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Publié le 2 Août 2017

Claire Giangravè dans son article du mercredi 2 août 2017 sur cruxnow.com nous montre que l'acte juridique du pape François du mois de juin a créé un nouveau chemin vers la sainteté pour ceux qui ont "offert leur vie", ce qui peut ouvrir la porte à la canonisation à plusieurs juges italiens qui ont été tués par la mafia. Parmi eux, Rosario Livatino, le «juge des enfants», qui a été brutalement assassiné en 1990 par quatre hommes pour s’être engagé à lutter contre la criminalité et la corruption dans la ville sicilienne d'Agrigente, ce qui l’opposa à la mafia. La force de la foi catholique de Livatino était telle que dans un discours du 9 mai 1993, le pape Jean-Paul II l'appelait «un martyr de la justice et indirectement de la foi».

 

L'archevêque d'Agrigente, Carmelo Ferraro, a demandé à un enseignant de Livatino, Ida Abate, de rassembler le matériel nécessaire pour présenter une cause de sa béatification. Le processus diocésain a débuté officiellement en 2011 et est presque terminé après le témoignage du dernier témoin au tribunal ecclésiastique de Milan la semaine dernière. Le matériel devra être examiné par la Congrégation pour la Cause des Saints au Vatican, et alors son préfet, le cardinal italien Angelo Amato, présentera les documents pour l’approbation finale du pape. L'attente pourrait être longue, compte tenu du grand nombre de processus de canonisation qui pourrait être déclenché par le motu proprio du pape.

 

Tout le monde n'est cependant pas excité par les processus de béatification des martyrs anti-mafieux. À la mi-juillet, des vandales ont coupé la tête du buste en l’honneur du juge italien Giovanni Falcone, qui a été assassiné des mains de la mafia en 1992. Le 18 juillet, la veille de l'anniversaire du meurtre du juge anti-mafia Paolo Borsellino, une stèle commémorative de Livatino à Agrigente a été cassée. Un objet émoussé a brisé la pierre où la dédicace "à Rosario Livatino ..." a été gravée. La stèle est érigée là où le «juge des enfants» a été tué. Un ouvrier a découvert les dommages et a rapidement averti la police.

 

Ces béatifications ou canonisations serait un bon exemple pour la politique actuelle du Vatican de lutte contre la mafia et donnera sans doute les coudées franches au pape pour s’en prendre aussi à des attitudes mafieuses présente dans l’Église.

 

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Publié le 12 Juillet 2017

Mauro Lopes nous montre dans son article pour periodistadigital.com du mardi 11 juillet 2016 qu’à l'appui du pape François et les réformes fondamentales, des centaines de personnes et des organisations brésiliennes ont signé un manifeste. L'initiative est de l’IPDM (Iglesia - Pueblo de Dios en Movimiento) l'organisation, à la périphérie de San Pablo.

 

Dans le texte, les signataires affirment que «nous sommes à côté Pape François pour une Église en sortie pour une humanité qui embrasse les pauvres, les faibles, pour un monde qui favorise la rencontre culturelle et non le rejet, les sans toit, les sans terre, les sans nourriture, les sans rien, au lieu de les traiter les comme des déchets».

 

Et plus tard : «Nous sommes avec le Pape contre l'intention manifeste d'une fermeture de l’Église. À faire fleurir aujourd'hui le printemps plutôt que de vivre un retour à la longue nuit d'hiver, les positions prises par quatre cardinaux restauracionnistes et ses disciples, qui accusent le pape dans une lettre publique parce que la confusion sur les questions clés de la doctrine catholique» sont l'expression d'une vision de l'Église qui ne se réunit que des objectifs de pouvoir, de domination et de contrôle sur les gens. Ils sont fermement opposés aux quatre cardinaux et sont partisans de l’Exhortation apostolique «sur l'amour dans la famille» (Amoris Laetitia), en particulier le droit de divorcer et que les divorcés et remariés partagent la communion eucharistique. Ils se basent donc sur des hypothèses morales et théologiques fausses qui ne viennent pas de la meilleure tradition de l'Église.

 

Enfin, ils présentent sept propositions pour l’Église en sortie, comme celles proposées par le pape François :

 

1. L'inclusion universelle de tous les chrétiens et des citoyens chrétiens dans la communauté ecclésiale à travers les sacrements;

 

2. Le sacerdoce ministériel avec célibat facultatif;

 

3. La création d'un organe consultatif spécial des femmes associées avec le Collège des cardinaux pour assurer plus d'espace pour les femmes dans le leadership dans l'Église;

 

4. La fermeture des grands séminaires et la réhabilitation des maisons de formation des prêtres;

 

5. La nomination des évêques «sentant comme leur brebis» d’après l’expression du pape, sans interférence de la nonciature;

6. L'encouragement et le soutien de la CNBB aux communautés ecclésiales de base (CEB);

 

7. La convergence de l'Église avec les mouvements sociaux, dans l'esprit des trois Rencontres mondiales des mouvements populaires organisées par le pape.

 

Les inscrits dans le manifeste, sont entre autres : Leonardo Boff, Frei Betto, les prêtres Paulo Sérgio Bezerra et Ticao, de l’IPDM, Antônio Ferreira Naves, de la Comission pastorale de Terra San Pablo, Júlio Lancelotti, Vicaire du Peuple de de da Calle dans l’archidiocèse de São Paulo, le moine Marcelo Barros, Eduardo Brasileiro, articulateur de l’IPDM, dom Flávio Irala, évêque anglican, le ministre méthodiste Claudio de Oliveira Ribeiro, Franklin Felix, coordinateur du mouvement Espíritas Pélos Direitos Humanos, et Aline Ogliari, secrétaire national de la pastorale la jeunesse.

 

Sont également présentes les organisations de soutien telles que l'initiative la Conferência dos Religiosos do Brasil (CRB), de la CNBB (Conferência dos Bispos do Brasil), le Conselho Indigenista Missionário (CIMI), la Comissão Pastoral da Terra (CPT) et la Pastoral Carcerária; le Serviço Inter Franciscano de Justiça, la Paz e Ecologia (SINFRAJUPE); Rede Ecumênica da Juventude Nacional (REJU); le Centro de Cursos de Capacitação da Juventude CCJs (CCJ); Nós Somos a Igreja - São Paulo et la Pastoral Fé e Política São Paulo.

 

Ce manifeste est une excellente initiative soutenant le pape François et qui nous montre à travers ses sept propositions les réformes urgentes auxquelles l’Église va devoir s’engager.

 

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Publié le 20 Juin 2017

L’Express.fr dans son article du mardi 20 juin 2017 nous montre que le pape François s'est rendu mardi en pèlerinage dans le nord et le centre de l'Italie pour rendre hommage à deux anciens prêtres, figures marquantes de l'Église en Italie.

 

Le pape argentin est arrivé dans la matinée à Bozzolo, petite ville lombarde dans le nord de la péninsule, où il s'est recueilli sur la tombe du prêtre Primo Mazzolari, mort en 1959. "Don Mazzolari a été un prêtre convaincu que les destins du monde se jouent à la périphérie", a déclaré à cette occasion Jorge Bergoglio, qui se décrit souvent lui-même comme proche de tous ceux se trouvant à l'écart ou en marge de la société. Le pape François a aussi salué ce "prêtre pauvre et non un pauvre prêtre, ce qui n'est pas la même chose".

 

La prédication de Don Mazzolari a toujours été marquée par un fort accent social, à tel point qu'il a même été un temps interdit de prêche en dehors de son diocèse. Certains de ses livres ont également été mis à l'index. En février 1959, trois mois avant sa mort, Don Mazzolari est toutefois reçu par le pape Jean XXIII, qui salue en lui un prêtre inspiré par le Saint-Esprit.

 

Le pape François s'est ensuite rendu à Barbiana, en Toscane, pour là aussi se recueillir devant la tombe d'un autre prêtre, le père Lorenzo Milani, connu pour son engagement en faveur de l'éducation. Nommé en 1954 dans cette petite ville de la région de Florence, il y fonde une école à destination des classes populaires et s'inspire de méthodes innovantes.

 

Le père Milani, mort en 1967, avait "une inquiétude spirituelle (...) pour l'école, qu'il rêvait sans cesse comme un hôpital de campagne pour secourir les blessés, récupérer les marginaux et les rejetés", avait expliqué le pape François dans un message vidéo publié le 23 avril dernier.

 

Mettre en avant le père Primo Mazzolari et le père Lorenzo Milani deux figures de l’Église d’après-guerre qui furent mise à l’écart par leur hiérarchie à cause leur souci des pauvres et leur souhait que l’Église soit une famille est le signe d’une marche à suivre, mais il faudra pour cela il faudra qu’elle enlève ses barrière et accueille tout le monde sans rien attendre en retour.

 

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Publié le 14 Juin 2017

«Je suis ton frère, comme un disciple de Jésus. Je suis ton frère, un pécheur qui trouve la miséricorde du Seigneur.» Voici comment le cardinal Joseph Tobin a accueilli les centaines de gays, lesbiennes, bisexuels, transsexuels et leurs familles qui sont venus tard hier dans un pèlerinage à la cathédrale du Sacré-Cœur à Newark, plutôt que dans la permanence de Tobin dans le diocèses, comme nous le montre Cameron Doody dans periodistadigital.com ce mercredi 14 juin 2016.

 

«Le mot que j'utilise est «bienvenue»», dit le cardinal Tobin au New York Times au sujet de son attitude envers la communauté LGBT. «Ce sont des gens qui ailleurs ne sentent pas les bienvenus. Ma prière pour eux est qu'ils se sentent ainsi. Aujourd'hui, nous lisons un passage dans la Bible qui nous dit d'être en mesure de donner la raison de notre espérance. Et je prie maintenant pour ce pèlerinage pour eux et pour l'Église toute entière, qui est une source d'espoir».

 

Mais la citation du père Robert Gahl, professeur d'éthique à l'Université pontificale de la Sainte-Croix de l'Opus Dei à Rome ne semble pas du même acabit, puisqu’il opine que «tous sont les bienvenus dans l'Église, mais personne ne les accepteraient tel quel». Bien que le professeur était «ravi» que les pèlerins LGBT assistent à la messe dans la cathédrale, mais il a exprimé l'espoir que le cardinal Tobin «va les remettre en question, car ils doivent faire de bons bergers, en vivant selon la doctrine de Jésus.»

 

En réponse aux commentaires du père Gahl, le cardinal Tobin a dit : «Je serais un peu hypocrite». «Il était approprié d'inviter les gens à venir prier et à dire ce qu'ils sont. Ensuite, nous pouvons parler», a-t-il dit, se référant au nouveau mouvement dans l'Église qui se réfère aux gays en utilisant le langage qu'ils utilisent, et jamais dans les étiquettes froides de la théologie traditionnelle.

 

Et bien que le cardinal Tobin dit au journal qu'il avait reçu «beaucoup» de lettres de reproche de catholiques pour avoir participé au pèlerinage et il est au courant d'une campagne qui encourage d'autres évêques américains à le corriger, il a déclaré que rien qui arrêtera. «J'ai beaucoup à me corriger, sans doute. Mais pas pour les accueillir», reflète l'archevêque.

 

Une très belle initiative du cardinal Tobin qui espérons le sera porteuse d’avenir, car il est anormal qu’il existe encore de catholiques de seconde zone.

 

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Publié le 13 Juin 2017

Cameron Doody dans son article du lundi 12 juin 2017 nous montre une invitation à passer d’«une spiritualité adolescent à une spiritualité adulte» qui est la dernière évaluation qu’a fait d’Amoris Laetitia le cardinal Blase Cupich, qui a également exprimé l' avis que la clé de l'Exhortation apostolique est son appel à la «liberté de conscience» par laquelle les fidèles peuvent «discerner la vérité» leur propre vie. Parlant à un programme en ligne d’une chaîne catholique Sel et Lumière, l’archevêque de Chicago a développé cette notion de «spiritualité adulte» en appelant l'Église à la joie de l'amour.

 

Selon au cardinal, une «spiritualité adulte» signifie «pouvoir, en quelque sorte, se rendre compte nous avons la grâce de Dieu pour discerner la vérité dans sa vie qui vient dune chose appelée le Seigneur.» Une telle spiritualité, dit-il, «responsabilise l'individu, plutôt qu'une autorité extérieure disent aux gens ce qu'il doivent faire, comme des enfants».

 

«Ce que le Saint-Père nous appelle à faire, c’est ce que l'Église nous demande d'être, c’est d’être capable de prendre la responsabilité de notre vie. Et cela signifie que nous veillons à ce que les gens comprennent la liberté de conscience, mais aussi la responsabilité que cela implique», continue le cardinal Cupich.

 

Des idées qui peuvent paraître révolutionnaire pour la discipline traditionnelle de l'Église, sont que les fidèles assument la responsabilité de leur vie, et que les autorités de l'Église arrêtent de traiter les croyants comme les enfants, en réalité, toujours selon le cardinal Cupich, ces idées ont été gestation depuis Vatican II. «Ceci est en effet un mouvement de spiritualité adolescente à une spiritualité adulte. C’est d'une importance fondamentale.»

 

Malheureusement tous les ecclésiastiques ne souhaitent pas ce passage à la foi adulte comme le montre l’article du lundi 12 juin 2017 de catholicherald.co.uk : «Les évêques polonais : Amoris Laetitia ne permet pas la communion pour les divorcés remarié». Amoris Laetitia n'a pas changé la doctrine de l'Église sur la sainte communion pour les personnes divorcées remariées, a déclaré la Conférence épiscopale polonaise dans son communiqué publié après la réunion plénière de la semaine dernière dans la ville de Zankopane. Ils ont déclaré que les catholiques vivant dans les relations non sacramentelles devraient être conduits à la «véritable repentance et à la réconciliation sacramentelle» avec leur conjoint et leurs enfants nés dans cette union.

 

La miséricorde est à revoir pour les évêques Polonais, qui se fient seulement à la rigidité de lettre et non aux actes d’amour.

 

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Publié le 1 Juin 2017

Jean-Jacques Durré pour cathobel.be dans son article du mercredi 31 mai 2017 que les évêques de Belgique ont publié le 24 mai 2017 une lettre pastorale portant sur l’exhortation apostolique Amoris Laetitia. Un texte d’une grande ouverture, qui s’inscrit dans la ligne proposée par le pape François. Avec un maître-mot : le “discernement”.

 

La lettre pastorale des évêques belges est le fruit d’une longue et profonde analyse de l’exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia (“La Joie de l’amour”), qui traite de l’amour dans la famille et qui a été publiée par le souverain pontife dans la foulée des deux synodes sur la famille qui se sont tenus à Rome, en 2014 et 2015. La lettre pastorale des évêques, adressée à tous les prêtres, diacres, animateurs et animatrices pastoraux, donne des clés de lecture du texte.

 

Ils rappellent tout d’abord qu’Amoris Laetitia explique en quoi le mariage et la famille sont si précieux et pourquoi l’Église y a toujours attaché tant d’importance. Le mariage est avant tout un sacrement, c’est-à-dire “un signe visible – aussi imparfait soit-il – de l’amour et de la fidélité de Dieu”, écrivent les évêques.

 

Citant de larges passages de l’exhortation apostolique, les évêques se demandent comment les idées et les impulsions d’Amoris Laetitia peuvent être fécondes pour l’Église en Belgique. “Telle est aussi la raison pour laquelle nous nous adressons dans cette lettre à tous ceux qui exercent une responsabilité pastorale dans notre communauté d’Église et en particulier aux responsables de pastorale familiale”, poursuivent-ils.

 

Que retiennent les évêques belges d’Amoris Laetitia pour la pastorale des couples et des familles ? Dans leur lettre, ils mettent en évidence trois axes : la préparation au mariage, l’accompagnement des familles et l’attitude à adopter à l’égard de personnes dont la relation s’est brisée.

 

Pour le premier point, les évêques admettent qu’aujourd’hui, être chrétien et se marier, surtout religieusement, ne va plus de soi. Ils invitent cependant les acteurs de la pastorale des couples à accueillir ceux qui veulent s’engager dans le sacrement du mariage, mais surtout à les accompagner et à les aider à discerner ce que signifie le mariage religieux. Ils en appellent donc à la mise en place d’un “catéchuménat de mariage”, véritable cheminement d’approfondissement de la foi. Tout en admettant que tous les couples ne demandent pas une préparation aussi intense, ils mettent néanmoins en garde face à une approche trop minimaliste. Et de poser un premier appel au discernement : “Cette préparation ne peut ni ne doit se passer partout de la même manière.” Toutefois, les évêques émettent le souhait qu’au moins trois moments de préparation aient lieu : “que signifie être chrétien aujourd’hui?, que signifie un mariage et un foyer chrétiens? et la préparation de la liturgie du mariage”.

 

En matière d’accompagnement des couples et des familles, les évêques belges démontrent leur pleine connaissance des réalités actuelles. Ainsi, ils sont conscients que, dans toujours plus de familles, les deux partenaires ne sont pas nécessairement croyants ou chrétiens. “Cela n’empêche aucunement leur engagement dans l’amour et la fidélité”, insistent-ils. Pas question, ici, de donner des lignes directrices générales mais plutôt d’encourager des initiatives rassemblant la famille au sens large (parents, enfants, grands-parents, etc.). Lucides sur la beauté du mariage mais aussi sur sa fragilité, les évêques belges appellent à soutenir, avec l’aide des communautés locales, les jeunes couples, “surtout lorsque leur relation entre en crise”. Ils n’omettent pas de décrier les situations qui peuvent contribuer à fragiliser la relation de couple, telles la misère, le souci des enfants, la perte de travail ou la pression psychologique. Ils demandent donc aux prêtres, diacres et autres responsables pastoraux d’être attentifs à ces situations.

 

Dans la foulée, la lettre pastorale aborde un sujet sensible : l’attitude à l’égard des personnes dont le couple s’est brisé. Un point où beaucoup attendent les prélats belges “au tournant”. Et là, la position adoptée est empreinte d’une grande ouverture, marquée par ce leitmotiv qu’est le discernement. Un mariage qui échoue a des conséquences multiples pour toute une série de personnes : les époux, bien sûr, les enfants, la famille, voire les amis. “Notre mission est et reste de soutenir les personnes, de les accompagner et de rester en lien avec elles.”

 

Les évêques n’éludent pas la délicate question de la communion pour les personnes divorcées remariées, un thème qui est abordé explicitement dans le chapitre huit d’Amoris Laetitia. S’ils précisent que “l’indissolubilité du mariage appartient au trésor fondamental et irrévocable de la foi de l’Église”, ils soulignent aussi que, pour le pape, toutes les situations ne devraient pas être abordées de la même manière. Sans détour, ils réaffirment que les divorcés remariés font partie de l’Église, précisant que, dans cette problématique, le pape François a placé le discernement nécessaire comme concept central dans l’approche à adopter. Clairement, l’épiscopat belge adopte une position d’ouverture sur les propos du pape : “On ne peut donc pas décréter que tous les divorcés remariés peuvent être admis à la communion. On ne peut pas non plus décréter qu’ils en sont tous exclus. Le cheminement de chaque personne demande le discernement nécessaire en vue d’une décision pastorale prise en conscience.” Il ajoute que toute la pastorale doit être orientée autour de trois concepts de base : l’accompagnement, le discernement et l’intégration. Les évêques demandent à ce que, dans cette démarche de discernement, les personnes puissent compter sur un accompagnement pastoral, sur un dialogue avec un prêtre, un diacre ou un autre agent pastoral.

 

“Amoris Laetitia ouvre bien clairement une porte aux divorcés remariés pour qu’ils puissent recevoir l’aide des sacrements. Mais cette décision, ils ne peuvent – pas plus que les autres croyants – la prendre à la légère”, écrivent les prélats de notre pays, appelant à relire ce que le pape avance comme critères. “Dans une telle démarche de discernement, juger en conscience est important de la part des personnes impliquées, tout comme des responsables pastoraux.”

 

Enfin, les membres de l’épiscopat belge soulignent le poids que le pape François reconnaît à la décision prise en pleine conscience par les croyants : “Nous sommes appelés à former les consciences, mais non à prétendre nous substituer à elles.” (AL 37)

 

Indiquant qu’une démarche de discernement ne conduit pas à un oui ou un non automatique à pouvoir communier, les évêques admettent qu’il se peut aussi que quelqu’un décide en conscience de recevoir l’Eucharistie. Et la réponse est évidente pour eux, à la lumière d’Amoris Laetitia : “Cette décision mérite aussi le respect. Entre le laxisme et le rigorisme, le pape François choisit la voie du discernement personnel et d’une décision prise soigneusement et en conscience.”

 

Et de conclure en précisant que, comme évêques de notre pays, ils veulent exprimer leur reconnaissance pour Amoris Laetitia et pour le chemin qu’indique le pape François pour l’Église : “ne pas renoncer au bien possible, même si elle court le risque de se salir avec la boue de la route.”

 

La Conférence épiscopale belge soutient donc à 100 % le pape et exclut toute forme de stigmatisation des divorcés remariés. L’exhortation apostolique Amoris Laetitia est donc pour les évêques belges un texte d’une grande ouverture qui laisse une large place au discernement et à la liberté de conscience.

 

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Publié le 19 Mai 2017

James Alison : «La proportion du clergé gay est beaucoup plus élevé que la normale dans la société civile»

Un péché ou une bénédiction ? L'homosexualité reste un tabou au sein de l'Église. Le prêtre et théologien gay James Alison appelle à la nécessité d'aborder le grand défi de l'Église d'aujourd'hui : parler de l'homosexualité «en personne», surtout quand la proportion du clergé est gay y est beaucoup plus élevé que 2 à 4%, au-dessus de la normale qui se trouve dans la société civile comme nous le montre Jesús Bastante dans on article pour periodistadigital.com le jeudi 18 mai 2017.

 

Il déclare qu’il connaît beaucoup de prêtres qui vivent leur sexualité comme une grande souffrance, parce qu’ils désirent être honnêtes et ils découvrent la dissimulation du système sur l’homosexualité quand il est trop tard. Quand on révèle son homosexualité on devient persona non grata et on impose le silence. On cesse d'exister pour le système. Et cela, chez certaines personnes est suffisant pour aller faire autre chose. Dans son cas, Alison a un statut canonique irrégulier. Et il est en attente de voir sa situation se régulariser.

 

Pour le théologien la question des homosexuels est beaucoup plus facile que celle sur les personnes divorcées et remariés, parce qu'il ya des éléments beaucoup plus complexes de théologie et de raisonnement. L'arrivée dans la conscience d'un gay fils de Dieu, est beaucoup moins compliquée que la prise de conscience, qu’entre deux personnes, de ce qui a été leur passé conjugal. C’est un moyen. Maintenant, ce type de signal est plutôt mis de côté et pas en avant. Le pape François dit de ne pas attendre des réponses d'enseignement sur toutes les choses.

 

Il dit aussi que : «Nous espérons tous que le jour ce regard (sur l’homosexualité) sera plus palpable, au sens de la reconnaissance qu'il a des opinions différentes.» Mais qu’il est «inimaginable que le degré actuel de cléricalisme, ait de l'honnêteté au sujet de ces questions. Ceci est une chose connue. Ces questions doivent être résolues toutes ensemble en même temps.»

 

Le monde qu’il décrit est selon lui devenu pharisien dans les sens où la miséricorde est permise à l’intérieur avec une fermeture. Cela est pour James Alison une grande tristesse en voyant en France, l'invisibilité absolue du clergé gay qui ne pouvait parler à la première personne suite au processus de la Manif pour Tous, qui était beaucoup plus violente, comme cela s’est passé en Espagne par le mouvement de refus de Rouco au moment du mariage pour tous.

 

Ce qu’il voit aujourd’hui, c’est le placard ecclésiastique, où il y a beaucoup de ceux qui y vivent pensent qu'ils ne sont pas dans le placard puisque par les règles de conduite ils se croient protégés par le système. Mais quand ils mettent en avant leur sexualité et indiquent également qu’ils sont hors de ces règles de vie, il n'y a pas de protection, car ils passent pour des traîtres. Et il est une forme d'auto-justice qui doit prendre fin, car il est clair que cela n'a rien à voir avec l'Évangile, mais plutôt son contraire.

 

James Alison salue enfin l’exemple de Krzysztof Charamsa en provenance de Pologne, où la pression du clergé ultra est très forte en matière de sexualité, qui a eu le courage de révéler son homosexualité à travers le besoin émotionnel de rendre réel tout cela d'une manière intense et de ne plus vivre dans l’hypocrisie. «Chapeau», comme disent les Français, nous dit-il pour féliciter Charamsa.

 

Une belle invitation a modifier la vison de l’Église sur l’homosexualité alors que le clergé se montre plutôt hypocrite à ce sujet dans ses rangs. Pour l’instant les deux synodes sur la famille en 2014 et 2015 n’ont pas voulu traiter réellement de la question. Et cela risque de durer longtemps.

 

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Publié le 15 Mai 2017

Le théologien espagnol José María Castillo dans son article pour periodistadigital.com ce lundi 15 mai 2017 nous montre que la théologie doit se libérer de la peur :

 

«Pour la loi de la vie, la grande génération de théologiens, qui ont fait le renouveau théologique qui a mené au Concile Vatican II, est sur le point de disparaître tout à fait. Au cours des décennies suivantes, malheureusement, il est apparu qu’il n’y a pas de nouvelle génération qui est en mesure de poursuivre le travail que les grands théologiens du XXe siècle ont initié.

 

Des études bibliques, des ouvrages historiques et de certains également concernant la spiritualité, sont des domaines de travail théologique qui sont restés avec dignité. Mais même les grands mouvements, comme cela est arrivé avec la théologie de la libération, donnent l'impression qu'ils sont à la baisse. Je vois cela comme équivoque.

 

Qu’est-ce qui s’est passé dans l'Église? Qu’est-ce qui nous est arrivé ? Tout d'abord, nous devrions considérer que c'est très grave que nous vivons dans cet ordre des choses. D'autres domaines de la connaissance ne cessent de croître : la science, les études historiques et sociales, les plus diverses technologies nous surprennent tous les jours avec de nouvelles découvertes.

 

Alors que la théologie (je parle spécifiquement de la catholique) reste ferme, se laisse décourager, intéressant chaque jour moins de gens, incapable de répondre aux questions que beaucoup de gens ont et, surtout, déterminés à maintenir intouchables, les prétendues «vérités» qu’on ne sait pas comment on peut continuer à les défendre à ce point.

 

Pour donner quelques exemples : Comment pouvons-nous continuer à parler de Dieu, convaincu que l’on sait dire ce qu’il pense et ce qu’il veut, sachant pourtant que Dieu est Transcendant, et par conséquent, n'est pas à notre portée ? Comment est- il possible de parler de Dieu sans savoir exactement ce que nous disons ? Comment pouvons-nous assurer que «par un seul homme le péché est entré dans le monde» ? Est-ce que nous allons présenter comme des vérités centrales de notre foi des mythes qui ont plus de quatre mille ans ? Quels arguments peuvent assurer que le péché d'Adam et la rédemption de ce péché sont des vérités centrales de notre foi ?

 

Comment est-il possible de dire que la mort du Christ était un «sacrifice rituel» dont Dieu avait besoin pour pardonner nos péchés et nous sauver pour le ciel ? Comment pouvons-nous dire aux gens que la souffrance, la misère, la douleur et la mort sont des «bénédictions» que Dieu nous commande ? Pourquoi continuons-nous à maintenir des rituels liturgiques qui ont plus de 1500 ans et que personne ne comprend ou ne sait pas pourquoi ils continuent d'être imposés aux personnes ? Croyons-nous vraiment ce que nous avons dit dans certains sermons sur la mort, le purgatoire et l'enfer ?

 

Enfin, la liste des questions étranges, incroyables, et contradictoires sont interminables. Alors que, les églises sont vides ou avec certaines personnes âgées qui viennent dans l'inertie de masse ou les églises personnalisées. Alors que nos évêques ont crié sur les questions portant sur le sexe, alors qu’ils devraient se mettre (ou faire des déclarations générales équivalentes à leurs silences complices) au silence à propos des abus sur mineurs commis par des religieux, des abus de pouvoir permettant à ceux qui les utilisent sur certains de voler et d’en humilier d’autres qui sont à leur disposition.

 

J’insiste, à travers ma façon modeste de voir, le problème est la théologie pauvre, très pauvre, que nous avons. Une théologie qui ne prend pas au sérieux la chose la plus important de la théologie chrétienne, qui est l’«incarnation» de Dieu en Jésus. L'appel de Jésus à le «suivre». L’exemplarité de la vie et du projet Jésus. Et la grande question à laquelle que les croyants devraient faire face : Comment pouvons-nous présenter l'Évangile de Jésus à cette époque et dans cette société que nous vivons ?

 

Insistant sur le fait que le contrôle à long terme de Rome sur la théologie a été très fort depuis la fin du pontificat de Paul VI à la démission du pape Benoît XVI. Le résultat a été formidable : dans l'Église, les séminaires, les centres d'études théologiques, on a peur, très peur. Et nous savons que la peur paralyse la pensée et bloque la créativité.

 

L'organisation de l'Église, dans cet ordre de choses ne peut pas continuer comme ce fut le cas depuis tant d'années. Le pape François veut une «Église qui sort», ouverte, tolérante, et créative. Mais progressons-nous avec ce projet ? Malheureusement, dans l’Église, il y a beaucoup d’hommes avec des massues, qui ne veulent pas lâcher le pouvoir, qu'ils exercent. Eh bien, si c’est ainsi, allez-y ! Bientôt, nous aurons liquidé le peu que nous avons.»

 

José María Castillo n’a pas tort, la théologie pour qu’elle soit porteuse doit se libérer de la peur et répondre aux questionnements des fidèles plutôt que de leur imposer des vérités toutes faites souvent tardives.

 

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Publié le 9 Mai 2017

Radio Vatican nous montre que ce mardi 9 mai 2017 a eu lieu le lancement de la XXXVIe assemblée générale du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM), qui à partir d'aujourd'hui jusqu'au 12 mai, se réunira à San Salvador avec les membres de la direction, les chefs des départements, les présidents et les délégués des Conférences épiscopales d'Amérique latine et des Caraïbes.

 

«Une Église pauvre pour les pauvres» est le thème de cette année qui coïncide avec le centenaire de la naissance de Mgr Romero. Lors de la présentation de l'événement le secrétaire général du CELAM, Mgr Juan Espinoza, a expliqué que la réunion aura lieu dans deux directions : la discussion des travaux des départements et des conférences épiscopales et la réflexion sur les objectifs pastoraux du CELAM pour devenir «une Église en sortie» et missionnaire proposée par la Conférence d'Aparecida.

 

Au cours de la réunion Mgr Espinoza dit également qu’il discutera de la possibilité de créer un synode des évêques pour l'Amérique en continuité avec celui tenu il y a 20 ans, sans doute à cause de la présence des représentants des Conférences épiscopales des États-Unis et du Canada. L'initiative de réunir l'Église du continent est appréciée, car elle motive la réunion et encourage la coopération.

 

L'archevêque de San Salvador, Mgr José Luis Escobar, ainsi que Mgr Juan Espinoza ont choisi cette occasion unique d'honorer la mémoire de Mgr Arnulfo Romero, pour le centenaire de sa naissance. «Romero - a dit Mgr Espinoza - a été touché et il s’est converti au contact avec des pauvres et il est significatif que toute l'Église sur le continent passe maintenant par une Assemblée de cette ampleur pour les pauvres». L'archevêque Escobar a souligné que l'anniversaire de la naissance de Romero, le témoignage de sa vie et son ministère épiscopal, était sans doute la principale raison du choix de San Salvador comme lieu de cette séance plénière.

 

Espérons que l’assemblée plénière du CELAM soit porteuse et qu’elle mette en avant l’Église pauvre pour les pauvres. À l’image de Mgr Romero le CELAM doit comprendre que la raison d'être de l'Église est de se solidariser avec les pauvres qui sont les destinataires privilégiés des attentions des gouvernements et de l'Église tout en étant les acteurs et les protagonistes de leur propre lutte, car la foi ne sépare pas le croyant du monde réel, mais au contraire l'y plonge tout entier.

 

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Publié le 22 Avril 2017

Cameron Doody dans son article du vendredi 21 avril 2017 sur periodistadigital.com nous montre que la «mobilité ascendante» est le désir de passer en dernier. Tel est le projet que veut le pape François pour tous les ordres religieux, en commençant par les Franciscains. Et cela après que les ministres généraux des quatre branches de cette famille religieuse ont demandé au souverain pontife une dérogation pour que des frères non ordonnés puissent assumer des postes d'autorité jusque-là réservées aux prêtres.

 

Cette proposition enthousiasme complètement l'évêque de Rome qui avec les Franciscains est en train d'étudier les possibilités de réaliser de ce projet. La proposition au pape ne cherche pas à remettre en question l'autorité spirituelle ou le rôle du pasteur. Elle cherche plutôt à libérer le pasteur qui peut être mis avec ses moutons et ne pas avoir à se soucier des portes et des clôtures.

 

C’est le leadership rêvé par le Poverello d'Assise lui-même, qui n'était pas un religieux mais un humble profane. Parmi tous les frères, ordonnés ou non, doit être mis en avant l'idéal de «subordination» : celle de ne pas vouloir «monter», mais d’aller «en bas». La subordination est diamétralement opposée au cléricalisme.

 

Si le pape leur accorde l’immunité, il attire dans toute l'Église un changement dans le sens d’une décléricalisation des ordres religieux et un retour à l'inspiration originelle de ses fondateurs. En plus de servir de modèle pour l'Église universelle, l'élan que la famille franciscaine donne à la décléricalisation peut même aider à unifier les quatre branches qui la compose actuellement.

 

Le pape François veut donc une unification des les frères mineurs conventuels, des capucins et du Tiers Ordre qui commence à l'Université franciscaine de Rome, avec d'autres projets pour la communion en Terre Sainte et ailleurs. Enfin le dialogue que les différents gestionnaires permettra la communion dans l’ordre. L’union est de mise.

 

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