Publié le 14 Décembre 2023

vaticannews.va nous montre ce jeudi 14 décembre 2023 que répondant à la question d'un évêque de République dominicaine, Mgr Ramón Alfredo de la Cruz Baldera, qui soulignait que certaines mères célibataires s'abstenaient de communier par peur du rigorisme du clergé, le préfet du dicastère pour la Doctrine de la Foi, Victor Manuel Fernández rappelle, avec le pape François, que les femmes se trouvant dans cette situation, c’est-à-dire déjà en difficulté pour avoir choisi la vie, doivent être aidées à accéder à la puissance salvatrice des sacrements.

 

En ce sens, poursuit la lettre signée par le cardinal Fernández, «il est nécessaire de travailler pastoralement au sein de l'Église locale pour faire comprendre que le fait d'être mère célibataire n'empêche pas l'accès à l'Eucharistie. Comme tous les autres chrétiens, la confession sacramentelle des péchés commis leur permet de s'approcher de la communion. La communauté ecclésiale doit aussi apprécier le fait qu'il s'agit de femmes qui ont accepté et défendu le don de la vie qu'elles portaient dans leur sein et qui luttent, chaque jour, pour élever leurs enfants».

 

Certes, il y a des situations difficiles qui nécessitent un discernement et un accompagnement pastoral, souligne le document adressé à l'évêque de République dominicaine. Ainsi, poursuit la Lettre, «les Pasteurs, qui proposent aux fidèles l’idéal complet de l’Évangile et la doctrine de l’Église, doivent les aider aussi à assumer la logique de la compassion avec les personnes fragiles et à éviter les persécutions ou les jugements trop durs ou impatients» (Amoris laetitia, 308). Le cardinal rappelle ensuite que souvent, en commentant l'épisode biblique de la femme adultère (Jean 8,1-11), on insiste sur la phrase finale: «Va, et désormais ne pèche plus».

 

Le préfet du dicastère pour la Doctrine de la Foi rappelle ce que le Pape a dit dans son message au Synode sur le visage féminin et maternel de l'Église, dénonçant les «attitudes machiste et dictatoriales» de ces ministres qui «exagèrent dans leur service et maltraitent le peuple de Dieu». (Discours au Synode des évêques, 25 octobre 2023). «C'est à vous, conclut le cardinal Fernández dans sa réponse à l'évêque de San Francisco de Macorís, de veiller à ce que de tels comportements ne se produisent pas dans votre Église locale.»

 

Enfin, le pape François a consulté deux de ses plus importants gestionnaires financiers, le coordinateur du Conseil économique du Vatican, le cardinal Reinhard Marx, et le chef de l'administration des biens du Saint-Siège (APSA), le père Giordano Piccinotti. Avant cela, dans une lettre adressée au Conseil économique, le pape François s'était déclaré préoccupé par le déficit persistant du Saint-Siège et a exhorté ses membres à inverser cette tendance négative, car ils assurent la marge de manœuvre de l'appareil ecclésial pour s'acquitter de ses tâches (https://www.domradio.de/artikel/papst-spricht-mit-seinen-finanz-fachleuten).

 

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Publié le 13 Décembre 2023

José Lorenzo nous montre sur religiondigital.org dans son article du mercredi 13 décembre 2023 qu’en conclusion du cycle de catéchèse sur le zèle apostolique, le pape François a rappelé dans sa catéchèse à l'audience générale de mercredi que ce zèle missionnaire "n'est pas de la propagande pour obtenir un consensus, ce n'est pas du prosélytisme, ni ne se remplit la tête d'idées, mais allume dans le cœur l'étincelle de l'amour de Dieu" , donc cela ne dépend pas "de l'organisation, mais de l'ardeur; cela ne se mesure pas au consentement que nous recevons, mais à l'amour que nous donnons".

 

Pour approfondir ce message, le pape François a eu recours au mot araméen effetá (ouvrir), que Jésus a tant utilisé, selon l'Évangile de Marc. « 'Ouvrez', Jésus dit à chaque croyant et à son Église : ouvrez parce que le message de l'Évangile a besoin que vous soyez témoigné et annoncé ! Ouvrez-vous, ne vous enfermez pas dans vos conforts religieux et dans le 'ça a toujours été ainsi' ! Ouvrez votre Église, au souffle du Saint-Esprit, qui vous pousse à être missionnaire, évangélisateur !» "Les chrétiens fermés finissent toujours mal, car ce ne sont pas des chrétiens, mais plutôt des idéologues de la fermeture. Les chrétiens doivent être ouverts à la parole et accueillir leur frère", a improvisé le pape François. "Le message est clair : pour être les bergers du peuple de Dieu, nous devons être des pêcheurs d'hommes, prêts à quitter les rivages de notre propre sécurité pour prendre la mer avec l'Évangile dans la mer du monde", a-t-il déclaré. Il a poursuivi en invitant à se poser les questions suivantes : «Est-ce que j'aime vraiment le Seigneur, au point de vouloir l'annoncer ? Est-ce que je veux devenir son témoin ou suis-je content d'être son disciple ? Est-ce que j'emmène les personnes que je connais à cœur, les amener à Jésus dans la prière ? Est-ce que je veux faire quelque chose pour que la joie de l'Évangile, qui a transformé ma vie, rende aussi la leur plus belle ?»

 

Est-ce une allusion à l'ancien nonce américain Carlo Maria Viganò qui s'oriente de plus en plus ouvertement vers un schisme : il annonce maintenant qu'il fondera son propre collège et séminaire où personne n'aura à accepter les "hérésies de Vatican II" et les "déviations de Bergoglio", tout en faisant fait référence au «vénérable archevêque Lefebvre», fondateur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Sous la direction de Viganò, sera créée la «première et unique institution de séminaires traditionnels italiens», dotée d'enseignants et de directeurs spirituels fermement orthodoxes et cultivant une saine spiritualité (https://www.katholisch.de/artikel/49440-papst-gegner-vigano-will-traditionalistisches-priesterseminar-gruenden).  Les sanctions contre Viganò se font attendre depuis longtemps. Il ne semble pas y avoir de conséquences pour lui jusqu'à présent. Au lieu de cela, le pape reste une fois de plus silencieux. Dans la perspective de la FSSPX et du schisme imminent de Viganò, il serait temps de réfléchir au sacrement de l’ordre : une exigence formelle pour l’ordination, qui retirerait l’arme des ordinations schismatiques des mains des évêques vagabonds, se fait attendre depuis longtemps (https://www.katholisch.de/artikel/49493-das-vigano-schisma-muss-eingedaemmt-werden).

 

Enfin, dans ses salutations dans différentes langues, le pape François a assuré qu'il continue de suivre «avec une grande douleur et inquiétude le conflit entre Israël et la Palestine et  je renouvelle mon appel à un cessez-le-feu humanitaire immédiat. Il y a tant de souffrance là-bas ! Je demande à toutes les parties qu'ils négocient et s'associent aux efforts urgents pour aider la population de Gaza, qui se trouve dans une situation extrême et nécessiteuse. Que soient libérés tous les otages qui ont vu de l'espoir dans la trêve de ces derniers jours. S'il vous plaît, non aux armes, oui à la paix», tout cela, a-t-il ajouté, sans "oublier de demander le don de la paix pour les peuples qui souffrent de la guerre, en particulier pour l'Ukraine tourmentée et pour Israël et la Palestine".

 

Alors que l'Assemblée de l'ONU a voté une résolution non contraignante demandant un cessez-le-feu humanitaire, Israël semble de plus en plus isolée, et même les États-Unis commencent à nuancer leurs positions. Ils rappellent également leur soutien aux journalistes couvrant l'actualité à Gaza (https://www.ouest-france.fr/monde/israel/guerre-israel-hamas-israel-isole-washington-defend-les-reporters-a-gaza-les-dernieres-infos-231da32b-291f-4d12-8a71-b357b4f6d87e). Et le président ukrainien Volodymyr Zelensky a évoqué des «signaux positifs» mais les lignes ne semblent pas avoir bougé entre les républicains réticents à faire un nouveau chèque de 61 milliards de dollars et la Maison Blanche et il a notamment réclamé des armes pour une meilleure défense anti-aérienne. Joe Biden a lancé un sombre avertissement en présence de Volodymyr Zelensky, en affirmant que le président russe Vladimir Poutine «comptait» sur le fait que l’aide américaine à l’Ukraine s’arrête (https://www.20minutes.fr/monde/ukraine/4066575-20231213-guerre-ukraine-zelensky-repart-washington-mains-presque-vides). Et le président ukrainien est arrivé ce mercredi à Oslo pour une rencontre avec les dirigeants des cinq pays nordiques qui comptent parmi les principaux donateurs de l'Ukraine dans son combat contre l'agression russe (https://www.20minutes.fr/monde/ukraine/4066597-20231213-guerre-ukraine-direct-zelensky-recu-signaux-positifs-congres-americain-attend-toujours-aide).

 

vaticannews.va nous montre dans son article de ce mercredi (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-12/francois-visitera-la-belgique-en-2024.html) que la Belgique, l’Argentine du président Javier Milei, dont le pape semble déjà avoir pardonné les propos plutôt durs tenus par ce dernier à son égard, et la Polynésie sont les trois pays que le pape François souhaite visiter en 2024. Il en fait lui-même l’annonce dans une interview accordée à la correspondante de télévision mexicaine Nmas, Valentina Alazrakila, à l’occasion de la fête de Notre Dame de Guadalupe. Dans cet entretien de vingt minutes, le pape François réaffirme que les guerres sont toujours une défaite, sauf pour les fabricants d’armes, et exprime sa désolation quand il voit sur l'âge des victimes sur les tombes des soldats, des jeunes pour la plupart que leurs mères ne reverront plus.

 

Invité à reparcourir les douze mois de l'année passée, le pape revient sur sa santé, sur le vide créé par la disparition de Benoît XVI avec lequel, avoue-t-il, il avait noué une relation très étroite et jugeant que l’absence de ce dernier a rendu en partie cette année différente, sur le fait qu’il n’a pas l’intention de renoncer à son pontificat, même s’il confirme l’existence d’une lettre de renonciation entre les mains du cardinal Tarcisio Bertone qu’il n’a pas encore signée car c’est Dieu qui décidera, et qui lui dira «assez» le moment venu, et annonce qu’il se fera enterrer dans la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome, en raison de sa dévotion à Marie et de sa promesse faite à la Salus populi romani, aux pieds de laquelle il prend le temps de prier avant et au retour de chacun de ses voyages. Le pape François ajoute qu’il a aussi préparé son enterrement, et explique qu’il a simplifié le rite de ses obsèques.

 

Enfin cruxnow.com (https://cruxnow.com/vatican/2023/12/while-saying-hes-better-pope-reveals-plans-for-his-funeral-and-burial), nous montre qu’interrogé aussi sur ses impressions selon lesquelles il aurait été plus dur envers ses détracteurs conservateurs depuis le décès de Benoît XVI, évinçant de ses fonctions l'Américain Joseph Strickland de Tyler, Texas et privant le cardinal américain Raymond Burke de son salaire et de son appartement, le pape François a répondu «non», mais que «certains d'entre eux il faut être un peu frappé». Il a réitéré une mise en garde qu’il avait déjà formulée dans le passé, à savoir que les parents doivent parfois châtier leurs enfants, «mais jamais en face». "Parfois une réprimande est nécessaire, mais les gens ici sont très bons", a-t-il déclaré, affirmant qu'il est lui-même "compliqué et parfois un peu impatient et qu'ils me supportent", mais que les gens qui travaillent à la curie "sont très bien."

 

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Publié le 12 Décembre 2023

Cécile Mérieux  nous montre dans lavie.fr dans son article du lundi 11 décembre 2023 que le nouvel évêque coadjuteur, François Touvet, a annoncé l’abrogation de la suspension des ordinations décidée par Rome, lors de sa messe d’accueil dimanche 10 décembre 2023 à la cathédrale de Toulon. Un grand soulagement pour un diocèse qui attendait que la situation se débloque depuis 18 mois.

 

«Je termine en faisant part de deux nouvelles. J’ai la joie de vous annoncer de la part du préfet du Dicastère pour le clergé que le décret ajournant les ordinations est désormais révoqué. Et je vous invite à retenir dans vos agendas le dimanche 21 janvier pour une célébration d’ordinations ici même dans la cathédrale de Toulon.» Un tonnerre d’applaudissements se déclenche en réponse à l’annonce faite par François Touvet à l’issue de la messe célébrée pour l’accueillir comme coadjuteur du diocèse. François Touvet, évêque coadjuteur, nommé le 21 novembre 2023 par le pape François, tout en maintenant Dominique Rey comme évêque en titre, est bien là pour faire bouger les choses.

 

Après 18 mois d’attente et de tensions, le ciel s’éclaircit, particulièrement pour les séminaristes. En juin 2022, dans un contexte de tensions répétées entre le Vatican et Dominique Rey à propos de sa gestion du diocèse, la décision de Rome de suspendre les ordinations avait provoqué des réactions fortes, alors que le séminaire de la Castille était en pleins préparatifs des festivités autour des ordinations programmées quelques semaines plus tard.

 

On ne voit pas vraiment le changement par rapport à Mgr Rey qui était le promoteur d’un catholicisme remusclé était critiqué au sein de l’Eglise pour son style qui a pu s’inspirer de pasteurs évangéliques américains. Sa politique d’accueil de communautés nouvelles faisait également débat, visant les traditionalistes et adeptes de la messe en latin par exemple, et d’autres charismatiques, venant en particulier d’Amérique latine (https://www.20minutes.fr/societe/4066240-20231211-toulon-ordination-pretres-va-reprendre-diocese). On voulait juste que les ordinations sacerdotales recommencent sans vraiment changer le profil conservateur du diocèse.

 

Ensuite, vaticannews.va ans son article du lundi 11 décembre 2023, (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-12/le-pape-recoit-mgr-cyril-vasil-delegue-en-inde.html) nous montre que le pape a reçu en audience Mgr Cyril Vasil' qui retournera le 12 décembre au Kerala, le sud de l'Inde où il avait déjà été envoyé en août dernier, pour mettre fin au conflit en cours dans l'archiéparchie d'Ernakulam-Angamaly dans lequel des dissensions et des violences sont apparues à propos de la forme liturgique décidée par le Synode syro-malabar après un compromis sur la forme unique de la célébration de la messe qui a été accepté par 34 archiéparchies syro-malabars, mais refusé par celle d'Ernakulam-Angamaly. Les tensions traversées par cette Église indienne, établie au Kerala par saint Thomas en 52 et qui compte aujourd'hui 3, 7 millions de fidèles - dont plus de 500 000 dans l'archiéparchie d'Ernakulam-Angamaly, a atteint un tel degré que le pape a en effet diffusé un message vidéo personnel pour dissiper les doutes sur sa position. Filmé à sa table de travail, le Souverain pontife demande aux fidèles de ne pas se transformer en «secte», pour ne le pousser à prendre des sanctions. «Je ne veux pas en arriver là» affirmait-il dans son message vidéo.

 

Enfin, José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/Francisco-proclama-Virgen-Guadalupe-ideologias-Papa-Roma-Mexico_0_2623537645.html) ce mardi 12 décembre 2012 qu’en tant que fils du grand pays, le pape François éprouve une faiblesse particulière pour la «Vierge brune». Et, dans l'homélie de la messe solennelle de sa fête, célébrée dans la Basilique Saint-Pierre, il a rappelé une fois de plus la tilma des fleurs, avec laquelle il a exhorté à «parfumer notre faible réalité avec des œuvres de bien, grandissant en vertu et éliminer la haine et la peur. C’est seulement ainsi que nous pourrons dire que nous avons commencé à construire ce Sanctuaire que la Vierge a demandé à Juan Diego et qu’elle demande à chacun de nous» et être témoins que «Dieu a imprimé son image dans nos cœurs». Parce que le message de Guadalupe «ne tolère aucune idéologie d’aucune sorte» plus particulièrement  les «idéologies sociales et politiques» utilisées pour se justifier et gagner de l’argent.

 

Mais pourtant un problème demeure quant aux apparitions de Guadalupe, c’est le fait que Juan Diego ni ses visions ne sont mentionnés dans les documents ecclésiastiques officiels jusqu'à un siècle après l'événement, d’ailleurs l’évêque de l’époque ne mentionne jamais les apparitions dans ses écrits, les visions de Juan Diego constituent une parabole éloquente racontée dans des textes et des dessins poétiques nahuatl du XVIe siècle qui ont contribué à attirer les peuples autochtones conquis vers la nouvelle foi, mais qui ont peu de valeur historique solide (https://www.chron.com/news/nation-world/article/Skeptics-claim-Juan-Diego-was-a-mythical-figure-2068031.php). En 1556, une enquête formelle révéla que l'image de la Vierge sur la tilma avait été peinte par un artiste aztèque, "Marcos" [Cipas de Aquino]. Et en 2002, un rapport sur une étude secrète de l'image de Guadalupe a été publié. José Sol Rosales, un expert en restauration d'œuvres d'art, a découvert que le tissu "semblait être un mélange de lin et de fibres de chanvre ou de cactus" qui avait été apprêté avec du sulfate de calcium. La peinture utilisée pour produire l'image était constituée d'une combinaison plutôt terrestre de pigment, d'eau et d'un liant (https://skepdic.com/watsonville.html). Et, au moment de la canonisation controversée de Juan Diego, l'abbé de la basilique, Guillermo Schulenberg, a été obligé de démissionner, car il affirmait que Juan Diego n'avait jamais existé et "n'est qu'un symbole". Le paysan aztèque a néanmoins été canonisé dans le cadre d’une stratégie visant à retenir les catholiques indigènes du Mexique et de toute l’Amérique latine qui ont fait défection en masse vers le protestantisme, en particulier le pentecôtisme, et n’admettant aucunes voies dissidentes (https://www.americamagazine.org/faith/2016/12/12/10-things-know-about-virgin-guadalupe).

 

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Publié le 11 Décembre 2023

LeMonde.fr avec l’AFP nous montre que  le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin a annoncé, dimanche 10 décembre 2023, qu’il va demander la dissolution d’Academia Christiana, un mouvement de catholiques traditionalistes d’extrême droite. «Nous présenterons leur dissolution en conseil des ministres dans les semaines qui viennent», a-t-il déclaré sur le média en ligne Brut. «Il y a au moins trois autres groupes d’ultradroite» dans le viseur des services de renseignement, a encore déclaré le ministre de l’intérieur, sans donner de détails.

 

«Sous prétexte d’une prétendue menace pesant sur les Français», ce groupe «légitime de façon récurrente la violence physique et le recours aux armes», a précisé à l’Agence France Presse une source proche du dossier. Pour ce faire, «elle utilise un vocabulaire guerrier et incite de manière explicite ses militants à s’armer et à partir en “croisade”», a ajouté cette source. «D’autre part, et en cohérence avec cette menace qui guetterait la France, Academia Christiana présente la “légitime défense” comme nécessaire», a-t-elle encore dit.

 

Fondée en 2013 par des jeunes proches de la mouvance identitaire, Academia Christiana se présente comme un institut de formation «intégrale», à la fois «spirituelle, morale, intellectuelle et sportive». Cette organisation est présidée par Victor Aubert, professeur de français et philosophie à l’Institut Croix des Vents à Sées (Orne), un établissement scolaire privé hors contrat dirigé par la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, institut traditionaliste reconnu par Rome.

 

«En voulant nous dissoudre, le gouvernement s’en prend une fois de plus aux catholiques, qu’il considère comme des citoyens de seconde zone», a réagi Academia Christiana sur son internet, en accusant l’exécutif de chercher à «interdire toute pensée ou réflexion en dehors de l’idéologie laïciste et consumériste». «À l’heure où les coups de couteau fusent matin, midi et soir, la priorité de la République est de dissoudre un institut de formation dont les cadres sont tous d’honnêtes pères et mères de famille», a déploré l’organisation, qui prévoit de «contester cette procédure absurde» devant le Conseil d’État.

 

Après l’annonce de sa prochaine dissolution, Academia Christiana a reçu sur les réseaux sociaux de nombreux soutiens à l’extrême droite, notamment d’Eric Zemmour sur le réseau social X, du Député RN de la Gironde, Grégoire de Fournas qui s’est de son côté dit « consterné » par la nouvelle, du député RN du Gard, Nicolas Meizonnet, qui a dénoncé le «naufrage absolu» du ministre de l’Intérieur, et la même colère s’est exprimé par Nicolas Dupont-Aignan (https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/academia-christiana-bientot-dissoute-le-rn-et-reconquete-volent-au-secours-de-l-association-integriste_226863.html).

 

Mais cette défense d’Academia Christiana oublie allégrement que le renseignement intérieur s'inquiète d'autant plus que plusieurs militants de Génération identitaire et de l'Alvarium – des groupuscules tous deux dissous – auraient rejoint Academia Christiana, et surtout, Academia Christiana a été cofondé par Julian Langella, l'un des responsables de la création de Génération identitaire, tandis que son président Victor Aubert pose en 2022 sur les réseaux sociaux aux côtés d'Alain Soral qu'il appelle "le boss", il aime aussi germaniser son nom "Viktor Ober", et filmé en 2019 en train de faire ce qui ressemble à un salut nazi, "salut romain" avait-il rétorqué,  on sait aussi que plusieurs des membres d'Academia Christiana sont suivis par les services de renseignements, entre autres du fait de leur goût pour les armes ou pour leur antisémitisme, et pour un de ses membres leur meilleur gouvernement était le régime de Vichy (https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/separatisme-catholique-appel-a-la-croisade-pourquoi-darmanin-veut-dissoudre-academia-christiana).

 

L’annonce de la dissolution de l’Academia Christiania intervient quelques semaines après l’avertissement du ministre de l’intérieur de la dissolution prochaine de trois groupuscules d’extrême droite. Parmi eux, la Division Martel, dissoute jeudi 6 décembre, dont des membres ont été impliqués dans les récentes violences survenues à Romans-sur-Isère, après la mort d’un adolescent poignardé à Crépol. La procédure de dissolution d’une autre association d’ultradroite, La Citadelle, à Lille, a été déclenchée dès le lendemain. Outre La Citadelle et la Division Martel, Les Remparts, implantée à Lyon, devrait également être visée par une dissolution, selon une source à l’AFP. Plus tôt cette année, en août, Gérald Darmanin avait annoncé la dissolution de l’association d’extrême droite Civitas, effective en octobre. Le parti politique avait suscité la polémique après les propos antisémites tenus lors de son université d’été. Son président, Alain Escada, a annoncé le dépôt d’un recours. Le gouvernement avait déjà dissous, entre mars 2021 et janvier 2022, trois groupuscules d’ultradroite : les Zouaves Paris, Génération identitaire et l’Alvarium. Les deux derniers avaient déposé des recours en annulation, rejetés par le Conseil d’État. (https://www.la-croix.com/france/academia-christiana-les-precedentes-dissolutions-prononcees-par-le-gouvernement-20231211).

 

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Publié le 10 Décembre 2023

domradio.de nous montre que le pape a invité à demander de bons résultats pour la protection de l'environnement et de l'être humain et appelé ce dimanche à une prière pour le succès de la conférence des Nations unies sur le changement climatique. Le sommet de la COP28 sur le climat se termine mardi à Djouba. Au début d'une semaine et demie environ, le pape aurait dû prononcer un discours aux délégués. Cependant, il a dû annuler sa visite en raison d'une maladie des voies aériennes. Le cardinal Secrétaire d'État, Pietro Parolin, a lu le texte sur place.

 

Lors de l'Angélus, dimanche, il a également parlé de la promulgation de la Déclaration universelle des droits de l'homme il y a 75 ans, appelant à redoubler d'efforts pour la paix, car "L'engagement en faveur des droits de l'homme n'est jamais terminé", et il a assuré que tous ceux qui devaient lutter dans la vie et fait campagne pour les droits d'autrui. Et il a accueilli favorablement l'échange de prisonniers entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Il a examiné ce signe positif avec beaucoup d'espoir, a-t-il dit, et a appelé les parties à conclure un traité de paix dès que possible.

 

Le pape s’est montré à nouveau à la prière à la fenêtre ouverte du Palais apostolique et lut lui-même ses remarques. Il y a deux semaines, il souffrait des voies respiratoires, après quoi les prières de midi ont été déplacées à l'intérieur. En outre, un employé lit les textes - ainsi que lors d'autres spectacles publics. Vendredi, la solennité catholique de l'Église à la célébration de la Vierge Marie, le pape s'est montré à nouveau à la fenêtre et a présenté lui-même ses remarques. Il a également complété la prière traditionnelle près des marches espagnoles de Rome en plein air.

 

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Publié le 9 Décembre 2023

Jean-Benoît Harel dans vaticannews.va ce samedi 9 décembre 2023 nous montre qu’alors que le projet de loi «Immigration» sera examiné par l’Assemblée nationale à partir du lundi 11 décembre, les évêques français s’inquiètent de la suppression de l’AME (Aide Médicale d’État), prévue dans le texte voté mi-novembre par les sénateurs. À l’origine, ce texte visant à mieux réguler l’immigration en France ne contenait pas la suppression de l’AME. Mais lors de la première lecture, la droite sénatoriale a inscrit cette mesure dans le texte, lui préférant une «aide médicale d’urgence» réservée aux soins contre les maladies les plus graves, aux vaccins ainsi qu’aux soins liés à la grossesse. Le texte sorti du Sénat mi-novembre contenait la suppression de l’AME. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’en était satisfait, y voyant «un bon compromis qui allie fermeté et humanité».

 

Mais, à l’Assemblée, lors de l’examen par la commission des Lois, le dispositif a été réintégré. Les députés réunis en séance plénière à partir du lundi 11 décembre ne devraient pas revenir dessus, mais le sujet pourrait toutefois réapparaitre, comme le souhaitent certains députés de droite. Très débattu, ce dispositif relève de l’humanité la plus élémentaire pour certains quand d’autres y voient un «appel d’air migratoire». En 2022, le dispositif de l’AME comptait 415 000 bénéficiaires pour un coût total de 1,186 milliard d’euros, selon un rapport d'information parlementaire publié en mai 2023.

 

Dans un communiqué, les évêques ont pris position contre la suppression de l’aide médicale d’État, rappelant une tribune de 3000 soignants début novembre exigeant le maintien de ce dispositif «outil de lutte contre les exclusions (…) essentiel à la santé des individus et à la santé publique». Saluant le retour du dispositif dans le texte discuté à l’Assemblée, les 7 évêques signataires rappellent en citant le pape François que «le soin est médical mais il est aussi, de manière complémentaire et inséparable, «lien», par l’intermédiaire de chacun et tous les hommes et femmes de bonne volonté sont invités à vivre l’amitié sociale» (Fratelli Tutti, 6). Le texte prend ensuite l’exemple de Calais «où la détresse ne cesse de grandir». Autour de cette ville du nord de la France, point de passage vers le Royaume-Uni, des milliers de migrants attendent de trouver un moyer de passer la frontière, dans des conditions souvent difficiles. Enfin, les évêques appellent à «prendre soin des plus fragiles et ainsi de nos sociétés et de notre maison commune».

 

Dans une tribune au «Monde» publiée samedi 9 décembre, la Défenseure des droits, Claire Hédon, alerte contre la «rupture dans la protection des droits et libertés en France» que proposerait selon elle le projet de loi sur l’immigration, examiné à partir de lundi en séance à l’Assemblée nationale, car c’est, selon elle, un texte «d’une gravité majeure pour les droits fondamentaux des étrangers». Pour Claire Hédon, «un équilibre doit exister» entre le droit souverain des États à réguler l’accès au territoire et la protection des droits fondamentaux. Ce «projet de loi bouleverse profondément cet équilibre, au profit de nouvelles formes d’ostracisme et au détriment de principes juridiques essentiels», expose-t-elle. Ainsi, l’éloignement des étrangers serait «très largement remis à l’appréciation de l’administration», par l’accroissement des possibilités de refus ou retrait du droit au séjour. Des «délais de recours extrêmement brefs» compliqueraient en plus l’accès au juge. «Le texte accrédite l’idée, pourtant démentie par de nombreuses études, selon laquelle des conditions d’accueil ’trop favorables’ encourageraient l’immigration irrégulière ou l’installation durable d’étrangers sur le territoire», souligne par ailleurs la Défenseure dans la tribune (https://www.ouest-france.fr/societe/immigration/loi-immigration-la-defenseure-des-droits-denonce-un-texte-dune-gravite-majeure-ca54536e-96a7-11ee-b5ab-4c9dbbc4ce19).

 

Enfin, nombre de médias locaux (et certains nationaux) indiquent avoir reçu en fin de semaine un communiqué par mail du ministère de l’Intérieur ou de différentes préfectures, louant la loi immigration qui arrive à l’Assemblée nationale ce lundi 11 décembre dans un climat qui promet d’être houleux. L’objet : mettre en avant le profil des «4000 étrangers délinquants» qui pourraient être renvoyés «dans leur pays d’origine si la loi était adoptée», pour reprendre les termes utilisés dans cette communication. Chaque courrier est ensuite personnalisé avec une poignée d’exemples anonymes en fonction des départements ou régions ciblés. De la même manière, plusieurs autres titres de presse locaux ont fait état de divers exemples. En Normandie, dans le Sud-ouest, en Haute-Loire, en Côte-d’Or… Une méthode «assez unique», selon les mots de la Place Beauvau à La Voix du Nord, qui permettrait de «montrer à l’opinion ce qu’implique le texte.» Problème : cette offensive n’est pas du goût de tous. Plusieurs personnalités de gauche s’élèvent pour dénoncer des pratiques «infamantes» et une forme de «pression inédite» mise sur le législateur. D’autant que des courriers similaires ont également été envoyés à plusieurs élus, si l’on en croit les messages de députés ou sénateurs sur les réseaux sociaux. Le PS dénonce une «pression inacceptable» quand les Insoumis parlent de «lettre type CNews» (https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/sur-la-loi-immigration-darmanin-ulcere-les-oppositions-de-gauche-avec-cette-methode-assez-unique_226810.html).

 

Les "tactiques répugnantes" de Gérald Darmanin pour promouvoir le projet de loi immigration montre à quel point ce ministre a oublié d’avoir une boussole morale.

 

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Publié le 8 Décembre 2023

Marie Bail nous montre dans france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/ que comme chaque année, le diocèse de Lyon organise une procession ce 8 décembre 2023 entre la cathédrale Saint-Jean et la basilique de Fourvière dans le 5e arrondissement de la ville, menée par l'archevêque de Lyon. Les catholiques remercient la Vierge Marie d'avoir protégé la ville de la peste au 17e siècle. Cette année, à l'instar des éditions précédentes, des militants de l'ultradroite locale comptent participer à la procession, malgré l'interdiction de la préfecture.

 

En début de semaine, le diocèse de Lyon a diffusé un communiqué marquant son attachement à ce que cette traditionnelle procession aux flambeaux, soit "un moment de communion et de paix". L'institution ajoute qu'elle "n'entend pas assumer la responsabilité d'éventuels troubles suscités par l'infiltration d'individus ou de groupes qui auraient d'autres objectifs que celui de la prière" et auxquels le diocèse demande "de ne pas se joindre à la procession".

 

Ciblés par ce message, les membres de l'ultradroite lyonnaise qui ont pour projeter de se rassembler eux aussi ce 8 décembre. Les identitaires des Remparts ont publié un appel à se rassembler à 18h30 dans le Vieux Lyon pour "retrouver le vrai sens du 8 décembre", loin d'un "divertissement commercial sans saveur entraînant une débauche de son et lumière". Le message s'inscrit dans le contexte de "l'attaque de Crépol et de l'attentat terroriste [de Paris]", écrivent-ils sur leurs réseaux sociaux. Quoi de mieux donc que de retourner à la traditionnelle bougie.

 

Les services de l'État ont pris un arrêté pour interdire cette manifestation, comme l'année dernière. "Nous avons eu des éléments qui nous confirment que des groupuscules d'extrême droite pourraient confisquer cette manifestation (...) et prôner des idéologies de haine pendant cette manifestation", ont expliqué les services de la préfecture du Rhône le 5 décembre.

 

Mais sur leurs réseaux le 7 décembre, les membres des Remparts ont affirmé maintenir cette manifestation. "Les Lyonnais enracinés participeront néanmoins comme chaque année à la procession diocésaine tout en invitant les non-catholiques à se joindre au cortège, car faire vivre notre identité est un devoir, pas seulement une question de religion !", justifient-ils. Contacté, le diocèse de Lyon ne "souhaite pas faire plus de commentaires".

 

L'an passé, malgré l’interdiction de leur marche "Lugdunum suum" par la préfecture, les identitaires s’étaient joints au cortège catholique et avaient déployé une banderole à Fourvière. Cela avait valu à un cadre des Remparts de se retrouver devant le tribunal en mai dernier. Celui qui avait simplement "voulu participer au cortège de pèlerins", selon ses dires, avait écopé de deux amendes de 500 et 300 euros.

 

Le diocèse de Lyon a eu raison de ne pas vouloir des identitaires dans cette procession, car  en cette fête des lumières les portes des églises seront grandes ouvertes et les «missionnaires du 8» accueilleront chaleureusement tous les visiteurs de passage. Tout cela avec temps de prières, illuminations, messes, confessions, concerts, veillée de louange... Auxquels s’ajoutent les vêpres à la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, la procession aux flambeaux de la place Saint-Jean à la basilique de Fourvière qui se terminera sur le parvis de la basilique Notre-Dame de Fourvière, la messe des jeunes présidée par Mgr Olivier de Germay dans la basilique Notre-Dame de Fourvière, la messe pour les intentions des Lyonnais à la basilique Notre-Dame de Fourvière (https://lyon.catholique.fr/actualites/2023/10/16/8-decembre-2023-fete-de-limmaculee-conception/). Cette journée de joie, n’a rien à voir avec les pourvoyeurs de haine que sont les membres de l’ultradoite lyonnaise.

 

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Publié le 7 Décembre 2023

Comme le montre LSVL (https://lvsl.fr/espagne-pedro-sanchez-reconduit-mais-plus-fragile-que-jamais/) dan son article du 6 décembre 2023 qu’après un résultat mitigé mais meilleur que prévu aux élections cet été, Pedro Sánchez a été reconduit au poste de Premier ministre espagnol. Sa majorité de gauche repose cependant sur une coalition précaire, entre dépendance aux votes des partis indépendantistes et volonté de Podemos de s’émanciper du gouvernement. Au moins avec cet accord bancal, Madrid n’a pas basculé aux mains des conservateurs et de leurs alliés d’extrême-droite, comme Rome, Stockholm, Helsinki et Athènes auparavant. Depuis la démission d’António Costa au Portugal, l’Espagne demeure désormais l’un des rares bastions progressistes au sein de l’Union européenne. En embuscade, l’extrême-droite accuse Sánchez de coup d’État antidémocratique et incite la justice et la police à défier le gouvernement. Ce n’est en rien un coup d’État, puisque Pedro Sánchez a formé son gouvernement en concluant ensuite un accord de coalition avec la plate-forme Sumar et s'entendant avec la quasi-totalité des partis nationalistes et indépendantistes catalans en se basant sur un programme, qui prévoit un exécutif conjoint et notamment la réduction du temps de travail hebdomadaire de 40 heures à 37 h 30.

 

L’extrême-droite en profite allégrement. Ces dernières semaines, le débat politique s’est enflammé. Depuis l’accord entre le PSOE et le JxCAT, Sánchez est la cible d’un tombereau d’insultes inquiétantes et a notamment été qualifié de «traître» et de «putschiste». Des députés du PSOE ont été agressés et le siège madrilène du parti, Calle Ferraz, a été assiégé par plusieurs milliers de militants néofascistes durant deux semaines. Ces manifestations, auxquelles participent des dirigeants de Vox, sont également soutenues par des influenceurs de l’«Internationale de la Haine», tel l’ancien animateur de Fox News Tucker Carlson. Pendant ce temps, le PP a lancé une campagne internationale comparant Sánchez au Premier ministre hongrois Viktor Orbán, intervenant même auprès des institutions européennes pour combatte ce qu’il considère comme la «destruction» de l’État de droit en Espagne. Ce n’est pas la honte qui étouffe le PP.

 

Malheureusement comme le montre religiondigital.org  ce jeudi 7 décembre (https://www.religiondigital.org/espana/Grupos-ultracatolicos-Rosario-Ferraz-Parlamento-golpe-estado-psoe-enraizados-espana-inmaculada_0_2622037780.html), «El  Rosario por la Unidad Nacional de España», un mouvement ultra-catholique né, comme ils l'expliquent eux-mêmes, «au cœur des protestations de la rue Ferraz à Madrid suite au coup d'État de Pedro Sánchez», et qui vendredi, Jour de l'Immaculée Conception, a appelé à des rassemblements dans 60 villes, «en communion avec le Rosaire qui a lieu quotidiennement aux portes du  Sanctuaire du Cœur Immaculé de Marie  (c'est-à-dire dans la rue Ferraz) depuis le dernier 3 novembre». Elle est promue «par de nombreuses entités et anonymes, véritables protagonistes de cette Chaîne des Rosaires, parmi lesquelles les entités de Rosario en Ferraz, Rosaire des Hommes, Rosaire pour le Salut de l'Espagne, Tekton Centro Televisivo et l'Association Rooted».

 

Dans son appel, «El  Rosario por la Unidad Nacional de España» assure que «la nation espagnole ne peut être comprise sans la Croix» et lance une menace voilée contre le gouvernement actuel : «Le peuple espagnol ne s'inclinera pas devant des injustices manifestes.» Une menace contre un gouvernement, ce n’est pas ce qu’on appelle la démocratie. "Nous n'aurons plus jamais peur de leurs impositions et de leur programme antichrétien. Les catholiques ont le devoir de témoigner de leur foi dans tous les domaines. Nous renonçons à être confinés dans les églises et dans l'intimité de nos maisons."  Témoigner de sa foi par les actes, par la parole, et par la manière d’être ce n’est pas renverser un gouvernement, c’est être ouvert et devenir un modèle pour les autres. Malgré tout, insistent-ils, "prier le Saint Rosaire pour l'unité de l'Espagne ne signifie pas mélanger la politique et la religion". C’est un contre-sens, ils disent que le gouvernement est illégitime, et ce mouvement prétend ne pas faire de politique et de religion.

 

La politique réelle n’intéresse pas ce mouvement qui montre sa vision rance de la société puisque pour lui "Le relativisme, le nihilisme, le matérialisme et l'hédonisme ont corrompu les racines les plus profondes du peuple espagnol". Pas d’amélioration sociale et sociétale, juste une obsession pour " l'avortement, la légalisation de l'euthanasie, la destruction de la famille, l'atomisation sociale et la destruction de notre communauté spirituelle signifient que l'Espagne est en transe d'agonie existentielle". Pauvre Marie, à qui ils demandent «l'intercession et l'aide (…) pour éviter le démembrement territorial et spirituel de l'Espagne. Dieu est avec nous !». Dieu est plutôt avec ceux qui cessent de faire le mal, apprennent à faire le bien, recherchent la justice, protègent l'opprimé, font droit à l'orphelin, et défendent la veuve comme le signale Isaïe 1,16-17, et non du côté de putschistes.

 

Malgré toutes ces menaces, la reconduction du gouvernement PSOE-Sumar est une bonne nouvelle pour la gauche européenne, notamment parce qu’elle n’allait vraiment pas de soi. Avant tout, c’est une victoire personnelle pour Sánchez. Mais c’est également le résultat de la prise de conscience, par tous les partis qui composent cette majorité hétérogène, qu’il est impératif d’empêcher l’extrême-droite d’accéder au pouvoir. La droite, y compris ses composantes en théorie les plus modérées, a manifestement décidé que toute action pour faire tomber le gouvernement est légitime, et elle ne retiendra pas ses coups dans les mois à venir. Jusqu’aux élections européennes de juin prochain, une échéance cruciale pour les deux camps, il n’y aura aucun répit. Cette dernière s’appuie sur un puissant système médiatique et des juges à majorité conservateurs, mais elle contrôle également la plupart des régions et des grandes villes. De plus, elle possède la majorité absolue au Sénat et fera tout ce qui est en son pouvoir pour pratiquer l’obstruction parlementaire ou, à défaut, ralentir le processus législatif.

 

Pour ceux qui pensent toujours que l’extrême-droite n’est pas un danger, il suffit de voir comment ça se passe en Espagne. Si les institutions démocratiques espagnoles se sont révélées jusqu’ici solides, une version espagnole de l’assaut du Capitole n’est pas inconcevable. Et pour ces pseudos-catholiques qui suivent de tels mouvements, ils ont allégrement oublié les paroles du Christ pour leur petite vision personnelle de la religion.

 

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Publié le 6 Décembre 2023

domradio.de nous montre ce mercredi 6 décembre 2023 que le pape François reste affaibli par une infection pulmonaire et bien qu’il ait participé mercredi à l'audience générale hebdomadaire, il a fait relire sa catéchèse et ses salutations aux pèlerins de différents groupes linguistiques par un membre du personnel.

 

Il se sent déjà mieux, mais parler est encore trop pénible pour lui, a expliqué le pape François au début dans la salle d'audience du Vatican. Le chef de l’Église catholique souffre depuis près de deux semaines d’une infection pulmonaire. La récupération est lente; le pape François a toujours du mal à respirer. Lors de l'audience générale de la semaine dernière et des prières du dimanche midi, un employé l'a représenté lors de la lecture des discours.

 

À l'issue de son audience générale, il s'est prononcé en faveur de la fin des guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, même s'il s'est peu exprimé lui-même. Cela a également été le cas lors de l'audience générale de mercredi. «La guerre est toujours une défaite, les seuls bénéficiaires sont les producteurs d'armes», a déclaré le pape François avant la bénédiction finale.

 

parismatch.com (https://www.parismatch.com/actu/international/pape-francois-sa-succession-deja-evoquee-232393) s’est peut être avancé sur en disant que la santé du Souverain Pontife s’est aggravée et  que le clergé envisage la tenue d’un conclave, avec parmi les noms cités, celui du cardinal français Jean-Marc Aveline.

 

vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2023-12/femmes-eglise-conseil-cardinaux.html) nous montre que le pape François lui continue ses réformes puisque les 4 et 5 décembre s'est tenue la dernière session du Conseil des Cardinaux (C9) pour 2023. Les 9 cardinaux de ce Conseil, originaires des 5 continents et choisis par le pape pour le conseiller dans le gouvernement de l’Église universelle ont particulièrement réfléchi à la place des femmes dans l’Église avec pour l’occasion deux interventions de deux théologiennes, la sœur Linda Pocher professeur de christologie et de mariologie à la Faculté pontificale des sciences de l’éducation Auxilium de Rome, et Lucia Vantini, qui enseigne la théologie fondamentale à l'Institut des sciences religieuses de Vérone.

 

Selon le communiqué publié à l’issue des deux jours de travaux, le Conseil a insisté «sur la nécessité d'écouter, aussi et surtout dans les communautés chrétiennes individuelles, la dimension féminine de l'Église, afin que les processus de réflexion et de décision puissent bénéficier de l'apport irremplaçable des femmes». La place et le rôle des femmes dans l'Église est un thème sur lequel revient régulièrement le pape François. Une semaine avant la réunion du Conseil, le Saint-Père avait estimé que «l'un des grands péchés que nous avons eus est de 'masculiniser' l'Église», devant les membres de la Commission théologique internationale.

 

Enfin comme le montre vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-12/plus-jamais-la-guerre.html), prenant part à l’audience générale du Pape de ce mercredi 6 décembre au Vatican, la journaliste philippine Maria Ressa, le physicien italien Giorgio Parisi et l'activiste yéménite Tawakkul Karman ont remis au pape François le document rédigé et signé par 30 autres lauréats du Prix Nobel de la paix, à l'occasion de la première rencontre sur la fraternité en juin 2023 #NotAlone. Un document dans lequel est réitéré l'engagement à construire des sociétés de paix.

 

«Le geste symbolique représente une première étape qui lancera la présentation du document dans d'autres régions de la planète», a expliqué la Fondation Fratelli Tutti dans une note. Le texte - lu en juin en mondovision par deux autres Prix Nobel, Nadia Murad et Muhammad Yunus - énumère les objectifs de «fraternité humaine», donc l'amour comme réponse à la haine, la volonté de «créer des sociétés de paix», «d'unifier la terre tachée par le sang de la violence et de la haine, des inégalités sociales et de la corruption du cœur».

 

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Publié le 5 Décembre 2023

LeMonde.fr avec l’AFP nous montre ce mardi 5 décembre 2023 que  le cardinal Robert Sarah, un traditionaliste dont le nom est cité parmi les possibles futurs papes, s’est élevé lundi 4 décembre à Dakar contre une «destruction» de la messe en Occident et une dénaturation du culte catholique pour l’adapter aux coutumes locales en Afrique et en Asie.

 

Le cardinal Sarah, prélat originaire de la Guinée voisine du Sénégal, a célébré la messe dans la cathédrale de Dakar. Il est venu au Sénégal pour participer à un colloque sur la liturgie dans la banlieue de Dakar jusqu’au 8 décembre. Il a consacré son homélie à ce sujet et défendu les vues traditionalistes pour lesquelles il est connu. «Nous assistons aujourd’hui, surtout en Occident, à un démantèlement des valeurs de la foi et de la piété… et à une destruction des formes de la messe», a-t-il déploré en chaire. «Nous travaillons à saupoudrer la liturgie d’éléments africains, asiatiques, dénaturant ainsi le mystère pascal que nous célébrons, nous mettons tellement l’accent sur ces éléments culturels que nos célébrations durent quelquefois six heures», a-t-il dit. «Nos liturgies sont souvent trop banales et trop bruyantes, trop africaines et moins chrétiennes», a-t-il assuré.

 

La traditionnelle célébration du lundi soir a pris une coloration particulière pour la venue de l’éminent dignitaire, avec un organiste, une chorale et la présence autour de l’autel d’une quarantaine d’évêques et de prêtres. À défaut de publicité faite à l’événement, la vaste nef accueillie dans la pénombre plusieurs dizaines de fidèles et de religieux et religieuses, dont certains appelés à participer au congrès des liturgistes. Fait rare, la bâtisse a résonné de chants en français mais aussi en latin, et pas en wolof, la langue locale, comme c’est le cas un lundi ordinaire.

 

«Si nous regardons la liturgie comme une question pratique d’efficacité pastorale (…), nous risquons de faire de la liturgie une œuvre humaine, un ensemble de cérémonies plus ou moins réussies», a précisé le cardinal Sarah. Il a exalté la mémoire du pape Benoît XVI, chef de l’Église catholique de 2005 à 2013. «Puissions-nous suivre cette grande et éclatante étoile qu’a été Joseph Ratzinger, le pape Benoît XVI, le seul savant face à une armée de pseudo-liturgistes», a-t-il souligné.

 

Ce n’est pas un incident si le cardinal Sarah a parlé ainsi de la liturgie en Afrique, car du 4 au 8 décembre 2023 à Dakar au Sénégal, les liturgistes africains sont en Congrès pour examiner le parcours de l’Église en Afrique par rapport à la Constitution Sacrosanctum Concilium. Les congressistes réfléchiront également «à la pratique liturgique et la fidélité des communautés ecclésiales d’Afrique en rapport avec la tradition chrétienne, et aux valeurs authentiques des cultures africaines», a confié le père Josaphat Wasukindi Mbindule, secrétaire du comité scientifique. Les liturgistes africains attendent donc de cette rencontre, que l’Église en Afrique puisse prendre conscience des nombreux défis à relever en matière de liturgie (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2023-12/les-liturgistes-africains-organisent-leur-premier-congres.html).

 

Même si le cardinal Sarah n’aime pas la liturgie africaine, le dimanche 3 juillet 2022, le pape François a dit la messe en «rite zaïrois» à Saint-Pierre de Rome, entouré de prêtres congolais. Il s’agit de la seule variante du rite romain adaptée à la culture locale, car elle respecte à la fois le missel romain et les traditions congolaises (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/celebration-de-la-messe-en-rite-zairois-par-le-pape-un-modele-dadaptation-de-la-liturgie-romaine-a-la-culture-locale-83254.php).  

 

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