Articles avec #reforme de l'eglise tag

Publié le 19 Mai 2017

James Alison : «La proportion du clergé gay est beaucoup plus élevé que la normale dans la société civile»

Un péché ou une bénédiction ? L'homosexualité reste un tabou au sein de l'Église. Le prêtre et théologien gay James Alison appelle à la nécessité d'aborder le grand défi de l'Église d'aujourd'hui : parler de l'homosexualité «en personne», surtout quand la proportion du clergé est gay y est beaucoup plus élevé que 2 à 4%, au-dessus de la normale qui se trouve dans la société civile comme nous le montre Jesús Bastante dans on article pour periodistadigital.com le jeudi 18 mai 2017.

 

Il déclare qu’il connaît beaucoup de prêtres qui vivent leur sexualité comme une grande souffrance, parce qu’ils désirent être honnêtes et ils découvrent la dissimulation du système sur l’homosexualité quand il est trop tard. Quand on révèle son homosexualité on devient persona non grata et on impose le silence. On cesse d'exister pour le système. Et cela, chez certaines personnes est suffisant pour aller faire autre chose. Dans son cas, Alison a un statut canonique irrégulier. Et il est en attente de voir sa situation se régulariser.

 

Pour le théologien la question des homosexuels est beaucoup plus facile que celle sur les personnes divorcées et remariés, parce qu'il ya des éléments beaucoup plus complexes de théologie et de raisonnement. L'arrivée dans la conscience d'un gay fils de Dieu, est beaucoup moins compliquée que la prise de conscience, qu’entre deux personnes, de ce qui a été leur passé conjugal. C’est un moyen. Maintenant, ce type de signal est plutôt mis de côté et pas en avant. Le pape François dit de ne pas attendre des réponses d'enseignement sur toutes les choses.

 

Il dit aussi que : «Nous espérons tous que le jour ce regard (sur l’homosexualité) sera plus palpable, au sens de la reconnaissance qu'il a des opinions différentes.» Mais qu’il est «inimaginable que le degré actuel de cléricalisme, ait de l'honnêteté au sujet de ces questions. Ceci est une chose connue. Ces questions doivent être résolues toutes ensemble en même temps.»

 

Le monde qu’il décrit est selon lui devenu pharisien dans les sens où la miséricorde est permise à l’intérieur avec une fermeture. Cela est pour James Alison une grande tristesse en voyant en France, l'invisibilité absolue du clergé gay qui ne pouvait parler à la première personne suite au processus de la Manif pour Tous, qui était beaucoup plus violente, comme cela s’est passé en Espagne par le mouvement de refus de Rouco au moment du mariage pour tous.

 

Ce qu’il voit aujourd’hui, c’est le placard ecclésiastique, où il y a beaucoup de ceux qui y vivent pensent qu'ils ne sont pas dans le placard puisque par les règles de conduite ils se croient protégés par le système. Mais quand ils mettent en avant leur sexualité et indiquent également qu’ils sont hors de ces règles de vie, il n'y a pas de protection, car ils passent pour des traîtres. Et il est une forme d'auto-justice qui doit prendre fin, car il est clair que cela n'a rien à voir avec l'Évangile, mais plutôt son contraire.

 

James Alison salue enfin l’exemple de Krzysztof Charamsa en provenance de Pologne, où la pression du clergé ultra est très forte en matière de sexualité, qui a eu le courage de révéler son homosexualité à travers le besoin émotionnel de rendre réel tout cela d'une manière intense et de ne plus vivre dans l’hypocrisie. «Chapeau», comme disent les Français, nous dit-il pour féliciter Charamsa.

 

Une belle invitation a modifier la vison de l’Église sur l’homosexualité alors que le clergé se montre plutôt hypocrite à ce sujet dans ses rangs. Pour l’instant les deux synodes sur la famille en 2014 et 2015 n’ont pas voulu traiter réellement de la question. Et cela risque de durer longtemps.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost 0

Publié le 15 Mai 2017

Le théologien espagnol José María Castillo dans son article pour periodistadigital.com ce lundi 15 mai 2017 nous montre que la théologie doit se libérer de la peur :

 

«Pour la loi de la vie, la grande génération de théologiens, qui ont fait le renouveau théologique qui a mené au Concile Vatican II, est sur le point de disparaître tout à fait. Au cours des décennies suivantes, malheureusement, il est apparu qu’il n’y a pas de nouvelle génération qui est en mesure de poursuivre le travail que les grands théologiens du XXe siècle ont initié.

 

Des études bibliques, des ouvrages historiques et de certains également concernant la spiritualité, sont des domaines de travail théologique qui sont restés avec dignité. Mais même les grands mouvements, comme cela est arrivé avec la théologie de la libération, donnent l'impression qu'ils sont à la baisse. Je vois cela comme équivoque.

 

Qu’est-ce qui s’est passé dans l'Église? Qu’est-ce qui nous est arrivé ? Tout d'abord, nous devrions considérer que c'est très grave que nous vivons dans cet ordre des choses. D'autres domaines de la connaissance ne cessent de croître : la science, les études historiques et sociales, les plus diverses technologies nous surprennent tous les jours avec de nouvelles découvertes.

 

Alors que la théologie (je parle spécifiquement de la catholique) reste ferme, se laisse décourager, intéressant chaque jour moins de gens, incapable de répondre aux questions que beaucoup de gens ont et, surtout, déterminés à maintenir intouchables, les prétendues «vérités» qu’on ne sait pas comment on peut continuer à les défendre à ce point.

 

Pour donner quelques exemples : Comment pouvons-nous continuer à parler de Dieu, convaincu que l’on sait dire ce qu’il pense et ce qu’il veut, sachant pourtant que Dieu est Transcendant, et par conséquent, n'est pas à notre portée ? Comment est- il possible de parler de Dieu sans savoir exactement ce que nous disons ? Comment pouvons-nous assurer que «par un seul homme le péché est entré dans le monde» ? Est-ce que nous allons présenter comme des vérités centrales de notre foi des mythes qui ont plus de quatre mille ans ? Quels arguments peuvent assurer que le péché d'Adam et la rédemption de ce péché sont des vérités centrales de notre foi ?

 

Comment est-il possible de dire que la mort du Christ était un «sacrifice rituel» dont Dieu avait besoin pour pardonner nos péchés et nous sauver pour le ciel ? Comment pouvons-nous dire aux gens que la souffrance, la misère, la douleur et la mort sont des «bénédictions» que Dieu nous commande ? Pourquoi continuons-nous à maintenir des rituels liturgiques qui ont plus de 1500 ans et que personne ne comprend ou ne sait pas pourquoi ils continuent d'être imposés aux personnes ? Croyons-nous vraiment ce que nous avons dit dans certains sermons sur la mort, le purgatoire et l'enfer ?

 

Enfin, la liste des questions étranges, incroyables, et contradictoires sont interminables. Alors que, les églises sont vides ou avec certaines personnes âgées qui viennent dans l'inertie de masse ou les églises personnalisées. Alors que nos évêques ont crié sur les questions portant sur le sexe, alors qu’ils devraient se mettre (ou faire des déclarations générales équivalentes à leurs silences complices) au silence à propos des abus sur mineurs commis par des religieux, des abus de pouvoir permettant à ceux qui les utilisent sur certains de voler et d’en humilier d’autres qui sont à leur disposition.

 

J’insiste, à travers ma façon modeste de voir, le problème est la théologie pauvre, très pauvre, que nous avons. Une théologie qui ne prend pas au sérieux la chose la plus important de la théologie chrétienne, qui est l’«incarnation» de Dieu en Jésus. L'appel de Jésus à le «suivre». L’exemplarité de la vie et du projet Jésus. Et la grande question à laquelle que les croyants devraient faire face : Comment pouvons-nous présenter l'Évangile de Jésus à cette époque et dans cette société que nous vivons ?

 

Insistant sur le fait que le contrôle à long terme de Rome sur la théologie a été très fort depuis la fin du pontificat de Paul VI à la démission du pape Benoît XVI. Le résultat a été formidable : dans l'Église, les séminaires, les centres d'études théologiques, on a peur, très peur. Et nous savons que la peur paralyse la pensée et bloque la créativité.

 

L'organisation de l'Église, dans cet ordre de choses ne peut pas continuer comme ce fut le cas depuis tant d'années. Le pape François veut une «Église qui sort», ouverte, tolérante, et créative. Mais progressons-nous avec ce projet ? Malheureusement, dans l’Église, il y a beaucoup d’hommes avec des massues, qui ne veulent pas lâcher le pouvoir, qu'ils exercent. Eh bien, si c’est ainsi, allez-y ! Bientôt, nous aurons liquidé le peu que nous avons.»

 

José María Castillo n’a pas tort, la théologie pour qu’elle soit porteuse doit se libérer de la peur et répondre aux questionnements des fidèles plutôt que de leur imposer des vérités toutes faites souvent tardives.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost 0

Publié le 9 Mai 2017

Radio Vatican nous montre que ce mardi 9 mai 2017 a eu lieu le lancement de la XXXVIe assemblée générale du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM), qui à partir d'aujourd'hui jusqu'au 12 mai, se réunira à San Salvador avec les membres de la direction, les chefs des départements, les présidents et les délégués des Conférences épiscopales d'Amérique latine et des Caraïbes.

 

«Une Église pauvre pour les pauvres» est le thème de cette année qui coïncide avec le centenaire de la naissance de Mgr Romero. Lors de la présentation de l'événement le secrétaire général du CELAM, Mgr Juan Espinoza, a expliqué que la réunion aura lieu dans deux directions : la discussion des travaux des départements et des conférences épiscopales et la réflexion sur les objectifs pastoraux du CELAM pour devenir «une Église en sortie» et missionnaire proposée par la Conférence d'Aparecida.

 

Au cours de la réunion Mgr Espinoza dit également qu’il discutera de la possibilité de créer un synode des évêques pour l'Amérique en continuité avec celui tenu il y a 20 ans, sans doute à cause de la présence des représentants des Conférences épiscopales des États-Unis et du Canada. L'initiative de réunir l'Église du continent est appréciée, car elle motive la réunion et encourage la coopération.

 

L'archevêque de San Salvador, Mgr José Luis Escobar, ainsi que Mgr Juan Espinoza ont choisi cette occasion unique d'honorer la mémoire de Mgr Arnulfo Romero, pour le centenaire de sa naissance. «Romero - a dit Mgr Espinoza - a été touché et il s’est converti au contact avec des pauvres et il est significatif que toute l'Église sur le continent passe maintenant par une Assemblée de cette ampleur pour les pauvres». L'archevêque Escobar a souligné que l'anniversaire de la naissance de Romero, le témoignage de sa vie et son ministère épiscopal, était sans doute la principale raison du choix de San Salvador comme lieu de cette séance plénière.

 

Espérons que l’assemblée plénière du CELAM soit porteuse et qu’elle mette en avant l’Église pauvre pour les pauvres. À l’image de Mgr Romero le CELAM doit comprendre que la raison d'être de l'Église est de se solidariser avec les pauvres qui sont les destinataires privilégiés des attentions des gouvernements et de l'Église tout en étant les acteurs et les protagonistes de leur propre lutte, car la foi ne sépare pas le croyant du monde réel, mais au contraire l'y plonge tout entier.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost 0

Publié le 22 Avril 2017

Cameron Doody dans son article du vendredi 21 avril 2017 sur periodistadigital.com nous montre que la «mobilité ascendante» est le désir de passer en dernier. Tel est le projet que veut le pape François pour tous les ordres religieux, en commençant par les Franciscains. Et cela après que les ministres généraux des quatre branches de cette famille religieuse ont demandé au souverain pontife une dérogation pour que des frères non ordonnés puissent assumer des postes d'autorité jusque-là réservées aux prêtres.

 

Cette proposition enthousiasme complètement l'évêque de Rome qui avec les Franciscains est en train d'étudier les possibilités de réaliser de ce projet. La proposition au pape ne cherche pas à remettre en question l'autorité spirituelle ou le rôle du pasteur. Elle cherche plutôt à libérer le pasteur qui peut être mis avec ses moutons et ne pas avoir à se soucier des portes et des clôtures.

 

C’est le leadership rêvé par le Poverello d'Assise lui-même, qui n'était pas un religieux mais un humble profane. Parmi tous les frères, ordonnés ou non, doit être mis en avant l'idéal de «subordination» : celle de ne pas vouloir «monter», mais d’aller «en bas». La subordination est diamétralement opposée au cléricalisme.

 

Si le pape leur accorde l’immunité, il attire dans toute l'Église un changement dans le sens d’une décléricalisation des ordres religieux et un retour à l'inspiration originelle de ses fondateurs. En plus de servir de modèle pour l'Église universelle, l'élan que la famille franciscaine donne à la décléricalisation peut même aider à unifier les quatre branches qui la compose actuellement.

 

Le pape François veut donc une unification des les frères mineurs conventuels, des capucins et du Tiers Ordre qui commence à l'Université franciscaine de Rome, avec d'autres projets pour la communion en Terre Sainte et ailleurs. Enfin le dialogue que les différents gestionnaires permettra la communion dans l’ordre. L’union est de mise.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost 0

Publié le 18 Avril 2017

Rodney Pelletier dans ChurchMilitant.com le 17 avril 2017 nous montre que dans les homélies la semaine sainte et du dimanche de Pâques, l'archevêque de la tête de l'Église d’Irlande, Diarmuid Martin, a parlé du catholicisme comme d’une «religion de la peur» et une «foi des interdictions», pour dénoncer l'Église pour sa «dureté» historique vers la communauté LGBT.

 

Dans son discours du vendredi saint à Dublin, il a fait remarquer : «Comment est-ce que l'Église et ses institutions pouvaient à divers moments de l'histoire, et pas seulement dans un passé lointain, être si critiques et traiter les gens brisés qui étaient confiés à ses soins avec une telle rigueur ?» «Comment pouvions-nous essayer d'utiliser l'enseignement et la voie de la miséricorde envers les pécheurs pour les amener à justifier ou à accepter leur exclusion sévère ?», a-t-il continué. «Pensez à tant de groupes qui ont été mal jugés : les mères célibataires qui voulaient garder un bébé qu'elles aimaient, les gays et les lesbiennes, les orphelins.» Il a poursuivi : «Nous pouvons être si critiques et blessants envers ceux que nous décidons qu’ils ont échoué et ceux qui dérivent en dehors de nos idées autodidactes de respectabilité.»

 

Et dans son homélie du dimanche de Pâques, Mgr Martin a critiqué l'Église catholique : «Nous avons créé une religion de la peur, tellement que même quand nous avons essayé de vivre une belle vie, on ne nous a jamais laissé avec une sensation de liberté.» «Pour beaucoup, le christianisme s’est transformé en une foi d'interdictions», a-t-il poursuivi. «Certaines théologies ont parlé de libérer les gens du péché, mais elles ont développé un concept de péché et de pécheur qui a rendu presque impossible pour un pécheur de se sentir lui-même ou elle-même vraiment libre. ​» L'archevêque a ajouté : «Il y avait tellement de règles que beaucoup ont été laissés avec un sens du scrupule, qui les a laissés piégés et opprimées par la culpabilité et les doutes.»

 

Mgr Diarmuid Martin a parlé dans le passé pour appuyer la protection juridique des unions civiles gays et a commenté que l'Église catholique doit changer avec le temps. Espérons que les évêques du monde entier suivent ce prélat visionnaire qui désire que l’Église accueille au lieu de fermer ses portes.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost 0

Publié le 19 Mars 2017

katholisch.de dans son article du dimanche Le théologien catholique allemand Thomas Söding appelle l'Église catholique, dans sa mission œcuménique de l'«unité visible» à amener la diversité des églises chrétiennes en harmonie. Ils doivent reconnaître les différences dans la compréhension de Christian et de l’Église et se connecter avec la tâche commune "Polyphonique de proclamer Jésus-Christ", a dit Söding à Berlin le samedi 18 mars 2017. Il faut de toute urgence être aux prises avec la compréhension du ministère et la coordination entre les protestants, signale le spécialiste du Nouveau Testament de Bochum.

 

Alors que du côté protestant une «unité dans la diversité réconciliée» est demandée, l'Église catholique parle d'une «unité visible». Söding appelle ces points de vue objectifs et logiques comme "une unité invisible qui se souvient du oui et du non". Toutefois, il convient en outre de préciser quelles formes concrètes sont envisageables pour cela.

 

Il a donné un aperçu de la recherche catholique sur Luther. "Le problème avec cette approche, cependant, est qu'elle joue sur le défi de la Réforme", a déclaré le théologien. Elle sous-estime, "combien l'Église catholique devrait changer si elle veut intégrer la Réforme".

 

Söding dit, en collaboration avec ses partenaires œcuméniques que l'Église catholique devrait utiliser l'occasion de l'année commémorative de la Réforme afin de "témoigner de la foi en Dieu dans sa force de rétablissement de la paix". Le fait que la société prévoit une telle contribution par les églises, montre à ce sujet la participation de hauts représentants de l'État à la messe de réconciliation samedi dernier à Hildesheim.

 

Et cette vision œcuménique pourrait commencer par une union pour la paix, car le cardinal Marx fait part de son inquiétude à propos de l’augmentation des dépenses militaires de la part d’Angela Merkel, qui pense que l’Europe devrait changer de cap (augmentation des dépenses militaires des membres de l’OTAN), car la sécurité ne doit pas être seulement militaire.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost 0

Publié le 14 Mars 2017

Clémence Houdaille dans son article de la-Croix.com du mardi 14 mars 2017 nous montre que le pape consulte actuellement prêtres et fidèles de Rome pour choisir le prochain vicaire du diocèse romain, successeur du cardinal Agostino Vallini, qui cessera ses fonctions le 17 avril. Cette consultation est inédite, ce choix relevant traditionnellement du pape, évêque de Rome.

 

Prêtres et fidèles ont jusqu’au 12 avril pour envoyer par courrier des «suggestions sur le profil du prochain vicaire et aussi éventuellement des noms». Cet appel a été lancé par le pape lors d’une rencontre privée avec 36 responsables du diocèse, qui compte 334 paroisses pour 2,8 millions d’habitants. «Mais il ne s’agissait alors pas de question de gouvernement», distingue le P. Luc Forestier, directeur de l’Institut d’études religieuses de l’Institut catholique de Paris.

 

Des pratiques démocratiques très anciennes existent bien dans l’Église, mais essentiellement dans le cadre de certaines congrégations religieuses où un corps électoral déterminé – souvent composé des religieux ayant prononcé leurs vœux définitifs – choisit le supérieur. Plus largement, l’initiative du pape pour le futur choix de son vicaire romain est à considérer au regard «de son agenda très clair dans la réception du concile Vatican II», estime encore le P. Forestier. «On constate un accent nouveau mis sur la dimension synodale», avec le souhait que les catholiques prennent la parole.

 

La consultation des fidèles a toujours fait partie d’une tradition ecclésiale et démontre une démarche intéressante du pape qu’il a prise depuis les deux synodes des évêques consacrées à la famille, en 2014 et 2015, celle d’une réelle prise de parole des fidèles, même si les évêques ont fini par avoir le dernier mot.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost 0

Publié le 12 Mars 2017

katholisch.de ce dimanche 12 mars 2017 se demande quelle puissance fait un pape ? Juste une qui initierait les Réformes, et qui aura besoin du soutien de toute l'Église, selon le vaticanologue Marco Politi.

 

L'expert du Vatican Marco Politi met en garde de faire la réforme de l'Église catholique en dépendant seulement du pape François. "Les réformes dans l'Église doivent être réalisées à partir du haut mais jamais où on l’imagine toujours : ... Le pape est omnipotent. Le pape catholique romain est tout-puissant, il est conservateur", déclare Politi à l'occasion du quatrième anniversaire de Francis à l'agence de presse allemande à Rome.

 

"S'il veut faire des réformes, le Pape a besoin d'une mobilisation dans toute l'Église." Et si le travail de réforme n’est pas activement soutenu par les fidèles, il peut être arrêté par son successeur du jour au lendemain. Le pape François a été élu le 13 mars 2013, et il a travaillé pour diverses Reformes depuis. En vue de réformer la curie au Vatican, le pape François a par exemple mis en place un conseil de neuf cardinaux, où se trouve aussi le président de la Conférence épiscopale allemande, le cardinal Reinhard Marx.

 

Politi observe que les croyants sont devenus beaucoup plus passifs. Au cours des 30 dernières années, il y avait eu une "répression théologique" qui en découragea beaucoup. "Il y a 40 ou 50 ans il y avait des jeunes catholiques beaucoup plus engagés", a déclaré Politi. Aujourd'hui, la jeunesse est absente de l'Église en tant que structure participante. Le pape François a un énorme succès, et plus d'influence par sa personne chez les adolescents.

 

Marco Politi montre que le pape François a de nombreux chantiers à mener pour réformer l’Église, mais ses ennemis sont nombreux et pour que cette réforme voit le jour il doit mobiliser toute l’Église afin de lutter contre la curie, la corruption, les mafias et contre l'économie qui tue.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost 0

Publié le 10 Mars 2017

Josephine McKenna dans son article pour NCRonline.org du jeudi 9 mars 2017 nous montre qu’une militante catholique des services sociaux Sœur Simone Campbell a suggéré que les membres du haut clergé au Vatican sont plus préoccupés par le pouvoir que d'affronter les problèmes qui affectent les fidèles, comme les abus sexuels du clergé.

 

La religieuse américaine, leader de la campagne «Nuns on the Bus» (Nonnes dans un bus) qui a fait des tournées en Amérique au cours des cycles électoraux récents, a parlé franchement dans une interview avant une conférence qui se tenait au Vatican le 8 mars pour célébrer la contribution des femmes à la paix. "L'institution et la structure ont peur du changement", a déclaré Campbell à Religion Nouvelles Service. "Ces hommes craignent plus la forme et l'institution que les vraies personnes."

 

Se référant à Marie Collins, qui la semaine dernière a démissionné du panel nommé par le pape François pour examiner les allégations d'obstruction du Vatican sur les enquêtes à propos des abus sexuels des prêtres, Campbell a dit : "Bloquée par les hommes, n’est-ce pas le vrai problème au sein de l'église ?"

 

"L'effort de ne pas permettre l'Église d'arrêter ce genre de chose est choquant", a-t-elle ajouté. "C’est sur le pouvoir masculin et l'image des hommes, pas sur les histoires des gens. Le vrai problème est qu'ils ont défini leur pouvoir sur le leadership spirituel et ils n'ont pas la moindre idée de la vie spirituelle."

 

Campbell a noté que les membres supérieurs de la curie, ou l'administration du Vatican, étaient à une retraite spirituelle en dehors de Rome toute cette semaine et ainsi n’ont pas pu assister à la conférence des femmes. "Je ne sais pas si c’est une gifle au visage ou la preuve de la quantité d'énergie qu'ils pensent que nous avons", dit-elle.

 

Campbell dirige NETWORK, une organisation de la justice sociale faisant actuellement du lobbying auprès des législateurs des États-Unis dans les deux chambres du Congrès pour protéger et maintenir les soins de santé abordables.

 

Elle a reconnu que l'Église était en train de changer, mais a dit qu'il était "scandaleux" qu'elle ne parvient pas à répondre à la crise des abus sexuels de manière plus efficace. Tout en notant que le pape François cherchait à créer une Église plus inclusive, Campbell a exprimé sa préoccupation à propos de la hiérarchie de l'Église et à la réponse des abus sexuels de prêtres.

 

Les femmes ont un rôle important à jouer pour en finir avec ce pouvoir clérical, ce que le nouveau supérieur général des Jésuites, le père jésuite Arturo Sosa Abascal semble confirmer en disant que l'Église catholique doit reconnaître que les femmes ne sont toujours pas autorisés à avoir un rôle participatif complet dans les structures de l'église alors que les femmes jouent un rôle fondamental dans la transmission de la foi. Il a appelé à un nouveau type d’ecclésiologie - ou théologie des structures de l'Église - qui "devrait pousser l'Église à devenir le peuple de Dieu que nous avons proclamé [en] le Concile Vatican II."

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost 0

Publié le 8 Mars 2017

Jorge Costadoat dans un article sur periodistadigital.com pour la journée internationale des droits de la femme ce mercredi 8 mars, 2017 nous dit que le pape François a ouvert une série de synodes pour montrer ce qui se passe dans l'Église. Il a terminé le synode de la famille. Commence avec celui des jeunes ... extraordinaire! Je me demande : ne peut-il pas convoquer un synode des femmes ?

 

Pas un synode "sur" ou "pour" les femmes, sinon un de "la femme organisée" et mit en œuvre par les femmes elles-mêmes. Un "sur" ou "pour" les femmes n'est pas nécessaire. Il faut en finir avec ces anthologies sur les femmes qui, au lieu de répondre à leurs besoins, les exaltent à continuer à faire comme avant. Si nécessaire, cependant, un synode "de" la femme pour exhorter et entendre les femmes.

 

«Qu'est-ce que l'Église entend des femmes comme un signe des temps ? Le droit des femmes à être des femmes, je comprends, est exprimée en deux types de mouvements». Le «féministe» en général, le mouvement qui a combattu pour que les femmes aient des droits civils et politiques égaux à ceux des hommes. Ce mouvement est répliqué dans le domaine ecclésiastique dans les demandes de participation des femmes dans les organismes gouvernementaux, pastoraux et sacramentels. Le cas emblématique est celui de l'ordination sacerdotale.

 

Mais il y a un autre mouvement qui est plus profond et plus critique, et qui est la base des droits légalement exécutoires. À savoir, le mouvement «féminin» qui cherche la libération des «femmes» avec «les femmes des fonctions, des catégorisations et des services qui ont été imposées à travers l'histoire. Je veux dire la libération intérieure que certaines femmes ont atteinte, l'excrétion du patriarcat et l'androcentrisme qui les a inoculées à partir du jour de leur naissance.»

 

L’Église institutionnelle dans le monde des démocraties occidentales s’est battu si tard pour les droits des femmes; en effet, elle a été sourde à leurs cris de compréhension et de dignité, ce qui leur donne peu d'autorité pour parler. Jorge Costadoat a vu le synode sur la famille où les mères ne votaient pas. Il constate que les seuls espaces libérateurs qui ont été donné aux femmes étaient les exercices spirituels et la vie religieuse.

 

Aujourd'hui, de nombreuses femmes pensent que le clergé sacré est à sacrifier. La femme lève la tête aujourd'hui. Elle ne supporte plus de profiter de l’indulgence du clergé. C’est pour cela que l'Église a besoin d'un synode des femmes .

 

Pour lui, «La situation actuelle des femmes dans l'Eglise, à ce stade, n’est pas un oubli. C’est un péché.» Le pari chrétien doit être le suivant : l'Évangile aide les femmes à atteindre leur accomplissement; si la proclamation de l'Évangile ne se déploie pas pleinement les femmes, ne elle n’est pas évangélique.

 

La lettre de Vatican II aux femmes avait déjà confirmé le problème puisqu’elle ne mettait que les femmes sous leur identité de mères, éducatrices, femmes au foyer. On louait la femme pour cela. Le concile n’avait pas abordé la question des femmes.

 

Un synode qui, au moins, doit revenir aux femmes par l'importance qu'elles ont dans les communautés chrétiennes du premier siècle. Un synode, et mieux un concile, pour mettre en œuvre le Christ libérateur de l'esclavage diversifié et commanditaire de la dignité dont ont besoin les êtres humains sans exclusion.

 

Jorge Costadoat propose un synode où les femmes seraient partie prenante de leur avenir dans l’Église et sans vision d’hommes. L’idée permettrait enfin de ne pas seulement parler de la femme, mais enfin de lui donner sa véritable place dans l’Église.

 

Merci !

 

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost 0