actualites de l'eglise

Publié le 26 Octobre 2021

20Minutes.fr avec l’AFP nous montre ce mardi 26 octobre qu’il est temps de passer aux actes. Un collectif d’associations et de victimes a interpellé lundi la Conférence des évêques de France avant son assemblée plénière début novembre pour qu’elle «reconnaisse la responsabilité» de l’Église catholique et donne «une suite concrète» aux recommandations du rapport Sauvé sur la pédocriminalité ainsi qu’un calendrier.

 

Les quelque 120 évêques de France doivent se réunir du 2 au 8 novembre à Lourdes et consacrer environ 40 % de leurs travaux sur le sujet de «la lutte contre les violences et les agressions sexuelles sur mineur». «De la parole aux actes !», réclame que soit alors «reconnue et officiellement prononcée la responsabilité de l’Église», selon un communiqué diffusé lundi. Ce collectif est né dans le sillage de la remise, le 5 octobre, des conclusions de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église catholique (Ciase) à l’épiscopat français et aux ordres et congrégations religieuses. «De la parole aux actes !» réunit des associations et victimes de tous horizons et sensibilités, ayant participé ou non aux travaux de la Ciase (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église catholique) et souhaitant y donner une «suite concrète», explique le mouvement dans un communiqué. «Il est ouvert à toute personne victime qui désirerait participer à ses actions.» Parmi les signataires, on trouve le collectif des victimes de l’aumônerie du lycée d’Enghien, les associations Parler et revivre et Sentinelle, le Collectif 85, qui rassemble des victimes de violences sexuelles dans l’Église vendéenne ou encore le prêtre Jean-Luc Souveton, lui-même victime (https://www.leparisien.fr/societe/pedocriminalite-dans-leglise-apres-le-rapport-sauve-des-victimes-creent-le-collectif-de-la-parole-aux-actes-25-10-2021-KODSTBVEC5BEBFX2CSWFTKRPII.php). «Nous sommes unis pour bousculer les choses. On ne sent pas une Église, à travers ses évêques, déterminée à se réformer», explique à l’AFP Olivier Savignac, membre du collectif et président de Parler et Revivre.

 

Pour soutenir la réforme qu’il appelle de ses vœux, «De la parole aux actes !» propose aux évêques et responsables religieux de travailler avec eux à «l’élaboration d’une charte détaillant les modalités et le calendrier de mise en œuvre» des préconisations du rapport de la Ciase, et ce afin d'«assurer le suivi de la mise en œuvre effective de ces préconisations».  En plus d’une pétition lancée à la remise du rapport, le mouvement souhaite se rendre visible, comme l’explique François Devaux : «On lance une opération de rubans violets pour symboliser un mouvement qu’on veut le plus large possible. On espère que cela trouvera de l’écho chez des catholiques qui sont actuellement en attente de quelque chose. On sent que la pétition ne suffira pas, que les évêques ne sont pas dans la bonne démarche pour ouvrir le débat que demande la Ciase. L’objectif est de rassembler des victimes, mais pas uniquement. On cherche aussi à toucher le peuple des catholiques, des prêtres et des citoyens, pour appeler à ce que l’Église fasse ce qu’il faut pour enrayer ce désastre» (https://www.leparisien.fr/societe/pedocriminalite-dans-leglise-apres-le-rapport-sauve-des-victimes-creent-le-collectif-de-la-parole-aux-actes-25-10-2021-KODSTBVEC5BEBFX2CSWFTKRPII.php). «Il y a des choses qui concernent le Vatican. Quelles vont être les démarches avec Rome ? Il faut de la transparence et une méthodologie de travail pour qu’on avance», commente François Devaux, membre du collectif. «De la parole aux actes !» regrette par ailleurs le peu d’invitations adressées aux victimes. Cela crée de l'«opacité, un entre-soi et un repli» et génère «la colère des victimes», indique François Devaux.

 

La Ciase estime que depuis 1950, 216.000 personnes de plus de 18 ans ont fait l’objet de violences ou d’agressions sexuelles pendant leur minorité, de la part de clercs (prêtres ou diacres) ou de religieux et religieuses. Elle chiffre à environ 3000 le nombre de prédateurs impliqués en 70 ans. On peut comprendre que trois semaines après la remise du rapport Sauvé sur les abus sexuels dans l’Église devant la lenteur des évêques, François Devaux, victime du père Bernard Preynat, est toujours aussi véhément : «C’est catastrophique, rien n’avance !» (https://www.leparisien.fr/societe/pedocriminalite-dans-leglise-apres-le-rapport-sauve-des-victimes-creent-le-collectif-de-la-parole-aux-actes-25-10-2021-KODSTBVEC5BEBFX2CSWFTKRPII.php).

 

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Publié le 25 Octobre 2021

france3-regions.francetvinfo.fr nous montre ce lundi 25 octobre 2021 que depuis le 21 octobre, les témoignages se multiplient à l'encontre d'un ancien aumônier rémois accusé d'avoir abusé de jeunes scouts dans les années 90 sans être inquiété.

 

Après deux témoignages d'anciens scouts indiquant avoir subi des attouchements sexuels dans les années 90 de la part d'un ancien aumônier de Reims, Matthieu Bourrette, procureur de la République de Reims, s’est exprimé lors d’une conférence de presse ce lundi 25 octobre. Prudent quant à la véracité des premières informations qu'il a reçues, Matthieu Bourrette a néanmoins confirmé avoir réceptionné le 21 octobre en milieu de matinée un premier courriel de la part d'un ancien jeune scout de Reims. Dans celui-ci, l’homme alors mineur au moment des faits, mentionne des attouchements sexuels non consentis exercés sur lui et sur plusieurs autres anciens scouts, par un ancien aumônier de Reims qui ne "serait plus en activité aujourd'hui", selon le procureur. La victime «expliquait que sa démarche résultait notamment du fait qu'il avait appris que ce prêtre était toujours en activité», précise le procureur (https://www.estrepublicain.fr/faits-divers-justice/2021/10/25/reims-d-anciens-scouts-accusent-un-pretre-de-les-avoir-agresses-sexuellement). Dans ce même courriel, le plaignant affirme que d’autres victimes étaient prêtes à être entendues. Dans la soirée, vers 22h, Matthieu Bourrette réceptionne également un second courriel provenant d’un deuxième plaignant qui atteste avoir été victime de ce même prêtre entre 1996 et 1999 alors qu’il était lui aussi scout et mineur.

 

«J'ai sollicité que les plaignants soient entendus au plus vite afin de pouvoir apprécier la nature exacte des faits, leur fréquence», explique Matthieu Bourrette qui évoque «une affaire complexe» exigeant «la plus grande prudence». «Ces éléments doivent me permettre de qualifier au mieux les faits et de vérifier [s'ils] doivent être ou non prescrits.». «Je ne serais pas surpris qu'il y ait d'autres plaignants», a confié le procureur de Reims. «D'autres victimes sont prêtes à être entendues» (https://www.estrepublicain.fr/faits-divers-justice/2021/10/25/reims-d-anciens-scouts-accusent-un-pretre-de-les-avoir-agresses-sexuellement).

 

Dès la réception des deux courriels, une enquête pénale a été ouverte des chefs d’agression sexuelle sur mineurs de plus de 15 ans par une personne ayant autorité, non dénonciation et non assistance et la division territoriale de la police judiciaire de Reims a été saisie du dossier. Matthieu Bourrette a sollicité que les plaignants soient entendus au plus vite afin d’éclaircir rapidement ce dossier qu'il estime "complexe". En effet, ces éléments pourront permettre au Parquet de pouvoir qualifier au mieux les faits et apprécier leur ampleur mais surtout de vérifier si "au regard de la date de commission des faits, et de l’état de minorité à l’époque des faits, ces faits être ou non prescrits", précise le procureur. Si pour le moment la prescription est fixée à 20 ans au vu de la nature des faits reprochés qualifiés "d’attouchements" par les victimes, cette prescription pourrait s’élever à 30 ans si d’autres faits de l’ordre du crime (viol…) sont constatés.

 

L'enquête est ouverte et de nouvelles pièces provenant des archives (un nombre conséquent de documents) de l'Archevêque de Reims viennent compléter le dossier après avoir échangé le 21 octobre, puis sollicité une rencontre le 22, avec l’archevêque de Reims. L’ensemble des pièces ont été versées à l’enquête ouverte mais elles "doivent toutes faire l’objet de recoupements approfondis", a ajouté le procureur. Les premières auditions et investigations ont commencé ce lundi 25 octobre. Les proches des plaignants, le mis en cause et son entourage ainsi que les responsables du mouvement de scout devraient être entendus rapidement afin d’identifier au plus vite d’autres victimes éventuelles.

 

Le parquet s'est par ailleurs défendu des accusations d'inaction à la fin des années 90 et au début des années 2000. «Mon parquet et moi-même n'avons été avisé de ces faits pour la première fois que le 21 octobre 2021», répond Matthieu Bourrette. L'archevêque de Reims Mgr de Moulins-Beaufort a cependant affirmé dans un communiqué qu'en janvier 2000, «les parents d'un scout» étaient entré en relation avec Mgr Jordan, l'archevêque de l'époque, lequel avait téléphoné «dès le lendemain au procureur général près la cour d'appel de Reims». Selon lui, le procureur général avait alors recommandé d'interdire au prêtre concerné tout ministère auprès des jeunes. Selon l'archevêché, des mesures conservatoires avaient été prises dès 1999 contre ce prêtre. Il a en outre été suspendu «de toute célébration sacramentelle publique» et «n'a plus aucune mission pastorale» depuis 2019. Cette nouvelle enquête intervient quelques jours après la publication du rapport Sauvé sur la pédocriminalité dans l'Église catholique, évaluant à 216 000 le nombre d'enfants et d'adolescents victimes de clercs et de religieux depuis 1950 (https://www.estrepublicain.fr/faits-divers-justice/2021/10/25/reims-d-anciens-scouts-accusent-un-pretre-de-les-avoir-agresses-sexuellement).

 

Enfin, le diocèse d’Annecy maintient sa cellule d’accueil et d’accompagnement des victimes d’abus sexuels mise en place en 2016. Trois nouvelles personnes se sont manifestées après le rapport de la Ciase, ce qui porte le nombre de témoignages à 23 en Haute-Savoie et Val d’Arly (https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2021/10/25/abus-sexuels-dans-l-eglise-en-haute-savoie-la-cellule-d-ecoute-plus-que-jamais-active). Plus on parle de la pédocriminalité, plus les victimes se font connaître.

 

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Publié le 23 Octobre 2021

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre que le pape avait annoncé début septembre qu’il se rendrait prochainement en Grèce et à Chypre, mais sans en préciser la date. C’est chose faite depuis le vendredi 22 octobre 2021. Le pape François a confirmé à l’agence de presse argentine Telam que ce voyage aurait lieu «le premier week-end de décembre». Il a également ajouté qu’il effectuerait son premier déplacement en Océanie en 2022, sans préciser dans quel(s) pays. Le pape François, qui aura 85 ans en décembre et a subi une opération du côlon en juillet, avait réduit drastiquement ses voyages l’an dernier en raison de la pandémie de Covid-19. Cette année, il a fait un voyage historique en Irak et s’est rendu en Slovaquie en septembre. Au total, il a effectué une trentaine de déplacements à l’étranger depuis son élection en 2013.

 

«Pour le moment, j’ai en tête deux voyages que je n’ai pas encore planifiés, au Congo et en Hongrie», a par ailleurs déclaré le pape à Telam lors de cet entretien réalisé à résidence Sainte-Marthe, où il réside. Il avait déjà fait une visite éclair à Budapest en septembre pour présider la messe de clôture du Congrès eucharistique international. Il ne s’agissait pas d’une visite d’État proprement dite, mais d’une participation à un événement spirituel, avec en marge du programme une rencontre commune avec le président Janos Ader et le Premier ministre Viktor Orban. Dans cet entretien à Telam, le pape a aussi évoqué des déplacements en Papouasie Nouvelle-Guinée et au Timor oriental, prévus initialement pour 2020 qui avaient dû être reportés.

 

Lors de sa visite en Grèce, il retournera sur l’île grecque de Lesbos, emblématique de la crise de l’accueil des réfugiés, où il s’était déjà rendu en 2016, avait-on appris mi-octobre auprès de l’archevêque local et du ministère grec des Migrations. Une délégation du Vatican a d’ailleurs visité le camp de migrants de Mavrovouni à Lesbos pour planifier ce voyage Prônant l’accueil sans distinguer la religion, ni le statut de réfugié ou d’exilé économique, le pape François avait marqué les esprits en avril 2016 à Lesbos, alors principale porte d’accès à l’Europe et où s’entassaient plus de 3000 migrants dans le camp insalubre et surpeuplé de Moria. «Nous sommes tous des migrants !» avait-il lancé, avant de ramener à bord de son avion trois familles musulmanes syriennes dont les maisons avaient été bombardées.

 

Au cours de cet entretien avec l’agence argentine, le pape François est également interrogé sur les enjeux du sommet du G20, qui doit se dérouler les 30 et 31 octobre à Rome. «Le sommet du G20 à Rome doit se pencher sérieusement sur les relations entre pays sous-développés et pays développés», estime le pape François, qui fustige une forme d’« asymétrie» dans les relations internationales. Il souhaite également que ce sommet contribue à «faire baisser les tensions dans le monde» pour contrer «l’escalade de violences» auquel le monde est selon lui confronté. «La voie de la violence est toujours une défaite pour tout le monde», prévient-il. Il invite les participants au G20 à se tourner vers les pays les plus pauvres ou marginaux : «On ne peut pas sortir de cette crise dans laquelle nous sommes entrés sans se tourner vers les périphéries.» Un message que le pape François aura l’occasion de rappeler vendredi 29 octobre, lors de ses rencontres avec le président américain Joe Biden et son homologue coréen Moon Jae-in (https://africa.la-croix.com/en-2022-le-pape-francois-veut-se-rendre-en-oceanie-en-afrique-et-europe/).

 

Évoquant une autre dirigeante, la chancelière Angela Merkel, qui s’apprête à quitter le pouvoir après 16 ans, le pape salue «l’une des grandes dirigeantes qui entrera dans l’histoire». Elle fut «un exemple de bon sens», salue le pape François. «Les femmes ont une sensibilité particulière pour mieux gérer les moments de conflit, poursuit le pape. Elles sont réalistes et ont la capacité d’imaginer des solutions et de les mettre en œuvre», ajoute-t-il, alors qu’il entretient depuis plusieurs années d’excellentes relations avec la chancelière. Il voit dans la figure d’Angela Merkel un «appel aux femmes qui ont une vocation politique» (https://africa.la-croix.com/en-2022-le-pape-francois-veut-se-rendre-en-oceanie-en-afrique-et-europe/).

 

Enfin, ce samedi 23 octobre 2021, le pape François a salué l'enseignement social catholique comme toujours à jour. C'est un «trésor de la tradition ecclésiastique» et en même temps une incitation à lutter ensemble contre les inégalités et pour les préoccupations des plus faibles. C'est ce qu'a dit le pape François devant les participants à une conférence de la Fondation Centesimus Annus au Vatican. Il a admis que cette approche - compte tenu d'un système économique souvent exploiteur - ressemblait souvent à une nage à contre-courant. "Mais rappelons-nous, nous ne sommes pas seuls. Dieu est proche de nous", a déclaré le chef de l'Église. Tous les chrétiens sont appelés à un amour illimité, à travailler ensemble pour le bien de tous, sans préjugés. De cette façon, les «murs de l'égoïsme et des intérêts» pourront être surmontés (https://www.domradio.de/themen/soziales/2021-10-23/schwimmen-gegen-den-strom-papst-franziskus-wuerdigt-katholische-soziallehre).

 

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Publié le 20 Octobre 2021

katholisch.de nous montre ce mercredi 20 octobre 2021 que du point de vue du cardinal Dominik Duka, le processus synodal mondial de l'Église catholique initié par le pape est aussi une préparation à un futur concile. C'est ce qu'a écrit l'archevêque de Prague dans un récent «Mot sur l'ouverture de la préparation synodale en 2021». Les conciles antérieurs n'ont pas toujours eu lieu dans des «situations favorables»; il a souvent «semblé qu'ils ne pouvaient pas accomplir leur tâche», comme au concile tridentin au XVIe siècle ou au concile Vatican I (1869-1870). Néanmoins, les assemblées ecclésiastiques avaient «rempli leur tâche et défini certaines priorités et orientations».

 

Au début du synode mondial, Duka a rappelé que le Collège des cardinaux avait traité «certains aspects d'une réforme nécessaire de la vie de l'Église» avant le conclave de 2013. Après le synode amazonien, le pape François «est arrivé à la conclusion qu'il fallait préparer l'Église à certains changements». C'est pourquoi on s'engage maintenant dans cette voie. Duka a également évoqué les expériences importantes de l'«assemblée plénière», c'est-à-dire le synode national pluriannuel de l'Église catholique en République tchèque au tournant du millénaire. De 1997 à 2005, une «étape courageuse et unique» a été franchie, pour laquelle à cette époque il n'y avait «aucun soutien dans des activités similaires de l'Église dans d'autres pays».

 

Dans le processus synodal mondial actuel, une courte période de "pratiquement un seul semestre" est prévue pour les délibérations au niveau national, selon Duka. "Vous êtes donc confronté à un très gros travail exigeant". L'archevêque de Prague a expliqué que "certaines déceptions ne sont pas à exclure", car l'Église et sa vie sont dispersées dans le monde entier et progressent non seulement au même rythme au sein des grands espaces culturels, mais aussi dans un grand nombre de régions.

 

Un gros problème de l'«assemblée plénière» en République tchèque était qu'au tournant du millénaire, la «route vers la liberté» n'était pas encore achevée. Dans le nouveau processus synodal global, d'autre part, l'Église avance «dans les étapes nécessaires de réforme de la conception structurelle et économique avec laquelle on se débat dans l'archidiocèse comme dans les paroisses», a souligné le cardinal.

 

Le pape François a ouvert le processus synodal il y a une semaine et demie à Rome. Le week-end, il a également été ouvert dans les diocèses allemands. De nombreux évêques se sont exprimés à ce sujet dans des services religieux et des paroles pastorales et ont appelé à la participation. Le synode mondial des évêques est prévu à Rome en 2023, qui conseillera sur les sujets recueillis et formulera des propositions de réforme au Pape.

 

Des cardinaux ne cachent plus leurs espoirs avec ce synode mondial et plus particulièrement celui d’une réforme profonde de l’Église, tout en sachant que certaines déceptions arriveront, tout en sachant que cela pourrait déboucher sur un concile qui serait salutaire pour régler les questions sensibles.

 

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Publié le 19 Octobre 2021

L'Obs avec l’AFP  nous montre dans son article du 17 octobre 2021 que l’image à part donné par le célibat imposé aux prêtres à partir du Moyen Âge a contribué à en faire une figure d’autorité, ce dont ont profité des agresseurs sexuels.

 

Le rapport Sauvé a réveillé le débat sur le célibat des prêtres : s’il n’est pas responsable des violences sexuelles, cet engagement a contribué au fil des siècles à donner au prêtre l’image d’un «homme à part», favorisant ainsi les abus de pouvoir, expliquent plusieurs chercheurs. Une semaine après le séisme provoqué par la publication du rapport, qui a jeté une lumière crue sur la pédocriminalité dans l’Église catholique de France depuis 70 ans, les questions se multiplient sur le rôle de l’institution et de ses représentants. L’une porte sur le célibat.

 

La Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), présidée par Jean-Marc Sauvé, l’a assuré d’emblée : «Il n’y a clairement pas de lien de causalité entre le célibat et les abus sexuels.» Elle a notamment démontré qu’un tiers des violences sexuelles commises depuis 1950 l’ont été par des laïcs, donc non soumis au célibat sacerdotal. En revanche, selon la commission, «l’exigence de célibat contribue à (...) faire» des prêtres «des hommes ’à part’, voire des ’surhommes’», peut-on lire dans l’une des annexes du rapport. Avec à la clé le «risque» d’une «survalorisation de la personne du prêtre».

 

«Les pédophiles vrais, essentiellement attirés par des enfants prépubères, représentent 10-15% des agresseurs» dans l’Église, relève auprès de l’AFP Marie-Jo Thiel, médecin et professeure d’éthique et de théologie. Dans les autres profils d’agresseurs, de nombreux facteurs entrent en jeu, dont la question, centrale, de la domination, ajoute Marie-Jo Thiel, dont les publications ont aiguillé les travaux de la Ciase. Or, «il y a un lien historique entre célibat (ecclésiastique) et pouvoir», souligne-t-elle.

 

L’Église catholique commence à imposer le célibat à ses prêtres au Moyen Âge avec la réforme grégorienne afin notamment de «rehausser le statut des prêtres», affirme à l’AFP Josselin Tricou, auteur du livre «Des soutanes et des hommes», une enquête sur la masculinité des prêtres catholiques. L’objectif de l’institution est alors de placer les prêtres «en dehors de la domination masculine» de l’époque, en leur interdisant également le port d’arme, poursuit le chercheur, qui a participé aux travaux de la Ciase. Dans le regard des fidèles, ils deviennent ainsi «des personnes ressources, en dehors de la domination masculine. Mais dans la réalité, ce sont bien des hommes et ils sont, à ce titre, positionnés comme les autres comme dominants dans les rapports sociaux», dit-il.

 

Au cours des siècles, leur rôle se renforce. Le prêtre devient avec «son sacrifice» une figure d’autorité et incarne personnellement l’Église. Une position privilégiée qui sera utilisée par des agresseurs pour passer à l’acte, rapportent de nombreuses victimes. Le célibat, en plaçant théoriquement la personne au-dessus de tout soupçon, devient une cage dorée pour des agresseurs, mais aussi pour d’autres hommes ne se reconnaissant pas dans la sexualité hétérosexuelle. Mais «pour certains prêtres, cette prohibition (de toute sexualité) génère un clivage interne car ils se rendent bien compte que c’est difficile pour eux de respecter cette chasteté», observe Josselin Tricou.

 

Un clivage à l’origine de souffrances personnelles et d’un silence roi, renforcé par le fait que «pour l’Église, toute pratique sexuelle de la part des prêtres est déviante». Et ce tabou, «ce silence autour de la sexualité des prêtres, a un effet indirect sur l’absence de dénonciation» des penchants pédophiles ou des crimes sexuels, ajoute le chercheur. «Dans notre société il est déjà très difficile de se rendre compte qu’on a une attirance pour des enfants et d’en parler pour demander de l’aide. Alors pour les prêtres pour qui la sexualité est taboue, c’est encore plus difficile», dit aussi Walter Albardier, psychiatre responsable du Centre de ressources pour intervenants auprès d’auteurs de violences sexuelles (CRIAVS) d’Île-de-France. Interpellée sur ces difficultés, l’Église a revu ces dernières années sa position et initié un accompagnement à la sexualité dans les séminaires. Mais ce dernier reste encore inégal, observe Marie-Jo Thiel.

 

Enfin, le pape François a reçu le témoignage courageux d'une survivante et a souhaité que le cardinal O'Malley, président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, le partage avec tous les prêtres et séminaristes. Dans les pages de la lettre imprégnées d'amertume et de souffrance, cette femme qui raconte ce qu'elle a vécu «également au nom des autres victimes», et dont son stress post-traumatique est particulièrement vif dans le cadre de l’Église, à tel point qu'elle a toujours peur de voir un prêtre et ne peut même pas aller à la messe, exprime sa douleur de ne plus pouvoir se sentir en sécurité dans l'Église, et elle supplie les séminaristes «de protéger l'Église» et de devenir de «bons prêtres» (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2021-10/lettre-victime-abus-sexuels-cardinal-o-malley.html).

 

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Publié le 18 Octobre 2021

francetvinfo.fr avec l’AFP nous montre que le Premier ministre Jean Castex a été reçu lundi 18 octobre 2021 dans la matinée au Vatican par le pape François. Ils ont tous deux évoqué l'épineuse articulation entre la dénonciation de faits criminels et le "secret de la confession" après les révélations retentissantes sur les violences sexuelles dans l'Église catholique en France. À l'issue de cette rencontre, le chef du gouvernement a réaffirmé en conférence de presse que "la séparation de l'Église et de l'État, ce n'est en aucun cas la séparation de l'Église et de la loi".

 

"On a évoqué évidemment la situation de l'Église en France, le rapport Sauvé", a déclaré Jean Castex à l'issue de l'audience, au cours de laquelle les deux hommes ont échangé en espagnol. "Son discours consiste à dire que c'est courageux de la part de l'Église de France d'avoir fait son travail. Il fait confiance à l'Église de France pour tirer les conclusions. Il se réjouit qu'il n'y ait pas de déni." "Ce n'est pas un scoop : l'Église ne reviendra pas sur le dogme du secret de la confession. Mais il faut à tout prix trouver les voies et moyens pour concilier cela avec le droit pénal, le droit des victimes, a ajouté le chef du gouvernement. [Le pape] en a tout a fait conscience. C'est un travail au long cours."

 

La visite de Jean Castex était prévue de longue date. Elle a pour but de célébrer le centenaire du rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège. Mais ce rendez-vous a été bousculé par l'actualité après la publication le 5 octobre des conclusions de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église (Ciase), qui évalue à 216 000 le nombre d'adultes ayant fait l'objet de violences ou d'agressions sexuelles pendant leur minorité de la part de clercs ou de religieux catholiques en France de 1950 à 2020.

 

En France, le débat s’est aussi noué autour du secret de la confession, que le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Emmanuel de Moulins-Beaufort, avait jugé «supérieur aux lois de la République», avant de rétropédaler et d’évoquer une «formulation maladroite».  Le Vatican lui-même marche sur des œufs : d’un côté, un formulaire de signalement de délit a été mis à disposition de tout ecclésiastique en juillet 2020 ; de l’autre, le Saint-Siège a confirmé la primauté du secret de la confession, le confesseur étant simplement encouragé à «tenter de convaincre le pénitent» d’alerter des personnes en mesure, elles, de saisir la justice (https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/10/18/jean-castex-a-rome-pour-rencontrer-le-pape-francois_6098784_823448.html).

 

Mais le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église (Ciase) a fait bouger les lignes comme le montre Jordi Pacheco sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/Nicolas-Betticher-Papa-Falta-cambiando_0_2387161269.html). Sur le site de la paroisse de Bruder Klaus, à Berne, on peut lire la lettre ouverte que son curé, l'abbé Nicolas Betticher, a adressée au pape François après le scandaleux rapport Sauvé sur les abus sur mineurs dans l'Église française. Comme l'explique le portail cath.ch, la lettre a une approche pleinement participative, c'est pourquoi elle sera également présentée aux fidèles à l'issue des messes dans le but de les faire commenter le texte. Pour la souscrire ou la réfuter. Lorsqu'un certain nombre de signatures sera atteint, elles seront envoyées au pape.

 

Interrogé sur le débat sur les abus en France, Betticher s'étonne qu'il y ait au moins 330 000 cas d'abus et qu'il ne se passe rien. «Les évêques et les catholiques acceptent simplement le scandale. Comment est-il possible que des catholiques descendent dans la rue contre le «mariage pour tous», mais restent silencieux face au fait que tant d'enfants et de jeunes ont été blessés ? Ce qui manque, c'est un signal fort qui dit 'ça suffit !'», souligne le prêtre de 60 ans. "Et il n'est pas possible - ajoute-t-il - que le président de la Conférence épiscopale française puisse dire : ‘S'il vous plaît, donnez-nous de l'argent pour indemniser les victimes des fautes commises par les évêques, dont certains sont encore en fonction.’ Ceci est absurde. Pour les victimes, c'est une gifle». Malgré la récente inauguration du Synode 2021-2023 et l'engagement du pape François envers ce ver des bois qui plane sur l'Église, Betticher est convaincu qu'«il manque un signe que quelque chose est vraiment en train de changer». «J'ai annoncé dans mon homélie que j'écrirais une lettre au Pape. Cela ne peut pas continuer».

 

De l'avis de Betticher, la crise des abus est si profonde que même le processus synodal lui-même est éclipsé. «Nous ne pouvons pas parler de foi, d'Évangile et d'écoute de l'Esprit Saint de manière crédible si nous n'abordons pas d'emblée la question du pouvoir. Pour cela, cependant, nous avons besoin d'un signal du Pape qu'il veut non seulement écouter, mais qu'il veut vraiment introduire une séparation des pouvoirs dans l'Église. Un évêque ne peut pas être le juge suprême, le chef d'état-major suprême, le chef stratège, et surtout, un bon pasteur et père spirituel. C'est une erreur systémique qui blesse les évêques eux-mêmes. La situation juridique doit être revue d'urgence», conclut avec force le prêtre.

 

La crise des abus n’est plus à prendre à la légère, elle demande une véritable réforme structurelle et non plus des promesses, le pape doit agir pour répondre à la souffrance des victimes.

 

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Publié le 17 Octobre 2021

Comme le montre cath.ch le pape François a incité les chrétiens , lors de la prière de l’Angélus le 17 octobre 2021 Place Saint-Pierre devant une importante foule, à passer de la mentalité de prestige, une «maladie de l’esprit», a mis en garde le pontife, et ce même si elle se dissimule derrière de bonnes intentions, à celle de service rappelé à cette occasion que «l’épiscopat est le nom d’un service, non d’un honneur», car «le Christ invite à descendre de son «piédestal» pour servir les autres», et «Ils sont nombreux ceux qui ont besoin d’être aidés en cette période de pandémie», a indiqué le pape François, réclamant de la compassion.

 

Tout le monde ne semble pas investi sur la recherche du service comme le montre cath.ch (https://www.cath.ch/newsf/liechtenstein-mgr-haas-refuse-de-participer-au-processus-synodal/). Alors que le pape François a lancé officiellement le Synode sur la synodalité lors d’une messe solennelle célébrée en la basilique Saint-Pierre le 10 octobre 2021, en Suisse comme dans le monde entier, le processus synodal est entamé dès le 17 octobre. Mais Mgr Wolfgang Haas, archevêque de Vaduz, ne veut pas y participer et déclare : «Je suis d’avis que dans notre petit archidiocèse, nous pouvons nous abstenir pour de bonnes raisons de mener à bien une procédure aussi complexe et parfois même compliquée, qui sous nos latitudes, court le risque de devenir idéologique». Et Mgr Haas estime que les discussions et les débats ne sont pas nécessaires dans son archidiocèse. Il considère que les relations étroites dans les paroisses permettent un contact mutuel rapide et simple entre pasteurs et laïcs, «de sorte qu’un échange intellectuel et spirituel a été et est toujours possible».

 

Cette décision a suscité de vives critiques au Liechtenstein. L’Association pour une Église ouverte, qui demande des réformes, voit les conditions de l’Église de la Principauté sous un jour moins rose. «Que le dialogue ecclésial fonctionne quoi qu’il en soit dans notre petit pays est un pur mensonge», écrit le théologien critique Günther Boss dans un message à kath.ch. «Les gens vivent le clergé ici comme peu disposé à discuter, et l’archevêque et le vicaire général refusent également le dialogue alors qu’il serait nécessaire…», affirme le conseiller théologique de l’Association pour une Église ouverte au Liechtenstein. La base n’était pas non plus incluse dans les autres synodes, souligne-t-il. Ainsi, les fidèles de l’archidiocèse n’avaient déjà pas été inclus dans le Synode sur la famille et le Synode sur l’Amazonie. Pour lui, c’est un pas de plus qui est franchi : Mgr Haas «rejette ainsi publiquement le processus synodal, s’opposant ainsi ouvertement au pape François».

 

Enfin, vaticannew.va (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2021-10/appel-attentats-norvege-afghanistan-angleterre-angelus.html) nous montre qu’au terme de l’Angélus, l’évêque de Rome a évoqué les trois attentats qui ont eu lieu cette semaine en Norvège, où mercredi 5 octobre, cinq personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans le centre-ville de Kongsberg par Andersen Bråthen, un Danois de 37 ans armé d'un arc placé vendredi en détention provisoire pour quatre semaines (https://www.rtl.fr/actu/international/attaque-a-l-arc-en-norvege-l-auteur-presume-s-etait-il-vraiment-converti-a-l-islam-7900086445), en Afghanistan, où un attentat suicide à Kandahar (Sud) revendiqué par le groupe État islamique-Khorasan (EI-K) a fait 60 morts et fragilisé la promesse des talibans d’assurer un retour à la sécurité dans le pays (https://www.ouest-france.fr/monde/afghanistan/afghanistan-la-communaute-chiite-enterre-ses-morts-apres-l-attentat-2da67b60-2e84-11ec-951e-9408c65002e6), et en Angleterre où le député conservateur britannique David Amess, mortellement poignardé vendredi dans un acte terroriste qui, selon la police, pourrait être inspiré par l’islamisme, était un catholique fervent, Brexiter convaincu et grand défenseur de la cause animale (https://www.sudouest.fr/faits-divers/qui-etait-david-amess-le-depute-britannique-poignarde-a-mort-6584412.php), tenant à assurer les familles des victimes de sa sympathie, avant de s’adresser solennellement aux terroristes : «Je vous supplie, s'il vous plaît, d'abandonner la voie de la violence, qui est toujours perdante, qui est une défaite pour tous. N'oublions pas que la violence engendre la violence», a lancé le Saint-Père.

 

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Publié le 16 Octobre 2021

Le pape François s'est prononcé - plus clairement que jamais - en faveur de l'introduction d'un revenu de base universel. Par ailleurs, il s'est exprimé dans un message vidéo pour la quatrième «Rencontre mondiale des mouvements populaires»  en faveur de la réduction des horaires de travail ce samedi 16 octobre 2021 comme le montre katholisch.de. "Je crois que ces mesures sont nécessaires", a déclaré le chef de l'Église. «Un revenu de base donne à chacun accès aux choses les plus élémentaires. En outre, il faut examiner «d'urgence» les possibilités de créer plus d'emplois grâce à des journées de travail plus courtes.» "Il ne se peut pas que tant de personnes soient surchargées de travail tandis que d'autres souffrent d'un manque de travail", a souligné le pape. Comme les trois précédentes rencontres mondiales de ce genre, celle-ci aussi avait pour devise "Terre, abri, travail". Dans le contexte de la crise actuelle du Covid-19, la conférence actuelle, comme sa première partie en été, s'est déroulée sous forme numérique. Des représentants des cinq continents y ont participé.

 

Dans l'adresse vidéo, le pape François a repris plusieurs de ses demandes de la période de pandémie qu’il voit comme une opportunité de changement.. Il a appelé les sociétés pharmaceutiques "au nom de Dieu" à libérer leurs brevets sur les vaccins afin de permettre aux vaccins de bénéficier à tous. Il a appelé à un allégement de la dette des pays pauvres, à une plus grande redistribution des impôts, à une action plus décisive dans la lutte contre la faim dans le monde, à la fin de la destruction de l'environnement et de la production d'armes. L'humanité doit comprendre la pandémie comme une opportunité de changement, a déclaré l'homme de 84 ans. «Il est temps de vous libérer de "l'égoïsme paralysant". Au lieu de cela, la solidarité et l'accent sur le bien commun sont nécessaires.»

 

Il constate avec inquiétude que toutes sortes de projets tentent de restaurer les structures socio-économiques de la période d'avant-crise. Il considère cela comme un chemin fatidique. "Faisons mieux", a déclaré le pape. Il a exhorté les dirigeants politiques du monde entier à écouter non seulement l'élite des affaires, mais aussi le peuple, car «La poursuite constante du profit est devenue incontrôlable. Des alternatives à la mondialisation capitaliste devraient être développées - au-delà d'une "culture du jetable" à orientation technocratique.»

 

Les entreprises technologiques et médiatiques ont demandé au pape François d'arrêter la haine, les "fake news", les théories du complot et la manipulation politique dans les réseaux sociaux. Comme exemple louable d'engagement social, il a toutefois évoqué les militants de Black Lives Matters qui ont protesté contre le racisme et les violences policières après la mort de l'Afro-américain George Floyd. Il était conscient que de telles réactions pouvaient être exploitées politiquement. Néanmoins, le bon samaritain "collectif" s'est montré dans le mouvement de protestation et il n'était "pas dupe".

 

Enfin, l'ancien professeur de théologie Hermann Häring a critiqué le langage utilisé dans l'Église catholique. Il n'y a "pas de discussion concrète", ce qui entraîne une "confusion du contenu", a déclaré Häring samedi à Ludwigshafen lors d'un événement pour le 25e anniversaire du groupe "Nous Sommes l’Église". Le résultat est une perte de force de persuasion. Häring dit littéralement : «Le renouveau de la langue précède tout renouveau de l'Église». Il a recommandé de demander plus souvent lorsqu'on s'adressait aux évêques : «Que voulez-vous dire exactement ?» Le doyen de la ville de Francfort, Johannes zu Eltz, a exprimé son respect et ses remerciements aux près de 100 participants à l'événement. Selon Eltz, le projet de réforme catholique Chemin synodal n'existerait pas sans «Nous sommes l'Église». Il a appelé les gens à ne pas devenir amers malgré le manque de succès (https://www.katholisch.de/artikel/31647-nicht-konkret-theologe-haering-kritisiert-kirchensprache).

 

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Publié le 15 Octobre 2021

catt.ch nous montre ce vendredi 15 octobre 2021 que dans ces heures, une collecte de signatures a commencé sur change.org visant à demander à la Conférence épiscopale italienne de poursuivre dans la voie suivie par d'autres épiscopats dans le monde sur la pédophilie. En effet, ces derniers jours, un rapport sur l'Église en France a été publié, commandé par l'épiscopat français qui a mis en évidence une estimation très élevée des cas d'abus au cours des 70 dernières années. D'autres épiscopats ont été confrontés à des analyses similaires (États-Unis, Australie, Irlande, Allemagne, Autriche, Belgique) et bientôt aussi la Suisse comme le souhaite Mgr. Bonnemain, l’évêque de Coire et membre de la commission sur les abus sexuels dans le contexte ecclésial de la conférence épiscopale suisse, car elle est prête vu qu’elle «déjà les contrats à signer» avec une institution académique appropriée et des chercheurs prêts à faire ce travail (https://www.catt.ch/newsi/il-vescovo-di-coira-spero-che-unindagine-sugli-abusi-come-quella-francese-inizi-in-svizzera-entro-la-fine-del-2021/).

 

Le cardinal président de la Conférence épiscopale italienne, Gualtiero Bassetti, a répondu à l'initiative, déclarant que cette proposition de la collecte de signatures n'est pas la voie à suivre. "Il est dangereux d'affronter le fléau de la pédophilie sur la base de statistiques", "la connaissance du phénomène, à mon avis, doit se faire scientifiquement, pas pour des enquêtes". «Nous - explique l'archevêque de Pérouse - avons fait la chose la plus importante pour le moment : s'il y a une rivière qui sort, des remblais sont mis en place. Et nous faisons, en accord avec le Saint-Siège, un travail très important de prévention, de surveillance dans les diocèses, d'experts qui évaluent immédiatement les cas». Bref, l'Église en Italie essaie de prendre une autre voie. De leur côté, ceux qui ont lancé la pétition en ligne demandent une enquête indépendante, à l'image de celle qui a eu lieu dans d'autres pays.

 

Les initiateurs de la pétition soulignent qu'il y a eu plus de 200 000 victimes en Italie en 70 ans en se fondant sur les résultats des travaux de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église catholique, mandatée par la Conférence épiscopale de France et demandent «donc à la présidence de la Conférence épiscopale italienne de faire procéder dans les plus brefs délais à une enquête similaire à celle de la France auprès d'un organisme tout aussi réputé et indépendant. Notre confiance dans notre Église, qui a été secouée par des scandales, a besoin de cette démarche», disent-ils (https://www.rainews.it/tgr/tagesschau/articoli/2021/10/tag-erzbischof-gualtiero-bassetti-italienische-Bischofskonferenz-petition-change-org-sexueller-missbrauch-in-der-kirche-in-italien-aufklaeren-1b90e9e2-38ff-408d-9451-f81e867d2e66.html).

 

Enfin, suite à la publication d'un rapport sur les abus ecclésiastiques en France, un assouplissement du secret confessionnel est actuellement en discussion. Le cardinal de la curie Mauro Piacenza explique "Le sacrement de réconciliation, puisqu'il s'agit d'un acte de pratique religieuse", ne doit "pas être confondu avec une séance psychologique ou une sorte de conseil", tout en ajoutant la confession doit être «protégée en tant que sacrement au nom de la liberté religieuse», et toute ingérence «doit être considérée comme illégale et une violation de la liberté de conscience», puisque le secret confessionnel n'est «pas une obligation imposée de l'extérieur», mais «une exigence intrinsèque du sacrement». En tant que tel, il ne peut même pas être résolu par le confesseur lui-même, selon Piacenza. Selon Piacenza, cependant, cela ne signifie pas qu'un aumônier confessionnel "ne prévient pas d'urgence un mineur de signaler lui-même l'abus à ses parents, aux éducateurs et à la police" (https://www.katholisch.de/artikel/31633-kurienkardinal-beichtgeheimnis-ist-mehr-als-schweigepflicht).

 

Mgr Mauro Piacenza n’est pas à une contradiction près, car il signale qu’on ne peut pas briser le secret de la confession, mais il peut pousser la victime à signaler de tels crimes, même s'il en prend connaissance lors de la confession. Le sacrement voulu par Dieu a le droit à quelques exceptions.

 

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Publié le 14 Octobre 2021

katholisch.de nous montre ce jeudi 14 octobre 2021 que le cardinal de curie Michael Czerny croit toujours que les hommes mariés peuvent être ordonnés prêtres. Même si le pape François n'a pas immédiatement mis en œuvre la demande du synode amazonien d'autoriser les "viri probati" à être ordonnés prêtres, il n'a pas exclu l'option, a déclaré jeudi Czerny dans une interview au portail d'information suisse "kath.ch". Il comprend la décision du pape à l'époque "que l'idée de 'viri probati' est toujours sur la table, mais que les choses doivent être faites dans le bon ordre et que d'autres aspects plus urgents doivent d'abord être considérés".

 

De l'avis de Czerny, le Synode amazonien, tenu en 2019, a marqué le début d'un renouveau de l'Église. Bien que la lettre post-synodale «Querida Amazonia» (2020) fasse référence à une situation concrète de l'Église en Amérique du Sud, elle s'adresse à l'ensemble de l'Église mondiale. "Le message de 'Querida Amazonia' est que tous les baptisés sont appelés à participer à ce processus de renouveau", a déclaré le cardinal. La synodalité est déjà expérimentée dans l'Église de la région amazonienne, c'est pourquoi elle est "en fait un modèle pour ce que le Synode de 2023 fera dans l'Église universelle". La recherche de l'unité et le besoin d'inculturation ne doivent pas se jouer les uns contre les autres. "Il y a beaucoup d'expériences de Dieu, mais elles servent toutes en fin de compte à découvrir que Dieu est un et que nous sommes tous unis en lui", a continué Czerny.

 

Et comme le montre Jonathan Luxmoore dans NCRonline.org (https://www.ncronline.org/news/accountability/polish-bishops-vatican-call-punishment-abuse-cover-lopsided) nous montre que le président de la conférence des évêques polonais, l'archevêque Stanislaw Gadecki a déclaré à l'Agence d'information catholique de Pologne, KAI, que lors de réunions avec un responsable du Vatican, le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, au Vatican le 12 octobre, plusieurs évêques ont critiqué le traitement par le Vatican des cas d'abus sexuels, en particulier des "peines disproportionnées" infligées à dix évêques pour la plupart à la retraite ont été sanctionnés pour avoir ignoré des plaintes pour abus en Pologne, où des allégations de dissimulations passées font surface. Un rapport du 15 septembre sur l'ordre dominicain, le premier commandé à des experts laïcs, a confirmé des dissimulations généralisées et accusé un prêtre principal, en détention depuis mars, d'avoir violé des religieuses.

 

Plus intelligente est l’intervention de l'évêque Paul Dempsey d'Achonry, selon lequel es moyens doivent être trouvés pour donner aux femmes «des rôles de leadership très réels» de toutes sortes «donnés à les femmes autour de la prise de décision et du vote, qui n'ont rien à voir avec l'ordination» et «une voix très réelle» dans la vie de l'Église catholique en s'adressant aux membres du groupe de réforme laïque, We Are Church Ireland, après une conférence en ligne sur l'Assemblée synodale nationale pour l'Église irlandaise, faisant référence à un article paru dans le numéro de septembre du magazine America par Lucetta Scaraffia, Women in the College of Cardinals: A modest proposition for a more equal (and prophetic) church , et a noté que pour être nommé cardinal n'a pas besoin d'ordination. "C'est une question intéressante à laquelle il faut réfléchir", a-t-il déclaré. «Personnellement, je ne comprends pas pourquoi l'Église ne peut pas avancer davantage dans ce domaine». Il a reconnu que c'était un domaine qui devait être examiné (https://www.thetablet.co.uk/news/14615/give-women-real-leadership-in-church-says-bishop).

 

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