Les communautés ecclésiales de base, une solution à long terme pour le manque de vocations

Publié le 27 Septembre 2012

La crise des vocation montre qu’il est urgent de décentraliser la paroisse pour susciter et vivifier, sur le territoire de la paroisse, des communautés de base où les chrétiens se sentent «partie intégrante» de l’Eglise. Ces communautés ecclésiales de base permettent de susciter un dynamisme spirituel et populaire qui peut se répandre comme une traînée de poudre. Ces communautés de base s'articulent en trois temps : la prière en groupe, pour sceller l'unité et demander le soutien de Dieu, le partage autour d'un texte biblique, pour discuter des valeurs présentes dans ce projet d'humanité voulu de Dieu et, enfin, le choix d'une visite, réalisée deux par deux, auprès d'un malade ou d'une famille dans le besoin – cette expérience de service devant être partagée à la réunion suivante.

 

Les communautés ecclésiales de base doivent être constituées de 20 à 100 membres qui se réunissent environ une fois par semaine. Á l’intérieur des communautés ecclésiales de base, il existe plusieurs ministères, groupes et pastorales, qui ont tous leur propre leader élu dans des conseils représentatifs ou nommés par les agents pastoraux. Elles s’appuie sur la pédagogie du «voir, juger, agir» développée par l’Action catholique.

 

«Foyers d’évangélisation», les communautés de base sont aussi des lieux de promotion et de formation des laïcs. Elles permettent leur implication dans l’action pastorale de l’Eglise. Les Communautés ecclésiales de base sont des acteurs de la vie ecclésiale, elles s’occupent de la pastorale, du catéchisme, de l’évangélisation et du service social, de l’œuvre caritative grâce à la participation active des membres qui ont d’étroits contacts avec la société. Elles sont par ailleurs d’un très grand soutien pour les évêques et les prêtres.

 

En général, ces communautés devront être le fruit de l’initiative des agents pastoraux, mais certaines proviendront sans doute des membres d’une communauté où il n’y a ni chapelle ni prêtre. L'organisation globale de ces petites sociétés (commune ou quartier), doivent rapidement été prises en mains par leurs membres se substituant à l'administration ecclésiastique déficiente. On se partage les tâches, on élit des responsables aussi bien au niveau de la vie religieuse (catéchèse, liturgie) qu'au niveau de la vie civile (santé, éducation, loisirs, logement, etc.). La lecture et les commentaires de la Bible constituent la base de ce partage.

 

Elles devront être soutenus par leurs évêques qui devront favorisé la formation de communautés chrétiennes, comme de petites cellules de la grande paroisse souvent trop lointaine. Ces actions viseront à former des communautés où les chrétiens partagent la coresponsabilité de la vie et de la mission de l’Église. Cela permet de décentraliser du pouvoir au curé de paroisse. Il s’agit pour ces communautés alors de diriger les activités religieuses et d’organiser les visites du curé en préparant les adultes au mariage et les parents au baptême de leurs enfants.

 

Ces groupes peuvent également donner naissance à des mouvements de revendications locales axés sur des biens et des services urbains. Elles peuvent former des coopératives alimentaires, des groupes de mères, de jeunes, des garderies d’enfants, des dispensaires de santé et des écoles publiques. Elles forment un réseau de fraternité et de solidarité qui sert de fondation et nourrit la mobilisation populaire et les mouvements revendicatifs. Les communautés de base et les militants catholiques seront alors le principal vivier des mouvements sociaux et politiques qui consolident la société civile et la démocratie.

 

Aujourd’hui en Amérique latine, les communautés de base restent actives, y compris dans le champ social, en milieu rural ou urbain : soutien des paysans sans terre, création de coopératives agricoles ou alimentaires, de centres de soin, de centres d’accueil et de formation pour les enfants des rues et les femmes victimes de violences, entraide communautaire pour construire des logements, favoriser l’accès à l’eau et à l’électricité.

 

Comment vivre dans une communauté sans prêtre ? C'est une question dont les communautés ecclésiales de base sont une réponse qu'il faut prendre comme une chance, car elles reflètent cet engagement laïc. Tout le monde est ainsi conscient de ses responsabilités. Il est essentiel par ce biais de nourrir sa foi, en l'ancrant dans un échange autour de la Parole de Dieu. Ces réunions contribuent à mettre en évidence les attentes des chrétiens, désireux qu'ils sont de prendre soin les uns les autres, d'être attentif aux personnes et aux personnes âgées qui les entourent afin de rejoindre leurs parents dans la catéchèse qu'ils organisent pour tous. Et cela montre que tout est encore à inventer.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

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anne marie 28/09/2012 15:03


je le sais oh combien !quand mon fils nous a dit qu'il etait homo on lui a dit on t'aime et on recevras ton compagnon...........mais on s'en doutaitquand j'ai vu les tracts a l'eglise je les ais pris tous et je les ais jeté dans la benne a ordure,c'est le traitement qu'il
merite

paroissiens-progressistes 29/09/2012 10:23



Moi, si cela m'arrive, je pense que j'utiiserai le cynisme face aux gens capables d'utilser de telles méthodes pour leur montrer les limites de leur argumentaire, j'aime voir des gens aux idées
courtes perdre pied. Il me croient idiot ou trop jeune pour comprendre, et cela me prermet de les surprendre.


Merci !



anne marie 27/09/2012 18:38


la propangande de l'immonde trouvé dans une eglise la haine toujours la haine


campagnethink.blogspot.fr

paroissiens-progressistes 28/09/2012 09:52



Anne Marie,


J'ai été le voir hier et j'ai trouvé cela affligeant. Ils demandent aux homosexuels de ne pas prendre en otage l'enfant, mais ces derniers eux ne le font-ils pas. Les homosexuels ne seront pas
des mauvais parents, car le modèle qu'ils ont pour parents, sont leurs propres parents qui sont hétérosexuels. Et dans dans ces couples, il cherchent toujours un modèle féminin à leur enfants,
souvent une soeur ou une amie. Donc les arguments avancés contre eux ne tiennent pas la route.


Merci !