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Publié le 15 Août 2017

Grégory Roth dans son article pour cath.ch nous montre qu’à l’occasion de la fête de l’Assomption de la Vierge Marie, célébrée le 15 août 2017, le pape a tweeté sur son compte @Pontifex_fr : “L’Assomption de Marie concerne notre futur : elle montre le ciel, elle annonce les cieux et une terre nouvelle, avec la victoire du Christ.”

 

Le pape François explique que la fête de l’Assomption concerne en fait l’avenir des baptisés, de l’humanité : elle annonce “la victoire du Christ” sur tout mal, selon l’agence d’information ZENIT. Le pape François avait déjà publié un tweet “marial” le 13 août. Il insistait sur la vertu de l’humilité : “Marie nous montre que l’humilité n’est pas la vertu des faibles, mais des forts qui ne maltraitent pas les autres pour se sentir importants.”

 

Le pape a développé cette pensée avant l’angélus de ce 15 août, selon l’agence d’information : “Les grandes choses que Dieu a faites grâce aux personnes humbles, les grandes choses que le Seigneur fait dans le monde avec les humbles, parce que l’humilité est comme un vide qui fait de la place à Dieu. L’humble est puissant, parce qu’il est humble, non pas parce qu’il est fort. Voilà la grandeur de l’humble et de l’humilité. Je voudrais vous demander – et aussi à moi-même -, mais ne répondez pas à voix haute, que chacun réponde dans son cœur : ‘Comment va mon humilité?'”.

 

Intéressant cet article nous permet de mettre en avant ce qui manque souvent dans ces fêtes, l’humilité qu’ont eu des personnes comme Marie pour suivre Jésus.

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Publié le 13 Août 2017

Jacques Berset dans son article du samedi 12 août 2017 pour cath.ch nous montrée que depuis l’aube du vendredi matin 11 août 2017, plus d’un millier de pèlerins, brandissant des portraits de Mgr Oscar Romero, “notre martyr”, sont en marche vers le lieu de naissance du “prophète”, à Ciudad Barrios, à près de 160 kilomètres de la capitale salvadorienne.

 

Le pèlerinage de trois jours, intitulé “Caminando hacia la Cuna del Profeta”, a été mis sur pied par l’Église catholique du Salvador pour commémorer le centenaire de la naissance d’Oscar Romero, assassiné en pleine messe le 24 mars 1980 par un escadron de la mort d’extrême-droite, et béatifié par le pape François en 2015.

 

La longue marche sous un soleil ardent a débuté vendredi par une messe célébrée à 5h du matin par l’archevêque de San Salvador José Luis Escobar Alas dans la crypte de la cathédrale métropolitaine de San Salvador, où devant le monument de marbre du bienheureux martyr. Oscar Arnulfo Romero, que le petit peuple salvadorien a d’emblée surnommé “Saint Romero des Amériques”, est né le 15 août 1917 à Ciudad Barrios, dans une famille modeste de huit enfants, dans le département oriental de San Miguel.

 

Entourant le nouveau cardinal salvadorien Gregorio Rosa Chávez, évêque auxiliaire de San Salvador, qui fut ami et collaborateur de Mgr Romero, la foule des pèlerins s’est mise en chemin avec le concours de la police et d’équipes spécialisées de la Croix-Rouge, de la Croix Verte, des scouts et de membres de diverses paroisses, qui assument l’assistance sanitaire.

 

Parmi eux, des religieux, des religieuses et de nombreux jeunes, ainsi que des fidèles venus d’autres pays comme le Guatemala, le Mexique, mais aussi d’Allemagne, d’Italie et des Etats Unis. Participent également des croyants appartenant à d’autres confessions. Sur les quelque 160 km du pèlerinage, une centaine sont parcourus à pied, le reste en autobus.

 

À la fin de la première étape, dans le parc central de San Rafael Cedros, dans le département de Cuscatlán, au centre du pays, le cardinal Rosa Chávez a dit son espoir que Rome canonise Mgr Romero l’an prochain déjà. “Si une telle possibilité se réalise, ce sera une réparation” pour le peuple salvadorien, a-t-il lancé.

 

L’ami de Mgr Romero a soulevé l’enthousiasme quand il a demandé aux marcheurs de s’engager davantage avec “l’Église pèlerine” que promeut le pape François, “qui, à l’égal de Mgr Romero, a fait l’option pour les pauvres, l’enfance réduite en esclavage et exploitée par les adultes, pour les migrants et contre la violence que subissent les femmes”.

 

Notons que les députés de la droite salvadorienne à l’Assemblée législative ont refusé un décret transitoire du parti de gauche FMLN demandant que le 15 août, date du 100e anniversaire de Mgr Romero, soit déclaré jour férié payé pour les employés du service public. Dimanche 12 août, le président de la République salvadorienne Salvador Sánchez Cerén participera à la messe commémorative à Ciudad Barrios. Le 15 août y sera célébrée une messe présidée par le cardinal Ricardo Ezzati Andrello, archevêque de Santiago du Chili, envoyé spécial du pape François.

 

Espérons que des exemples comme Mgr Romero soient suivis dans l’Église qui a souvent parlé des pauvres et s’est mise du côté des puissants.

 

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Publié le 9 Août 2017

Cameron Doody dans son article sur periodistadigital.com nous montre que le pape François a fait une réflexion ce mercredi matin à l'audience générale sur la «sympathie de Jésus pour les exclus, les intouchables». «Jésus partage la souffrance humaine», a expliqué le pape, «et quand il rencontre, de son intérieur il introduit l'attitude qui caractérise le christianisme, la miséricorde.» Il a également souligné une «profonde tristesse» pour les catholiques tués dans un temple au Nigeria, victimes d'un crime «honteux».

 

La miséricorde, on la rencontre avec cet évêque brésilien dans l’article de cruxnow.com d’Inés San Martín de ce mercredi : « L'évêque appelle l'homosexualité un don de Dieu, «cherche à mettre fin aux« préjugés qui tuent » ». Un évêque brésilien a déclaré le 30 juillet que l'homosexualité est un «don de Dieu». Après les réactions générées par son homélie, l'évêque Antônio Carlos Cruz Santos de Caicó, nommé par le pape François en 2014, a envoyé une déclaration disant qu'il voulait «sauver des vies», après avoir appris les statistiques élevées sur le suicide chez les LGBT. "Si ce n'est pas un choix, si ce n'est pas une maladie, dans la perspective de la foi, ce ne peut être qu'un cadeau", a-t-il déclaré.

 

Aujourd’hui, c’est aussi le jour où Edith Stein trouva la mort à Auschwitz avec sa sœur Rosa en 1942. Née en 1891 dans une famille juive-allemande, elle qui fut brillante d'Edmund Husserl, ne peut pas aller à l’université, cela la pousse à défendre la cause des femmes et le vote de celles-ci, puis malgré son athéisme, elle devint catholique et se fait baptiser en 1921, et elle entre dans l’ordre des Carmélites en 1933. Mais elle nous laisse une théorie philosophique originale et fondamentale, l'Eintùhlung, que l'on peut traduire par empathie : la capacité à comprendre l'autre de l'intérieur. Une attitude qui serait excellente pour le monde d'aujourd'hui.

 

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Publié le 8 Août 2017

Le pape François félicite un couple gay par le baptême catholique de leurs trois enfants

«Le pape François souhaite vous féliciter, en appelant à l’abondance de grâces divines pour la famille, afin de vivre constamment et fidèlement la condition des chrétiens». Tel est le texte provenant d'une lettre du Vatican de Mgr Paolo Borgia, conseiller du secrétaire d'État Vatican, qu’ont reçu un couple gay brésilien (Toni Reis et David Harrad) pour le baptême catholique de leurs trois enfants (Allyson, Jessica et Filipe) dans une église à Curitiba (sud du Brésil) comme nous le montre ce mardi 8 août 2017 sur periodistadigital.com.

 

En attente de confirmation, les sources du Vatican ont minimisé l'importance de cette lettre, en disant que le pape François essaie toujours de répondre positivement à des milliers de lettres semblables qu'il reçoit tous les jours. «Nous ne nous attendions pas à une réponse. Recevoir une lettre au sceau du Vatican, avec la photo dédicacée du Pape. C'est la gloire !», dit Reis dans un entretien téléphonique avec l'AFP. La lettre est datée du 10 juillet, mais la famille l’a vu vendredi dernier lors de leur retour d'un voyage de plusieurs semaines en Europe. «Cela signifie une grande avancée dans une institution où les homosexuels ont été brûlé pendant l'Inquisition et nous envoie maintenant une lettre officielle pour féliciter notre famille. Je suis très heureux et je peux mourir en paix», a-t-il ajouté.

 

Toni Reis, âgé de 53 ans et l’anglais David Harrad, âgés de 59 ans, sont ensemble depuis 27 ans. Ils ont pu à officialiser leur mariage en 2011, lorsque la Cour suprême du Brésil a reconnu l’«union stable» même pour les couples de même sexe, ce qui en pratique donne des droits assimilés à ceux des couples hétérosexuels, en leur accordant l'accès au mariage, l'adoption, l'héritage et la mort. En 2012, ils ont adopté Allyson, un garçon de 16 ans et en 2014, Jessica (14 ans), et Filipe (11 ans).

 

Ceci est un autre coup de pouce vers la reconnaissance ecclésiale des personnes LGBT, entreprise par un pape déterminé à éliminer toute trace de discrimination à l'égard de ces personnes au sein de l'Église. Le pape François a dit en 2016 que, selon lui les homosexuels «ne doivent pas être victime de discrimination, mais respectés et accompagnés au niveau pastoral», répétant une formule utilisée au cours de la première année de son pontificat, quand il a surpris tout le monde avec sa déclaration : «Si quelqu'un est gay et cherche le Seigneur avec sincérité, qui suis-je pour juger ?».

 

Tous n’ont pas ce souci de faire une place aux couples LGBT comme le montre l’article de Cameron Doody : «Une plainte est déposé contre l'archevêque de Grenade pour promotion la haine envers les personnes LGBT».  La ville de Grenade a décidé de déposer une plainte de l’Observatoire de LGBTfobie contre l'archevêque de la ville, Francisco Javier Martínez suite à son homélie donnée le 12 février, où il a affirmé que derrière l’«idéologie du genre est une pathologie, un manque de perspicacité et de la stupidité envers l’intelligence», est constitutive d'un crime de haine. Ses propos reçurent un déluge de critiques de l'Observatoire lui-même, des communautés chrétiennes populaires de l'Andalousie et de Grenade, et même de différents partis politiques ou due gouvernement de l'Andalousie, entre autres.

 

Après tout l’Observatoire de LGBTfobie n’a pas tort en disant que «Le Christ est aussi venu nous enseigner à distinguer une pomme de terre d'une rose et un homme d’une femme». Alors pourquoi cet archevêque ne sait pas le faire, car ces hommes et ces femmes ne se réduisent pas à leur sexualité.

 

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Publié le 7 Août 2017

Baptiste Protais nous montre que ce lundi 7 août 2017 qu’au nom du pape, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, a adressé ses vœux à cette puissante organisation caritative de catholiques américains, très impliqués dans la défense de la famille et le soutien aux chrétiens du Moyen-Orient, qui s’est réunie du 1er au 3 août à Saint-Louis (Missouri) pour son 135e congrès, intitulé «Convaincus par l’amour et le pouvoir de Dieu».

 

Alors que se joue aujourd’hui «une nouvelle guerre mondiale "par morceaux"», selon une expression qu’il emploie souvent, le pape François demande aux Chevaliers de Colomb, dans ce message, «de rejeter cette mentalité et de combattre l’avènement d’une culture d’indifférence». En «accomplissant leurs responsabilités quotidiennes dans l’esprit de l’Évangile», ils aideront ainsi à fonder «des bases solides pour le renouvellement de la société dans son ensemble, en travaillant à changer les cœurs et à construire la paix», poursuit-il.

 

Le message du pape salue «les efforts inlassables des Chevaliers de Colomb pour défendre et promouvoir la sainteté du mariage et la dignité et la beauté de la vie familiale». Très engagés dans la défense de la vie, contre l’avortement et le mariage homosexuel, ce sont eux en effet qui ont acheté en 2014 le sanctuaire Jean-Paul II à Washington et l’institut qui y promeut sa théologie du corps et de la famille. Le cardinal Parolin s’appuie aussi sur l’exhortation apostolique Amoris Laetitia, pour appeler l’organisation américaine à entrer dans la vision de la famille promue par le pape François, lieu d’apprentissage de la vie en société et de la fraternité sociale.

 

Pourtant, ses membres ne sont pas tous aussi fermés puisque lors de l’adoption du mariage gay au Massachussetts en juin 2007, 16 Chevaliers de Colomb, ont rompu la fidélité envers l'enseignement catholique ainsi que le principe de «l'unité» des Chevaliers. C’est embarrassant (https://www.lifesitenews.com/news/knights-of-columbus-calls-pro-gay-marriage-knights-embarrassing).

 

L’article de Radio Vatican de ce jour «Nigeria: le Pape fait part de sa douleur pour les victimes de l’attaque d’une église» nous montre que le pape François a transmis ses condoléances pour les victimes d’une « violente attaque » qui s’est produite dans l’église Saint-Philippe dimanche 6 août à Ozubulu, dans le sud-est du pays. Il en a fait part dans un télégramme signé du Secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin ce lundi 7 août, envoyé à Mgr Hilary Paul Odili Okeke, évêque de Nnewi L’attaque aurait fait plus de 10 morts. Le pape a exprimé «sa profonde douleur et sa proximité aux fidèles de ce diocèse nigérian et assuré de sa proximité les familles des victimes frappées par cette tragédie».

 

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Publié le 6 Août 2017

Cameron Doody dans son article du dimanche 6 août 2017 sur periodistadigital.com nous montre que l’Angélus du pape François est pour les hommes et les femmes «humiliés par l'injustice, l'arrogance et la violence», et celles qui ne peuvent pas prendre de vacances en été pour le manque d'argent. Des gens qui sont au centre des prières du pape dans son Angélus, aujourd'hui en cette fête de la Transfiguration, pour qui il encourage les chrétiens à devenir un «signe concret de l'amour de Dieu» pour trouver le temps même cet été de «gravir la montagne» et de chercher le Seigneur.

 

Mais en gravissant la montagne que cherchons-nous comme Seigneur ? L’'épiphanie du Messie caché de Marc, la manifestation de Jésus comme le nouveau Moïse dans Matthieu ou le Jésus humain glorifié dans Luc ? Un peu tout à la fois, sans doute. Et cette Transfiguration signe concret de l’amour de Dieu fut-elle réelle ou symbolique ? L’événement cité dans les synoptiques (Matthieu 17,1–9, Marc 9,2-8 et Luc 9,28–36) était sans doute un épisode de la vie de Jésus qui fut plus tard chargé de symboles, où ce dernier se rendit au mont Hermon pour préparer le Royaume de Dieu à venir, pendant la fête des tentes, ce qui lui permit de montrer sa relation directe avec Dieu à trois de ses disciples (Pierre, Jacques et Jean) qui ne dirent sans doute rien.

 

Et Jésus en nous faisant gravir la montagne, nous prépare-t-il à quelque chose ? Oui, à un royaume qui est tout autre. Comme nous le montre Corrado Augias et Mauro Pesce dans Enquête sur Jésus en 2008, c’est un royaume pour les «ptochoi», les «misérables», ces résultats de l’injustice sociale, les déchets humains que le «système» refuse et exclut. Mais Jésus va aussi plus loin car pour lui les pauvres, les riches, les gens en bonne santé, les malades rencontrés au hasard dans les rues devront être assis côte à côte et partager le même pain.

 

Sommes-nous prêts à gravir cette montagne et à suivre le seigneur ? Qui sait ?

 

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Publié le 5 Août 2017

La mort du cardinal Tettamanzi, ancien archevêque de Milan

Isabelle de Gaulmyn dan son article de la-Croix.com et reuters.com nous montrent que le cardinal italien Dionigi Tettamanzi, archevêque de Milan de 2002 à 2011, est décédé ce samedi matin, 5 août 2017, à l’âge de 83 ans. Ce «petit cardinal au grand cœur» incarnait la ligne du pape François dans l’Église italienne.

 

Il faisait partie du paysage catholique italien, avec sa silhouette courte, sa bonhomie, et sa modestie apparente. Les journalistes italiens l’avaient surnommé le «petit cardinal au grand cœur». Fils de la Lombardie, où il est né en mars 1934, Dionigi Tettamanzi en était devenu l’archevêque le 11 juillet 2002, successeur d’un éminent prédécesseur, le cardinal Carlo Maria Martini, qui a d’ailleurs contribué à sa reconnaissance publique. Mais avant, c’est un autre archevêque de Milan, le cardinal Montini, futur Paul VI, qui l’ordonne prêtre le 28 juin 1957 avant qu’il entreprenne son doctorat en théologie, à la Grégorienne à Rome sur «le devoir de l’apostolat des laïcs».

 

Il enseigne ensuite successivement la théologie morale puis pastorale en Lombardie comme à Florence, dans les séminaires ou autres écoles de formation. Sa parole se fait entendre dans de nombreux congrès et colloques. Durant ces années, il devient un collaborateur estimé du pape Jean-Paul II, qui le consulte régulièrement sur les questions morales et de bio éthique. Il est nommé recteur du séminaire pontifical lombard à Rome à partir de septembre 1987. Cela lui permet de travailler avec la Conférence épiscopale italienne (CEI). Mais il ne reste qu’une année dans cette charge, jusqu’à ce que Jean-Paul II le nomme archevêque d’Ancône-Osimo le 1er juillet 1988.

 

Organisateur hors pair, fin analyste des équilibres ecclésiaux, au terme d’un mandat de quatre ans, Jean-Paul II le nomme archevêque de Gênes (Ligurie), région traditionnellement tournée vers la France toute proche mais surtout vers la Méditerranée depuis ce port important d’une république ancienne. Il fut à ce titre élevé au cardinalat en 1998 par le pape. Il s'est distingué en décidant que les pèlerins qui visitent Gênes pour l'Année sainte de 2000 devaient s'arrêter non seulement aux grandes églises de la ville, mais aussi à une maison de personnes âgées pour obtenir une indulgence particulière pour le millénaire du jubilé. En 2001, il a défendu les manifestants antimondialisation qui ont assiégé le sommet du G8. "Un seul enfant africain malade avec le sida compte plus que l'univers entier", a-t-il déclaré à l'époque. En 2002, enfin, il lui revient la difficile tâche de succéder au jésuite cardinal Martini, figure de l’Église mondiale. Tâche dont il s’acquitte avec beaucoup de modestie et d’humilité, mettant toute son ardeur à gérer cet énorme diocèse, le plus peuplé d’Italie, avec plus de 5 millions d’habitants, 2 000 prêtres diocésains et près de 900 religieux prêtres.

 

Très sensible aux dégâts de la crise économique, il va susciter dans son diocèse la création d’un fonds pour les personnes sans travail et les familles en difficulté. On se souvient de ses gestes d'une grande valeur symbolique qui le plaçaient toujours à côté des faibles et des minorités, telles que la visite de Noël à la prison San Vittore. À la fin des célébrations, il avait l’habitude de rester longtemps sur le parvis de sa cathédrale, discuter avec les fidèles, et répondre à tous ceux qui l’interpellaient. Disponible, toujours. En 2010, il se place à l'avant-garde du dialogue interreligieux, par le lancement de la proposition d'une mosquée dans tous les quartiers de la ville.

 

Auteur à succès de nombreux ouvrages de morale, beaucoup de journalistes le placent dans leur liste de papabili en avril 2005, à la mort de Jean-Paul II. Affable, il répond par un sourire aux assauts des médias à la sortie des congrégations générales réunies au Vatican avant le conclave. Après l’élection de Benoît XVI, il retourne à Milan d’où ses prises de parole sont très écoutées, bien au-delà de la Lombardie. Il reste à Milan jusqu’au 28 juin 2011.

 

Ce pasteur attaché au catholicisme populaire s’est retrouvé opposé à la ligne du cardinal Ruini, qui souhaitait faire de l’Église un allié de poids politique dans une reconquête morale de la société italienne. Ainsi, ouvrant le congrès de l’Église italienne à Vérone, en 2006, il prend ses distances avec cette vision, et met en garde contre toute tentation de récupération des valeurs chrétiennes par la politique : «Il vaut mieux être chrétien sans le dire que le proclamer sans l’être», a-t-il dit, citant saint Ignace d’Antioche. «L’Église n’a pas à être un agent politique».

 

Le décès du cardinal Tettamanzi intervient alors que son successeur, le cardinal Angelo Scola s’apprête à transmettre les rênes du diocèse de Milan à son vicaire général et évêque auxiliaire, Mgr Mario Delpini, qui prendra ses fonctions en septembre.

 

Dans un message adressé à Mgr Mario Delpini, le pape François a rendu hommage au cardinal défunt, en des termes très personnels, signe d’une profonde affection : «En apprenant la nouvelle du décès du cher cardinal Dionigi Tettamanzi, je désire exprimer mes condoléances à ses proches et à cette communauté diocésaine, qui le fera figurer parmi ses enfants les plus illustres et parmi ses pasteurs les plus aimables et aimés. Je pense avec affection et rappelle avec gratitude l’intense œuvre culturelle et pastorale assumé par ce frère qui dans sa féconde existence a témoigné avec joie de l’Évangile et a servi docilement l’Église, d’abord comme prêtre dans l’archidiocèse de Milan, puis comme évêque d’Ancône, comme secrétaire de la Conférence épiscopale italienne, archevêque de Gênes, puis archevêque de cette Église ambrosienne bien-aimée et enfin comme administrateur apostolique de Vigevano.»

 

Il s’est toujours distingué en tant que pasteur efficace, totalement dévoué aux besoins et au bien des prêtres et de tous les fidèles, avec une attention particulière aux thèmes de la famille, du mariage et de la bioéthique, dont il était particulièrement expert, ajoute le pape. Il reste désormais 223 cardinaux, dont 121 électeurs, de moins de 80 ans.

 

Le cardinal Tettamanzi va laisser un grand vite pour ceux qui l’ont connu, lui qui continua à travailler et faire la messe jusqu'en décembre 2016, lorsque son état a empiré. Une aggravation, ce qui l'a forcé à être sur un fauteuil roulant, mais qui ne l'a pas arrêté pour une dernière apparition publique, pour rencontrer le pape François, le 25 mars 2017. Cet homme n’a pas voulu une restauration conservatrice, mais une approche directe où il voulait se faire aimer des fidèles, et les divertissaient souvent à la fin des célébrations, tout en en voulant se concentrer sur son diocèse sans vouloir se ranger derrière Silvio Berlusconi qui flattait l'Église.

 

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Publié le 1 Août 2017

ansa.it nous montre ce mardi 1er août 2017 que le Vatican dans la ligne des appels répétés du pape François, donner une impulsion complète à la lutte contre la mafia et la corruption.

 

Après le débat sur la corruption qui a eu lieu au Vatican le 15 Juin, lequel «est la volonté de faire un front commun contre les différentes formes de corruption, le crime organisé et la mafia», la consultation sur la justice du dicastère du Vatican pour le développement humain intégral constituent "un réseau international". Cela a été annoncé par le document final du sommet.

 

«L'Église dans le monde est déjà un réseau et peut donc et doit se mettre au service de cette intention avec courage, décision, transparence, esprit de collaboration et créativité.» En outre, la consultation, qui confirme l'inspiration a émergé du sommet de la Villa Pia, «permettra d'approfondir l'étude sur une réponse globale par les conférences épiscopales et les églises locales sur l'excommunication de la mafia et des organisations criminelles similaires et des perspectives d'excommunication la corruption».

 

Tandis que l’on trouve le message du Département du développement humain pour la Journée mondiale du tourisme dans l’article de Cameron Doody dans peridiodistadigital.com de ce mardi : ‘Le Vatican avertit que les vacances ne peut pas être «prétexte ou pour l'irresponsabilité ou pour l'exploitation»’. «Le temps de vacances ne peut pas être ni une excuse, ni irresponsable ni pour l'exploitation.» Le Vatican va utiliser les vacances d'été, un «temps noble» dans l'hémisphère Nord, en vue de souligner l'importance du tourisme durable – le «tourisme avec un visage humain» - comme essentiel pour la croissance économique et la dignité humaine. C’est ce que souligne le titre du texte publié mardi par le Vatican préparé à l'occasion de la Journée mondiale du tourisme, organisée pour la prochaine 27 Septembre par l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) : «Le tourisme durable comme outil de développement».

 

Enfin, periodistadigital.com dans son article «Le Vatican confirme l’archevêque Michael Yeung Ming-Chung comme successeur du cardinal Tong à Hong Kong», nous montre que cardinal John Tong sera soulagé de son diocèse au profit de l'archevêque Michael Yeung Ming-Chung, originaire de Shanghai qui stipule que «le sang chinois coule dans mes veines». Sans être extrémiste, Yeung a souvent exprimé son soutien à la démocratie à Hong Kong, en avertissant la Chine qu’'intervenir trop lourd n’est pas la bonne solution et qu’elle doit sauvegarder le principe de «un pays, deux systèmes». Sur le dialogue sino-Vatican, il est optimiste concernant la recherche du dialogue du Vatican avec la Chine. Monseigneur Yeung est aussi un défenseur audacieux de la famille fondée sur la relation entre un homme et une femme. Par conséquent, parfois il a été critiqué par la communauté gay à Hong Kong.

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Publié le 28 Juillet 2017

Delphine Allaire dans son article dans la-Croix.com nous apprend que le Tribunal de Commerce de Paris a rendu son jugement vendredi 28 juillet 2017, autorisant le rachat de l’hebdomadaire Témoignage chrétien, par son ancienne rédactrice en chef, Christine Pedotti. Après avoir racheté ce titre qui a connu des déboires financiers et judiciaires importants, la nouvelle propriétaire entend redonner vie à ce journal historique.

 

«Nous allons continuer la forme de la lettre hebdomadaire, très importante pour notre lectorat, mais nous allons faire passer la formule magazine qui paraissait 11 fois par an à un rythme trimestriel», a déclaré Christine Pedotti, précisant la double intention éditoriale du journal : ce que le christianisme nous dit du monde d’aujourd’hui et ce que ce dernier peut apporter au christianisme. La nouvelle propriétaire n’a pas précisé le montant de son offre de rachat de TC.

 

Soucieuse de développer «en priorité» le site Internet qu’elle estime «un peu vieilli», Christine Pedotti souhaite s’orienter vers un «site communautaire, vif sur l’actualité et la réflexion à long-terme» sans pour autant «devenir Mediapart». «Nous ne serons jamais un site d’information généraliste. Nos prédécesseurs vivaient dans cette illusion», a-t-elle remarqué.

 

Pour faire vivre cette formule resserrée, la nouvelle présidente compte étoffer son réseau de bénévoles issus de la société civile, d’intellectuels et d’universitaires qui participent déjà à la vie du journal, tout en s’appuyant sur un cercle de pigistes réguliers. À ses côtés, «dans une position minoritaire», l’homme d’affaires Jacques Maillot, – fondateur du groupe de voyages «Nouvelles Frontières» – qui a financièrement alimenté Témoignage chrétien il y a 15 ans, et dont elle se réjouit du réengagement.

 

«Ce qui nous a coûté cher, c’est que Témoignage chrétien n’a jamais eu de disponibilité financière pour faire du recrutement d’abonnés. Le journal se contentait de ses 5000 abonnés. Je veux faire le pari de ce recrutement», a-t-elle assuré avant de poursuivre : «On peut penser que Témoignage chrétien va disparaître avec ses vieux abonnés, mais j’en trouverai de nouveaux. À chaque héritage, ses héritiers.»

 

Enfin Témoignage chrétien dans son article de ce jour intitulé «L'offre de rachat de Témoignage chrétien validée par le Tribunal» nous donne donc rendez-vous jeudi 3 août avec leur prochaine lettre hebdo, qui exposera les grandes lignes de cette nouvelle aventure qui commence. Je leur souhaite le meilleur et d’excellents résultats.

 

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Publié le 23 Juillet 2017

Anne-Bénédicte Hoffner nous montre ce dimanche 23 juillet 2017 que lors de la prière de l’Angélus, le pape François a dit «son appréhension» après «les graves tensions et la violence de ces derniers jours à Jérusalem», après que des heurts ont opposé vendredi et samedi manifestants palestiniens et forces de l’ordre israéliennes à Jérusalem-Est annexé et en Cisjordanie occupée faisant plusieurs morts, après l’imposition de nouvelles mesures de sécurité à l’entrée de l’esplanade des Mosquées, par les autorités israéliennes. Devant la foule, il a lancé «un vibrant appel à la retenue et le dialogue». «Je vous invite à vous joindre à ma prière pour que le Seigneur inspire à chacun des initiatives de réconciliation et de paix», a-t-il poursuivi.

 

Après les affrontements sporadiques du weekend à Jérusalem et en Cisjordanie qui ont fait cinq morts palestiniens, Israël envisagerait de démanteler «les portiques de la discorde» à l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam, pour désamorcer la crise. Sans doute pour donner des gages à la Palestine et à la réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies qui se tiendra lundi sur les violences à Jérusalem, à la demande de la France, de la Suède et de l’Egypte.

 

Reprenant une formule qui lui est chère, il a également appelé l’Église à ne pas avoir peur de «se salir les mains», puisque «La décision est de vouloir être le bon blé avec toutes ses forces, puis de s’éloigner du mal et ses séductions. La patience signifie préférer une Église qui est le levain de la pâte», comme le montre l’Évangile du jour, sur la parabole du bon grain et de l’ivraie, où «Jésus nous dit que dans ce monde, le bien et le mal sont si enchevêtrés qu’il est impossible de les séparer et d’extirper tout le mal», estime le pape. «Seul Dieu peut le faire, et il le fera dans lors du jugement dernier.»

 

Une fois encore, le pape François a mis en garde implicitement tous ceux qui sont prompts à juger et – parfois – condamner les autres : «La ligne entre le bien et le mal passe dans le cœur de chaque personne. Nous sommes tous pécheurs». «Regarder toujours et uniquement le mal qui est en dehors de nous implique de ne pas vouloir reconnaître le péché qui est en nous», a-t-il insisté.

 

Jérusalem est au bord de l’explosion et donner des gages de bonne volonté permettra de faire baisser les tensions, ce qu'espère le pape, ensuite il n’a pas tort de montrer que le service dans l’Église est pour tout le monde et pas seulement pour ceux qui se prétendent purs.

 

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