Le pape François nous dit que le monde est fatigué des menteurs, des prêtres à la mode, des marchands de vaines croisades et nous mets en garde contre le risque de "négocier" sa dignité

Publié le 16 Septembre 2016

Comme le montre Vatican Insider le pape explique aux nouveaux évêques du cours annuel de formation ce vendredi 16 septembre 2016 que faire de la miséricorde pastorale n’est pas vendre les perles. Il ne faut ménager aucun effort pour atteindre le peuple de Dieu, et ainsi être proche de familles en fragilité. Dans les séminaires doivent viser la qualité et non la quantité, il faut donc se méfier de ceux qui se réfugient dans la rigidité.

"Le monde est fatigué des charmeurs menteurs. Et, permettez-moi de le dire : des prêtres ‘à la mode’ ou des évêques ‘à la mode’. Les gens flairent les narcissiques, les défenseurs de leurs propres causes, les marchands de vaines croisades." C’est ainsi que le pape François s’est adressé dans un long discours aux évêques nouvellement nommés, à Rome pour un cours de formation, touchant les diverses questions de leur ministère, de la nécessité de faire de la pastorale, "qui est accessible, tangible, à notre portée", à travers la miséricorde, qui est le "résumé de ce que Dieu offre au monde."

Les évêques, dit Jorge Mario Bergoglio, doivent être en mesure d'enchanter et d'attirer les hommes et les femmes de notre temps vers Dieu, sans se "plaindre", sans "négliger aucun effort pour les atteindre" ou le "récupérer", et grâce à l'initiation chrétienne ("Aujourd'hui, on demande trop de fruits dans des arbres qui ne sont pas assez cultivés"). Ils doivent être "attentifs quand un séminariste se réfugie dans les rigidités : cela cache toujours quelque chose de mauvais", et en agissant avec "une grande prudence et responsabilité dans l’accueil des candidats ou l’incardination des prêtres dans vos Églises locales", et enfin à accompagner les familles avec leur "fragilité".

Beaucoup de prêtres et d’évêques à la mode attirent, mais ont-ils le sens du pasteur ? Souvent ce n’est pas le cas. Pour éviter cela, le pape demande à être attentif aux vocations pour éviter des hommes trop rigides.

Dieu nous a donné une dignité, mais il existe un risque qu’elle “puisse se dégrader”. C’est l’avertissement du pape François, le 15 septembre 2016, devant 150 membres de l’Association biblique italienne, qu’il recevait au Vatican comme le montre cath.ch ce vendredi.

“Cela se produit lorsque nous négocions la dignité, lorsque nous embrassons l’idolâtrie, quand nous faisons une place dans notre cœur à l’expérience des idoles”, a-t-il ajouté. Parmi ces idoles, le pape François a pointé du doigt celle de l’argent : “l’homme perd sa propre dignité quand dans son cœur, les richesses prennent la place de Dieu”.

Le Souverain pontife a alors invité les exégètes à réfléchir à cette question : “Comment puis-je partager cette dignité, de sorte qu’elle se développe dans une réciprocité positive ?”. “Quand quelqu’un méprise (…) discrimine, il ne partage pas la dignité, mais le contraire”, a-t-il alors ajouté avant de conseiller de “s’examiner pour découvrir si et quand nous diffusons notre dignité envers notre prochain”.

L’Association biblique italienne est réunie à Rome du 8 au 16 septembre 2016 pour la 44e Semaine biblique nationale sur le thème: “Faisons l’être humain: homme et femme, déclinations de la polarité homme/femme dans les Écritures”.

L’avertissement du pape François touche tout le monde, puisque la dignité ne se vend pas et si c’est le cas alors nous oublions notre prochain et que l’argent n’est pas tout. Pour le pape, mépriser et discriminer est le contraire de la dignité, il faut alors s’examiner pour savoir si nous mettons en avant notre dignité en face de notre prochain.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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