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Publié le 23 Juin 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre que le lieutenant du grand-maître de l’Ordre de Malte Fra’Giacomo Dalla Torre a été reçu vendredi 23 juin 2017 par le pape au Vatican, avec tous les honneurs d’un chef d’État souverain.

 

En recevant ainsi celui qui a été élu pour un an, le 29 avril dernier, après la démission de Fra’Matthew Festing – qui avait voulu placer d’Ordre de Malte en opposition avec le Saint-Siège – le pape entendait souligner la fin de cette crise rocambolesque. Visiblement très ému, Fra’ Dalla Torre a d’ailleurs été accueilli avec chaleur par le pape François, qui est venu saluer son hôte jusqu’au milieu de la salle du Tronetto, l’antichambre de la bibliothèque papale où il rencontre les chefs d’État. Fidèle à la tradition, le lieutenant de l’Ordre a fait la génuflexion devant le pape, embrassant l’anneau du pêcheur. Mais l’uniforme chamarré cher à son prédécesseur avait laissé la place à un costume sombre, signe d’une simplicité plus en phase avec la réforme que le pape François demande à l’Ordre d’entamer.

 

Ce sujet de la réforme a d’ailleurs été au centre des discussions que les deux hommes ont ensuite eu pendant 25 minutes à huis clos. À l’issue de cet entretien, le lieutenant de l’Ordre de Malte a présenté au pape la délégation qui l’accompagnait, composée des membres du Souverain Conseil, le gouvernement de l’Ordre. Parmi eux figurait notamment le grand chancelier Albrecht von Boeselager dont le renvoi brutal par Fra’ Matthew Festing, début décembre dernier, avait provoqué la crise au sein de l’Ordre, puis entre ce dernier et le pape François.

 

Ni le cardinal Raymond Burke, protecteur de l’Ordre mais mis à l’écart par le pape François, ni Mgr Jean Laffitte, prélat de l’Ordre, n’étaient présents. Pas plus que Mgr Giovanni Becciu, substitut de la Secrétairerie d’État et nommé en février dernier par le pape son «délégué spécial» auprès de l’Ordre jusqu’à l’élection d’un nouveau grand maître. Fra’ Giacomo Dalla Torre a ensuite offert au pape la médaille commémorative du pèlerinage que l’Ordre de Malte a effectué à Lourdes du 5 au 9 mai derniers, où 4 500 membres de l’Ordre ont accompagné 1 500 malades et handicapés. Il lui a aussi remis une enveloppe, contenant, a-t-il expliqué «une petite pensée».

 

En retour, et comme à la plupart des chefs d’États qu’il reçoit, le pape lui a remis un rameau d’olivier en bronze et ses textes Laudato si’, Evangelii gaudium et Amoris laetitia. Le pape François s’est ensuite retourné vers la délégation de l’Ordre de Malte, récitant avec elle un Ave Maria avant de leur donner la bénédiction apostolique. C’est une bonne chose que la situation revienne à la normale.

 

Charles Collins nous apprend aussi dans son article de ce vendredi sur cruxnow.com «Le nouveau responsable de l'Académie Pontificale des Sciences, un choix naturel de François», nous montre qu’avec son choix de Joachim von Braun en tant que nouveau président de l'Académie pontificale des sciences, le pape François a indiqué qu'il voulait que l'institution joue un rôle plus actif dans la recherche de solutions pour résoudre des problèmes tels que la fin à la pauvreté et le sauvetage de l'environnement.

 

Dans l'IFPRI (Institut international de recherche sur les politiques alimentaires), il a été chargé d’en finir avec la faim et la malnutrition dans le monde et il a utilisé différentes disciplines - économie, sciences agricoles, médecine et autres - pour résoudre les différents problèmes qui peuvent affecter la sécurité alimentaire. Le ZEF (Le Centre de Développement de Recherche), qu'il dirige actuellement - et qu’il a précédemment servi comme directeur fondateur - réunit des scientifiques naturels et sociaux pour rechercher des solutions fondées sur la science aux problèmes liés au développement. Von Braun a passé sa carrière à trouver des solutions à la famine, au sous-développement et à la pauvreté rurale.

 

C’est un choix judicieux qui rend la science très utile et met en avant une Église au service des plus pauvres, la pratique au lieu du théorique peut donner un effet intéressant dans ce cas.

 

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Publié le 22 Juin 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre dans son article du mardi 20 juin 2017 nous montre que les cardinaux opposés au pape François estiment que les mises en application d’Amoris laetitia créent des «situations de confusion et de désarroi».

 

Les quatre cardinaux qui avaient émis, à l’automne dernier, une série de doutes (dubia) sur l’exhortation apostolique Amoris laetitia, ont réécrit au pape début mai pour lui demander une audience. N’ayant pas reçu de réponse formelle du pape, ils ont décidé, comme la fois précédente, de rendre publique leur lettre, publiée sur le blog Settimo cielo du vaticaniste Sandro Magister.

 

Sous la plume du cardinal Carlo Caffarra, qui s’exprime au nom de ses collègues Walter Brandmüller, Raymond L. Burke et Joachim Meisner, ils expliquent vouloir parler avec lui des divisions provoquées par Amoris laetitia et des «situations de confusion et de désarroi » qui, selon eux, en résulteraient « dans une bonne partie de l’Église».

 

Faisant part de leur «inquiétude», ils mettent notamment en cause le fait que «plusieurs interprétations de certains passages objectivement ambigus de l’exhortation post-synodale ont été données publiquement, non pas divergentes mais contraires au Magistère de l’Église».

 

Persistant à demeurer dans une logique du permis/défendu, ils s’indignent notamment du fait que certains évêques puissent permettre à certains divorcés remariés, dans certains cas, d’accéder à la communion eucharistique et relèvent que des épiscopats ont pris des positions qu’ils estiment divergentes. «Et c’est ainsi – oh comme il est douloureux de le constater ! – que ce qui est péché en Pologne est bon en Allemagne, ce qui est interdit dans l’archidiocèse de Philadelphie est licite à Malte», regrettent-ils.

 

Mais peut-on faire confiance à des cardinaux qui prétendent demander le dialogue alors que les questions de la dubia qu'ils ont soumises au pape exigent des réponses «oui ou non», ce qui empêche un réel dialogue. Ils s’opposent également à un document collégial fait par deux synodes et leurs doutes ne répondent pas aux questions pastorales actuelles alors qu’Amoris Laetitia, est une réponse large au mariage et à la famille, où l'enseignement catholique doit être appliqué aux situations pastorales de la vie réelle tout en offrant les sacrements à un remariage, ce qui est un développement légitime de la doctrine catholique.

 

Le pape souhaite sortir de l’Église forteresse que les quatre cardinaux souhaitent garder pour intégrer et réinsérer tous ceux qui souhaitent retourner dans l’Église. Amoris Laetitia n’est ni révolutionnaire ni dangereuse, tout juste une réponse à certaines questions auxquelles l’Église refusait de répondre en limitant l’enseignement de Jésus sur le mariage qui aurait du être vu dans son contexte et non repris tel quel. Le mariage de notre époque tout comme le divorce ne peuvent être vu à travers ceux de l’époque de Jésus.

 

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Publié le 15 Juin 2017

Cameron Doody et l’agence d’information argentine Telam nous montrent dans leur article du mercredi 14 juin 2017 que le pape François est convaincu que les jeunes sont l'avenir de l'Église. Ainsi, il a appelé à un Synode 2018 qui marquera les lignes d'action pour les aider à «trouver leur projet de vie et le réaliser avec joie». Et pour obtenir leur point de vue, le Secrétariat général du Synode annonce la sortie d'un nouveau site Web où ils peuvent remplir un questionnaire et aider à construire l'avenir de l’Église.

 

Depuis mercredi est en ligne ce site Web interactif pour promouvoir «une plus grande participation» des jeunes pour le prochain Synode des évêques qui se tiendra en octobre 2018 avec le slogan «des jeunes, la foi et le discernement vocationnel», selon avec l'annonce officielle du Vatican.

 

Le site http://youth.synod2018.va est disponible depuis mercredi comme un moyen de promouvoir «une plus grande participation des jeunes à travers le monde, non seulement pour les informations sur l'événement synodal, mais aussi en interaction avec cette préparation» selon la déclaration publiée par le Secrétariat général du Synode. Le site comprend un questionnaire en ligne destiné aux jeunes en cinq langues : italien, anglais, français, espagnol et portugais.

 

L’article de la-Croix.com «En prévision du synode, le Vatican sonde les jeunes» de Nicolas Senèze (à Rome) et Gauthier Vaillant semble aussi nous montrer que le tutoiement est de rigueur dans ce questionnaire qui se veut adapté aux codes des jeunes. Le questionnaire en ligne, ne disqualifie pas le travail de consultation lancé en parallèle par les diocèses, car la mobilisation un peu partout dans le monde sur ce sujet enchante le Secrétariat général du Synode.

 

Et ce questionnaire comporte aussi des limites. Pour les conférences épiscopales, le défi est désormais celui de l’accompagnement de ce questionnaire, qui comporte aussi des limites. En premier lieu, sa longueur : il faut compter une vingtaine de minutes, au moins, pour répondre à toutes les questions. Sur le fond, l’absence de question sur la vie affective et sexuelle a également de quoi surprendre.

 

Dommage, il y a beaucoup à voir et à dire sur cette jeunesse qui est souvent la grande oubliée des institutions laïques et religieuses alors qu’elle souhaite prendre sa place dans ce monde.

 

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Publié le 14 Juin 2017

«Je pense que ce serait un don pour l'Église.» Le père Tony Mifsud, directeur de la prestigieuse revue chilienne Mensaje, fait maintenant référence en ces termes aux hypothétiques prêtres mariés. «Peut-être pas maintenant, mais bientôt il faudra à long-terme en venir à cette idée», le Jésuite a émis l'opinion que l'Église puisse un jour ordonné des hommes avec un mariage valide comme nous le montre Cameron Doody ce mardi 13 juin 2017 sur periodistadigital.com.

 

En conversation avec le journal chilien La Tercera, le père Mifsud a réfléchi sur les avantages auxquels ont contribué les diacres mariés dans la période écoulée depuis Vatican II, et a émis l'opinion que l'acceptation de ceux-ci a été assez positive pour que l'Église accepte aussi bien comme prêtres des hommes qui ont pris les vœux de mariage. «Dans de nombreux diocèses de la présence des diacres mariés a été très important», a déclaré le père Mifsud, en particulier dans les zones rurales ou dans d'autres régions où la sécheresse vocationnelle est présente. «Je pense que l’ont devrait se préparer à l'étape suivante, si elle est nécessaire», songea-t-il. «Le fait qu’il y a des diacres mariés donne la possibilité d’ouvrir l'étape suivante».

 

Quant à faire la proposition des prêtres mariés au le niveau de la hiérarchie chilienne, le père Mifsud ne professe pas d'avoir des connaissances particulières sur le sujet, au-delà «c’est évidemment une question qui est à l'étude pour des raisons pastorales». Les raisons au sein desquelles le jésuite inclue la plus importante est «le sacerdoce au service de la communauté.» «Au fond, il est le service de la communion, uni comme la vie et la réconciliation», le père Mifsud définit ainsi ce ministère sacerdotal. Mais ces considérations font que le jésuite soulève une question clé, qui n’est rien de moins que «Comment à mieux servir la communauté?». Surtout quand «il y a une pénurie de prêtres et que parfois vous ne pouvez pas célébrer l'Eucharistie ni la réconciliation». «S'ils manquent de prêtres», fait valoir le père Mifsud en réponse à sa propre question, «ce n'est pas une mauvaise idée de commencer à penser à des hommes mariés».

 

Mais ce n'est pas à cause du fait que les prêtres mariés ne couvrent que le vide laissé par le manque de vocations chez les hommes prêts à vivre une vie de célibat. Ce seraient également les dons particuliers de leur personnalité et leurs expériences au service du Peuple de Dieu qui rentrent en compte. «Il sera très intéressant dans cette perspective d'avoir un homme marié», a déclaré le père Mifsud dans cette ligne. «Par exemple, dans le même sermon. La façon de prêcher la famille sera probablement une partie de votre expérience.» Mais beaucoup d'expériences seront dans les réalités familiale, après tout «ils sont plus proches de la vie quotidienne que nous les prêtres» admet le directeur de Mensaje. «Parfois, un prêtre utilise un langage que les gens ne comprennent pas, alors qu'un homme marié sait comment utiliser un langage qu’on entend», rappelle le jésuite.

 

Pendant ce temps, Vatican Insider montre que la décentralisation prend son chemin au sein de l’Église dans son article du jeudi 14 juin : «C9, la consultation proposée des laïcs et religieux pour la nomination des évêques». Dans l'esprit de la «décentralisation saine», les cardinaux du C9, qui ont terminé aujourd'hui leur vingtième réunion débuté le lundi 12 Juin, ont étudié la possibilité de transférer certains pouvoirs des dicastères romains aux évêques locaux ou aux conférences épiscopales. Auquel s’ajoute la réflexion sur un choix plus large des candidats proposés pour la nomination comme évêque avec des membres de la vie consacrée, des ordres religieux et des laïcs. Vient ensuite la proposition de transférer de la Congrégation pour le Clergé à la Conférence des évêques l'examen et l'autorisation pour l'ordination sacerdotale d’un prêtre célibataire, d’un diacre permanent, et d’un diacre permanent veuf.

 

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Publié le 11 Juin 2017

Ce n’est pas non seulement une question dans l'islam. Aucune religion dans le monde n’est complètement innocente sur l'accusation d'incitation à la violence, selon le cardinal Reinhard Marx. L’archevêque de Munich a appelé toutes les communautés religieuses à faire un examen de conscience à propos de l'exemple qui marque, à cet égard, les jeunes qui sont à leur charge comme nous le montre Cameron Doody dans son article pour periodistadigital.com du dimanche 11 juin 2017.

 

Comme l’indique La Croix (https://international.la-croix.com/news/cardinal-no-religion-is-completely-innocent-from-abetting-violence/5320), le cardinal proche collaborateur du pape François, dit dans une interview avec le Luxemburger Wort que la question de la mesure dans laquelle les différentes religions du monde promeuvent, vraiment, les valeurs de la coexistence est particulièrement important en raison de la grande influence qu'elles exercent dans la formation du caractère et de la personnalité.

 

L’autocritique du cardinal Marx appelle les fidèles de toutes les religions à savoir si ils utilisent leur influence pour radicaliser les jeunes ou pour les informer sur la façon de maintenir l'équilibre et l'harmonie sociale, ou bien si les théologies ont recours à la dénonciation sans condition et sans équivoque de la violence.

 

«Sur cela, nous devons être clairs!», souhaite le cardinal Marx. Il note que la religion sert souvent à encadrer d'autres intérêts de nature plus terrestre, et par conséquent la complicité de la religion à aller vers la violence. Il admet aussi que la foi chrétienne n'a pas toujours répondu aux préceptes évangéliques de non-violence et l’Église a dû apprendre tout au long de leur histoire quelques leçons difficiles.

 

Le cardinal Marx a conclu en même temps que les réunions et les dialogues entre les membres des différentes religions sont des facteurs nécessaires dans des conflits tels que la Syrie, et ils peuvent finir par avoir un impact positif sur d'autres théâtres de guerre à travers le monde aussi.

 

Cette réflexion du cardinal Marx a le mérite de montrer que la réflexion sur la religion et son utilisation violente doit nous mener à voir que souvent la religion n’est pas utilisé pour favoriser le bien commun et la fraternité, mais pour de basses manœuvres politiques.

 

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Publié le 10 Juin 2017

Gauthier Vaillant dans son article du jeudi 8 juin 2017 pour la-Croix.com nous montre que la Communauté a annoncé mardi 6 juin son arrivée prochaine dans deux nouveaux diocèses, Aix et Arles et Tulle. Sollicitée par de nombreux évêques pour pallier la pénurie de prêtres diocésains, la communauté Saint-Martin ne s’installe dans les diocèses qu’au terme d’une longue préparation. Dix-neuf. C’est le nombre de diocèses français dans lesquels la communauté Saint-Martin sera présente en septembre 2017, date à laquelle elle s’implantera dans deux nouveaux diocèses : celui de Tulle et celui d’Aix et Arles.

 

Également présente à l’étranger (à Cuba et Gênes, en Italie), la communauté fondée en 1976 par l’abbé Jean-François Guérin, fait aujourd’hui partie des plus dynamiques de France en matière de vocations. Elle compte actuellement 100 séminaristes, dont trois seront ordonnés prêtres et huit diacres en juin. La communauté Saint-Martin s’est donnée pour mission de venir en aide aux diocèses qui en ont besoin, à la demande des évêques. Et ils sont nombreux dans ce cas. En plus des 19 diocèses où ils sont présents, «une trentaine d’évêques fait actuellement appel à la communauté en France, et 25 à l’étranger», indique Don Paul Préaux, modérateur général de la communauté depuis sept ans. Il ne le cache pas, répondre à la pénurie de prêtres est «la première raison» pour laquelle des évêques se tournent vers lui.

 

Le modérateur général est bien conscient que le style des membres de la communauté, qui portent la soutane, célèbrent une liturgie classique et enseignent une catéchèse plutôt traditionnelle, peut susciter des réticences chez certains fidèles. Pourtant la défiance est de mise puisque ces prêtres affectionnent la liturgie grégorienne en latin – célébrée selon le missel de Paul VI – et se donnent entre eux du «Don», au lieu de «Père». Ils furent aussi protégés par le cardinal Guiseppe Siri, qui fut contre le concile Vatican II. Pas de quoi se réjouir.

 

Comme nous pouvons le voir, l’Église compte sur des groupes aux méthodes des plus étranges et au comportement sectaire, en gros des mouvements réactionnaires catholiques trop démonstratifs. Ayant de la famille chez les Témoins de Jéhovah, les protestants évangéliques et chez le Renouveau charismatique, je sais voir les comportements sectaires visibles au sein de ces groupes dont l’Église est devenue dépendante et la communauté Saint-Martin suit parfaitement cette logique comme le montre dans l’article de Matthieu Langaerd dans lavie.fr du 24 avril 2015 intitulé «chrétiens en herbe : Comment animer des séances de «formation humaine et religieuse» dans le collège de mes enfants ?» : affirmation de soi, certitudes, conviction d’avoir la vérité, position haute, goût pour l’entre-soi, logique de club normative, uniformité sociale (élitisme masqué), virilité offensive, monde sans femmes, paternalisme, hypervalorisation de la doctrine catholique, esthétisme et romantisme, désir de pureté / perfection, méfiance à l’égard des émotions (le fond de l’Homme est malin), fragmentation de la personnalité, clivages, service de la tradition catholique, exigence dans l’adoption des codes du groupe, et un christianisme musculaire : "Il s'agit d'avoir une mentalité de premier de cordée [...] Rien n'est plus décevant et contraire au véritable esprit de l'Église que l'attitude de ces pseudo-chefs qui n'ont pas d'épine dorsale."

 

Certains diront que les communautés nouvelles et les nouveaux mouvements ecclésiaux ne sont pas des sectes, puisque ceux-ci sont reconnus par l’Église et c’est en partie faux. Les États-Unis laissent eux aussi prospérer des sectes comme la Scientologie et les Témoins de Jéhovah en leur sein puisqu’ils ne font aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion, doublé à des raisons financières. L’Église n’est pas plus regardante puisqu’elle dépend financièrement des groupes sectaires réactionnaires catholiques tout autant que religieusement.

 

La réalité est que l’Église devrait sans doute arrêter de penser les paroisses à travers les prêtres, car on ne palliera pas le manque de prêtre ou de fidèles avec des mouvements sectaires et les solutions existent pourtant comme les prêtres mariés ou les femmes prêtres, et qu’un évêque donne la permission aux fidèles de faire la messe plutôt que de fermer les paroisses.

 

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Publié le 8 Juin 2017

Le théologien de la libération belge François Houtart est mort à Quito

Cameron Doody dans periodistadigital.com nous apprend le mercredi 7 juin que le théologien de la libération, sociologue et père intellectuel de «Révolution Citoyenne» (Revolución ciudadana) dans l'Equateur. L’intellectuel belge François Houtart est décédé mardi à Quito à l’âge de 92 ans, une ville qui déplore la perte de ce penseur qui a consacré sa vie «à la lutte pour les droits de l'homme» et sera toujours dans les mémoires comme une «vaillant propulseur du bien-être de toute l'humanité». «À l'aube du 6 juin 2017 vient de mourir à Quito François Houtart, théologien et sociologue de la libération des peuple», écrivait Napoleón Saltos, professeur équatorien dans la web au sein du collectif Pensée critique (Pensiamento Critico).

 

Né à Bruxelles en 1925, Houtart a enseigné professeur à l'Institut des hautes études nationales (IAEN), l'école d'études supérieures de l'État équatorien. Houtart a été le fondateur du Centre Tricontinental, donnant du soutien aux pays en développement, qui fonctionne à l'Université catholique de Louvain, et en 2009, il a présenté ses travaux sur le «nouveau paradigme civilisationnel, le bien commun de l'humanité».

 

Tout près de la figure du président équatorien Rafael Correa, qui a étudié en Belgique, Houtart avait des relations étroites avec la «Révolution citoyenne», le modèle appliqué par le gouvernement au cours de son mandat (janvier 2007-mai 2017) et que continue maintenant son compatriote Lenín Moreno.

 

La mort de Houtart pèse sur le gouvernement de Quito. «Pour nous c’est un motif de profond regret que la perte d'un penseur qui a consacré une grande partie de sa vie à la lutte pour les droits de l'homme et à la théologie de la libération», nous dit le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Et il se souvient que le prêtre catholique belge a servi comme chercheur et professeur à l'IAEN et éditorialiste du journal El Telegrafo.

 

«Sans aucun doute, les grands intellectuels de l'histoire laissent leur empreinte sur l'enseignement tout au long de leur vie. Tel est le cas avec Houtart, qui, de sa chambre à l'académie était autrefois un soutien pour notre gouvernement et d'autres gouvernements de la région», a ajouté le texte de la Chancellerie. Il appuie qu’Houtart note que «sera reconnu dans l'histoire en tant que promoteur courageux du bien-être de toute l’humanité».

 

La mort de François Houtart laisse un grand héritage en Equateur à travers la «Révolution citoyenne» qui a transformé le pays, mais c’était aussi un homme qui avait ses parts d’ombre comme le montre l’article de globalist.it «Adieu à François Houtart, le prêtre qui se sont battus pour la justice sociale dans le monde», car François Houtart a fait part d’un long et terrible secret : en 2010, il confessa que 40 ans auparavant, il fut le protagoniste d’un acte pédophile sur un mineur de sa famille. Par conséquent, il demanda à suspendre la campagne qui avait été lancé pour soutenir sa candidature pour le Prix Nobel de la paix en 2011, et demanda pardon pour sa terrible erreur commise il y a plusieurs années. Suite à cette affaire, il démissionna également du CETRI.

 

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Publié le 7 Juin 2017

Delphine Nerbollier (à Münster, Allemagne) dans son article du mercredi 07 juin 2017 pour la-Croix.com nous montre qu’en mai, le Comité central des catholiques allemands (ZdK) a interpellé les évêques allemands pour qu’ils soutiennent à Rome le diaconat féminin. Faire entendre sa voix sur les grands débats de société comme au sein de l’Église est au cœur des préoccupations de cette puissante organisation de laïcs qui veut représenter «la diversité des catholiques allemands».

 

Culture, intégration, économie, éducation, éthique, environnement, tous les thèmes sont abordés par le ZdK. «Nos priorités actuelles concernent le travail avec les musulmans et l’Europe», résume Thomas Sternberg. «Les pères fondateurs de l’Europe étaient catholiques. Nous avons une responsabilité dans le développement de l’UE.» Lors de sa dernière assemblée générale en mai, le ZdK a aussi lancé un appel au respect de la démocratie et à la lutte contre l’extrémisme. En dehors des prises de position et du travail d’expertise, le ZdK tente aussi de peser sur les débats parlementaires. Thomas Sternberg se félicite notamment du rôle joué en 2015 dans l’interdiction de l’assistance organisée au suicide. «Nous travaillons désormais pour l’extension des soins palliatifs», explique cet homme politique.

 

Il faut dire que le ZdK jouit aujourd’hui d’une réelle légitimité : 87 de ses 230 membres représentent les conseils diocésains, 97 autres les organisations comme Caritas ou l’Union des femmes catholiques d’Allemagne. À cela s’ajoutent 45 personnalités élues par les autres membres et souvent issues du monde politique, artistique et intellectuel. Son dirigeant depuis 2015, Thomas Sternberg âgé de 65 ans est un théologien et historien de formation, mais aussi un ancien député au parlement régional du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, qui appartient au parti de la chancelière Angela Merkel (CDU).

 

Le ZdK interpelle aussi la Conférence épiscopale allemande dont il est certes indépendant mais avec laquelle il entretient des liens étroits. Bien que minoritaire, ce travail interne à l’Église suscite souvent un vif intérêt de la part des médias. Ce fut le cas en mai lorsque le ZdK appela les évêques d’Allemagne à soutenir à Rome le diaconat des femmes. Bien qu’il juge cette demande essentielle, Thomas Sternberg avoue être «modérément optimiste» quant à une issue favorable. Au-delà de ce travail de conviction interne et externe à l’Église, et d’un engagement œcuménique affirmé, la raison d’être du ZdK consiste en l’organisation, tous les deux ans, des journées catholiques, qui réunissent des dizaines de milliers de fidèles. Les prochaines se tiendront l’an prochain à Münster, ville de Thomas Sternberg.

 

Le ZdK n’a pas d’équivalent en France et représente ainsi 23,7 millions de catholiques, il a toujours mis en avant la démocratie, son souci pour les pauvres et une meilleure place pour les femmes dans l’Église. Un exemple à suivre.

 

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Publié le 6 Juin 2017

catholicherald.co.uk dans son article du mardi 6 juin 2017 nous montre que l'évêque de Lancaster, Michael Campbell a déclaré qu'il y avait un «sentiment croissant de malaise» au sujet des pratiques liturgiques du Chemin néocatéchuménal provoquant la consternation parmi ses membres en émettant également de nouvelles règles pour leurs liturgies. Dans le diocèse de Lancaster, il existe sept communautés basées à Preston, Carlisle et Blackpool. Ils comptent environ 150 personnes.

 

L'évêque Michael Campbell a déclaré que, bien que le chemin ait été une «bénédiction» pour beaucoup de gens, il y avait un «sentiment croissant de malaise» à propos des pratiques liturgiques du mouvement. Ses nouvelles normes incluent des messes toujours célébrées à l'autel principal ou à une chapelle approuvée dans une église et pour qu'il n'y ait «aucun délai» pour les communicants recevant la sainte communion une fois qu'elle est mise entre leurs mains. Parmi certains groupes néocatéchuménaux, la communion n'est consommée qu'une fois que tout le monde a reçu l'hostie.

 

Paul Hayward, s'exprimant au nom des groupes néocatéchuménaux dans le nord de l'Angleterre, a déclaré qu'il avait demandé à l'évêque Campbell de ne pas mettre en œuvre les nouvelles normes jusqu'à ce que les représentants du Chemin néocatéchuménal aient eu l'opportunité de le rencontrer. Il dit aussi qu'ils avaient demandé une réunion mais on leur a dit que l'évêque ne serait disponible qu'en août. Les normes entreront en vigueur le 1er juillet. "Nous l'avons supplié de ne rien entreprendre avant de pouvoir expliquer comment nous faisons les choses et pourquoi", a déclaré M. Hayward. Il parlait de Rome avant de rencontrer Kiko Argüello, le fondateur du Chemin.

 

M. Hayward a déclaré : "Tout est venu comme une surprise complète. Nous avons travaillé au diocèse de Lancaster pendant 39 ans. Nous n'avons jamais eu de problème avant. Nous avons toujours été en bons termes avec l'évêque." "S'il y avait un malaise, j'aurais pensé que les gens nous l’auraient dit, juste de la bonne manière. Mais nous n'avons rien entendu."

 

Les normes de l'évêque Campbell disent que si une messe régulière dans une paroisse est une liturgie néocatéchuménal, elle doit être annoncée comme telle dans le bulletin. Il a également déclaré que le prêtre a le pouvoir de limiter toute liturgie supplémentaire et que les prêtres n'ont pas le droit de célébrer la messe plus d'une fois par jour.

 

Le Chemin néocatéchuménal, dont les statuts ont été approuvés par Rome en 2008, a une autorisation spéciale pour célébrer la messe de manière distincte. La communion est reçue, par exemple, par les communicants "debout, restant à leur place". Cependant, Mgr Campbell a noté que le prêtre devait consommer la communion avant de la distribuer.

 

L'évêque Campbell n'est pas le premier évêque à maîtriser le chemin néocatéchuménal. En 1996, Mgr Mervyn Alexander a interdit le groupe du diocèse de Clifton après avoir commandé un rapport à leur sujet. Et comme le montre cruxnow.com dans son article du 21 mars 2017 que l'archevêque coadjuteur d’Agaña à Guam, Michael Byrnes a écrit une lettre pastorale dans un effort pour rappeler les pratiques du Chemin néocatéchuménal à Guam. Mgr Byrnes a mis en garde contre un «sentiment croissant de détresse» et a appelé le mouvement pour célébrer la messe dans un autel consacré et à consommer immédiatement le Saint Sacrement.

 

L’inquiétude monte au sujet de ce mouvement notamment au Vatican puisqu’il insère diverses pratiques nouvelles dans les messes qu'il organise. Celles-ci incluent des pratiques telles que la prédication laïque, l'accueil de la sainte communion assise, et le passage du sang précieux d'une personne à l'autre. À Guam, on passe même en revue sa théologie et ses enseignements pour s'assurer que les catéchistes sont suffisamment formés et certifiés. Pourquoi l’Église s’est-elle appuyée sur un tel mouvement, si elle se méfie de lui ?

 

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Publié le 4 Juin 2017

Cameron Doody dans periodistadigital.com ce dimanche 4 Juin 2017 nous montre une précieuse méditation du pape François sur le pardon à la messe de la Pentecôte ce matin dans la place Saint-Pierre. Le pardon est le fruit du cœur nouveau qui reçoit le nouveau peuple de Dieu par le don de l'Esprit Saint, dit le pape. Il garantit aussi «l'unité dans la diversité», non la diversité ou l'uniformité irréconciliables qui fait vivre platement l'Église, dont l’«anniversaire» est célébrée aujourd'hui, et qui se trouve dans des «factions et partis», ni dans des «approches exclusives» ou des «particularismes». Pour le pape, le pardon est une façon de vivre qui invite à explorer l'Esprit, et qui est le «double sens du pardon offert et reçu, celui de la miséricorde divine qui est l'amour du prochain, de la charité».

 

Lors du message d'accueil avant la prière du Regina Coeli, le pape demande de panser les blessures de la guerre et du terrorisme, qui a également touché des civils à Londres cette nuit, et aussi de prier pour les victimes de cet attentat et leurs familles. Mais d’autres en profitent plutôt que de rendre hommage aux victimes comme Donald Trump dans l’article de L’OBS : «Muslim Ban : Quand Trump profite de l'attentat de Londres... pour promouvoir son décret migratoire». Car le président américain, a sans scrupules évoqué l'attentat de Londres... pour promouvoir son très décrié Muslim Ban, épingle "The Guardian". Son premier réflexe a été de retweeter un site d'information conservateur, le Drudge Report, "mieux connu pour son gout du sensationnalisme et ses partis pris partisans que pour son sens de l'information", souligne le quotidien britannique. Avant de tweeter un quart d'heure plus tard un message vantant les mérites de son très controversé projet de décret anti-immigration, retoqué le 26 mai dernier par la justice américaine. Une récupération rapide et peu élégante qui fait déjà grincer bien des dents.

 

Le pape a salué également les pèlerins en provenance d'Italie et de nombreuses régions du monde qui ont participé à cette célébration. En particulier, les groupes du Renouveau charismatique catholique, qui célèbre le 50e anniversaire de la fondation. Le pape a oublié qu’en 2014, il a signalé les dangers présents au sein du Renouveau charismatique que sont son «excessive organisation», et le fait de vouloir «contrôler la grâce de Dieu» en décidant qui peut ou non, recevoir le baptême dans l’Esprit. Quand il était archevêque de Buenos Aires, il les traitait même de danseurs de samba élitiste. Oublié aussi que ces mouvements ont eu le droit aux errements de leurs fondateurs et des abus sexuels en leur sein, mais aussi leurs sessions de «guérison spirituelle» contestées, qui ont mené à des refondations partielles de ceux-ci sous la surveillance bienveillante des autorités ecclésiales. Ils ont toujours les mêmes charismes et se centrent toujours autour de «bergers», responsables des fidèles de cette tendance, qui vivent en dehors des communautés dans leurs propres groupes de prières. Ces oublis viennent surtout de l’Église catholique qui ne peut plus se passer de la mouvance charismatique lui apportant des vocations sacerdotales et un appui à sa morale conservatrice. Pourtant, la mouvance n’est plus aussi attractive actuellement et connaît un recul en Amérique latine, en Afrique et en Europe.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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