Publié le 18 Avril 2026

L’AFP nous montre que le pape Léon XIV arrivé samedi après-midi en Angola, troisième étape de sa tournée marathon de 11 jours en Afrique, où il s'est offert dès son arrivée un bain de foule en papamobile en saluant les fidèles massés sur son parcours, dans la chaleur humide de la capitale, a dénoncé samedi les "catastrophes sociales et environnementales" liées à une "logique d'exploitation" des richesses matérielles, au premier jour de sa visite en Angola, pays d'Afrique australe marqué par des décennies d'exploitation de ses vastes ressources.

 

Il a aussi enjoint les autorités du pays de croire en la diversité de sa richesse, dans un pays dominé par le même parti au pouvoir, le MPLA, depuis l'indépendance en 1975 et dont les moins de 24 ans composent les deux-tiers de la population. "N'ayez pas peur de la dissidence, n'étouffez pas les visions des jeunes et les rêves des anciens", a-t-il lancé.

 

Le pape, cible au début de sa tournée lundi de diatribes virulentes du président américain, a par ailleurs regretté que ses récents discours en Afrique soient interprétés comme une réponse à Donald Trump, assurant que "débattre de nouveau" avec lui n'était "pas dans son intérêt". Il a pris pour exemple un discours "écrit il y a deux semaines" - "bien avant" les critiques du président américain - et prononcé au Cameroun "il y a deux jours", dans lequel il dénonçait un monde "en train d'être ravagé par une poignée de tyrans".

 

La venue du pape en Angola intervient dans la foulée de pluies torrentielles qui se sont abattues depuis début avril sur la région côtière de Benguela et ont fait près de 50 victimes, et moins d'un an après la répression meurtrière de manifestations contre le coût de la vie, qui s'était soldée par au moins 30 morts et des centaines d'arrestations. Dimanche matin, le pape Léon XIV doit célébrer une messe géante en plein air en périphérie de la capitale. Il se rendra ensuite dans le village de Muxima, à environ 130 kilomètres au sud-est de Luanda, où une église du XVIe siècle s'est imposée comme l'un des lieux de pèlerinage les plus importants d'Afrique australe. Le chef des 1,4 milliard de catholiques s'envolera alors pour la Guinée équatoriale, ultime étape d'un périple de 18 000 km débuté en Algérie lundi.

 

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Publié le 17 Avril 2026

SudOuest.fr avec l’AFP nous montrent qu’en visite au Cameroun et accueilli dans la ferveur populaire, le pape Léon XIV a rassemblé vendredi plus de 120 000 fidèles en liesse à Douala sous une chaleur étouffante pour une messe géante, et a invité les Camerounais à être «acteurs de l’avenir» et à «refuser toutes formes d’abus et de violences», au troisième jour de sa visite marquée mercredi et jeudi par ses incessants appels à la paix en dénonçant des «tyrans» qui «ravagent le monde», des interventions empreintes d’une forte tonalité sociale en dénonçant «le mal causé venant de l’extérieur, par ceux qui, au nom du profit, continuent de s’emparer du continent africain pour l’exploiter et le piller», et les critiques contre les abus de pouvoir délivrant un discours d’une rare fermeté, appelant à «briser les chaînes de la corruption» devant les autorités.

 

Après sa messe, le souverain pontife s’est rendu à l’hôpital catholique Saint-Paul de Douala visitant plusieurs services accompagné de la directrice de l'hôpital, et il a adressé un message de réconfort aux enfants, aux femmes et au personnel soignant qui s'occupe des patients dans un contexte particulièrement difficile (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-04/visite-leon-xiv-hopital-catholique-saint-paul.html), puis il est rentré à Yaoundé, où il à prononcé un discours devant le monde universitaire en exhortant étudiants et enseignants à faire de leur institution un lieu vivant de recherche de la vérité, de formation des consciences et de résistance aux dérives actuelles, notamment face aux défis du numérique et de l’intelligence artificielle (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-04/universite-pape-foi-savoir-intelligence-artificielle-cameroun.html). Il achèvera sa tournée camerounaise par une messe samedi matin.

 

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Publié le 16 Avril 2026

france24.com avec Reuters nous montrent que le pape Léon XIV a critiqué, jeudi, ⁠les dirigeants dépensant des "milliards" dans la guerre et a déploré que le monde soit ravagé par "les maîtres de la guerre" et par "une poignée de tyrans". Il a tenu ces propos inhabituellement offensifs au Cameroun, au lendemain de nouvelles attaques ​du président américain Donald Trump à son encontre. Il a également dénoncé l'usage du discours religieux pour justifier les conflits et appelé à un "changement de cap décisif" lors d'une rencontre organisée dans la principale ville des régions anglophones du pays, théâtre depuis près d'une décennie d'un conflit ayant fait des milliers de morts. Le pape Léon XIV avait prévenu lundi qu'il ne cesserait pas de s'exprimer sur la guerre en Iran même ​s'il a depuis évité toute adresse directe à Donald Trump. Après son arrivée mercredi dans la capitale camerounaise Yaoundé, il a ​exhorté le gouvernement de ce pays d'Afrique centrale, dirigé par le président Paul Biya, 93 ans et doyen mondial des chefs d'État en exercice, à éradiquer la corruption et à résister "aux caprices des riches et des puissants".

 

Le déplacement du pape jeudi dans ​la ville anglophone de Bamenda a suscité un mince espoir de voir progresser une résolution du conflit, enraciné dans l'histoire coloniale et post-coloniale complexe du pays. Ancienne colonie allemande, le Cameroun a été partagé entre la Grande-Bretagne et la France après la Première Guerre mondiale. La partie française a accédé à l'indépendance en 1960 et a été rejointe un an plus tard par la région occidentale anglophone issue de l'administration britannique, marquée par une forte tradition protestante. Plus de 6500 personnes ont été tuées et plus de 500 000 déplacées dans les combats opposant les forces ⁠gouvernementales aux groupes séparatistes anglophones, selon l'International Crisis Group. Des prêtres sont régulièrement enlevés contre rançon et certains ont été tués. Une alliance séparatiste a annoncé qu'elle observerait un cessez-le-feu de trois jours afin de permettre aux civils et ⁠aux visiteurs de circuler librement pendant ​la visite du pape.

 

Les tentatives de médiation en vue d'un accord de paix ont jusqu'à présent échoué, même si le pape Léon XIV  a déclaré jeudi se réjouir que la crise "n'ait pas dégénéré en guerre religieuse" et s'est dit convaincu que des responsables chrétiens et musulmans pourraient œuvrer à une fin des combats.

 

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Publié le 15 Avril 2026

france24.com nous montre ce mercredi qu’après une étape en Algérie, le pape Léon XIV poursuit mercredi sa tournée africaine au Cameroun, pays multiconfessionnel à majorité chrétienne, où il compte porter un message de paix aux régions anglophones déchirées par une guerre civile depuis près de dix ans qui a commencé en 2017 à la suite d'un mouvement de répression et oppose des indépendantistes qui ont proclamé la "République d'Ambazonie", au gouvernement de Yaoundé. Pris en étau, les civils sont devenus la cible d'extorsions, de violences, d'enlèvements contre rançon et d'assassinat. Alors que le président américain Donald Trump a de nouveau attaqué le pape dans la nuit de mardi ​à mercredi en raison de son opposition à la guerre contre l'Iran, arrive d'Algérie, où il a dénoncé les violations du droit international par les puissances "néocoloniales" (https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/leon-xiv-a-nouveau-cible-par-trump-poursuit-sa-tournee-africaine-avec-une-visite-au-cameroun-72ba7ae0228bddd288fdb69f0a4372ff).

 

Dans ce pays d'Afrique centrale où environ 37 % des quelque 30 millions d'habitants sont catholiques, l'Église joue un rôle de médiation et gère un vaste réseau d'hôpitaux, écoles et œuvres caritatives – un levier d'influence que le Saint Siège souhaite consolider. Cette visite n’est pas le fruit d’une invitation cordiale du palais d’Étoudi. C’est une supplication des évêques camerounais comme le montre le rôle moteur de l’Église dans la préparation du voyage. Cette venue du pape est dans un climat de défiance et le pouvoir, fragilisé par la dernière présidentielle, a besoin de reconnaissance. Pour le Saint-Siège, l’enjeu est aussi concret : entretenir et renforcer un vaste réseau d’hôpitaux, d’écoles et d’œuvres caritatives, que cette visite doit aussi mettre en valeur sur le terrain (https://www.lepoint.fr/afrique/cameroun-sous-les-critiques-la-visite-du-pape-leon-xiv-prend-une-dimension-politique-D5RFW5HNDZHXBJQBZHW5VWMVV4/).

 

À Yaoundé, le pape rencontrera d'abord le président Paul Biya, 93 ans, doyen des chefs d'État dans le monde, puis il prononcera un discours devant les autorités et le corps diplomatique au palais de l'Unité. Certains fidèles ont toutefois dit redouter que cette visite ne serve à polir l'image du chef de l'État, réélu en octobre à l'issue d'un scrutin contesté, émaillé de manifestations réprimées dans le sang. La contestation dépasse le seul champ politique et gagne une partie du clergé, et le Collectif des Femmes et Mères des prisonniers politiques (Cofem) dans un mémorandum destiné au pape l’appelle à intervenir auprès des autorités camerounaises pour obtenir la libération de détenus politiques et affirme avoir recueilli plus de 580 000 signatures dans une pétition internationale (https://www.lepoint.fr/afrique/cameroun-sous-les-critiques-la-visite-du-pape-leon-xiv-prend-une-dimension-politique-D5RFW5HNDZHXBJQBZHW5VWMVV4/). Le pape Léon XIV, âgé de 70 ans, visitera ensuite un orphelinat catholique avant de conclure cette première journée par un échange privé avec les évêques du pays.

 

L'étape la plus symbolique aura lieu jeudi avec un déplacement sous haute sécurité à Bamenda, épicentre des violences dans le nord-ouest anglophone entre forces gouvernementales et groupes séparatistes, qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. Lundi, des groupes séparatistes ont annoncé une trêve de trois jours dans les combats à partir de mercredi pour permettre d'accueillir le pape en toute sécurité dans cette zone où vit près de 20 % de la population. Le pape Léon XIV prononcera un discours et célébrera une messe à l'aéroport de la ville, rénové pour l'occasion. Pour des défenseurs des droits humains, la venue du pape Léon XIV pourrait remettre ce conflit au centre de l’attention mondiale — sans garantie, toutefois, d’effets politiques concrets (https://www.lepoint.fr/afrique/cameroun-sous-les-critiques-la-visite-du-pape-leon-xiv-prend-une-dimension-politique-D5RFW5HNDZHXBJQBZHW5VWMVV4/) .

 

Le pape se rendra vendredi dans la capitale économique, Douala, et y célébrera dans un stade une messe à laquelle des centaines de milliers de fidèles sont attendus. Puis il rencontrera des acteurs du monde du travail, dans cette ville qui a été un théâtre majeur de la crise post-électorale d'octobre.

 

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Publié le 14 Avril 2026

Stéphanie Trouillard dans le Direct de france24.com (https://www.france24.com/fr/afrique/20260414-visite-pape-annaba-algerie-saint-augustin-vatican-catholique-musulman) nous montre qu’après avoir lancé à Alger un message de fraternité interreligieuse dans le pays à majorité musulmane, le pape Léon XIV est arrivé mardi à Annaba, dans le nord-est de l'Algérie, sur les traces de saint Augustin, le grand penseur chrétien, où il a été reçu à l'aéroport par les autorités locales. Il est aussi accueilli par des chants et des musiques traditionnels, et par enfants en tenue traditionnelle tenant des fleurs, ainsi que par l'évêque de Constantine-Hippone et les ministres algériens des Affaires étrangères et de la Culture. Enfin, le pape a planté un olivier, "arbre de paix", sur le site archéologique d'Hippone et observé un temps de prière.

 

La deuxième journée de cette visite historique a pris une dimension plus personnelle et spirituelle puisque le pape à la basilique Saint-Augustin d'Annaba lors de la messe sous la pluie a cité l'exemple de saint Augustin, cette figure majeure du christianisme primitif qui l'a guidé vers la prêtrise et met en lumière le ​lien personnel ‌l'attachant au penseur de l'Église qui a formulé les premiers critères ⁠permettant d'évaluer si une guerre pouvait être juste, tout en appelant les chrétiens d'Algérie à "témoigner de l’Évangile, par des gestes simples, des relations authentiques et un dialogue vécu au jour le jour" (https://www.franceguyane.fr/actualite/culture-et-patrimoine/le-pape-dans-les-pas-de-saint-augustin-au-2e-jour-de-sa-visite-en-algerie-1075711.php), mais cette messe a encore une fois été marquée par un appel à la paix dans le monde. Depuis l'indépendance de l'Algérie, la présence de l’Église catholique a été fortement réduite avec le départ des colons européens. Aujourd’hui, environ 80 % des fidèles du diocèse sont des étudiants venus d’Afrique subsaharienne : Ouganda, Tanzanie, Zimbabwe, Mozambique, Angola… Ils sont venus en nombre pour cette messe célébrée par le pape.

 

Avant la célébration de cette messe, le pape a rendu visite à la communauté augustinienne d'Annaba, puis s'est arrêté pour déjeuner avec les frères de son ordre. Il aussi rendu visite à la Maison d'accueil pour personnes âgées des Petites Sœurs des pauvres, saluant une à une les personnes âgées de la résidence que soignent les Petites Sœurs des Pauvres à Annaba. La plupart d'entre eux sont musulmans déclarant que le cœur de Dieu n'est "pas avec les méchants, les arrogants ou les orgueilleux", mais plutôt "avec les petits et les humbles, et avec eux, il édifie son royaume d'amour et de paix".  

 

Mais sa visite a été marquée, le jour même de son arrivée, par un double attentat-suicide à Blida, à une quarantaine de kilomètres de la capitale, selon une source occidentale informée du dossier et des images authentifiées par l'AFP. Les autorités algériennes et les médias locaux ont observé un silence total sur ce premier attentat-suicide dans le pays en plus de six ans, d'après les données compilées par l'AFP. Mercredi, le pape de 70 ans quittera Alger pour le Cameroun, suite d'un premier voyage africain qui le conduira également en Angola et en Guinée équatoriale jusqu'au 23 avril, un périple de 18.000 km à l'agenda très dense (https://www.franceguyane.fr/actualite/culture-et-patrimoine/le-pape-dans-les-pas-de-saint-augustin-au-2e-jour-de-sa-visite-en-algerie-1075711.php).

 

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Publié le 13 Avril 2026

LeMonde.fr avec l’AFP nous montre ce lundi que dès son arrivée en Algérie pour une visite historique, le pape a appelé, lundi 13 avril, au «pardon» devant le Mémorial du martyr d’Alger, où sont honorés les morts de la guerre d’indépendance contre la France (1954-1962).

 

Le pape Léon XIV, visiblement ému, a déposé une gerbe de roses blanches devant le monument avant de s’y recueillir en silence quelques instants. «En ce lieu, rappelons-nous que Dieu souhaite la paix pour toutes les nations», a-t-il déclaré en anglais, estimant que la «paix qui permet d’envisager l’avenir avec un esprit réconcilié n’est possible que par le pardon».Tout en se disant conscient qu’il est «difficile de pardonner», le souverain pontife a estimé que «la véritable lutte pour la libération ne sera définitivement gagnée que lorsque la paix des cœurs aura été conquise». Il a appelé à ne «pas ajouter du ressentiment au ressentiment, de génération en génération (…) alors que les conflits continuent de se multiplier partout dans le monde».

 

Le pape a prononcé ce discours dans un contexte de graves tensions entre Paris et Alger, marquées par des expulsions de diplomates et l’arrestation en France d’un agent consulaire ainsi que la détention de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal en Algérie (libéré fin 2025), et l’emprisonnement depuis juin dernier du journaliste français Christophe Gleizes. Alors qu’il se rendait à Alger ce lundi, le pape a été interpellé par un reporter sur la situation de Christophe Gleizes, détenu en Algérie depuis 2024. Le souverain pontife a indiqué qu’il était au courant de cette affaire (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-leon-xiv/le-pape-leon-xiv-interpelle-sur-la-situation-du-journaliste-francais-christophe-gleizes-detenu-en-algerie-depuis-2024-edf62b4e-3731-11f1-aa8d-862764c4f0ec).

 

«L’Algérie est un grand pays doté d’une longue histoire riche en traditions (…). Une histoire douloureuse, marquée aussi par des périodes de violence que vous avez toutefois su surmonter, avec courage et honnêteté », a encore salué le pape. « Me trouver devant ce monument est un hommage à cette histoire de l’Algérie et à l’âme d’un peuple qui s’est battu pour l’indépendance, la dignité et la souveraineté de cette nation », a-t-il souligné. La colonisation de l’Algérie par la France, à partir de 1830, a été marquée par des tueries massives et la destruction de ses structures socio-économiques, ainsi que par des déportations à grande échelle, selon des historiens. De nombreuses révoltes ont été réprimées avant une sanglante guerre d’indépendance (1954-1962) qui a fait 1,5 million de morts algériens, selon l’Algérie – 500 000 morts dont 400 000 Algériens, selon les historiens français.

 

Enfin, arrivé en Algérie pour la première visite d'un pape dans ce pays du Maghreb, le pape Léon XIV a réagi, lundi, aux critiques cinglantes adressées la veille à son encontre par Donald Trump qui accusé le pape Léon XIV de soutenir le programme d'armement nucléaire iranien, de s'être opposé à l'opération militaire américaine au Venezuela en janvier et de rencontrer des sympathisants de l'ex-président démocrate Barack Obama, entre autres. De nationalité américaine, le souverain pontife a assuré n'avoir pas "l'intention d'entrer dans un débat" avec le président des États-Unis, qu'il avait visé implicitement samedi lors d'une veillée de prière pour la paix au Vatican, et et assure ne pas avoir "peur". Ces échanges vifs n'ont pas tardé à faire réagir au sein de l’Église. Ainsi, l'archevêque américain Paul S. Coakley s'est également dit "consterné que le président ait choisi d'écrire des propos aussi désobligeants à l'égard du Saint-Père". "Le pape Léon n'est pas son rival ; le pape n'est pas non plus un homme politique", avait-il poursuivi. La Conférence épiscopale italienne a aussi regretté ces propos de Donald Trump (https://www.franceinfo.fr/monde/vatican/pape-leon-xiv/un-pape-juge-catastrophique-mais-pas-intimide-on-vous-raconte-le-bras-de-fer-entre-leon-xiv-et-donald-trump_7934441.html).

 

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Publié le 12 Avril 2026

Céline Hoyeau dans la-croix.com nous montre ce dimanche 12 avril 2026 que lors d’une veillée de prière pour la paix, samedi 11 avril, dans la basilique Saint-Pierre, le pape Léon XIV devant des milliers de fidèles rassemblés dans la basilique Saint-Pierre et sur le parvis, pour une veillée mariale de prière pour la paix retransmise par les médias du Vatican, a exhorté les dirigeants d’un monde déchiré par les conflits à privilégier le dialogue et la médiation, alors même que le Liban est sous les bombes et que les négociations entre les États-Unis et l’Iran ont échoué. Il a également invité chacun à devenir acteur d’une humanité réconciliée. Tout en dénonçant le “délire d’omnipotence qui se fait toujours plus imprévisible et agressif ”, et le pape a également réfuté l’invocation de la volonté divine“se trouve mêlé aux discours de mort”, mise notamment en avant par Pete Hegseth. Une position gênante pour Washington qui aurait déjà signifié au Vatican son courroux dans un entretien peu diplomatique, selon des médias (https://www.courrierinternational.com/article/leon-xiv-un-pape-americain-s-eleve-contre-la-guerre-et-les-justifications-religieuses-de-l-equipe-trump_242828).

 

domradio.de (https://www.domradio.de/artikel/papst-leo-xiv-blickt-auf-konflikte-der-ukraine-und-im-sudan) nous montre aussi que dans son allocution suivant la prière de midi du dimanche, le pape Léon XIV a exhorté les fidèles à ne pas perdre de vue la guerre en Ukraine déclarant que «L’attention de la communauté internationale face à la tragédie de cette guerre ne doit pas faiblir». Le pape a également commémoré le troisième anniversaire du conflit au Soudan rappelant que «Mercredi prochain marquera le troisième anniversaire du début de ce conflit sanglant», tout en déclarant «Que de souffrances pour le peuple soudanais, victimes innocentes de cette tragédie inhumaine !», et exhortant les belligérants «à déposer les armes et à entamer un dialogue sincère et sans conditions préalables afin de mettre fin au plus vite à cette guerre fratricide». Il a également exprimé sa proximité avec le peuple libanais, où l'armée israélienne combat le Hezbollah, tout en appelant les parties en conflit à déclarer un cessez-le-feu et à rechercher d'urgence une solution pacifique. Il a aussi a souhaité la bénédiction et la paix de Dieu aux nombreuses églises orientales qui célèbrent Pâques ce dimanche selon le calendrier julien, pour la fête de la Résurrection.

 

Enfin, le pape a rappelé aux personnes présentes son voyage de dix jours en Afrique, qui le conduira en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale à partir de lundi. «Je vous demande de m’accompagner de vos prières», a déclaré le pape Léon XIV lors du Regina Caeli, qu’il a prononcé, comme de coutume, depuis la fenêtre de son appartement du Palais apostolique. C’est le continent où la progression des catholiques est la plus grande, avec plus de 280 millions de fidèles (sur 1,4 milliard dans le monde), et une forte dynamique spirituelle, mais où les églises pentecôtistes et de réveil se développent en concurrence avec l’Église catholique.Un continent riche en ressources naturelles, source de conflits et d'inégalités, qui encaisse les conséquences des changements climatiques, les migrations, où les tensions politiques et économiques sont fortes, un thème qui tient le pape Léon XIV à cœur, très attaché à la justice sociale. Le Vatican mise sur sa diplomatie de neutralité pour dialoguer avec des régimes autoritaires tout en apportant aux populations un soutien moral et spirituel, en évitant toute récupération politique comme en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale (https://www.rfi.fr/fr/podcasts/religions-du-monde/20260412-visite-du-pape-l%C3%A9on-xiv-en-afrique-quels-enjeux).

 

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Publié le 11 Avril 2026

SudOuest.fr avec l’AFP nous montrent ce samedi 11 avril 2026 que le souverain pontife entame lundi un déplacement inédit en Algérie, première étape d’une tournée africaine placée sous le signe de la coexistence entre islam et christianisme. Ce déplacement ouvre la première grande tournée internationale du pape de 70 ans, qui le conduira ensuite au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale du 13 au 23 avril, un marathon de 18 000 km à la logistique complexe. Dans un contexte international marqué par la guerre au Moyen-Orient, la coexistence pacifique sera au cœur du message du pape dans ce pays de 47 millions d’habitants, à 99 % musulmans.

 

«Il s’agira de s’adresser au monde islamique, mais aussi d’affronter un défi commun de coexistence», a déclaré jeudi Matteo Bruni, directeur du service de presse du Saint-Siège. Quelques jours avant la visite, trois ONG internationales, dont Human Rights Watch, ont exhorté le pape à soulever les questions de droits humains et de liberté religieuse auprès des autorités algériennes, affirmant que les minorités religieuses «font face à des restrictions juridiques et administratives discriminatoires». L’islam est religion d’État en Algérie mais la Constitution garantit la liberté de culte, sous réserve d’un agrément des autorités pour le lieu de culte et le prédicateur. Aujourd'hui, selon les chiffres de l'ONG Portes Ouvertes, l'Algérie compterait quelque 156 000 chrétiens, en grande majorité des protestants évangéliques berbères. Une communauté grandissante, discrète par nécessité, et soumise depuis janvier 2025 à une pression redoublée : la quasi-totalité des 47 églises affiliées à l'Église protestante d'Algérie ont été administrativement fermées. Leurs fidèles se réunissent désormais dans des garages, des maisons privées, ou en plein air sous les oliviers des montagnes kabyles. Une cinquantaine d'entre eux font l'objet de poursuites judiciaires. Le pape Léon XIV, qui a consacré une partie de sa vie à l'ordre missionnaire augustinien, connaît cette réalité. Il sait qu'il pose le pied sur une terre où des milliers d'Algériens ont choisi, au péril de leur réputation, de leur emploi, parfois de leur liberté, de devenir chrétiens. Ne pas en parler serait une forme d'amnésie. En parler explicitement serait diplomatiquement périlleux. Un silence obligé deviendrait peut-être la contrainte la plus lourde de toute la visite (https://www.france24.com/fr/afrique/20260410-pape-leon-algerie-visite-tebboune-catholiques-protestants).

 

Les Algériens «sont sensibles au fait que les premiers voyages du pape sont centrés sur la Méditerranée, ce qui témoigne d’une attention manifeste aux enjeux de la région, aux relations Nord-Sud», a confié Mgr Michel Guillaud, évêque de Constantine et Hippone. La visite a été saluée dans la presse locale pour sa portée symbolique et historique, bien au-delà des 9000 catholiques présents dans le pays. Pour le quotidien gouvernemental «El Moudjahid», elle est représentative du «soft power algérien» et constitue «un acte diplomatique majeur pour l’Algérie, qui traduit une reconnaissance de sa stabilité, de son rôle de médiateur régional et de sa capacité à dialoguer avec des acteurs globaux». Du côté du pouvoir algérien, cette visite permet en tout cas de redorer son image à l'internationale. "Depuis la fin de la présidence Bouteflika, l'Algérie n'a cessé de perdre du terrain, notamment sur la question cruciale du Sahara. Alors que le Maroc a montré une habileté remarquable à jouer la carte du soft power, Alger a multiplié les maladresses", constate l'historien Mehdi Ghouirgate. "Le rapprochement avec le pape permet de replacer une forme de narrative favorable en rappelant que d'un point de vue culturel et historique, il s'agit d'une nation qui existe depuis fort longtemps et qu'elle a eu en son sein des personnages majeurs dont elle peut s'enorgueillir comme Saint-Augustin. C'est un voyage qui à n'en pas douter fera date" (https://www.france24.com/fr/afrique/20260410-pape-leon-algerie-visite-tebboune-catholiques-protestants).

 

À Alger, le pape Léon XIV sera reçu lundi matin par le président Abdelmadjid Tebboune et prononcera un premier discours devant les autorités et le corps diplomatique. Aucun bain de foule n’est prévu dans la capitale et la papamobile restera à l’aéroport, selon le site d’information Casbah Tribune. L’après-midi, le pape visitera la Grande Mosquée et rendra hommage aux figures de la mémoire algérienne. Il rencontrera également la population dans la cathédrale Notre-Dame d’Afrique. Le pape Léon XIV se recueillera aussi en privé dans la chapelle des 19 «martyrs d’Algérie», des prêtres et religieuses assassinés pendant la décennie noire de guerre civile (1992-2002). Il ne se rendra toutefois pas au monastère de Tibhirine, dans la région de Médéa, où sept moines ont été assassinés en 1996. La mémoire des martyrs sera présente dans les esprits, même si elle ne figure pas au programme officiel. Ce choix est lui aussi politique : ne pas rouvrir des blessures sur lesquelles ni la France ni l'Algérie n'ont dit leur dernier mot (https://www.parismatch.com/actu/international/les-vraies-raisons-qui-ont-pousse-le-pape-leon-xiv-a-se-rendre-en-algerie-267353). L’étape la plus symbolique pour le pape natif de Chicago aura lieu mardi avec un déplacement à Annaba, ancienne Hippone, dont Saint Augustin fut l’évêque. Il y donnera une messe dans la basilique qui surplombe la ville. Pour sa première apparition publique le jour de son élection, Robert Francis Prevost s’était présenté comme «un fils de Saint Augustin».

 

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Publié le 10 Avril 2026

RFI.fr nous montre ce vendredi que le président français a été reçu en audience au Palais apostolique par le pape pendant près de deux heures. Il s’agit pour Emmanuel Macron - et son épouse - d’une première rencontre avec le pape Léon XIV depuis son élection le 8 mai 2025. À l'ordre du jour, de nombreux dossiers tant l'actualité mondiale est chargée.

 

Dans un monde extrêmement crispé, les sujets internationaux les plus sensibles ont naturellement été au cœur de l'entretien, particulièrement long, entre le président Macron et le pape Léon XIV. À cette occasion, les deux chefs d'État ont échangé quelques présents. Emmanuel Macron a notamment  apporté au pape originaire de Chicago et grand amateur de basket un maillot de l'équipe de France, dédicacé par les joueurs français. Il a également offert au souverain pontife les livres «Combat pour la liberté», compilations de correspondances inédites de l'écrivain Geoges Bernanos ainsi que l'ouvrage «Rebâtir Notre-Dame de Paris» de Mathieu Lours, consacré à la restauration de la cathédrale (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-leon-xiv/video-livres-maillot-de-basket-les-cadeaux-d-emmanuel-macron-au-pape-leon-pour-leur-premiere-rencontre-325c4489-b5ba-4b95-88ce-b79dbdbc4e95).    

 

Emmanuel Macron a sans aucun doute voulu donner du poids à la ligne diplomatique du gouvernement français. Parmi sa délégation, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Parmi le sujets brûlants, la situation au Moyen-Orient, rapporte notre correspondante à Rome, Anne Le Nir. Mais le calendrier de cette audience arrive à point nommé, pourrait-on dire, car la première étape du voyage du pape en Afrique, du 13 au 23 avril, sera l’Algérie, où le journaliste français Christophe Gleizes, 36 ans, collaborateur des magazines So Foot et Society est détenu depuis juin 2025, après sa condamnation pour présumée «apologie du terrorisme», à sept ans de prison. Ce qui a certainement incité Emmanuel Macron à faire passer un message en faveur de la libération du journaliste français (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-leon-xiv/video-livres-maillot-de-basket-les-cadeaux-d-emmanuel-macron-au-pape-leon-pour-leur-premiere-rencontre-325c4489-b5ba-4b95-88ce-b79dbdbc4e95).

 

Les deux chefs d’État ont confirmé leur profonde hostilité à la rhétorique guerrière de Donald Trump qu’Emmanuel Macron a déploré qu'il «parle trop», et le pape Léon XIV a jugé «inacceptable» sa menace d'anéantir la civilisation iranienne (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-leon-xiv/video-livres-maillot-de-basket-les-cadeaux-d-emmanuel-macron-au-pape-leon-pour-leur-premiere-rencontre-325c4489-b5ba-4b95-88ce-b79dbdbc4e95), tout comme leur inquiétude réciproque et croissante pour le Liban, insistant notamment sur la protection des chrétiens. Un Liban particulièrement meurtri mercredi lors d'une journée de frappes israéliennes particulièrement meurtrière malgré l'accalmie sur les autres fronts. Il fait l'objet d'une «attention, une sensibilité particulière du pape et du président», selon l’Élysée, souligne l'Agence France presse.

 

«Des questions à caractère international ont été abordées avec un vaste échange de points de vue sur les conflits en cours dans le monde» et le souhait de rétablir «une cohabitation pacifique à travers le dialogue et les négociations», rapporte le communiqué officiel du Vatican. Le sujet avait déjà été abordé la veille, lors de la rencontre entre Emmanuel Macron et la communauté catholique de Sant'Egidio, très active sur les dossiers concernant le Proche et le Moyen-Orient, ainsi que l'Ukraine. «Macron est un homme de paix», qui peut faire beaucoup pour «soutenir» les autorités libanaises. «Il ne faut pas les laisser seules», a ensuite déclaré à la presse son fondateur Andrea Riccardi.

 

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Publié le 9 Avril 2026

setemargens.com nous montre ce jeudi que l'évêque Manuel Linda affirme que c'est un «mensonge» de prétendre qu'il a soutenu la réduction des indemnisations pour les victimes d'abus sexuels au moment même où le Vatican classe sans suite l'affaire concernant le père Fernando Sousa e Silva, actuellement âgé de 93 ans, qui a été accusé d'abus sexuels sur mineur à Joane (Famalicão), lors d’une confession. Il assure que cela ne correspond pas à la vérité : «Les propositions soumises à la session plénière ont été approuvées à l'unanimité sans consultation permanente, ce qui fait partie intégrante de la question» et ne contrediraient donc pas le vote de la session plénière. Dans certains cas, affirme également l'évêque de Porto, les montants approuvés étaient même supérieurs à ceux que le conseil permanent avait soumis à l'assemblée. «J’ai absolument besoin d’un soutien pour la réduction des valeurs», insiste Manuel Linda, admettant qu’il se peut que certains membres de l’assemblée ne comprennent pas ou soient passés à l’acte.

 

L'information de 7MARGENS fait suite à un autre article d'Expresso, selon lequel la Conférence épiscopale portugaise aurait réduit les montants proposés par la Commission de fixation des indemnisations, créée par la CEP elle-même. La «réduction significative» du montant a été confirmée mardi après-midi par le président de la Conférence épiscopale. Dans un entretien accordé à l’agence Ecclesia, l’évêque de Leiria-Fátima a justifié cette réduction par la «jurisprudence des tribunaux portugais», la comparaison avec les montants alloués par d’autres Églises en Europe, «en tenant également compte des différences de niveau de vie», et les possibilités de l’Église catholique au Portugal. Ce sont également les arguments avancés par le service de presse du CEP dans une réponse, envoyée ce mercredi, à une question posée la veille par 7MARGENS, suite à la publication de l'article d'Expresso. «Il s'agit d'une redéfinition définitive des montants au regard de ces critères», précise la réponse. Concernant l’«Accord de réception d’indemnisation financière» que les victimes ont été invitées à signer, et l’insistance du document (trois clauses sur six) sur le fait qu’aucune autre compensation ne sera versée par le CEP ou toute autre institution de l’Église, la réponse officielle indique qu’il est compréhensible que certaines personnes puissent éprouver un malaise. «L’objectif de cet accord est d’établir un cadre formel pour un processus qui se voulait aussi sérieux et équitable que possible», précise le CEP.

 

7MARGENS a également interrogé la Conférence épiscopale portugaise (CEP) au sujet des plaintes de plusieurs victimes concernant un prétendu manque de transparence tout au long du processus, et afin de savoir si les évêques estiment se conformer aux recommandations du Saint-Siège, du pape François et du pape Léon XIV, qui ont toujours insisté sur la nécessité de placer les victimes au centre du processus. «Nous ne considérons pas qu'il y ait eu un manque de transparence dans l'essentiel du processus. Le règlement, les critères et les différentes étapes ont été rendus publics, et les décisions finales ont été communiquées aux personnes concernées en les justifiant pleinement», a déclaré la CEP. «Lors des entretiens, la préoccupation exprimée a toujours été de créer un contexte sûr, respectueux et non revictimisant», ajoute la réponse, sans faire mention des plaintes formulées par plusieurs personnes précisément à ce sujet. «Le principe qui a guidé tout ce processus depuis le début est l’attention portée aux victimes, en communion avec l’Église universelle. Placer les victimes au centre implique également une volonté de tirer des enseignements des critiques formulées.»

 

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