Publié le 13 Novembre 2024

RFI.fr nous montre que depuis la semaine dernière, le chef de l’Église anglicane était poussé au départ après la publication d’un rapport sur les violences commises dans les années 1970 et 1980 par un aumônier John Smyth, sur environ 130 garçons, en Angleterre, au Zimbabwe et en Afrique du Sud. John Smyth «est sans doute l'agresseur en série le plus prolifique associé à l'Église d'Angleterre», affirme ce rapport, qui détaille les souffrances physiques, sexuelles et psychologiques «brutales et horribles» infligées à ses victimes. Il faisait par exemple venir de jeunes garçons à son domicile du sud de l'Angleterre où il les battait avec une canne, parfois jusqu'au sang, invoquant des justifications théologiques.

 

Ce rapport publié la semaine dernière accuse Justin Welby de ne pas avoir alerté les autorités, et ainsi retardé l’ouverture d’une enquête. Il estime que cette inaction a retardé l’ouverture d’une enquête. John Smyth est décédé en 2018 avant la conclusion de celle-ci. L’affaire n’a finalement éclaté qu’après la diffusion d’un documentaire par la chaîne Channel 4 en 2017 (https://www.lemonde.fr/international/article/2024/11/12/justin-welby-chef-de-l-eglise-anglicane-demissionne_6390085_3210.html). Si le sommet de l'Église a été officiellement informé de ces faits en 2013, des responsables du culte en avaient eu connaissance dès le début des années 1980, mais les ont tus dans le cadre d'une «campagne de dissimulation», a conclu une enquête commanditée par l'Église, dans un rapport publié jeudi dernier.

 

«Je dois prendre mes responsabilités, sur le plan personnel et institutionnel», indique Justin Welby dans son communiqué de démission publié ce 12 novembre 2024. Il reconnaît ainsi ne pas avoir suffisamment réagi en 2013, et il espère «que cette décision montre clairement à quel point l'Église d'Angleterre comprend la nécessité d'un changement, et notre engagement profond à créer une Église plus sûre». «Ces derniers jours ont ravivé le profond sentiment de honte que j'éprouve depuis longtemps face aux échecs historiques de l'Église d'Angleterre en matière de protection. Pendant près de douze ans, je me suis efforcé d'apporter des améliorations. Il appartient à d'autres de juger ce qui a été fait», a encore déclaré l'archevêque de Canterbury. Justin Welby, qui avait il y a quelques jours présenté ses excuses dans cette affaire, a qualifié ces agressions d'«odieuses.» «En démissionnant, j’unis ma douleur à celle des victimes et des survivants», écrit Justin Welby.

 

Les victimes justement l’accusaient d’avoir tenté d’étouffer l’affaire et de minimiser leurs souffrances. Depuis la publication du rapport, elles réclamaient son départ – l’archevêque de Canterbury a d’abord rejeté cette possibilité. À la mi-journée mardi, une pétition pour sa démission rassemblait 10 000 signatures – soutenue par une partie du clergé. Plusieurs responsables religieux anglicans appelaient aussi depuis plusieurs jours l’archevêque de Canterbury à démissionner. S’il a immédiatement présenté ses excuses, c’est un coup dur pour cet homme de 68 ans au visage bien connu des Britanniques pour avoir officié durant plusieurs événements royaux majeurs ces dernières années, dont les obsèques de la reine Elizabeth II ou le couronnement du roi Charles III (https://www.lemonde.fr/international/article/2024/11/12/justin-welby-chef-de-l-eglise-anglicane-demissionne_6390085_3210.html).

 

Plus largement, cette affaire écorne une nouvelle fois l’institution religieuse anglicane, déjà accusée il y a quatre ans dans un précédent rapport d’avoir laissé perdurer une «culture» permettant aux auteurs de violences sexuelles sur mineurs de se «cacher» et d’échapper à la justice. Selon ce rapport, parti d’une enquête plus large portant sur diverses institutions du pays, 390 personnes liées à l’Église d’Angleterre ont été condamnées pour des infractions sexuelles commises entre les années 1940 et 2018 (https://www.lemonde.fr/international/article/2024/11/12/justin-welby-chef-de-l-eglise-anglicane-demissionne_6390085_3210.html).

 

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Publié le 11 Novembre 2024

Moins de plaintes, plus de coexistence : dans un nouveau livre, l'auteur bénédictin et à succès Anselm Grün commente, entre autres, comment l'Église devrait gérer la crise en Europe comme nous le montre katholisch.de le 11 novembre 2024. Il a critiqué parce qu'elle se concentre trop sur elle-même et sur ses structures. De plus, pendant longtemps, elle a parlé de manière moralisatrice et exigeante et a perdu sa puissance spirituelle. Elle peut retrouver son «pouvoir de guérison» si elle connecte les gens les uns aux autres : «les vieux et les jeunes, les locaux et les migrants, ceux qui sont fidèles à l’Église et ceux qui ne le sont pas, les hommes et les femmes». Il répète également un vieil espoir qu'à l'avenir, il y ait aussi des femmes prêtres et diacres dans l'Église.

 

Cependant, un véritable changement ne peut pas se produire «uniquement par des décisions trépidantes». Selon le bénédictin, ses livres ne touchent pas seulement un public chrétien. Malgré des traditions et des idées théologiques différentes, chrétiens et musulmans ont beaucoup en commun, explique le prêtre bénédictin qui vit dans l'abbaye de Basse-Franconie de Münsterschwarzach. Ce que toutes les religions ont aujourd’hui en commun, c’est qu’elles donnent un sens au monde. Ils doivent défendre l’environnement, les pauvres et les droits de l’homme. De plus, leur tâche est d’éveiller le sentiment de transcendance.

 

katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/57428-vatikan-schraenkt-alte-messe-in-stricklands-frueherer-dioezese-ein) nous montre aussi que l'évêque et critique du pape Joseph Strickland a été à sa tête jusqu'en novembre 2023 : le petit diocèse texan de Tyler est désormais à nouveau dans le collimateur du Vatican. Cette fois, il s'agit de la liturgie préconciliaire c’est ce qui ressort d’une lettre de l'administrateur apostolique, Mgr Joe Vásquez, datée du 6 novembre qui indique que la célébration des services religieux et des sacrements selon le missel de 1962 n'est désormais autorisée que pour la paroisse du personnel de Saint-Joseph à Tyler, qui fait partie de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre.

 

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Publié le 11 Novembre 2024

L’AFP nous montre le dimanche 10 novembre 2024 que les évêques français ont renvoyé à leur prochaine réunion prévue en mars la présentation de leur dispositif destiné aux victimes de violences sexuelles à l'âge adulte, a annoncé le président de la Conférence des évêques de France (CEF) Eric de Moulins-Beaufort dimanche à Lourdes. "Si le principe est acquis, nous voyons qu'il nous reste encore du travail avant de décider des modalités de mise en œuvre", a-t-il affirmé dans son discours de clôture de l'assemblée plénière de la CEF, en assurant que "les cinq mois qui nous séparent de l’assemblée de mars nous permettront de préciser les points qui restent incertains".

 

Les évêques avaient acté en mars le principe d'un dispositif "d'écoute et d'orientation" pour ces victimes, qu'ils espéraient pouvoir présenter dès novembre. "Je pressens que des personnes victimes seront déçues et blessées de ce retard et je les assure de notre détermination à avancer", a affirmé Mgr de Moulins-Beaufort. Lors de leur réunion d'automne les évêques ont "longuement débattu" de "deux voies" possibles, avec chacune "ses avantages et ses inconvénients", a-t-il ajouté, sans donner de détail. De source proche de plusieurs évêques, il s'agirait soit d'instaurer une instance unique centralisée, soit de confier la mission à des structures sur le terrain dans les provinces ecclésiastiques. "Nous voulons ouvrir une voie de reconnaissance et de réparation solide et durable" et que les prêtres mis en cause "assument leurs responsabilités", a assuré Mgr de Moulins-Beaufort. C’est pourquoi "le premier chemin doit être celui de la justice républicaine, s'il est possible", avec un recours également à la justice de l'Église. Pour les cas où l'auteur est mort ou les faits sont prescrits, "nous ne pouvons créer un ordre juridique différent de celui de notre pays", a-t-il relevé. Reste alors la voie de la justice restaurative mais "nous savons qu'elle n'est pas exempte de critiques" et "il nous faut être sûrs de la compétence" des personnes chargées de cette mission, a-t-il souligné.

 

Ce rapport amène des mécontentements. "Il y a une vraie crise et les perdants sont les catholiques et toute la société", déplore la théologienne Anne Soupa, sur franceinfo (https://www.francetvinfo.fr/societe/harcelement-sexuel/violences-sexuelles-dans-l-eglise-il-y-a-une-vraie-crise-et-les-perdants-sont-les-catholiques-deplore-la-theologienne-anne-soupa_6889496.html), dimanche 10 novembre, après le report des annonces sur l'accompagnement des adultes victimes de violences sexuelles dans l'Église, par la Conférence des évêques de France, "à fin mars, début avril". "Le processus est en train de s'enliser", affirme celle qui a cosigné, fin 2021, un appel à la démission des évêques après la remise du rapport Sauvé. "Avec les évêques, le problème, ce n'est pas ce qu'ils disent, le problème, c'est ce qu'ils ne disent pas, c'est le silence qu'ils maintiennent sur de nombreux sujets", assène-t-elle. Anne Soupa dénonce une "volonté de rester entre les acteurs cléricaux et de ne pas associer suffisamment les laïcs au processus de réforme", un "système mis en cause par rapport de la Ciase" (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église) en 2021. La théologienne explique que le "travail de réforme n'est toujours pas entrepris", alors que "le système est obsolète" et "ne crée que du vide à l'intérieur de l'Église". Selon elle, "l'institution actuelle n'arrive pas à assurer le bien des fidèles et l'annonce de l'évangile". Elle affirme, par ailleurs, que les évêques "ont mis au point mort tous les groupes de travail qui avaient été décidés après le rapport de la Ciase".

 

Revenant sur les révélations d'agressions sexuelles concernant l'Abbé Pierre, Mgr de Moulins-Beaufort a souligné combien les évêques avaient été "bouleversés et déstabilisés". Il a aussi évoqué la condamnation d'un prêtre pour des "crimes de pédophilie très graves" vendredi à Aurillac, après un autre en mai à Orléans : "une fois de plus des responsables ecclésiaux n’ont pas agi comme il aurait fallu", a-t-il déclaré, assurant que l'Église travaillait "pour que de telles cécités ne soient plus possibles". Au sujet des révélations d'agressions sexuelles visant l'Abbé Pierre, Anne Soupa affirme qu'il est "évident" que les évêques "n'ont pas fait tout ce qu'ils pouvaient pour limiter l'emprise de l'Abbé Pierre sur les femmes en particulier". "Les archives ont été ouvertes, mais les archives s'arrêtent dans les années 1970, après le dossier est vide, donc on peut se poser des questions", souligne-t-elle. La théologienne "constate que les églises se vident, que les rangs des fidèles s'éclaircissent". "Malheureusement l'image que l'Église donne aujourd'hui, c'est une image négative d'acteurs qui ne vont pas de l'avant dans un processus de réforme clair et direct", alors que "la situation est critique", ajoute-t-elle (https://www.francetvinfo.fr/societe/harcelement-sexuel/violences-sexuelles-dans-l-eglise-il-y-a-une-vraie-crise-et-les-perdants-sont-les-catholiques-deplore-la-theologienne-anne-soupa_6889496.html).

 

Sur Notre-Dame de Paris, il a remercié les autorités "qui se sont mobilisées" pour sa réouverture le 8 décembre qui représente un "jour de lumière" pour les fidèles. "Si en plus, il s’avérait que le pape François vienne à Ajaccio la semaine suivante, comme le bruit en court, nous en recevrions une stimulation de plus", a-t-il affirmé. Enfin, Eric de Moulins-Beaufort a estimé que "rien ne saurait justifier la prise et la détention d’otages, ni en Israël, ni en Ukraine" ni ailleurs. "Nous ne pouvons pas nous résigner à ce que des États puissants provoquent des destructions, des veuves, des orphelins, des traumatisés et des mutilés. Le Dieu d’Israël (...) ne le permet pas".

 

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Publié le 9 Novembre 2024

Marie-Lucile Kubacki dans lavie.fr nous montre le vendredi 8 octobre 2024 qu’en ouverture de la traditionnelle assemblée plénière de la Conférence des évêques de France (CEF), quatre évêques et cardinaux africains ont fait entendre leur point de vue sur les échanges de prêtres Fidei donum (qui sont envoyés en mission mais toujours attachés à leur diocèse d’origine) entre la France et l’Afrique lors de la séquence sur la mission le 6 novembre (https://eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/cef/assemblees-plenieres/assemblee-pleniere-des-eveques-francais-de-novembre-2024/). Ils pointent un certain nombre de limites.

 

Le cardinal Ambongo, l’archevêque de Kinshasa (République démocratique du Congo), et Mgr Sayaogo, l’archevêque de Koupela (Burkina Faso) pointent assez bien la nécessité de penser l’inculturation dans les deux sens, et de ne pas reproduire des schémas anciens de non prise en compte de la culture des pays d’arrivée. Le diagnostic de ces évêques est lucide. Ils évoquent notamment des aspects trop peu évoqués, comme l’impact de ces départs de prêtres sur les Églises en Afrique et sur les prêtres eux-mêmes, le fait que certains choisissent de rester en Occident au bout de quelques années. Ce dernier élément est un point aveugle, car ceux qui restent le font souvent parce qu’ils sont habitués à des réalités culturelles et ecclésiales différentes de celles de leur pays d’origine. Le décalage entre les réalités est décrit sans ambages.

 

L’archevêque de Koupela soulève également un autre point peu évoqué, celui de l’asymétrie des échanges…La réalité ne correspond pas au rêve de symétrie entre Églises sœurs que l’on pourrait avoir. Mgr Sayaogo soulève la question du «monopole», celui «des Églises occidentales sur les Églises du tiers-monde, sur le plan financier, le plan de l’information et l’approfondissement scientifique ainsi que dans les choix des organismes internationaux. La coopération entre les Églises n’a pas encore atteint la communion qui exige de développer une effective coresponsabilité et un échange réciproque des dons.» Ce monopole pose question pour les Églises en Afrique. Certains diocèses congolais, par exemple, ont plus de prêtres en Europe que dans leurs diocèses… Mais personne ne réfléchit à cela.

 

La séquence de travail sur la mission le 5 novembre a vu les interventions du père Serge Sollogoub, prêtre orthodoxe présent à Lourdes "si on veut avoir une parole qui porte, il faut être unique. On ne peut pas parler du Christ, Dieu fait amour, si on n'est pas capable de parler ensemble, si on n'est pas capable de se retrouver ensemble et de porter un témoignage commun.", qui s’émeut du fait que nous ne sommes pas dans un pays majoritairement orthodoxe, ni plus vraiment un pays chrétien, et du Métropolite Dimitrios, le Métropolite de France du Patriarcat de Constantinople a expliqué que "la Mission est une œuvre de service, une diaconia permanente au service d'autrui. Dans le prochain, nous ne voyons pas uniquement l'image de Dieu, mais l'icône du Christ serviteur et souffrant." (https://www.rcf.fr/articles/actualite/a-lourdes-une-assemblee-des-eveques-aux-dimensions-universelles).

 

La séquence de travail sur a mission du 6 novembre a vu la séance de travail en petits groupes, et la séance enjeux du scoutisme, avec les interventions des trois mouvements scouts - les Scouts et Guides de France, les Guides et Scouts d’Europe et les Scouts Unitaires de France - que les évêques ont reçu et les chefs et aumôniers ont partagé aux évêques la vocation missionnaire du scoutisme, et celle du 7 novembre a vu la séance de travail sur en nouveaux pôles de la CEF et sur la lutte contre les violences sexuelles de l’Église et l’accompagnement des personnes victimes majeures qui est un rappel de la mesure votée en Assemblée plénière de mars 2024 concernant les victimes à l’âge adulte : à la suite des conclusions du groupe de travail conduit par Madame Corinne Boilley sur les personnes victimes de violences sexuelles à l’âge adulte dans l’Église, l’Assemblée a confié au Conseil permanent le soin de proposer à l’Assemblée plénière de novembre 2024, un dispositif ad hoc leur assurant un chemin de reconnaissance et de restauration (https://eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/cef/assemblees-plenieres/assemblee-pleniere-des-eveques-francais-de-novembre-2024/, et https://www.rcf.fr/articles/actualite/les-scouts-les-nouveaux-missionnaires).

 

Le 8 novembre a continué la séance sur la lutte contre les violences sexuelles de l’Église : accompagnement des personnes victimes majeures, suivi de la séance sur la formation continue des évêques avec l’état d’avancement et les premiers retours d’expérience de celle-ci, et par celle sur l’Enseignement catholique, que les évêques sont veulent défendre comme un lieu d’annonce de l’Évangile suite aux diverses polémiques, autour notamment du collège parisien Stanislas ou encore de l’Immaculée-Conception à Pau, ont placé l’enseignement privé catholique sous le feu des critiques, auxquels s’ajoutent le 9 novembre la séance sur le patrimoine religieux avec l’aboutissement des États généraux du Patrimoine religieux (EGPR), destinés à mieux connaître et à valoriser le patrimoine religieux de l’Hexagone et ses suites avec la mise en place des solutions proposées par les EGPR qui attend l'Église, et celle informatique et numérique (https://eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/cef/assemblees-plenieres/assemblee-pleniere-des-eveques-francais-de-novembre-2024/, https://fr.aleteia.org/2024/11/08/les-eveques-de-france-explorent-les-moyens-de-sauvegarder-le-patrimoine-religieux, et https://www.la-croix.com/religion/enseignement-catholique-les-eveques-veulent-defendre-le-caractere-propre-20241107).

 

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Publié le 8 Novembre 2024

Heidi Schlumpf dans son article sur NCRonline.org ce jeudi 7 novembre 2024 nous montre que des mesures en faveur du droit à l'avortement ont été adoptées dans sept États le 5 novembre. Mais dans les trois États où les groupes catholiques ont dépensé des millions de dollars pour empêcher ces mesures, les électeurs ont rejeté les amendements visant à offrir un meilleur accès à l'avortement.

 

Les amendements ont échoué en Floride, au Nebraska et dans le Dakota du Sud. En Floride, l’amendement 4 a reçu le soutien de 57 % des électeurs, mais l’État exige l’approbation de 60 % des électeurs pour modifier la constitution de l’État. Dans ces trois États, des organisations catholiques, des diocèses et des individus fortunés ayant des liens avec l’Église ont versé des millions de dollars à des initiatives anti-avortement, selon une  enquête  conjointe de National Catholic Reporter et du magazine Mother Jones.  En Floride seulement, les diocèses et les évêques ont dépensé plus de 1,1 million de dollars pour faire échouer cette mesure. Des groupes nationaux et locaux des Chevaliers de Colomb et d'autres diocèses de l'État ont également contribué. Les deux évêques du Dakota du Sud ont déclaré dans un communiqué conjoint que le rejet de la mesure «a épargné aux habitants du Dakota du Sud les fruits amers résultant de mesures similaires adoptées dans d'autres États». Mais les évêques Donald DeGrood de Sioux Falls et Scott Bullock de Rapid City ont reconnu qu'un «nombre important» de Sud-Dakotaiens soutenaient la mesure.

 

Au Nebraska, les mesures anti-avortement se sont affrontées. L'initiative visant à consolider l'interdiction actuelle de l'avortement après 12 semaines a été adoptée avec 55 % des voix; un amendement concurrent visant à codifier le droit à l'avortement a échoué. Le soutien financier contre l'expansion de l'avortement est arrivé tardivement et a emprunté un chemin détourné à travers les caisses de certains candidats politiques, y compris par l'intermédiaire de deux candidats au conseil d'administration de l'Université du Nebraska, selon le rapport de NCR et de Mother Jones. La famille milliardaire Ricketts et le groupe conservateur CatholicVote ont versé près de 5 millions de dollars à Common Sense Nebraska, qui s'opposait à l'amendement sur le droit à l'avortement.

 

Des amendements protégeant ou élargissant l’accès à l’avortement ont été adoptés dans le Maryland, New York, le Colorado, le Montana, le Missouri, le Nevada et l’Arizona. La Conférence catholique de l'État de New York a déclaré que l'amendement «pourrait porter atteinte à la liberté religieuse des institutions et des individus, et menace le droit des parents à prendre des décisions médicales et autres pour leurs enfants», selon une déclaration du directeur exécutif Dennis Poust. Dans le Missouri, une déclaration signée par les quatre évêques de l'État a déclaré que l'adoption de l'amendement 3, qui annule l'interdiction quasi-totale de l'avortement dans le Missouri, «n'est pas la fin de notre travail». «L’Église catholique du Missouri continuera de défendre des politiques qui défendent la dignité de toute vie humaine, protègent les personnes vulnérables et apportent un soutien à ceux qui sont dans le besoin», selon le communiqué.

 

Après qu'il est devenu clair que les électeurs avaient adopté un amendement visant à inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution de l'État du Maryland, la Conférence catholique du Maryland a rapidement reconnu que le résultat était «un moment douloureux» dans l'histoire de l'État. «L’adoption de la question 1… est un moment douloureux dans l’histoire du Maryland et nous pensons que les générations futures se souviendront de cet événement avec un profond regret et une profonde perplexité», a déclaré Jenny Kraska, directrice exécutive de la conférence, dans un communiqué. … «C’est profondément troublant et cela devrait inquiéter tous les résidents.» De même, la Conférence catholique du Nevada a déclaré qu’elle resterait ferme dans sa lutte contre l’avortement. «Avec une foi, un espoir et une détermination inébranlables, nous poursuivrons nos efforts pour défendre la protection de ces valeurs importantes», a déclaré la conférence dans un communiqué. «Alors que nous nous tournons vers le prochain cycle de vote, nous restons déterminés à favoriser une plus grande sensibilisation et à mobiliser le soutien nécessaire pour garantir que ces valeurs vitales soient protégées dans l'État du Nevada» (https://cruxnow.com/church-in-the-usa/2024/11/as-abortion-rights-amendments-succeed-american-catholic-leaders-pledge-to-continue-advocacy).

 

L'association Catholics for Choice a déclaré dans un communiqué qu'une campagne «trompeuse» menée par des opposants à l'avortement, parmi lesquels des politiciens et la hiérarchie catholique, a contribué à la défaite de l'amendement sur le droit à l'avortement en Floride. «L’échec de l’amendement 4 ne signifie pas que la plupart des gens rejettent l’avortement légal», a déclaré Stephanie Hanson-Quintana, directrice de l’organisation et de la construction du mouvement pour Catholics for Choice. «Mais cela signifie plutôt que les évêques et les politiciens de droite ont réussi leur campagne visant à dépenser des millions de dollars et à instiller la peur et la honte parmi les personnes qu’ils sont censés servir.» «Les catholiques de Floride méritent bien mieux de la part de leur Église.»

 

Pour l’Église catholique c’est un échec puisque les électeurs ont choisi de protéger le droit à l’avortement lorsque l’occasion s’est présentée sur le bulletin de vote de l’État. À ce stade, on ne sait toujours pas dans quelle mesure les catholiques ont joué un rôle dans ces votes. Cependant, la combinaison de la victoire de Trump et de l’adoption de ces amendements a conduit au moins un expert à suggérer que l’avortement n’est pas nécessairement une priorité absolue pour les électeurs catholiques (https://cruxnow.com/church-in-the-usa/2024/11/as-abortion-rights-amendments-succeed-american-catholic-leaders-pledge-to-continue-advocacy).

 

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Publié le 7 Novembre 2024

Salvatore Cernuzio et Mario Galgano nous montre dans vaticanews.va qu’interrogé par des journalistes en marge d’un évènement à l’Université pontificale grégorienne à Rome, jeudi 7 novembre 2024, le cardinal secrétaire d’Etat, Pietro Parolin, espère de la sagesse de la part du futur président américain, pour ne pas tomber dans la polarisation espérant que le nouveau président américain «pourra vraiment être un élément de détente et de pacification dans les conflits actuels qui ensanglantent le monde». En parlant de guerres, le cardinal est resté toutefois prudent et demande du temps avant de s'exprimer sur la crainte - notée par un journaliste - des Ukrainiens et des Palestiniens que «la paix se fasse à leurs dépens». À propos de Donald Trump, le secrétaire d'État est prié de rendre compte de ses propos de campagne - le dernier, il y a quatre semaines, à Aurora dans le Colorado évoquant le recours à l'Alien Enemies Act de 1798 - sur la promesse, en cas de victoire, de la plus grande déportation massive d'immigrés clandestins latino-américains, il a rappelé «la position du Pape et du Saint-Siège» sur la question des migrations qui «est très claire en ce sens» et qu’il sont «en faveur d'une politique sage à l'égard des migrants, et donc d'une politique qui ne va pas jusqu'à ces extrêmes».

 

Le thème de la défense de la vie fut important lors de cette campagne, à ce sujet, le cardinal Parolin a recommandé de mettre en œuvre «une politique commune», une politique qui cherche à «unir les consensus» et à «ne pas redevenir une politique de polarisation et de division». «J'espère aussi que cette défense de la vie que Trump a assuré qu'il ferait pendant son mandat pourra élargir le consensus», a dit le cardinal. Il a ensuite assuré que les relations entre le Saint-Siège et la nouvelle administration américaine se poursuivront et ne changeront pas, comme elles l'ont fait «pendant le précédent mandat de Trump». Enfin, le cardinal Parolin a été interrogé sur les relations avec la Chine le cardinal, il a tenu à rappeler, c'est que «l'intérêt» du Saint-Siège pour la Chine «est essentiellement ecclésial», et qu'il est donc nécessaire de «sortir d'une conception politique qui est peut-être présente dans de nombreuses évaluations de gouvernements et de pays».

 

Jean Charles Putzolu nous montre dans vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/monde/news/2024-11/pauvrete-immigration-l-eglise-americaine-restera-vigilante.html) que passée l’annonce des résultats de l’élection présidentielle américaine, le président de la conférence épiscopale des États-Unis félicite le président élu Donald Trump de sa victoire, Mgr Timothy Broglio dans un communiqué, tout en ajoutant d’emblée que l’Église catholique américaine ne soutenait aucun parti, mais qu’elle entendait travailler avec la future équipe dirigeante «pour le bien commun de tous», cependant pour Mgr Broglio dans une Amérique coupée en deux, l’heure est à la reconstruction d’une société profondément divisée où la nécessité est de s’ouvrir à l’autre et de l’écouter.  Allant dans le sens de Mgr Broglio, le président américain Joe Biden s'est engagé ce jeudi à une transition "pacifique et ordonnée" avec le président élu Donald Trump. Le dirigeant démocrate a insisté sur la nécessité de "faire baisser" les tensions politiques, dans un pays à cran lors d'un discours depuis la Maison-Blanche, son premier depuis la victoire du républicain à l'élection (https://www.lexpress.fr/monde/amerique/en-direct-donald-trump-elu-president-joe-biden-salue-lintegrite-et-le-courage-de-kamala-harris-F57ZBYRCANHOJAZ4EKF4FSKLQU/).

 

L’Église catholique des Etats-Unis, qui entend être active dans cette phase de réconciliation, souligne qu’elle sera vigilante aussi en matière de lutte contre la pauvreté car les États-Unis comptent plus d’un demi-million de sans-abris, et l’inflation des années post-covid a accru le nombre de pauvres, notamment chez les plus jeunes, et dans ce contexte, «l'Église, avec la Caritas et toutes ses autres activités», continuera d’aider les pauvres, mais «il faut aussi, au niveau de la nation, s’attaquer à ce problème, surtout les sans-abris» tout en souhaite que le nouveau président «dirige d'une manière qui unifie le pays, qu’il se préoccupe des plus vulnérables d'entre nous, à la fois chez nous et à l'étranger», et de gestion des flux migratoires en poursuivant l’action caritative de l’Église envers les migrants et en défendant leurs droits tout en proposant une deuxième ligne d’action celle de soutenir sérieusement l’aide au développement des pays pauvres. Les annonces de Donald Trump suscitent l’inquiétude, notamment pour les immigrés en situation irrégulière. Par rapport à la situation de millions d'immigrés aux États-Unis qui se trouvent en situation irrégulière, mais qui habitent parfois dans le pays depuis des années, qui contribuent, payent des impôts, ont des enfants scolarisés… effectivement, son élection va créer un climat de peur. Ce climat d’incertitude est alimenté par la volonté affichée de Trump de lancer, dès son investiture, un programme massif de déportation. Cette approche brutale pourrait toucher des familles et des individus intégrés depuis longtemps dans la société américaine (https://www.rtl.be/actu/monde/international/etats-unis-trump-annonce-la-plus-grande-expulsion-de-migrants-de-lhistoire-du/2024-11-07/article/727363).

 

Les évêques américains, tous, prient pour la paix «car ce sont nos fidèles qui paient le prix de la guerre, jusque dans leur chair», cependant pour eux même si le bilatéralisme, cher au président élu, «est important», il sera nécessaire «de travailler ensemble avec les instances au sein desquelles sont représentés tous les pays du monde». Et bien sûr, Mgr Timothy Broglio, salue l’engagement du président élu en faveur du droit à la vie, à protéger, rappelle-t-il «de sa conception à sa fin naturelle». Cependant, des référendums en faveur du droit à l’avortement, organisés en parallèle de l’élection présidentielle américaine, l’ont emporté dans la nuit de mardi à mercredi dans plusieurs États, dont l’Arizona et le Missouri, mais pas en Floride, troisième État le plus peuplé du pays (https://www.parismatch.com/actu/international/droit-livg-aux-etats-unis-des-referendums-organises-dans-plusieurs-etats-comment-ont-ils-vote-243287).

 

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Publié dans #Actualités de l'Église

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Publié le 6 Novembre 2024

la-croix.com nous montre dans son Direct (https://www.la-croix.com/international/direct-resultat-election-americaine-2024-trump-harris-presidentielle-vote-usa-20241106) ce mercredi 6 novembre 2024 que de nombreux membres de la nouvelle garde conservatrice américainehommes et femmes politiques, professeurs d’université, juristes – se tournent vers le catholicisme, à l’image du colistier de Donald Trump, le sénateur de l’Ohio J. D. Vance. Ce conservateur, qui a fréquenté des paroisses évangéliques durant son enfance et adolescence, s’est un temps éloigné de la religion avant de se convertir au catholicisme il y a cinq ans. Ses positions très tranchées divisent, notamment contre l’avortement alors que 6 catholiques américains sur 10 se prononcent en faveur de la légalisation de l’IVG. Ce phénomène reste difficile à quantifier et à dater mais peut être lié à l’instabilité politique et sociale du pays. Et semble même susceptible d’influencer l’avenir de la droite américaine, bien que l’élite intellectuelle des États-Unis ait toujours été protestante.

 

domradio.de nous montre aussi dans ses articles (https://www.domradio.de/artikel/jesuitenpater-analysiert-wahrscheinlichen-wahlsieg-donald-trumps, et https://www.domradio.de/artikel/journalist-erlaeutert-rolle-der-katholiken-bei-us-wahl) que l’élection de Trump s’explique par un climat de changement dans le pays. Les gens ne se sentent pas à l'aise. L’inflation déprime les gens. Dans les supermarchés, on paye 50 % de plus qu’avant l’ère Biden et Harris. Le monde est embourbé dans les guerres. Les gens se sentent clairement plus mal maintenant que sous Trump. C'est pourquoi ils veulent un changement. La principale raison est certainement l’augmentation du coût de la vie. La deuxième raison est l’augmentation exorbitante de l’immigration clandestine à la frontière sud. L’économie a joué un rôle avec le sentiment "Nous avons moins d'argent, nous ne pouvons plus nous le permettre".  L’Amérique est actuellement une nation divisée, y compris au sein de l’Église. Il semble également y avoir une division au sein des évangéliques : les communautés noires étaient pour Kamala Harris et les évangéliques blancs étaient clairement pour Donald Trump. La majorité du groupe traditionnellement important d’électeurs catholiques était pour Trump. Les catholiques sont des électeurs influents et sont très clairement du côté de Trump. Les chrétiens, dont la majorité des catholiques, sont contre l’immigration clandestine incontrôlée vers les États-Unis. Cela semble également avoir joué un rôle important dans les élections. Mais il y a bien sûr aussi la question de l’avortement, sur laquelle Kamala Harris a beaucoup insisté. Comme prévu, cela a dissuadé de nombreux catholiques, mais aussi des protestants blancs. Chez les catholiques, 90 pour cent de ceux qui sont fermement opposés à l’avortement ont voté pour Trump

 

Alors que les élections aux États-Unis s’achèvent sur une victoire de Donald Trump, un sondage de sortie des urnes révèle qu’une forte majorité de catholiques a voté pour le candidat républicain à la présidence plutôt que pour la vice-présidente sortante démocrate Kamala Harris. Selon cette enquête, publiée par le Washington Post, 56 % des électeurs catholiques ont soutenu Donald Trump, contre 41 % qui ont apporté leur vote à Kamala Harris. Ce résultat est la marque que «le catholicisme américain évolue». Il y a de moins en moins de catholiques aux États-Unis qui ressemblent à Joe Biden et à Nancy Pelosi (l’ancienne présidente démocrate de la Chambre des représentants). C’est une rupture générationnelle.  Alors que l’ancienne garde catholique démocrate avait par exemple adopté les combats pour le mariage homosexuel et le droit à l’avortement, les nouvelles voix fortes catholiques semblent adopter des positions plus conservatrices sur ces sujets, confortées en cela par l’épiscopat américain qui n’avait pas hésité à s’opposer frontalement à Joe Biden. De plus, Donald Trump a tendu la main aux catholiques du pays «d’une manière que la campagne Harris-Walz n’a pas faite» – notamment en choisissant un converti au catholicisme comme colistier, J.D. Vance. En réalité, les démocrates ont semblé ignorer les catholiques de manière naïve. Cette leçon de la défaite de 2016 n’a pas été retenue. Selon le sondage du Washington Post, les chrétiens non catholiques ont également choisi Donald Trump, encore plus largement (à 62 %). Se sont en revanche prononcés pour Kamala Harris les juifs (79 % à avoir voté pour la démocrate), les autres croyants (60 %) et les sans-religion (72 %) (https://www.la-croix.com/religion/presidentielle-americaine-2024-les-catholiques-ont-majoritairement-vote-pour-donald-trump-20241106).

 

Libération.fr et Ouest-France.fr (https://www.liberation.fr/international/amerique/elections-americaines-le-droit-a-livg-renforce-une-elue-trans-malgre-lelection-de-trump-les-rares-bonnes-nouvelles-du-scrutin-20241106_H3NLGWFYNZAIPMGFDXWADH6YTU/, et https://www.ouest-france.fr/societe/famille/avortement/en-floride-le-referendum-pour-lever-des-restrictions-a-lavortement-ne-sera-pas-adopte-a0c3aa84-9bee-11ef-8c9a-d91c37658659) nous montrent qu’en parallèle au scrutin présidentiel, les électeurs votaient pour un référendum permettant de lever les restrictions à l’avortement dans leur État. Les électeurs se sont rangés du côté des défenseurs du droit à l’avortement au Colorado, où un amendement à la Constitution de l’État a été largement voté permettant de garantir la protection de l’avortement, en Arizona et dans le Missouri, où il a aussi été acté qu’une femme pouvait avorter jusqu’à la viabilité du fœtus (soit environ 24 semaines de grossesse), au Maryland, où un texte a été adopté visant à établir un droit à la liberté de procréation qui inclut la possibilité «d’appliquer des décisions pour prévenir, poursuivre ou mettre fin à sa propre grossesse», dans le Montana, où les électeurs ont voté pour l'inscription du droit à l'avortement dans la Constitution de l'État. et les électeurs de l’État de New York ont ainsi acté que les personnes ne peuvent se voir refuser des droits en raison de leur «appartenance ethnique, origine nationale, âge et handicap» ou de «leur sexe, y compris leur orientation sexuelle, leur identité de genre, leur expression de genre, leur grossesse, l’issue de leur grossesse, leurs soins de santé reproductive et leur autonomie». Seule la Floride et le Dakota du Sud se sont prononcés contre ces mesures.

 

La présidentielle 2024 consacre une nette victoire de Donald Trump. Victoire en nombre de grands électeurs, victoire au Sénat, victoire – selon lui – à la Chambre des représentants également. Et, plus précieux pour sa propre légitimité, victoire au vote populaire, contrairement à 2016 (https://www.ouest-france.fr/monde/etats-unis/elections-americaines/commentaire-elections-americaines-les-lecons-du-triomphe-de-donald-trump-fbd6d77a-9c25-11ef-8c9a-d91c37658659). Au niveau national, Trump a actuellement 5 millions de voix de plus que Kamala Harris. Cette fois-ci, ça ressemble à un plébiscite, et ce serait une première pour un républicain depuis 20 ans. Le dernier à gagner le vote populaire, c'était George Bush junior en 2004 (https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20241106-en-direct-%C3%A9tats-unis-pr%C3%A9sidentielle-donald-trump-victoire). La victoire de Trump a été nette et rapide, l’ancien président raflant les deux États disputés de Caroline du Nord et de Géorgie en une poignée d’heures, avant que la Pennsylvanie ne lui serve de tremplin, et que le Wisconsin ne vienne enterrer les derniers espoirs de la vice-présidente. Pour la seconde fois en quelques années, une femme candidate à la Maison-Blanche a donc échoué à se faire élire à la tête de la première puissance mondiale après une campagne où la question du genre a été un élément central. Kamala Harris, comme Hillary Clinton en 2016, a buté sur le dernier obstacle (https://www.ouest-france.fr/monde/etats-unis/elections-americaines/direct-elections-americaines-2024-decouvrez-les-resultats-entre-donald-trump-et-kamala-harris-a9af7c56-a37c-44b9-9579-1f1bf589fd05).  

 

La vice-présidente américaine espérait capitaliser sur le rejet de Donald Trump, le soutien des minorités et la défense de l’avortement pour devenir la première femme présidente des États-Unis. Une stratégie qui a sous-estimé l’importance des enjeux économiques et du sentiment de déclin ressenti par de nombreux électeurs ne réussissant pas à imposer le thème de l’avortement lors de la présidentielle et qui a moins convaincu parmi les groupes d’électeurs menacés par Trumpnoirs, hispaniques, jeunes, femmes – que n’avait réussi à le faire Joe Biden en 2020 (https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20241106-%C3%A9conomie-minorit%C3%A9s-avortement-les-paris-rat%C3%A9s-de-kamala-harris). Certains démocrates tiennent le président Joe Biden pour responsable. La décision tardive de Joe Biden de se retirer de la course à la présidentielle a privé Kamala Harris du temps nécessaire pour mener à bien sa campagne, estiment-ils. Il aura fallu attendre le 21 juillet pour que le président américain renonce à se présenter à l'élection et soutienne sa vice-présidente. Un sprint de quelques mois qui n'aura finalement pas suffi à faire pencher la balance. Cependant,  La vice-présidente Kamala Harris devrait prendre la parole à 16 heures (soit 22 heures à Paris), depuis son QG de campagne à l'université Howard situé à Washington, indique des sources proches de la candidate démocrate à CNN (https://www.bfmtv.com/international/amerique-nord/etats-unis/elections-americaines/direct-election-americaine-2024-donald-trump-assure-d-etre-elu-nouveau-president-des-etats-unis_LN-202411060376.html). Kamala Harris a appelé Donald Trump mercredi pour le féliciter de sa victoire à l’élection présidentielle et concéder sa défaite, a annoncé un conseiller de la candidate démocrate. La vice-présidente a évoqué avec le futur président l’importance d’une passation pacifique du pouvoir et d’être un président pour tous les Américains (https://www.lemonde.fr/international/live/2024/11/06/en-direct-election-presidentielle-americaine-2024-kamala-harris-doit-s-exprimer-a-22-heures-suivez-les-reactions-a-la-victoire-de-donald-trump_6376692_3210.html).

 

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Publié le 5 Novembre 2024

RCF.fr nous montre ce mardi 5 novembre 2025 que jusqu’à dimanche, la centaine de responsables se retrouverons dans la cité mariale pour leur assemblée plénière annuelle d’automne. Il sera question de communion universelle de l’Église avec une intervention du primat de l’Église gréco-catholique ukrainienne, Sa Béatitude Mgr Sviatoslav Schevchuk. Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, souhaite profiter de sa visite pour rappeler le soutien des catholiques de France à l’Ukraine (https://www.rcf.fr/articles/actualite/synode-relations-avec-leglise-en-afrique-ukraine-les-sujets-abordes-par-les).

 

Sa Béatitude Sviatoslav Chevtchouk, présenté par l’archevêque de Reims comme «une voix de la conscience européenne». «Vous avez une vive conscience que la résistance opposée par vote peuple à l’invasion a une dimension et une valeur avant tout spirituelle» a déclaré le président de la CEF. Selon lui, ce discernement s’inscrit dans la formation de l’archevêque-majeur de Kiev, mais aussi dans l’histoire de son Église, persécutée à l’époque soviétique mais qui a tenu bon grâce notamment à des figures comme le vénérable André Cheptitsky. Mgr de Moulins-Beaufort a voulu exprimer le soutien des évêques de France pour la mission personnelle de Mgr Chevtchouk et pour son Église, ainsi que toutes les autres communautés religieuses ou athées. Il a souhaité aussi que «la paix sereine» qui habite le chef de l’Église gréco-catholique ukrainienne malgré la guerre, encourage l’épiscopat français «à persévérer avec calme dans les tempêtes» qu’il traverse parfois (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2024-11/cef-assemblee-pleniere-automne-mgr-chevtchouk-ukraine.html).

 

Dans sa réponse, Mgr Chevtchouk a remercié l’Église de France pour avoir ouvert les cœurs, les maisons et les églises, les paroisses et les monastères à des dizaines d’Ukrainiens qui fuyaient la guerre. Il a exprimé sa reconnaissance «pour l’extraordinaire élan de solidarité» à l’égard des Ukrainiens «qui ne faiblit pas et s’amplifie chaque jour: témoignage d’une solidarité humaine et chrétienne, sociale et humanitaire, diplomatique et informationnelle». Il a ainsi salué tout particulièrement l’Œuvre d’Orient et son directeur Mgr Pascal Gollnisch pour les nombreuses visites en Ukraine, leur travail dévoué et l’aide considérable apporté aux Ukrainiens. Le chef des gréco-catholiques a expliqué pourquoi les Ukrainiens résistaient autant, en confiant le message des jeunes ukrainiens : «Nous avons la force de résister précisément parce qu’il y a des choses, des valeurs, sans lesquelles la vie perd son sens. Pour nous, ces valeurs sont la dignité et la liberté, et sans elles, la vie ne vaut pas la peine d’être vécue». «Je suis un témoin d’espérance parmi vous !, a poursuivi Mgr Chevtchouk. L'Ukraine est blessée, mais elle n’est pas vaincue! Elle est fatiguée, mais reste inébranlable et résiliente! L'Ukraine est debout, l'Ukraine se bat, l'Ukraine prie!» Poursuivant, il a affirmé: «Nous sommes debout parce que des millions de personnes du monde entier prient pour nous et nous soutiennent. Nous combattons parce que le bien et la vérité ont leur propre force divin et – que le mal, le mensonge et la mort n'auront jamais le dernier mot. Nous vivons parce que nous ne sommes pas seuls!» (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2024-11/cef-assemblee-pleniere-automne-mgr-chevtchouk-ukraine.html).

 

Les évêques de France évoqueront également les enjeux de la mission pour l’Église avec l’intervention des trois mouvements scouts (Scouts et Guides de France, Scouts d’Europe, Scouts Unitaires de France) mais aussi le témoignage d’évêques africains comme l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Fridolin Ambongo qui aborderont les relations entre l’Église en France et l’Église en Afrique, dont l’objectif est de renforcer les partenariats existants et de les élargir. Il est notamment question pour les diocèses français d’accueillir des prêtres, des religieux et des religieuses, et de développer de nouvelles relations avec les États africains (https://www.rcf.fr/articles/actualite/synode-relations-avec-leglise-en-afrique-ukraine-les-sujets-abordes-par-les). Pour Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France (CEF) et archevêque de Reims, il faut reprendre «dans une vision plus ample» les nombreux partenariats existant entre les diocèses français et africains. Aujourd’hui, ce n’est plus l’Église de France qui envoie des missionnaires en Afrique mais le contraire. De plus, précise-t-il dans une lettre adressée au pape François pour présenter les travaux à venir, «les États africains et leurs populations aspirent à d’autres relations avec la France que celles qui ont pu exister jusqu’ici» (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2024-11/cef-assemblee-pleniere-automne-mgr-chevtchouk-ukraine.html).

 

Un temps de travail sur la mission de l’Église aujourd’hui comprendra un retour sur le synode avec les six évêques français qui y ont participé, ainsi qu’avec le cardinal Fridolin Ambongo. Il sera question d’œcuménisme avec le pasteur Christian Krieger président de la Fédération protestante de France et le métropolite Dimitrios. Autre sujet abordé par les membres de l’épiscopat : la lutte contre les violences sexuelles et l’accompagnement des personnes victimes majeures, dont l’objectif est de faire le point sur les avancées en matière de reconnaissance et de reconstruction des victimes adultes, et un document sera publié pour présenter les mesures prises dans le traitement des plaintes reçues et leur suivi (https://www.rcf.fr/articles/actualite/synode-relations-avec-leglise-en-afrique-ukraine-les-sujets-abordes-par-les). Sur la question des abus, le président de la CEF regrette que l’accompagnement des personnes victimes d’agressions sexuelles à l’âge adulte ne soit pas encore tout à fait au point. «Il est vraisemblable que nous ne pourrons que faire état de nos travaux» souligne-t-il dans sa lettre au pape (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2024-11/cef-assemblee-pleniere-automne-mgr-chevtchouk-ukraine.html).

 

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Publié le 4 Novembre 2024

Alexis Boisselier et Constance Cabouret pour Ouest-France.fr nous montre ce lundi 4 novembre que mardi 5 novembre, des millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour la présidentielle américaine. À un jour du scrutin, alors que Donald Trump et Kamala Harris ont multiplié les meetings ce week-end dans les états clés, impossible de savoir qui du candidat républicain ou de la candidate démocrate sera élu(e) 47e président(e) des États-Unis. «Notre campagne n’a pas consisté à être contre quelque chose, mais à être pour quelque chose». Dans le Michigan ce week-end, Kamala Harris a affiché une vision optimiste de l’avenir, à l’inverse de son rival républicain. De son côté, Donald Trump, qui a longtemps contesté les résultats de 2020 et n’a jamais reconnu sa défaite électorale face à Biden, a réaffirmé qu’il «n’aurait pas dû quitter» la Maison Blanche. Il a également qualifié le Parti démocrate de «démoniaque» et a laissé entendre que cela ne le dérangerait pas si des journalistes étaient abattus (https://www.sudouest.fr/international/etats-unis/elections/direct-presidentielle-americaine-j-1-kamala-harris-a-vote-par-correspondance-donald-trump-toujours-plus-sombre-22022171.php).

 

Comme le montre courrierinternational.com (https://www.courrierinternational.com/stories/etats-unis-trump-sape-l-uvre-de-jesus-ces-chretiens-qui-prechent-pour-kamala-harris_224030) de la Pennsylvanie à l’Arizona, en passant par la Californie et la Géorgie, à l’aube de l’élection présidentielle, des chrétiens démocrates sillonnent les États-Unis avec une mission : répandre la foi, l’espérance et l’amour. Et surtout, tenter de faire basculer du côté de Kamala Harris les évangéliques désorientés par “le profond manque de vertu chrétienne de Trump”. Le magazine américain Rolling Stone raconte le périple de ces chrétiens plus particulièrement ceux de Vote Common Good, dirigé par le pasteur évangélique progressiste Doug Pagitt qui prêchent la bonne parole pour aider la candidate démocrate à grignoter des voix, notamment auprès des fidèles en crise politique existentielle. Le scrutin s’annonce plus serré que jamais comme en Géorgie. Aucune voie n’est donc à négliger.

 

Les 50 millions d'Américains catholiques forment la première communauté confessionnelle du pays, soit 20% de la population. Selon le Pew Research Center, une petite majorité (52%) prévoit de voter pour Donald Trump, dont le colistier J.D. Vance est catholique. Kamala Harris, qui s'est opposée avec l'Église catholique sur le thème de l'avortement, semble porter moins d'importance à cet électorat. Contrairement à Donald Trump, elle ne s'est pas rendu au dîner de l'Alfred E. Smith Memorial Foundation, un événement caritatif catholique prisé des candidats à la Maison Blanche (https://www.bfmtv.com/international/amerique-nord/etats-unis/elections-americaines/election-americaine-2024-kamala-harris-ou-donald-trump-a-qui-le-vote-des-minorites-ira-t-il_AN-202411030046.html).

 

Hier, la démocrate Kamala Harris a prononcé son discours de clôture pour la présidence américaine dans une église historiquement noire et devant des Américains d'origine arabe dans le Michigan. «En seulement deux jours, nous avons le pouvoir de décider du sort de notre nation pour les générations à venir», a déclaré Harris aux paroissiens de la Greater Emmanuel Institutional Church of God in Christ à Détroit. «Nous devons agir. Il ne suffit pas de prier, il ne suffit pas de parler.» Plus tard, lors d'un rassemblement à East Lansing, dans le Michigan, elle s'est adressée aux 200 000 Américains d'origine arabe de l'État, commençant son discours par un clin d'œil aux victimes civiles des offensives israéliennes à Gaza et au Liban. «Cette année a été difficile, compte tenu de l’ampleur des morts et des destructions à Gaza, ainsi que des victimes civiles et des déplacements de population au Liban. C’est dévastateur. En tant que présidente, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour mettre fin à la guerre à Gaza», a déclaré Harris sous les applaudissements (https://www.dawn.com/news/1869760/harris-appeals-to-christians-and-arab-americans-trump-embraces-violent-rhetoric).

 

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Publié le 3 Novembre 2024

José Manuel Vidal nous montre ce dimanche 3 novembre 2024 que dans ses vœux après l'Angélus, le pape François a une fois de plus rappelé, comme il l'avait fait lors de l'Angélus de vendredi dernier, les victimes de Dana : «Continuons de prier pour Valence et d'autres villes d'Espagne qui souffrent tant ces jours-ci. Est-ce que je fais pour les habitants de Valence ? Est-ce que je prie, est-ce  que j'offre quelque chose ?» Le pape François a également une fois de plus rejeté la guerre comme méthode de résolution des conflits. "Que les armes se taisent et laissent l'espace au dialogue", a-t-il proclamé.

 

C'est la troisième fois que le pape exprime sa solidarité aux personnes touchées par les inondations, après que vendredi dernier, après l'Angélus de la Fête des Morts, il leur a exprimé sa "proximité" et les a exhortés à prier "pour la population de la péninsule ibérique, en particulier de la Communauté valencienne". La veille, le pape François avait envoyé un message dans une vidéo adressé à l'évêque de Valladolid et président de la Conférence épiscopale espagnole, Mgr Argüello.

 

Avant cela, dans sa catéchèse depuis la chaise de la fenêtre, le pape François revient sur le passage de l'Évangile, dans lequel le scribe interroge Jésus sur «le premier des commandements» et Jésus lui répond, sans hésitation : «L'amour de Dieu et l'amour du prochain». C’est pour cette raison que le pape conclut que «c’est là le cœur de la vie chrétienne». Et c’est pourquoi «sur votre chemin, ce qui compte, ce ne sont pas les pratiques extérieures, comme les holocaustes et les sacrifices (v. 33), mais la disposition du cœur avec laquelle vous vous ouvrez à Dieu et à vos frères dans l’amour» (https://www.religiondigital.org/vaticano/Papa-pregunta-preguntarse-Dios-projimo-evangelio-mandamiento-domingo_0_2721627815.html).

 

Enfin, vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-11/lettre-anniversaire-administration-estonie-jourdan.html) nous montre que le pape François écrit à l'évêque de Tallinn, Philippe Jourdan, à l'occasion du 100e anniversaire de la création de l'Administration apostolique d'Estonie qui «commémore l'espérance inébranlable et la confiance en Dieu à travers des décennies de souffrance, d'occupation, d'oppression». Le pape espère que ce centenaire sera «une occasion de renouveau spirituel dans votre pays, suscitant un sens renouvelé du zèle pour l'évangélisation, en particulier auprès des jeunes».

 

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