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Publié le 26 Août 2020

«Le président de la Conférence épiscopale allemande (DBK), Mgr Georg Bätzing, va (…) accepter l’offre de discussion transmise par le préfet de la Congrégation pour le clergé», ont annoncé les évêques allemands sur leur site, le 24 août 2020 comme le montre cath.ch le mardi 25 août 2020. Cette déclaration fait suite à l’invitation du cardinal Beniamino Stella de débattre de l’instruction sur les paroisses, critiquée par une partie de l’épiscopat allemand. Si les prélats allemands considèrent ce document comme «très pertinent pour le travail dans les paroisses», «certaines questions (…) nécessitent une discussion avec le Vatican», avancent-ils.

 

Le 20 juillet dernier, le Vatican publiait une instruction «Sur la conversion pastorale de la communauté paroissiale au service de la mission évangélisatrice de l’Église», un document proposant des solutions à la crise paroissiale mondiale. Face aux vives critiques de certains évêques allemands sur son contenu, le cardinal Stella avait confié, le 29 juillet dernier, qu’il serait heureux de les recevoir afin de «lever les doutes et la perplexité» concernant ce texte.

 

Etant donné que la DBK a entamé un chemin synodal pour réfléchir sur son avenir en décembre 2019, le débat sera mené en présence des responsables de cette voie synodale, demandent-ils. Selon eux, cette instruction ne «peut être que l’occasion et le début d’un échange afin qu’elle devienne une aide réelle pour les situations différenciées des églises locales».

 

Dans une lettre publiée le 22 juillet 2020 sur le site de son diocèse, Mgr Franz-Jozef Bode, évêque d’Osnabrück, au nord-ouest de l’Allemagne, avait à titre d’exemple exprimé sa déception suite à la publication de l’instruction, le Saint-Siège mettant selon lui en avant des normes «dépassées par la réalité», qui poussent à une «conversion au cléricalisme». Un avis partagé par le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et Freising, pour qui le texte souligne le manque d’union entre Rome et les églises locales. «Il est assez étrange qu’un document arrive de Rome sans avoir jamais été discuté avec nous», avait-t-il remarqué lors d’une messe le 24 juillet 2020.

 

Et l’opération vérité continue en Allemagne. Les religieux allemands lèvent leurs tapis. Une enquête de la Conférence des supérieurs du pays montre comment 1412 personnes ont été victimes d'abus sexuels de la part de frères et de religieuses pendant des décennies . 654 religieux ont été accusés d'abus, qui se sont produits dans 80% des cas dans les congrégations masculines et 20% dans la vie religieuse féminine. Des chiffres qui montrent une horreur systématique , mais aussi la volonté d'ouvrir portes et fenêtres à la vérité. Une longueur d'avance sur les religieux allemands, qui devraient bien suivre l'Église espagnole. Et qu'il a pu être en retard, puisque 79,8% des agresseurs présumés sont déjà décédés. Les religieux, ont promis de reconnaître les victimes avec un versement compris entre 25 000 et 30 000 euros (https://www.religiondigital.org/mundo/religiosos-alemanes-admiten-victimas-congregaciones-pederastia-iglesia_0_2262673740.html).

 

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Publié le 26 Février 2020

dhnet.be avec l’AFP nous montre ce mercredi 26 février 2020 que le pape a exprimé mercredi sa proximité avec les personnes contaminées dans le monde par le nouveau coronavirus ainsi qu'avec le personnel soignant, avant de serrer des dizaines de mains à l'issue de sa traditionnelle audience. "Je désire exprimer de nouveau ma proximité aux malades du coronavirus et aux opérateurs sanitaires qui les soignent, ainsi qu'aux autorités civiles engagées dans leur assistance et l'arrêt de la contagion", a dit le pape François sur la place Saint-Pierre à Rome.

 

Mettant fin aux audiences hivernales dans une salle fermée du Vatican, le pape est arrivé tout sourire sur la place Saint-Pierre à bord de sa "papamobile", saluant une foule de taille modérée (12 000 personnes) où se distinguaient une minorité de fidèles munis de masques chirurgicaux. Á l'issue de l'audience, au lieu de repartir à bord du véhicule comme il le fait la plupart du temps, le pape de 83 ans a pris le temps de serrer les mains de dizaines de fidèles massés au premier rang des barrières de protection, embrassant aussi des enfants, a constaté une photographe de l'AFP.

 

Voici un an, le pape avait fait savoir qu'il ne fallait pas embrasser son anneau, expliquant que cela pouvait propager des microbes entre fidèles lorsque de longues files attendent pour le saluer dans des églises ou des audiences privées au Vatican. L'Argentin Jorge Bergoglio est connu pour ne pas fuir les longues embrassades et les baisers sur la joue ou le front, un contact avec des milliers de microbes potentiels qui ne semble aucunement l'effrayer pour lui-même.

 

Dans son homélie du Mercredi des Cendres marquant le début du Carême, Jorge Bergoglio a demandé aux catholiques du monde entier "d'éteindre la télévision et d'ouvrir la Bible". "C'est le temps de se détacher de son téléphone portable et de se connecter à l'Évangile", ou encore de "renoncer aux paroles inutiles, aux bavardages, aux rumeurs, aux commérages", a plaidé le pape.

 

Dans la tradition chrétienne, le Carême est une période de prière qui se réfère aux 40 jours de jeûne de Jésus retiré dans le désert. "Quand j'étais enfant, il n'y avait pas la télévision, mais nous avions l'habitude de ne pas écouter la radio", a confié le pape argentin, en sortant de son texte. Le chef des 1,3 milliard de catholiques a dénoncé au passage un monde "pollué par trop de violence verbale, par tant de paroles offensives et nocives, que le réseau (médiatique) amplifie".

 

Comme le montre Nicolas Senèze, à Rome, pour la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Cendres-pape-fait-leloge-desert-qui-nous-eloigne-vacarme-2020-02-26-1201080613) que malgré ce contexte, cette audience du mercredi des cendres s’est déroulée comme à l’ordinaire. Selon une circulaire de la direction de la santé et de l’hygiène du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, seules quelques précautions de bon sens ont été mises en avant dans le petit État : se laver souvent les mains, éviter le contact rapproché avec les personnes souffrant d’infections respiratoires aiguës, se couvrir la bouche quand on tousse ou éternue, n’utiliser un masque que si l’on suspecte être malade ou qu’on assiste des malades…

 

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Publié le 16 Janvier 2020

vaticannews.va nous montre ce jeudi 16 janvier 2020 que l'application des dispositions du Motu Proprio du pape François "Vos Estis lux mundi" pour la prévention et la répression des abus envers les mineurs dans la sphère ecclésiastique sera l'un des principaux sujets à l'ordre du jour de la prochaine assemblée plénière des évêques portugais, prévue du 23 au 25 avril à Fatima.

 

Selon le porte-parole de la Conférence épiscopale du Portugal (CEP), les prélats examineront les nouvelles règles qui régiront l'action de l'Église au Portugal contre les abus. Ces règles s'appuieront sur les lignes directrices déjà élaborées par l'épiscopat en 2012 pour la protection des enfants et des personnes vulnérables. Comme l'a demandé le pape François dans le Motu Proprio promulgué en mai après le sommet de février 2019 au Vatican sur la protection des mineurs, ces règles deviendront ainsi obligatoires et contraignantes. La conversion des directives en normes sera confiée à une équipe de juristes qui les soumettra au Conseil permanent avant la session plénière d'avril.

 

L'Église portugaise a déjà commencé à appliquer les dispositions de “Vos Estis lux mundi” qui, entre autres, exige qu'au 1er juin, chaque diocèse du monde ait une commission spéciale pour recevoir et traiter les plaintes. Sur les vingt diocèses et archidiocèses portugais, huit ont jusqu'à présent annoncé la création de ces organismes.

 

Au cours des travaux de la plénière d'avril, les évêques portugais éliront également les nouveaux responsables des commissions épiscopales et le successeur du Cardinal Manuel Clemente, Patriarche de Lisbonne, à la présidence de la CEP. Les autres points à l'ordre du jour comprendront les préparatifs de la prochaine Journée mondiale de la jeunesse à Lisbonne en 2022.

 

Le Portugal semble avancer plus vite que la France sur les réponses à apporter à la pédophilie cléricale qu’il souhaite plus contraignantes.

 

Enfin comme le montre NCRonline (https://www.ncronline.org/news/accountability/australian-archbishop-rejects-breaking-seal-confession-abusers) le président de la Conférence des évêques catholiques d'Australie, l'archevêque Mark Coleridge de Brisbane est le dernier des hauts dignitaires religieux du pays à repousser la législation visant à lever le sceau de la confession pour abus sexuels sur des enfants qui condamnerait les prêtres à trois ans de prison pour avoir omis de signaler à la police les aveux d'abus sexuels commis sur des enfants, la peine serait de cinq ans pour «non-protection». L'insistance du prélat pour que le confessionnal l'emporte sur les lois de l'État a provoqué une tempête de protestations sur les réseaux sociaux de la part des catholiques et d'autres Australiens, préoccupés par le fait que l'Église accorde toujours la priorité aux traditions plutôt qu'à la sécurité des enfants.

 

L'opposition publique de Coleridge aux lois supprimant toute protection juridique du confessionnal fait suite à des déclarations similaires faites par l'archevêque de Sydney Anthony Fisher et l'archevêque de Melbourne Peter Comensoli. Le sceau de confession a également été un problème dans d'autres pays. Par exemple, en novembre, le cardinal Vincent Nichols de Westminster a déclaré à l'enquête indépendante sur les abus sexuels envers les enfants que les prêtres catholiques mourraient plutôt que de briser le sceau de la confession pour dénoncer les agresseurs d'enfants à la police.

 

Pourtant, quand on voit le cas de Bernard Preynat combien d’abus auraient pu être évités si on avait enlevé le sceau de la confession pour mettre ces criminels devant la justice.

 

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Publié le 8 Octobre 2019

Hernán Reyes Alcaide, correspondant au Vatican, nous montre sur religiondigital.org que la session de mardi 8 octobre 2019 a été marquée par la critique des "modèles d'extraction prédateurs" dans la région et par la dénonciation du "drame de la criminalisation des dirigeants des mouvements sociaux", qui "sont victimes de l'impunité et de pouvoirs étatiques insuffisants qui ne garantissent pas leur sécurité".

 

Dans cette perspective, ils ont réitéré "que l'Église doit défendre ceux qui luttent pour la protection de leurs terres en créant, là où ils n'existent pas encore, des réseaux de protection spécifiques ou en activant, au niveau diocésain, des actions permanentes de solidarité et de promotion de la justice sociale". Ils ont jugé "effrayant" qu'en Amazonie, "1119 peuples autochtones aient été tués pour défendre leurs territoires" entre 2003 et 2017.

 

Les participants au Synode des évêques ont souligné aussi la nécessité de promouvoir les "petites coopératives" dans la région. Ainsi, les participants se sont déclarés favorables à la promotion "d'expériences d'économie alternative, telles que celle de petites coopératives qui négocient des produits directement des forêts, sans passer par une production importante".

 

Lors de la rencontre avec la presse, le cardinal péruvien Pedro Barreto, paraphrasant les paroles de Bergoglio en 2013, a déclaré que "l'Église ne quitte pas l'Amazonie comme le font les hommes d'affaires. Le seul objectif est d'évangéliser. Ce système exclut et n'est plus supportable pour l'exploitation des ressources et des personnes".

 

En outre, "on parlait de pollution des rivières, dans laquelle des déchets sont souvent déversés. Activités minières et déforestation, menace de plus en plus concrète en Amazonie, en raison de la vente massive de bois et de coca" se sont lamentés les participants. Dans ce contexte, les interventions de mardi ont également souligné une déprédation "favorisée par une législation environnementale faible qui ne protège pas la richesse naturelle et la beauté du territoire".

 

Le conseiller laïc du Repam Moema Maria Marques de Miranda, l'un des participants à la séance d'information de ce mardi, a souligné le rôle de l'Église en tant que "bâtisseuse de ponts de la Terre Mère", dans un sens où "la crise de l’environnement doit ramener toutes les connaissances", pour que tout le monde "établisse un dialogue".

 

Après la soirée de lundi, on souligna la figure de la jeune militante suédoise Greta Thunberg, les participants ont également exhorté l'Église à "dénoncer les distorsions des modèles d'extraction prédateurs, illégaux et violents et à soutenir les réglementations internationales qui protègent les droits humains, sociaux et environnementaux, parce que le cri de douleur des terres pillées est le même que celui des peuples qui l’habitent", ont-ils déclaré.

 

Le Synode a également abordé la question de la migration, tant celle des peuples autochtones vers les grandes villes que celles des populations qui traversent l’Amazonie pour atteindre d’autres pays de destination.

 

Ce synode sur l’Amazonie propose des modèles alternatifs économiques, avec une Église qui protège les mouvements sociaux, ce qui serait un bon appui aux peuples autochtones victimes de nos modèles économiques sans sentiments humains.

 

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Publié le 24 Décembre 2018

Ambre Lepoivre nous montre ce lundi 24 décembre 2018 sur BFMTV.com qu’alors que Donald Trump réclame cinq milliards de dollars pour la construction d'un mur destiné à freiner l'immigration clandestine, des églises protestent symboliquement contre sa politique et entourent leurs crèches de barrières grillagées.

 

Des paroisses américaines s’érigent contre ce qu’elles appellent le "mur de la honte". Pour contester la politique migratoire du président Trump, certaines paroisses ont symboliquement entouré leurs crèches de Noël de fils barbelés, rapporte France Inter. Leur message est clair: l’histoire du christianisme commence par la migration de Jésus, Marie et Joseph qui fuyaient le danger. Toute famille demandeuse d’asile doit donc, elle aussi, être aidée et mise en sécurité.

 

A la Fellowship congregational church de Tulsa, en Oklahoma, Jésus, la Vierge et Saint Joseph ont été enfermés, parqués derrière des barrières grillagées.

 

Une allégorie en référence à la "tolérance zéro" imposée à la frontière entre les États-Unis et le Mexique alors que Donald Trump a réaffirmé dimanche sa volonté farouche d'obtenir cinq milliards de dollars pour la construction d'un mur destiné à freiner l'immigration clandestine.

 

"La seule manière de stopper les gangs, la drogue, le trafic d'êtres humains et beaucoup d'autres choses qui arrivent dans notre pays, c'est un mur ou une barrière", a-t-il tweeté. "Les drones et tout le reste sont merveilleux et très amusants, mais ce qui marche c'est un bon vieux mur", a ajouté le président.

 

Depuis, les États-Unis font face à un "shutdown", résultat d'un désaccord entre la Chambres des représentants et le Sénat sur le texte devant entériner le budget provisoire.

 

Certaines églises vont encore plus loin. La paroisse Sainte Suzanna, à Denham dans le Massachusetts, allie foi et politique en mettant le petit Jésus en cage, séparé des autres membres de la crèche.

 

Cette mise en scène rappelle la séparation de familles entières arrêtées à la frontière, au mois de mai dernier. Plus de 2300 mineurs ont été arrachés à leurs parents. Au nom d’une lutte stricte contre l'immigration clandestine, l'administration Trump a décidé d'incarcérer systématiquement les sans-papiers, qu'ils soient accompagnés d'enfants ou non. Ces derniers ne pouvant pas être détenus avec eux, ils sont séparés et envoyés dans des centres d'hébergement.

 

Cet été, des églises américaines se sont déjà émues du sort de ces familles. Le doyen Stephen Carlsen, d’une paroisse d’Indianapolis, avait alors lancé la campagne #EveryFamilyIsHoly ("Chaque famille est sainte").

 

"Jésus, Marie et Joseph étaient sans abri et ont fui le danger pour demander l'asile", écrivait le doyen dans un communiqué. "La Famille Sainte nous appelle aujourd'hui à soutenir toutes les familles en quête de sécurité et d'avenir pour leurs enfants. Nous ne resterons pas là pendant que des enfants sont enlevés à leurs parents".

 

La naissance de Jésus montrait une nouvelle vision du pouvoir dans l’humilité et la fragilité d’un nouveau-né, celle qui aurait mis fin au pouvoir oppresseur des empereurs romains et de leurs alliés. Aujourd’hui encore, Jésus doit faire face à des hommes comme Trump et ses alliés d’extrême-droite au pouvoir violent et trompeur.

 

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Publié le 20 Décembre 2018

Jesús Bastante nous montre le mercredi 19 décembre 2018 sur periodistadigital.com que le Vatican a demandé aux évêques du monde entier de rencontrer les victimes d'abus sexuels. C’est le seul moyen, souligne la lettre envoyée par les dirigeants du sommet mondial anti-pédophilie de février, "d'apprendre de première main les souffrances qu'elles ont endurées". Cependant, les évêques espagnols continuent de poser des problèmes pour ces réunions, attendues depuis longtemps par les victimes.

 

Ainsi, dans des déclarations à plusieurs agences, la Conférence épiscopale a voulu préciser qu'elle ne rendrait pas compte des rencontres "du passé, du présent et de l'avenir" avec des victimes d'abus sexuel du clergé. "Par respect pour les victimes", argumente l'épiscopat. Certaines déclarations qui ont suscité des critiques. "Je trouve honteux qu'ils ne veuillent pas montrer leur visage", a déclaré Juan Cuatrecasas et son épouse. Dans une conversation avec RD, après avoir connu les paroles de l'épiscopat, ce couple exige des "rencontres avec des sténographes et de la lumière". Même avec la présence de journalistes.

 

"Les secrets et les obscurités sont finis, nous en avons eu assez dans le passé", dénoncent-ils. Ils ne sont pas les seuls. Javier, victime d'abus à La Bañeza, ou Miguel Ángel Hurtado, responsable de la SNAP espagnole, sont du même avis. "Ce dont nous avons besoin, c'est l'indemnisation publique des victimes, pas des réunions dans des bureaux fermés", déplorent les victimes. Car c’est ce qui s’est passé dans le passé : tenter de résoudre des problèmes en privé, en leur faisant signer des documents dans lesquels ils ont promis de ne plus en reparler. "Nous voulions nous cacher et c'est fini", dit Cuatrecasas.

 

Entre-temps, et malgré le fait que c’est le Saint-Siège lui-même qui a rendu publique la note de Zollner, Scicluna, Gracias et Cupich, la CEE déclare ne pas avoir "encore" reçu la lettre invitant "chaque président de la conférence épiscopale à rendre visite aux victimes qui ont été maltraitées par le clergé dans leurs pays respectifs avant la réunion de Rome." Les évêques espagnols font peu de cas des victimes et ils ne s’en cachent pas.

 

Jesús Bastante sur periodistadigital.com (https://www.periodistadigital.com/religion/america/2018/12/20/la-iglesia-oculto-a-medio-millar-de-abusadores-en-illinois-segun-la-fiscalia-religion-iglesia-cupich-chicago.shtml) nous montre aussi ce jeudi 20 décembre 2018 que les sept diocèses catholiques de l’État de l’Illinois ont caché au moins cinq cents clercs accusés d’abus, selon la procureure Lisa Madigan, qui a préparé un rapport à la suite d’une enquête ouverte en août.

 

Selon le rapport, 690 prêtres ont été accusés d'abus dans l'Illinois. Cependant, l'Église n'a rendu publics que 185 noms, laissant 505 hors de toute responsabilité, bien que les cas soient connus depuis des années. Selon Madigan, qui quittera le bureau à la fin de l'année, les diocèses n'ont pas signalé de cas avec une seule victime, si les prêtres appartenaient à des congrégations religieuses, s'ils avaient été changés de paroisses ou s'ils avaient quitté leur siège. "L'absence d'enquête sur cette affaire signifie que l'Église catholique n'a jamais cherché à déterminer si le comportement des prêtres accusés était ignoré ou déguisé par leurs supérieurs", a déclaré le procureur.

 

Pour sa part, l'archevêque de Chicago, Blase Cupich, a montré "le chagrin de l'Église dans son ensemble pour les échecs face aux abus sexuels commis par le clergé". "C'est le courage des victimes et des survivants qui a mis à jour ce chapitre très sombre de l'histoire de l'Église", a déclaré Cupich, l'un des quatre membres du comité d'organisation du sommet des antipodes de février. À l'époque, il a rappelé que depuis 2002, l'Église avait informé les autorités de toutes les accusations. Il semble que ce ne soit pas tout à fait vrai.

 

Enfin, le plus scandaleux est de savoir que les tenants et aboutissants du procès et de la condamnation présumée pour abus sexuels du cardinal australien George Pell ne seront vraisemblablement pas connus avant plusieurs mois. A moins que le barrage érigé par la justice australienne ne s’effondre, miné par les fuites sur internet et les réseaux sociaux. Jusqu’à présent menacés par des peines de prison et de lourdes amendes, les médias australiens et les agences de presse étrangères n’ont eu d’autres choix que de respecter cette injonction. Le Saint-Siège lui-même n’a rien pu y redire. Du cardinal Pell, le débat passe aussi au pape François. Certains lui reprochent d’avoir toléré trop longtemps un tel personnage parmi ses proches collaborateurs. Les autres jugent au contraire qu’il a fait preuve d’équité et de bon sens en laissant la justice des hommes faire son travail (https://www.cath.ch/newsf/les-medias-reduits-au-silence-sur-le-proces-pour-abus-sexuels-du-cardinal-pell/). Espérons que cette décision soit provisoire.

 

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Publié le 15 Décembre 2018

Comme le montre periodistadigital.com ce vendredi 14 décembre les affaires de pédophilie cléricale même si elles sont anciennes continuent à salir durablement l’Église (https://www.periodistadigital.com/religion/america/2018/12/14/john-o-reilly-abandona-chile-y-viaja-a-roma-para-residir-en-la-casa-general-de-los-legionarios-religion-iglesia-pedofilo-condenado.shtml), et on apprend que le prêtre irlandais John O'Reilly, des Légionnaires du Christ, a quitté le Chili aujourd'hui après avoir purgé une peine de quatre ans de probation 2014 et 2017 moment où il a reçu un décret d’expulsion, pour avoir abusé d'une fillette de 8 ans entre, élève d'une école exclusive à Santiago, dont il était un conseiller spirituel. O'Reilly a été officiellement informé jeudi de l'achèvement de sa peine, ce qui lui donnait 72 heures pour quitter le Chili. Bien qu'il ait été annoncé qu'il tenterait de revenir sur sa décision par le biais d'un recours en amparo (permet aux particuliers d'exercer une requête directe en contrôle de constitutionnalité) (habeas corpus), cela ne s'est pas produit. Le prêtre est arrivé discrètement à l'aéroport international de Santiago et a eu accès aux salons VIP pour compléter les documents avant de s'embarquer pour un vol Alitalia à destination de Rome.

 

Le Bureau de la communication internationale des légionnaires du Christ a déclaré que "le directeur général de la Congrégation a demandé au P. John O'Reilly de s’installer dans la maison des légionnaires du Christ, située via Aurelia à Rome, L'Italie, dès que sa présence au Chili ne sera plus nécessaire compte tenu de sa peine civile de quatre ans de probation qui vient de se terminer." Selon des sources de la congrégation, O'Reilly n'exercera pas de ministère sacerdotal public en Italie en attendant la sentence d'un processus canonique en cours au Vatican. Malgré la condamnation et les répercussions qu'il a eues, O'Reilly a nié être un pédophile. "Je ne suis pas un pédophile, peu importe ce dont je me souviens", a- t-il déclaré à Chilevisión il y a quelques jours.

 

Mais comme le montre vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2018-12/pere-lombardi-article-civilta-cattolica.html) le problème de la pédophilie cléricale doit être combattu sérieusement. L’ancien directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, qui avait été confronté à la crise de 2010 durant le pontificat de Benoît XVI, lorsque des affaires avaient notamment touché de nombreux diocèses en Irlande ainsi que les Légionnaires du Christ, a observé avec attention les évènements de ces derniers mois, bien qu’il ne soit plus en responsabilité directe dans la communication du Saint-Siège. Pour le père Federico Lombardi, la rencontre inédite des présidents de conférence épiscopale en février prochain au Vatican sera l’occasion de «donner une impulsion pour de nouveaux pas urgents en avant».

 

Si la prise de conscience est forte dans certains épiscopats, d’autres semblent encore réticents à affronter cette réalité. Parfois, «on continue à croire de façon illusoire qu’il s’agit d’un problème principalement occidental, ou même américain ou anglophone», mais il ne faut pas négliger la possibilité de nouvelles «éruptions dramatiques» concernant d’autres aires géographiques ou culturelles, souligne-t-il dans cet article de La Civiltà Cattolica intitulé “Vers la rencontre des évêques sur la protection des mineurs”.

 

Le père Lombardi regrette une certaine tendance au relativisme au sein même de l’Église catholique. «Même dans des environnements d’Église, on entend dire que c’est le moment de changer de sujet, qu’il n’est pas juste de donner trop de poids à ce thème». Mais cette attitude est une mauvaise voie, affirme-t-il, car si la question «n’est pas affrontée jusqu’au fond dans ses différents aspects, l’Église continuera à se trouver devant une crise après l’autre», la crédibilité des prêtres sera «blessée» et surtout, la substance de la mission de l’Église dans l’annonce de l’Évangile et dans le travail éducatif pour l’enfance et la jeunesse en souffrira.

 

Le père Lombardi rappelle aussi dans cet article les différentes leçons à tirer des crises qui ont éclaté depuis le début des années 2000,  d’abord à la fin du pontificat de Jean-Paul II avec les affaires touchant le diocèse de Boston. Cette première crise avait mis en lumière la nécessité de repenser «avec soin et avec rigueur» la sélection et la formation au sacerdoce. Par ailleurs, l’attitude d’occultation menée par certaines autorités ecclésiastiques est «indéfendable», souligne le père Lombardi, car elles ont sous-estimé «la gravité des souffrances des victimes». Dans ce contexte douloureux, les médias jouent un rôle important, et l’Église doit répondre à l’exigence de transparence et collaborer avec les autorités civiles.

 

Mais les évêques ne prennent toujours pas la mesure de la pédophilie cléricale à l’exemple du nouvel évêque d’Avila, José María Gil Tamayo, qui a jugé "injuste" de "répandre un voile de suspicion sur l’immense multitude de prêtres qui servent Dieu et le peuple de manière exemplaire" à la suite "de péchés et de crimes communauté ecclésiale ont été commis" (https://www.periodistadigital.com/religion/diocesis/2018/12/15/gil-tamayo-ve-injusto-extender-el-velo-de-sospecha-sobre-el-clero-por-los-escandalos-de-abusos-religion-iglesia-obispo-avila-blazquez.shtml). Si la pédophilie cléricale a pu durer aussi longtemps c’est aussi le fait que des prêtres savaient et se sont aussi tus comme leurs supérieurs, ce qui a permis aux prêtres pédophiles de continuer à abuser d’innocentes victimes.

 

La réputation de l’Église ne se fait pas en couvrant des pédocriminels, mais en étant là près de la souffrance humaine. Elle aurait dû tendre la main aux victimes des prêtres abuseurs, et aider la justice à envoyer ces pervers derrière les barreaux. Au lieu de cela, elle n'a pas eue l'attitude évangilque qu'elle aurait dû avoir.

 

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Publié le 21 Octobre 2018

Les chrétiens sont appelés à se baisser "aux pieds des derniers, à les servir avec amour et simplicité". La voie "du service est l'antidote le plus efficace" contre une "maladie" qui "infecte de nombreux contextes humains", y compris "l'Église" : c'est la "maladie" de la "recherche des premières places". Nous devons donc suivre le chemin de "l'amour à perte", d'être "aux pieds du dernier". C’est ce qu’à dit le pape François à l'Angélus de ce dimanche 21 octobre 2018, sur la place Saint-Pierre comme nous le montre Vatican Insider.

 

Ce service a été oublié par les prêtre pédophiles et les évêques qui les ont couvert, car comme nous le montre Cameron Doody pour periodistadigital.com ce dimanche (https://www.periodistadigital.com/religion/espana/2018/10/21/religion-iglesia-espana-astorga-pederasta-la-baneza-sanabria-ramos-gordon-oficio-misa-ano-fue-apartado-sacerdocio-abusos.shtml) le prêtre pédophile José Manuel Ramos Gordón a célébré au moins trois messes au cours de l'année au cours de laquelle il a été privé d'office des sacrements. Que les religieux condamnés pour des abus à l'école Jean XXIII de Sanabria et au petit séminaire de La Bañeza se moquant ainsi de l'interdiction de tenir l'eucharistie constitue un nouveau revers pour son supérieur, l'évêque d'Astorga, Juan Antonio Menéndez, nommé semaine à la tête de la nouvelle commission anti-pédophile des évêques espagnols.

 

Et cela malgré le fait que Javier - une de ses victimes au petit séminaire - a affirmé que Mgr Menéndez lui avait promis "de me regarder dans les yeux", ce qui imposerait la peine. L'évêque d'Astorga "m'a menti, comme toujours", se plaint Javier, qui décrit aussi comme "un rire" sur le visage des victimes que Ramos Gordón continue de vivre dans la résidence sacerdotale diocésaine. "Je crois que l'évêque a déclaré que la peine serait exécutée immédiatement", affirme la victime. "Je sais que si je ne l'avais pas mis à la lumière du public, ils auraient tout couvert."

 

D'autre part, Javier a également rejeté les déclarations de Mgr Menéndez cette semaine dans le réseau Cope, selon lesquelles il lui demandait 300 000 euros de dédommagement à titre de dédommagement contre le prêtre pédéraste. Il qui demande également à "une commission papale" de réparer "comme au Chili" ce "non-sens" des abus et des dissimulations dans l'Église espagnole. "Ils doivent rendre l'honneur aux victimes, nous réparer et nous soigner, car la seule chose qu'ils nous infligent à chaque décision est plus douloureuse", prévient-il.

 

Malgré tout periodistadigital.com nous annonce une bonne nouvelle ayant cadre avec l’affaire Karadima (https://www.periodistadigital.com/religion/america/2018/10/21/religion-america-chile-iglesia-chilena-condenada-indemnizar-victimas-cura-pederasta-karadima-arzobispado-santiago-abusos-errazuriz-ezzati.shtml) puisque la Cour d’appel de Santiago a annulé un jugement de première instance et condamné l’archevêché de Santiago à verser une indemnité millionnaire aux victimes de Fernando Karadima, pasteur influent qui depuis des décennies maltraitait sexuellement des enfants et des adolescents. Comme l'ont confirmé aujourd'hui les partisans du jugement, l'Église devra verser 450 millions de pesos (environ 670 000 dollars) à James Hamilton, Juan Carlos Cruz et José Andrés Murillo, conformément à la décision unanime de la neuvième chambre de la cour d'appel.

 

Le changement de la justice était dû, selon le journal La Tercera, à la découverte d'une lettre du cardinal Errázuriz au nonce Giuseppe Pinto en 2009, dans laquelle il indiquait qu'après avoir reçu les plaintes contre Karadima, il avait décidé de ne pas interroger le pasteur Ne le dérange pas. La missive fut découverte lors des raids sur l'archidiocèse de Santiago organisés par le procureur régional d'O'Higgins, Emiliano Arias.

 

Pendant ce temps, les victimes de Karadima fêtent leur victoire méritée. "L’Église HISTORIQUE perd et admet sa dissimulation, sa négligence et ses mensonges, car aujourd’hui il y a un monde plus sûr pour les enfants", a déclaré Juan Carlos Cruz, une des victimes de Karadima, sur des réseaux sociaux. "Le cardinal Errázuriz, Ezzati et sa bande d'évêques sont exposés tels qu'ils sont ... des criminels ! Enfin le triomphe de tant de personnes qui ont souffert pour leurs crimes", a ajouté Cruz, qui vit à Philadelphie (États-Unis). "La marraqueta (pain) est plus croustillante aujourd'hui", a déclaré José Andrés Murillo, tandis que James Hamilton écrivait "Dissimulation = crime".

 

Que cette victoire soit le début d’un grand mouvement qui emportera les prêtres pédophiles et leurs complices. Plus de mots, des actes, et soutenir les victimes doivent être désormais les buts de l’Église contre la pédophilie clériclae.

 

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Publié le 20 Octobre 2018

Periodisatdigital.com nous montre ce samedi 20 octobre 2018 que Paolo Ruffini, préfet du département de la communication du Vatican, a rappelé samedi lors du briefing du Synode des jeunes que le document final du Synode sera présenté pour être débattu au sein de l'assemblée de l'Assemblée générale. Une fois que le document sera discuté, son intégration et les modifications éventuelles seront demandées par écrit. Lundi, a-t-il dit, bien qu'il n'y ait pas de congrégation le matin, il y aura également un autre rapport avec les pères synodaux.

 

Les pères du synode qui ont pris la parole aujourd'hui lors d'une conférence de presse étaient : Mgr Blase Joseph Cupich, archevêque de Chicago (États-Unis); Mgr John Ribat, archevêque de Port Moresby (Papouasie-Nouvelle-Guinée); Mgr Peter Andrew Comensoli, archevêque de Melbourne (Australie) et Mgr Alain de Raemy, auxiliaire de Lausanne, Genève et Fribourg en Suisse. Ils disent que ce synode leur a permis de comprendre ce qui se passe dans le monde. Ils ont également constaté une grande ouverture de la part des jeunes et de l’Église. L'écoute des jeunes est une expérience très précieuse. Pour pouvoir comprendre ce qu'ils attendent de l'Église.

 

Ils ont également exprimé leur surprise quant à l'interaction avec les jeunes et avec les petits groupes. Les jeunes, ont-ils dit, demandent à l'Église de faire entendre leurs préoccupations. Et il y a eu quelques exemples : des jeunes vivant dans la pauvreté, des chômeurs et beaucoup faisant partie de familles soumises aux migrations. Ou victimes de trafic d'armes et de personnes ou d'enfants soldats. Les gouverneurs optent très souvent pour une intervention militaire pour résoudre ces conflits. Il est important d'en parler et il appartient à l'Église de parler de ces problèmes, en donnant des idées persuasives aux dirigeants, car de nombreux jeunes ont parlé de leurs peurs lors du Synode et craignent que leur avenir ne soit menacé.

 

La crise dont souffre l'Église a également été évoquée. C'est un problème qui a été résolu depuis le début du synode. Ainsi les cas d'abus sexuels sur mineurs, en raison des erreurs de la part du clergé, parce qu'il ne pouvait pas croire aux victimes. C'est un thème récurrent dans ce Synode. Il est important non seulement de pardonner et de réconcilier, et que l'agresseur assume ses erreurs, mais également de procéder à des changements. Dans le contexte australien, a déclaré le père synodal de ce pays, ils ont une façon de travailler ensemble, une commission a été créée, des recherches approfondies sont effectuées sur chacun des cas dans le but de faire la lumière sur la vérité.

 

On croit rêver on demande aux victimes de pardonner, mais pardonner quoi ? Ce n’est pas elles les fautives et comment se réconcilier avec un homme qu’on ne veut plus voir et qui a brisé votre enfance. L’agresseur qui assume ses erreurs, c’est le plus drôle, car il n’y a jamais de repentir de sa part, il suffit de voir ce qui se passe à Astorga comme le montre Jesús Bastante sur periodistadigital.com ce samedi 20 octobre (https://www.periodistadigital.com/religion/espana/2018/10/20/jose-manuel-ramos-gordon-sigue-viviendo-en-la-residencia-sacerdotal-de-astorga.shtml).

 

José Manuel Ramos Gordon a été condamné par le Saint-Siège à dix ans d’exil dans un monastère situé en dehors du diocèse d’Astorga, après avoir vérifié ses mauvais traitements à La Bañeza et à Puebla de Sanabria. Cependant, un mois plus tard, le prêtre continue d'habiter la résidence sacerdotale d'Astorga et a fait appel de sa condamnation. Juan Antonio Menéndez, évêque du diocèse et président en exercice de la «Commission Anti-pédophilie» de la Conférence épiscopale, a déclaré que la peine était l'une des plus lourdes à infliger, bien qu'elle n'ait pas abouti à l'expulsion de la prêtrise. La situation scandaleuse, a été dévoilée par Diario de León, qui a réussi à parler au pédophile par téléphone.

 

José Manuel Ramos Gordon vit dans la résidence d'Astorga comme si de rien n'était. En fait, on ne s’étonne pas qu’on le demande, et on lui passe le téléphone sans problèmes. Au cours de la conversation, le pédophile condamné a confirmé qu'il avait fait appel de la sentence devant la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. "Nous avons fait appel de la sentence et bien sûr, comme vous le savez, il faut attendre le résultat final", il affirme, se lamenter de la "pression médiatique" qu'il a subie et refusant d'admettre les abus dont il est coupable. "Après trois ans, on continue à penser à ça ... avec moi, ça ne compte pas pour ça".

 

Dès qu'il a appris la nouvelle, la victime de La Bañeza, visiblement surprise, s'est déclarée profondément fâchée. "C’est terrifiant, il n'a pas reconnu les faits, il n'y a que de la douleur ici, partout, à cause de la mauvaise gestion de l'Église." "Et ensuite, l'évêque dit qu’il ne l'a pas dissimulé ? Depuis sa condamnation, il continue à vivre dans une maison du diocèse !", dénonce Francisco Javier. "C’est regrettable, ça me donne de la peine, j’espère qu’une fois pour toutes, ils s’assoient pour réfléchir, et non pas dans une commission pour écrire des mots, car ils continuent de faire les choses mal, en attaquant les victimes, c’est dévastateur."

 

Pour combattre la pédophilie, il n’y a plus rien à attendre de l’Église qui se moque complètement des victimes des prêtres pédophiles. Il faut que ça se passe comme aux États-Unis et en Australie.

 

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Publié le 19 Octobre 2018

Hernán Reyes Alcaide, correspondant du Vatican, nous montre ce vendredi 19 octobre 2018 sur periodistadigital.com que parallèlement à la rédaction de la lettre aux jeunes par laquelle se terminera le Synode de la jeunesse, les discussions dans l’aula synodale se concentrent de plus en plus sur la possibilité approfondir "l'évangélisation dans le monde numérique".

 

D'une part, la commission créée ad hoc avec l'autorisation du pape François a déjà commencé la rédaction de la "lettre aux jeunes" qui sera diffusée par le Synode des Évêques avec le document final à voter le samedi 27 octobre prochain. "Les discussions se poursuivent dans de petits cercles et les commissions chargées de la rédaction du texte final et de la courte lettre qui sera adressée aux jeunes travaillent", a annoncé vendredi le président de la commission d'information synodale, Paolo Ruffini. Á la demande des pères synodaux, le Vatican a confirmé hier que, outre le document final attendu qui devrait bénéficier du soutien des deux tiers des électeurs, le synode des évêques qui a débuté le 3 octobre s'achèvera le 28 de ce mois avec une lettre spéciale pour les jeunes.

 

Aux côtés de Ruffini, le représentant du synode de l'Église maronite, Joseph Naffah, a souligné "la difficile réalité du Moyen-Orient et la grâce des jeunes qui ont choisi de témoigner de l'Évangile même dans des situations critiques qui atteignent parfois le martyre". Dans cette ligne, Naffah a déploré que "les jeunes qui sont forcés de quitter le pays" et cherchent d'autres destinations "pour une vie tranquille". "Cependant, nous sommes une église d'espoir, nous considérons cette lutte comme une occasion de témoigner de notre foi", a ajouté le représentant libanais.

 

Dans ce contexte, il a rappelé une expérience d'évangélisation à travers les nouvelles technologies. "Pour accompagner nos jeunes, nous avons lancé un nouveau projet de contact en ligne avec nos jeunes, une sorte d’Institut du catéchisme en ligne. C’est la cinquième année de cette expérience qu’il s’agissait d’un nouveau défi, dans lequel même des jeunes sont en prison. Ils ne veulent pas perdre leur temps en prison et se frayer un nouveau chemin dans la vie."

 

"J'ai même demandé un bureau spécial pour rassembler les expériences de différents pays", a-t-il ajouté, avant d'être rapidement soutenu par l'évêque ghanéen de Ho, Emmanuel Kofi Fianu. "Nous pouvons aussi évangéliser à travers le monde numérique", a déclaré le Moniteur africain. "Au Ghana, j'utilise des plateformes numériques pour diffuser des réflexions bibliques, des jeunes demandent à l'Église d'expliquer l'Évangile et le Web nous aide. C'est pourquoi, au Synode, j'ai proposé d'unir l'apostolat à la dimension numérique", a ajouté Fianu.

 

José De Castro, supérieur des pères Paulins, a également évoqué ce point et a déclaré que "l'Église doit apprendre à vivre dans le monde numérique", conformément à ce qui est énoncé aux points 160 et 161 de l'Instrumentum laboris, qui sert de feuille de route à la réunion. "Nous ne pouvons pas avoir peur d'entrer dans ce domaine. L'Église doit approfondir sa propre compréhension de la technologie, en particulier d'Internet, et discerner comment l'habiter, également en tant que terrain fertile pour l'évangélisation", a ajouté le prêtre brésilien. "Il y a des risques, mais il y a aussi des risques dans la vie concrète, nous devons y faire face, les jeunes sont totalement immergés dans l'environnement numérique, nous devons les aider à être présents dans l'environnement numérique, nous pouvons les motiver à être des protagonistes de l'évangélisation, pas seulement des destinataires. Ils sont ceux qui connaissent la langue et le drame du réseau et des médias sociaux", a proposé De Castro.

 

L'un des jeunes auditeurs, Yadira Vieyra, qui vit aux États-Unis et se consacre aux familles de migrants, a également participé à la réunion avec la presse aujourd'hui. "Nous devons donner aux jeunes l'occasion de montrer leurs opportunités de leadership, et nous devons réfléchir à la manière dont nous investissons dans les jeunes, dans leurs familles", a proposé Vieyra.

 

Le synode s’intéresse à la pastorale numérique, tout en voyant les réalités concrètes du Liban  et du Ghana à ce propos, qui lui montre que l’Église doit entrer dans ce domaine même avec ses risques.

 

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