Publié le 30 Juin 2021

eglise.catholique.fr nous montre ce mercredi 30 juin 2021 nous montre le message de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, et président de la Conférence des évêques de France suite au fait que la loi de révision des lois de bioéthique a été votée par l’Assemblée nationale le 29 juin 2021. Avancée sociétale pour les uns, "passage en force" pour d'autres. Après deux ans de travaux, le Parlement a adopté définitivement, mardi 29 juin, le projet de loi de bioéthique et sa mesure phare d'ouverture de la PMA à toutes les femmes, en vue d'une mise en œuvre rapide après un ultime recours des opposants. 326 députés ont voté pour, 115 contre et 42 ne se sont pas exprimés (https://www.francetvinfo.fr/societe/pma/le-projet-de-loi-de-bioethique-dont-la-pma-pour-toutes-sa-mesure-phare-est-definitivement-adopte_4683331.html).

 

Selon lui, «Malgré plusieurs années de débats, une logique s’est imposée qui fait de la dignité de l’être humain une valeur à géométrie variable. Le «large consensus» voulu par le Président de la République n’existe pas et l’on voit triompher une volonté idéologique malgré de nombreuses alertes – parfois de simple bons sens- exprimées par nos concitoyens.» Il pousse plus loin en disant que «Le socle de la «bioéthique à la française» dont notre pays était si fier est gommé : la dignité propre à tout être humain – petit et grand – n’est plus le point focal. Face à cette loi, les évêques de France continuent de manifester une grande inquiétude et adressent un appel.» Mais l’archevêque de Paris ne fait que  reprendre les arguments des opposants à la loi bioéthique comme La Manif pour tous qui a dénoncé "un passage en force" avec le refus "systématique" de "toute modification du projet initial". Avec d'autres associations et le soutien de l'épiscopat catholique, le mouvement a mobilisé au fil des mois des dizaines de milliers de personnes contre "la PMA sans père". Contrairement à ce qu’ils avancent c'est en réalité "neuf ans de gestation et un accouchement dans la douleur", déplore l'Inter-LGBT, quand Gaylib a eu "peur" que le processus n'aille pas au bout. Évoquée par François Hollande, puis promise par Emmanuel Macron, la première, et probablement seule grande réforme de société du quinquennat, a pris du retard notamment en raison de la crise du Covid-19, faisant "perdre" des chances de grossesse à certaines, déplorent ces associations (https://www.francetvinfo.fr/societe/pma/le-projet-de-loi-de-bioethique-dont-la-pma-pour-toutes-sa-mesure-phare-est-definitivement-adopte_4683331.html).

 

L’archevêque allant plus loin dans l’exagération nous dit que «Maintenant que la loi de notre pays autorise de nouvelles transgressions, il importe plus que jamais que chacun trouve les moyens de la vigilance et d’un discernement personnel afin de faire ses choix en pleine conscience de ses conséquences éthiques.» Et que «La satisfaction d’un besoin -même légitime-, le principe d’égalité, les besoins de la recherche scientifique, la peur du handicap ne peuvent justifier qu’on traite l’être humain comme un matériau manipulable et éliminable.» Ainsi Mgr Éric de Moulins-Beaufort sait très bien que ce texte ne va en aucun sens dans l’autorisation de la GPA, que l'élargissement des recherches sur les cellules souches ne pourra pas porter sur des embryons humains, que l'identification d'anomalies chez l'embryon, l'élargissement de la PMA aux personnes transgenres, le don d'ovocytes au sein des couples et la PMA post-mortem ne figurent pas dans le texte. La loi met en avant un encadrement renforcé des dons de corps, les hétérosexuels ou homosexuels, les mêmes règles pour le don du sang, la fin de l'anonymat des donneurs de gamètes ne se répercutera pas sur la filiation, et  les couples de femmes ayant recours à la PMA vont également voir leur accès à la filiation facilité. Enfin, les personnes qui le souhaitaient pourront désormais congeler leurs ovocytes ou leurs spermatozoïdes, et ce, sans raison médicale particulière. Le prélèvement de ces gamètes pourra être pris en charge par la Sécurité sociale, mais devra se dérouler dans une structure agréée (publique ou privée accréditée) (https://www.francetvinfo.fr/societe/loi-de-bioethique/projet-de-loi-de-bioethique-ce-que-contient-le-texte-adopte-definitivement-par-lassemblee-nationale_4682871.html).

 

Ponctuant par «Si la loi dit le droit, elle ne dit pas le bien. Ce nouveau cadre législatif fait sauter de nouvelles digues éthiques et renvoie chacun, plus que jamais, à sa responsabilité personnelle.» Pourtant, si les débats ont été âpres, la PMA pour toutes, remboursée par la Sécurité sociale, n’a pas enflammé la société, à l’inverse du mariage pour tous sous François Hollande. Le soutien de l’opinion à l’ouverture de la PMA augmente au fil des années : 67 % des Français y sont désormais favorables, selon un récent sondage Ifop pour l’association des familles homoparentales (https://www.ouest-france.fr/societe/famille/pma/la-pma-pour-toutes-adoptee-par-le-parlement-dans-la-loi-bioethique-947acc7a-d8f2-11eb-ae1f-fb64142a4f8c).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 29 Juin 2021

José Manuel Vidal nous montre dans religiondigital.org ce mardi 29 juin 2021 que pour libérer, l'Église doit être libérée. Tout comme Pierre et Paul. Autour de cette idée, le pape François a tissé l'homélie de la fête de saint Pierre et de saint Paul. Et étant donné que «seule une Église libre est une Église crédible», Bergoglio a invité les archevêques qui ont reçu le pallium (la rayure de laine blanche, symbole du berger qui nourrit les brebis) et tous les chrétiens à «se libérer de la peur qui nous immobilise et cela nous rend craintifs, nous enfermant dans nos sécurités et enlevant le courage de la prophétie.» Comme Pierre l'a fait. Et de nous libérer «d'une observance religieuse qui nous rend rigides et inflexibles, libérés des liens ambigus avec le pouvoir et de la peur d'être incompris et attaqués». Comme Paul l'a fait. De plus, seuls les chrétiens libres et libérés peuvent réaliser "l'unité sur le chemin de la libération des distances qui divisent scandaleusement les croyants en Christ".

 

Ambiance de gala des grandes occasions dans la Basilique vaticane, avec l'image de saint Pierre vêtu d'une cape pluviale, d'une bague de pêcheur et d'un diadème. Célébrant avec le pape, le cardinal proto-diacre Santos Abril, ainsi que les 34 nouveaux archevêques qui ont reçu le pallium: Mgr Francesco Lomanto,  archevêque de Syracuse, Mgr Giuseppe Satriano, archevêque de Bari-Bitonto, Mgr Domenico Battaglia, archevêque de Naples, et Mgr Fortunato Morrone, archevêque de Reggio de Calabre-Bova, pour l'Italie, Mgr Georgios Altouvas, archevêque de Corfou, Zante et Céphalonie, et Mgr Josif Printezis, archevêque de Naxos, Andros, Tinos et Mykonos, de Grèce, en Espagne, Mgr Carlos Manuel Escribano Subías, archevêque de Saragosse, et Mgr Josep Angel Saiz Meneses, archevêque de Séville, Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon et Primat des Gaules, en France,  Mgr Tadeusz Wojda, archevêque de Gdansk, en Pologne, en Turquie Mgr Martin Kmetec, archevêque d’Izmir et enfin pour la République Démocratique du Congo, Mgr Fulgence Muteba Mugalu, archevêque de Lubumbashi. Après la cérémonie d'ouverture, le cardinal Santos Abril présenta les archevêques qui recevront le pallium. Ensuite, chaque archevêque accomplit la formule du serment : «Je serai toujours fidèle et obéissant à l'Église, à vous, en tant que Souverain Pontife et à vos successeurs. Que Dieu tout puissant m'aide». Et le Pape bénit les 34 palliums, qui seront imposés à leurs titulaires dans leurs sièges épiscopaux respectifs.

 

Et ce point de vue semble faire consensus puisqu’un document préparatoire pour le processus synodal mondial proclamé par le pape François a été publié pour l'assemblée de l'Église en Amérique latine. En plus des griefs sociaux qui ont été aggravé par la crise de la pandémie  pour les pauvres en Amérique latine, selon les deux directeurs des travaux, car l'objectif est "une Église au service de la vie et de la création, dans laquelle la participation des laïcs et en particulier des femmes doit être influente", il est question que l'Église prenne position sur les défis actuels, il dénonce aussi le cléricalisme comme la racine de la crise de l'église et du scandale des abus. «Si l'Église veut défendre de manière crédible les changements, il est également nécessaire d'avoir une vision autocritique de ses propres structures, de changer les relations de pouvoir au sein de l'Église et de vivre de nouvelles formes d'être une Église missionnaire», dit le document. Dans la préface à la traduction du document préparatoire, Michael Heinz et Pirmin Spiegel soulignent qu'en période de crise de crédibilité et de manque de volonté de certaines parties de la hiérarchie ecclésiastique à faire face aux questions systémiques et à leur responsabilité sociopolitique, les processus synodaux pourraient acquérir une importance centrale dans le monde entier. "Ils sont une ancre d'espoir pour sortir de la léthargie du changement et du travail indépendant" (https://www.katholisch.de/artikel/30386-aus-sicht-lateinamerikas-kirchenkrise-wurzelt-in-klerikalismus).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 28 Juin 2021

religiondigital.org nous montre ce lundi 28 juin 2021 que les initiatives pour signaler les abus sexuels sur mineurs dans les institutions religieuses de l'Église catholique en Espagne et pour réparer les victimes ont été "très rares", selon une étude réalisée par l'Université ouverte de Catalogne (UOC), l'Université de Barcelone et l'Université du Pays Basque (UPV/EHU). C'est l'une des conclusions de cette recherche de Josep M. Tamarit, de l'UOC; Noemí Pereda, de l'UB, et Gema Varona, de l'UPV/EHU, qui a été présentée ce lundi 28 juin à la «Conférence sur les abus sexuels sur mineurs dans les institutions religieuses : réponses restauratrices de la victimologie», qui s'est tenue à l'auditorium du Centre Carlos Santamaría de l'Université du Pays Basque, à Saint-Sébastien.

 

Ce travail a été développé entre 2018 et 2021 et a reçu des financements du ministère de la Science et de l'Innovation, dont des fonds européens. Il comporte des recherches quantitatives et qualitatives à partir desquelles le plus grand impact sur les hommes est conclu, sans préjudice de l'inclusion d'une section spécifique avec une perspective de genre sur «l'invisibilité de la victimisation féminine». Parmi ses conclusions, le rapport documente un préjudice «profond et durable» subi par les victimes, tant au niveau du délit subi que de la «victimisation secondaire» ou du préjudice ajouté par une réponse institutionnelle «tendant, maintes fois, à masquer, au silence, à semer la confusion et, parfois, à blâmer les victimes. »

 

À cela s'ajoute, selon les chercheurs, le fait que, parfois, ces victimes étaient des enfants et adolescents en situation déjà aggravée d'exclusion, de désavantage social ou de handicap. En ce sens, la recherche montre que les abus sexuels ont été commis, pour la plupart, par des membres du clergé qui connaissaient les expériences antérieures de maltraitance présentées par les victimes et, par conséquent, leur extrême vulnérabilité et l'absence d'un contexte protecteur. En ce sens, il a précisé que «lorsqu'il a été impossible de nier l'existence de cas d'abus, la réponse officielle a eu tendance à les présenter comme des événements isolés ou à concentrer les explications sur la recherche de causes individuelles, attribuant les abus à des caractéristiques de l'individu abuseur et en ignorant l'influence possible des causes environnementales ou structurelles».

 

Le projet aborde également les causes structurelles des abus sexuels dans les institutions ecclésiastiques espagnoles et identifie des aspects tels que " le pouvoir clérical, le perfectionnisme moral, la conception de la sexualité, le secret, la solitude ou l'idée de péché et de pardon" comme facteurs de risque. De même, un aspect constaté est l'«instrumentalisation» des victimes et le fait de «privilégier la réputation institutionnelle» sur les droits individuels des mineurs d'alors. De même, les chercheurs soulignent que le droit canon récemment réformé "n'a pas pris en compte depuis longtemps" les droits que les victimes devraient avoir dans les procédures d'examen des affaires. Dans ceux-ci, rappellent-ils, citant des réglementations internationales, une spécialisation doit être assurée pour traiter les questions de victimisation sexuelle, ainsi que l'impartialité et la protection des victimes, sans pour autant diminuer la présomption d'innocence.

 

Dans ce contexte, ils précisent que certains programmes de justice réparatrice, afin de trouver des formes de réparation morale et économique aux victimes, permettent «une responsabilité et une solidarité» avec elles qui réaffirment l'injustice des dommages commis. De cette façon, indiquent-ils, il est possible d'assumer des responsabilités individuelles et institutionnelles et de regagner une confiance et une légitimité perdues ou remises en question, à condition que ces programmes réparateurs soient menés «de manière autonome». Le projet, dont les résultats sont en phase de publication aux éditions Aranzadi, propose des modèles concrets de bonnes pratiques qui permettent aux institutions, religieuses et publiques en général, ainsi qu'à la société civile, de développer des réponses de solidarité avec les victimes avec "l'honnêteté et l'engagement ", deux aspects très appréciés par eux. Ils illustrent également comment d'autres pays ont traité "avec plus de succès" ce problème.

 

L'Université de Barcelone, pour sa part, a décrit les caractéristiques des victimes, pour la plupart des enfants, ayant déjà subi des abus; la gravité des violences sexuelles, répétées et physiques, y compris les violences avec pénétration dans plus de la moitié des cas; les conséquences psychologiques, avec une majorité de victimes ayant des problèmes chroniques d'anxiété et de dépression, des difficultés sexuelles, alimentaires et de sommeil, et enfin, des traumatismes spirituels. En outre, le rapport révèle qu'aucune enquête approfondie n'a jamais été menée sur la victimisation survenue au fil des ans afin de pouvoir la réparer de manière adéquate et de faciliter un accès uniforme des victimes à une telle réparation. En avril dernier, le porte-parole de la Conférence épiscopale espagnole a expliqué que l'Église catholique espagnole a dénombré un total de 220 cas d'abus de mineurs par le clergé espagnol depuis 2001. Ce qui paraît absurde.

 

Et aussi dans le cadre de la conférence intitulée «Abus sexuels sur mineurs dans les institutions religieuses : réponses réparatrices de la victimologie», qui s’est tenu à Donostia, une victime Enrique Pérez Guerra a raconté l'enfer des abus sexuels qu'il a subis enfant par un prêtre au Séminaire San José de La Bañeza, et a assuré que pour "tourner la page", il faut d'abord lire ce qui s'est passé et dans l'État, "il a n’a même pas lu la première lettre de "pédophilie" dans l'Église", remarquant qu'il n'a jamais reçu de demandes de pardon de l'Église, et une autre victime  Emiliano Alvarez Delgado a raconté son calvaire, lui qui a été victime de deux prêtres du séminaire de La Bañeza alors qu'il avait dix ans, un lieu qu'il définit comme un «nid de pédophiles», dans les années 1970, et où les enfants étaient maltraités le jour et abusés la nuit, à cause de cela sa vie a été "un désastre", car il est tombé dans la drogue et après plusieurs tentatives, il l’a abandonnée se rendant compte que son comportement venait des abus, ce dernier affirme que des pédophiles étaient dans ce séminaire jusqu'aux années 1990  (https://www.naiz.eus/eu/info/noticia/20210628/no-se-ha-leido-ni-la-primera-letra-sobre-la-pederastia-en-la-iglesia-asegura-una-victima).

 

Ce rapport et ces témoignages montrent que les autorités ecclésiastiques savaient qu’elle avait des pervers pédophiles dans ses rangs mais préféra le silence pour protéger l’institution, laissant ainsi continuer ses prêtres déviants. L’Église espagnole devrait avoir honte.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 27 Juin 2021

"Dieu approche avec amour chacun de ses enfants, chacun d'eux. Son cœur est ouvert à tous et à chacun. Il est le Père." Ce sont les mots du pape François dans une courte lettre écrite à la main et en espagnol, envoyée au père jésuite James Martin, qui exerce son apostolat parmi les personnes LGTB, à l'occasion du webinaire "Outreach 2021", qui s'est tenu hier comme le montre religiondigital.org ce dimanche 27 juin 2021. Le prêtre a publié la lettre sur Twitter aujourd'hui.

 

«Le style de Dieu - écrit le pape - a trois traits : proximité, compassion et tendresse. C'est ainsi qu'il aborde chacun de nous. En pensant à votre travail pastoral, je vois que vous essayez continuellement d'imiter ce style de Dieu. Tu es prêtre pour tous, comme Dieu est Père de tous et de toutes. Je prie pour que tu te gardes bien, proche et très tendrement compatissant. "

 

Le pape François a remercié le père Martin pour son zèle pastoral et sa "capacité d'être proche des gens avec cette proximité que Jésus avait et qui reflète la proximité de Dieu". "Je prie pour vos paroissiens, pour vos 'paroissiens' - a conclu le pape -, pour tous ceux que le Seigneur a placés à vos côtés afin que vous en preniez soin, les protégiez et les fassiez grandir dans l'amour de notre Seigneur Jésus Christ."

 

Le père James Martin sur sa page Twitter (https://twitter.com/JamesMartinSJ/status/1409115351539912704) a montré toute sa joie à la lettre du pape François : «Le Pape François a envoyé une belle lettre à l'occasion du webinaire du ministère catholique de sensibilisation LGBTQ, qui a eu lieu hier, exprimant son soutien à ce ministère et nous encourageant à imiter le "style" de Dieu de "proximité, compassion et tendresse"...»

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 26 Juin 2021

Jesús Bastante nous montre dans religiondigital.org le vendredi 25 juin 2021 que le secrétaire particulier et gardien de l'héritage de Jean-Paul II, Stanislaw Dziwisz, marche sur la corde raide. Selon Il Sismografo, le Saint-Siège aurait ordonné une commission d'enquête spéciale contre le cardinal polonais, accusé de dissimulation. L'inspection sera effectuée par le cardinal Angelo Bagnasco.

 

Dziwisz a été accusé par des groupes de victimes d'avoir dissimulé, et éludé des accusations de pédophilie contre de nombreux prêtres, tant en Pologne qu'au Vatican. La commission, qui a peut-être déjà commencé ses travaux, aurait interrogé plusieurs personnes. À l'avenir, soulignent les sources, elles rencontreront également des victimes de pédophilie dans une Église polonaise qui, du moins officiellement, n'a pas été informée de l'enquête.

 

Et c'est que Dziwisz n'est pas seulement accusé de dissimulation en Pologne. Nombreux sont ceux qui placent le secrétaire personnel de Jean-Paul II comme une sorte de «barrage de confinement» pour éviter d'impliquer Wojtyla dans des cas flagrants de faute professionnelle au Vatican. Surtout avec les cas du prédateur Marcial Maciel, fondateur de la Légion du Christ; et l'ancien cardinal McCarrick. Jean-Paul II était-il au courant de ces cas, ou Dziwisz le lui a-t-il caché ? Une question qui n'est pas sans importance, étant donné que le pape a déjà été canonisé. Il y a sept mois, le Saint-Siège a annoncé des sanctions sévères contre un autre cardinal polonais, Henryk Gulbinowicz, 97 ans, qui a été interdit d'exercer son ministère et d'utiliser des symboles épiscopaux à la suite d'une enquête sur des allégations d'abus sexuels.

 

Le Vatican a aussi sanctionné deux nouveaux évêques polonais pour avoir couvert des cas d'agressions sexuelles contre des mineurs par des membres du clergé, a annoncé vendredi l'épiscopat de Pologne. C’est un nouvel épisode dans une longue série d'accusations de sévices sexuels qui ébranle la puissante Église catholique polonaise. Il s'agit de l'évêque doyen de Zielona Gora et Gorzow (sud-ouest), Mgr Stefan Regmunt, et de l'évêque émérite de Kalisz (centre), Mgr Stanislaw Napierala, selon deux communiqués publiés par le service de presse de la conférence épiscopale polonaise. Les deux textes évoquent des "négligences" dans le traitement des cas "d'agressions à l'égard de mineurs perpétrées par des prêtres" dans les deux diocèses respectifs (https://www.lalibre.be/international/europe/le-vatican-sanctionne-deux-eveques-polonais-pour-avoir-couvert-des-agressions-sexuelles-60d5feaed8ad581ce1110613).

 

Lundi prochain, l'Eglise catholique polonaise doit publier des données statistiques sur des agressions sexuelles contre les mineurs au sein des fidèles. Les évêques polonais ont été convoqués au complet au Vatican à l'automne prochain pour une visite urgente, qui pourrait porter justement sur les cas de dissimulations d'agressions sexuelles, selon les médias polonais. Selon l'épiscopat, il s'agit d'une visite régulière après celle de 2014 (https://www.lalibre.be/international/europe/le-vatican-sanctionne-deux-eveques-polonais-pour-avoir-couvert-des-agressions-sexuelles-60d5feaed8ad581ce1110613).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 25 Juin 2021

lalibre.be nous montre dans on article du jeudi 24 juin 2021 que le Vatican n'a pas l'intention de bloquer un projet de loi italien visant à combattre l'homophobie, a déclaré jeudi le secrétaire d'État du Saint-Siège Pietro Parolin, sur Vatican News, en réaction à une note diplomatique dont le quotidien italien Corriere della Sera a pris connaissance. "Nous sommes contre toute attitude, tout geste d'intolérance ou de haine en raison de l'orientation sexuelle d'une personne", a souligné le cardinal de 66 ans, officieusement considéré comme le numéro deux du Vatican.

 

Selon le journal, une "note verbale" diplomatique a été remise par Mgr Paul Gallagher - en charge au Vatican des relations avec les autres États - à l'ambassade italienne auprès du Saint-Siège le 17 juin dernier, visant le projet de loi en discussion au Sénat italien pour punir les actes de discrimination et d'incitation à la violence contre les gays, les lesbiennes, les transgenres et les handicapés.

 

Cette note, non signée, estime que certaines parties de ce projet de loi contreviennent au traité bilatéral en vigueur entre l'Italie et le Saint-Siège, remettant en cause la liberté garantie à l'Église catholique en matière d'organisation et d'exercice du culte, ainsi que la liberté d'expression consentie aux fidèles et aux associations catholiques. Le projet de loi n'exempterait ainsi pas les écoles catholiques italiennes d'une obligation de participer à des activités pour la journée nationale contre l'homophobie. La note diplomatique s'inquiète tout particulièrement du fait que la loi pourrait mener à des poursuites judiciaires. Cette sortie constitue "un acte sans précédent dans l'histoire des relations entre les deux États, du moins il n'existe pas de précédents publics", estimait mardi le Corriere della Sera. Pour Pietro Parolin, cette note n'aurait pas dû être rendue publique.

 

Mercredi, le Premier ministre italien Mario Draghi avait rappelé que l'Italie est un état laïc, avec un parlement libre de débattre en la matière. Dans sa réaction, le cardinal Parolin a rejoint M. Draghi sur ce point, ajoutant que le Vatican n'avait pas l'intention d'interférer en la matière. Actuellement, le projet de loi n'a été approuvé que par l'une de deux chambres du parlement italien.

 

francetvinfo.fr (https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/sommet-de-l-ue/union-europeenne-ambiance-tendue-a-bruxelles-alors-que-la-hongrie-est-critiquee-pour-une-loi-sur-lhomosexualite_4677763.html) nous monte aussi ce vendredi 25 juin que la Hongrie était au cœur des discussions du sommet européen  le jeudi 24 juin au soir en raison d’une récente loi vise à interdire la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs. Les dirigeants européens ont donc pris la parole pour interpeller directement le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán. Ce n’était pas une discussion mais une confrontation, a résumé le Premier ministre belge. La France et l’Allemagne ont pris la parole pour dénoncer un amalgame entre homosexualité et pédophilie. Le Premier ministre néerlandais a redit directement à Viktor Orbán qu’il n’avait qu’à quitter l’Union européenne. Le Premier ministre hongrois est resté droit dans ses bottes, aux dires d’un diplomate. Il a continué à défendre sa loi et il s’expose désormais à des questions.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 24 Juin 2021

Comment un évêque est-il nommé ? Avec quels critères ? Et pourquoi est-il arrêté ? "Les critères ne sont pas très transparents ou compréhensibles", explique Claudia Lücking-Michel, vice-présidente du Comité central des catholiques allemands (ZdK), qui a demandé que les laïcs aient voix au chapitre dans la nomination et la révocation des évêques comme le montre Jesús Bastante dans religiondigital.org ce jeudi 24 juin 2021.

 

À l'heure où des scandales ont frappé plusieurs évêques allemands en raison du manque de rigueur dans l'action contre les abus sexuels sur les enfants, ainsi que d'autres aspects économiques, le "numéro deux" de la plus grande organisation de laïcs catholiques en Allemagne regrette que ce ne soit "que le Pape" qui a le pouvoir de décider de l'avenir d'un diocèse, à travers le destin de son prêtre. Une proposition qui vaut dans le cas de Woelki, mais aussi à l'inverse, avec celui du cardinal Marx, dont la démission n'a pas été acceptée par le Pontife. En général, selon Katholisch.de, la théologienne insiste sur le fait qu'«il y a un manque de sécurité juridique, d'enquêtes indépendantes, de procédures contraignantes et d'instances de recours dans l'Église», en plus de la liberté du candidat lui-même : «Nous ne devons pas attendre pour les résultats d'expertises coûteuses, et cette décision ne peut être déléguée à Rome.»

 

En ce sens, le canoniste Thomas Schüller souligne dans un article qu'il conviendrait qu'avant de procéder à une nomination, ou à une révocation, qu’on puisse s'exprimer dans des organes diocésains, comme le conseil sacerdotal ou le conseil pastoral. De toute façon, les démissions des évêques ne suffisent pas, surtout pour les victimes d'abus. Ainsi, l'une des associations de victimes, "Eckiger Tisch", considère que l'Église "doit assumer une responsabilité spécifique" et, "à ce jour, l'Église refuse d'assumer la responsabilité des dommages causés à la vie des sinistrés". C'est-à-dire qu'elle demande pardon mais n'est pas responsable de l'indemnisation.

 

Katolisch.de  (https://www.katholisch.de/artikel/30331-baetzing-papst-will-fortsetzung-des-synodalen-wegs-in-deutschland) nous montre aussi que le pape François a encouragé l'Église catholique en Allemagne à «continuer sur le chemin synodal qui a été emprunté». C'est ce qu'a annoncé jeudi le président de la Conférence épiscopale allemande (DBK), l'évêque Georg Bätzing, après une visite surprise au Vatican. "Les attributions de rumeurs", selon lesquelles l'Église en Allemagne voulait s'engager dans une voie séparée avec le projet de réforme du Chemin synodal, venaient "de nulle part", a souligné l'évêque limbourgeois. Il l'a clairement dit au pape. Il est maintenant important de "discuter ouvertement et honnêtement des questions qui se posent et de parvenir à des recommandations pour une action modifiée de l'Église". Bätzing a en outre indiqué qu'il avait également échangé des vues avec le chef de l'Église sur le traitement des cas d'abus sexuels. «La situation difficile» s'est présentée dans plusieurs diocèses allemands, dont le pape François est «bien informé» : «Il espère que les tensions pourront être surmontées».

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 23 Juin 2021

Le Secrétariat de la Commission des Conférences épiscopales de l'Union européenne (Comece) a publié une prise de position sur le rapport intitulé «Sur la situation de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans l'Union européenne, dans le cadre de la santé des femmes» présenté le 21 mai au Parlement européen par l'homme politique croate Predrag Fred Matic et qui définit l'avortement comme «un droit humain». Bien que la date précise du vote sur ce rapport ne soit pas connue, on estime qu'il pourrait avoir lieu en session plénière qui se tiendra les 23 et 24 juin.

 

La Comece salue le «souci fondamental» de «protéger la santé et les droits des femmes», mais elle exprime des objections aux déclarations et arguments contenus dans le projet de résolution, également connu sous le nom de «rapport Matic». Le document attire l'attention sur trois points critiques : l'avortement n'est pas un droit humain; le droit à l'objection de conscience est nié et viole les droits des États membres. De son côté, le président de la Conférence épiscopale polonaise, Mgr Stanislaw Gadecki, a appelé les membres du Parlement européen à ne pas approuver le rapport Matic. Le président de l'épiscopat polonais a souligné que la compétence en matière de protection de la santé n'a jamais été transférée à l'Union européenne et relève donc de la compétence exclusive des États membres.

 

Pourtant comme le montre slobodnadalmacija.hr (https://slobodnadalmacija.hr/vijesti/hrvatska/zbog-maticeve-rezolucije-vec-tjednima-prima-prijetece-poruke-ovako-mi-pisu-mi-smo-cista-ljubav-a-vas-treba-ubiti-zapaliti-zaklati-eto-tako-vam-danas-razmisljaju-veliki-promotori-krscanstva-1107737), la «résolution de Matic» n’avait rien de dangereux, c’est un document intitulé «Situation de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans l'UE au sein de la santé des femmes», qui, entre autres, exige que tous les membres de l'Union européenne respectent le droit des femmes à l'avortement légal. Le document sera présenté aux députés à Bruxelles ce jeudi, et alors que jusqu'à récemment il semblait que la résolution serait sûrement adoptée, mais la pression de l'Église catholique et des lobbies conservateurs a fait son effet et a radicalement changé la situation sur le terrain. Predrag Fred Matic était très optimiste quant à l'adoption de la résolution, il pensait qu'elle passerait facilement, alors que maintenant il est beaucoup plus sceptique. Néanmoins, il reste un optimiste modéré, bien que les pressions, menées par l'Église catholique, aient pris une dimension incroyable.

 

Matic réitère qu'aucun de ses détracteurs n'ont lu la résolution. Cette résolution n'est pas contraignante, elle n'oblige personne à faire quoi que ce soit, ensuite, dès le début de la résolution, on indique clairement que chaque État garde la question de la santé sous les auspices de sa propre législation. Et enfin, personne ne préconise l'abolition du droit à l'objection de conscience, mais la résolution veut permettre aux femmes de se faire avorter légalement dans n'importe quel hôpital. Cependant, l'Église catholique et des lobbies conservateurs ne semblent pas l'entendre. Enfin, Matic a reçu ces dernières semaines plusieurs centaines de messages de menaces, peut-être un millier, mais rien ne le fera lâcher prise.

 

Comme le montre Predrag Fred Matic, un projet mettant en avant le droit à l’avortement a eu le droit aux mensonges et à l’hypocrisie de l'Église catholique et des lobbies conservateurs. Matic qui voulait l'amélioration de la santé sexuelle et reproductive, reçoit des menaces telles que : «Tu devrais être tué, incendié, massacré...» C'est ainsi que les grands promoteurs du christianisme et de l'amour de Dieu pense à lui aujourd'hui.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 22 Juin 2021

francetvinfo.fr avec l’AFP nous montre que le Vatican s'est formellement opposé à une proposition de loi consacrée à la lutte contre l'homophobie, rapporte le quotidien Corriere della sera (en italien), mardi 22 juin 2021. Selon le journal, une "note verbale" diplomatique a été remise par Mgr Paul Gallagher – en charge au Vatican des relations avec les autres États – à l'ambassade italienne auprès du Saint-Siège, le 17 juin. "Il s'agit d'un acte sans précédent dans l'histoire des relations entre les deux États, du moins il n'existe pas de précédents publics", estime le journal.

 

Le texte vise à punir les actes de discrimination et d'incitation à la violence contre les gays, les lesbiennes, les transgenres et les handicapés. La note du Vatican, non signée, estime que certaines parties de la proposition de loi contreviennent au traité bilatéral en vigueur entre l'Italie et le Saint-Siège, en remettant en cause la liberté garantie à l’Église catholique en matière d'organisation et d'exercice du culte, ainsi que la liberté d'expression consentie aux fidèles et aux associations catholiques.

 

Les écoles catholiques italiennes auraient ainsi l'obligation de participer à des activités pour la journée nationale contre l'homophobie. Et la note diplomatique s'inquiète tout particulièrement du fait que la loi pourrait mener à des poursuites judiciaires. Le projet de loi sur "les mesures de prévention et de lutte contre les discriminations et la violence pour un motif basé sur le sexe, le genre, sur l'orientation sexuelle, sur l'identité de genre et sur le handicap", porté par le député du parti démocrate (centre-gauche) Alessandro Zan, a été approuvé à la chambre des députés en novembre. Il est actuellement débattu au Sénat.

 

Voici un an, l'épiscopat italien avait déjà fermement contesté la proposition de loi, suscitant une levée de boucliers de la part d'organisations homosexuelles et de députés. "L'introduction éventuelle de nouvelles dispositions incriminantes risquerait d'ouvrir la voie à des dérives liberticides, des discriminations", avait jugé la conférence épiscopale italienne, estimant que l'Italie était déjà dotée d'instruments juridiques adéquats.

 

L’auteur du projet de loi controversé, Alessandro Zan, a rejeté ce mardi les arguments du Vatican, en estimant que «le texte ne restreint d’aucune manière la liberté d’expression ou la liberté religieuse. Et il respecte l’autonomie de toutes les écoles». En revanche, l’Église a reçu le plein soutien du leader souverainiste de La Ligue, Matteo Salvini, qui a exprimé son rejet de «la censure et des procès pour ceux qui pensent qu’une maman, un papa et la famille sont le cœur de notre société» (https://www.nouvelobs.com/monde/20210622.OBS45592/le-vatican-s-oppose-a-un-projet-de-loi-italien-contre-l-homophobie.html).

 

Enfin, francetvinfo.fr avec l’AFP (https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/pedophilie-de-l-eglise/des-experts-de-l-onu-appellent-le-pape-a-agir-contre-les-violences-sexuelles-visant-les-enfants-dans-les-institutions-catholiques_4673105.html) nous montre que des experts de l'ONU ont fait part, lundi 21 juin, de leur "grande préoccupation" concernant les nombreuses accusations de violences sexuelles envers des enfants dans des institutions catholiques. Ces quatre experts, parmi lesquels les Rapporteurs spéciaux sur la torture et sur la vente et l'exploitation sexuelle d'enfants, sont mandatés par l'organisation mais ne s'expriment pas en son nom.

 

Dans une lettre envoyée au pape François le 7 avril et rendue publique lundi, les auteurs ont condamné les "mesures adoptées par l'Église catholique pour protéger les auteurs présumés de violences, (...) ce qui a conduit à l'impunité des crimes commis, à la répétition des violations au fil des décennies et au nombre croissant de victimes, ainsi qu'à l'absence de réparation et de soutien aux victimes". Un précédent courrier avait été envoyé par l'un des Rapporteurs le 2 avril 2019, citant des cas de mauvais traitements et d'exploitation sexuels commis par des membres du clergé notamment en Australie, aux États-Unis, en Pologne, en Irlande et aux Pays-Bas. Cette fois, leur courrier mentionne des affaires similaires en Allemagne, en Belgique, en France, au Chili, au Mexique, en Argentine et en Colombie. Il évoque également le cas des pensionnats religieux pour enfants autochtones au Canada, alors que les restes de 215 enfants ont été découverts fin mai dans sur le site de l'un de ces établissements.

 

"Alors que certaines enquêtes ont été lancées par le Vatican ou par des diocèses locaux ou nationaux, les rapports signalent les tentatives persistantes de l’Église catholique pour protéger les agresseurs présumés de la justice laïque en faisant obstruction aux procédures judiciaires, en refusant l'accès aux dossiers de l'Église documentant les réclamations contre les agresseurs, en accueillant les agresseurs au Vatican d'où l'extradition est refusée, ou en transférant les agresseurs hors des pays où ils peuvent être poursuivis", dénoncent les experts. Ils demandent au pape de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à ces violations et empêcher "qu'elles ne se reproduisent".

 

Les experts dénoncent le «lobby exercé par les membres de l'Église pour conserver les délais de prescription de ces crimes», et indiquent par ailleurs accueillir «avec satisfaction les nouvelles règles établies par le Saint-Siège pour abolir le secret pontifical dans les cas d'abus sexuels, pour exiger le signalement de ces abus et de leur dissimulation auprès des supérieurs du clergé et des procureurs du Vatican, et pour permettre le signalement de ces cas et la présentation de documents aux autorités civiles des juridictions concernées». Mais ils regrettent toutefois que «la demande de signalement des crimes aux autorités civiles ne soit pas encore obligatoire» et exhortent le Vatican à la rendre obligatoire «dans les meilleurs délais» (https://www.lepoint.fr/societe/pedocriminalite-le-pape-interpelle-par-des-experts-de-l-onu-21-06-2021-2432027_23.php).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 21 Juin 2021

Jack Jenkins dans NCRonline.org ce lundi 21 juin 2021 nous montre qu’un groupe de 60 démocrates catholiques à la Chambre des représentants, dont les représentantes Rosa DeLauro et Alexandria Ocasio-Cortez, a publié une «déclaration de principe» vendredi 18 juin appelant les évêques catholiques américains à éviter «d'armer» l'Eucharistie. La déclaration a été annoncée peu de temps après que les religieux ont voté pour rédiger un document sur la communion après un débat qui comprenait une discussion sur l'opportunité de refuser ou non l'Eucharistie aux politiciens catholiques qui soutiennent le droit à l'avortement.

 

La déclaration a  été distribuée aux législateurs cette semaine alors que la Conférence des évêques catholiques des États-Unis s'est réunie virtuellement pour sa réunion annuelle de printemps, où l'assemblée a débattu de l'opportunité de créer un document sur la "cohérence eucharistique". Après des heures d'échanges passionnés qui comprenaient des références au refus de l'Eucharistie à certains élus, les dirigeants de la conférence des évêques ont annoncé vendredi l'approbation de rédiger le document sur la communion.

 

Les législateurs ont cité le pape dans leur déclaration, demandant aux évêques de «prêter attention aux paroles de notre Saint-Père le pape François, qui a écrit dans son Exhortation apostolique, «La joie de l'Évangile», que l'Eucharistie, bien qu'elle soit la plénitude de la vie sacramentelle, n'est pas un prix pour les parfaits mais un puissant médicament et une nourriture pour les faibles.»  "En tant que législateurs, nous sommes également chargés d'être des facilitateurs de la Constitution qui garantit la liberté religieuse pour tous les Américains", ont écrit les législateurs. "Ce faisant, nous garantissons notre droit de vivre notre propre vie en tant que catholiques, mais nous favorisons également une Amérique avec une riche diversité de religions."

 

La portée du document eucharistique final peut être large, et la Conférence des évêques des États-Unis ne peut pas forcer un évêque individuel à refuser la communion aux politiciens - chaque évêque a le pouvoir de décider cela pour son propre diocèse. Mais approuver la proposition de rédiger un tel document aura probablement des implications à la fois pour l'Église américaine et le président Joe Biden, qui a fait de sa foi catholique un sujet de discussion. La plupart des catholiques du Congrès sont également démocrates, et actuellement, seuls trois d'entre eux sont considérés par les démocrates pour la vie comme suffisamment «pro-vie».

 

DeLauro du Connecticut était l'une des principales organisatrices de la déclaration, avec la représentante Sylvia Garcia du Texas et Brendan Boyle de Pennsylvanie. En plus d'Ocasio-Cortez de New York, les signataires comprenaient le représentant Joaquin Castro du Texas et les représentants Pete Aguilar, Jim Costa, Ted Lieu et Juan Vargas de Californie. Les législateurs ont contesté l'accent mis par certains évêques sur l'avortement par rapport aux autres enseignements de l'Église. "Aucun élu n'a été menacé de se voir refuser l'Eucharistie car ils soutiennent et ont soutenu des politiques contraires aux enseignements de l'Église, notamment en soutenant la peine de mort, en séparant les enfants migrants de leurs parents, en refusant l'asile à ceux qui cherchent la sécurité aux États-Unis, en limitant l'aide aux personnes souffrant de la faim et de l'insécurité alimentaire, et le refus de droits et de dignité aux immigrants", ont-ils écrit.

 

"Nous vous exhortons solennellement à ne pas aller de l'avant et à nier ce très saint de tous les sacrements, la source et le sommet de toute l'œuvre de l'Évangile sur une seule question", lit-on dans la déclaration des législateurs. Elle invoquait ensuite le Concile Vatican II avant d'ajouter : «Poursuivre un déni général de la Sainte Eucharistie à certains élus serait en effet attrister l'Esprit Saint et nier l'évolution de cet individu, une personne chrétienne qui n'est jamais parfaite, mais vivant dans la lutte pour y arriver.» Les démocrates catholiques ont noté l'importance des laïcs catholiques pour aider l'Église à être une «force morale» dans le monde avant de conclure : «en tant que tels, nous avons droit à l'influence de l'Église comme elle le fait sur la nôtre».

 

Le président Joe Biden, comme le pape François, incarne un christianisme libéral axé moins sur la politique sexuelle et davantage sur les inégalités raciales, le changement climatique et la pauvreté. Son administration est un renversement du pouvoir dont jouissaient les opposants à l'avortement, y compris les évêques qui ont proposé la mesure, sous M. Trump. La lutte intervient alors que les militants anti-avortement à travers les États-Unis sont enhardis et que les militants des droits reproductifs veulent que M. Biden parle avec plus de force pour leur défense. Les législatures des États ont introduit plus de 500 restrictions à l'avortement au cours des cinq derniers mois, et la Cour suprême, avec sa majorité conservatrice nouvellement élargie, a accepté de se saisir d'une affaire sur une loi du Mississippi qui interdit la plupart des avortements à 15 semaines, ce qui pourrait remettre en cause la loi constitutionnelle droit à l'avortement établi dans Roe v. Wade. Cinq des six juges catholiques de la cour ont été nommés par des républicains (https://www.nytimes.com/2021/06/18/us/targeting-biden-catholic-bishops-advance-controversial-communion-plan.html).

 

Heureusement que la Conférence des évêques catholiques des États-Unis n'a pas le pouvoir de décider qui peut ou ne peut pas recevoir le sacrement de la communion. Ce pouvoir est réservé à l'évêque local, qui a l'autonomie dans son diocèse, ou au pape.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0