Publié le 9 Octobre 2024

katholisch.de nous montre ce mercredi  9 octobre 2024 que Lorsque les paroisses d’autres parties du monde n’ont pas de prêtre, elles recherchent une personne capable d’assumer un rôle de leadership. Le pape François l'a souligné lors d'une petite conversation qu'il a eue avec des jésuites à Bruxelles. La revue jésuite «Civilta Cattolica» a publié les détails de la conversation le 28 septembre dans son dernier numéro.

 

Lorsqu'on lui a demandé comment il voyait l'avenir des paroisses sans prêtres dans une société sécularisée, le pape a répondu que la communauté était plus importante que le prêtre. Il a ajouté qu'il y a aussi des religieuses, par exemple, qui assument ce rôle de leadership. Le pape a déclaré : "Je pense à une congrégation péruvienne de sœurs qui ont leur propre mission spécifique : elles vont là où il n'y a pas de prêtre. Elles font tout : elles prêchent, elles baptisent..." Si finalement un prêtre est envoyé, elles vont ailleurs, a dit le pape François.

 

Face à l’importance de plus en plus décroissante de l’Église en Europe, le pape François a mis en garde contre la confusion entre évangélisation et mission obligatoire. "Pour l'amour de Dieu, ne confondez jamais évangélisation et prosélytisme !", a répondu le pape François à la question d'un jésuite sur la manière de gérer la sécularisation de la société. La sécularisation est un phénomène complexe et il est du devoir des croyants d’entrer en dialogue avec ceux qui les entourent – ​​«avec témoignage, service et foi», a déclaré le Pape. Les chrétiens doivent être ouverts à un tel dialogue et au service de leurs homologues. Mais dans l’Église, cette ouverture est souvent entravée par le cléricalisme, a ajouté le pape François. "Là où il y a du cléricalisme, il n'y a pas de service."

 

Tandis que dans katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/56632-schoenborn-keine-zeit-fuer-spektakulaere-reformen-bei-weltsynode) nous montre que le cardinal viennois Christoph Schönborn a limité les attentes en matière de réforme lors du synode mondial. Pour le moment, le temps n'est pas venu pour des «réformes spectaculaires», a déclaré l'archevêque de Vienne dans une vidéo publiée par l'archidiocèse de Vienne. Les réunions visent plutôt à s’écouter les uns les autres. Le synode est une «école de patience» ainsi que de volonté d’apprendre les uns des autres.

 

Schönborn a décrit la réunion synodale de cette année à Rome «​​comme nettement plus synodale que la première». Le synode a ralenti cette année, a déclaré Schönborn. Ceci est précieux car le processus prend du temps. Cela inclut également le lâcher prise, dit Schönborn. L’Europe doit lâcher prise – «en tant qu’Église, mais aussi en tant que société». Il est frappant de constater que l’Europe joue un rôle secondaire dans le synode. Un examen des listes d'orateurs jusqu'à présent montre que la grande majorité des évêques, des laïcs et des religieuses qui ont pris la parole viennent du Sud, a déclaré Schönborn. "L'Europe ne parle pas beaucoup." Le catholicisme en Afrique, par exemple, est «printanier, on sent que ces églises sont vivantes», a déclaré Schönborn.

 

Enfin dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/luis_miguel_modino-_misionero_en_brasil/Asamblea-Sinodal-Jugar-quedarse-entrenamiento_7_2714198561.html), Luis Miguel Modino, envoyé spécial au Synode de la Synodalité, nous montre que la deuxième session de l'Assemblée synodale du Synode sur la synodalité, qui s'est tenue dans la salle Paul VI du Vatican, continue de débattre des relations. Sheila Pires a insisté sur la nécessité d'une plus grande participation des laïcs, car leur présence est essentielle et ils coopèrent pour le bien de l'Église. Pires a souligné la proposition faite de consulter le Peuple de Dieu sur l'aptitude des candidats au sacerdoce et à l'épiscopat, et qu’il a été question de confier aux femmes le ministère de l'écoute, car «les femmes savent écouter, elles écoutent différemment». Enfin, il faut impliquer davantage les femmes dans un monde divisé et déchiré par la guerre. Pour sa part, le préfet du Dicastère pour la Communication, Paolo Ruffini, a évoqué la nécessité de contacter les jeunes à travers la pastorale numérique et de faire participer les jeunes au discernement ecclésial dans la pastorale des jeunes.

 

Pour approfondir ces questions et d'autres liées au chemin synodal, l'archevêque de Nampula et président de la Conférence épiscopale du Mozambique, Mgr Inácio Saúre, l'archevêque de Puerto Montt (Chili) a participé à la conférence de presse du 9 octobre, et a parlé de la répartition des dons entre les êtres humains et entre les Églises dans une Église synodale et de l'importance de la connaissance réciproque entre l'Église catholique et l'Église orientale, qui a beaucoup à nous apporter dans cette répartition des dons. Luis Fernando Ramos a souligné l'importance des laïcs et souligné l'importance des rôles de responsabilité pour qu'ils soient imprégnés des critères de la synodalité, et le diacre permanent du diocèse de Gand (Belgique), Geert De Cubber a souligné que «mon expérience de la synodalité commence à la maison» et qu’on essaie de mettre en pratique la synodalité dans la Pastorale des Jeunes, de faire travailler la synodalité avec les jeunes, chose faite avec tous les diocèses qui cherchent comment bouger en avant en tant qu'Église synodale.

 

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Publié le 8 Octobre 2024

vaticannews.va nous montre que lors du point presse sur les travaux du synode ce mardi 8 octobre 2024, Paolo Ruffini a fait part des résultats de la collecte mise en place la veille auprès des participants à l'assemblée : 32 000 euros ont été donnés par les participants au Synode et 30 000 autres ont été offerts par l’Aumônerie Apostolique. Le cardinal a précisé que le montant total de 62 000 euros a été remis par l'intermédiaire de la nonciature apostolique de Jérusalem et qu'il est déjà à la disposition du curé de l'église de la Sainte Famille à Gaza, le père Gabriel Romanelli. En outre, Paolo Ruffini a annoncé que la partie centrale de la matinée, en présence de 350 personnes dans la salle Paul VI, était consacrée à l'élection de 7 des 14 membres de la Commission pour la rédaction du Document final. Après le vote de la Commission, a poursuivi Paolo Ruffini, ce fut le tour des rapports par tables linguistiques.

 

Sheila Pires, secrétaire de la Commission pour l'information, a ensuite rapporté que sur 18 interventions libres sur le thème de l'initiation chrétienne, plusieurs intervenants ont exprimé le besoin de se concentrer sur les relations, sur la conversion relationnelle, et «certains ont souligné la nécessité de guérir les relations blessées par les scandales dans l'Église, à commencer par les abus, en insistant sur l'importance de la confiance pour renforcer le chemin synodal», «Certains ont proposé un approfondissement du diaconat pour renouveler l'Église, tandis que d'autres ont insisté sur l'ecclésiologie du peuple de Dieu et sur l'importance de la charité et de la mission», et Sheila Pires appuie que «nous devons être charitables, comme l'enseigne l'Évangile, en particulier avec ceux qui sont marginalisés, non désirés et qui se sentent parfois exclus même de l'Église» et que l'assemblée, «doit parler de la participation des femmes au leadership de l'Église». Enfin, conclut-elle, «on a également relevé dans l'Instrumentum laboris une mention insuffisante de certaines réalités ecclésiales, de certains mouvements, alors que leur importance dans la vie de l'Église devrait être soulignée». Et encore, «il a été demandé que dans les documents de l'Église, y compris ceux du Synode, un langage compréhensible par tous soit utilisé».

 

Trois des 21 cardinaux nommés dimanche dernier par le pape François ont déclaré aux journalistes qu'il était nécessaire que l'Église abandonne le style «pyramidal» pour un style «synodal». Mgr Ignace Bessi Dogbo, l’archevêque d’Abidjan, a voulu insister précisément sur le sacrement du baptême et a évoqué l'importance de l'écoute mutuelle et des relations qui se vivent dans la Salle Paul VI pendant le synode, Mgr Tarcisio Isao Kikuchi, archevêque de Tokyo au Japon, a également parlé de l'écoute, en s'attardant sur son expérience au Japon et pour lui l'objectif commun est de «chercher, trouver et construire un terrain commun dans le sillage de la synodalité», et Mgr Jaime Spengler, archevêque de Porto Alegre au Brésil a déclaré qu'il fallait abandonner le style «pyramidal» pour un style «synodal». Cela ne doit pas se traduire par des actions basées uniquement sur le «consensus», car même dans le cadre d'un «discernement commun, il y a toujours quelqu'un qui doit prendre les décisions finales».

 

Les trois futurs cardinaux, originaires de trois régions très différentes du monde, ont été invités à identifier un trait d'identité de leurs communautés. Tous ont convenu qu'ils adhéraient à l'idéal synodal de «l'échange de dons». Mgr Kikuchi, évoquant un changement de paradigme selon lequel les «périphéries» mentionnées par le pape François font désormais partie intégrante du continent européen. Mgr Bessi Dogbo, pour sa part, a revendiqué la richesse «spirituelle» des diocèses africains, où «la foi est vécue avec joie». Le futur cardinal Spengler a ensuite souligné la contribution des migrants «allemands, italiens, polonais, ukrainiens et japonais», entre autres, au processus d'évangélisation de l'Amérique latine. Ils ont souvent été «trompés», ils ont «souffert», mais ils possédaient «une très belle valeur: la détermination».

 

L'archevêque de Porto Alegre a également répondu à quelques questions concernant l'Amazonie et la possibilité de créer un rite spécifique pour les communautés autochtones où «des mois, voire des années, s'écoulent sans célébration eucharistique». Le futur cardinal Spengler a rappelé la «dignité» des fidèles indigènes dans l'accomplissement des offices traditionnels. «Une valeur que nous ne voyons parfois plus dans nos messes, aussi solennelles soient-elles». Enfin, Mgr Jaime Spengler a été interrogé sur la question «sensible» du célibat des prêtres. «Il y a un besoin de franchise et d'ouverture», a-t-il déclaré. Partant de l'expérience du diaconat permanent, le futur cardinal a conclu: «Peut-être qu'à l'avenir, ces hommes pourront être ordonnés prêtres pour une communauté spécifique». Comment ? «Je ne sais pas, mais nous pouvons l'aborder en tenant compte des aspects théologiques et des signes des temps».

 

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Publié le 7 Octobre 2024

katholisch.de nous montre ce lundi 7 octobre 2024 que le Synode mondial au Vatican a entamé lundi sa deuxième semaine de travail. Selon le cardinal Jean-Claude Hollerich, l’une des questions à venir consistera à surmonter les structures de pouvoir pyramidales au sein de l’Église. Dans son bref discours d'introduction lundi matin, l'archevêque de Luxembourg a déclaré que la question était "que faut-il faire pour rendre les relations au sein de l'Église plus transparentes et plus harmonieuses afin que notre témoignage devienne plus crédible". Par ailleurs, les synodaux sont invités à répondre à la question : «Quelles étapes l'Esprit Saint nous invite-t-il à franchir pour passer d'un exercice pyramidal de l'autorité à une forme synodale ?»

 

Hollerich a appelé les personnes présentes à ne pas répondre aux questions de manière trop abstraite ou trop pragmatique. "Le peuple de Dieu attend de nous que nous lui fournissions des conseils et des suggestions sur la manière dont cette vision peut être vécue et mise en œuvre en termes concrets." Le document de travail fait des suggestions, mais celles-ci ne constituent pas encore des lignes directrices définitives. Il reste maintenant à le formuler. En particulier, la question est de savoir comment «l’harmonie, la communion et la réciprocité entre le sacerdoce de tous les baptisés et le sacerdoce ministériel peuvent être promues et préservées». Hollerich a appelé les membres du synode à faire sans crainte des propositions concrètes. Celles-ci devraient ensuite être adaptées par chaque église locale à leurs circonstances respectives.

 

religiondifigital.org (https://www.religiondigital.org/luis_miguel_modino-_misionero_en_brasil/Asamblea-Sinodal-sinodalidad-vivendi-Iglesia_7_2713598627.html ) nous montre aussi qu’aujourd’hui  l'Assemblée synodale a franchi une nouvelle étape avec le début des travaux sur un nouveau module, des quatre dans lesquels est divisé l'Instrumentum laboris, celui des relations, la Sala Stampa a accueilli une nouvelle réunion avec les membres de l'Instrumentum laboris. En l'occurrence l'archevêque de Bombay, le cardinal Oswald Gracias, qui a souligné l'énorme apport sur ces questions dans le monde asiatique, il a souligné que l'Église doit construire des ponts, c'est pourquoi la relation avec les autres religions est importante, il a aussi appelé à continuer à avancer et à porter du fruit pour revitaliser l'Église, et a également souligné les contributions des délégués fraternels, membres d'autres Églises, dans l'assemblée.

 

Puis, l'évêque Gintaras Grusas, archevêque de Vilnius, qui a insisté sur le fait que le Synode est plus que quelque chose de bureaucratique, Il a également souligné l'importance de la prière personnelle, de l'amour entre les Églises, avec celles qui sont en difficulté, faisant référence à la proximité de l'Église européenne avec l'Église d'Ukraine et de Gaza, appelant à «prier pour le miracle de la paix», et il ajoute que les liens se renforcent, ce qui «aide à comprendre ce que signifie être Église, marcher ensemble comme baptisés qui ont une mission», et SoeurMarie Thérèse Barron, qui juge nécessaire d'écouter la volonté de Dieu, apprend à respecter les divergences, et elle a souligné qu'il ne faut pas convaincre les autres d'accepter ce que nous croyons et que l'Église peut mieux écouter ceux qui sont exclus, Mieux encore, «la synodalité est le modus vivendi d'une Église qui vit en mission», insistant sur le fait que le défi est de tendre la main à ceux qui ne sont pas entendus.

 

À la question de savoir quelle place les femmes peuvent occuper dans l'Église aujourd'hui, sœur Barron a répondu: «il y a beaucoup de possibilités et d'opportunités de leadership, mais elles doivent être explorées et évaluées». Cela dépend aussi de la pratique, car dans certains pays, il peut y avoir des femmes dirigeantes dans l'Église et dans d'autres non, a-t-elle affirmé, sans évoquer le ministère ordonné. Le cardinal Gracias a indiqué qu'au cours des trois derniers conseils des cardinaux, le rôle des femmes dans l'Église d'un point de vue théologique et pastoral a été discuté. En ce qui concerne les ministères, les charismes et les vocations, Mgr Grušas a souligné que les rôles des laïcs et des familles peuvent être remplis différemment selon les lieux, et que les rôles des hommes et des femmes doivent être appréciés à leur juste valeur. Enfin, le cardinal Gracias a précisé qu'il existe deux groupes de réflexion sur la figure de l'évêque, l'un sur le rôle et l'autre sur le processus de nomination (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2024-10/synode-7-octobre-briefing-ecouter-souffrance-paix-femmes.html).

 

À leurs côtés, les habitués Paolo Ruffini qui a souligné le moment de prière et de solidarité avec les peuples du Moyen-Orient lors de la Journée de prière et de jeûne, convoquée par le pape François pour ce 7 octobre, en cherchant ce qui nous unit pour la paix et il a également rappelé la présence à l'Assemblée synodale de 9 cardinaux nommés par le pape, mère María Ignacia Angelini, qui a appelé à une conversion des relations pour passer d'un modèle pyramidal à un modèle synodal, Sheila Pires qui a rappelé le nouveau module a entraîné un changement de membres dans les cercles mineurs, dans les tables rondes, qui élisent le rapporteur, le secrétaire est préalablement choisi par le Secrétariat du Synode, et Cristiane Murray.

 

Enfin, dans une lettre aux catholiques du Moyen-Orient, le pape François a fustigé les grandes puissances pour leur inefficacité à obtenir un cessez-le-feu dans la région. «Il y a un an, la mèche de la haine a été allumée. Elle ne s’est pas éteinte, mais s’est embrasée dans une spirale de la violence» rendue possible par «l’incapacité honteuse de la communauté internationale et des pays les plus puissants à faire taire les armes et à mettre fin à la tragédie de la guerre», a écrit le souverain pontife (https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/en-direct-guerre-au-proche-orient-israel-commemore-lattaque-du-7-octobre-20241007_XYIVTEB4VVBXFMJOJTD7DFKDIU/).

 

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Publié le 6 Octobre 2024

L’AFP nous montre que le pape François a demandé dimanche une fois de plus un "cessez-le-feu immédiat" au Proche-Orient ainsi que la libération des otages israéliens détenus par le Hamas, la veille du premier anniversaire de l'attaque du Hamas contre Israël qui a déclenché la guerre à Gaza.

 

Le souverain pontife a invité la communauté internationale à faire en sorte qu'il "soit mis fin à la spirale de la vengeance et que les attaques, comme celle commise par l'Iran il y a quelques jours, ne se répètent plus car elles peuvent entraîner cette région dans une guerre encore plus grande".  "Toutes les nations ont le droit d'exister en paix et en sécurité. Leurs territoires ne doivent pas être attaqués ou envahis. La souveraineté doit être respectée et garantie à travers le dialogue et la paix", a conclu le pape qui a demandé à de nombreuses reprises un cessez-le-feu, la libération des otages israéliens et une aide humanitaire accrue pour les Palestiniens. Le pape a par la suite présidé dans l'après-midi une prière pour la paix dans la basilique Sainte Marie Majeure, déplorant dans son homélie "un monde en danger" dans une période "ravagée par les guerres".

 

L'attaque sans précédent du 7 octobre 2023 contre Israël par des militants palestiniens du Hamas a entraîné la mort de 1205 personnes, principalement des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels israéliens qui comprennent les otages tués en captivité. L'offensive militaire lancée par Israël en représailles a tué au moins 41 825 personnes dans la bande de Gaza, dont une majorité de civils, selon les chiffres fournis par le ministère de la Santé du territoire contrôlé par le Hamas, jugés fiables par l'ONU.

 

francebleu.fr (https://www.francebleu.fr/infos/politique/le-pape-francois-va-ordonner-21-nouveaux-cardinaux-venus-du-monde-entier-9004009) nous montre que le pape François a aussi annoncé ce dimanche la création de 21 nouveaux cardinaux venant du monde entier, lors d'un consistoire qui se tiendra le 8 décembre, insistant sur le "lien indissoluble entre le siège" du Vatican et "les Églises particulières dans le monde". Une décision inattendue qui influencera le choix de son successeur le moment venu. Le Vatican a par la suite publié la liste des noms des nouveaux cardinaux et leur provenance.

 

Cinq des nouveaux cardinaux proviennent de cinq pays d'Amérique latine, tandis que les autres proviennent de pays aussi divers que l'Indonésie, le Japon, la Serbie, le Canada, les Philippines, l'Inde, la Côte d'Ivoire, la Belgique ou l'Ukraine. Ce dernier, Mgr Mykola Bychok, né à Ternopil, actuellement archevêque de Melbourne en Australie et âgé de 44 ans, sera le plus jeune des nouveaux cardinaux. L'Italie se taille la part du lion avec quatre nouveaux cardinaux, même si trois seulement pourront voter lors d'un prochain conclave. Le quatrième, né en 1925, a déjà dépassé la limite d'âge de 80 ans pour élire un pape. Parmi eux, le dominicain Timothy Radcliffe, l’archevêque de Téhéran-Ispahan, Mgr Dominique Mathieu, et la France est représentée par l'archevêque d'Alger, Mgr Jean-Paul Vesco, selon la liste du Vatican (https://www.rts.ch/info/monde/2024/article/le-pape-francois-cree-21-nouveaux-cardinaux-venant-du-monde-entier-28653794.html).

 

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Publié le 5 Octobre 2024

katholisch.de nous montre ce samedi 5 octobre 2024 qu’au quatrième jour de la dernière série de synodes mondiaux, les participants ont examiné les crises dans le monde, en particulier le conflit du Moyen-Orient.

 

L'évêque maronite de Batroun au Liban, Mounir Khairallah, a décrit la situation désespérée dans son pays, où le conflit fait rage depuis 1975. Même après presque 50 ans, on ne comprend toujours pas qu’il ne s’agit pas d’un conflit religieux entre musulmans et chrétiens, dont la coexistence est en réalité exemplaire. Mais désormais, les intérêts politiques et économiques prédominent, selon l'évêque des Maronites, la plus grande communauté chrétienne du Liban. "La liberté ne compte plus lorsque ces intérêts prennent le dessus." Son peuple souffre des conséquences des conflits et des guerres ainsi que de la haine et de la vengeance. Il place cependant ses espoirs dans la diplomatie vaticane, a déclaré l'ecclésiastique. Concernant le conflit du Moyen-Orient, Khairallah a critiqué le rejet de certains hommes politiques israéliens d'une solution à deux États avec la Palestine, qui permettrait aux deux peuples de vivre ensemble en paix. Dans le même temps, il a souligné que de nombreuses personnes en Israël sont attachées à la paix. Il a appelé la communauté internationale à s'élever contre la manipulation politique et à défendre les droits des peuples opprimés. C'est aussi un message général du Synode mondial. "Arrêtez la haine et la guerre. Créons la paix pour nos enfants et les générations futures", a déclaré l'évêque.

 

Mgr Launay Saturné a livré son témoignage sur Haïti dans une insécurité permanente soulignant que Ceux qui devraient ramener l'ordre et la paix ont jusqu'à présent failli à leurs responsabilité» et parlant respect de la dignité de la personne humaine qui «est loin d'être une réalité ici». Il a rappelé le dernier «massacre» en date, le 3 octobre, qui a fait soixante-dix morts, de nombreuses maisons incendiées et beaucoup de personnes déplacées. Des bandes armées en sont les auteurs, «elles l'ont même annoncé, a déclaré le prélat, mais rien n'a été fait pour l'empêcher. Nous sommes désespérés». Dans la capitale, 70% de la population est contrainte de fuir, a encore dénoncé Mgr Saturné, soulignant l'impact négatif sur la vie des jeunes et la mission de l'Église. L'évêque a expliqué que même d'un point de vue économique, il n'y a pas eu de progrès au cours des cinq dernières années, que le pays est coupé en deux sans possibilité de communication entre le nord et le sud, et qu'il n'y a pas assez de stabilité pour préparer les élections (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2024-10/compte-rendu-briefing-presse-synode-5-octobre.html).

 

Mgr Pablo Virgilio S. David, évêque de Kalookan, membre de la Commission d'information du Synode, lors du briefing, a rendu compte de la consultation continentale avec les pasteurs qui s’est déroulée entre les deux sessions annuelles du synode. L’évêque a rappelé quelques données pour souligner la hausse des flux en provenance des campagnes et qu’ainsi les paroisses deviennent donc de plus en plus missionnaires. Une caractéristique qui devra d'une certaine manière être mise en œuvre même dans une société complètement différente comme, par exemple, au Canada. Catherine Clifford, l'un des témoins du processus synodal, a l’a mentionné aux journalistes: «Nous constatons que le Sud global joue un rôle de plus en plus central dans nos conversations», a-t-elle admis. L'important, a-t-elle ajouté, est de faire comprendre que malgré les nombreux défis démographiques et la baisse de fréquentation des églises, «l'Église ne disparaît pas» (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2024-10/compte-rendu-briefing-presse-synode-5-octobre.html).

 

Le synode de samedi a également souligné l'importance de l'œcuménisme et critiqué un eurocentrisme qui n'est plus couvert par le nombre de membres. En ce qui concerne les causes de la guerre et de la fuite, le commerce mondial des armes, qui rend les conflits possibles, a été dénoncé. On a dit que les exportations d’armes enrichissaient les individus tout en privant les autres de leurs moyens de subsistance. Nous devons écouter le cri des pauvres, les inclure en tant que sujets et non en tant que simples bénéficiaires. C'est l'un des points qui est revenu le plus souvent dans les échanges de vendredi. «Le chemin nous est montré par les derniers, nous devons écouter le cri de la terre et des peuples». Sheila Pires, responsable des communications du Synode mondial, a souligné la nécessité de ne pas exclure les femmes qui souhaitent servir dans l'Église. «Les femmes doivent être entendues, en particulier celles qui défendent le sacerdoce ou représentent les préoccupations de la communauté LGBTQ+», a déclaré la Sud-Africaine. L'idée la plus répandue est que «les jeunes doivent respirer» et que les adultes doivent respirer avec eux, ce qui donnera probablement un sens complet et compréhensible à ce que l'on appelle la nouvelle évangélisation (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2024-10/compte-rendu-briefing-presse-synode-5-octobre.html).

 

Et avec un appel à toutes les religions à «condamner le fondamentalisme d'une seule voix» et un appel général à la paix, le Synode catholique mondial a entamé un court week-end de pause. Dimanche, le Synode mondial suspendra ses délibérations pendant une journée, mais le pape invite à prier pour la paix le lundi 7 octobre, premier anniversaire de l'attaque du Hamas contre Israël et du début de la guerre à Gaza. Après une journée de pause, le synode poursuivra ses délibérations et intégrera également les prières et le jeûne.

 

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Publié le 4 Octobre 2024

Salvatore Cernuzio dans vaticannews.va nous montre ce vendredi  4 octobre 2024, fête de Saint François d’Assise, la deuxième Congrégation générale s'est ouverte avec la lecture des rapports des cinq tables de langues ainsi que 36 interventions libres sur des sujets tels que les charismes, où il est précisé que «tous les charismes sont importants mais tous ne doivent pas être des ministères» et les ministères, où il a été demandé «d'approfondir l'étude de certains ministères, comme le ministère de la consolation» et «de ne pas perdre de vue la contribution des femmes dans le passé et dans le présent», les membres du Synode ont donc fortement insisté sur «l'égale dignité et la coresponsabilité de tous les baptêmes pour l'Église», et sur cette base, «l'inclusion des femmes, des laïcs et des jeunes dans les processus décisionnels de la vie ecclésiale», la liturgie qui peut devenir «un miroir de la synodalité», le dialogue avec les cultures et les religions afin de «développer une spiritualité synodale d'écoute active, de proximité, de soutien sans préjugés, même de ceux qui sont différents, de ceux qui ne nous mettent pas à l'aise», mais aussi d'«écouter plus profondément les personnes en situation de pauvreté et de souffrance et les personnes qui se sentent exclues de la société et de l'Église». D'où les divorcés, les marginalisés, les personnes homosexuelles

 

"L'avenir de l'Église dépend de la vitalité des laïcs. Mais cela ne diminue en rien la dignité du sacerdoce", a déclaré le chef du département de communication du Vatican, Paolo Ruffini, en citant les rapports des cinq groupes linguistiques de l'assemblée. Les contributions décrivaient comme une «lacune» le fait que les femmes dans l’Église étaient davantage considérées comme des consolatrices que comme des prédicatrices et ne pouvaient pas diriger une organisation. D’autres ont souligné qu’il y a des femmes qui se sentent appelées par Dieu à un ministère ordonné. Il a également été fait référence aux femmes missionnaires, y compris les laïques, qui dirigent des communautés entières (https://www.katholisch.de/startseite).

 

Pour Mgr Antony Randazzo, évêque australien, «une petite minorité, surtout en Occident, s’attache» à l'ordination des femmes mais estime scandaleux que «les femmes soient souvent ignorées dans l'Église». Quant au cardinal Lopéz Romero, il a rapporté l'expérience en Afrique d'«une religieuse qui a créé un mouvement d'échanges, de réflexions, sur la synodalité» et qui «à elle seule a fait plus que beaucoup de conférences épiscopales», et Mgr Matthieu Rougé a souhaité se concentrer davantage sur l’actuelle assemblée qui se déroule au Vatican.

 

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Publié le 3 Octobre 2024

Le cardinal Victor Fernandez, préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi (DDF), a annoncé le 2 octobre 2024 qu’un document magistériel sur le rôle de la femme dans l’Église était en préparation, car celui-ci n’est pas un sujet officiel du Synode sur la synodalité, qui a débuté à Rome. La question du diaconat féminin devrait être abordée Le grand rassemblement se penchera principalement sur les modes de gouvernance au sein de l’institution. Le document du DDF sera soumis au pape pour examen et approbation. Le cardinal Fernandez n’a pas donné d’informations sur le calendrier du projet.

 

Mais la question de la place des femmes suscite beaucoup d’attentes de la base des fidèles. Pour répondre peut-être à ces préoccupations, le DDF a décidé de rédiger un document sur ce thème. Une initiative annoncée par le cardinal Fernandez devant les quelque 350 participants au Synode réunis dans le cadre des cérémonies d’inauguration, au Vatican, rapporte le média allemand KNA. Le cardinal espagnol a précisé que les sujets suivants seraient traités : la nature du pouvoir sacramentel, la relation entre ce pouvoir et les ministères dans l’Église, l’origine des ministères ecclésiastiques, les ministères et fonctions ecclésiastiques sans ordination sacramentelle et les problèmes découlant d’une conception erronée de l’autorité ecclésiastique.

 

La question de l’accès au diaconat pour les femmes doit également faire l’objet d’un examen dans la perspective du futur document, a assuré le préfet de la DDF. Tout en soulignant qu’il n’envisageait pas pour l’instant une décision positive en ce sens. En mai 2024, en effet, à l’occasion d’une interview à la chaîne de télévision américaine CBS, le pape François avait exclu le diaconat féminin. Ceci alors que de nombreux précédents signaux indiquaient qu’il était plutôt en faveur de cette avancée.

 

Enfin dans domradio.de (https://www.domradio.de/artikel/hollerich-erwartet-schritt-nach-vorne-von-weltsynode), le cardinal Jean-Claude Hollerich a souligné que la deuxième session du Synode catholique mondial n'est ni une répétition ni une simple continuation de la première. Par rapport aux délibérations d’il y a exactement un an, il est important de «faire un pas en avant», a déclaré Hollerich mercredi dans la salle des audiences du Vatican. Le voyage, parfois ardu, a mis en lumière les différences au sein de l'Église – langue, culture, traditions, sexe, condition – et a amené les participants à «les reconnaître comme une richesse et un don de Dieu». L'expérience du pluralisme des cultures et la fécondité du dialogue entre elles est "une condition pour la vie de l'Église et non une menace pour sa catholicité", a déclaré Hollerich.

 

Le cardinal a également évoqué les dix groupes d'étude que le pape François a mis en place en février pour traiter en profondeur d'importantes questions théologiques pour lesquelles il n'y avait pas assez de temps en séance plénière. Avec la création de ces groupes, la mise en œuvre des recommandations du Synode a déjà commencé. Conformément à la volonté du pape, les groupes seraient composés de représentants de la Curie romaine ainsi que de pasteurs et d'experts de différents horizons, hommes et femmes, prêtres, religieux et personnes ayant des compétences professionnelles diverses. Ce sont de «véritables laboratoires de synodalité», souligne Hollerich.

 

Quant au jésuite Giacomo Costa il voit dans le synode une conversation spirituelle approfondie, tout en laissant toujours un espace ouvert, afin d'éviter de se retrouver «en cage», pour Mgr Riccardo Battocchio a insisté sur l'importance du pardon évoquant ensuite le rôle des théologiens au sein de l'assemblée, pour une religieuse mexicaine Sœur Palencia Gómez explique comment l'Assemblée permet à ses participants de marcher ensemble «en tenant compte de la réalité de ce monde» et sur le rôle des femmes dans l'Église, la religieuse a souligné les fruits déjà présents dans les différents contextes et continents, pou Mgr Daniel Ernest Flores, évêque de Brownsville (Texas), a expliqué que, depuis la première session synodale de 2023, beaucoup de choses ont mûri, il a également insisté sur l'importance du silence, et au centre de sa réflexion se trouve également la compréhension des perspectives locales et le cardinal Grech a confirmé que tous les membres de l'assemblée participeront aux initiatives de paix du pape François (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2024-10/debut-des-travaux-du-synode.html).  

 

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Publié le 2 Octobre 2024

L’Express.fr avec l’AFP nous montrent ce mercredi 2 octobre 2024 que le pape François a ouvert mercredi la seconde Assemblée générale d'un sommet mondial sur l'avenir de l’Église catholique qui durera jusqu'au 27 octobre, et dans lequel 368 personnes - religieux, évêques et laïcs dont des femmes - d'une centaine de pays débattront à huis clos au Vatican lors de l'Assemblée générale du Synode sur l'avenir de l’Église, un organe consultatif qui livrera ses conclusions au pape, lequel garde le dernier mot sur d'éventuelles réformes doctrinales, et l'un de ses principaux chantiers, sur fond de pressions sur la place des femmes et la lutte contre les violences sexuelles.

 

Cependant, certaines questions de société avaient alors suscité de fortes réticences, notamment chez une frange conservatrice de l’Église qui craint un dévoiement de la doctrine, conduisant le Synode à fermer la porte à certaines hypothèses, comme la possibilité pour les femmes de devenir diacres surtout après un tollé suscité fin 2023 par sa décision d'ouvrir les bénédictions aux couples de même sexe, c’est pour cela que le pape a confié les thèmes les plus sensibles du Synode à 10 groupes de travail qui rendront leurs conclusions en juin 2025. Ce ne sera pas simple pour l’évêque de Rome qui depuis son élection en 2013, l'évêque de Rome s'est attelé à réformer la gouvernance de l’Église, qu'il souhaite moins pyramidale et plus proche des fidèles, quitte à susciter de fortes résistances internes.

 

Lors d'une messe d'ouverture sur la place Saint-Pierre de Rome mercredi matin, Jorge Bergoglio a appelé les participants à ne pas transformer nos contributions en points à défendre ou en agendas à imposer, au risque de s'enfermer dans des dialogues de sourds. Ce sommet «n'est pas une assemblée parlementaire mais un lieu d'écoute en communion», a-t-il rappelé en guise de mise en garde aux participants, qui débuteront leurs travaux dans l'après-midi et rendront leurs conclusions le 26 octobre. Fruit d'une consultation des catholiques du monde entier pendant trois ans, cette réunion a été précédée mardi soir par une veillée pénitentielle lors de laquelle le pape a de nouveau demandé pardon et exprimé sa honte pour les violences sexuelles dans l’Église catholique.

 

Devant 2500 personnes réunies à la basilique Saint-Pierre de Rome, un baryton sud-africain agressé par un prêtre à l'âge de 11 ans a dénoncé le manque de transparence et de responsabilité de l’Église face à ces violences qui ont ébranlé la foi de millions de personnes. «Comment pourrions-nous être crédibles dans la mission si nous ne reconnaissons pas nos erreurs et ne nous penchons pas pour guérir les blessures que nous avons causées par nos péchés ?», a réagi le pape François. Parmi les sept cardinaux à demander pardon, l'Américain Seán O'Malley a confié sa honte et sa tristesse devant les violences qui ont volé l'innocence et profané le caractère sacré des personnes faibles et sans défense.

 

Sept cardinaux ont lu des textes d'explication que le pape avait rédigés pour ces sept nouveaux péchés. Premier de cette liste : le «péché contre la paix». Vient ensuite le «péché contre la création, contre les peuples indigènes, contre les migrants». C’est le cardinal Michael Czerny qui a demandé «pardon» et dit sa «honte». À quoi s'ajoutent le «péché d'abus» et le «péché contre les femmes, la famille, les jeunes» pour lesquels a demandé pardon le cardinal irlandais Kevin Joseph Farrell, en référence au scandale des religieuses abusées par des prêtres, notamment en Afrique. Cinquième péché évoqué, celui «de la doctrine utilisée comme des pierres à jeter», pour lequel le cardinal argentin Victor Manuel Fernandez a ainsi demandé «pardon» et dit sa «honte». Enfin, le «péché contre la pauvreté» et le «péché contre la synodalité, le manque d'écoute, de communion et de participation de tous» ont été cités (https://www.lepoint.fr/societe/contre-la-paix-les-femmes-les-migrants-le-pape-francois-et-l-eglise-catholique-definissent-sept-nouveaux-peches-02-10-2024-2571743_23.php).

 

Cette 16e Assemblée générale du Synode se distingue par un nouveau mode de fonctionnement qui se veut plus horizontal, notamment avec la première participation de laïcs et d'une cinquantaine de femmes qui ont depuis 2023 le droit de vote, une révolution pour cette institution créée par Paul VI en 1965. Elle intervient quelques jours après un voyage mouvementé du pape en Belgique lors duquel il a de nouveau fermement condamné les lois autorisant l'avortement et dénoncé les dérives du féminisme, s'attirant de vives critiques.

 

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Publié le 1 Octobre 2024

katholisch.de nous montre ce mardi 1er octobre 2024 que quelques jours avant le début de la deuxième session du Synode mondial, le pape François a rencontré les défenseurs de l'ordination des femmes lors d'une audience générale. La réunion a été organisée par la Conférence des Églises latino-américaines (CEAMA) pour «réfléchir à la question du ministère en faveur des femmes et faire entendre les voix d'autres parties du monde qui sont en voyage avec celles de l'Amazonie», a déclaré la co-directrice de la Conférence des Églises latino-américaines (CEAMA), Casey Stanton, dans National Catholic Reporter (lundi). Le groupe a voulu exprimer sa gratitude envers le Synode mondial, qui «a créé une manière de rêver ensemble sur ce qui est possible dans notre Église», a déclaré Stanton. «Nous avons poursuivi ce rêve d’un diaconat synodal prophétique.»

 

Il y a des femmes partout dans le monde qui exercent un ministère de nature diaconale dans les banlieues, a déclaré Stanton. Le pape François les a remerciés pour leur travail et, avec lui, les femmes présentes ont prié pour le pape et le synode. Stanton a considéré comme un signe positif que la vice-présidente du CEAMA, la franciscaine Laura Vicuña Pereira Manso, ait souligné que la porte n'était pas encore fermée, même après les déclarations négatives du pape sur l'ordination des femmes diacres. Pereira Manso a rencontré le pape François quelques semaines après qu'il s'est prononcé dans une interview contre l'ordination des femmes comme diacres et a souligné : «Une interview n'est pas la fonction d'enseignement de l'Église».

 

"Il continue d'être ouvert à cette conversation et reconnaît qu'il est vraiment important qu'il continue à avoir une attitude ouverte et à donner l'exemple de l'ouverture et de la rencontre en tant que pape", a déclaré Stanton. "Je pense qu'il veut que tous ses autres confrères évêques fassent de même." L’objectif du Synode mondial est maintenant d’établir cette structure d’ouverture dans toute l’Église. "C'est là l'invitation. Pouvons-nous continuer à construire une culture où cela est la norme ? Où nos évêques nous accueillent et où nous pouvons avoir une conversation honnête ?", a demandé Stanton. «Je pense que plus nous multiplions ce type de rencontres, plus la possibilité de diacres émergera.»

 

La deuxième et dernière session du synode sur le thème de la synodalité commence mercredi et dure jusqu'au 27 octobre. Le thème du diaconat des femmes, qui figurait dans un grand nombre de rapports soumis par les Églises locales, avait été divisé par le pape François en l'un des dix groupes d'étude qui rendront un rapport intermédiaire au début du mois d'octobre dans le synode, mais dont les résultats ne seront publiés qu'après la fin du synode seront disponibles. Ce spin-off a suscité de nombreuses critiques, notamment récemment lors de l'assemblée générale d'automne de la Conférence épiscopale allemande à Fulda par les évêques Georg Bätzing et Felix Genn, qui participeront au synode mondial.

 

Enfin, vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2024-09/deuxieme-assemblee-synode-debute-deux-jours-retraite.html) nous montre que le lundi 30 septembre, dans la nouvelle salle du synode au Vatican, se sont réunis les participants à la deuxième session du synode qui se déroulera tout au long du mois d’octobre. Lors de leur accueil, le cardinal Mario Grech a demandé à tous les participants de se laisser guider par l’Esprit Saint qui est «le protagoniste du synode» et souhaité que cette session soit une «Pentecôte renouvelée» pour l’Église. Tandis que mère Maria Ignazia Angelini s’est appuyée sur la figure de saint Jérôme, fêté le 30 septembre, pour rappeler la place que doit tenir l’Évangile dans la vie des fidèles. Devant les participants à la deuxième session du synode, l’ancienne abbesse de Viboldone a insisté sur l’attention du Christ envers tous ceux qu’il rencontre, particulièrement les plus petits.

 

Pour commencer, les participants sont invités à un temps de retraite spirituelle, inspirés par les méditations du dominicain Timothy Radcliffe.  katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/56437-prediger-stimmt-weltsynode-auf-kulturelle-graeben-ein) nous montre que le père dominicain anglais a encouragé les participants au Synode mondial au Vatican. Mardi, deuxième jour de réflexion avant le début des délibérations, il a déclaré : "Nous devons oser croire que la Divine Providence bénira abondamment ce synode. (...). Nous ne sommes pas là pour manger un maigre repas mais pour profiter de la haute cuisine du Royaume de Dieu". Il a décrit l'inclusion de toutes les cultures comme le plus grand défi. «C’est encore plus important que de surmonter l’opposition toxique entre traditionalistes et progressistes» et une polarisation étrangère au catholicisme. Faisant allusion à une histoire de la Bible, Radcliffe a demandé : «Comment pouvons-nous enrouler le filet avec les poissons de toutes les cultures du monde ? Comment le filet ne peut-il pas se briser ?» Le Maître Général de longue date de l'Ordre Dominicain mondial a poursuivi : «Nous vivons dans un monde multipolaire dans lequel de nombreuses personnes du Sud considèrent l'Occident comme décadent et condamné. Nous vivons dans un monde post-occidental.»

 

Radcliffe a également abordé la controverse au sein de l'Église sur la bénédiction des homosexuels. Lorsque le Vatican a approuvé cela l’année dernière avec le document «Fiducia supplicans», de nombreux membres du synode se sont sentis trahis. Mais l'Église ne peut devenir une communauté de confiance que si chacun «prend le risque de se faire confiance, même si nous avons été blessés», a souligné le pasteur et a poursuivi : «Nous espérons que ce synode portera du fruit avec la grâce de Dieu, même si nous ne pouvons pas prédire ce que ce sera et que ce ne sera peut-être pas ce que nous voulons. Radcliffe a longuement parlé du devoir du clergé de rendre des comptes à la base». Il a déclaré : «Un manque de transparence et de responsabilité corrompt le noyau de l'identité sacerdotale. La transparence de Pierre le pécheur est la base de son autorité. Il ne peut y avoir de dissimulation. Nous ne sommes pas censés révéler tous nos péchés, les confesser, mais au moins, nous ne devons pas être hypocrites. Le peuple de Dieu est prompt à tout pardonner, sauf l'hypocrisie».

 

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Publié le 30 Septembre 2024

Christopher White nous dans son article sur ncronline.org que le pape François a fermement condamné le 29 septembre l'usage disproportionné de la force militaire à des fins de représailles et a déclaré que toute nation qui viole ce principe est «immorale». «La défense doit toujours être proportionnée à l'attaque», a déclaré le pape François lorsqu'on l'a interrogé sur l'assassinat, le 27 septembre, du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah par les forces israéliennes au Liban, qui a mis la région au bord d'une guerre totale. Bien que le pape François ait déclaré ne pas connaître les détails de la situation, il a mis sa paume devant son visage tandis qu'un journaliste lui racontait l'escalade des événements au Moyen-Orient et mettait en garde contre les «tendances dominantes». Le pape a raconté qu'il téléphone quotidiennement à la paroisse catholique de Gaza et qu'on l'informe des derniers développements, y compris de la «cruauté» en cours. «Toute guerre est immorale», a déclaré le pape, «mais les représailles disproportionnées sont immorales».

 

Depuis plus d'une semaine, l'armée israélienne continue à bombarder le Liban, dans le but d'éradiquer le Hezbollah. Pour la première fois depuis le début des hostilités, l'État hébreu a frappé le cœur de la ville de Beyrouth ce lundi 30 septembre. À la suite de la mort de Hassan Nasrallah, le numéro deux du mouvement chiite Naïm Qassem s'est exprimé pour la première fois, affirmant être «prêt» si Israël lance «une offensive terrestre». Israël a déclaré aux États-Unis qu'il prévoyait une opération terrestre «limitée» au Liban qui pourrait commencer «immédiatement», a rapporté le Washington Post, citant un fonctionnaire américain. Depuis la capitale libanaise, le ministre des Affaires étrangères français appelle à « s'abstenir de toute incursion terrestre» (https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20240930-en-direct-isra%C3%ABl-frappe-le-centre-de-beyrouth-le-liban-la-syrie-et-l-iran-entament-leur-deuil-national).

 

Les remarques du pape ont été faites lors d'une brève conférence de presse de 20 minutes en vol, en route de retour vers Rome après un voyage du 26 au 29 septembre au Luxembourg et en Belgique, un voyage au cours duquel le pontife a été réprimandé à plusieurs reprises pour la gestion par l'Église catholique des abus du clergé et ses positions sur les femmes. Quelques instants après la visite du pape François à l'Université catholique de Louvain, le 28 septembre, la célèbre institution catholique a publié un communiqué de presse exprimant «son incompréhension et sa désapprobation» de la rhétorique du pape sur les femmes. La déclaration a dénoncé la description des femmes par le pape comme un «accueil fertile» comme étant «déterministe et réductrice». Dans l'avion, le pape a cependant rejeté les critiques selon lesquelles sa position était conservatrice et a répliqué en affirmant que la réponse de l'université était préfabriquée et envoyée dès qu'il avait fini de parler. «Dans la vie de l'Église, les femmes sont supérieures parce que l'Église est femme», a déclaré le pape François, tout en réitérant sa position de longue date selon laquelle «l'Église est femme, parce que l'Église est l'épouse de Jésus». «Masculiniser l'Église, masculiniser les femmes, ce n'est pas humain, ce n'est pas chrétien», a déclaré le pape. «Un féminisme exagéré, qui fait que les femmes sont machistes, ne fonctionne pas», a-t-il poursuivi. «Ce qui fonctionne, c'est que l'Église féminine soit plus grande que le ministère sacerdotal. Et cela n'est pas souvent pris en compte.»

 

Dans l'avion, le pape François a également été interrogé sur ses éloges à l'égard du défunt roi Baudouin de Belgique, qui, en 1990, avait abdiqué le trône pendant une journée afin d'éviter de signer un projet de loi au Parlement qui légalisait l'avortement dans le pays. «Vous voulez un homme politique qui porte un pantalon», a déclaré le pape aux journalistes, qui ont réitéré sa conviction selon laquelle l'avortement équivaut à engager un «tueur à gages», et il estime que la question n'est pas sujette à débat. Le 28 septembre, le pape a fait une halte imprévue pour prier sur la tombe de Baudouin, et un communiqué du bureau de presse du Saint-Siège a déclaré qu'il espérait que les Belges d'aujourd'hui suivraient son exemple à l'heure où de nouvelles «lois pénales» sont à l'étude. À l’heure actuelle, l’avortement est autorisé jusqu’à la 12e semaine de grossesse, bien que certains législateurs fassent actuellement pression pour étendre la fenêtre légale de 12 à 18 semaines. Il a également évoqué la question de l’avortement, affirmant que les femmes «ont droit à la vie, à leur vie et à la vie de leurs enfants». Comme il l’a fait par le passé, il a qualifié l’avortement d’«homicide», affirmant que «vous tuez un être humain» et qualifiant les médecins qui pratiquent des avortements de «tueurs à gages». «Les femmes ont le droit de protéger la vie. Les méthodes anticonceptionnelles sont une autre chose, il ne faut pas les confondre. Pour l’instant, je ne parle que de l’avortement. On ne peut pas en débattre. Je suis désolée, mais c’est la vérité.» (https://cruxnow.com/2024-pope-in-luxembourg-belgium/2024/09/pope-rejects-criticism-on-women-raises-eyebrows-with-pants-reference).

 

rtbf.be (https://www.rtbf.be/article/qualifies-de-tueurs-a-gages-par-le-pape-les-specialistes-de-la-sante-denoncent-une-ingerence-dans-nos-politiques-et-nos-lois-11441855) nous montre aussi qu’en réitérant ces mots avant de s’envoler vers d’autres cieux, le pape argentin persiste et signe en comparant les spécialistes qui pratiquent l’IVG à des "tueurs à gages". Alessandra Moonens, médecin généraliste et praticienne de l’avortement au centre de planning familial Séverine, réagit sans détour à ces déclarations : "Je suis sidérée et en même temps pas étonnée. C’est une personne qui se pense au-dessus de nos lois démocratiques. Il vient quand même de tenir un discours contre une loi qui a été votée, et ce depuis 1990. Je rappelle quand même qu’on se bat pour une nouvelle loi, avec des nouvelles revendications qui nous tiennent à cœur". Cette professionnelle de la santé s’insurge fermement contre cette comparaison à des tueurs à gages : "Nous, on sauve la vie des femmes. Je rappelle qu’il y a 40 000 femmes qui meurent dans le monde par an. Nous, on sauve des vies tous les jours en pratiquant des avortements dans de bonnes conditions. Et plus il y aura des lois qui permettent d’avorter, moins il y aura de femmes qui meurent d’avortements. Les femmes avortent et avorteront de toute façon. On est là pour les soutenir, pour faire ces avortements de la meilleure manière possible avec le moins de stigmates possible." Autant dire que les mots du pape ont été très mal reçus par les spécialistes de la santé et de l’IVG qui portent ce combat du droit à l’avortement depuis des décennies.

 

Coordinateur du centre de planning familial Willy Peers, Frédéric Brichau revient dans un premier temps sur la comparaison papale : "On trouve ça très violent et très méprisant vis-à-vis des professionnels de santé, et vis-à-vis de toutes ces personnes qui ont avorté ou qui vont avorter. Ce qui nous heurte, ce sont les termes utilisés. Mais aussi cette manifestation claire d’un patriarcat clairement avoué dans ces différentes positions dont la question de l’avortement." Et de poursuivre : "Il y a ingérence dans nos politiques et nos lois puisqu’il est venu aussi en tant que chef d’État. Vis-à-vis de la moitié de la population belge et du monde, il y a un mépris qui est manifeste." S’il pense que les propos du souverain pontife n’auront pas d’impact sur les spécialistes de la santé qui pratiquent l’IVG, Frédéric Brichau exprime tout de même une certaine inquiétude quant à l’influence de ce discours. "Sur les patientes, c’est possible. Il y a quand même souvent un sentiment de culpabilité de la part de certaines personnes qui font la demande d’avorter. Une culpabilité qui existe pour différentes raisons", explique-t-il. Pour Frédéric Brichau, le pape en a rajouté une couche. "Ça nous inquiète d’autant plus, car on est dans une demande d’amélioration de la loi. Cela avec certains partis qui, historiquement, bloquent ces évolutions."

 

Depuis le 1er janvier 2024, un arrêté de la Région bruxelloise oblige les hôpitaux de la capitale de pratiquer l’intervention volontaire de grossesse. La Clinique Saint-Jean, de tradition catholique, pratique l’IVG depuis le début de cette année après un siècle d’existence. Si les médecins restent libres d’accepter ou de refuser cette intervention, bon nombre des gynécologues ont franchi le pas au sein de l’établissement. C’est le cas du Dr Jean-Paul Van Gossum, chef du service de gynécologie à la Clinique Saint-Jean, qui considère les mots du pape aussi déplacés que dépassés. "Je ne pense pas être un tueur à gages. Il suffit de poser la question à mes patientes et toutes celles qu’on soigne ici chaque jour." Pour lui, il s’agit là d’une vision d’une autre époque. "C’est vrai qu’on espérait une certaine évolution dans les mentalités. Mais manifestement, il n’y en a pas beaucoup à l’heure actuelle." Le Dr Jean-Paul Van Gossum ne pense pas que le discours du pape exercera une quelconque influence sur les médecins et sur les patientes. Mais il déplore particulièrement que ces propos peuvent avoir un impact au-delà de nos frontières.

 

Avant de quitter le pays, le pape a présidé une messe qui a attiré une foule de quelque 40000 catholiques, où le pape François a déploré, de manière improvisée, les récents «scandales» qui ont tourmenté l'Église belge. «Il n'y a pas de place pour les abus dans l'Église», a déclaré le pape. «Je demande à tout le monde de ne pas dissimuler les abus !» «Le mal ne doit pas être caché, il doit être au grand jour… afin que l’agresseur soit jugé, qu’il soit laïc ou laïque, prêtre ou évêque, qu’il soit jugé. La parole de Dieu est claire», a déclaré le pape François. Les propos du pape ont été accueillis par des applaudissements nourris d'une foule comprenant la famille royale belge, dont le roi Philippe qui, le 27 septembre,  a déclaré au pape qu'il avait fallu «beaucoup trop de temps» pour que les cris des victimes soient entendus et reconnus par l'Église. Le 27 septembre, à la fin de sa première journée complète dans le pays, le pape a tenu une réunion privée avec 17 survivants d'abus et, selon un communiqué du Vatican, «a exprimé sa honte pour ce qu'ils ont subi étant enfants». De retour au Vatican, le pape François a évoqué cette rencontre et a insisté sur le fait qu'il étudierait les demandes formulées par les victimes, qui incluent, entre autres, l'aide à la mise en place de plans d'indemnisation concrets que le pape estime actuellement trop modestes. «Nous avons la responsabilité d'aider les victimes», a-t-il déclaré. «Nous devons aller de l'avant.»

 

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