, François Clavairoly, a fait part dans un communiqué de son «sentiment d’horreur et sa peine», appelant «plus que jamais» à la fraternité dans l’épreuve.

 

Dans le monde entier, les témoignages de solidarité ont aussi afflué vers l’Espagne. Aux États-Unis, Mgr Oscar Cantú, évêque de Las Cruces (Nouveau-Mexique) et président de la commission internationale Justice et Paix de la conférence des évêques catholiques des États-Unis, a condamné «un acte moralement odieux», dans un communiqué publié le soir même. «Les attaques terroristes sur des gens innocents sont injustifiables. Nous prions pour les familles des personnes tuées et blessées et pour que cesse le terrorisme.»

 

L’EXPRESS.fr dans «EN DIRECT. Espagne» ajoute la Grande mosquée de Paris qui a dénoncé ce vendredi les attentats qui ont frappé l'Espagne. "Après Londres, Paris et d'autres villes, la barbarie vient encore de frapper cette fois-ci à Barcelone. La Grande mosquée de Paris condamne fermement cette violence aveugle qui s'attaque toujours à ce qui symbolise la tolérance et le vivre-ensemble", écrit dans un communiqué le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur. "Cet ignoble acte terroriste doit renforcer tous ceux qui luttent contre l'obscurantisme et le radicalisme dans leur détermination à éradiquer les ferments qui nourrissent cette dérive", écrit-il aussi, adressant son soutien au peuple espagnol, aux victimes et à leurs proches.

 

Mais c’est dommage pour l’islam en Espagne, car comme le montre Delphine Allaire dans son article pour la-Croix.com «L’islam de l’Espagne d’aujourd’hui n’est plus celui d’Al Andalous», malgré un certain communautarisme et une xénophobie naissante, les musulmans d’Espagne ont noué une relation de confiance avec les autres croyants ou non-croyants du pays et semblent «avoir réussi leur intégration». Organisé par la commission islamique espagnole crée en 1992, l’islam d’Espagne souhaite avant tout être un acteur social et avoir une parole qui a du crédit dans le pays. Ses responsables prenant systématiquement soin de condamner les différents attentats commis par des groupes terroristes.

 

Mais dans certaines régions, un certain communautarisme pointe le bout de son nez. Depuis les années 1990, des ghettos se sont formés à Barcelone et à Almería en Andalousie. Mais aussi dans les enclaves espagnoles au Maroc de Ceuta et Melilla où 50 % de la population est musulmane et d’origine très populaire, voire marginalisée. Le passé franquiste fait qu’il y a une volonté de montrer l’Espagne comme accueillante et les relations entre musulmans et Espagnols d’autres confessions sont plutôt bonnes, malgré quelques tensions dans les endroits ghettoïsés.

 

Répondre au terrorisme islamique ne se fera pas seulement avec un renfort de policiers et de militaire, mais aussi avec de réelles solutions de nos responsables politiques et religieux pour répondre à la misère des ghettos où vivent ceux qui suivront les djihadistes afin d’éviter que cela advienne. Sans espoir et sans avenir, on va vers ceux qui vous font rêver même s’ils vous transforment en tueur.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 17 Août 2017

Shannon Levitt dans son article pour crux.now.com de ce jeudi 17 août 2017 nous montre qu’après la violence à Charlottesville lors d'un rassemblement alt-right, la question pour l'Église est-elle la suivante ? Un prêtre suggère une chose qui semble simple, mais en réalité assez difficile et absolument nécessaire, qui est que la hiérarchie commence à parler de la question de la race.

 

Le président des évêques catholiques des États-Unis, le cardinal Daniel DiNardo de Galveston-Houston, a publié deux déclarations. Samedi, il a condamné «la violence et la haine» de la journée. Dimanche, avec l'évêque Frank Dewane de Venise, en Floride, il a publié un document plus direct, en déclarant : «Nous sommes contre le mal du racisme, de la suprématie blanche et du néo-nazisme». De nombreux évêques et diocèses ont publié des déclarations et des tweets avec des sentiments similaires. Alors que le président Donald Trump avait été critiqué pour ne pas avoir immédiatement blâmé sur les suprématistes blancs et les néonazis, les dirigeants de l'Église des États-Unis n'étaient pas timides d'appeler ces groupes par leur nom.

 

La question, cependant, pour de nombreux catholiques noirs et d'autres, est, ‘et après ?’ Le père Bruce Wilkinson, un prêtre récemment retiré de l'archidiocèse d'Atlanta, a donné en réponse à l’article de Crux sur la déclaration de DiNardo, selon laquelle, bien que de telles déclarations soient bonnes, la question de savoir ce que ces évêques font dans leurs propres diocèses pour lutter contre le racisme qui demeure.

 

Le père Bryan Massingale de l'Université Fordham, un expert en éthique théologique afro-américaine, qui a parlé à «Crux of the Matter», l'émission de radio hebdomadaire de Crux sur le Catholic Channel, Sirius XM 129, lundi. "J'étais consterné, dégoûté, mais pas surpris", a déclaré Massingale. "C’est la construction de l’Amérique." Wilkinson a déclaré que sa véritable frustration réside dans le manque de suivi. "Après l'événement, nous revenons à la normale - aucune discussion sur la façon dont nous changeons cela, ou ce que nous devons faire", a-t-il déclaré. "Les gens disent :" Faisons quelque chose à côté ", mais il n'y a jamais de suite!", a déclaré Wilkinson.

 

Chaque fois que quelque chose arrive, des déclarations sont faites, a-t-il dit, mais il n'y a pas d'action ultérieure. Il dit que les «mots sont éloquents», mais il demande : «Combien d'autres rassemblements comme ceux-là doivent se produire avant que les évêques disent que nous devons faire quelque chose dans mon diocèse ?» Une partie de l'inquiétude de Wilkinson concerne la composition de la hiérarchie de la conférence des évêques américains, ainsi que la plupart des diocèses à travers le pays. Il y a trois millions de catholiques afro-américains et il dit que bien que les Afro-Américains puissent être chargés d'un bureau sur le multiculturalisme dans un diocèse, ce n'est pas suffisant.

 

Il a dit qu’on n’a qu'à aller dans les diocèses et les paroisses à travers le pays pour voir le manque de titulaires de bureau qui sont noirs et bruns, et ce manque de diversité, dit-il, est endémique. Il n'y a «aucun principe de nos écoles qui sont des personnes de couleur, pas de gens servant de chefs de départements», a-t-il déclaré. Au lieu d'une force opérationnelle ou d'un autre document, Wilkinson aimerait voir les diocèses et les paroisses s'asseoir et avoir une discussion sérieuse sur la race aux États-Unis. Il croit qu'on doit commencer par des discussions sincères sur l'état de la race au pays et dans la communauté de chaque paroisse et diocèse.

 

Il aimerait voir le leadership, en particulier les personnes qui occupent des postes d'autorité ou des postes de responsabilité, s’asseoir et parler de ce qui se passe réellement dans le diocèse, les paroisses et la communauté environnante. D'une certaine façon, les dirigeants chrétiens d'autres églises, comme le célèbre révérend Dr. William J. Barber, peuvent entrer dans différentes églises et parler et rassembler les gens plus facilement que les catholiques. Wilkinson dit qu'il n'y a pas d'équivalent catholique de Barber, parce qu'un prêtre ou un laïc doit être invité à parler quelque part, et malheureusement, dit-il, personne ne s'engage actuellement à parler sur le sujet de la race et de la justice. Pour sa part, Massingale a déclaré à Crux que «les maux radicaux appellent des réponses radicales». Il reste à voir quelle pourrait être cette réponse, bien que Wilkinson ait une suggestion pour un lieu de départ : le séminaire où les futurs prêtres sont formés. Cependant, il n’a pas beaucoup d'espoir sur ce qui se passe réellement.

 

C’est une bonne question, car la situation restera toujours la même, puisque les belles déclarations n’arrachent jamais la haine, le racisme et les préjugés à la racine. Comme le montre les pères Wilkinson et Massingale c’est en éduquant, en discutant, en s’ouvrant aux autres et en n’ayant pas peur de poser les bonnes questions qu’on peut faire reculer les lanceurs de haine.

 

Et francetvinfo.fr dans son article «Charlottesville : le maire de New York annonce le retrait d'une plaque d'hommage au maréchal Pétain» nous montre qu’après les violences de Charlottesville, Bill de Blasio a affirmé que "tous les symboles de haine" présents à New York seraient "étudiés". Une plaque en l'honneur du maréchal Pétain, située sur la célèbre avenue Broadway de Manhattan, va être retirée. Elle faisait déjà l'objet de critiques avant les événements de Charlottesville. Depuis les violents rassemblements de groupes d'extrême droite à Charlottesville, et la mort de l'avocate et militante antiraciste Heather Heyer, tuée par un suprémaciste blanc, plusieurs villes ont décidé de retirer des statues et autres monuments confédérés. Quatre statues de confédérés ont été déboulonnées à Baltimore dans le Maryland, dans la nuit de mardi à mercredi 16 août.

 

Comme le montre le jdd.fr le mercredi 16 août dans son article «Charlottesville : pourquoi la statue du général Lee fait polémique», les statues et monuments n’ont pas été installés dans le Sud par devoir de mémoire, mais pour glorifier la cause confédérée, au début du XXème siècle et 50 ans plus tard. Mais surtout, ces périodes coïncident avec deux moments très périlleux pour les droits des Afro-Américains. En 1900, les lois Jim Crow légalisent la ségrégation dans les états du Sud. Le milieu du siècle, est autant marqué par l’érection de monuments confédérés que par l’essor du mouvement des droits civiques porté par Martin Luther King. Ces statues défendent donc qu’une guerre autour de l’esclavage était une cause juste, et que les Confédérés étaient du bon côté de l’histoire. Cela sous entend que les statues sont chéries pour un héritage sudiste qui symbolise la suprématie blanche. On ne peut pas faire plus douteux comme récupération de l’histoire.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 16 Août 2017

Baptiste Protais dans la-Croix.com nous montre ce mercredi 16 août 2017 que réunie en congrès au début du mois d’août, la Conférence des supérieurs majeurs de congrégations masculines des États-Unis appelle le pape François à écrire une encyclique sur la non-violence. Leur demande n’est pas isolée et correspond tout à fait au «style politique pour la paix», cher au pape François. Cette résolution s’inscrit non seulement dans le contexte américain d’une montée de la violence aux États-Unis, dont les échauffourées à Charlottesville sont la plus récente manifestation, mais encore dans une évolution plus vaste, par laquelle l’Église catholique s’éloigne de la doctrine de la guerre juste au profit d’une approche évangélique de la paix.

 

Partant du constat que «la violence envahit trop nos sociétés, y compris sous des formes structurelles et culturelles», la Conférence propose cinq résolutions spécifiques pour contenir la violence, particulièrement dans la société américaine : la prière, l’éducation au dialogue, l’investissement dans «des moyens de défense non-armée» pour les civils, la protection des plus vulnérables et de la nature et la délégitimation de la guerre. Le communiqué désigne deux fois la prolifération des armes comme l’un des principaux facteurs de violence dans la société américaine, mais il insiste aussi beaucoup sur la délégitimation de la guerre comme remède à la violence diffuse aux États-Unis.

 

Dans la cinquième résolution spécifique de leur communiqué, celle qui s’intitule «délégitimer la guerre», les religieux américains remettent implicitement en question cette doctrine et appellent à «cesser de justifier la guerre.» «Ainsi, continuent-ils, nous sommes résolus à répondre concrètement à l’appel de Vatican II pour mettre la guerre” hors-la-loi” [Gaudium et spes, ch. 82 «Vers l’absolue proscription de la guerre»] et à soutenir les efforts internationaux similaires.» La doctrine de la guerre juste fait en effet, depuis plusieurs années, l’objet de nombreuses critiques parmi les philosophes et les théologiens. En avril 2016, les organisateurs de Pax Christi International avaient condamné sans ambages cette doctrine multiséculaire et avaient déjà demandé au pape d’écrire une encyclique sur ce sujet.

 

Le pape François ne devrait pas rester insensible à ces appels car le pape se préoccupe particulièrement des conflits à l’œuvre dans le monde et ne cesse d’encourager la voie du dialogue et de la paix. Ainsi avait-il formulé les principes d’une éthique de la non-violence dans son discours du 1er janvier 2017 pour la journée mondiale de la paix.

 

Une nouvelle encyclique visant à déplacer l'enseignement de l'Église de la théorie de la guerre juste vers la non-violence de l'Évangile serait une bonne idée, car la réorientation les enseignements de l'église sur la violence serait judicieuse.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 13 Août 2017

Radio Vatican nous montre ce dimanche 13 août 2017 qu’aux États-Unis, dans l’État de Virginie, la ville de Charlottesville a connu une journée de violences meurtrières ce samedi 12 août. Un rassemblement de mouvements d'extrême-droite américains a dégénéré, faisant un mort et des dizaines de blessés samedi. Dans des déclarations publiées ce dimanche 13 août, les évêques américains ont réagi et vivement condamné ces affrontements entre néo-nazis et antifascistes.

 

Le cardinal Daniel N. DiNardo, de Galveston-Houston, président de la conférence des évêques catholiques américains, a fait part de ses prières pour les victimes et en particulier la jeune-femme de 32 ans tuée dans ces violences par une voiture qui a foncé sur la foule de manifestants. Il dénonce «les actes de haine qui ont lieu à Charlottesville». «C'est une attaque contre l'unité de notre nation». Le prélat lance un appel au calme et à «l’action pacifique pour mettre fin à ces violences raciales et construire la paix dans les communautés».

 

L’évêque de Richmond, métropole à une centaine de kilomètres de Charlottesville dans le sud-est des Etats-Unis, a lui aussi réagi ce dimanche, rappelant les paroles de saint François «Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Là où est la haine, que je mette l’amour. Là où est l’offense, que je mette le pardon». Mgr Francis X. DiLorenzo a fait part de ses prières pour que les «hommes et femmes des deux camps puissent parler et trouver des solutions à leurs divergences respectives».

 

La situation ne risque pas de s’arranger puisque comme le montre l’article d’europe1.fr «États-Unis : le FBI ouvre une enquête après les violences à Charlottesville», les États du Sud des Etats-Unis sont le théâtre d'un débat violent sur l'utilisation des symboles rappelant l'armée confédérée qui défendait le maintien de l'esclavage lors de la guerre civile américaine. L'accession de Donald Trump à la Maison blanche a incité les militants de l'"alt-right", la droite extrême qui l'a largement soutenu pendant la campagne électorale, à se faire entendre ouvertement. En juillet, une vingtaine de membres du Klu Klux Klan avaient été arrêtés à Charlottesville lors d'un rassemblement contre le retrait de la statue du général Lee qui était à la tête des armées de la Confédération (1861-1865), dont le régime était favorable à l'esclavage. Un paradoxe car le général Lee lui-même était opposé à l'esclavage. Des nationalistes brandissant des torches avaient également protesté contre cette mesure au mois de mai.

 

L’attitude du président des États-Unis, Donald Trump ne va pas arranger les choses comme le montre l’article de BFMTV.com : «Charlottesville : Trump sous le feu des critiques après la mort d'une militante anti-raciste». Ce drame a entrainé de nombreuses réactions. À commencer par celle du président américain. "Nous condamnons dans les termes les plus forts possibles cette énorme démonstration de haine, de sectarisme et de violence venant de diverses parties", a-t-il déclaré depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il passe ses vacances. Ajoutant qu'il fallait mettre fin aux divisions mais sans se prononcer sur la responsabilité d'un camp ou d'un autre et sans clairement condamner les mouvements suprémacistes blancs. Il met ainsi les deux parties au même plan.

 

Cette attitude a été immédiatement dénoncée par ses opposants et a provoqué un malaise chez les Républicains. Certains y voient une stratégie du président américain pour ne pas s'en prendre à des mouvements qui ont permis son élection. "Très important pour la nation d'entendre le président décrire les événements de Charlottesville pour ce qu'ils sont, une attaque terroriste menée par des suprémacistes blancs", n'a pas hésité à déclaré le sénateur républicain de Floride, Marco Rubio. Le sénateur du Colorado, Cory Gardner, parle le lui de "terrorisme domestique". "Nous devrions appeler le diable par son nom, mon frère n'a pas donné sa vie pour que Hitler et le nazisme ne soient pas contestés sur notre territoire", s'est emporté son collègue républicain de l'Utah, Orrin Hatch.

 

Barack Obama est lui sorti de sa réserve pour réagir aux événements de Charlottesville. "Personne ne nait en haïssant une autre personne a cause de la couleur de sa peau, ou de ses origines, ou de sa religion", a rappelé l'ancien président, citant Nelson Mandela. L'ancienne adversaire de Donald Trump à la présidentielle l'a, elle, critiqué sans le nommer : "Chaque minute où nous permettons à cela de se poursuivre par un encouragement tacite ou par inaction est une honte et un danger pour nos valeurs."

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 11 Août 2017

L’OBS nous montre dans son article du jeudi 10 août 2017 que des religieux belges appartenant à une congrégation chapeautant 15 hôpitaux psychiatriques en Belgique sont menacés d'exclusion de l'Église s'ils permettent l'euthanasie dans ces établissements.

 

"Les Frères de la Charité sont contre l'euthanasie, on doit un respect absolu à la vie", a expliqué le supérieur général des Frères de la Charité, René Stockman. L'affaire est remontée jusqu'au pape François, a-t-il admis. Une information confirmée par le Vatican.

 

Les trois religieux sur la sellette sont membres du conseil d'administration, essentiellement composé de laïques, qui supervise les 15 hôpitaux. Or cette instance a approuvé au printemps un nouveau règlement qui permet désormais aux médecins d'y pratiquer l'euthanasie, considéré comme un "acte médical".

 

La Belgique a dépénalisé l'euthanasie en 2002 pour les personnes majeures, et la loi a même été étendue aux mineurs sans limite d'âge en 2014. Cette pratique, très encadrée, a fait son chemin dans les esprits, jusqu'à convaincre trois frères belges de la congrégation, a déploré René Stockman, un docteur en santé sociale qui a travaillé dans des établissements psychiatriques belges.

 

Le supérieur général a tenté en vain de convaincre les trois frères de changer leur position, puis a saisi la conférence épiscopale de la Belgique, qui a rappelé sa ferme opposition à l'euthanasie. "J'ai été obligé de donner l'information au Vatican, qui était déjà au courant", a-t-il précisé.

 

Le Vatican a exigé que les trois frères couchent par écrit d'ici la fin du mois leur rejet de l'euthanasie, en contradiction avec la doctrine catholique. En cas de refus, sera lancé des mesures juridiques pour les obliger à amender cette déclaration et, sinon, s'engagera une procédure pour exclure les établissements concernés de l’ordre des Frères de la Charité, et leur retirer l’appellation de catholique.

 

Mais comme le montre l’article de la-Croix.com «Le Vatican menace d’exclusion l’ordre belge autorisant l’euthanasie», la situation s’avère beaucoup plus pragmatique qu’un simple revirement, car le conseil d’administration voulait se mettre en conformité avec la législation sur l’euthanasie en vigueur dans le pays. Et ce, environ un an après qu’une maison de retraite catholique de la ville flamande de Diest eut été contrainte de payer près de 5700 € d’amende pour avoir refusé l’euthanasie à une patiente âgée de 74 ans et atteinte d’un cancer du poumon.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 10 Août 2017

Baptiste Protais nous montre ce jeudi 10 août 2017 sur la-Croix.com que Mgr Silvano Tomasi, l’ancien observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies, appelle les États-Unis et la Corée du Nord au dialogue et à la négociation diplomatiques. Mgr Silvano Tomasi a rappelé que le dialogue doit être la voie privilégiée des relations diplomatiques, «pour ne laisser personne à l’écart sur le chemin du bien commun». «La voie du conflit est toujours mauvaise », a déclaré Mgr Tomasi, et il faut « investir le temps, l’énergie, l’argent et les ressources» nécessaires pour éviter d’en arriver à ce point de la crise. Cette attitude diplomatique est aussi une disposition politique : «Au lieu d’élever des murs (…) nous devons changer notre culture publique [en ne cherchant pas] à posséder les dernières technologies militaires, mais en ayant une approche inclusive.»

 

Ce faisant, il réaffirme l’engagement du pape François pour le désarmement nucléaire. Mgr Tomasi rappelle également que le 1er janvier 2017, dans son message pour la cinquième journée de la paix, le pape François avait appelé tous les hommes à «faire de la non-violence [leur] style de vie». Cette éthique de la non-violence n’est évidemment pas une forme de résignation, mais «un engagement actif dans la promotion de ce qui est bon et qui évite la confrontation». Dans son message pour la paix, le pape François évoquait notamment la menace de la guerre nucléaire. Il a réaffirmé sa volonté de voir appliquer le traité de non-prolifération des armes nucléaires dans un message adressé à l’ONU pour la conférence sur l’abrogation des armes nucléaires, qui s’est tenue à New York du 27 au 31 mars : elle avait réuni 113 des États membres et aucun des membres du conseil de sécurité.

 

Le pape avait alors montré «l’insuffisance de la dissuasion nucléaire comme réponse efficace» aux défis du XXIe siècle que sont «le terrorisme, les conflits asymétriques, la cybersécurité, les problèmes environnementaux [et] la pauvreté». De surcroît, l’idée même de dissuasion nucléaire est à rebours d’une politique de la «confiance mutuelle [qui] ne peut être construite qu’à travers un dialogue véritablement tourné vers le bien commun». Loin de tout angélisme, le pape François souhaitait que la conférence fût une étape décisive dans l’acheminement vers un monde sans armes nucléaires, reposant sur une «éthique de la paix et de la sécurité coopérative».

 

Mais comme le montre euronews.com dans son article «Le régime précise sa menace contre l'île américaine de Guam» que Pyongyang a présenté ce jeudi un projet détaillé pour tirer des missiles au-dessus du Japon, vers le territoire américain de Guam, dans le Pacifique. Les contours du plan ont été dévoilés officiellement à la télévision d’État nord-coréenne KRT. Il s’agirait de quatre missiles. En juillet, Pyongyang a déjà mené deux tirs de missiles balistiques intercontinentaux mettant une bonne partie du continent américain à sa portée. Cette nouvelle surenchère intervient au lendemain de la déclaration tonitruante du président américain. Donald Trump a promis pas moins que “le feu et la fureur” à la Corée du Nord.

 

Le gouverneur de Guam a prévenu que l‘île était “parfaitement équipée” pour faire face à une éventuelle frappe nord-coréenne. Le territoire aux plages paradisiaques est très dépendant du tourisme qui fournit un tiers de ses emplois. Il a attiré plus d’un million et demi de visiteurs l’an dernier. L‘île compte surtout des installations stratégiques américaines : bombardiers à longue portée, chasseurs et sous-marins ainsi qu’un bouclier anti-missiles

 

Une situation tout aussi compliquée se dessine au Venezuela comme le montre Marie Malzac aujourd’hui sur la-Croix.com dans l’article : «Au Venezuela, l’Église en terrain miné». Après avoir proposé, en vain, ses services de médiateur, le Saint-Siège a adopté un ton plus ferme à l’égard de la dérive autoritaire du gouvernement chaviste. Il s’était montré jusque-là plus conciliant que les évêques vénézuéliens, qui s’opposent frontalement au président Nicolas Maduro. Dans cet échiquier, le pape François peut encore assumer un rôle clé, estiment certains observateurs. De fait, Nicolas Maduro a systématiquement exclu le pape, «défenseur des peuples» dont il reconnaît «l’humilité», des critiques qu’il a adressées à «la bureaucratie vaticane».

 

Là aussi la situation est des plus mauvaises comme le montre l’article de Libération.fr de ce jour : « «Tu ne seras pas seul», assure Raul Castro à son allié Maduro ». Le président cubain Raul Castro a assuré mercredi à son homologue et allié vénézuélien Nicolas Maduro qu’il ne «sera pas seul» dans son combat politique et face au «harcèlement international» dont il est victime, selon La Havane.

 

Dans une lettre le félicitant avec «une immense joie révolutionnaire» pour l’élection et l’installation récente d’une Assemblée constituante controversée, Raul Castro a assuré à M. Maduro que «les Cubains seront à l’avant-garde de la solidarité militante» du bloc socialiste latino-américain et resteront «engagés en faveur de (sa) cause». «Des jours de lutte acharnée, de harcèlement international, de blocus et de privations sont à venir, mais tu ne seras pas seul», a-t-il insisté à l’adresse du président socialiste dans ce courrier lu sur l’antenne de la télévision d’État cubaine.

 

Confronté à une vague de contestation ayant déjà fait 125 morts depuis quatre mois, Nicolas Maduro se trouve de plus en plus isolé par la communauté internationale. Il a notamment déclenché l’ire de nombreux pays et de l’Onu en tentant de reprendre en main les institutions de son pays avec l’installation d’une Assemblée constituante qui menace le Parlement contrôlé par l’opposition. Pour contre cela, réunis à Lima, douze pays – l'Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Panama, le Paraguay et le Pérou - ont décidé mardi de ne pas reconnaître la légitimité de l'Assemblée constituante qui vient d'être élue, ni les décisions qu'elle pourrait prendre.

 

Mais ce soutien n’est pas aussi beau qu’on pourrait le croire puisque La Havane est fortement dépendante des livraisons de pétrole de Caracas, concédé à des conditions favorables et payé en grande partie avec l’envoi de médecins cubains au Venezuela.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 4 Août 2017

François-Xavier Gomez nous montre ce vendredi 4 août 2017 dans Libération.fr que les membres de l'Assemblée constituante élue dimanche dernier dans un climat de grande tension sont intronisés ce vendredi à Caracas. Les condamnations internationales pleuvent.

 

Vendredi devait avoir lieu à Caracas l’intronisation des 454 membres de l’Assemblée constituante, élue dimanche dernier dans la violence (au moins 15 manifestants tués) et la polémique.

 

L’opposition n’avait pas présenté de candidats tant le mode de scrutin favorisait jusqu’à la caricature le régime. Une assemblée à 100 % pro-Maduro, dans un pays qui rejette à 80 % l’action de son président, va ainsi rédiger une nouvelle constitution «encore plus socialiste», a promis (ou menacé) le gouvernement. Dotée de tous les pouvoirs, elle pourra dissoudre si bon lui semble l’actuelle Assemblée nationale, aux mains de l’opposition et seule institution non contrôlée par le pouvoir.

 

Le gouvernement a pourtant accusé le coup, mercredi, quand la société britannique chargée des opérations de vote a contesté les chiffres officiels de participation. Raison probable du report de 48 heures de la prestation de serment des constituants. Pendant laquelle l’opposition avait prévu une nouvelle mobilisation de rue.

Aux condamnations du processus électoral par les États-Unis – qui ont usé du terme de «dictature» – et l’Union européenne se sont ajoutées vendredi celles de la France et du Vatican. L’Elysée a appelé «à une désescalade, au respect des droits de l’homme, de l’Etat de droit et des libertés fondamentales». Soulignant la convergence avec la position de l’UE exprimée par la commissaire Federica Mogherini, Paris dit «espérer le retour à un fonctionnement normal des institutions dans les meilleurs délais».

 

Le pape François a pour sa part estimé que l’inauguration de la Constituante devrait être «évitée ou suspendue» pour favoriser «la réconciliation et la paix», tout en invitant «les forces de sécurité à s’abstenir de l’usage excessif et disproportionné de la force».

 

Vendredi, le régime a lâché du lest en ramenant chez lui l’opposant Antonio Ledezma, maire du grand Caracas, brutalement enlevé mardi alors qu’il était en résidence surveillée. Mais Leopoldo López, un autre dirigeant antichaviste arrêté mardi, était toujours vendredi aux mains du Sebin, la redoutable police politique sur laquelle pèsent de lourds soupçons de tortures.

 

Pour ne rien arranger l'ex-cheffe de la diplomatie vénézuélienne Delcy Rodriguez a été élue vendredi présidente de la controversée Assemblée constituante voulue par le président socialiste Nicolas Maduro et le pays devrait être exclu du Mercosur (marché commun sud-américain).

 

Aica.org nous montre aussi aujourd’hui dans son article «4 août, Mgr Enrique Angelelli, l'évêque des pauvres est tué», le 4 août 1976, le père Arturo Pinto et l'évêque Angelelli au retour d'une célébration en l'honneur de deux prêtres furent assassinés. Sur le chemin de Cordoba, deux voitures sont entrés en collision et se sont approché contre eux. Le père Pinto, le seul témoin du fait, a rapporté qu’au réveil, il trouva l'évêque mort avec plusieurs coups à la tête. Pendant des années, la mort d’Angelelli a été déguisée en accident de voiture. Ce n’est seulement en 2009, que les choses ont changé depuis que l'affaire a été rouverte. À 41 ans après sa mort, la communauté se souvient de ses mots : «toujours une oreille tournée vers le peuple et l'autre vers l'Évangile.»

 

Mgr Enrique Angelelli (1923-1976), évêque du diocèse de La Rioja, a été l'un des évêques les plus célèbres du pays, qui luttait contre la dictature. Il est mort dans une simulation d'accident de voiture, peu de temps après la mise en place de la dictature militaire. Après 38 ans, le 4 juillet 2014, pour son assassinat ont été condamnés à la réclusion à perpétuité deux officiers supérieurs. Pendant des décennies, les autorités avaient affirmé que sa mort était accidentelle. En 2015, la phase diocésaine de la cause de béatification a été ouverte.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 3 Août 2017

La "révolte du bikini" a-t-elle eut lieu ?

ledauphine.com nous montre dans son article du jeudi 3 août 2017 qu’entamée le 5 juillet dernier, la lutte des femmes qui se rendent en groupe en bikini à la plage en Algérie pour protester contre l’oppression prend de l'ampleur.

 

Depuis le début du mois de juillet, des femmes se réunissent en bikini sur la plage de Seraidi, dans la station balnéaire d'Annaba, pour lutter contre les discours moralisateurs et l'obscurantisme. D'un groupe de 40 personnes, les "révoltées" du maillot de bain sont désormais plusieurs centaines sur la plage et l'initiative dépasse la petite ville du nord, rapporte LCI. Pour leur dernier rassemblement, les femmes étaient 3600 en maillot de bain à Annaba ! D'autres ont suivi le mouvement sur les plages publiques d'Alger, la capitale, selon Le Parisien.

 

Ces rassemblements, connus sous le nom d'"opération maillot de bain", sont organisés via un groupe féministe sur Facebook, auquel on ne peut accéder qu'après avoir été validée par une personne de confiance. Il a été lancé par une Algérienne de 27 ans connue sous le pseudonyme de Sara, en réaction à une campagne sur les réseaux sociaux qui visait à stigmatiser ces femmes portant un maillot de bain sur la plage.

 

Pendant le ramadan, des jeunes publiaient des photos volées de femmes en bikini, parce que cette tenue serait, selon eux, "représentative de l'Occident" et "contraire aux normes islamiques". Les sorties organisées par les manifestantes visent donc à lutter contre la pression qui est faite sur leur apparence physique et à se réapproprier l'espace public. Toutes les femmes qui participent au mouvement ne sont pas obligées de porter un maillot deux pièces : celles qui le veulent peuvent aussi se baigner en robe ou en burkini, qui bien que légal en Algérie, est déjà jugé provocant. Et ce mouvement n'entre en rien en conflit avec a loi.

 

Selon Sarah Chelal, chargée de mission au réseau Euromed, interrogée par Francetvinfo, "Il y a eu une recrudescence de la présence policière sur les plages pour les protéger. Ces femmes n'ont jamais eu de problème avec l'État". Porter un maillot de bain à la plage "ne devrait pas être un exploit et encore moins choquer", estime la jeune femme qui a lancé le mouvement.

 

HuffingtonPost.fr dans son article du 7 août  «Y a-t-il vraiment une "révolte du bikini" en Algérie ?» montrent que des journalistes algériens modèrent la portée de ces événements tant sur le problème par rapport au choix de la tenue sur la plage, les  incohérences relayées dans les médias français et algériens, en particulier concernant le nombre de participantes, sur l'exagération dans le traitement médiatique de cette "révolte du bikini" qui n'a pas attendu 2017 pour émerger puisqu’il existe un ras-le-bol réel quant à la place de la femme et des autres libertés individuelles mises à mal dans la société algérienne. Beaucoup de gens militent, parfois pas de manière publique. Il y a une "recontextualisation" alors qu’on devrait parler 'baignades contre les barbus' plutôt que "républicaine".  

 

Mais une réalité demeure : le harcèlement verbal des femmes sur les plages - ou dans les rues - d'Algérie, par des dragueurs grossiers ou des professeurs de morale, est une réalité. Les médias étrangers ont exagéré les activités d’un groupe de femmes qui a été créé fin juin dans lequel se retrouvait une vingtaine de femmes sur la même plage en général la plage de Séraidi à Annaba, pour pouvoir nager à l’aise sans être embêtées.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 1 Août 2017

ansa.it nous montre ce mardi 1er août 2017 que le Vatican dans la ligne des appels répétés du pape François, donner une impulsion complète à la lutte contre la mafia et la corruption.

 

Après le débat sur la corruption qui a eu lieu au Vatican le 15 Juin, lequel «est la volonté de faire un front commun contre les différentes formes de corruption, le crime organisé et la mafia», la consultation sur la justice du dicastère du Vatican pour le développement humain intégral constituent "un réseau international". Cela a été annoncé par le document final du sommet.

 

«L'Église dans le monde est déjà un réseau et peut donc et doit se mettre au service de cette intention avec courage, décision, transparence, esprit de collaboration et créativité.» En outre, la consultation, qui confirme l'inspiration a émergé du sommet de la Villa Pia, «permettra d'approfondir l'étude sur une réponse globale par les conférences épiscopales et les églises locales sur l'excommunication de la mafia et des organisations criminelles similaires et des perspectives d'excommunication la corruption».

 

Tandis que l’on trouve le message du Département du développement humain pour la Journée mondiale du tourisme dans l’article de Cameron Doody dans peridiodistadigital.com de ce mardi : ‘Le Vatican avertit que les vacances ne peut pas être «prétexte ou pour l'irresponsabilité ou pour l'exploitation»’. «Le temps de vacances ne peut pas être ni une excuse, ni irresponsable ni pour l'exploitation.» Le Vatican va utiliser les vacances d'été, un «temps noble» dans l'hémisphère Nord, en vue de souligner l'importance du tourisme durable – le «tourisme avec un visage humain» - comme essentiel pour la croissance économique et la dignité humaine. C’est ce que souligne le titre du texte publié mardi par le Vatican préparé à l'occasion de la Journée mondiale du tourisme, organisée pour la prochaine 27 Septembre par l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) : «Le tourisme durable comme outil de développement».

 

Enfin, periodistadigital.com dans son article «Le Vatican confirme l’archevêque Michael Yeung Ming-Chung comme successeur du cardinal Tong à Hong Kong», nous montre que cardinal John Tong sera soulagé de son diocèse au profit de l'archevêque Michael Yeung Ming-Chung, originaire de Shanghai qui stipule que «le sang chinois coule dans mes veines». Sans être extrémiste, Yeung a souvent exprimé son soutien à la démocratie à Hong Kong, en avertissant la Chine qu’'intervenir trop lourd n’est pas la bonne solution et qu’elle doit sauvegarder le principe de «un pays, deux systèmes». Sur le dialogue sino-Vatican, il est optimiste concernant la recherche du dialogue du Vatican avec la Chine. Monseigneur Yeung est aussi un défenseur audacieux de la famille fondée sur la relation entre un homme et une femme. Par conséquent, parfois il a été critiqué par la communauté gay à Hong Kong.

Merci !

 

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Eglise

Repost 0