Publié le 11 Février 2026

katholisch.de nous montre ce mercredi que pour le théologien berlinois Georg Essen, l'attitude de l'Église envers la société libérale se mesure à l'aune de son traitement de la Fraternité Saint-Pie-X. Cette dernière rejette non seulement la liturgie réformée après le concile Vatican II, mais aussi l'ouverture de l'Église à la démocratie, à l'État laïque et à la liberté religieuse, a souligné le professeur de théologie systématique dans un entretien accordé à Domradio (mercredi). La Fraternité Saint-Pie-X demeure ancrée dans un anti-modernisme réactionnaire et prône l'intégrisme. «Elle rejette catégoriquement la démocratie et, par conséquent, le principe constitutionnel de souveraineté populaire, et, de surcroît, rejette fondamentalement la neutralité religieuse et idéologique de l'État laïque», a poursuivi Essen.

 

Cela rend la Fraternité Saint-Pie X attrayante pour certains groupes sociaux : «En période d’incertitude et de bouleversements, elle promet un foyer, une protection et une sécurité au sein de sa communauté. Elle offre une appartenance à un groupe avec des règles claires, associée à une vision du monde très simpliste qui déclare que tous ceux qui n’appartiennent pas à son groupe sont des ennemis de Dieu.» Il faut reconnaître, poursuit l’argument, «que dans des pays comme les États-Unis, la Hongrie ou la Pologne, des milieux catholiques réactionnaires soutiennent des gouvernements ou des partis autoritaires et populistes ouvertement nationalistes, parfois même racistes, et qui s’attaquent violemment à la démocratie.» L’Église doit apprendre à comprendre cette évolution sans nécessairement en saisir toutes les implications politiques et théologiques. Il est essentiel d’affûter un regard critique sur les plans politique et idéologique : «La position de l’Église catholique romaine sur la Fraternité Saint-Pie X déterminera également de quel côté elle se situe dans la lutte pour l’avenir de la démocratie libérale.»

 

En 2022, le supérieur général de la Fraternité Saint-Pie-X, le père Davide Pagliarani, a expliqué la position de sa communauté sur le concile Vatican II : «Ce qui a défini le concile, ce qui en constitue l’épine dorsale, le concile lui-même, c’est le concile de la nouvelle messe, le concile de l’œcuménisme, le concile de la dignité humaine, le concile de la liberté religieuse.» Ce concile, a poursuivi Pagliarani, doit être rejeté. Début février, le Supérieur général annonça que sa Fraternité consacrerait de nouveaux évêques durant l'été, même, si nécessaire, sans autorisation papale. L'objectif était de préserver la capacité d'action de la Fraternité, qui dépend des évêques pour conférer les ordinations et administrer le sacrement de la Confirmation. La consécration d'évêques sans mandat papal constitue une faute canonique passible d'excommunication. Les deux derniers évêques de la Fraternité Saint-Pie-X (qui en comptait initialement quatre) furent consacrés en 1988 sans mandat papal par le fondateur de la Fraternité, l'archevêque Marcel Lefebvre. Leur excommunication fut levée par grâce en 2009 par le pape Benoît XVI (2005-2013).

 

La Fraternité Saint-Pie X prétend que l'Église traverse une crise justifiant ses actions. Essen réfute cette thèse : la Fraternité Saint-Pie X se trouve dans une situation qu'elle a elle-même provoquée. «Cette situation n'est apparue que parce que la Fraternité refuse de reconnaître des décisions clés du Concile Vatican II et de se soumettre au Magistère de l'Église», explique le théologien. Le «schisme» dans lequel se trouve la communauté est également de son propre fait : «Invoquer une prétendue détresse qui menacerait le salut de ses fidèles est une interprétation pour le moins exagérée.» Essen qualifie les agissements de la Fraternité Saint-Pie-X de «schismatiques» en raison de sa «désobéissance persistante et soutenue au Pape». Le théologien explique : «Elle viole coupablement l'unité de l'Église, et ses évêques n'exercent pas leur charge au sein du Collège des évêques, sous l'autorité du Pape. Elle sème également la confusion parmi ses fidèles en feignant une "ecclésiastique" qu'elle ne peut incarner.» La Fraternité Saint-Pie-X rejette l'accusation de schisme. Selon la lettre «Ecclesia Dei» (1988), publiée à l'occasion des consécrations épiscopales illégales de Lefebvre par le pape Jean-Paul II (1978-2005), «cette désobéissance, qui implique un véritable rejet de la primauté romaine, constitue un acte schismatique». La levée de l'excommunication en l'espèce relève de la compétence du Saint-Siège.

 

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Publié le 10 Février 2026

Fionn Shiner dans cruxnow.com nous montre ce mardi que le pape Léon XIV a adressé une lettre depuis Madrid à environ 1100 prêtres, les avertissant que la polarisation et la sécularisation croissantes exposent la foi à un double risque : celui d'être instrumentalisée ou rendue insignifiante. Le message du pape intervient dans un contexte de bouleversements politiques en Espagne, alors que le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), au pouvoir, après qu'une série de scandales de corruption ait mis le parti au bord du gouffre, subit une pression accrue suite aux élections locales en Aragon, où le parti d’extrême droite Vox , mené par la tête de liste Alejandro Nolasco, a doublé son nombre de sièges au Parlement local (https://www.courrierinternational.com/article/elections-en-aragon-comme-partout-ou-il-y-a-des-urnes-en-espagne-vox-poursuit-son-ascension_240366), et que les débats sur la migration continuent de dominer l'actualité alors que Pedro Sánchez a fait la une des journaux internationaux le mois dernier en régularisant le statut de 500 000 migrants, une mesure vivement critiqué par Vox, mais approuvée par la Conférence épiscopale espagnole (CEE) (https://www.courrierinternational.com/article/elections-en-aragon-comme-partout-ou-il-y-a-des-urnes-en-espagne-vox-poursuit-son-ascension_240366).

 

«Dans de nombreux milieux, nous observons des processus avancés de sécularisation, une polarisation croissante du discours public et une tendance à réduire la complexité de la personne humaine, en l’interprétant à partir d’idéologies ou de catégories partielles et insuffisantes», a déclaré le Saint-Père dans son message. «Dans ce contexte, la foi risque d’être instrumentalisée, banalisée ou reléguée au rang de l’insignifiant, tandis que se consolident des formes de coexistence qui se dispensent de toute référence transcendante», a-t-il ajouté. Il faut dire que Vox se présente comme un défenseur des valeurs catholiques, mais a critiqué les évêques du pays, notamment sur les questions d'immigration. L’été dernier, Abascal a accusé les évêques espagnols d’être neutralisés par les subventions gouvernementales et les répercussions de la crise des abus sexuels, insinuant également que les évêques profitaient des «revenus perçus grâce au système d’aide à l’immigration illégale». Sánchez et la hiérarchie ecclésiastique espagnole ont également eu une altercation publique ces derniers mois suite aux propos tenus par Argüello, qui a appelé à des élections en raison du blocage au Parlement. «L’époque où les évêques s’immisçaient dans la politique a pris fin avec l’avènement de la démocratie dans ce pays», a répondu Sánchez.

 

Dans son message, le pape a souligné les défis que représente le ministère auprès d'une culture «où le terrain d'entente s'est considérablement affaibli», au moment où «L’Évangile se heurte non seulement à l’indifférence, mais aussi à un horizon culturel différent, où les mots n’ont plus la même signification et où la proclamation initiale ne peut plus être considérée comme allant de soi», a-t-il ajouté. Ces tensions ont été exacerbées par une polémique concernant le projet de la présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, de faire célébrer une messe dans la capitale en hommage aux victimes de la collision ferroviaire survenue le mois dernier à Adamaz. L'un des deux trains impliqués se dirigeait vers Madrid. L'écrivaine et philosophe Irene Lozano, connue pour avoir aidé l'actuel Premier ministre Pedro Sánchez à écrire son livre Manual de Resistencia, a déclaré que la proposition d'Ayuso était «une appropriation flagrante» et a suggéré qu'une messe était inappropriée car «il y aura des agnostiques, des athées, des catholiques et des musulmans» parmi les victimes. «Je crois que l’État laïque et non confessionnel dans lequel nous vivons ne devrait pas interférer avec les croyances religieuses des gens», a ajouté Lozano.

 

La lettre du pape a été lue lors d'une assemblée de deux jours appelée Convivium, où les prêtres de l'archidiocèse de Madrid, ainsi que des laïcs et des religieux, se sont réunis pour réfléchir aux besoins pastoraux de l'archidiocèse et à leur propre ministère. L'assemblée, qui se tient les 9 et 10 février, réunit 28 groupes de travail répartis sur deux jours, en présence du cardinal José Cobo, archevêque de Madrid.

 

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Publié le 9 Février 2026

LeMonde.fr avec AFP nous montre que le socialiste modéré Antonio José Seguro a obtenu 66,8 % des suffrages lors du second tour de l’élection présidentielle au Portugal, selon des résultats portant sur 99,2 % des circonscriptions, contre 33,2 % pour le candidat d’extrême droite André Ventura et président de la formation Chega («assez»), qui promettait une «rupture» avec les formations qui dirigent le Portugal depuis cinquante ans. Cet ancien député et ex-ministre, ancien secrétaire général du Parti socialiste (2011-2014), s’est posé en candidat rassembleur et a mis en garde contre «le cauchemar» dans lequel le pays risquerait de se trouver si son adversaire l’emportait, il avait remporté le premier tour avec 31,1 % des suffrages et s’était assuré le soutien de nombreuses personnalités politiques issues de l’extrême gauche, du centre et même de la droite, mais pas celui du premier ministre, Luis Montenegro. Dimanche soir, le premier ministre a promis de travailler avec le prochain président dans un «esprit de convergence», afin de «garantir la stabilité politique».

 

Il succédera ainsi, le 9 mars prochain, au conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, en poste depuis dix ans. «La réponse donnée par le peuple portugais, son attachement aux valeurs de la liberté et de la démocratie (…) me rendent ému et fier», a réagi le futur chef de l’État. « Les vainqueurs, ce soir, ce sont les Portugais et la démocratie », a-t-il ajouté plus tard dans la soirée, en affichant la volonté d’être « le président de tous les Portugais». «Il n’y a pas d’excuses : le Portugal a une occasion unique pour les partis politiques, le Parlement et le Gouvernement de trouver des solutions durables aux graves problèmes auxquels nous sommes confrontés en matière de santé, d’accès au logement, de création d’opportunités pour les jeunes, de lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes, de réduction de la pauvreté, de création de richesse et d’amélioration des conditions de vie de tous les Portugais», a-t-il averti. «Avec moi, rien ne sera plus comme avant», a-t-il promis. «Nous le devons au peuple portugais. Je serai vigilant. Je poserai les questions qui dérangent et j’exigerai les réponses dont le pays a besoin. Et à Belém [le Palais présidentiel], les intérêts particuliers resteront à la porte. La transparence et l’éthique sont non négociables.» (https://www.rtp.pt/noticias/politica/nao-serei-oposicao-serei-exigencia-seguro-e-o-presidente-eleito-e-o-mais-votado-de-sempre_n1717436).

 

Le vainqueur du second tour des élections s'est adressé à son adversaire, André Ventura : «En tant que démocrate, tous ceux qui m'ont affronté lors de ce processus électoral méritent mon respect.» «En tant que futur président de la République, j'ajoute qu'à partir de ce soir, nous ne sommes plus adversaires et partageons désormais le devoir d'œuvrer pour un Portugal plus développé et plus juste», a-t-il assuré. «La majorité qui m'a élu prend fin ce soir.» (https://www.rtp.pt/noticias/politica/nao-serei-oposicao-serei-exigencia-seguro-e-o-presidente-eleito-e-o-mais-votado-de-sempre_n1717436). M. Ventura avait, quant à lui, déjà franchi un nouveau palier en se qualifiant pour le second tour avec 23,5 % des voix, confirmant ainsi la progression électorale de son parti, devenu la première force d’opposition à l’issue des législatives de mai 2025. Il a reconnu sa défaite dimanche soir, tout en se félicitant d’avoir offert à sa formation «le meilleur résultat de son histoire». «Nous menons la droite au Portugal et nous allons bientôt gouverner ce pays», a lancé André Ventura devant ses partisans, mettant en avant le fait d’avoir obtenu un meilleur score que celui du camp gouvernemental lors des législatives de mai 2025. En se lançant dans la course à la présidentielle, cet autoproclamé «candidat du peuple» cherchait surtout à «consolider sa base électorale», mais aussi à «s’affirmer comme le vrai leader de la droite portugaise», avait expliqué avant le vote à l’Agence France-Presse (AFP) José Santana Pereira, professeur de sciences politiques à l’institut universitaire de Lisbonne.

 

Une initiative loin d’être anodine a vu le jour, car la hiérarchie catholique a seulement souligné en janvier l’importance de la participation active à la vie publique, rappelant que la démocratie ne se construit pas indépendamment des citoyens, mais avec l’implication consciente de tous, des plus jeunes aux plus âgés, sans pour autant donner de consigne de vote (https://cancaonova.pt/bispos-portugueses-apelam-a-participacao-do-povo-nas-eleicoes-presidenciais/). Le manifeste «Catholiques pour Seguro», lancé il y a une semaine par Margarida Silveira Rodrigues et envoyé à 1300 paroisses, appelle à voter pour l’indépendant Antonio José Seguro, au second tour de l’élection présidentielle ce dimanche 8 février. Ce candidat, soutenu par le Parti socialiste, s’est retrouvé face à André Ventura, leader du parti d’extrême droite Chega, et s’avère le choix logique de ce manifeste, car il est le choix d’«un président attaché au bien commun, à la justice et à la paix; quelqu'un qui respecte les institutions et les valeurs humanistes qui protègent la dignité de tous». Peu nombreux au départ, les signataires se comptent au nombre de 677 et ont sans doute joué un rôle important dans la victoire du candidat socialiste (https://catolicosporseguro.pt/, et https://www.la-croix.com/international/presidentielle-au-portugal-les-catholiques-se-mobilisent-contre-l-extreme-droite-20260208).  

 

Mercredi 28 janvier, la Commission nationale de justice et de paix (CNJP) de l’Église catholique a publié une note dans laquelle elle critique la promotion des discours de haine et rejette l’«instrumentalisation» des valeurs chrétiennes à des fins politiques. «Cette instrumentalisation n’est pas sans précédent», dit la Commission. «Ces derniers temps, il y a eu le collage des partis et des mouvements aux valeurs des communautés chrétiennes, à travers l’utilisation de causes telles que la défense du droit à la vie intra-utérine ou la défense de l’exposition de la crèche dans les espaces publics, tout en favorisant la discrimination et les discours de haine.» Mais cette stratégie vise à «capturer les électeurs» qui donnent la priorité à «ces thèmes et qui, pour cette raison, ont tendance à relativiser d’autres positions politiques, même lorsqu’ils contredisent les vérités de l’Évangile». Par conséquent, le CNJP insiste sur le fait que l’identité chrétienne ne peut «se passer des vérités de l’Évangile», ni ne pas affirmer les idéaux de solidarité, de vérité, de justice et de paix, afin de ne pas «être corrompu». Par conséquent, les fidèles chrétiens doivent «prendre conscience de leur rôle important dans une dénonciation courageuse et un écart clair de tout ce qui pervertit la valeur fondamentale de l’amour pour son prochain». Présidé par le juge Pedro Vaz Patto, le CNJP, un organe plus autonome dépendant de la Conférence épiscopale portugaise, déclare en outre dans la note, envoyé à 7MARGENS : «La politique, en tant que forme supérieure de charité et en vue de construire le bien commun, ne devrait pas promouvoir la haine ou la division. Un engagement sérieux et un engagement en faveur des valeurs démocratiques, de la défense sans compromis des droits de l'homme, de la protection des plus pauvres, de la cohésion sociale, de la coopération entre les peuples et des politiques orientées vers le développement intégral de tous sont nécessaires. C’est là que doit se fonder la véritable radicalité de ceux qui sont attachés à l’Évangile.» (https://setemargens.com/catolicos-publicam-manifesto-votamos-e-apelamos-ao-voto-em-antonio-jose-seguro/).

 

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Publié le 8 Février 2026

Jesús Bastante nous montre sur religiondigital.org ce dimanche que le pape lors de l’Angélus demande de continuer à prier pour la paix, car les stratégies militaires n'offrent aucun avenir à l'humanité. L'avenir réside dans le respect et la fraternité entre tous les peuples. Vivre les Béatitudes, «carte d'identité» du chrétien, est la clé pour transformer le monde, invitant les disciples, à l'exemple de Jésus, à être «le sel de la terre, la lumière du monde», cette joie véritable qui «donne du goût à la vie et fait naître ce qui n'existait pas auparavant».

 

Enfin, il encourage chacun à transformer la réalité en «partageant le pain avec les affamés, en abritant les sans-abri, en vêtant ceux qui sont nus et en prenant soin de ses voisins et de sa famille», car «la lumière ne peut être cachée, car elle est aussi éclatante que le soleil levant qui dissipe les ténèbres», condamne les attaques au Nigéria, évoque sainte Joséphine Bakhita, en remerciant tous ceux qui s’engagent à «éliminer toutes les formes d’esclavage», a agité de nombreux drapeaux espagnols pour saluer la foule en souvenir de la béatification du père Valera, qui a eu lieu la veille à Almería, et prie pour les victimes des inondations en Espagne, au Portugal et en Italie.

 

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Publié le 7 Février 2026

Delphine Allaire dans vaticanews.va nous montre ce samedi que le 11e archevêque de New York, nommé par le pape Léon XIV le 18 décembre, a pris possession de son siège vendredi 6 février lors d’une messe en la cathédrale Saint-Patrick en présence de plus de 2000 fidèles, de près de 90 évêques, de sept cardinaux, dont le nonce apostolique Christophe Pierre, et de près de 400 prêtres. Dans «l’église paroissiale de l’Amérique» comme est surnommé l’édifice gothique, Mgr Ronald Hicks, 58 ans, succède à dix-sept ans d’épiscopat du cardinal Timothy Dolan.

 

Dans son homélie bilingue, prononcée en anglais et en espagnol, l’évêque missionnaire s’est inscrit dans les pas des papes Léon XIV et François, appelant à une Église en sortie qui n’est pas «pas un club privé», et «qui proclame le Christ clairement et sans peur», attentive aux marges et à la vie en prenant «soin des pauvres et des vulnérables», «qui défend, respecte et préserve la vie, de la conception à la mort naturelle», et en se souciant «de la Création, bâtit des ponts, écoute de façon synodale, protège les enfants, promeut la guérison des victimes d’abus et de tous ceux ayant été blessés par l’Église».

 

Empreint de gratitude «à l’égard de Dieu», Ronald Hicks a remercié toute la communauté ecclésiale, commençant par le cardinal Pierre, nonce à Washington, pour son aide, le cardinal Cupich de Chicago, sa ville natale, pour son exemple donné et accompagnement prodigué, le cardinal Dolan, son prédécesseur à Manhattan pour son soutien public et privé, de même que tous ses frères évêques, prêtres, et le peuple de Dieu. Le maire musulman de New York, Zohran Mamdani, également débutant dans sa charge, a félicité l’archevêque sur le réseau social X : «Mgr Hicks et moi-même partageons un engagement profond et indéfectible envers la dignité de chaque être humain, et je me réjouis de travailler avec lui pour créer une ville plus juste et plus compatissante, où chaque New-Yorkais pourra s'épanouir.»

 

L’archevêque à la devise franciscaine «Paz y Bien», Pax et Bonum en espagnol, était jusqu’à présent évêque de Joliet, à une heure de Chicago, dans l’Illinois. Mgr Hicks vient d’une famille cosmopolite à l’instar du pape Léon XIV, avec des origines allemandes, irlandaises et polonaises. Comme le Souverain pontife, au Pérou, lui fut missionnaire en Amérique centrale. En 2005, il est envoyé au Salvador comme directeur régional d’une association caritative en charge de milliers d’orphelins en Amérique latine et aux Caraïbes. Il est décrit ce samedi par le Washington Post comme «un mini Léon XIV hispanophone». Nombre de ses pairs lui confèrent des qualités d’écoute, d’empathie et de discrétion, analogues à celle du pape. À Chicago, Ronald Hicks a d’ailleurs grandi à quelques immeubles de Robert Francis Prevost, comme il le confiait à Radio Vatican en décembre dernier.

 

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Publié le 6 Février 2026

katholisch.de nous montre ce vendredi que le prêtre jésuite et expert en matière d'abus, Hans Zollner, considère les abus sexuels sur les religieuses comme «un problème brûlant». Lors d'une conférence de presse organisée vendredi par l'organisation caritative catholique Missio Aachen, M. Zollner a déclaré que dans de nombreux pays aujourd'hui – contrairement à il y a dix ans – le sujet peut être abordé ouvertement. Missio a contribué à ce que le débat porte désormais non seulement sur la protection de l'enfance, mais aussi sur la protection des femmes au sein des communautés religieuses. Au cours des cinq dernières années (2020 à 2025), l'organisation humanitaire a soutenu la formation, l'autonomisation et la protection des religieuses. Grâce à un travail de terrain intensif, Missio a constaté une sensibilisation accrue à la problématique des abus sexuels sur les religieuses, une meilleure communication sur ce sujet, un soutien renforcé aux victimes et des mesures de prévention mises en place. De nombreux projets ont été menés en Afrique, en Asie et en Océanie, en collaboration avec des organisations partenaires. Missio a financé ces projets à hauteur d'environ 17,5 millions d'euros.

 

Le président de Missio, Dirk Bingener, a expliqué que l'organisation humanitaire avait soutenu 534 projets de formation au cours des cinq dernières années, dont 107 destinés spécifiquement aux religieuses. Ces projets ont bénéficié à environ 80 000 religieuses et novices, les aidant à mener une vie indépendante, autonome et résiliente. Cela contribue indirectement à réduire les risques de violence. Trente-cinq projets, relevant plus spécifiquement du domaine de la protection, visent à mettre en place une infrastructure de soutien aux religieuses victimes de violence. Ces projets mettent également l'accent sur la prévention et la mise en réseau. Ils comprennent en outre des événements de réseautage international et le soutien financier de huit doctorants originaires d'Afrique, d'Asie et d'Océanie. Il semblerait que de nombreuses religieuses puissent désormais parler beaucoup plus ouvertement des abus qu'elles ont subis. Zöllner a rapporté qu'une religieuse avait déjà soulevé la question des abus sexuels sur des religieuses en 2000, sans aucune conséquence à l'époque. La situation est «heureusement» différente aujourd'hui.

 

Le pape François lui-même s'est exprimé publiquement sur le sujet en 2018. Sœur Mary Lembo témoigne depuis l'Afrique qu'il y a dix ans, il était impossible de parler des abus sexuels commis sur des religieuses. On supposait alors que «ces abus n'existaient pas en Afrique, mais seulement en Europe et ailleurs». La situation a évolué. «Aujourd'hui, les victimes peuvent parler ouvertement des abus qu'elles ont subis. Elles sont conscientes de la nécessité de formations à la protection de l'enfance.» Ces formations et les rencontres de mise en réseau, réunissant des participants de tous les continents, ont grandement contribué à appréhender les abus comme un problème mondial. Il est désormais impératif que des procédures et des codes de conduite standardisés pour lutter contre ces violences soient rendus obligatoires.

 

Aujourd'hui encore, certains ordres religieux cultivent un idéal de soumission et dissimulent les abus. Dans ces communautés, les sœurs qui dénoncent les abus subis rencontrent d'énormes difficultés. Les violences sexuelles faites aux femmes sont également plus ou moins acceptées dans de nombreuses cultures. Comme l'a souligné la sœur indienne Rushila Rebello, les religieuses chrétiennes, notamment dans les pays majoritairement musulmans, occupent une position si basse dans la hiérarchie sociale que les abus dont elles sont victimes n'y sont pas considérés comme un problème. Zöllner a déclaré qu'un changement de mentalité et de culture est nécessaire, et qu'il ne se fera pas du jour au lendemain. Johanna Streit, responsable de la protection des personnes vulnérables, a expliqué que Missio continuera d'investir dans des actions de sensibilisation. Il est nécessaire de créer davantage de centres de soutien locaux pour les victimes et d'organismes de formation. Missio souhaite contribuer à la mise en place de formations adaptées aux réalités culturelles et accessibles à tous, dans différents contextes linguistiques, ainsi qu'au développement et à l'expansion des réseaux.

 

Bingener a souligné : «Ce problème exige de la constance et du temps.» Bien que cette combinaison puisse paraître inhabituelle, il est nécessaire d'initier des démarches et de mobiliser les personnes. Il a insisté sur le risque de stagnation : «Il y a toujours de nouvelles générations de religieuses. Une porte s'est ouverte, mais elle se referme aussitôt.» Il sera donc crucial de poursuivre ces projets avec constance et persévérance. Missio doit les soutenir sans relâche jusqu'à ce qu'elles soient autonomes.

 

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Publié le 5 Février 2026

Alan Le Bloa dans Ouest-France.fr nous dans son article du mercredi 4 février 2026 que la très conservatrice Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X a annoncé, lundi 2 février 2026, vouloir sacrer de nouveaux évêques le 1er juillet, de sa propre autorité. Ce qui réveille le spectre d’un nouveau schisme, quarante ans après l’excommunication de Mgr Marcel Lefebvre. Trente-huit ans après, les lefebvristes se disent prêts à réitérer le coup de force.

 

Dans un communiqué, l’abbé Davide Pagliarani indique avoir sollicité au cours de l’été 2025 une audience auprès du souverain pontife. Avec pour objectif d’exposer la situation de l’institution. Il explique avoir exprimé, par courrier, le besoin particulier d’assurer la continuation du ministère de ses évêques. Il justifie avoir longuement mûri sa décision, après avoir reçu une lettre du Saint-Siège qui ne répond absolument pas à nos demandes. "La fraternité Saint-Pie X ne recherche pas d’abord sa survie : elle cherche principalement le bien de l’Église universelle", plaide l’abbé Davide Pagliarani. Dans une interview publiée jeudi sur le site internet de la Fraternité, le père Davide Pagliarani a déclaré que les sanctions n'auraient «aucun effet réel» dans les circonstances actuelles. «Nous sommes certains qu'un jour les autorités romaines reconnaîtront avec gratitude que ces consécrations épiscopales ont providentiellement contribué à la préservation de la foi pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes», a souligné le père Pagliarani. Il a qualifié ces consécrations épiscopales de «mesure extrême, adaptée à une nécessité tout aussi réelle et extrême» (https://katholisch.de/artikel/67132-piusbruder-generaloberer-gelassen-angesichts-drohender-exkommunikation).

 

Ce dernier  reste optimiste, soulignant que le Saint-Siège fait parfois preuve d'un certain pragmatisme. Il a cité en exemple le traitement réservé aux évêques chinois nommés par l'Église catholique, contrôlée par l'État, bien que la situation de la Fraternité Saint-Pie-X ne soit pas comparable (https://katholisch.de/artikel/67132-piusbruder-generaloberer-gelassen-angesichts-drohender-exkommunikation). Comment va agir le pape Léon XIV ? "Les contacts entre la Fraternité Saint-Pie X et le Saint-Siège se poursuivent, l’objectif étant d’éviter toute rupture ou solution unilatérale concernant les problèmes soulevés", a précisé le Saint-Siège mardi 3 février. La réponse est feutrée, éminemment diplomatique, mais le dossier s’avère épineux pour le nouveau pape, garant de l’unité de l’Église, poussé à s’en emparer d’urgence. La Fraternité Saint-Pie X estime que l'Église se trouve dans une situation délicate, exacerbée par le pontificat du pape François (2013-2025) : «Avec l'héritage que nous a laissé le pape François, les raisons fondamentales qui justifiaient les ordinations de 1988 demeurent pleinement valables et, à bien des égards, apparaissent même avec une urgence renouvelée.» Pagliarani déplorait que le concile Vatican II reste «plus que jamais la boussole qui guide les hommes de l'Église, et il est peu probable qu'ils changent de cap dans un avenir proche.» Ce constat a également été confirmé par les premiers développements du pontificat du pape Léon XIV : «On y perçoit une volonté explicite de maintenir la ligne de François comme une voie irréversible pour toute l'Église.» (https://katholisch.de/artikel/67132-piusbruder-generaloberer-gelassen-angesichts-drohender-exkommunikation).

 

Ce jeudi 5 février, le Vatican annonce qu’une rencontre entre le préfet du dicastère pour la doctrine de la foi, le cardinal Victor Manuel Fernández, et le père Davide Pagliarani, a été fixée le 12 février. Elle "sera l’occasion d’un dialogue informel et personnel, qui aidera à identifier des moyens efficaces de dialogue pouvant aboutir à des résultats positifs", a ajouté le Saint-Siège. Le dialogue se poursuit mais la sanction, elle, reste sans appel pour les dissidents : "l’excommunication". Cette règle fait toujours loi. Pas sûr que le chantage des lefevristes fonctionne, car le pape continue la voie tracée par le pape François comme le montre le fait qu’il ait reçu ce jeudi matin les jeunes prêtres et moines des Églises orthodoxes orientales en visite d’étude à Rome. En soulignant la richesse des traditions chrétiennes et la responsabilité commune de témoigner ensemble du Christ, le pape Léon XIV a appelé ses hôtes à l’unité, la connaissance mutuelle et la paix, dans une visite qui permet d’apprendre les uns des autres pour grandir ensemble. Un appel qui semble ne pas être suivi par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-02/leon-xiv-aux-jeunes-pretres-et-moines-orthodoxes.html). 

 

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Publié le 4 Février 2026

José Lorenzo dans religiodigital.org nous montre ce mercredi que dans sa catéchèse lors de l'audience générale, le pape a exhorté les fidèles à ne pas «renoncer à l’étude des mots humains que Dieu a utilisés risque de donner lieu à des lectures fondamentalistes ou spiritualistes de l’Écriture, qui en trahissent le sens.», et «ce principe s’applique aussi à la proclamation de la Parole de Dieu : si elle se coupe de la réalité, des espoirs et des souffrances des hommes, si elle emploie un langage incompréhensible, incommunicatif ou anachronique, elle est inefficace. À chaque époque, l’Église est appelée à proposer de nouveau la Parole de Dieu avec un langage capable de s’enraciner dans l’histoire et de toucher les cœurs.», tout en les appelant à ne pas négliger «l'origine divine» de l'Écriture et à «proposer à nouveau la Parole de Dieu avec un langage capable de s'incarner dans l'histoire», et il conclut en soulignant que l’origine divine de l’Écriture nous rappelle aussi que l’Évangile, confié au témoignage des baptisés, tout en embrassant toutes les dimensions de la vie et de la réalité, les transcende : cela ne peut se réduire à un simple message philanthropique ou social, mais constitue une joyeuse annonce de la vie pleine et éternelle que Dieu nous a donnée en Jésus.

 

José Lorenzo nous montre aussi dans religiondigital.org ce mercredi qu’à la fin de son audience générale, le pape a exhorté les États-Unis et la Russieà ne pas laisser expirer le traité New START de réduction des armements stratégiques en soulignant qu’il est désormais «plus urgent que jamais de remplacer la logique de la peur et de la méfiance par une éthique partagée, capable d’orienter les décisions vers le bien commun et de faire de la paix un héritage sauvegardé par tous», tout en demandant un soutien pour les Ukrainiens face au «grand froid» dont ils souffrent, exacerbé par les bombardements russes des infrastructures énergétiques, tout en exprimant sa «gratitude pour les initiatives de solidarité promues dans les diocèses catholiques de Pologne et d’autres pays, qui s’efforcent d’ aider la population à surmonter cette période de grand froid», a-t-il noté devant quelque 7000 personnes qui remplissaient la salle Paul VI (https://www.religiondigital.org/leon-xiv/papa-pide-eeuu-rusia-prorroguen-tratado-armas-nucleares-ucrania_1_1441828.html).

 

Enfin, dans son message pour la Journée mondiale de la fraternité humaine et à l'occasion de la remise du prix Zayed qui lui est dédié, le pape a rappelé la «nécessité urgente» de rechercher une fraternité plus forte que les conflits, les différences et les tensions. Il avertit que «rester dans le domaine des idées représentera la ruine» même de ces aspirations. Il exhorte enfin à considérer «l'autre» comme un frère ou une sœur, et jamais comme un «instrument» ou une «menace», et à aller au-delà des périphéries et à «converger» dans un «plein sens d'appartenance réciproque», et le pape rend hommage à ceux qui ont su traduire ces valeurs en «authentiques témoignages de bonté et de charité humaine», tout en s'adressant directement aux lauréats — Ilham Aliyev, président de la République d'Azerbaïdjan; Nikol Pashinyan, Premier ministre de la République d'Arménie; Mme Zarqa Yaftali et l'organisation palestinienne Taawon — le pape Léon XIV les qualifie de «semeurs d'espoir» dans un monde qui, trop souvent, construit des murs au lieu de ponts (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-02/proclamer-la-fraternite-dans-un-monde-paix-utopie-depassee.html).

 

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Publié le 3 Février 2026

vaticanews.va nous montre ce mardi que répondant aux questions des journalistes, le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège a souligné qu'après l'annonce de plusieurs ordinations épiscopales en juillet, les discussions entre les parties se poursuivent.

 

«Les contacts entre la Fraternité Saint-Pie X et le Saint-Siège se poursuivent, l'objectif étant d'éviter toute rupture ou solution unilatérale concernant les problèmes soulevés». C'est ce qu'a déclaré Matteo Bruni, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, en répondant aux questions des journalistes concernant l'annonce faite lundi, 2 février, par la Fraternité, de prochaines consécrations épiscopales prévues le 1er juillet au Séminaire international Saint-Curé d'Ars à Flavigny-sur-Ozerain, en France. Dans le communiqué de la Fraternité Saint-Pie X, il est fait référence à une lettre envoyée au Saint-Siège dans laquelle était exprimée «la nécessité particulière pour la Fraternité d'assurer la continuité du ministère de ses évêques». Le Saint-Siège – peut-on lire dans le communiqué – a envoyé «une lettre qui ne répond en aucune façon à nos demandes», d'où la décision de poursuivre dans la voie indiquée.

 

Dans son communiqué, la FSSPX a beau jeu de présenter sa décision sous un jour favorable. La décision de l'abbé Pagliarani engage donc fermement la FSSPX sur la voie schismatique et porte un brutal coup d'arrêt à la politique de rapprochement voulue par Rome, éloignant plus que jamais l'éventualité d'un retour de la FSSPX en pleine communion avec le Siège apostolique. Cette décision, en renforçant le caractère schismatique des lefebvristes, pourrait susciter des mouvements en interne, notamment dans le camp de ceux – souvent associés à l'ancien supérieur Mgr Bernard Fellay – qui semblaient plus favorable à un retour à l'unité (https://www.lepelerin.com/religions-et-spiritualites/lactualite-de-leglise/la-fraternite-saint-pie-x-annonce-de-nouvelles-ordinations-deveques-sans-laccord-de-rome-14290).

 

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Publié le 2 Février 2026

José Lorenzo nous montre dans religiondigital.org ce lundi qu’à l’occasion de la fête de la Présentation du Seigneur, quarante jours après Noël, dans la messe célébrée pour la 30e Journée mondiale de la vie consacrée, le pape Léon XIV encourage les religieux et religieuses «à être, où que la Providence les envoie, un ferment de paix et un signe d’espérance». Dans son homélie, le pape Léon XIV a rappelé les paroles de son prédécesseur, qui exhortait les personnes consacrées à «éveiller le monde»

 

Tout en leur disant que «l’Église vous demande d’être des prophètes, des messagers qui annoncent la présence du Seigneur et préparent son chemin.» et «qu’aujourd’hui encore, ils sont appelés à témoigner, dans une société où la foi et la vie semblent de plus en plus séparées au nom d’une conception fausse et réductrice de la personne, que Dieu est présent dans l’histoire comme salut pour tous les peuples.»

 

Enfin, il remarque que «La vie religieuse, en effet, avec son détachement serein de tout ce qui arrive, enseigne l’inséparabilité entre le souci le plus authentique des réalités terrestres et l’espérance aimante des réalités éternelles, choisies dès cette vie comme la fin ultime et exclusive, capable d’illuminer tout le reste», et souligne que les religieux et religieuses sont capables de «montrer au monde, dans la liberté de ceux qui aiment et pardonnent sans mesure, la voie pour surmonter les conflits et semer la fraternité».

 

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