Publié le 14 Décembre 2024

ilmessaggero.it nous montre ce samedi 14 décembre 2024 que le Jubilé pour la communauté LGBT, qui était dans le calendrier officiel de l'Année Sainte, prévu pour le 6 septembre 2025, a été momentanément retiré de la liste des événements signalés par le site du Vatican. Il semble qu'il manquait certains détails techniques même si ce pèlerinage sera réinséré. Elle sera rétablie dès que possible, ont déclaré samedi le journal "Corriere della Sera" et le portail anglophone "The Pillar", citant une porte-parole de l'autorité compétente du Vatican (https://www.katholisch.de/artikel/58231-nach-verwirrungen-vatikan-aeussert-sich-zu-geplanter-lgbtq-wallfahrt).  Au-delà des détails, le pèlerinage du monde gay devrait rester l'un des nombreux événements prévus pour l'année sainte de caractère privé. L'organisation du pèlerinage arc-en-ciel avait été confiée à La Tenda di Gionata, une organisation historique qui s'occupe de la pastorale LGBT+ en Italie.

 

Le 6 septembre, le jour fixé, les fidèles de la communauté LGBT se réuniront dans l'église du Gesù, où les jésuites qui la gèrent ont donné leur disponibilité pour accueillir les pèlerins et les accompagner spirituellement. Le titre de ce moment spirituel est «Église, maison pour tous, chrétiens LGBT+, parents, opérateurs et autres frontières existentielles». Dans l'église du Gesù est également prévue une messe présidée par Francesco Savino, évêque de Cassano all'Jonio, vice-président de la Conférence épiscopale italienne.

 

Selon le journal, l'idée de l'offre destinée aux membres de la communauté LGBTQ et à leurs proches est venue d'un jésuite bolonais, Pino Piva, qui travaille depuis plusieurs années dans la pastorale auprès des personnes non hétérosexuelles. Après consultation avec l'organisateur de l'Année Sainte, Mgr Rino Fisichella, et le président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Matteo Zuppi, le pape François a pris une décision en conséquencehttps://www.katholisch.de/artikel/58231-nach-verwirrungen-vatikan-aeussert-sich-zu-geplanter-lgbtq-wallfahrt).

 

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Publié le 13 Décembre 2024

Jesús Bastante nous montre ce vendredi 13 décembre 2024 qu’il n'y a aucun retour en arrière sur la présence des femmes au Synode des évêques. C'est du moins la volonté du pape François, qui a nommé par désignation papale les quatre membres du Conseil ordinaire du Secrétariat général du Synode, l'organe qui «jouera un rôle fondamental tant dans la conduite de ce processus synodal sur la synodalité que dans la préparation du prochain Synode», et qui se réunira pour la première fois le 17 décembre, comme l'a annoncé le Saint-Siège. Parmi les nouveaux membres du conseil figurent Sœur Simona Brambilla, secrétaire du Dicastère pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique (Italie), et  María Lía Zervino, membre du Dicastère pour les évêques (Argentine). Deux femmes, une consacrée et une laïque qui, comme le souligne le Vatican, rejoignent le reste des membres, élus dans la XVe Congrégation générale de la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, le 23 octobre, pour un total de 17 participants, auxquels se joindront le président du dicastère chargé du thème du prochain Synode, qui n'a pas encore été décidé.

 

"Avec les modifications de l'article 10 de l'Instruction sur la célébration des Assemblées synodales et l'activité du Secrétariat général du Synode des Évêques, ratifiée par le Saint-Père le 17 octobre 2024, le nombre total des membres est de 17 : 12 de qui ont été élus lors de l'assemblée d'octobre parmi les évêques diocésains/éparchiaux ou équivalents (1 des Églises catholiques orientales, 1 des Océanie, 2 respectivement d'Amérique du Nord, d'Amérique latine, d'Europe, d'Afrique et d'Asie). Parallèlement, les quatre membres de nomination pontificale ne sont plus nécessairement des évêques."  Cette dernière phrase est particulièrement pertinente, car elle officialise que la réforme du Synode n'est pas temporaire : il faut désormais parler du Synode et non plus exclusivement du Synode des évêques. Les deux autres choisis par le pape sont deux cardinaux, Hollerich et l'archevêque de Turin, Roberto Repole.

 

Et dans une lettre adressée à l’archevêque métropolitain de Syracuse, Mgr Francesco Lomanto, et à la communauté archidiocésaine, à l'occasion de la translation temporaire du corps de sainte Lucie, le pape rappelle que le simulacre de leur sainte patronne, «exprime vigoureusement la dignité et la capacité, que les femmes chrétiennes portent aujourd'hui encore au centre de la vie sociale, ne laissant aucun pouvoir mondain enfermer leur témoignage dans l'invisibilité et le silence» et «Nous avons besoin du travail et de la parole des femmes dans une Église ouverte, qui soit levain et lumière dans la culture et la coexistence», martèle-t-il. Et cela d'autant plus au cœur de la Méditerranée, berceau de la civilisation et de l'humanisme, tragiquement au centre d'injustices et de déséquilibres, ajoute l’évêque de Rome (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-12/le-martyre-de-sainte-lucie-de-syracuse-eduque-a-la-compassion.html).

 

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Publié le 12 Décembre 2024

la-croix.com avec l’AFP nous montre que le pape François qui a récemment accentué ses critiques face à l’offensive israélienne à Gaza, s’est entretenu, jeudi 12 décembre 2024, au Vatican avec le président palestinien Mahmoud Abbas. Solution à deux États, cessez-le-feu à Gaza, libération de tous les otages, les deux hommes ont évoqué les sujets brûlants du Moyen-Orient. Le président palestinien a ensuite rencontré le secrétaire d’État et numéro 2 du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, ainsi que le «ministre des Affaires étrangères» du Saint-Siège, Mgr Gallagher.

 

L’entretien a duré une trentaine de minutes, une nouvelle fois le pape a condamné toutes formes de terrorismes et est revenu sur l’indispensable mise en place d’une solution à deux États, «en veillant à ce que Jérusalem, protégée par un statut spécial, puisse être un lieu de rencontre et d'amitié entre les trois grandes religions monothéistes.» Enfin, selon le communiqué du Saint-Siège, le pape François et Mahmoud Abbas ont de part de leur espoir commun, souhaiter que le Jubilé de 2025 permette un retour des pèlerins en Terre Sainte, «tant ils aspirent à la paix» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-12/pape-francois-rencontre-mahmoud-abbas-palestine.html).   

 

Cette rencontre intervient quelques jours après la diffusion d’une photo montrant le pape François prié devant une crèche au Vatican où le Christ repose sur une mangeoire recouverte d’un Keffieh noir et blanc, le symbole de la résistance palestinienne. Cette photo a suscité la protestation de l’ambassade israélienne auprès du Saint-Siège, qui a demandé à retirer le keffieh, ont indiqué des sources diplomatique et vaticane.

 

Et à l’occasion de la 58e Journée mondiale de la paix, célébrée le 1er janvier, le pape François se penche sur le thème central du prochain Jubilé de l'espérance et réitère son appel pressant à la remise des dettes, nous rappelant que «nous sommes tous débiteurs» envers Dieu et «envers les uns les autres». Il invite aussi tout le monde à se mettre à l’écoute du «cri de l’humanité» pour «briser les chaînes de l’injustice» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-12/pape-message-paix-injustice-dette-pauvrete-armes-justice-jubile.html).

 

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Publié le 11 Décembre 2024

L’AFP nous montre que le pape François a appelé ce mercredi les diverses religions en Syrie à «l'amitié et au respect réciproque», à l'issue de son audience générale place Saint-Pierre. Parlant de «ce moment délicat de son histoire», il a exprimé le souhait que «le peuple syrien puisse vivre en paix et en sécurité dans sa terre aimée et que les diverses religions puissent cheminer ensemble dans l'amitié et le respect réciproque». Il a également invité à trouver «une solution politique qui puisse promouvoir de manière responsable la stabilité et l'unité du pays sans autres conflits et divisions».

 

Le Premier ministre chargé de la transition en Syrie, Mohammad el-Bachir, aussitôt nommé, a promis calme et stabilité mardi aux Syriens, deux jours après la chute du pouvoir de Bachar el-Assad lors d'une offensive fulgurante d'une coalition de rebelles. Abondant dans le même sens, Abou Mohammad al-Jolani, le chef du groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Cham (HTC) à la tête de la coalition rebelle, a affirmé à Sky News depuis Damas que «les gens sont épuisés par la guerre. Le pays n'est pas prêt pour une autre, et ne va pas se retrouver dans une autre (guerre)».

 

La communauté chrétienne de Syrie a globalement soutenu le régime depuis le début de la guerre civile, le président Assad, lui-même issu d'une minorité musulmane, les Alaouites, s'étant érigé en protecteur des minorités. Elle a notamment souffert lorsque le groupe jihadiste État islamique avait étendu son emprise sur des pans du territoire syrien. Les chrétiens avaient alors été pris pour cibles par l'EI qui avait eu recours aux enlèvements de masse et à la destruction d'églises, avant d'être défait en 2019.

 

Depuis la chute du régime de Bachar al-Assad, la communauté chrétienne vit dans l’inquiétude et n'est pas rassurée par l'arrivée de rebelles islamistes au pouvoir, bien que le groupe islamiste HTS multiplie les messages rassurants. "Est-ce que cette tolérance va durer ?", se demandent les chrétiens syriens. L'archevêque maronite de Damas, Samir Nassar veut y croire. "Pour le moment, ils ont montré un visage pacifique. Il n'y a pas de raison que ça change. Ils ont déjà toléré : on avait dans leur région, autour d'Idlib, trois paroisses chrétiennes qui sont restées protégées par les musulmans", assure le chef spirituel. Afin d'apaiser les inquiétudes, Abou Mohammed al-Joulani, le chef du groupe islamiste HTS, a promis la sécurité aux minorités religieuses, et notamment chrétiennes (https://www.francetvinfo.fr/monde/syrie/chute-de-bachar-al-assad/temoignages-je-songe-a-quitter-le-pays-les-chretiens-de-syrie-inquiets-de-l-arrivee-au-pouvoir-des-rebelles-islamistes_6948881.html).

 

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Publié le 10 Décembre 2024

Ouest-France.fr avec agence nous montrent ce mardi 10 décembre 2024 qu’une crèche représentant l’enfant Jésus enveloppé dans un keffieh a été inaugurée par le pape François au Vatican, samedi 7 décembre. Il s’agit d’une œuvre de deux artistes palestiniens originaires de Bethléem. La crèche a été conçue à partir de bois d’olivier, de nacre, de pierre, de céramique, de verre, de feutre et de tissu. Elle fait partie d’une œuvre intitulée Nativité de Bethléem 2024 comportant plusieurs autres crèches. Le souverain pontife a profité de ce moment pour appeler à mettre un terme à la guerre. «Assez de guerres, assez de violence !», a notamment déclaré le pape, appelant ses fidèles à «une pensée pour les frères et sœurs qui, là-bas (à Bethléem, où naquit Jésus) et ailleurs dans le monde, souffrent de la tragédie de la guerre». Le souverain pontife a également condamné l’industrie de l’armement «qui se nourrit de la guerre et de la mort».

 

Comme le signale katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/58122-vatikan-krippe-zeigt-jesus-auf-palaestinensertuch-rabbiner-empoert) cette crèche au Vatican suscite l'émoi dans le monde juif. Le grand rabbin de Gênes, Giuseppe Momigliano a qualifié la représentation de Jésus avec le keffieh de «autre pas vers la privation de son identité historique», qui selon lui nuit au dialogue et ne contribue pas à lutter contre l’antisémitisme, il accuse aussi le pape de mettre en péril les relations avec le judaïsme par ses actes comme le rapporte le portail hébreu «Moked.it». Le journal italien «Il Messaggero» a été le premier à en parler. Dans un premier temps, le Vatican n'a pas commenté ces allégations.

 

La crèche se trouve dans la salle des audiences du Vatican et provient de Bethléem. Il a été présenté samedi au pape par, entre autres, l'ambassadeur palestinien auprès du Saint-Siège, Issa Kassissieh. Selon le journal français La Croix, la crèche n'était pas recouverte à l'origine de tissu palestinien. Un représentant de la délégation palestinienne a drapé le tissu peu avant l'arrivée du pape. Des photos publiées par le Vatican montrant le pape François regardant la crèche ont suscité des critiques sur Internet. D'autres voix ont souligné que le foulard faisait partie de la tradition palestinienne et n'avait une charge politique qu'en raison du conflit israélo-palestinien.

 

Le franciscain de Jérusalem Ibrahim Faltas a rapporté dans le service de presse de l'Église SIR que l'ambassadeur Kassissieh et le chef du Comité présidentiel pour les affaires ecclésiastiques des Palestiniens, Ramzi Khoury, lui avaient demandé de célébrer avec eux un service pour la paix après la réunion. Lors de la messe dans les Grottes du Vatican, il a rappelé le lien profond des papes avec la Terre Sainte, a déclaré le religieux égyptien.

 

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Publié le 9 Décembre 2024

Elise Ann Allen nous montre sur cruxnow.com que le pape François a reçu lundi en audience privée trois journalistes qui ont couvert des scandales impliquant le groupe péruvien Sodalitium Christianae Vitae (SCV), et qui ont fait l'objet de nombreuses plaintes judiciaires et de harcèlement sur les réseaux sociaux en lien avec leurs reportages. Les journalistes Pedro Salinas, Paola Ugaz et Elise Ann Allen de Crux (auteur de cet article) ont été reçus par le pape à 9 heures du matin à la bibliothèque du Palais apostolique du Vatican, en représentation des victimes du SCV et de ses différentes branches, ainsi que d'autres journalistes qui ont subi des pressions de la part du groupe à cause de leurs reportages. La rencontre a eu lieu après que le pape ait rencontré le 23 novembre deux personnes, Giuliana Caccia et Sebastian Blanco, qui ont accusé les victimes du SCV de harcèlement et qui ont déposé une plainte civile pénale et une plainte ecclésiastique à la Rote romaine contre l'un des fonctionnaires du Vatican enquêtant sur le groupe pour une apparente violation du secret professionnel, ce que lui-même et d'autres proches du processus ont nié.

 

Lors de la réunion de lundi, Ugaz a fourni au pape François des détails sur leurs dernières conclusions liées aux crimes financiers présumés du SCV. Les journalistes ont également parlé des abus physiques, sexuels, psychologiques et spirituels, ainsi que des abus de pouvoir et de conscience, que les victimes ont signalés à la Mission spéciale, affirmant que ces plaintes n'étaient que la pointe de l'iceberg, et transmettant la conviction chez beaucoup que les divers efforts de réforme du SCV ont échoué. Allen a raconté que dans une publication sur les réseaux sociaux publiée pendant la nuit, le journaliste péruvien et membre expulsé du SCV, Alejandro Bermudez, a déclaré : «J'attends simplement l'arrivée du prochain pape, pour pouvoir défendre mes arguments et retourner là où j'appartiens, ma communauté.» En réponse, le pape François a répondu : «Ils ne sont pas les seuls», et a plaisanté en disant que l'ecchymose visible sur son menton, obtenue après s'être cogné le menton sur une table de chevet, provenait d'un évêque qui voulait être cardinal mais n'a pas obtenu le rouge lors du consistoire de samedi, au cours duquel 21 prélats ont été élevés. Tout au long de la conversation, le pape François est apparu détendu et a fait preuve de son sens de l'humour habituel.

 

Dans ses commentaires, Allen a également noté que de nombreuses victimes et anciens membres du SCV aux États-Unis n'ont pas encore parlé à la Mission spéciale en raison de leur peur des représailles. C'est pourquoi elle a demandé au pape de prolonger la Mission spéciale avec une visite à Denver, où sont basées les principales opérations du SCV aux États-Unis, pour entendre les victimes aux États-Unis qui n'ont pas encore pu être entendues. Les journalistes ont expliqué au pape François que pour les victimes, la suppression du SCV et des quatre autres communautés et groupes fondés par Figari – la Communauté Mariale de la Réconciliation (MCR), les Serviteurs du Plan de Dieu (SPD) et le Mouvement de Vie Chrétienne (CLM) – n'est pas suffisante, mais ils demandent une compensation. Ugaz a déclaré que les deux commissions d'enquête créées en 2016 et en 2017 par le SCV pour parler avec les victimes et évaluer les indemnisations étaient inefficaces, et que l'actuel supérieur général du SCV, José David Correa, et d'autres membres ont maintenant commencé à contacter les victimes qui n'ont pas été officiellement reconnues, après que des rumeurs de répression du groupe ont commencé à se répandre. Ils ont appelé à la création d’une commission indépendante qui offrirait une juste compensation aux victimes avec l’argent que le SCV aurait gagné par des moyens illicites.

 

Faisant référence à la rencontre du pape avec Caccia et Blanco le 23 novembre, Salinas a déclaré que les victimes de SCV s'étaient senties «trompées, désespérées et déçues» et que certaines avaient perdu espoir dans l'Église et dans sa capacité à obtenir justice. Salinas et Ugaz ont déclaré que Caccia et Blanco avaient menti sur leur version des faits depuis le début et que pour avoir tenté de dire la vérité, ils ont été qualifiés par le couple et le SCV d'«activistes des médias». En réponse, le pape François leur a assuré que «le processus se terminera bien».

 

Pedro Salinas a livré un premier résumé de ce qu'a été cette rencontre avec trois des journalistes qui ont reçu des tirs de grenades de la part de personnes liées au Sodalicio, il a mis en avant que «Lors de cette rencontre, le Pape a été très empathique et très clair en soulignant que les choses allaient finir», et il «a dit qu'il allait parler avec la personne correspondante pour voir à ce sujet, et que nous dirons publiquement qu'ils ont été avec moi. Que je continue à soutenir la mission Scicluna-Bertomeu et je le fais je ne les soutiens pas» (https://www.religiondigital.org/opinion/Pedro-Salinas-sodalicio-bertomeu-scicluna-papa-francisco_0_2732426763.html).

 

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Publié le 8 Décembre 2024

Lors d’un entretien réalisé par Francesca Sabatinelli pour vaticannews.va, le cardinal Mario Zenari raconte ce dimanche 8 octobre 2024 que les dernières heures dans la capitale syrienne conquise par les rebelles avec «La destruction des statues, hier comme aujourd’hui, représente pour les pays l'emblème de la chute d'un pouvoir, qui domine en Syrie depuis 1971»«le premier ministre al-Jalali aurait été arrêté», «Les rebelles de Hayat Tahrir al-Sham l'ont annoncé à la télévision, déclarant la chute du régime de Bachar al-Assad, dont le sort n'est pas encore clair. Il se serait réfugié dans la base aérienne russe de Hmeimim, dans le gouvernorat de Lattaquié, pour ensuite s'envoler vers Moscou. Aucune information n'est confirmée pour l'instant», et «Tous les prisonniers ont été libérés et les rebelles ont appelé les citoyens et les combattants à préserver les biens de l'État», en exprimant son espoir pour le redressement du pays, la coexistence pacifique et surtout pour le respect des traditions religieuses. «Ceux qui ont pris le pouvoir ont promis qu'ils respecteraient tout le monde, mais le chemin est encore long. La communauté internationale devrait lever les sanctions, elles sont un fardeau pour les pauvres».

 

Des foules de Syriens ont célébré dimanche la chute de Bachar al-Assad, renversé par une offensive fulgurante de groupes rebelles, qui ont pris le contrôle de Damas dans la nuit de samedi à dimanche. Après quasiment vingt-cinq ans de pouvoir, Bachar al-Assad a été balayé en à peine onze jours. Le dirigeant, qui avait réprimé dans le sang la révolte populaire de 2011, a quitté la capitale samedi soir pour Moscou, en Russie, avec sa famille, selon des agences de presse russes (https://www.ouest-france.fr/monde/syrie/direct-syrie-les-rebelles-prennent-le-controle-de-damas-bachar-al-assad-en-fuite-7d77529f-bce0-428c-84ab-200c0f204b7a). Le chef des rebelles, Abou Mohammad al-Jolani de son nom de guerre, qui dirige le groupe islamiste radical Tahrir al-Cham (HTC), est lui arrivé dimanche à Damas, où il s’est prosterné sur une pelouse, avant de se rendre sur le site historique de la mosquée des Omeyyades. Si des scènes de liesse ont aussitôt accueilli l’annonce de la chute du régime, qui marque la fin d’un demi-siècle de règne sans partage du clan Assad, l’effondrement du régime ouvre une ère d’incertitude en Syrie, morcelée par la guerre civile qui a fait près d’un demi-million de morts depuis 2011 et livrée à des groupes soutenus par différentes puissances étrangères (https://www.nouvelobs.com/monde/20241208.OBS97535/chute-de-bachar-al-assad-reouverture-de-notre-dame-matignon-5-infos-a-retenir-du-week-end.html).

 

La France a «salué» la chute du régime de Bachar al-Assad, dénonçant un règne «d’une grande violence contre son propre peuple». Ne cachant pas son inquiétude, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a également appelé les Syriens à rejeter «l’extrémisme». Le président américain Joe Biden, lui, a qualifié la chute de Bachar al-Assad d'«opportunité historique» pour le peuple syrien, à condition de «ne pas laisser l'État islamique et les organisations terroristes gagner du terrain» (https://www.ouest-france.fr/monde/syrie/direct-syrie-les-rebelles-prennent-le-controle-de-damas-bachar-al-assad-en-fuite-7d77529f-bce0-428c-84ab-200c0f204b7a).  Le chef de l’ONU Antonio Guterres a salué «la chute du régime dictatorial» de Bachar al-Assad en Syrie et réitéré son appel à protéger «les droits de tous les Syriens». «Après (près de) quatorze ans de guerre brutale et la chute du régime dictatorial, le peuple syrien peut aujourd’hui saisir une occasion historique de construire un avenir stable et pacifique», a-t-il déclaré dans un communiqué (https://www.sudouest.fr/international/moyen-orient/syrie/direct-syrie-les-rebelles-sont-a-damas-bachar-al-assad-a-fui-suivez-les-dernieres-informations-ce-dimanche-8-decembre-22446099.php).

 

Après avoir récité le prière de l’Angélus en latin, le pape François a invité à prier pour le Nicaragua, mais aussi l’Ukraine, la Palestine, Israël, le Liban, la Syrie, la Birmanie et le Soudan, «partout où l’on souffre à cause de la guerre et des violences» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-12/angelus-immaculee-conception-pape-francois-8-decembre.html).

 

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Publié le 7 Décembre 2024

Téhéran, Alger, Tokyo ou Abidjan : le pape François, apparu blessé au menton, a élevé samedi au rang de cardinaux 21 prélats des cinq continents, dont la plupart seront appelés à élire un jour son successeur, reflets d'une Église mondialisée et toujours plus tournée vers le Sud comme le montre Clément Melki ce samedi 7 décembre 2024 pour l’AFP. Avec ce "consistoire ordinaire", le dixième depuis son élection en 2013, le jésuite argentin, qui aura 88 ans dans quelques jours, continue de consolider son héritage et de façonner à son image le collège des cardinaux. Il a en effet choisi plus de 78% des 140 cardinaux "électeurs", ceux âgés de moins de 80 ans, qui prendront part au prochain conclave, lors duquel la majorité des deux tiers est requise pour élire un pontife.

 

La cérémonie du Consistoire a débuté samedi après-midi dans le cadre somptueux de la basilique Saint-Pierre de Rome, le jour même de la réouverture de Notre-Dame de Paris à laquelle le pape a refusé d'assister. La voix essoufflée, Jorge Bergoglio est apparu avec un large hématome au bas du menton, recouvert d'un pansement. Selon des sources vaticanes, il s'est cogné en tombant de son lit vendredi matin, mais le Vatican n'a pas communiqué officiellement sur le sujet. Comme de coutume, les nouveaux "princes de l'Église" se sont agenouillés un par un devant lui pour recevoir leur barrette, une toque quadrangulaire dite de "pourpre cardinalice", et un anneau. "En avant!", a glissé le pape François en guise d'encouragement.

 

Ainsi, dans son message, il met en garde contre les dangers auxquels peuvent faire face les cardinaux : «Que nos cœurs se perdent, se laissant éblouir par le charme du prestige, par la séduction du pouvoir ou par un enthousiasme trop humain pour notre Seigneur.», donc «Il est important de regarder en nous-mêmes, de nous placer humblement devant Dieu et de nous demander honnêtement : où va mon cœur ?» Le fil conducteur du message était l'appel à "suivre le chemin de Jésus", dans lequel le pape a placé avant tout d'éviter "le risque de se concentrer sur le superflu, en oubliant l'essentiel", et "au contraire, nous devons toujours revenir au centre, retrouver le fondement, nous dépouiller de ce qui est superflu pour nous revêtir du Christ", a-t-il déclaré au cours d'une cérémonie qui a précisé que l'origine des cardinaux certifie de plus en plus l'universalité : Pérou , le Chili, la Côte d'Ivoire, le Japon, le Brésil, la Serbie, l'Équateur, l'Argentine, l'Algérie, l'Iran et les Philippines ont reçu aujourd'hui un cardinal (https://www.religiondigital.org/corresponsal_en_el_vaticano-_hernan_reyes_alcaide/Francisco-nuevos-cardenales-unidad-humildad-consistorio_7_2731896793.html).

 

Depuis son élection, le pape François a mis en valeur des diocèses reculés dans ce qu'il nomme les "périphéries", parfois où les catholiques sont même minoritaires, s'affranchissant de l'usage visant à distinguer systématiquement certains archevêques de grands diocèses comme Milan ou Paris. Cette nouvelle promotion n'est pas en reste avec, chez les électeurs, cinq évêques originaires d'Amérique latine (Équateur, Chili, Brésil, Pérou, Argentine avec trois des plus proches du Pontife : son compatriote Vicente Bocaklic, nouveau primat à la tête de l'archidiocèse de Santiago del Estero; le Chilien Fernando Chomalí et le Brésilien Jaime Spengler), mais seulement deux d'Afrique (ceux d'Abidjan en Côte d'Ivoire et d'Alger en Algérie). L'Asie-Pacifique, région qui a connu la plus grande expansion lors de la dernière décennie, y est représentée par le Belge Dominique Joseph Mathieu, archevêque de Téhéran-Ispahan, l'archevêque de Tokyo ou encore l'évêque de la communauté ukrainienne de Melbourne (Australie). Le seul des 21 nouveaux cardinaux qui n'a pas le droit de vote aujourd'hui est le nonce Angelo Acerbi, 99 ans, la plus ancienne création cardinale jamais réalisée (https://www.religiondigital.org/corresponsal_en_el_vaticano-_hernan_reyes_alcaide/Francisco-nuevos-cardenales-unidad-humildad-consistorio_7_2731896793.html). "Jetant son regard sur vous, qui avez des histoires différentes, qui venez de cultures diverses et représentez la catholicité de l’Église, le Seigneur vous appelle à être des témoins de la fraternité, des artisans de la communion et des bâtisseurs de l’unité", leur a affirmé le pape dans son homélie.

 

Le nouveau collège "présente une diversité riche, géographique et sociologique", un signe "positif", mais "à condition qu'il y ait une collégialité renforcée", a estimé dans un entretien à l'AFP Mgr Jean-Paul Vesco, 62 ans, archevêque d'Alger, parmi les promus. Le pape argentin, qui fustige régulièrement la "mondanité spirituelle" et tente de débarrasser les hautes sphères de l'Église du culte de l'apparence, a aussi mis en garde les cardinaux face au risque de se laisser "éblouir par l'attrait du prestige, de la séduction du pouvoir". C’est pour cela qu’il a déclaré aux nouveaux cardinaux : «Suivre le chemin de Jésus, c'est aussi cultiver la passion de la rencontre. Jésus ne marche jamais seul, son union avec le Père ne l'isole pas des vicissitudes et des douleurs du monde. Au contraire, c'est précisément pour guérir les blessures de l'homme et alléger le poids de son cœur, pour enlever le fardeau du péché et briser les chaînes de l'esclavage, précisément pour cela qu'il est venu», et il ajouté : "Et ainsi, sur le chemin, le Seigneur rencontre les visages des personnes marquées par la souffrance, il se rapproche de ceux qui ont perdu l'espoir, il relève ceux qui sont tombés, il guérit ceux qui sont malades", et "Ce qui doit animer votre service en tant que cardinaux, c'est le risque du voyage, la joie de rencontrer les autres, le soin des plus fragiles", a-t-il ajouté plus tard. Dans le même temps, le pape a déclaré que «suivre le chemin de Jésus signifie aussi être des bâtisseurs de communion et d’unité» (https://www.religiondigital.org/corresponsal_en_el_vaticano-_hernan_reyes_alcaide/Francisco-nuevos-cardenales-unidad-humildad-consistorio_7_2731896793.html).

 

Le choix des cardinaux revient exclusivement au chef de l'Église catholique, qui les sélectionne en fonction de critères de son choix et de ses priorités. Ils ont pour mission de l'assister dans le gouvernement central de l'Église. Certains vivent à Rome et ont des fonctions au sein de la Curie (le "gouvernement" du Vatican), ce qui est le cas de trois des cardinaux qui sont également membres de la Curie : le père Fabio Baggio, Scalabrinien, sous-secrétaire du Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral et également directeur général et interlocuteur direct du Pape pour le Borgo Laudato Si' et le Centre de Haute Éducation Laudato Si', l'archevêque Rolandas Makrickas, lituanien, 51 ans, nommé en 2021 commissaire extraordinaire pour la basilique papale de Santa Maria Maggiore, et Mgr George Kovakaad, indien, figure connue du grand public sous le nom de «Père Giorgio» dans son rôle d'organisateur des voyages papaux (https://www.religiondigital.org/corresponsal_en_el_vaticano-_hernan_reyes_alcaide/Francisco-nuevos-cardenales-unidad-humildad-consistorio_7_2731896793.html), mais la plupart exercent leur ministère dans leur diocèse d'origine. La nomination des cardinaux est scrutée par les observateurs, qui y voient une indication sur la possible ligne du futur chef spirituel de l'Église catholique et de ses près de 1,4 milliard de fidèles revendiqués.

 

D'autant que le pape a laissé la "porte ouverte" à une renonciation, à l'image de son prédécesseur Benoît XVI, si sa santé déclinante le justifiait. Sensible à une Église de terrain et décentrée d'elle-même, Jorge Bergoglio cherche à promouvoir le clergé de pays en développement aux plus hauts rangs de l'institution. Mais l'élection d'un pape est toujours imprévisible et certains cardinaux nommés par le pape François ne partagent pas toujours ses idées, voire prennent ouvertement position contre lui. D'autres estiment que la grande diversité des cardinaux qui se connaissent mal et se voient peu poussera le prochain conclave à trouver un compromis avec une figure forte et équilibrée inspirant une confiance collective.

 

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Publié le 6 Décembre 2024

LeMonde.fr avec l’AFP nous montre ce vendredi 6 décembre 2024 qu’il ne sera pas totalement absent. Le pape François a transmis à l’archevêque de Paris un message «à destination des Français» qui sera lu «au début de la célébration» de la réouverture de Notre-Dame de Paris samedi, a annoncé jeudi 5 décembre le recteur-archiprêtre de la cathédrale, Olivier Ribadeau-Dumas.

 

Le pape, qui a décliné l’invitation lancée par la France l’an dernier et n’assistera donc pas aux cérémonies de réouverture samedi et dimanche, doit en revanche se rendre en Corse, à Ajaccio, le 15 décembre. Sa première visite éclair sur l’île méditerranéenne française à forte tradition catholique se fera à l’occasion d’un congrès sur la religiosité en Méditerranée. Devant l’étonnement suscité par ce choix, plusieurs évêques français avaient mis en avant l’attachement du pape aux «périphéries» et ses contraintes de calendrier à Rome. «La vedette de la réouverture de Notre-Dame de Paris, c’est Notre-Dame de Paris» et le pape François ne souhaitait pas «détourner le regard vers lui à cette occasion», a ainsi déclaré le président de la conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort.

 

Le jésuite argentin, qui fêtera ses 88 ans deux jours après son voyage en Corse, y prononcera deux discours et présidera une messe dans l’après-midi, avant de s’entretenir avec le président français, Emmanuel Macron. Il a été invité par Mgr François-Xavier Bustillo, 56 ans, très populaire et médiatique évêque d’Ajaccio depuis 2021, qu’il a créé cardinal en septembre 2023. Le chef de l’Église catholique s’est déjà rendu deux fois sur le territoire français depuis le début de son pontificat en 2013, à Strasbourg en 2014 et à Marseille en septembre 2023, mais n’y a jamais effectué de visite d’État.

 

À Notre-Dame, ravagée par un incendie le 15 avril 2019, il sera représenté par le nonce apostolique en France, Mgr Celestino Migliore, a précisé Mgr Ribadeau-Dumas lors d’un briefing avec la presse. Dans un entretien exclusif aux médias du Vatican (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-12/france-pape-francois-notre-dame-vatican-nonce-apostolique-paris.html)  le représentant du pape en France témoigne de l’estime du pape François pour les fidèles et le peuple de France, pays porteur «d’un étonnant paradoxe» entre sécularisation avancée et fécondité spirituelle réelle qui le fascine par sa «créativité pastorale, la recherche théologique et le témoignage de sainteté que le Pape aime dans le peuple de Dieu qui est en France».

 

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Publié le 5 Décembre 2024

Matthieu Lasserre dans la-croix.com nous montre ce jeudi 5 décembre 2024 que le pèlerinage Notre-Dame de chrétienté, qui relie Paris à Chartres chaque année lors du week-end de Pentecôte, fait l’objet de réflexions au dicastère pour le culte divin. Le Vatican estime que les organisateurs du pèlerinage ne respectent pas les règles en vigueur pour la célébration de la messe tridentine. Selon des informations concordantes à Paris comme à Rome, le dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements estime que ce rassemblement annuel soulève des questions de conformité avec les règles en vigueur sur la messe en rite ancien. Et songerait bel et bien à interdire certaines célébrations.

 

L’édition 2025 du pèlerinage organisé par l’association Notre-Dame de chrétienté, qui devrait encore voir des milliers de pèlerins converger vers la cathédrale de Chartres du 7 au 9 juin 2025, est dans le viseur de ce dicastère, dirigé par le cardinal britannique Arthur Roche. Auteur des textes restreignant le recours aux missels préconciliaires, celui-ci estime que les organisateurs de l’événement ne respectent pas les normes. La célébration de la messe de clôture dans la cathédrale sans autorisation est pointée du doigt. «La messe de clôture dans la cathédrale de Chartres est une zone de non-droit, affirme un très bon connaisseur du dossier. La question de l’interdiction de cette messe semble envisagée.»

 

Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de chrétienté, exprime par avance son «incompréhension» et dit se sentir «dépassé» par la «bureaucratie». Il regrette une potentielle limitation qui pourrait «être difficile à expliquer» aux futurs participants. En 2024, ils avaient été 18 000 à sillonner les chemins vers Chartres. Il dit ne pas s’inquiéter d’une possible sanction romaine. «Ce pèlerinage a commencé en dehors des cathédrales, oppose-t-il. Peut-être que ce sera le cas en 2025, ce serait triste mais ça ne nous empêchera pas et ça ne limitera ni notre ardeur, ni notre nombre.»

 

Sollicités, les responsables du dicastère pour le culte divin n’ont, quant à eux, pas souhaité s’exprimer sur le sujet. «On sent que la question agace profondément au-delà du Tibre, indique une autre source, consultée par La Croix. D’autant que 2025 est l’année du Jubilé et de l’anniversaire du concile de Nicée, avec ainsi une attention plus particulière au respect de l’autorité doctrinale de l’Église.» Outre la célébration d’une messe tridentine dans une cathédrale pour autant de pèlerins, l’impossibilité pour des prêtres de célébrer la messe ordinaire dans le contexte de ce pèlerinage déplaît tout aussi fortement. Ce refus de pouvoir célébrer avec les livres liturgiques en vigueur suscite la déception de l’évêque de Chartres, Mgr Philippe Christory, qui espère un geste d’ouverture de la part des organisateurs. Sur la légalité des messes, l’évêque renvoie à Rome une éventuelle décision. «Si quelqu’un doit décider de quelque chose, c’est le pape», souligne-t-il.

 

Trois ans après les avoir édictées, le Vatican réfléchirait donc à faire respecter ses propres règles. Le dicastère pour le culte divin «s’interroge sur une situation qu’il juge anormale, fait-on savoir dans l’épiscopat français. Mais les responsables ne veulent pas créer de crise, et veulent d’abord mesurer l’impact des décisions qui pourraient être prises. On sent qu’ils ne veulent pas laisser la question en suspens». Cependant, le pèlerinage Notre-Dame de chrétienté ne serait pas le premier pèlerinage «tradi» à faire l’objet de limitations imposées par Rome. Depuis l’an dernier, le pèlerinage annuel Summorum Pontificum à Rome s’est vu retirer l’autorisation de célébrer le rite tridentin dans la basilique Saint-Pierre, en vertu de l’application du décret papal.

 

Doit-on être étonné que ce pèlerinage soit sous surveillance du Vatican ? Non, car les ‘tradis’ n’ont jamais respecté les règles émises  et comme on peut le voir les organisateurs de l’événement ne respectent pas les normes. À moins d’être naïf, le pape avait déjà clairement dit que la messe tridentine a été instrumentalisée contre Vatican II.

 

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