Publié le 11 Avril 2025

José Lorenzo nous montre dans religiondigital.org le jeudi 10 avril 2025 qu’au milieu de la tempête financière provoquée par la politique tarifaire agressive (et erratique) mise en place par le président Donald J. Trump, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) et le réseau Jubilee USA ont proposé au locataire de la Maison Blanche, dans une lettre conjointe datée du 8 avril, l'annulation d'une partie de la dette due à la première puissance mondiale par un certain nombre de pays en développement, selon OSV News.

 

«L’allègement et la restructuration de la dette constituent une politique économique et sécuritaire efficace, renforçant le leadership mondial de notre nation», ont noté l’évêque A. Elias Zaidan, président du Comité de l’USCCB pour la justice et la paix internationales, et Eric LeCompte, directeur exécutif du Jubilee USA Network, dans la lettre conjointe. «En moyenne, les pays en développement d'importance stratégique consacrent actuellement plus de 40 % de leurs revenus au service de la dette. Près de 800 millions de personnes dans le monde souffrent de la faim et près de 700 millions vivent dans l'extrême pauvreté», indique la lettre adressée à Trump, soulignant que «la réduction de l'aide étrangère des pays développés aux pays en développement au cours des six dernières années souligne l'urgence des efforts de notre pays pour mettre en œuvre des politiques significatives d'allègement de la dette».

 

Selon les Nations Unies, la dette extérieure des pays en développement – ​​l’argent dû aux créanciers étrangers – a quadruplé en deux décennies pour atteindre un record de 11 400 milliards de dollars en 2023, soit l’équivalent de 99 % de leurs recettes d’exportation. Cette demande des entités religieuses est encadrée par deux faits d’une portée significative. D’un côté, dès son entrée en fonction pour son second mandat de président des États-Unis, le 20 janvier, Trump a ordonné un gel quasi total de toute l’aide étrangère américaine distribuée par le biais des programmes de plusieurs milliards de dollars de l’USAID, aggravant considérablement la situation déjà précaire de nombre de ces pays et de leurs populations. En outre, cette lettre conjointe intervient au milieu du Jubilé de l'Espérance, au cours duquel le pape François a exhorté les nations et les institutions les plus développées à réduire ou à annuler directement la dette des pays les plus pauvres du monde.

 

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Publié le 10 Avril 2025

france24.com avec l’AFP nous montre que  le pape François, convalescent après une grave pneumonie, a effectué jeudi 10 avril 2025 une brève visite dans la basilique Saint-Pierre au lendemain d'une audience privée au Vatican avec le roi Charles et la reine Camilla, en marge de leur visite d'État en Italie pour inspecter des travaux de rénovation et se recueillir devant le tombeau de Pie X, a indiqué une source vaticane à l'agence de presse Ansa. Le pape a complimenté deux jeunes restauratrices en s'informant de l'activité dans la basilique pendant cette année de Jubilée de l'Église catholique qui attire des millions de pèlerins, puis a regagné ses appartements au sein de la résidence Saint-Marthe, à quelques pas de là, selon la même source.

 

Mercredi, il a reçu en audience privée Charles III d'Angleterre et la reine Camilla, alors que la visite programmée initialement pour mardi avait été annulée fin mars à cause de l'état de santé encore fragile du souverain pontife. Le Vatican a publié jeudi une photo de cette rencontre. "Le pape François a rencontré en privé Leurs Majestés, le roi Charles et la reine Camilla, cet après-midi (mercredi). Au cours de cette rencontre, le pape a exprimé ses meilleurs vœux à Leurs Majestés à l'occasion de leur anniversaire de mariage, et a souhaité en retour un prompt rétablissement à" Charles III qui souffre d'un cancer, avait annoncé mercredi soir le Vatican dans un communiqué. "Leurs Majestés étaient ravies que le pape soit en assez bonne santé pour les accueillir et qu'il ait pu leur exprimer ses meilleurs vœux en personne", avait indiqué de son côté un porte-parole du palais de Buckingham.

 

Le pontife argentin est censé observer un repos de deux mois mais il a déjà fait dimanche une apparition publique surprise devant la basilique Saint-Pierre, remerciant les fidèles d'une voix toujours fragile mais moins faible qu'à sa sortie de l'hôpital. Enfin, dans un télégramme adressé à l’archevêque de Saint-Domingue, le pape François adresse ses condoléances et offre ses prières pour les victimes de l’effondrement du toit d’une discothèque de la capitale. C’est la pire catastrophe de l’histoire récente de ce pays des Antilles (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-04/telegramme-pape-francois-republique-dominicaine-discotheque.html).

 

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Publié le 9 Avril 2025

katholisch.de nous montre ce mercredi 9 avril 2025 que la Conférence épiscopale péruvienne a rejeté une correction demandée par le cardinal Juan Luis Cipriani Thorne et a critiqué l'ancien archevêque de Lima. Cipriani a «tout le droit d'affirmer son innocence» puisque sa culpabilité n'a pas été prouvée dans un procès pénal, selon un communiqué de la Conférence épiscopale (lundi). «Néanmoins, il y a une sanction», ont déclaré les évêques. «Il ne doit donc pas oublier l’excellente charité pastorale du Saint-Père.» La Conférence épiscopale répond ainsi à une lettre de Cipriani, diffusée le 28 mars par les médias traditionalistes. Dans cette lettre, il appelait les évêques de son pays à «rectifier les accusations portées contre lui». Plus précisément, il y a des allégations selon lesquelles Cipriani aurait harcelé sexuellement une adolescente en 1983. Selon le journal espagnol «El Pais», il aurait également été réprimandé par le Vatican pour cela.

 

Fin janvier, le directeur de la Salle de presse du Vatican, Matteo Bruni, a confirmé que Cipriani avait dû quitter son pays d'origine sur ordre de Rome. L'interdiction de séjour est toujours en vigueur, même si dans certains cas elle a été suspendue pour des raisons familiales ou liées à l'âge. Bruni a en outre déclaré qu'à la suite de l'acceptation de la demande de démission de Cipriani comme archevêque de Lima en 2019 en raison de son âge, «une disposition pénale lui a été imposée avec une série de mesures disciplinaires concernant son activité publique, sa résidence et l'utilisation de ses insignes». Les mesures ont été «signées et acceptées» par Cipriani. Cipriani, qui appartient à l'Opus Dei, avait nié les allégations dans un communiqué et souligné qu'il avait été informé des sanctions par le nonce péruvien en 2019 sans aucune procédure canonique. Depuis sa retraite, il vit dans la capitale espagnole, Madrid.

 

Dans son communiqué, la Conférence épiscopale péruvienne a rappelé les déclarations de Bruni et a souligné que «le Saint-Père a traité le cardinal Juan Luis Cipriani avec une excellente charité pastorale, réconciliant justice et miséricorde». "Nous regrettons la douleur causée par les faits qui font l'objet de ce communiqué et nous réaffirmons notre proximité avec les victimes de tout type d'abus", poursuit-il. Les évêques rappellent les paroles du pape François : «La douleur des personnes touchées et de leurs familles est aussi notre douleur.»

 

Enfin, domradio.de (https://www.domradio.de/artikel/aufarbeitungskommission-fordert-reform-von-vatikan-behoerde) nous montre que les experts de la Commission indépendante d'enquête sur les abus sexuels dans le diocèse de Würzburg (UKAM). en matière d'enquêtes sur les abus ont qualifié de «problématiques» les actions du Dicastère pour la doctrine de la foi du Vatican. Les méthodes de travail et les décisions du Dicastère doivent être «évaluées de manière extrêmement critique». Selon l’UKAM, plusieurs réponses des autorités du Vatican témoignent de la volonté d'éviter «l'indignation publique». Dans certains cas, les mesures prises par le diocèse ont même été affaiblies et retirées. Les recommandations précisent en outre que «la mise en œuvre concrète des mesures ecclésiastiques» est souvent renvoyée à la responsabilité de l'évêque. L’UKAM suggère donc que la Conférence épiscopale allemande (DBK) examine de manière critique la concentration des responsabilités entre les mains de chaque évêque.

 

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Publié le 7 Avril 2025

domradio.de nous montre ce lundi 7 avril 2025 que le rejet du document final lors du Chemin synodal en Italie la semaine dernière continue de susciter des discussions. Dans une interview accordée au quotidien ecclésiastique «Avvenire» (lundi), le président de l'association laïque catholique «Azione Cattolica» (AC), Giuseppe Notarstefano, a déclaré que le report du vote de six mois était «un geste prophétique». Il est maintenant important d’expliquer aux paroisses ce qui s’est passé au Synode.

 

Notarstefano a indiqué que l'association laïque AC avait coordonné son approche avec l'organisation nationale scoute Agesci. L'AC compte 270 000 membres à l'échelle nationale et Agesci environ 150 000 membres. Un document commun a été envoyé au Présidium du Chemin synodal, dans lequel ont été identifiés les points qui, de l’avis des participants, devaient encore être pris en compte. Cependant, le texte final en 50 points du Présidium du Synode contient peu de débats du Synode, selon l'économiste de Palerme. Un grand nombre de délégués ont pu prendre connaissance du texte du Présidium pour la première fois au début de l’Assemblée générale, fin mars. Ce texte «ne reflétait pas la richesse du débat qui avait eu lieu jusque-là». En conséquence, de nombreux membres de l’assemblée ont remis en question le texte.

 

«Les propositions ont été jugées incomplètes à de nombreux égards», a déclaré le président de l'AC. Il a également souligné que les réactions à ce moment difficile avaient été constructives. L’un des sujets les plus discutés était la manière dont les femmes peuvent être efficacement impliquées dans la direction de l’Église. Il a été démontré que le style de consultation synodal commence également à prévaloir dans l’Église catholique en Italie. Dans les prochaines semaines, les événements survenus dans les paroisses seront expliqués, a déclaré Notarstefano. Certains croyants sont sceptiques quant à la possibilité d’un quelconque changement. «Nous allons essayer de faire comprendre à tout le monde qu’il s’agit d’un processus dans lequel nous sommes tous impliqués.»

 

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Publié le 7 Avril 2025

LeMonde.fr avec l’AFP nous montre que le pape François, en convalescence après une grave pneumonie, a fait, dimanche 6 avril, une apparition surprise place Saint-Pierre au Vatican, pour la bénédiction finale d'une messe du 6 avril célébrée par l'archevêque italien Rino Fisichella, pro-préfet du Dicastère pour l'évangélisation et responsable de l'organisation du Jubilé de l'espérance 2025, à l'occasion du Jubilé des malades et des personnels de santé, saluant et bénissant les fidèles, deux semaines après sa sortie de l’hôpital (https://cruxnow.com/vatican/2025/04/pope-francis-makes-surprise-in-person-appearance-for-jubilee-of-sick).

 

Sous les nuées de smartphones et de caméras, le pape a fendu la foule des fidèles sur le parvis de la place Saint-Pierre, poussé sur un fauteuil roulant et portant des canules nasales à oxygène, au terme d’une grande messe consacrée aux personnes malades. Devant l’autel, il a ensuite béni les milliers de fidèles massés sur la place Saint-Pierre avant de saluer, une par une, quelques personnes derrière l’autel. Bien que le Vatican ait fait état d’améliorations régulières ces derniers jours, cette apparition publique, la première au Vatican depuis son hospitalisation, le 14 février, n’avait pas été annoncée.

 

Le pape François «a reçu le sacrement de la réconciliation [confession] dans la basilique Saint-Pierre, s’est recueilli en prière et a franchi la Porte Sainte», a fait savoir le Vatican dans un communiqué sur Telegram. Comme les semaines précédentes, l’évêque de Rome n’a pas prononcé la prière dominicale de l’Angélus, qui a été publiée sous forme écrite. «Je prie pour les médecins, les infirmières et les agents de santé, qui ne sont pas toujours aidés à travailler dans des conditions adéquates et qui, parfois, sont même victimes d’attaques. Leur mission n’est pas facile et doit être soutenue et respectée», a écrit le pape François.

 

Il a également prié pour la paix dans le monde, évoquant tour à tour l’«Ukraine martyrisée», le Soudan, le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo, la Birmanie et Haïti, ainsi que pour le Moyen-Orient et «Gaza», «où les gens sont obligés de vivre dans des conditions inimaginables, sans abri, sans nourriture, sans eau potable». «Que les armes se taisent et que le dialogue reprenne; tous les otages doivent être libérés et la population doit être aidée», a déclaré le pape.

 

Le pape François doit, en théorie, suivre une convalescence de deux mois après cette grave alerte de santé ayant menacé sa vie à deux reprises, avec un strict repos, sans activité publique et sans contact avec les fidèles, pour limiter les risques de rechute. Le Jubilé des malades et des professionnels de la santé, qui se déroule du 4 au 6 avril, s'inscrit dans le cadre plus large de l'année jubilaire, et l'apparition surprise du pape à la fin de la messe marque la première fois qu'il est vu en public depuis sa sortie de l'hôpital le 23 mars (https://cruxnow.com/vatican/2025/04/pope-francis-makes-surprise-in-person-appearance-for-jubilee-of-sick).

 

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Publié le 5 Avril 2025

katholisch.de nous montre ce samedi 5 avril 2025 que l’Église ne doit pas être un refuge pour les structures patriarcales : c’est ce que demande le Mouvement des femmes catholiques d’Autriche (kfbö), car elle est convaincue que l'Église se met en danger si elle continue à ordonner uniquement des hommes, et elle est «une coexistence mutuelle et non d’un ordre hiérarchique prédéterminé entre les femmes et les hommes».

 

Dans une lettre adressée au Bureau du Synode du Vatican, elle a présenté des arguments en faveur du diaconat féminin et demande une Église ouverte et juste dans laquelle les femmes et les hommes peuvent agir sur un pied d'égalité et assumer leurs responsabilités. Dans sa soumission au Bureau du Synode, la kfbö souligne que de nombreuses femmes dans l’Église accomplissent déjà des services diaconaux, mais sans le renforcement sacramentel et la reconnaissance qui sont accordés aux diacres permanents ordonnés. «L’ordination des femmes au diaconat permanent serait un signe clair de la part de l’Église qu’elle prend au sérieux l’égalité des sexes», a déclaré Ritter-Grepl. La hiérarchie des sexes qui existe dans l’Église a également des conséquences de grande portée : les femmes sont souvent contraintes d’adopter des modèles traditionnels qui limitent leurs opportunités professionnelles et spirituelles. «Les femmes ne sont pas naturellement plus attentionnées ou dévouées que les hommes – elles sont faites ainsi», explique Ritter-Grepl. Et plus loin : «Cette répartition stéréotypée des rôles de genre nuit en fin de compte non seulement aux femmes, mais aussi aux hommes et à l’Église tout entière.» Le mouvement des femmes était convaincu que les responsables de l’Église devaient poursuivre activement et sérieusement le débat sur l’admission des femmes aux fonctions ordonnées. «Ce qui vient du Saint-Esprit ne peut pas être arrêté», cite le kfbö dans le document final du Synode mondial.

 

Ensuite, en Italie, pour la première fois, les délégués d’un synode en Italie ont ouvertement critiqué les propositions de leurs évêques. Pour la première fois également, les laïcs catholiques étaient majoritaires parmi les quelque 1000 participants au synode. Le texte final prévu n’a pas été accepté. L'échec du document final prévu pour le processus de réforme synodale de l'Église catholique en Italie a suscité une large couverture médiatique dans le pays. Le quotidien «Il Messaggero» a parlé d'une «humiliation» ce week-end, tandis que «Repubblica» a parlé d'un «conflit ouvert autour des femmes et des homosexuels». Les évêques tentent d’obtenir un bilan positif. Pendant ce temps, les médias religieux tentent de limiter les dégâts et d'apporter une perspective différente sur les événements qui ont conduit au report surprise de la réunion de jeudi. Un report, demandé de manière surprenante par le président de la Conférence épiscopale, le cardinal Matteo Zuppi, a finalement été approuvé à une majorité de 98 % (https://www.katholisch.de/artikel/60668-italiens-kirche-nach-eklat-um-schadensbegrenzung-bemueht).

 

Enfin, le Washington Post a annoncé vendredi 4 avril le décès de Theodore E. McCarrick, ancien cardinal et ancien archevêque de Washington, à l’âge de 94 ans. Tombé en disgrâce suite à des scandales d’abus sexuels, il a été renvoyé de l’état clérical en 2019. Avant sa chute, il était une figure reconnue dans l’Église (https://www.la-croix.com/religion/abus-sexuels-dans-l-eglise-deces-a-94-ans-de-theodore-mccarrick-ancien-cardinal-disgracie-20250404). Dans un communiqué, l’association de défense des victimes de religieux pédocriminels Survivors Network of those Abused by Priests a considéré, vendredi, que M. McCarrick «n’avait jamais rendu de comptes pour ses crimes». Même s’il a été défroqué, « il n’a jamais fait face à la justice pour l’immense douleur qu’il a infligée à des enfants, des séminaristes et d’autres sous son influence». L’association assure aussi que «nombre de responsables religieux» qui ont «protégé» le prélat occupent toujours des postes de pouvoir dans l’Église (https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2025/04/05/mort-de-l-ex-cardinal-americain-theodore-mccarrick-le-premier-defroque-par-le-pape-pour-violences-sexuelles_6591336_3382.html).

 

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Publié le 4 Avril 2025

ladepeche.fr nous montre que l’assemblée plénière de la Conférence des évêques de France s’est achevée ce vendredi 4 avril 2025 au Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes. "C’est avec une certaine émotion pour moi, puisque c’est la dernière, que je reviens sur ces derniers jours intenses et sur des sujets difficiles", a souligné Mgr Éric de Moulins-Beaufort, qui laisse donc la présidence de la Conférence à Mgr Jean-Marc Aveline à compter du 1er juillet prochain.

 

Les mandats de l’archevêque de Reims auront été marqués par les révélations et la lutte contre les abus sexuels dans l’Église. Les deux premiers jours de cette assemblée plénière ont été consacrés à ce sujet difficile avec l’écoute de victimes et l’organisation de tables rondes. Si les années précédentes ont été marquées par une certaine évolution du traitement de ces agressions pour les victimes mineures, une plus grande attention a été apportée aux agressions sur des personnes adultes. "Deux lignes nous ont guidés. La première, de respecter et signifier le caractère très spécifique des agressions sur des victimes mineures. La seconde, c’est de s’appuyer le plus possible sur la justice de notre pays", a déclaré Éric de Moulins-Beaufort. Ce dernier a également présenté un nouveau dispositif, discuté et adopté lors de cette Conférence des évêques de France.

 

"Nous allons désormais mettre en place, dans tous les diocèses, des cellules d’écoute avec des personnes capables d’accueillir et d’écouter les victimes ou potentielles victimes majeures. Ces personnes seront formées sur cette question bien précise", a annoncé celui qui s’apprête à quitter la présidence. Ce dispositif reste flou et prévoit à ce stade de se fonder en premier lieu sur la justice étatique et canonique. Les faits, pour des victimes majeures, ayant moins de chance d’être prescrits et les auteurs pouvant être encore vivants (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/des-avancees-mais-encore-du-flou-dans-la-reconnaissance-des-victimes-adultes-dans-leglise-98857.php). Ce qui existait déjà pour les victimes mineures est maintenu. "Ces cellules peuvent avoir des limites si, par exemple, l’auteur de l’agression est décédé ou s’il y a prescription. C’est pourquoi nous avons décidé d’ouvrir une voie supplémentaire avec de la médiation (au sens juridique du terme) en s’appuyant sur des médiateurs de justice. Des gens externes à l’Église. Ces médiations seront au cas par cas. Ils auront la tâche d’intermédiaire entre la victime et l’agresseur ou le diocèse", précise-t-il.

 

En cas de prescription des faits ou d’impossibilité d’action en justice, les évêques souhaitent, a aussi expliqué Éric de Moulins-Beaufort, s’appuyer sur l’expérience des médiateurs de justice, «médiateurs professionnels extérieurs à l’Église», «jouant le rôle d’un tiers», étant capables de créer un  cadre sécurisé», si la personne victime le demande, afin d’établir une médiation avec le mis en cause et/ou le diocèse concerné. Des dissensions sur les effets d’une réparation financière incombant aux diocèses semblent s’être dessinées en toile de fond des débats. Quelques heures avant l’annonce de ce dispositif le 4 avril 2005, Libération révélait une note d’étude juridique et canonique interrogeant notamment la capacité financière des diocèses à payer les réparations, mais aussi les modalités juridiques du modèle de justice restaurative mis en place par l’Église jusqu’ici (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/des-avancees-mais-encore-du-flou-dans-la-reconnaissance-des-victimes-adultes-dans-leglise-98857.php).

 

Un texte adopté par l’assemblée des évêques et qui s’accompagne d’un texte, que l’on pourrait qualifier de prévention, qui sera annoncé rapidement aux fidèles, notamment pour les messes de Pâques. "Un nécessaire travail de sécurité et de justice. […] C’est la vérité qui rend libre. […] Agissons ensemble pour rendre notre Église plus sûre", sont quelques idées que les représentants catholiques souhaitent prêcher. Cependant, une victime d’abus et de violences sexuelles, adulte au moment des faits et qui était présente aux deux journées d’ouverture de l’assemblée des évêques sur la lutte contre les violences sexuelles les 31 mars et 1er avril 2025, ne peut que constater à ce stade «le décalage énorme» entre la parole des évêques durant les deux jours d’échanges, «qui ont été lourds, denses, mais assez beaux» et les réserves des évêques (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/des-avancees-mais-encore-du-flou-dans-la-reconnaissance-des-victimes-adultes-dans-leglise-98857.php).

 

Les évêques de France peuvent désormais regagner leur diocèse alors que le Sanctuaire de Lourdes s’anime, puisque ce dimanche 6 avril marque le lancement officiel de la saison des pèlerinages.

 

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Publié le 3 Avril 2025

Dominique Lang nous montre ce jeudi 3 avril 2025 dans lepelerin.com que le cardinal Jean-Marc Aveline a été élu président de la Conférence des évêques de France, entouré de deux vice-présidents : Mgr Vincent Jordy, l'actuel archevêque de Tours en est en effet à son deuxième mandat comme vice-président, assurant ainsi la continuité entre la présidence de Mgr Moulins-Beaufort, sur le départ, et celle du cardinal Aveline, qui débutera officiellement en juillet 2025, et Mgr Benoît Bertrand qui a participé, avec le cardinal Aveline, aux sessions romaines du synode sur la synodalité, il y a quelques mois. Trois hommes aux parcours différents, mais déjà soudés, qui devront affronter les défis spirituels et pastoraux de l’Église en France.

 

Les trois hommes se sont donc déjà croisés et ont tissé des liens qui ne pourront que se renforcer dans cette nouvelle mission commune. Car les dossiers qui attendent cette nouvelle équipe sont conséquents. Celui de la gestion des scandales dans l'Église va évidemment se poursuivre, même si les affaires semblent désormais s'être déplacées vers un autre domaine : celui d'un accompagnement renouvelé des établissements de l'enseignement catholique. Le cardinal Aveline le souligne : «Il faut que nous puissions dire ensemble ce qui a changé, au fil des années passées, en nous en tant qu'évêques et en nous en tant que personnes victimes. Alors que le rapport de la CIASE avait appelé les victimes à devenir des témoins, nous devons accueillir les paroles pour que, de témoins, ils deviennent des frères et des sœurs de nos assemblées.» Pour Mgr Bertrand, ce chantier prolonge ce qu'il a expérimenté lui-même dans son engagement professionnel : apprendre à prendre soin des personnes. Il a ainsi récemment participé à la grande enquête menée dans les diocèses sur la santé des prêtres.

 

Et quels autres dossiers ? L'heure est encore trop tôt pour ces trois hommes tout juste nommés pour le dire avec clarté. Ils ont les semaines à venir pour prendre la mesure de ces nouvelles responsabilités. Le cardinal Aveline souligne pourtant l'importance à travailler sur "l'enracinement spirituel, à tous les étages de l'Église, pour revenir à l'essentiel". Cela s'exprime aussi, pour lui, par le besoin de travailler la "collégialité épiscopale". Sans oublier de participer aux débats de la société. «L'Église sait qu'elle est une minorité en France mais cela lui permet, avec d'autres, d'apporter son regard spécifique. Celui d'annoncer l'amour de Dieu pour ce monde qui passe par la prise en compte des plus pauvres de notre société. C'est une contribution essentielle qu'elle apporte ainsi.» Pour Mgr Jordy, le signal étonnant de ces églises pleines au Mercredi des Cendres doit être accueilli avec respect. Son collègue, Mgr Bertrand le confirme, expliquant avoir reçu au cours de l'année passée près de 900 lettres de jeunes et d'adultes demandant le baptême.

 

Et tous les trois d'aller dans le même sens : «Il s'agit non pas de crier victoire mais de coopérer avec l'Esprit saint. Que nous dit-il à travers ce mouvement de personnes qui nous racontent, dans leurs lettres des cheminements qui se font souvent très loin des parcours que nous avions imaginés pour eux ?» Car l'enjeu est d'avancer avec modestie. Un style que le cardinal Aveline assume déjà dans son diocèse. «Mieux vaut une pauvreté offerte qu'une prospérité satisfaite», répète-t-il comme une conviction importante.  Cela est vrai pour accompagner les drames humains dans l'Église mais aussi, ceux dans le reste de la société, notamment dans les familles. Sans oublier de rester des artisans du dialogue. L'expérience, singulière, de la ville de Marseille peut être inspirante : «Depuis le 7 octobre, je fais le constat qu'il est difficile de permettre à des amis musulmans et juifs de se parler en vérité. Il faudra du temps, jusqu'à ce que ça redevienne possible. Car le dialogue est toujours possible, surtout quand on parle de la dimension existentielle de la foi. Car si des personnes vont puiser à des endroits différents de quoi assouvir leur soif de Dieu, elles sont toutes confrontées aux mêmes questions de l'existence, autour du mal, de la mort, de la peur.  Favoriser une rencontre à "hauteur de visage", pour résister aux instrumentalisations politiques des religions». C'est ce que le cardinal essaye de vivre chaque mois, en invitant pour un temps d'échange fraternel des responsables chrétiens, musulmans et juifs. Une ouverture qui marquera sans doute la présidence en cours des trois années à venir.

 

Enfin, le collectif des anciens élèves victimes de violences physiques et sexuelles à Bétharram, dans les Pyrénées-Atlantiques, a déposé 48 nouvelles plaintes, 20 font l'objet de violences sexuelles, ce mercredi 2 avril, au parquet de Pau. Les plaintes portent aussi sur des sévices corporels. Au total, le nombre de plaintes s'élève à 200. Parmi elles, 90 relèvent de faits à caractère sexuel avec, pour la première fois, un fait de viol en réunion. Dans ce sixième corpus, les témoignages proviennent de toute la France, mais aussi de l'étranger, notamment du Canada et de la Suisse. Au total, 31 adultes sont donc visés par ces plaintes, dont 14 prêtres. Sur ces derniers, 13 sont aujourd'hui décédés. Outre les religieux, quatre laïcs sont également mentionnés, dont un décédé (https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/pyrenees-atlantiques/pau/affaire-betharram-viol-en-reunion-avec-introduction-d-un-petit-baton-dans-l-anus-coups-de-bambou-et-javelot-48-nouvelles-plaintes-viennent-d-etre-deposees-3132082.html).

 

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Publié le 2 Avril 2025

francetvinfo.fr avec l’AFP nous montrent ce mercredi 2 avril 2025 qu’il faisait figure de favori. L'archevêque de Marseille Jean-Marc Aveline a été élu, mercredi 2 avril, président de la Conférence des évêques de France (CEF), lors de l'assemblée plénière. "Élu pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois, il prendra ses fonctions le 1er juillet prochain, succédant à Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims", précise la CEF. Ce cardinal à la ligne proche du pape François est une figure emblématique de la cité phocéenne et identifié depuis qu'il a reçu le pape à Marseille, en septembre 2023.

 

Chaleureux, "très centré et très ouvert" selon un de ses pairs, Mgr Aveline est d'ailleurs très apprécié du pape dont il partage l'intérêt pour le dialogue avec l'islam et la vision d'une Église davantage tournée vers le Sud global (https://information.tv5monde.com/international/jean-marc-aveline-un-cardinal-proche-des-idees-du-pape-francois-la-tete-de-leglise-de). Décrit comme "très apprécié" de ses pairs et "fin politique" au sein de l'Église, l'archevêque de Marseille a déjà beaucoup à faire puisqu'il est aussi membre des deux dicastères, soit l'équivalent de deux ministères pour le Saint-Siège, ce qui l'appelle très régulièrement à Rome. Il s'est d'ailleurs progressivement fait une place au Vatican. 

 

Cet agenda chargé pourrait donner une importance accru aux deux vice-présidents, qui seront élus jeudi matin. L'un des gros dossiers de la future présidence restera la gestion des scandales de violences sexuelles. L'assemblée plénière de la CEF doit d'ailleurs présenter vendredi une instance de réparation pour les victimes majeures. Deux instances existent déjà pour les victimes mineures (https://www.ledauphine.com/societe/2025/04/02/le-cardinal-jean-marc-aveline-est-le-nouveau-president-de-la-conference-des-eveques-de-france).

 

L'élection s'est faite à la majorité des deux tiers, et l'assemblée plénière a aussi renouvelé toute la direction de la CEF, dont les vice-présidents et le secrétaire général. À ce dernier poste, c'est le père Christophe Le Sourt qui a été nommé pour un premier mandat, également à compter du 1er juillet, en remplacement d'Hugues de Woillemont, nommé directeur général de L’Œuvre de l’Orient. Il était jusqu'ici délégué aux relations avec le judaïsme au sein de la CEF (https://www.ledauphine.com/societe/2025/04/02/le-cardinal-jean-marc-aveline-est-le-nouveau-president-de-la-conference-des-eveques-de-france).

 

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Publié le 1 Avril 2025

Jean-Benoît Harel nous montre dans vaticannews.va ce nous montre ce mardi 1er avril 2024 que  pendant un jour et demi, les évêques de France ont fait un point d’étape sur le sujet de la lutte contre les abus sexuels dans l’Église, afin de «mesurer le chemin parcouru, et de tracer des perspectives pour la suite». «Une forme de compagnonnage». C’est ainsi que Mgr Éric de Moulins-Beaufort a décrit le travail mené les 31 mars et 1er avril, en amont de l’Assemblée plénière de printemps de la Conférence des évêques de France (CEF) qui se déroule à Lourdes jusqu’au 4 avril.

 

Au début de cette semaine, les évêques ont organisé trois demi-journées pour faire un point d'étape concernant la lutte contre les violences sexuelles dans l’Église. Après le rapport de la CIASE (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église) en novembre 2021, les évêques avaient créé des groupes de travail pour mettre en œuvre concrètement ces recommandations. En mars 2023, les travaux ont été rendus et depuis, le Conseil permanent s’attache à les réaliser concrètement, sous l’œil d’un trio d’évaluation. Avec 300 invités, les évêques ont réfléchi sur les mesures prises et celles à prendre pour continuer à faire de l’Église une «maison sûre». Plusieurs collectifs de victimes étaient présents, ce qui a marqué, Sœur Marie-Laure Denès, membre du trio d'évaluation de la mise en œuvre des recommandations des groupes de travail post-CIASE. «J’ai observé un point de bascule. Il n’y a plus les victimes et les évêques face-à-face, mais ensemble, dans une alliance face à ce dossier brulant», a-t-elle témoigné dans la conférence de presse à la fin de ce jour et demi de travail.

 

Autre témoin de ce compagnonnage, Bastien Uranga, membre du collectif Fraternité Victimes et présent lors des échanges et table-rondes. «Ça permet de prendre le pouls de l’intérieur de ce qui est fait et surtout de ce qui reste à faire, nous sommes encore au début du chemin», souligne-t-il. Avec son association, il apporte écoute et soutien matériel aux personnes victimes, mais propose aussi de vivre des moments de fraternité comme «aller boire un verre ou manger une crêpe», explique ce laïc engagé dans l’Église. Il s'agit d’ailleurs de l’une des pistes évoquées par Marie Derain de Vaucresson, présidente de l’INIRR, l’instance indépendante de reconnaissance et de réparation, qui a accompagné plus de 1200 personnes victimes. Après les mesures financières et restauratives effectuées par l'INIRR, elle a insisté sur l’importance pour l'Église de rester en lien avec ces personnes, après le travail de reconnaissance et de réparation. Remerciant le président de la CEF de son engagement, Olivier Savignac a pour sa part calculé que moins de 1% des personnes ont été indemnisées. Pour lui, les instances de réparation doivent donc continuer leur travail, alors que la question de leur maintien se pose. Parmi les premières personnes à témoigner devant les évêques en 2018, il estime que l’Église a encore beaucoup à faire en faveur des victimes, notamment des victimes majeures.

 

Une question déjà débattue lors des précédentes assemblées des évêques et qui sera traitée lors de cette assemblée plénière, a assuré le président de la CEF dans son discours d'ouverture. Après trois ans de travail depuis la publication du rapport Sauvé, le président de la conférence des évêques en fin de mandat estime que l’institution a «bien avancé» sur le sujet, même si le travail doit être poursuivi. «Nous sommes en route» pour diffuser dans l’Église cette «culture de la vigilance et de la bientraitance», a conclu Mgr Éric de Moulins-Beaufort, qui va transmettre la présidence de la Conférence des évêques après six années de mandat, particulièrement marqué par la crise des abus sexuels. L’archevêque de Reims ne donnera pas de «leçons» à son successeur, mais «indiquera un certain nombre de chantiers qui [lui] paraissent important pour avancer». L’élection de ce futur président de la CEF, du nouveau bureau permanent et de nombreux mandats au sein de la gouvernance de l’Église de France est à l’ordre du jour de cette nouvelle Assemblée plénière, qui se terminera vendredi 4 avril. Il sera également question de la mission évangélisatrice, des finances de l’Église et de l’intelligence artificielle.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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