Publié le 9 Janvier 2024

RTL.fr nous montre que le pape François a demandé le lundi 8 janvier à la communauté internationale de s'engager contre la GPA, la gestation pour autrui. Le souverain pontife dénonce une "commercialisation" du corps humain. "Le chemin de la paix exige le respect de la vie, de chaque vie humaine, à commencer par celle de l'enfant à naître dans le ventre de la mère, qui ne peut être supprimé ou devenir un objet de commercialisation", a-t-il déclaré lors de ses vœux au corps diplomatique au Vatican. "À cet égard, je considère que la pratique de la gestation pour autrui est regrettable, car elle porte gravement atteinte à la dignité des femmes et des enfants", a-t-il ajouté. "Je souhaite donc que la communauté internationale s'engage à interdire universellement cette pratique". En juin 2022, le jésuite argentin avait déjà qualifié la GPA de "pratique inhumaine".

 

En novembre 2023, le Vatican avait indiqué que les enfants de couples de même sexe, qu'ils soient adoptés ou nés par gestation pour autrui, pouvaient être baptisés. L’Église catholique est opposée à la GPA, technique de procréation médicalement assistée consistant à implanter un embryon dans l’utérus d’une mère porteuse, qui remet le bébé à un couple demandeur à sa naissance (https://www.20minutes.fr/actu-generale/4069455-20240108-pape-francois-appelle-communaute-internationale-interdire-gpa). Cependant, la majeure partie des pays européens interdisent la GPA. Le recours aux mères porteuses est parfois autorisé ou toléré tant qu'il n'est pas rémunéré (Belgique, Pays-Bas, Royaume-Uni, Canada, Brésil, Colombie). La maternité de substitution commerciale, donc la gestion pour autrui rémunérée, est autorisée dans certains États américains (https://www.tf1info.fr/international/eglise-catholique-le-pape-francois-appelle-la-communaute-internationale-a-interdire-la-gpa-2281916.html).

 

Il a également qualifié la «théorie du genre» de très dangereuse «parce qu’elle efface les différences avec sa prétention de rendre tout le monde égal». Cela entraîne des blessures et des divisions entre les États (https://www.katholisch.de/artikel/50158-papst-verurteilt-terrorangriff-auf-israel-und-leihmutterschaften). Le pape se trompe, car parler d’idéologie pour qualifier les gender studies traduit une mauvaise connaissance du sujet. L’appellation «théorie du genre» est utilisée par les catholiques conservateurs et elle est erronée, car à Paris VII, on parle de sociologie du genre, d’histoire du genre. Le terme "théorie" sert à montrer qu’il ne s’agit pas de science mais d’une «idéologie.» Les gender studies expliquent simplement que le sexe biologique n’a pas forcément d’influence sur la sexualité des êtres humains, mais l’Église malgré les progrès depuis le Concile Vatican II en terme d’égalité entre les hommes et les femmes dans l’Église réduit trop souvent  l’identité sexuelle au sexe biologique et continue à assigner aux hommes et aux femmes des rôles et des qualités bien distincts, cette différenciation entre le rôle des hommes et les femmes dans l’Église se fait même dès le plus jeune âge. L’Église se trompe aussi, car selon les études de genre l’identité sexuelle n’est pas réductible au sexe biologique, mais dépend aussi d’une construction sociale. En les étudiants sérieusement, elle pourrait prôner réellement l’égalité entre hommes et femmes dans les faits plutôt que de le faire simplement en parole (https://www.slate.fr/story/43707/catholique-genre).

 

Cependant, comme nous le montre katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/50158-papst-verurteilt-terrorangriff-auf-israel-und-leihmutterschaften) le pape en dehors de cette critique,  dans son discours de Nouvel An devant les diplomates du Vatican, a analysé la situation politique dans le monde entier. Une fois de plus, il condamne la guerre et la terreur, en dénonçant à nouveau l'attentat terroriste perpétré le 7 octobre contre la population israélienne, et  sans nommer le Hamas, il a critiqué toutes les formes de terrorisme et d’extrémisme. L’attaque du 7 octobre a provoqué une «forte réponse militaire d’Israël dans la bande de Gaza», qui a entraîné la mort de dizaines de milliers de Palestiniens. Le pape a de nouveau appelé à un cessez-le-feu, à la libération immédiate des otages, à une aide humanitaire à la population palestinienne et à une solution à deux États. Plus tard dans son discours, il a souligné la proportionnalité qui doit être maintenue même dans l'exercice du droit de légitime défense.

 

Le pape a cité d’autres guerres et conflits en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Il a appelé à des négociations sur la guerre en Ukraine, à une politique internationale de désarmement et à la reprise de l'accord nucléaire avec l'Iran. Le pape François a salué le document final de la dernière conférence des Nations Unies sur le climat à Dubaï et a rappelé le sort des migrants et des réfugiés dans le monde. Dans ce contexte, il a salué les efforts de l'UE pour trouver des solutions communes. Cependant, le nouveau pacte sur la migration et l’asile comporte un risque de privation arbitraire de liberté.

 

Enfin, le pape François a également exprimé son inquiétude face à l'augmentation des actes antisémites et à la persécution des chrétiens dans le monde. Il a cité l’intelligence artificielle comme l’un des plus grands défis actuels, qui doit être développé de manière éthique et responsable.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 7 Janvier 2024

cath.ch nous apprend ce dimanche 7 janvier 2024 que selon le Sonntagsblick du 6 janvier 2024, le cardinal Parolin a exclu l’accès aux archives de la nonciature en Suisse aux chercheuses du projet pilote de l’Université de Zurich sur les abus dans l’Église. «En vertu de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, les archives sont inviolables. Par conséquent, nous ne pouvons pas ouvrir les archives de la nonciature», a déclaré le cardinal Pietro Parolin au Sonntagsblick. Le secrétaire d’État du Vatican a toutefois ajouté que les chercheuses pouvaient utiliser les archives des diocèses. Le cardinal a également expliqué que les cas d’abus en Suisse étaient documentés au dicastère pour la Doctrine de la foi (DDF). Il a assuré que l’accès aux dossiers pouvaient y être demandé de façon ponctuelle.

 

L’accès aux archives de la nonciature est l’une des revendications de l’équipe du projet pilote de l’Université de Zurich, mandaté par l’Église en Suisse pour effectuer des recherches sur les cas d’abus sexuels. Le premier rapport du groupe, publié le 12 septembre 2023, a relevé plus de 1000 cas et plus de 500 abuseurs dans un contexte ecclésial en Suisse, sur les 70 dernières années. Les archives de la nonciature, qui appartiennent au Saint-Siège et donc à un État indépendant, sont régies par la Convention de Vienne de 1961, un traité de droit international qui régit les relations diplomatiques entre États. Selon ce texte, les archives des ambassades sont «inviolables en tout temps, où qu’elles se trouvent». L’accès aux archives du DDF est, lui, ouvert aux personnes possédant un statut académique suffisant.

 

Les expertes se disent déçues, mais comptent réitérer leur demande. «Pour la recherche historique, les archives de la nonciature et du Vatican seraient très importantes. Nous ferons une nouvelle demande dans les semaines à venir», ont-elles assuré. «Il est essentiel de suivre la correspondance entre la Suisse, la nonciature à Berne et Rome afin de découvrir quels cas ont été effectivement signalés et comment les procédures se sont déroulées.» Les chercheuses ont souligné qu’un examen purement ponctuel des dossiers serait insatisfaisant. «Les comparaisons systématiques à un niveau international ne sont possibles qu’avec un accès intégral aux archives.»

 

Il est plutôt désolant de voir que le pape et son entourage ne comptent pas faciliter le travail aux chercheuses de l’Université de Zurich qui enquêtent sur les abus sexuels dans l’Église catholique suisse. Une situation qui frustre Monika Dommann et Marietta Meier. Les chercheuses comptent à ce titre déposer prochainement une nouvelle demande d’accès aux archives (https://www.20min.ch/fr/story/abus-sexuel-en-suisse-le-vatican-refuse-douvrir-ses-archives-377726610432).

 

Et The Tablet (https://www.thetablet.co.uk/news/18108/spanish-bishops-publish-revised-abuse-study-after-lawyers-report) nous apprend que les évêques espagnols ont contesté les conclusions d'un rapport qu'ils ont commandé il y a près de deux ans sur les abus sexuels dans l'Église espagnole. Les critiques des évêques à l'égard de l'étude Cremades – du nom de Javier Cremades, l'associé du cabinet d'avocats Sotelo qui a dirigé l'enquête – ont semé la confusion quant à leur position sur les cas d'abus. Le rapport des évêques, intitulé Para Dar Luz («Faire la lumière»), est nettement plus favorable à l'Église que le rapport Cremades. Le rapport des évêques donne le chiffre de 806 cas et s'oppose à la méthode de l'étude Cremades.

 

Les abus sexuels dans l'Église ont attiré l'attention du public en Espagne en octobre, après que le médiateur national a produit un rapport, commandé par le Parlement espagnol en mars 2022, qui suggérait que 1,13 % des Espagnols avaient subi des abus sexuels dans les sphères de l'Église. Le nombre précis de cas est incertain. L'étude Cremades donne un chiffre de 1383, alors qu'une base de données tenue par le quotidien El País évalue le nombre de cas en septembre 2023 à 1021.

 

L'un des principaux arguments du rapport des évêques est que l'Église n'est pas le principal lieu d'abus sexuels sur les enfants. Para Dar Luz consacre 35 pages à une histoire de la pédérastie dans la société de la Grèce antique à nos jours. Alors que l'étude Cremades indique que le nombre de cas d'abus est probablement beaucoup plus élevé que les 1383 atteints, le rapport des évêques maintient qu'un double comptage signifierait que le nombre réel serait inférieur.

 

Consternant, car l’audit Cremades sur les abus s’est attaqué aux  évêques du fait que «Les victimes ne se sentent pas entendues», et le rapport d’étude, sévère envers l'Église, préconise la création d'un fonds de 50 millions d'euros pour indemniser les sinistrés, ce qui équivaut à "plusieurs milliers", mais la Conférence épiscopale ignore le document et publie le sien dans lequel elle ne fait pas d'autocritique (https://elpais.com/sociedad/2023-12-22/la-auditoria-de-cremades-sobre-los-abusos-golpea-a-los-obispos-las-victimas-no-se-sienten-escuchadas.html). Ignorer les survivants de la pédophilie cléricale, soutenir de manière plus ou moins énigmatique les thèses des «fausses plaintes» et cacher les données par commodité, n'est pas une bonne carte de visite pour l'avenir. Comme on peut le voir, l’Église espagnole est continue de s'imposer comme l'une des Églises (hiérarchiques) les moins perméables au changement (https://www.religiondigital.org/el_baron_rampante/Conferencia-Episcopal-2024-espana-obispos-papa-francisco-enemigos-sinodo_7_2631406837.html). Les victimes d'abus n'attendent plus rien de l'institution.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0

Publié le 6 Janvier 2024

katholisch.de nous montre ce samedi 6 janvier 2024 que  le pape François a appelé l'Église à s'unir et à surmonter les conflits internes. Lors de la messe célébrée dans la basilique Saint-Pierre de l'Épiphanie, le pape a déclaré en présence de nombreux évêques et cardinaux : «Au lieu de nous diviser selon nos propres idées, nous, dans l'Église, sommes appelés à remettre Dieu au centre. et non nos idées ou nos projets.»

 

S'écartant du manuscrit original du discours, le pape a appelé ses auditeurs à surmonter les «idéologies ecclésiastiques» et à redécouvrir ce que signifie la «Sainte Mère l'Église». Il s'agit «du Seigneur et non de nos idées ou de nos projets». L'homme de 87 ans a poursuivi : "Tirons de Dieu le courage de ne pas rester immobiles face aux difficultés, la force de surmonter les obstacles et la joie de vivre en communauté et dans l'unité".

 

Le pape a également averti l'Église de ne pas se concentrer d'abord sur elle-même, mais plutôt de se consacrer à sa tâche parmi les hommes. Il a expliqué : «La lumière qui illumine nos vies, Jésus le Seigneur, nous est donnée non seulement pour nous réconforter dans nos nuits, mais pour ouvrir des rayons de lumière dans l'obscurité profonde de tant de conditions sociales; le Dieu qui vient nous, nous ne le trouvons pas si nous nous arrêtons à telle ou telle belle théorie religieuse, mais seulement si nous partons et cherchons les signes de sa présence dans la vie quotidienne et, surtout, si nous rencontrons réellement nos frères et sœurs et avec eux, entrez en contact.»

 

Ces derniers jours, une controverse considérable a éclaté au sein de l'Église sur la question de savoir si et sous quelle forme le clergé catholique devrait bénir les couples de même sexe. L'ouverture surprenante de telles bénédictions par l'autorité religieuse du Vatican peu avant Noël, sous la direction du cardinal Victor Fernandez, s'est heurtée à l'opposition ouverte de nombreux évêques, notamment en Afrique et en Europe de l'Est. Les évêques de certains pays d’Europe occidentale et centrale se sont toutefois félicités de cette ouverture. Fernandez a ensuite tenté de dissiper tout malentendu dans une autre déclaration jeudi.

 

"Nous nous trouvons divisés socialement et au sein de l'Église. Ce sentiment de grande incertitude n'est que trop facilement utilisé par certains groupes politiques pour invoquer une prétendue "unité nationale" contre la diversité. Et les chrétiens traditionalistes ou évangéliques y voient des traits décadents et blasphématoires.", a déclaré l’archevêque de Magdebourg Gerhard Feige à l'occasion de l'Épiphanie. Comme certains groupes en ont profité, le pape François a un bon antidote selon l’archevêque : plus d'écoute mutuelle et de dialogue. Il est nécessaire de mettre en discussion les différentes opinions et de toujours rester ouvert au fait que votre propre opinion antérieure pourrait changer ou s'élargir (https://www.katholisch.de/artikel/50117-feige-traditionalisten-empfinden-vielfalt-als-blasphemisch).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 4 Janvier 2024

katholisch.de nous montre ce jeudi 4 janvier 2024 que l'autorisation accordée par le Vatican pour la bénédiction des couples homosexuels a provoqué un émoi dans le monde entier – et un rejet. «Fiducia supplicans» suscite alors de nombreuses réserves, notamment dans les pays africains; entre autres, la Conférence épiscopale nigériane prenait position contre la bénédiction des couples de même sexe. Sur les 69 pays dans le monde qui ont criminalisé les relations homosexuelles, 33 se trouvent en Afrique. Mais ailleurs, la déclaration a également connu des vents contraires : la conférence épiscopale polonaise a rejeté les bénédictions et, aux États-Unis, la réception du document a révélé de profondes divisions au sein de l'Église qui existent depuis des années.

 

Le Vatican appelle désormais les opposants aux bénédictions à céder et appelle à la compréhension en faveur d’une approche pastorale. Même les évêques qui au départ n'autorisaient pas de telles bénédictions doivent «grandir dans la conviction» qu'une bénédiction spontanée pour les couples de même sexe, par exemple, «ne constitue pas une justification pour toutes leurs actions et ne constitue pas une confirmation de la vie qu'ils ont vécue», écrit le préfet du Dicastère de la Foi, Víctor Manuel Fernández, dans un communiqué publié jeudi 4 janvier 2024. Fernández souligne la réception très différente de «Fiducia supplicans» dans l’Église universelle. «D'un point de vue pratique, son application peut nécessiter plus ou moins de temps, en fonction des circonstances locales et du jugement de l'évêque diocésain respectif dans son diocèse». Dans certains endroits, rien ne s’oppose à une application immédiate; dans d’autres, il faudra plus de temps. Tout cela ne pose aucune difficulté "si cela est exprimé dans le respect d'un texte signé et approuvé par le Pape, qui tente de tenir compte en quelque sorte des considérations qui y sont contenues". Mais cela ne signifie pas «un refus total ou définitif».

 

Fernández répond aux critiques en affirmant que la déclaration s'en tient fermement à l'enseignement traditionnel de l'Église sur le mariage et n'autorise aucun type de rite liturgique ou de bénédictions similaires qui pourraient "semer la confusion". Les rites ou prières correspondants sont donc inadmissibles dans le sens du "Responsum" du Vatican de 2021, dans lequel la bénédiction des couples de même sexe était toujours rejetée. Par conséquent, la déclaration "n'offre pas de cadre pour s'en éloigner doctrinalement ou pour la considérer comme hérétique et contraire à l'Église tradition ou blasphématoire", indique le communiqué. Fernández souligne que la «vraie nouveauté» de la déclaration du Vatican n'est pas la bénédiction des couples en relation irrégulière, mais la distinction entre deux formes de bénédiction, à savoir la liturgique et la spontanée. Il souligne la différence entre les deux -et que lorsqu'il s'agit de bénédictions pour les couples de même sexe, il pense à des bénédictions «spontanées» ou à des «bénédictions pastorales», c'est-à-dire en dehors de la liturgie. La compréhension classique des bénédictions devrait donc être élargie et enrichie. Cela devrait se produire en particulier en ce qui concerne «l'évaluation positive de la «pastorale populaire» qui apparaît dans de nombreux textes du Saint-Père». «Au-delà de la polémique, le texte appelle donc à une réflexion sereine avec un cœur de pasteur, libre de toute idéologie», a déclaré Fernández.

 

Concernant la forme des «bénédictions pastorales», Fernández écrit qu’elles doivent être «très courtes» et donc durer seulement «quelques secondes», «sans rituel et sans bénédiction». On prie simplement pour la paix, la santé et pour que les bienheureux puissent «vivre l'Évangile du Christ en pleine fidélité». Puisqu’il ne s’agit pas d’un «mariage» ou d’une «approbation», le prêtre n’impose aucune condition et «ne veut rien savoir de la vie intime de ces personnes». Enfin, Fernández propose une catéchèse pour aider le peuple de Dieu à découvrir «que ces types de bénédictions ne sont que de simples moyens pastoraux qui aident les personnes à manifester leur foi, même s'ils sont de grands pécheurs». De cette façon, nous pouvons «nous libérer de la crainte que nos bénédictions puissent exprimer quelque chose d’inadéquat».

 

Un tel débat n’avait pas lieu d’être, car la doctrine sur le mariage ne change pas, les évêques peuvent discerner l'application selon le contexte, et les bénédictions pastorales ne sont pas comparables aux bénédictions liturgiques et ritualisées. Il est clair qu'il n'y a pas de place pour se distancer doctrinalement de cette Déclaration ou pour la considérer comme hérétique, contraire à la Tradition de l'Église ou blasphématoire (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2024-01/fiducia-supplicans-communique-de-la-doctrine-de-la-foi.html).

 

En 2019, le pape François a écrit une lettre d'avertissement sur le chemin synodal alors encore jeune de l'Église en Allemagne - mais, de l'avis du pontife, cette lettre a reçu trop peu d'attention en Allemagne. Il l'a clairement critiqué à nouveau lors d'une rencontre avec des journalistes allemands. Sa lettre exprime deux aspects qu'il considère comme fondamentaux "pour ne pas s'égarer" : la dimension spirituelle, et la dimension universelle. «La participation au processus du Synode mondial est utile de ce point de vue», a déclaré le pape François. Il a également souligné que "en tout état de cause", il est important de ne pas adopter une attitude introvertie, mais plutôt de "sortir" pour porter le message chrétien dans tous les domaines de la vie, en utilisant les moyens et les opportunités disponibles aujourd'hui. «Une Église qui se préoccupe avant tout d’elle-même devient égocentrique», a prévenu le pape. Mais en même temps, il a appelé à l’unité avec l’Église universelle. Le critère directeur du renouveau doit être l’évangélisation. L’Église ne doit pas être comprise comme une organisation qui peut être modifiée uniquement par des débats structurels, une meilleure administration et un appareil parfait. Le processus de réforme ne doit pas être déterminé en s’adaptant à l’air du temps : les enquêtes et les médias sont susceptibles de déterminer le processus de réforme. (https://katholisch.de/artikel/50057-papst-kritisiert-erneut-rezeption-seines-briefes-zum-synodalen-weg).

 

Enfin, ce jeudi, le pape François a rencontré une délégation des Fraternités Missionnaires des Cités, fondée en 2022. Des jeunes, des prêtres et des laïcs qui œuvrent pour faire porter l’Évangile au cœur des banlieues françaises. Le pape François a passé une demi-heure à dialoguer avec la délégation, à écouter et comprendre ce que ces jeunes de La Courneuve, de Bondy, de Sarcelles et de Trappes avaient à lui dire, ces derniers sont venus partager au pape leur joie d’être catholique, et il leur a demandé d'être témoins de l'Évangile et d'apporter «la proximité, la compassion et la tendresse de Dieu à des personnes souvent privées de dignité et d’amour», après les émeutes qui ont secoué la France à l’été 2023, à la suite du décès d’un jeune tué par un policier, car Malgré «la violence, l’indifférence et la haine» qui marquent les banlieues selon les mots du pape François, le groupe souhaitait mettre en avant «un trésor d'évangile qui est en train de se jouer dans les quartiers populaires. Cette bonne nouvelle est en-dessous des radars et nous, on avait envie de la faire savoir». Enfin, le pape les a encouragés en leur disant : «Continuez!» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-01/banlieues-francaise-rencontre-pape-francois.html).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 3 Janvier 2024

Alice d’Oléon nous montre dans la-croix.com ce mercredi 3 janvier 2024 que Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne a publié, vendredi 29 décembre, une longue note sur la déclaration du Vatican autorisant les bénédictions de couples de même sexe. Dans ce texte, il précise interroger «respectueusement certains points de la déclaration susceptibles de clarification». En conclusion de sa note, l’évêque de Bayonne invite notamment les prêtres du diocèse, «si les personnes le demandent, à leur donner une bénédiction, à condition que ce soit à chaque personne individuellement, en les appelant à la conversion et en les invitant à demander le secours de la grâce que le Seigneur accorde à tous ceux qui le lui demandent pour conformer leur vie à la Volonté de Dieu».

 

SOS Homophobie interprète en effet «l’appel à la conversion» et à «conformer leur vie à la Volonté de Dieu» des personnes demandant une bénédiction comme une invitation à la «mise en œuvre de thérapies de conversion», ce que l’évêque conteste fermement auprès de La Croix. «Il n’est en aucun cas question d’appeler à la mise en œuvre de thérapies de conversion». Il rappelle que sa recommandation s’adresse d’ailleurs aux couples de même sexe comme aux couples en situation irrégulière dont il est question dans le texte du Vatican Fiducia Supplicans. «L’Église appelle forcément la personne à la conversion mais pas en ce qui concerne son orientation sexuelle. Il s’agit de la conversion à la foi, un appel que le Seigneur adresse à tous, à conformer sa vie à la Parole de Dieu.»

 

Et Mgr Aillet d’expliciter ses propos : «Tout chrétien qui veut suivre le Christ doit essayer de conformer sa vie à l’Évangile et d’être à son écoute le mieux possible. J’invite donc à un dialogue pastoral pour essayer d’éclairer avec ce que l’Église nous enseigne de l’amour et de la sexualité. Elle dit à toute personne qui ne s’inscrit pas dans le sacrement du mariage, qu’elle est invitée à la chasteté (ce qui ne concerne donc pas uniquement les personnes homosexuelles). Mais il ne s’agit pas de contrôler la vie des gens ou d’employer des méthodes de coercition pour forcer les personnes à changer leur orientation. Il ne s’agit pas de juger mais de proposer un chemin de vie chrétienne.»

 

Dans sa note, l’évêque de Bayonne soulève d’autres points de réflexion, et prend ses distances avec le texte promulgué par Rome invitant les prêtres de son diocèse à bénir les personnes individuellement, et non les couples. Il développe au téléphone : «Face aux nombreuses réactions de rejet de Fiducia Supplicans au sein de l’Église et au trouble exprimé par de nombreux prêtres et fidèles, tout en accueillant le souci de rendre le Dieu d’amour proche de tous inconditionnellement, j’invite à des clarifications et au dialogue pastoral avec les personnes en demande de bénédictions».

 

Le trouble n’est pas chez tous les prêtres et les fidèles, et une bénédiction ne demande pas de clarification ou de dialogue pastoral si c’est pour exclure, puisque comme l’a dit hier le pape François : «Nous ne devons pas craindre la diversité des charismes au sein de l’Église» et «réjouir de vivre cette diversité» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-01/intention-pape-janvier-diversite-eglise.html). Et dans cette diversité vivent les couples LGBT et les divorcés remariés.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 2 Janvier 2024

Jean-Benoît Harel dans vaticannews.va nous montre ce mardi 2 janvier 2024 que pour le mois de janvier 2024, le Pape François en revenant aux origines des premières communautés chrétiennes, affirme que «la diversité et l’unité étaient déjà très présentes», cette diversité de l’Église, affirme-t-il, «ne mène jamais au conflit», et appelle les fidèles catholiques à reconnaître les divers charismes dans la communauté chrétienne et à découvrir la richesse des différentes traditions rituelles au sein de l’Église catholique, et cet appel discret au dialogue et à la paix entre les fidèles catholiques n’est pas sans rappeler les divisions parfois profondes sur les questions liturgiques ou pastorales. Le pape dans ce sens prône donc la diversité des Églises orientales, célébrée aujourd’hui par ce dernier. Pour lui, ces Églises «ont leurs propres traditions, leurs propres rites liturgiques qui les caractérisent, mais elles maintiennent l’unité de la foi, la renforcent et ne la divisent pas».

 

Et si le pape fait l'éloge de la diversité au cœur de l’Église catholique, il encourage également au «dialogue œcuménique avec nos frères et sœurs des autres confessions et communautés chrétiennes».  Ce dialogue, avec les Églises protestantes et orthodoxes doit se vivre «non pas comme quelque chose qui nous déroute ou nous dérange, mais comme un don que Dieu fait à la communauté chrétienne afin qu’elle puisse grandir comme un seul corps, le corps du Christ». Et, alors que se déroulera la Semaine de Prière pour l’unité des chrétiens du 18 au 25 janvier 2024, le pape François insiste sur l’égalité de tous dans l’amour de Dieu.

 

Cependant, les attaques contre le pape François continuent. Peter Seewald, biographe du défunt pape Benoît XVI assure que ce dernier l’a «amèrement déçu, à plusieurs reprises». «Les différences entre Benoît XVI et son successeur ont été énormes dès le début, analyse Peter Seewald. Que ce soit au niveau du tempérament, de la culture, de l’intellect et surtout de la direction des pontificats.» Le journaliste allemand estime même que Jorge Bergoglio fait tout pour «effacer l’héritage» de son prédécesseur. (https://www.cath.ch/newsf/benoit-xvi-aurait-ete-amerement-decu-par-le-pape-francois/).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 1 Janvier 2024

domradio.de nous montre que le pape François a accueilli la nouvelle année par une messe dans la basilique Saint-Pierre. À l'occasion de la solennité de Marie, Mère de Dieu, le pape François a souligné l'importance de Marie pour l'Église catholique. Elle a besoin que Marie redevienne plus féminine. Cela est également nécessaire pour donner de l'espace aux femmes et pratiquer une pastorale, de la patience et du courage maternel. Mais ce n'est pas seulement l'Église qui doit s'occuper des femmes, a poursuivi le dirigeant de l'Église catholique. Le monde en a également besoin pour retrouver la paix, sortir des spirales de violence et de haine et retrouver une perspective humaine et un cœur clairvoyant. Il est du devoir de toutes les sociétés de respecter, de protéger et de promouvoir chaque femme. Le pape François a appelé à confier la nouvelle année à la Sainte Mère. Les temps de paix ont besoin d’une mère qui puisse à nouveau unir la famille humaine.

 

domradio.de (https://www.domradio.de/artikel/papst-ruft-zu-frieden-und-versoehnung-im-neuen-jahr-auf) nous montre aussi que le pape François a appelé à la paix et à la réconciliation lors des prières de midi. Il existe un besoin urgent d’un amour qui donne de l’espace, respecte la dignité, permette la liberté d’expression et rejette toutes les formes de possession, d’oppression et de violence. Le pape a salué les nombreuses initiatives à l'occasion de la 57e Journée mondiale de la paix de l'Église catholique et a appelé les personnes présentes à ne pas oublier le peuple ukrainien et celui de Terre Sainte. Le pape François a en outre exprimé son inquiétude quant à la situation du clergé catholique au Nicaragua. Là-bas, le régime autocratique sandiniste de gauche continue de mener des actions contre l’Église catholique et de nombreux prêtres et évêques sont en prison. Le pape assure de sa proximité les personnes touchées et leurs familles ainsi que l'Église du Nicaragua.

 

Comme le montre The Tablet (https://www.thetablet.co.uk/news/18098/francis-remembers-benedict-with-affection-on-first-anniversary), hier, dans son discours final de l'Angélus en 2023, le pape François a rendu hommage au pape Benoît XVI à l'occasion de l’anniversaire de sa mort, déclarant que feu le pape émérite Benoît XVI «aimablement et avec sagesse» servait l'Église, et continue de la bénir et de l'aider du ciel, à la suite d'un discours plus long sur le secret de la Sainte Famille aux épreuves endurantes, cette dernière a connu des difficultés, mais les a endurés en s'émerveillant de la présence de Dieu dans leur vie, alors que les pèlerins de la place Saint-Pierre applaudissaient. Plus tôt dans la journée, une messe spéciale en l'honneur de Benoît XVI a été célébrée à Saint-Pierre, dans le cadre d'une conférence de deux jours sur sa vie, son enseignement et son héritage.

 

Cependant, depuis la disparition de Benoît XVI, le pape François est entré «dans une nouvelle phase de son pontificat», comme s'il le commençait vraiment, comme s'il pouvait enfin avancer dans la réforme de l'Église catholique et se montrer audacieux. L'année 2024 s'annonce donc mouvementée pour le pape François, qui devrait publier une autobiographie au printemps (du jamais-vu pour un pape). De plus, il devra procéder à de nouvelles nominations au sein de la Curie romaine (dans les dicastères pour la vie consacrée, pour les laïcs, pour la promotion de l'unité des chrétiens, etc.) afin d'avancer comme il le souhaite grâce à une équipe partageant largement ses options. S'il est physiquement fragile, les décisions énergiques qu'il peut prendre depuis la disparition de son prédécesseur montrent qu'il demeure en pleine possession de ses moyens intellectuels et qu'il n'a pas l'intention de baisser la garde devant ses ennemis, jusqu'alors peu ou prou contenus par Benoît XVI, mais déchaînés depuis sa disparition. Le pape François fera tout pour durer le plus longtemps possible, au moins jusqu'à la seconde session du synode en octobre prochain. Il aura alors accompli l'essentiel des tâches pour lesquelles il a été élu (https://www.slate.fr/story/258339/2023-2024-annee-mouvementee-pape-francois-bilan-avenir-sante-doctrine-synode-eglise-catholique).

 

À la suite de sa récitation de l'Angélus, le pape a exprimé sa proximité avec la population de l'État nigérian du Plateau, où des bandits ont tué plus de 140 personnes lors d'attaques contre la veille de Noël, ainsi qu'avec ceux du Libéria, où l'explosion d'un camion-citerne a tué 40 personnes le 27 décembre. Le pape François a également demandé que la poursuite de la prière pour ceux qui souffrent de la guerre en Ukraine, en Palestine, en Israël et au Soudan, ainsi que pour le peuple rohingya en Indonésie. En liaison avec sa réflexion sur l'Évangile, le pape a également souligné que la famille est la cellule de base de la société, qui «doit toujours être défendue et soutenue, toujours».

 

Enfin comme nous le montre The Tablet (https://www.thetablet.co.uk/news/18095/francis-is-no-progressive-fern-ndez-warns-germans), le cardinal Victor Fernandez, préfet du Dicastère de la doctrine de la foi (DDF), a déclaré à l'hebdomadaire catholique Die Tagespost que le pape n'était pas le réformateur libéral que certains l'imaginaient, car "Certains évêques allemands, à mon avis, ne semblent pas vraiment comprendre qu'un pape progressiste (aufklärerisch) ne peut pas garantir la communion (Gemeinschaft) des Allemands, des Africains, des Asiatiques, des Latino-Américains, des Russes, etc.", a déclaré Fernandez, soulignant que l'approche du pape était «pastorale», et Fiducia Supplicans n’est pas une «réforme libérale» mais une «réponse pastorale que chacun – même avec difficulté – pouvait accepter». Fernández a particulièrement critiqué les débats allemands sur la réforme de l'Église : «Lorsqu'on entend certains des points de vue exprimés dans le cadre de l'initiative de la Voie synodale allemande, il semble parfois qu'une certaine partie du monde se sente particulièrement «éclairée» et comprend ce que les autres pauvres malheureux ne peuvent pas comprendre alors qu'ils sont trop peu communicatifs et médiévaux, et alors cette partie du monde «éclairée» a naïvement le sentiment qu'elle réforme l'Église universelle tout entière et la libère de sa doctrine dépassée».

 

Cependant, katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/49979-ueberblick-das-predigen-die-deutschen-bischoefe-zum-jahreswechsel) nous montre qu’au tournant de l'année, les évêques allemands ont appelé les fidèles au courage, à la solidarité et à l'engagement. Le président de la Conférence des évêques catholiques allemands espère pour la nouvelle année que le courage de changer et de démanteler les structures incrustées. La fuite, l'expulsion, la guerre, la terreur ou même la crise climatique ont marqué l'année 2023, a déclaré l'évêque du Limbourg, Georg Bätzing, dans le service divin festif du Nouvel An à Francfort. Selon l’évêque, l’Église catholique a aussi besoin de courage pour changer. Des centaines de milliers de personnes lui ont tourné le dos ces dernières années. Pour lui, l’Église doit changer si elle veut avoir un avenir, elle doit comprendre une approche positive de l'homosexualité, une participation plus réelle des laïcs, le libre choix du mariage ou du célibat pour les prêtres et une coopération œcuménique plus forte. L'engagement en faveur des réfugiés, de la protection du climat et de la pauvreté reste apparemment un critère de crédibilité pour l'Église en termes d'impact extérieur. L'Église n'est pas terminée. Mais une forme sociale très spécifique d’Église, qui a exercé une influence au cours des 150 dernières années, touche à sa fin.

 

D'autres évêques ont également lancé des appels aux chrétiens. Le vice-président de la DBK, l'évêque de Fulda Michael Gerber, a demandé aux chrétiens de faire preuve de solidarité avec les personnes dans le besoin. L'évêque d'Aix-la-Chapelle, Helmut, qui a appelé les gens à remettre en question leur propre perspective. L'évêque a appelé les gens à agir et leur demande à exercer le droit à la liberté d'expression et de se positionner politiquement contre la radicalisation et de ne pas soutenir les extrémistes et les populistes. L'archevêque de Fribourg, Stephan Burger, a encouragé la défense de la dignité humaine et de la démocratie. Selon l'évêque Gerhard Feige, le diocèse de Magdebourg veut se faire courageux en 2024 et cosmopolite pour relever les défis de l'Église et de la société. Dans son sermon du Nouvel An, le cardinal Reinhard Marx, à Munich, a appelé à un engagement en faveur de la démocratie.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0

Publié le 31 Décembre 2023

Une nouvelle année va commencer. Le Conseil du Synode des évêques dans une déclaration publiée le 12 décembre 2023 demandera au pape François d'autoriser des études sur la nécessité de mettre à jour le droit, de réviser les règles de formation sacerdotale, d'approfondir une réflexion théologique sur le diaconat - y compris la possibilité d'ordonner les femmes diacres - et d'envisager de réviser un document qui fournisse des normes pour la relation d'un évêque avec les membres des ordres religieux dans son diocèse. Les groupes d'experts de tous les continents ainsi que les dicastères concernés de la Curie romaine et coordonnés par le Secrétariat général du Synode seront invités à travailler de manière synodale sur les sujets indiqués par le Saint-Père. Un rapport sur l'état d'avancement de ces travaux sera présenté à la deuxième session en octobre 2024. Les diocèses et les conférences des évêques du monde entier sont invités à s'engager dans d'autres consultations, en cherchant spécifiquement comment ils pourraient ou devraient instituer certaines des recommandations de l'assemblée du synode pour réunir un plus grand nombre de personnes dans la mission évangélisatrice de l'Église. Bien que les diocèses et les conférences des évêques nationaux ou régionaux ne soient pas demandés pour répéter les séances d'écoute qu'ils ont organisées d'octobre 2021 au printemps 2023, on leur demande de rassembler des personnes pour réfléchir sur le rapport de synthèse. En particulier, le conseil des synodes leur a demandé de discuter, "Comment pouvons-nous être une église synodale en mission?" Reconnaissant les limites de temps et de ressources, le Conseil a déclaré que la consultation qu'il espérait pour chaque diocèse varierait. Dans cette étape, en plus des organes participatifs au niveau diocésain et de l'équipe synodale déjà établie, il sera important d'impliquer des personnes et des groupes qui expriment une variété d'expériences, de compétences, de charismes, de ministères au sein du peuple de Dieu et dont le point de vue est particulièrement utile pour se concentrer sur le "comment", a-t-il déclaré. Le conseil a suggéré en particulier des curés de la paroisse, des catéchistes, des dirigeants de petites communautés chrétiennes, des religieux et des religieuses, des dirigeants d'écoles catholiques, d'universités, d'hôpitaux et de théologiens et d'avocats canoniques. Les diocèses sont invités à envoyer leurs réflexions à leurs conférences des évêques nationaux ou au synode catholique oriental des évêques, qui sont invités à soumettre un rapport de huit pages à la salle des synodes à Rome avant le 15 mai (https://www.ncronline.org/vatican/vatican-news/council-ask-pope-authorize-studies-key-synod-topics).

 

L’Église synode voulue par le pape François doit avant  tout réussir à se libérer du cléricalisme. Comme le signale Loïc de Kerimel dans En finir avec le cléricalisme en 2020 l’Église ne produit pas privilèges et abus comme n’importe quelle institution de pouvoir le fait; elle est fondée sur l’affirmation d’une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l’accès au salut, l’Église chrétienne naissante se dote d’une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l’Église donne au repas du Seigneur, l’eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c’est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s’est installé dans l’histoire. Tenu à l’écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l’Église aujourd’hui. Face à la crise que traverse une Église catholique affaiblie par la sécularisation, les scandales à répétition et nombre de bouleversements sociaux ou culturels, il n'est plus question de revenir à la chrétienté d'autrefois comme le souhaite les tenants du cléricalisme que sont les cardinaux Walter Brandmüller, Raymond Leo Burke, Juan Sandoval Íñiguez, Robert Sarah et Joseph Zen Ze-kiun, auquel on peut ajouter Mgr Carlo Maria Viganò et Mgr Georg Gänswein.

 

Un problème majeur pour l’évolution au sein de l’Église vient du fait que dans une Europe sécularisée où les communautés chrétiennes sont marquées par une surreprésentation, en leur sein, des classes bourgeoises de tendance plutôt conservatrices dont le vote est plutôt marqué à droite comme le montre le premier tour de l’élection présidentielle de 2022, où l’électorat catholique répartit ses voix entre Emmanuel Macron (29%), Marine Le Pen (27%), Éric Zemmour (10%) et Valérie Pécresse (7%). Cette vision fermée et centrée sur le cléricalisme est visible à travers cette majorité de ces jeunes issue de catégories socio-professionnelles supérieures, dites "CSP +", venues aux JMJ de Lisbonne très pratiquants et en majorité conservateurs qui disent plutôt apprécier la messe en latin, se disent de droite et le vote à l’extrême droite ne semble pas les gêner, l’ouverture à plus de femmes dans l’Église n’a pas d’écho chez eux et une trop grande confiance aux évêque pour les réformes de l’Église et ne sont pas trop avec les orientations que donne l'actuel souverain pontife à l’Église (https://www.rcf.fr/articles/actualite/les-jmj-attirent-en-france-des-jeunes-catholiques-tres-pratiquants-et-plutot). Pour une réforme dans l’Église, il faut être conscient que cela va être difficile avec une surreprésentation des classes supérieures de tendance conservatrices.

 

L’Église est en crise : recul de la pratique, des vocations, de l'influence publique et culturelle. Pour sursoir à cela, l’Église doit accueillir les divorcés remariés, reconnaître les personnes homosexuelles, envisager – avant d'y surseoir – l'ordination d'hommes mariés, donner des ministères ordonnés aux femmes, réprimer les traditionalistes en les privant de l'ancienne liturgie, ou encore fraterniser avec l'islam. Elle doit aussi ouvrir la gouvernance de la communauté catholique, apanage des clercs, à tous les fidèles : à eux, désormais, de conduire l'Église, au pape de les servir. Pour y réussir, elle doit élever les pauvres, les exclus, les migrants; humilier l'argent et les puissants; museler la curie romaine en attaquant ses vieilles habitudes de pouvoir. L’Église doit donc tendre la main à tous, pleurer avec les éprouvés, chérir la sincérité, et vivre sa foi sans concession en communion intime avec le Christ. C’est cette vraie réforme tant spirituelle qu’organisationnelle qui mettra fin à la fin de la crise que nous connaissons.

 

Cependant, pour y arriver il faut en finir avec le dispositif de pouvoir strictement vertical, hiérarchique et mâle qui, désormais, ne peut plus fonctionner. Pour cela, il faut utiliser un modèle comme celui de Rutilio Grande à Aguilares, au Salvador, entre 1972 et 1977, où un élément essentiel de son projet pastoral était la participation active des fidèles. Le secret et la source du nouveau départ résidait dans les communautés de base qui lisaient la Bible ensemble. Il importait de mettre la parole de Dieu en lien avec la vie des gens. Rutilio Grande, avec son équipe pastorale, forma des hommes et des femmes pour qu’ils deviennent des Delegados de la palabra -des messagers de la Parole-, qui allèrent à leur tour fonder de nouveaux groupes. Aguilares se mit en mouvement. Lorsque les paysans examinaient leur situation dans cette optique, à la lumière de la Parole de Dieu, ils découvraient que la pauvreté et l’oppression sont des thèmes récurrents dans la Bible et que Dieu, par la parole des prophètes et la prédication de Jésus, prend parti pour les victimes. Ainsi, la foi prenait une dimension sociale et politique efficace. Grande encouragea les paysans à s’organiser en syndicats, à revendiquer leur droit à une vie digne et à des salaires équitables. D’autres prêtres suivirent cet exemple. Rutilio Grande  avait compris que les anciennes structures hiérarchiques de l’Église ont fait leur temps, et dans son projet d’une pastorale de la terre à Aguilares, Rutilio Grande avait déjà anticipé de nombreux éléments qui figurent actuellement dans les réformes souhaitées pour l’Église : le renouveau missionnaire, la participation des laïcs, le respect des traditions autochtones, la contribution prophétique de l’Église aux changements politiques et structurels (https://www.choisir.ch/religion/jesuites/item/4321-le-miracle-de-rutilio-grande).

 

En 1977, Rutilio Grande dans une prédication enflammée la finissait par une évocation du retour de Jésus à El Salvador : «J’ai bien peur, chers frères et amis, que la Bible et l’Évangile doivent faire halte à nos frontières parce que tout y est subversif… J’ai bien peur, frères et sœurs, que si Jésus de Nazareth revenait et, comme en ce temps-là, se rendait de Galilée en Judée, c’est-à-dire, et je puis dire, de Chalatenango à San Salvador, j’ai peur qu’avec sa prédication et son action, il n’arrive même pas jusqu’à Apopa. Je crois qu’on lui barrerait la route à la hauteur de Guazapa. Là, on l’arrêterait et on le jetterait en prison. On le traînerait devant les tribunaux pour délit contre la constitution, comme émeutier. L’homme-Dieu, prototype de l’humain, serait accusé comme révolutionnaire, juif étranger, intrigant, porteur d’idées exotiques contre la démocratie, c’est-à-dire contre la minorité. Ils l’accuseraient de penser en ennemi de Dieu, parce qu’ils sont des bandes de Caïns. Sans aucun doute, mes frères, ils le crucifieraient à nouveau.» (https://www.choisir.ch/religion/jesuites/item/4321-le-miracle-de-rutilio-grande).

 

Un propos tellement actuel quand on voit notre situation politique avec la montée de l’extrême droite. Geert Wilders est le nouvel homme fort des Pays-Bas. Le Parti de la liberté, islamophobe et anti-européen, a remporté les élections législatives néerlandaises, le mercredi 22 novembre. Avec Giorgia Meloni en Italie, Viktor Orban en Hongrie et Robert Fico en Slovaquie, désormais au pouvoir, l'extrême droite gagne du terrain en Europe. En France, où Marine Le Pen a été finaliste des deux dernières élections présidentielles, une récente enquête Ipsos place le Rassemblement national en tête pour les élections européennes, avec 29%. En Finlande, Lettonie ou encore Suède, les populistes sont membres d'une coalition gouvernementale ou la soutiennent. En Allemagne, dans les derniers sondages, le parti d'extrême droite AFD est le deuxième parti avec 21% d'intentions de vote. Heureusement, un revirement progressiste en Europe a toutefois été observé en Pologne. Après huit ans au pouvoir, la droite ultraconservatrice a été battue par l'opposition centriste. Mais le parti populiste reste très puissant en Pologne. Les élections européennes en juin 2024 permettront d'évaluer l'ampleur réelle de la montée de l'extrême droite en Europe. Cela s’explique par le fait que la droite européenne mène une stratégie qui lui a fait perdre du terrain celui d’adopter les thèmes de l’extrême droite, permettant de renforcer cette dernière (https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/europe-le-camp-populiste-d-extreme-droite-gagne-du-terrain-sur-le-vieux-continent_6202335.html).

 

En ces périodes de crise, l’Église doit avoir le courage de dire comme Mgr Marty aux prêtres en mai 1968, que les chrétiens aussi “contestent une société qui néglige les profondes aspirations des hommes”, et que «Dieu n’est pas conservateur. Le changement, la mutation ne sont pas a priori contraires à la volonté de Dieu. Dieu est pour la justice. Celui qui a faim et soif de justice ne peut accepter de voir durer les situations actuelles qui font violence aux faibles, écrasent la santé, la dignité, la liberté de millions d’hommes et de femmes, dans notre pays et plus encore dans le tiers-monde. Faute d’avoir été réalisées à temps, certaines réformes s’imposent brutalement. Elles ne sont pas pour cela nécessairement condamnables.» (https://doc-catho.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Documentation-catholique/Eglise-en-France/Mgr-Marty-pretres-mai-1968-chretiens-aussi-contestent-societe-neglige-profondes-aspirations-hommes-2018-12-03-1200987108).

 

Nous paroissiens progressistes en cette nouvelle année 2024 à venir nous n’avons pas peur de dire que l’Église doit faire plus de place aux laïcs et donner un rôle plus important aux femmes, écouter vraiment les jeunes, se débarrasser du cléricalisme, pouvoir avancer sans questions taboues, en mettant tout sur la table, être moins rigide, à l’écoute, en dialogue, au service des fidèles, moderne, engagée, ouverte à la diversité des points de vue. Nous demandons donc, une autre manière de faire Église. Une Église fraternelle, modeste, et proche.

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Pensées de paroissiens progressistes

Repost0

Publié le 29 Décembre 2023

Loup Besmond de Senneville (à Rome), nous montre dans son article pour la-croix.com le jeudi 28 décembre 2023 que dans un entretien accordé au quotidien espagnol ABC le 27 décembre, le cardinal Victor Fernandez se défend contre les attaques de plusieurs épiscopats, notamment en Afrique, mais aussi dans l’est avec les évêques hongrois qui rejettent également la possibilité de bénir les couples non mariés et homosexuels (https://www.katholisch.de/artikel/49895-auch-ungarns-bischoefe-gegen-segnung-homosexueller-paare), mais aussi dans certaines parties de l'Amérique latine à l’exemple du cardinal uruguayen Daniel Sturla qui s'est prononcé contre une bénédiction des couples homosexuels (https://www.katholisch.de/artikel/49873-kardinal-aus-uruguay-lehnt-segnung-homosexueller-paare-ab) après la publication d’un texte autorisant les prêtres à bénir les couples «irréguliers», comme les couples de divorcés remariés ou formés de personnes de même sexe après s’être exprimé une première fois sur le site américain The Pillar.

 

Ce document, insiste le cardinal, ne change en rien l’enseignement de l’Église sur le sacrement du mariage. «Le thème central du document est la valeur des bénédictions “non liturgiques”, “non ritualisées”», précise-t-il. En ajoutant : «Ce n’est la ratification de rien du tout.» Ces bénédictions données à des couples «irréguliers», comme les divorcés remariés ou les couples de même sexe, «ne sont que la réponse d’un pasteur à deux personnes demandant l’aide de Dieu. Et dans ce cas, le pasteur ne pose pas de conditions».  Le cardinal Fernandez prend l’exemple d’un prêtre rencontrant, au cours d’un pèlerinage, un couple de divorcés remariés ou formé de personnes de même sexe. «Les bénir, ce n’est pas accepter un mariage, ce n’est pas non plus une approbation de la vie qu’ils mènent, ce n’est pas non plus une absolution. C’est un simple geste de proximité pastorale qui n’a pas les mêmes exigences qu’un sacrement.»

 

Le préfet du dicastère pour la doctrine de la foi analyse la levée de boucliers contre son texte : «Ce qu’ils soulèvent, développe-t-il, c’est l’inconvénient de réaliser des bénédictions dans leurs contextes régionaux qui se confondraient facilement avec une légitimation d’une union irrégulière.» Puis, il poursuit : «À cela s’ajoute qu’en Afrique il existe une législation qui pénalise le simple fait de se déclarer gay d’une peine de prison, imaginez une bénédiction.» Sur le continent, l’homosexualité est en effet interdite dans trente-deux pays. Une législation répressive qui a souvent le soutien plus ou moins explicite des évêques catholiques locaux. «En réalité, c’est à chaque évêque local de faire ce discernement dans son diocèse ou en tout cas de donner des orientations complémentaires», ajoute le cardinal argentin, qui fut aussi, lorsqu’il était encore évêque de La Plata, la plume d’Amoris Laetitia, l’exhortation publiée en 2016 par le pape François après les deux Synodes sur la famille.

 

Cependant, la critique de la ligne du Vatican sur les bénédictions des couples «irréguliers» n’est pas partagée par tout le monde puisque le cardinal indien Oswald Gracias considère le document «Fiducia supplicans» du dicastère de la foi sur la bénédiction non liturgique des «couples en situation irrégulière» comme une «confirmation de notre spiritualité et un don», car Jésus n'a jamais refusé une bénédiction et "C'est l'idée de base", a déclaré Gracias, proche conseiller du pape François, au portail américain "Crux" ce vendredi (https://katholisch.de/artikel/49936-kardinal-gracias-verteidigt-segnung-homosexueller-paare), et l'archevêque de Rijeka en Croatie, Mate Uzinić, dans une interview accordée au portail Internet italien "La Voce" (mercredi)voit dans la récente déclaration du Vatican le désir d'être une Église aux portes ouvertes où chacun peut trouver l'acceptation et l'amour (https://katholisch.de/artikel/49940-kroatischer-erzbischof-lobt-vatikan-dokument-zu-segnungen).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 26 Décembre 2023

katholisch.de nous montre ce mardi 26 décembre 2023 que 'archevêque kényan Philip Anyolo a interdit la bénédiction des couples homosexuels dans son diocèse, s'opposant ainsi à la nouvelle ligne du Vatican. L'interdiction s'applique à tous les membres du clergé qui travaillent dans l’archidiocèse de la capitale de Nairobi ont signalé les médias locaux. Le but de l'interdiction est de veiller à ce que "l'enseignement perpétuel de l'Église concernant le mariage" reste préservé, dit-il. Dans le pays d'Afrique de l'Est, l'autorisation du Vatican pour permettre aux couples homosexuels d'être bénis par les prêtres ont pu protester contre les catholiques.

 

Avec l'instruction aux prêtres de Nairobi, Anyolo s'est «éloigné» dans le quotidien kényan "Nation" de la ligne du pape François. Capital FM a cité lundi le sénateur de l'État de Kakamega, Bonny Khalwale, en disant : "Nous devons rejeter les questions homosexuelles. Nous sommes Africains". Au cours d'un service, l'homme politique local n'avait pas appelé à «accepter» une Église, dont les enseignements contredisent la Bible.

 

Depuis des années, la résistance aux réformes du pape François est imminente dans certaines parties de l'Afrique. Au début de l'année, l'analyste de l'Église sud-africaine Russell Pollitt a déclaré à ce propos dans l'Agence de presse catholique (KNA), que même en Afrique, plusieurs jeunes prêtres cultivaient une «théologie beaucoup plus conservatrice» que le pape. Cela fonctionne au niveau municipal. Étant donné que l'Église en Afrique est actuellement la plus forte, plus la voie conservatrice influencera également le catholicisme mondial dans les années à venir.

 

Cette voie peu enviable pour l’avenir de l’Église semble se confirmer en France. La Croix a réalisé une étude inédite pour mieux cerner le profil des près de 700 séminaristes de France. Pour la plupart issus de familles catholiques pratiquantes, ils témoignent d’un très fort attachement à l’Église et à la doctrine. Confiants dans l’avenir, ils ont très à cœur d’évangéliser dans une société sécularisée. Des futurs prêtres profondément soucieux de fidélité à l’Église et à sa doctrine, redoutant les caricatures et les querelles intra-catholiques, portant une vision classique de la prêtrise. Ces derniers n’apparaissent pas comme étant en demande d’évolutions. Ils sont dans un esprit de service de l’Église, d’une pleine adhésion confiante, pleinement dans ‘la ligne’ (https://www.la-croix.com/religion/enquete-exclusive-qui-sont-les-pretres-de-demain-20231221).

 

Les Conférences épiscopales du Nigéria, du Malawi et de la Zambie avaient également publié des déclarations similaires. Katholisch.de nous apprenait le vendredi 22 décembre que les évêques d'Afrique sont surtout à la recherche d'une ligne commune à la bénédiction des couples de même sexe, qui ont récemment été autorisées par le Vatican. Le cardinal congolais Fridolin Ambongo Bebsungu en tant que Président du Symposium des conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar  (SCEAM) a donc demandé à toutes les Conférences épiscopales du continent de formuler leur attitude à l'égard de cette approche et de l'envoyer jusqu'à la mi-janvier. Il souhaite en tirer une déclaration commune au Vatican, qui servira de "ligne directrice générale pour toutes les Églises locales de notre continent" (https://www.katholisch.de/artikel/49767-bischoefe-afrikas-suchen-gemeinsame-linie-zur-segnung-homosexueller).

 

La situation est difficile, plus encore pour le préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, Víctor Manuel Fernández, qui a fait l'objet de toutes sortes de critiques et d'insultes, après la publication de «Fiducia supplicans», la déclaration qui, avec la signature du pape, permet bénédiction pastorale aux couples en situation «irrégulière», y compris les unions de même sexe. Dans cette interview exclusive à Religion Digital (https://www.religiondigital.org/vaticano/Victor-Manuel-Fernandez-bendiciones-homosexuales-irregulares-papa-francisco-vaticano-criticas-fiducia-supplicans_0_2626837307.html), "Tucho" Fernández bannit toute interprétation tordue du texte, tout en expliquant que "le couple est béni, mais pas l'union elle-même", et que pour le pape les «bénédictions populaires», non ritualisées, sont une riche ressource de la pastorale populaire, une manière d'être proche de toutes les situations, contrairement aux sacrements qui ne le permettent pas toujours, et malgré le tumulte provoqué,  "il est très serein".

 

Enfin, à l’issue de la prière de l’angélus, le pape François a invoqué l’intercession de saint Étienne pour la paix des «peuples déchirés par la guerre». «Les médias nous montrent ce que la guerre produit: nous avons vu la Syrie, nous voyons Gaza. Nous pensons à l'Ukraine tourmentée. Un désert de mort», a-t-il déploré, demandant ensuite: «Est-ce cela que l'on veut?» Les peuples veulent la paix, a-t-il rappelé, invitant à «prier pour la paix». «Luttons pour la paix», a exhorté le Souverain pontife. Le pape François a aussi exprimé sa proximité avec les communautés chrétiennes victimes de discriminations. «Je les exhorte à persévérer dans la charité envers tous, en luttant pacifiquement pour la justice et la liberté religieuse», a-t-il déclaré. (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-12/le-pape.html).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0