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Publié le 24 Septembre 2017

Raphaël Zbinden dans son article pour cath.ch de ce dimanche 24 septembre nous montre qu’une “Correctio filialis” de 26 pages concernant Amoris laetitia, signée par 62 clercs catholiques et universitaires laïcs, a été rendue publique le 24 septembre 2017. Les signataires y dénoncent “sept hérésies” prétendument présentes dans l’exhortation apostolique du pape François.

 

Le document a été diffusé par le média Actualités de la Fraternité St-Pie X (FSSPX), qui en fait un résumé. La Fraternité traditionaliste, séparée de Rome depuis 1988, explique que la “correction filiale” a été remise au pape François le 11 août 2017, et que c’est en l’absence de réponse de sa part qu’elle a été rendue publique.

 

La critique fait suite aux ‘dubia’ (doutes) sur Amoris lætitia, émis en septembre 2016 par les quatre cardinaux Walter Brandmüller, Raymond L. Burke, Joachim Meisner et Carlo Caffarra, – ces deux derniers étant décédés récemment. Les prélats y demandaient au pape François de “faire la clarté” sur cinq points hétérodoxes d’Amoris lætitia. Les ‘dubia’ étaient restés sans réponse de la part du Saint-Père. Parallèlement, 45 théologiens avaient fait parvenir, en juin 2016, au cardinal Angelo Sodano, doyen du Collège des cardinaux, une nouvelle étude critique portant sur 19 points de l’exhortation. Une requête également restée sans réponse.

 

Cette dernière “correction filiale” affirme que “le pape, par son exhortation apostolique Amoris laetitia ainsi que par d’autres paroles, actions et omissions en rapport avec celle-ci, a effectivement soutenu sept propositions hérétiques par rapport au mariage, à la vie morale et à la réception des sacrements, et qu’il a été à l’origine de la diffusion de ces opinions hérétiques au sein de l’Église catholique”.

 

Le document établit la liste des passages d’Amoris laetitia “où des positions hérétiques sont insinuées ou encouragées, puis elle énumère les paroles, les actes et les omissions du pape François qui font comprendre, au-delà de tout doute raisonnable, que celui-ci veut voir les catholiques interpréter ces passages d’une manière qui est, de fait, hérétique”.

 

La Fraternité basée à Ecône, en Valais, note ainsi qu'”en particulier, le pape a directement ou indirectement approuvé les croyances selon lesquelles l’obéissance à la loi de Dieu peut se trouver être impossible ou non souhaitable, et selon lesquelles l’Eglise sait parfois accepter que l’adultère soit considéré comme compatible avec le fait d’être un catholique pratiquant”.

 

La “correction” critique finalement le “modernisme” de l’Église actuelle et “l’influence apparente des idées de Martin Luther sur le pape François”, concernant notamment le mariage, le divorce, le pardon et la loi divine.

 

La liste des signataires de la Correctio filialis comprend plusieurs noms déjà présents dans celle envoyée au cardinal Sodano en juin 2016. Parmi les nouveaux noms, figure celui du prélat suisse Bernard Fellay, supérieur général de la FSSPX.

 

On y retrouve également des personnalités qui ont fait parler d’elles dans divers domaines, telles qu’Ettore Gotti Tedeschi, ancien président de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), ou encore Stéphane Mercier, chargé de cours à l’Université catholique de Louvain (UCL-Belgique). Le premier avait été poussé à quitter ses fonctions en mai 2012, après une “motion de défiance” à l’égard de sa gestion, posée à l’unanimité des membres du Conseil de l’IOR. Le professeur de philosophie Stéphane Mercier a été convoqué en mars dernier par les autorités de l’UCL en rapport à un texte dans lequel il suggérait que l’avortement était un péché plus grave que le viol.

 

Cela donne une idée de l’esprit de miséricorde des signataires de cette soit disant «correction filiale». Le pape y a répondu comme le montre la page brésilienne de Radio Vatican : «Dieu n’exclut personne, le royaume est un lieu pour tous» (http://br.radiovaticana.va/news/2017/09/24/papa_deus_n%C3%A3o_exclui_ningu%C3%A9m,_no_reino_h%C3%A1_lugar_para_todos/1338739). "Dieu exclut personne et veut que chacun atteigne sa plénitude" : a déclaré le pape François a déclaré dans son discours qui a précédé la prière mariale de l'Angelus ce dimanche à la place Saint-Pierre, à travers la parabole du patron qui récompense de la même manière, les travailleurs qui travaillaient à des moments différents.

 

À travers cette parabole, le «Seigneur utilise la miséricorde, pardonne largement, est plein de générosité et de bonté qui se répand sur chacun de nous, s'ouvre à tous les territoires illimités de son amour et de sa grâce, qui ne peuvent donner au cœur humain que la plénitude de la joie», car «Les pensées humaines sont souvent marquées par l'égoïsme et l'ambition personnelle, et nos voies étroites et tortueuses ne sont pas comparables aux façons larges et justes du Seigneur.» Pour le pape «Dieu n'exclut personne et veut que chacun atteigne sa plénitude. C'est l'amour de notre Dieu qui est Père».

 

Et lors de l’Angelus, le pape a rappelé que samedi, à Oklahoma City (États-Unis d'Amérique), le bienheureux Stanley Francis Rother, prêtre missionnaire, a été assassiné pour son travail d'évangélisation et de promotion humaine au nom des plus pauvres du Guatemala. Son exemple héroïque, dit le pape, nous aide à être courageux témoins de l'Évangile en nous engageant à la dignité de l'homme.

Voilà une belle mise au point pour ceux qui voient des limites à la miséricorde et qui ferment la porte à ceux qui cherchent Dieu ou veulent le retrouver.

 

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Publié le 22 Septembre 2017

Cameron Doody dans son article du  vendredi 22 septembre 2017 sur periodistadigital.com nous montre qu’après avoir subi les attaques des ultras, le jésuite et conseiller du pape François, James Martin, se sent bien. Fort de continuer à prêcher ses paroles prophétiques à toute l'Église, cette fois-ci il insiste sur le fait que les catholiques LGBT ne sont pas tenus de pratiquer la chasteté.

 

Dans une vidéo publiée mercredi sur YouTube (https://www.youtube.com/watch?v=wfbYRJN-jWE), le père Martin a recouru à la tradition théologique selon laquelle une doctrine ne la devient pas jusqu'à ce qu'elle soit acceptée par tous les fidèles. "Une tradition que beaucoup de gens ne connaissent pas ", dit le jésuite, "depuis une trentaine ou quarantaine d’années ont en à peine parlé". Ce type d'accueil d'une doctrine, a poursuivi Martin, s'est produit dans le cas des doctrines qui sous-tendent les fêtes de l'Église, par exemple, mais pas en ce qui concerne la discipline sexuelle. "Pour qu'une doctrine devienne normative", a expliqué le jésuite, "il faut espérer qu'elle soit reçue par le peuple de Dieu, comme cela s'est passé avec l'Assomption, par exemple. Comme pour la fête de l'Assomption, il faut y croire, et elle est reçue".

 

Mais «la doctrine selon laquelle les personnes LGBT devraient être célibataires toute leur vie, pas seulement avant le mariage, comme pour la plupart, mais toute leur vie, n'a pas été reçue», a poursuivi Martin. La situation qui pose la question «théologique» de ce que l'Église peut faire avec cette non-acceptation par les LGBT d'une doctrine spécialement destinée à ceux-ci, qui devrait porter surtout son attention «aux évêques et aux personnes LGBT».

 

De plus, le fait que l'Église regarde tellement les affaires LGBT est le résultat d'un «malentendu» de ce qui est vraiment important dans la théologie morale. Plusieurs fois, il a également déploré l'obsession des homosexuels par les catholiques de droite, qui est le résultat d'une «peur» qu'ils ressentent de leur propre «sexualité complexe».

 

Mais après tout, Martin a dénoncé, le paradoxe continue à faire rage dans l'Église qui élève le célibat comme l'un des plus précieux charismes évangéliques tout en l'imposant aux personnes d'orientations affectives différentes. "On suppose que le célibat est un cadeau, ou quelque chose que vous choisissez", a déclaré le prêtre. Mais «en termes de catéchisme, c'est une obligation, et les LGBT considèrent qu'il s'agit d'une imposition».

 

Comme on peut le voir dans napavalleyregister.com (http://napavalleyregister.com/opinion/editorial/guest-editorial-i-called-for-christians-to-love-gay-people/article_d2e82a30-eeaa-5ad2-bf94-269a770578ba.html), Le père James Martin veut chasser une homophobie répandue dans certains coins sombre de l'Église venant de groupes qui n'ont aucune légitimité dans l'Église (et qui ont souvent été critiqués par les dirigeants de l'Église) s'opposent aux autorités légitimes, voulant mettre en avant ce que souhaite le pape François d'aller dans les «périphéries» où les gens pensent que l'Église ne les sert pas ou où ils ne se sentent pas à leur place, et pour lui Jésus a contacté les gens en marge et en leur disant que Dieu les a créés, les aime et les accueille. Et pour lui, c'est ça la vérité.

 

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Publié le 20 Septembre 2017

Gauthier Vaillant avec i. Media nous montre dans la-Croix.com dans son article du mardi 19 septembre 2017 que dans un motu proprio publié mardi 19 septembre, le pape François modifie la mission de l’institut pontifical Jean-Paul II pour qu’il étudie davantage, à l’aide des sciences humaines, la «réalité de la famille d’aujourd’hui dans toute sa complexité».

 

Par une lettre apostolique en forme motu proprio, intitulée Summa familiae cura, mardi 19 septembre, le pape François a supprimé l’institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille pour lui substituer une nouvelle structure similaire à la mission redéfinie. L’objectif : que l’institut créé en 1981 par le pape polonais, mêle davantage dans ses travaux théologie et sciences sociales.

 

Le pape François a baptisé ce nouvel institut, Institut pontifical théologique Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille. Il précise d’ailleurs qu’il souhaite que la nouvelle structure, rattachée à l’université pontificale du Latran, demeure fidèle à «l’inspiration originelle» de son fondateur.

Le pape situe clairement cette réforme dans la lignée des deux synodes sur la famille et de son exhortation apostolique Amoris laetitia, qui ont, selon, lui, permis à l’Église d’avoir «une conscience renouvelée de l’Évangile de la famille et des défis pastoraux» qu’elle doit relever.

 

Il souhaite que ce nouvel institut soit un «centre universitaire de référence», qui soit davantage ouvert «aux développements des sciences humaines et de la culture anthropologique», afin de correspondre «pleinement aux exigences actuelles de la mission pastorale de l’Église».

 

Surtout, le pape François estime que «le changement anthropologico-culturel» autour de la famille, «ne nous permet pas de nous limiter à des pratiques de la pastorale et de la mission qui reflètent des formes et des modèles du passé». «Dans le but clair de rester fidèles à l’enseignement du Christ, nous devons regarder avec l’intelligence de l’amour et avec un sage réalisme la réalité de la famille aujourd’hui, dans toute sa complexité, dans ses lumières et dans ses ombres», poursuit-il.

 

Cette réforme intervient quelques jours après la mort, le 6 septembre dernier, du premier président de l’institut Jean-Paul II, le cardinal Carlo Caffara, qui était resté à sa tête jusqu’en 1995. Il était également l’un des cardinaux signataires des «dubia», les «doutes» adressés au pape concernant Amoris laetitia.

 

L’institut était jusqu’à aujourd’hui sous la présidence de Mgr Pierangelo Sequeri, nommé par le pape François en août 2016. En octobre 2016, recevant les 400 membres de l’Institut Jean-Paul II, il les avait déjà encouragés à mieux prendre en compte «la complexité des conditions actuelles» des familles, estimant que l’Église avait présenté «un idéal théologique du mariage trop abstrait, construit quasiment artificiellement», «loin des situations concrètes des familles».

 

Le pape François souhaite utiliser l’Institut Jean-Paul II pour mettre en avant la nécessité d'une «conversion pastorale» et d'une «attention aux blessures de l'humanité», afin que tous puissent retrouver l'Église. Le souhait du pape est de faire une Église sortante avec un Institut sortant, où la famille ne sera pas seulement une institution catholique.

 

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Publié le 16 Septembre 2017

cath.ch dans son article du vendredi 15 septembre 2017 nous montre qu’une plus grande interaction entre jeunes et pères synodaux devrait être mise en place pendant le synode sur les jeunes et les vocations d’octobre 2018. Un séminaire international préparatoire, qui s’est tenu du 11 au 15 septembre 2017 à Rome, a notamment fait cette suggestion.

 

Dans un an, l’Église universelle se penchera sur la situation de la jeunesse. Des évêques du monde entier, entourés d’experts religieux et laïcs, seront en effet réunis en synode autour du thème : “Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel”.

 

Espagnols et anglophones ont pointé l’importance de ne pas éluder certaines questions primordiales pour la jeunesse, telles que l’affectivité, la théologie du corps, mais aussi les relations avec la famille et les parents ainsi que la musique et la mode.

 

Lors de la synthèse, le groupe francophone a suggéré que des moments d’interaction soient prévus entre jeunes et évêques pendant le synode, sous la forme de dialogues, de spectacles ou d’événements sportifs. Les francophones ont aussi insisté sur le besoin de mettre en place une équipe de travail constituée de jeunes pour assurer une présence numérique avant et pendant le synode.

 

Deux propositions qui ont visiblement intéressé le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du synode des évêques. Ce dernier, lors de la conclusion de ce séminaire, a exprimé son souhait de les voir appliquées par les organisateurs du synode.

 

Ce séminaire avait pour but de mieux intégrer les jeunes dans l’organisation du synode, comme l’avait exprimé le pape François lors du lancement du processus préparatoire en janvier dernier.

 

Inaugurée par le cardinal Baldisseri, la semaine était divisée en quatre sessions : ‘Les jeunes et l’identité’, ‘les jeunes et l’altérité’, ‘les jeunes et le projet, les jeunes et la technologie’, ‘les jeunes et la transcendance’. Chaque groupe réunissait une dizaine d’intervenants selon leur langue, religieux ou non, et parmi eux figuraient systématiquement des jeunes.

 

Mais comme le montre l’article de rue89strasbourg.com de Déborah Bliss du 18 août 2017 «Jeunes strasbourgeois et catholiques pratiquants, ils veulent revisiter les traditions» les jeunes catholiques ne sont pas si fermés qu’on pourrait le croire. On voit des jeunes catholiques Strasbourgeois qui trouvent que l’Église correspond de moins en moins à son image de rigidité, mais qu’elle peut encore faire mieux et qu’elle doit s’ouvrir sur les questions morales. Sur le sujet de l’homosexualité, ils parlent à plusieurs reprises de “miséricorde” et insistent : les gens font ce qu’ils veulent… dans leur vie privée.

 

Pour eux la laïcité, ce n’est pas les uns contre les autres. C’est juste avoir la liberté de croire et de ne pas croire, de respecter chacun. La laïcité pour eux c’est quand dans la vie publique tu ne différencies pas selon les religions, et que dans la vie privée tu fais ce que tu veux. Tant que ça n’entache pas ta vie publique. Et la laïcité, c’est aussi un dialogue entre les religions. Ils pensent aussi que l’évolution de la pratique n’est pas une mauvaise chose et qu’elle ne veut pas dire que la foi chrétienne est déclinante. La foi se définit moins par le fait d’aller à la messe. Il s’agit beaucoup de l’investissement dans la communauté. Le synode pourrait avoir des surprises.

 

Certains participants ont cependant déploré que d’autres sujets n’aient pas, ou peu, été abordés, comme ceux ayant trait à la sexualité et à l’affectivité des jeunes. Des questions pourtant cruciales et déterminantes, que l’Église est invitée à prendre en considération et à suivre, rapporte Radio Vatican, en donnant la parole à Thérèse Hargot, sexologue et essayiste.

 

Auteure d’un ouvrage remarqué, Une jeunesse sexuellement libérée ou presque, (éditions Albin Michel), elle était invitée à participer à ce séminaire et à témoigner de son expérience de femme de terrain auprès des jeunes, en particulier de l’impact de la pornographie, désormais très accessible grâce aux nouvelles technologies.

 

Elle relève un phénomène inquiétant, celui des enfants, et non plus seulement des adolescents en quête de questionnements, qui, avec leurs smartphones, sont exposés dès le plus jeune âge aux représentations pornographiques. Ces images donnent une certaine représentation de la femme, de l’homme, de la relation, de la sexualité. “La vision anthropologique qui est donnée par ce vecteur-là, souligne-t-elle, est totalement en contradiction avec la vision de la personne humaine que partage et défend l’Eglise catholique”.

 

Mais comme le montre L’Express.fr dans son article du 6 janvier 2015 «Comment parler de sexualité avec ses enfants ?» de nos jours, les parents doivent trouver la meilleure façon de répondre aux questions de leurs enfants sur la sexualité. Ne pas évoquer la sexualité avec ses enfants alors qu'ils y sont confrontés presque au quotidien avec les images des publicités, les discussions entre copains à l'école, l'accès à la pornographie qui peut se faire plus ou moins volontairement sur le Web, serait une erreur. Aujourd'hui, les parents ne sont plus ceux qui donnent l'information, mais ceux qui vont l'expliquer. C'est différent, et c'est important de le faire car, quand l'enfant à l'information brute, sans explication, cela peut être choquant à recevoir. Il est important d'aborder les sujets liés à la sexualité sans tabou tout en prenant soin d'adapter son discours.

 

Notre époque permet aux parents de trouver de l'aide dans quelques ouvrages dont le célèbre Guide du zizi sexuel avec son héros Titeuf ou encore dans Zizi Lolos Smack aux éditions Nathan. Cependant, même si parler de sexualité avec son enfant doit se faire sans tabou, il est préférable de ne pas aborder sa propre sexualité avec lui. Il est, par ailleurs, important de profiter de ces discussions pour aborder les sujets annexes comme l'orientation sexuelle, la prévention des abus et le fait que son corps n'appartient qu'à lui, les risques des maladies sexuellement transmissibles, la contraception, le respect de l'autre et les sentiments qui sont liés.

 

Quand le corps se transforme, d'autres questions telles que les règles, l'apparition des formes et des poils, la manière dont il faut procéder techniquement et les craintes de mal faire ou d'être différent physiquement se posent. Et pour que Web et sexualité ne se résument pas à pornographie, l'association Éducation sexuelle a mis en place un site (http://www.educationsexuelle.com/), sans aucune connotation communautaire ni religieuse, avec l'aide d'experts et de médecins. Les adolescents peuvent y trouver des réponses aux questions qui pourraient leur paraître trop intimes pour être évoquées avec leurs parents.

  

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Publié le 15 Septembre 2017

Jesús Bastante nous montre ce vendredi 15 septembre 2017 qu’il y a des images qui valent mille mots. Les cardinaux Burke, Sarah et Müller, trois des principaux opposants du pape François dans le processus de réforme de l'Église, célébrant les dix ans du Motu Proprio Summorum Pontificum, qui a permis le «retour» des messes en Latin. À côté d’eux, l'ancien président de l'IOR, Gotti Tedeschi, qui s'est également révélé l'ennemi déclaré de Bergoglio. En acte, un hommage à l'Église préconciliaire, où même le pape actuel n'a pas été nommé. Il y avait des références constantes à Benoît XVI, qui en 2007 a encore une fois permis l'utilisation généralisée de la messe préconciliaire.

 

Tout cela après que le pontife a déclaré ces dernières semaines avec «l'autorité magistrale» que les réformes de Vatican II des années 1960 pour permettre à la messe d’être en langues vernaculaires plutôt qu’en latin sont «irréversibles». Plus récemment, le pape François a autorisé les conférences épiscopales locales à superviser les traductions liturgiques au lieu du Vatican. Mettant un coup d’arrêt aux prétentions du préfet de la liturgie, Robert Sarah, l'un des protagonistes de l'acte d'hier.

 

Mais comme le montre John L. Allen Jr. sur Cruxnow.com dans son article de ce vendredi «Malgré la coupure de ses ailes, Sarah ne va pas rester tranquille pour défendre la tradition», bien que le cardinal Robert Sarah de Guinée a sans doute eu ses ailes coupées, alors que pape François a récemment transféré une partie du contrôle de son département du Vatican sur la traduction de textes liturgiques aux évêques locaux, une adresse majeure qu'il a prononcée jeudi suggère que si quelqu'un s'attend à ce que Sarah se calme, ils peuvent l'oublier, puisqu’il a loué Summorum Pontificum comme un «signe de réconciliation dans l'Église» (plutôt de division), disant que la messe latine est importante face à un monde marqué par «une laïcité toujours plus agressive, le consumérisme, un terrorisme sans Dieu, et une culture de la mort qui met en danger nos frères et sœurs les plus vulnérables». Ce n’est pas la messe en latin qui peut combattre cela, mais le dialogue, la compréhension et l’action.

 

Sarah a lancé aussi un défi à son auditoire, lui demandant de cesser de se considérer comme «traditionalistes», et d'arrêter de permettre aux autres de se référer à eux de cette façon. Si quelqu'un s'attendait à ce qu'il vienne à critiquer le pape, ils se sont retrouvés déçus, car il ne l’a jamais fait directement. Le jeudi matin, le cardinal allemand Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation du Vatican pour la Doctrine de la Foi, a parlé au groupe, en disant que la "liturgie antique continuera à rajeunir l'Église". Rajeunir avec du vieux, ce n’est pas ce qu’à fait Jésus. N’a-t-il pas dit ? : «Personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieil habit; autrement, la pièce de drap neuf emporterait une partie du vieux, et la déchirure serait pire. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, le vin fait rompre les outres, et le vin et les outres sont perdus; mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves» (Marc 2, 21-22). On ne fait pas du neuf avec du vieux.

 

Laissons Mgr Sarah et Mgr Müller dans leur Église forteresse, car ce vendredi Christopher White dans Cruxnow.com dans l’article «Le cardinal Wuerl monte une forte défense de 'Amoris' et du pape François», nous montre que dans la conférence d'ouverture de la Conférence sacrée de l'Université de Georgetown, le cardinal Donald Wuerl de Washington a défendu les efforts du pape Francis pour décentraliser la gouvernance de l'Église, son approche de la synodalité et «Amoris Laetitia». La conférence du cardinal a été organisée autour de quatre piliers dans lesquels il croit que la pape François a offert à l'Église de nouvelles perspectives : l'écoute, l'accompagnement, le discernement et l'évangélisation. S'appuyant sur sa participation aux synodes de 2014 et 2015, axés sur la vie familiale, Wuerl les qualifie de "la collaboration et la consultation épiscopale les plus ouvertes, attrayantes et réfléchies" des onze auxquelles il a participé. En plus de la participation des cardinaux et des évêques, le synode a réuni des familles de partout dans le monde pour participer et offrir leurs expériences variées d'intégration de la vie familiale avec leur foi.

 

Selon Wuerl, "Un autre élément très évident dans la compréhension de Francis de la synodalité est la reconnaissance que, bien que les évêques soient les enseignants officiels et les gardiens de la foi, la foi est également exprimée et exprimée chez tous les fidèles". Parmi les nombreux thèmes discutés, la question de la communion pour les catholiques divorcés et remariés a pris le devant de la scène. En avril 2016, le pape François a libéré Amoris Laetitia, l’exhortation apostolique offrant son évaluation finale sur les délibérations du synode. L'exhortation a fait l'objet d'un examen minutieux de certains membres de l'Église pour avoir pris soin de communiquer avec les catholiques divorcés et remariés et en mettant davantage l'accent sur le rôle du discernement et de l'accompagnement pastoral.

 

S'appuyant sur le thème de la miséricorde, qui a été la pierre de touche de cette papauté, Wuerl a déclaré : «l'exhortation nous appelle à reconnaître que le point de départ ou le principe à partir duquel nos actions pastorales doivent être est la révélation de l'amour et de la miséricorde de Dieu.» «Le droit de l'Église a certainement une grande importance, mais ce n'est pas le seul point de référence dans le ministère pastoral», a-t-il ajouté.

 

Wuerl, qui a été l'un des plus puissants apologistes d'Amoris Laetitia dans la hiérarchie de l'Église des États-Unis, a confirmé à plusieurs reprises l'exhortation en tant que modèle d'amélioration du ministère pastoral. Dans ses remarques à près de 200 participants, y compris le président de Georgetown, le Dr John J. DeGioia, Wuerl a soutenu que, par une orientation pastorale renouvelée sur l'écoute de l'expérience de la vie réelle des fidèles, l'Église dans son ensemble pourrait développer une compréhension plus profonde de sa doctrine.

 

"La mission pastorale et le ministère de l'Église doivent inclure non seulement la présentation de l'enseignement de l'Église (sa doctrine), mais aussi prendre en considération la manière dont cet enseignement peut et est réellement reçu ou saisi par les individus, en particulier de leur situation et de leurs circonstances, et aussi comment les pasteurs d'âmes peuvent se livrer en compagnie des fidèles dans le cheminement vers l'adoption plus complète du message vivifiant de l'Église", a déclaré Wuerl. "Ce que le pape François fait est de tous nous aider à comprendre que, pour être de véritables témoins de Jésus, nous devons marcher ensemble en témoignant et en nous soutenant", a-t-il conclu.

 

En finir avec l’Église forteresse pour une Église plus active et proche des gens, n’est-ce pas là le retour au message évangélique ? En tout cas le pape le pense et les conservateurs rongent leurs freins.

 

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Publié le 14 Septembre 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre dans son article pour la-Croix.com que le pape François invite les évêques ordonnés dans l’année qu’il a reçu le 14 septembre au matin au Vatican, à «cultiver une attitude de l’écoute» et à «croître dans la liberté de renoncer à votre propre point de vue».

 

«L’évêque n’est pas un “padre padrone” autosuffisant ni un “pasteur solitaire” effrayé et isolé», a-t-il insisté devant ces évêques qui participaient à la formation annuelle – des Congrégations pour les évêques et pour les Églises orientales – destinées aux évêques ordonnés au cours de l’année. Le thème cette année était le discernement spirituel et pastoral. «Le discernement de l’évêque est toujours une action communautaire qui ne fait pas abstraction des avis de vos prêtres et diacres, du Peuple de Dieu et de tous ceux qui peuvent vous offrir une contribution utile», a-t-il précisé. «Dans un dialogue serein, n’ayez pas peur de partager, et parfois de modifier, votre propre discernement avec les autres».

 

Il les a invités à partager «avec les frères dans l’épiscopat, auxquels vous êtes sacramentellement unis, et alors le discernement se fait collégial». À partager aussi «avec vos propres prêtres, desquels vous êtes garants de l’unité, qui ne s’impose pas par la force mais se tresse avec la patience et la sagesse d’un artisan». Et à partager enfin «avec les fidèles laïcs, parce qu’eux-mêmes ont conservé le “flair” de la vraie infaillibilité de la foi qui réside dans l’Église».

 

«Eux savent que Dieu ne manque pas à son amour et ne dément pas ses promesses», a conclu le pape. Il a invité les évêques à, «comme les grands pasteurs», «savoir dialoguer avec ce dépôt présent dans le cœur et la conscience des fidèles». «Cultiver une attitude de l’écoute» et «croître dans la liberté de renoncer à votre propre point de vue (quand il se montre partial et insuffisant), pour assumer celui de Dieu» : telle est la feuille de route dressée par le pape François aux nouveaux évêques réunis à Rome cette semaine.

 

«La mission qui vous attend, a-t-il continué, n’est pas de porter vos propres idées et projets, ni des solutions conçues abstraitement par celui qui considère l’Église comme son jardin, mais humblement, sans protagonisme ni narcissisme, d’offrir votre témoignage concret d’union avec Dieu, servant l’Évangile qui va cultiver et aider à croître dans vos situations spécifiques.» Parce qu’il signifie «humilité et obéissance», le discernement est «un remède à l’immobilisme du “on a toujours fait comme ça” ou du “prenons notre temps”».

 

«C’est un processus créatif, qui ne se limite pas à appliquer des schémas. C’est un antidote contre la rigidité parce que les mêmes solutions ne sont pas valides partout», a insisté le pape François. Il a invité les évêques à «avoir le courage» de se demander «si les propositions d’hier sont encore évangéliquement valides» et à ne pas se «laisser emprisonner par la nostalgie de pouvoir avoir une seule réponse applicable à tous les cas».

 

Ce discernement et cette confiance aux fidèle laïcs est aussi visible dans l’article de Nicolas Senèze du mercredi 13 septembre dans la-Croix.com : «Réforme de la Curie, le C9 fait une «pause réflexive»». Les cardinaux chargés de conseiller le pape sur la réforme de la Curie se sont replongés dans les textes du pape François relatifs à cette réforme et sur cette base, ont réfléchi sur «la Curie comme instrument d’évangélisation et de service pour le pape et les Églises locales, la décentralisation, le rôle des nonciatures apostoliques, la sélection et la compétence du personnel, moins clérical et plus international, avec une augmentation du nombre de jeunes et de femmes».

 

Enfin Nicole Winfield pour crux.now.com nous montre dans son article de ce jeudi nommé «Les amateurs de masse latine célèbrent l’anniversaire des 10 ans, sans le pape», les fans de l'ancienne messe latine sont descendus jeudi à Rome pour leur pèlerinage annuel face à l'indifférence à leur cause, sinon à la pure résistance, de rien de moins que le pape François. Dix ans après que le pape Benoît XVI ait adopté une loi permettant un plus grand usage de la messe latine, le pape François semble faire tout son possible pour revenir en arrière ou simplement prétendre que ça ne s'est jamais produit. Au cours des dernières semaines, il a affirmé avec «l'autorité magistrale» que les réformes des années 1960 permettant la célébration de la messe en langue vernaculaire plutôt que le latin étaient «irréversibles». Plus récemment, il a confié aux congrès des églises locales la responsabilité de superviser ces traductions plutôt que le Vatican.

 

Les catholiques conservateurs, les traditionalistes et le pape François ont ouvert me combat depuis qu'il a refusé de porter la cape Mozetta arrondi rouge traditionnelle pour sa première apparition publique en tant que pontife en 2013. Lors d'une conférence marquant jeudi le 10ème anniversaire du décret de Benoît XVI libéralisant l'usage de la messe latine, l'organisateur du rassemblement, le père Vincenzo Nuara, n'a même pas mentionné la pape François dans ses remarques préliminaires. Le pape actuel a été mentionné en passant par le deuxième orateur et ignoré entièrement par le troisième.

 

Les participants de la première ligne qui ont honoré le pape retiré Benoît XVI et son décret de 2007 sont comme par hasard : le cardinal Raymond Burke, un critique de premier plan du pape actuel que le pape François a retiré en tant que juge de la Cour suprême du Vatican en 2014; le cardinal Gerhard Müller, récemment retiré par le pape Francis de son poste de chef de la doctrine du Vatican, et le cardinal Robert Sarah, nommé par la pape François en tant que chef du bureau de la liturgie du Vatican mais effectivement mis à l'écart. Malgré l’optimisme, la pape qui a ouvertement posé la question de savoir pourquoi un jeune cherche le vieux rite et dénigre les traditionalistes en tant que gouverneurs navals rigides et insécurisés.

 

Le programme pour le pèlerinage d'anniversaire des 10 ans comprenait des vêpres célébrées par le secrétaire de Benoît XVI, l'archevêque Georg Gaenswein, une procession religieuse menée dans les rues de Rome et des messes multiples. Une personne est absolument absente du programme de quatre jours, le pape François, qui laisse entendre ses pensées quand il a prononcé un discours récent à une société liturgique italienne. Il a déclaré qu'il n'était pas nécessaire de repenser les décisions qui ont abouti aux réformes liturgiques du Concile Vatican II, qui ont modernisé l'Église catholique.

 

Et comme le montre The Tablet aujourd’hui dans son article «Conférer la messe : François restitue la responsabilité des traductions liturgiques aux églises locale», dans un nouveau document majeur qui modifie le canon 838 du Code du droit canonique, le pape François a rétabli la responsabilité d'autoriser les traductions liturgiques vernaculaires aux églises locales. Le ballon revient fermement dans la cour des conférences épiscopales dans la responsabilité des traductions liturgiques qui leur avaient été volées après le concile.

 

Finalement le pape François veut une Église ouverte qui voit le présent au lieu d’être continuellement dans le passé afin qu’elle fonctionne de la meilleure des manières, l’expérience argentine du pape et au CELAM lui ont montré que toutes les initiatives ne doivent pas partir du sommet, mais de la base dans une Église qui écoute et bouge.

 

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Publié le 12 Septembre 2017

«Le pape croit, prêche et tente d'obtenir la participation active des femmes dans la réalité de l’Église». C’est un projet en lequel croit pleinement Nuria Calduch-Benages comme elle le montre lors d’un entretien dans le diocèse de Málaga lors des Journées de l'Association biblique espagnole, et elle a offert son «grain de sable» en participant à l'enquête sur le diaconat féminin au niveau historique, théologique et anthropologique sur le rôle des femmes dans les premières communautés chrétiennes, comme nous le montre Cameron Doody dans son article sur periodistadigital.com ce mardi 12 septembre 2017.

 

Cette bibliste révèle que les conclusions des travaux de la Commission «ne sont pas loin», tout en se montrant optimiste dans l'espoir que l'Église puisse enfin offrir aux femmes des «zones et des emplois, des responsabilités et de la visibilité » dignes d'elles. Mais, elle n’est pas naïve, car pour que les femmes aient la possibilité de devenir diaconesses il y a encore «beaucoup à faire», car «les hommes dans l'Église occupent presque tout l'espace disponible des postes de responsabilité et de décision ...»

 

«Il y a beaucoup de compétence, de responsabilité et d’engagement dans l'Église qui peuvent apporter une précieuse contribution des femmes», a déclaré la bibliste, mais elle met en avant que le problème est que les femmes doivent avoir, et inviter les hommes, à leur donner les champs et les emplois, les responsabilités et la visibilité, car «l'Église ne dépend pas en première instance de la femme».

 

«Mais quel un remède avez-vous à la cécité avec laquelle l'Église continue d'ignorer les contributions des femmes ?» Pour Calduch-Benages, la poursuite de la «lutte pour la justice» par les femmes, est «une lutte légitime et doit être défendue par tous». «L'Église a fait beaucoup pour les femmes et dans des situations d'insécurité, la violence et l'injustice, où elle est toujours en faveur des opprimés», a reconnu la bibliste. «Nous avons la responsabilité première de se battre pour toutes ces femmes qui voient leurs droits bafoués. La discrimination, l'injustice et l'oppression des plus faibles est intolérable».

 

José Manuel Vidal nous permet aussi de voir aujourd’hui sur periodistadigital.com dans son article «François et les femmes», à travers Enzo Romeo, le vaticaniste de TG2 (télévision italienne) et l'auteur de Francisco y las mujeres, la relation du pape François avec les femmes et le rôle que le pape imagine pour elles dans la communauté chrétienne et la société. Dans ces pages un grand nombre de rencontres de Jorge Bergoglio sont contées, avant et après qu'il soit devenu pape, et qu’il continue a avoir avec les femmes, les laïcs et les personnes consacrées, les croyants et non-croyants, célèbres et anonymes.

 

Dans le livre, le pape François exprime son opinion sur le rôle important que les femmes devraient représenter au niveau social et ecclésial. Entre autres révélations intimes, il dit : «Les femmes ont beaucoup à dire dans la société d'aujourd'hui. Parfois, nous sommes trop macho et nous ne laissons pas de place à la femme, mais la femme est capable de voir les choses à travers des yeux distincts des hommes... Elle est en mesure de poser des questions que les hommes n’ont pas fini d’entendre».

 

Plus intéressant est l’article du mardi 5 septembre sur le livre Francisco y las mujeres dans paulinas.es, qui nous montre que «Le pape est un homme et aussi il a besoin de la pensée des femmes. Et il a aussi un cœur qui peut maintenir une amitié saine, sainte, avec une femme. Il y a aussi des saints qui les ont eues comme amies : François et Claire, Thérèse et Jean de la Croix ...». Et puis on nous livre une petite révélation : «Quand je cherche des conseils, j'aime aussi entendre une femme. Les femmes te donnent tant richesse, elles voient les choses d’une autre manière». Le livre donne aussi son idée et le stimuli qu’il croit nécessaire pour aller dans une nouvelle voie au sein de l’Église par rapport à la théologie des femmes, dont le service est appelé à leur donner la place qu’elles doivent occuper dans les ministères qu’elles peuvent tenir.

 

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Publié le 10 Septembre 2017

Le pape François demande la fin de la violence politique au Venezuela

Nicolas Senèze, à Carthagène (Colombie), dans son article pour la-Croix.com nous montre que le pape François a lancé, dimanche 10 septembre à Carthagène (nord de la Colombie), un appel à la fin de «tout type de violence dans la vie politique» au Venezuela.

 

«Je veux assurer de ma prière chacun des pays d’Amérique latine, et de manière spéciale le Venezuela tout proche», a lancé le pape après la prière de l’angélus dominical. «J’exprime ma proximité à chaque fils et fille de cette nation aimée, ainsi qu’à ceux qui ont trouvé sur cette terre colombienne un lieu d’accueil», a continué le pape François depuis le parvis de l’église Saint-Pierre-Claver, entourée de maisons coloniales jaunes, bleues et blanches, au cœur de la vieille ville de Carthagène.

 

«Depuis cette ville, siège des droits de l’homme, je lance un appel pour que cesse tout type de violence dans la vie politique que soit trouvée une solution à la grave crise qui s’y vit et affecte tout le monde, spécialement les plus pauvres et défavorisés de la société», a précisé le pape François qui avait rencontré, jeudi à la fin de la messe à Bogota, une délégation d’évêques vénézuéliens.

 

Après l’angélus, le pape est entré dans l’église Saint-Pierre-Claver pour y vénérer les reliques de ce jésuite du XVIIe siècle, «esclave des noirs pour toujours» comme se définissait lui-même cet évangélisateur des Noirs arrivés par milliers dans la ville coloniale de Carthagène et à l’évangélisation desquels il a consacré sa vie.

 

«Saint Pierre Claver a témoigné d’une manière formidable de la responsabilité et de l’intérêt que chacun de nous doit avoir pour ses frères», avait relevé le pape François avant l’angélus, rappelant combien «ce saint a été accusé injustement d’être indiscret par son zèle et a dû affronter de dures critiques ainsi qu’une opposition persistante de la part de ceux qui craignaient que son ministère n’entrave le commerce lucratif d’esclaves.»

 

«Aujourd’hui, en Colombie et dans le monde, des millions de personnes sont vendues comme esclaves, ou bien mendient un peu d’humanité, un moment de tendresse, prennent la mer ou la route, parce qu’elles ont tout perdu, à commencer par leur dignité et leurs propres droits», a également relevé le pape qui, à son arrivée à Carthagène, avait béni la première pierre d’une maison pour sans-abri et d’un foyer de l’œuvre diocésaine Talitha Kum, qui travaille auprès des jeunes filles issues de milieux difficiles.

 

Sur le chemin de l’église, lors d’un coup de frein inopiné de la papamobile, le pape François s’est cogné la pommette et l’arcade sourcilière gauche. Une très légère blessure, soignée avec un peu de glace. «Tout va bien», a assuré Greg Burke, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège.

 

Dans l’après-midi, le pape devait ensuite célébrer la messe sur le port de Carthagène avant de reprendre l’avion pour Rome. Sur le chemin du retour, il doit, comme à l’aller, survoler le Venezuela. Son retour à Rome est prévu lundi peu avant 13 heures.

 

La fin du voyage du pape s’est finie par une invitation à travailler pour la dignité de tous, spécialement pour les pauvres et pour les personnes marginalisées par la société, pour ceux qui subissent la violence et la traite. La dignité et les droits des personnes est mis en avant, ce qui est aussi essentiel dans le message évangélique.

 

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Publié le 9 Septembre 2017

Le pape François, en poncho et sombrero, encourage le processus de paix en Colombie

C'est ce qu'on appelle faire honneur aux coutumes locales. En visite pour la première fois en Colombie où il est arrivé mercredi 5 septembre, le pape François s'est rendu ce samedi 9 septembre à Medellin comme le montre HuffingtonPost.fr. Et pour l'occasion, il s'est laissé habiller à la mode colombienne. Le souverain pontife a été accueilli dès son arrivée à Medellin par des représentants d’autorités locales, qui lui ont offert un sombrero, un poncho et une "carriel" (une petite sacoche de cuir utilisée en Colombie).

 

Lors de la messe en plein air, le pape a appelé l'Eglise à se renouveler, en sortant de son confort, pour promouvoir la réconciliation dans des pays comme la Colombie, en guerre civile depuis plus d'un demi-siècle, et à s'engager pour soulager les plus démunis. "Le renouvellement ne doit pas nous faire peur", mais "suppose le sacrifice et le courage", a déclaré le pape François à Medellin, ancienne capitale mondiale du trafic de drogue et troisième étape de son voyage en Colombie.

 

"En Colombie, il y a beaucoup de situations qui demandent des disciples le style de vie de Jésus, en particulier l'amour converti en faits de non-violence, de réconciliation et de paix", a souligné le souverain pontife argentin, promoteur du processus de pacification engagé par le président Juan Manuel Santos.

 

Il a appelé l'Église à "s'engager, bien que pour certains cela semble dire se salir, se souiller". "Il nous est aussi demandé aujourd'hui de grandir en audace" et de ne "pas rester indifférent devant la souffrance des plus démunis" a-t-il ajouté, en se référant au père jésuite Pedro Claver, défenseur des esclaves de Carthagène des Indes. C'est dans cette cité coloniale colombienne, perle touristique des Caraïbes mais aussi la ville au taux de pauvreté le plus élevé du pays, que le pape achèvera dimanche sa visite, entamée mercredi, avant de regagner Rome.

 

Mais le pape est allé plus loin, comme le montre l’article de Jesús Bastante pour periodistadigital.com : «Francisco appelle à Medellin les «disciples qui voient, prennent des risques, entreprennent». Il a rappelé le congrès de Medellin de la CELAM, en 1968 en appelant des disciples qui «peuvent voir, juger et agir», et en allant «à l'essentiel, pour se renouveler et s’impliquer». Le disciple «n'est pas une pièce jointe pour l’explicitation d'une doctrine», et nous ne devons pas avoir peur du «renouvellement», car «l'Église est toujours dans le renouvellement.» Enfin, «L'Église n'est pas un bureau, elle veut que ses portes soient ouvertes». Intéressant, n’est-ce pas ?

 

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Publié le 8 Septembre 2017

Le pape François en Colombie pour repousser «les épaisses ténèbres» de la soif de vengeance

Pour parler de la suite de la journée du pape du jeudi 7 septembre 2017, nous verrons l’article de l’envoyée spéciale à Bogota, Cécile Chambraud pour LeMonde.fr du vendredi 8 septembre, où ce dernier en a demandé aux personnes présente à la messe qu’il a donné l’après-midi de ne pas se laisser aller à la vengeance, tout en appelant aux jeunes à rêver en grand et les évêques à œuvrer à la réconciliation.

 

«Je vous encourage à poser le regard sur tous ceux qui, aujourd’hui, sont exclus et marginalisés par la société, leur a-t-il lancé. [La société] n’est pas constituée uniquement par quelques-uns de ‘‘pur-sang’’, mais par tous. (…) Je vous demande d’écouter les pauvres, ceux qui souffrent. Regardez-les dans les yeux et laissez-vous interroger à tout moment par leurs visages sillonnés de souffrance et par leurs mains suppliantes.»

 

Dans l’après-midi, au cours d’une messe célébrée devant un million de personnes, selon la municipalité, il a mis en garde contre les «épaisses ténèbres» planant sur la Colombie, «celles de  l’injustice et de l’inégalité sociale», celles du mépris de la vie et celles de «la soif de vengeance et de la haine».

 

En fin de matinée, du balcon du palais cardinalice, place Bolivar à Bogota, le pape s’est adressé spécifiquement aux jeunes, en qui il voit les meilleurs artisans d’une éventuelle réconciliation en Colombie. Le premier visage de cette jeunesse, le pape François l’avait rencontré dès sa descente de l’avion, la veille. Un jeune garçon lui avait remis une colombe. Il s’agissait du fils de Clara Rojas, enlevée en février 2002 par les FARC, aux côtés d’Ingrid Betancourt, alors candidate à la présidentielle. Détenue pendant six ans, elle a conçu cet enfant en captivité avec l’un des guérilleros.

 

Jeudi, place Bolivar, le pape François s’est livré avec jubilation à cet auditoire qu’il affectionne par-dessus tout. «N’ayez pas peur de l’avenir ! Osez rêver grand !, a-t-il lancé aux jeunes Colombiens. Votre jeunesse vous rend capables de quelque chose de très difficile dans la vie : pardonner. (…) Vous nous aidez à regarder en avant sans le fardeau de la haine.»

 

Pas plus que la société, l’Église colombienne n’est épargnée par les divisions face à la nouvelle donne politique et la place faite aux FARC. C’est l’une des raisons pour lesquelles elle n’a pas appelé à voter pour l’accord au référendum d’octobre 2016.

 

Rencontrant les 130 évêques du pays, la pape François leur a demandé de se tenir à l’écart des enjeux de pouvoir et de surmonter leurs divisions pour soutenir la Colombie «dans le courage du premier pas vers la paix définitive, la réconciliation, vers le renoncement à la violence comme méthode, vers la suppression des inégalités qui sont la racine de nombreuses souffrances, la renonciation au chemin facile mais sans issue de la corruption, la patiente et persévérante consolidation de la ‘‘respublica’’ qui demande l’éradication de la misère et de l’inégalité».

 

Mais le pape a fait aussi une défense serrée du rôle des laïcs et des femmes comme le montre Jesús Bastante dans son article de peridostadigital.com : «Le pape demande de ne pas réduire les femmes et les laïcs à des «serviteurs récalcitrant de notre cléricalisme»». «Il est impératif de surmonter le cléricalisme qui infantilise laïque et appauvrit l'identité des ministres ordonnés» a souligné le pape François lors de sa rencontre avec le Conseil épiscopal latino-américain (CELAM). «Si vous voulez une nouvelle étape vivante de la foi sur ce continent, vous ne pouvez pas l’obtenir sans les femmes. Elles ne peuvent pas être réduites à des servantes récalcitrants de notre cléricalisme, elles sont cependant, les principales protagonistes de l'Eglise latino- américaine», a-t-il dit.

 

Le pape a lancé une série d’appels qui demande aux catholiques colombiens pour qu’ils revoient leurs positions, méditent sur ce qu’ils font et cherchent la paix et la justice sociale, la solidarité, la miséricorde, et le pardon, car il a décidé lors de son séjour à Bogota de mettre en avant les enfants et les plus défavorisés.

 

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