Publié le 15 Février 2026

José Manuel Vidal nous montre ce dimanche 15 février 2026 dans religiondigital.org que dans son Angélus, prononcé du haut de la chaire près de la fenêtre, le pape Léon XIV expliquait la différence entre la Loi de Moïse et la Loi du Royaume de Dieu. «La Loi a été donnée à Moïse et aux prophètes comme un chemin pour commencer à connaître Dieu et son dessein pour nous et pour l'histoire», expliquait-il. C'est pourquoi «Jésus nous enseigne que la vraie justice est amour et que, dans chaque précepte de la Loi, nous devons percevoir une exigence d'amour». Par exemple, «il ne suffit pas de s'abstenir de tuer physiquement une personne si, ensuite, je la tue par les mots ou si je manque de respect à sa dignité».

 

Lors de la prière de midi sur la place Saint-Pierre, le pape a déclaré : «La fidélité formelle à son conjoint et l’abstinence d’adultère ne suffisent pas s’il n’y a pas de tendresse, d’écoute, de respect et d’attention mutuels au sein de cette relation.» Le pape a fondé ses propos sur l’Évangile du dimanche, qui contient une parole de Jésus concernant l’adultère (https://www.domradio.de/artikel/treue-der-ehe-ist-laut-papst-leo-mehr-als-das-nein-zum-ehebruch). Dans ses salutations après l'Angélus, le pape a offert des prières pour Madagascar, qui vient de subir les ravages de deux cyclones, et a rappelé la célébration du Nouvel An lunaire, célébré principalement en Asie, demandant qu'il soit «une occasion de se tourner ensemble vers l'avenir, en construisant la paix et la prospérité pour la nouvelle année».

 

Enfin, le nouveau primat catholique d'Angleterre et du Pays de Galles, Richard Moth entame son archevêché en appelant à «raviver la flamme du don de Dieu» et en soulignant que «la puissance de l'Église est la puissance du service», marquée par l'amour, la maîtrise de soi et l'écoute des victimes d'abus. Dans son homélie, le nouvel archevêque a invité chacun à «aller dans le monde de notre temps, portant avec nous le message de l’Évangile de paix» sur «la place publique», afin que «la lumière de l’Évangile puisse briller» sur les grands enjeux d’aujourd’hui, de la paix et de la dignité de chaque personne à la défense de la vie, des réfugiés et de notre «maison commune» (https://www.religiondigital.org/mundo/richard-moth-asume-westminster-servidor_1_1443039.html).

 

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Publié le 14 Février 2026

Matthieu Lasserre nous montre dans la-croix.com que la Conférence des évêques de France a invité, vendredi 13 février 2026, les catholiques à une journée de prière et de jeûne à l’occasion du premier vendredi de Carême alertant sur le retour du texte de loi sur «l’aide active à mourir» qui, après avoir été rejetée par les sénateurs, sera à nouveau examinée par l’Assemblée nationale, lundi 16 février. Un appel lancé afin «d’éclairer les consciences» sur les conséquences de l’adoption de la proposition de loi sur la fin de vie autorisant l’euthanasie et le suicide assisté.

 

Selon les évêques : «Loin de l’unanimité espérée par certains, ce sujet suscite d’immenses inquiétudes et de vives oppositions, de la part de très nombreux soignants, patients, personnes âgées ou avec un handicap». Ils rappellent «avec force la dignité inaliénable de toute vie humaine et invitant à accompagner la vie jusqu’au bout par le développement massif des soins palliatifs sur tout le territoire.» (https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/eglise-et-bioethique/fin-de-vie-euthanasie-aide-a-mourir-comprendre-enjeux-loi-2025/569392-jeune-priere-fin-de-vie-20-fevrier/).

 

Cependant, les députés de la commission des affaires sociales ont adopté, lundi 9 février, la proposition de loi "visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs". Portant pour objectif d'assurer l'accès aux soins palliatifs, le texte sera examiné la semaine prochaine dans l'hémicycle, en vue d'un vote solennel prévu le 24 février, soit le même jour que celui sur la proposition de loi instaurant un "droit à l'aide à mourir" (https://lcp.fr/actualites/fin-de-vie-en-commission-les-deputes-confirment-leur-volonte-de-garantir-l-egalite-d).

 

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Publié le 13 Février 2026

Jesús Bastante nous montre ce vendredi qu’un entretien personnel avec le pape Léon XIV. Telle fut la première réaction de la Fraternité Saint-Pie-X, plus connue sous le nom de Lefebvristes, à la proposition formulée par le Mgr Víctor Manuel «Tucho» Fernández lors de sa rencontre avec David Pagliarani, visant à éviter un nouveau schisme avec les traditionalistes de Marcel Lefebvre. Sans se prononcer sur la suspension ou non des consécrations épiscopales invalides annoncées pour le 1er juillet, la Fraternité a publié hier soir un communiqué après avoir pris connaissance du document rédigé par le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

 

Le rapport souligne l'importance de l'entretien, «mené en tête-à-tête conformément aux souhaits du Cardinal», qui a duré une heure et demie, «permettant au Père Pagliarani d'écouter attentivement le Préfet et de clarifier à la fois la portée de l'annonce du 2 février et la signification des efforts déployés auprès du Saint-Siège ces derniers mois». Cependant, la Fraternité Saint-Pie X considère donc comme un triomphe le fait que son Supérieur général ait pu «présenter de visu la situation actuelle de la Fraternité et son devoir, compte tenu des besoins spirituels des âmes, d’assurer la continuité du ministère de ses évêques», et  affirme son droit de continuer à nommer des évêques, «compte tenu des circonstances tout à fait particulières dans lesquelles se trouve la Sainte Église», et déplore que Rome prétende qu’il est possible de «discuter du Concile», mais pas d’«en corriger les textes», soulignant que Pagliarani «répondra dans les prochains jours; il écrira directement au cardinal Fernández et fera connaître sa réponse aux fidèles».

 

Une vision pas très en phase avec celle du pape qui dans son message pour le Carême 2026, publié vendredi 13 février depuis la Cité du Vatican, invite les fidèles à vivre ce temps liturgique pour faire des communautés chrétiennes «des lieux où l’écoute engendre des chemins de libération», contribuant à l’édification de la «civilisation de l’amour» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-02/leon-xiv-ecouter-dieu-et-jeuner-conversion-authentique-careme.html). Pas sûr que les chantages des Lefbevristes et leur demande toujours plus élevées aient le résultat escompté, alors que le pape demande pour les paroisses, familles et communautés un «cheminement commun dans lequel l’écoute de la Parole de Dieu, tout comme celle du cri des pauvres et de la terre, devienne une forme de vie commune et dans lequel le jeûne soutienne une authentique repentance» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-02/leon-xiv-ecouter-dieu-et-jeuner-conversion-authentique-careme.html).

 

Enfin, katholisch.de (https://katholisch.de/artikel/67242-vier-bischofskonferenz-vorsitzende-europa-muss-seele-wiederfinden) nous montre que les présidents des conférences épiscopales d’Allemagne, de France, d’Italie et de Pologne appellent conjointement l’Europe à se mobiliser pour la résolution des conflits, en s’opposant à la logique du repli et de la violence. Ils ont ajouté : «Un cadre international est en train de mourir, et un nouveau n'est pas encore né.», et que «L’Europe ne doit pas se réduire à un simple marché économique et financier, car cela irait à l’encontre de l’idéal fondateur». Une Europe attachée à cet idéal, tout en respectant l’État de droit et en rejetant la logique du repli et de la violence, privilégiera les solutions supranationales aux conflits. Elle est appelée à nouer des alliances qui créent les conditions d’une véritable solidarité entre ses peuples. Il s’agit d’une initiative sans précédent.

 

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Publié le 12 Février 2026

Delphine Allaire dans vaticannews.va nous montre qu’annoncée publiquement il y a une semaine, la rencontre entre le préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi et le supérieur de la Fraternité Saint-Pie X a eu lieu jeudi 12 février au palais du Saint-Office.

 

Un communiqué du dicastère paru à la mi-journée évoque une rencontre «cordiale et sincère» entre les parties. Après avoir éclairci quelques points présentés par la FSSPX en diverses lettres envoyées dans les années 2017-2019, -en particulier la question de la volonté divine concernant la pluralité des religions-, le cardinal Fernandez a proposé une voie de dialogue théologique. Elle concernerait des thèmes «qui n’ont pas encore été suffisamment précisés», comme la différence entre «l’acte de foi» et «l’obéissance de la foi», soit l'obéissance religieuse de l’intelligence et la volonté, ainsi que les différents degrés d’adhésion aux différents textes du Concile œcuménique Vatican II et son interprétation. Le cardinal argentin a également suggéré d’aborder une série de thèmes énumérés par la Fraternité dans une lettre en date du 17 janvier 2019.

 

Le Saint-Siège propose un parcours de dialogue théologique, afin de maintenir «les minimums nécessaires» à la pleine communion avec l’Église catholique, si la Fraternité suspend les ordinations d’évêques annoncées début février sans l’aval du pape. Le supérieur général de la FSSPX va présenter cette proposition à son Conseil et donnera sa réponse au dicastère pour la Doctrine de la foi. Si celle-ci est positive, les prochaines étapes et procédures seront décidées et établies «d’un commun accord». Le cardinal Fernandez demande à toute l’Église de prier l’Esprit Saint afin d’accompagner ce chemin à venir.

 

Ce sera sans moi, car à force de vouloir faire revenir les lefebvristes dans l’Église, on devra toujours leur donner plus et cela n’avancera à rien. Tout ce qu’ils veulent c’est revenir sur le Concile Vatican II et ce dernier n’est pas négociable.

 

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Publié le 11 Février 2026

katholisch.de nous montre ce mercredi que pour le théologien berlinois Georg Essen, l'attitude de l'Église envers la société libérale se mesure à l'aune de son traitement de la Fraternité Saint-Pie-X. Cette dernière rejette non seulement la liturgie réformée après le concile Vatican II, mais aussi l'ouverture de l'Église à la démocratie, à l'État laïque et à la liberté religieuse, a souligné le professeur de théologie systématique dans un entretien accordé à Domradio (mercredi). La Fraternité Saint-Pie-X demeure ancrée dans un anti-modernisme réactionnaire et prône l'intégrisme. «Elle rejette catégoriquement la démocratie et, par conséquent, le principe constitutionnel de souveraineté populaire, et, de surcroît, rejette fondamentalement la neutralité religieuse et idéologique de l'État laïque», a poursuivi Essen.

 

Cela rend la Fraternité Saint-Pie X attrayante pour certains groupes sociaux : «En période d’incertitude et de bouleversements, elle promet un foyer, une protection et une sécurité au sein de sa communauté. Elle offre une appartenance à un groupe avec des règles claires, associée à une vision du monde très simpliste qui déclare que tous ceux qui n’appartiennent pas à son groupe sont des ennemis de Dieu.» Il faut reconnaître, poursuit l’argument, «que dans des pays comme les États-Unis, la Hongrie ou la Pologne, des milieux catholiques réactionnaires soutiennent des gouvernements ou des partis autoritaires et populistes ouvertement nationalistes, parfois même racistes, et qui s’attaquent violemment à la démocratie.» L’Église doit apprendre à comprendre cette évolution sans nécessairement en saisir toutes les implications politiques et théologiques. Il est essentiel d’affûter un regard critique sur les plans politique et idéologique : «La position de l’Église catholique romaine sur la Fraternité Saint-Pie X déterminera également de quel côté elle se situe dans la lutte pour l’avenir de la démocratie libérale.»

 

En 2022, le supérieur général de la Fraternité Saint-Pie-X, le père Davide Pagliarani, a expliqué la position de sa communauté sur le concile Vatican II : «Ce qui a défini le concile, ce qui en constitue l’épine dorsale, le concile lui-même, c’est le concile de la nouvelle messe, le concile de l’œcuménisme, le concile de la dignité humaine, le concile de la liberté religieuse.» Ce concile, a poursuivi Pagliarani, doit être rejeté. Début février, le Supérieur général annonça que sa Fraternité consacrerait de nouveaux évêques durant l'été, même, si nécessaire, sans autorisation papale. L'objectif était de préserver la capacité d'action de la Fraternité, qui dépend des évêques pour conférer les ordinations et administrer le sacrement de la Confirmation. La consécration d'évêques sans mandat papal constitue une faute canonique passible d'excommunication. Les deux derniers évêques de la Fraternité Saint-Pie-X (qui en comptait initialement quatre) furent consacrés en 1988 sans mandat papal par le fondateur de la Fraternité, l'archevêque Marcel Lefebvre. Leur excommunication fut levée par grâce en 2009 par le pape Benoît XVI (2005-2013).

 

La Fraternité Saint-Pie X prétend que l'Église traverse une crise justifiant ses actions. Essen réfute cette thèse : la Fraternité Saint-Pie X se trouve dans une situation qu'elle a elle-même provoquée. «Cette situation n'est apparue que parce que la Fraternité refuse de reconnaître des décisions clés du Concile Vatican II et de se soumettre au Magistère de l'Église», explique le théologien. Le «schisme» dans lequel se trouve la communauté est également de son propre fait : «Invoquer une prétendue détresse qui menacerait le salut de ses fidèles est une interprétation pour le moins exagérée.» Essen qualifie les agissements de la Fraternité Saint-Pie-X de «schismatiques» en raison de sa «désobéissance persistante et soutenue au Pape». Le théologien explique : «Elle viole coupablement l'unité de l'Église, et ses évêques n'exercent pas leur charge au sein du Collège des évêques, sous l'autorité du Pape. Elle sème également la confusion parmi ses fidèles en feignant une "ecclésiastique" qu'elle ne peut incarner.» La Fraternité Saint-Pie-X rejette l'accusation de schisme. Selon la lettre «Ecclesia Dei» (1988), publiée à l'occasion des consécrations épiscopales illégales de Lefebvre par le pape Jean-Paul II (1978-2005), «cette désobéissance, qui implique un véritable rejet de la primauté romaine, constitue un acte schismatique». La levée de l'excommunication en l'espèce relève de la compétence du Saint-Siège.

 

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Publié le 10 Février 2026

Fionn Shiner dans cruxnow.com nous montre ce mardi que le pape Léon XIV a adressé une lettre depuis Madrid à environ 1100 prêtres, les avertissant que la polarisation et la sécularisation croissantes exposent la foi à un double risque : celui d'être instrumentalisée ou rendue insignifiante. Le message du pape intervient dans un contexte de bouleversements politiques en Espagne, alors que le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), au pouvoir, après qu'une série de scandales de corruption ait mis le parti au bord du gouffre, subit une pression accrue suite aux élections locales en Aragon, où le parti d’extrême droite Vox , mené par la tête de liste Alejandro Nolasco, a doublé son nombre de sièges au Parlement local (https://www.courrierinternational.com/article/elections-en-aragon-comme-partout-ou-il-y-a-des-urnes-en-espagne-vox-poursuit-son-ascension_240366), et que les débats sur la migration continuent de dominer l'actualité alors que Pedro Sánchez a fait la une des journaux internationaux le mois dernier en régularisant le statut de 500 000 migrants, une mesure vivement critiqué par Vox, mais approuvée par la Conférence épiscopale espagnole (CEE) (https://www.courrierinternational.com/article/elections-en-aragon-comme-partout-ou-il-y-a-des-urnes-en-espagne-vox-poursuit-son-ascension_240366).

 

«Dans de nombreux milieux, nous observons des processus avancés de sécularisation, une polarisation croissante du discours public et une tendance à réduire la complexité de la personne humaine, en l’interprétant à partir d’idéologies ou de catégories partielles et insuffisantes», a déclaré le Saint-Père dans son message. «Dans ce contexte, la foi risque d’être instrumentalisée, banalisée ou reléguée au rang de l’insignifiant, tandis que se consolident des formes de coexistence qui se dispensent de toute référence transcendante», a-t-il ajouté. Il faut dire que Vox se présente comme un défenseur des valeurs catholiques, mais a critiqué les évêques du pays, notamment sur les questions d'immigration. L’été dernier, Abascal a accusé les évêques espagnols d’être neutralisés par les subventions gouvernementales et les répercussions de la crise des abus sexuels, insinuant également que les évêques profitaient des «revenus perçus grâce au système d’aide à l’immigration illégale». Sánchez et la hiérarchie ecclésiastique espagnole ont également eu une altercation publique ces derniers mois suite aux propos tenus par Argüello, qui a appelé à des élections en raison du blocage au Parlement. «L’époque où les évêques s’immisçaient dans la politique a pris fin avec l’avènement de la démocratie dans ce pays», a répondu Sánchez.

 

Dans son message, le pape a souligné les défis que représente le ministère auprès d'une culture «où le terrain d'entente s'est considérablement affaibli», au moment où «L’Évangile se heurte non seulement à l’indifférence, mais aussi à un horizon culturel différent, où les mots n’ont plus la même signification et où la proclamation initiale ne peut plus être considérée comme allant de soi», a-t-il ajouté. Ces tensions ont été exacerbées par une polémique concernant le projet de la présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, de faire célébrer une messe dans la capitale en hommage aux victimes de la collision ferroviaire survenue le mois dernier à Adamaz. L'un des deux trains impliqués se dirigeait vers Madrid. L'écrivaine et philosophe Irene Lozano, connue pour avoir aidé l'actuel Premier ministre Pedro Sánchez à écrire son livre Manual de Resistencia, a déclaré que la proposition d'Ayuso était «une appropriation flagrante» et a suggéré qu'une messe était inappropriée car «il y aura des agnostiques, des athées, des catholiques et des musulmans» parmi les victimes. «Je crois que l’État laïque et non confessionnel dans lequel nous vivons ne devrait pas interférer avec les croyances religieuses des gens», a ajouté Lozano.

 

La lettre du pape a été lue lors d'une assemblée de deux jours appelée Convivium, où les prêtres de l'archidiocèse de Madrid, ainsi que des laïcs et des religieux, se sont réunis pour réfléchir aux besoins pastoraux de l'archidiocèse et à leur propre ministère. L'assemblée, qui se tient les 9 et 10 février, réunit 28 groupes de travail répartis sur deux jours, en présence du cardinal José Cobo, archevêque de Madrid.

 

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Publié le 9 Février 2026

LeMonde.fr avec AFP nous montre que le socialiste modéré Antonio José Seguro a obtenu 66,8 % des suffrages lors du second tour de l’élection présidentielle au Portugal, selon des résultats portant sur 99,2 % des circonscriptions, contre 33,2 % pour le candidat d’extrême droite André Ventura et président de la formation Chega («assez»), qui promettait une «rupture» avec les formations qui dirigent le Portugal depuis cinquante ans. Cet ancien député et ex-ministre, ancien secrétaire général du Parti socialiste (2011-2014), s’est posé en candidat rassembleur et a mis en garde contre «le cauchemar» dans lequel le pays risquerait de se trouver si son adversaire l’emportait, il avait remporté le premier tour avec 31,1 % des suffrages et s’était assuré le soutien de nombreuses personnalités politiques issues de l’extrême gauche, du centre et même de la droite, mais pas celui du premier ministre, Luis Montenegro. Dimanche soir, le premier ministre a promis de travailler avec le prochain président dans un «esprit de convergence», afin de «garantir la stabilité politique».

 

Il succédera ainsi, le 9 mars prochain, au conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, en poste depuis dix ans. «La réponse donnée par le peuple portugais, son attachement aux valeurs de la liberté et de la démocratie (…) me rendent ému et fier», a réagi le futur chef de l’État. « Les vainqueurs, ce soir, ce sont les Portugais et la démocratie », a-t-il ajouté plus tard dans la soirée, en affichant la volonté d’être « le président de tous les Portugais». «Il n’y a pas d’excuses : le Portugal a une occasion unique pour les partis politiques, le Parlement et le Gouvernement de trouver des solutions durables aux graves problèmes auxquels nous sommes confrontés en matière de santé, d’accès au logement, de création d’opportunités pour les jeunes, de lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes, de réduction de la pauvreté, de création de richesse et d’amélioration des conditions de vie de tous les Portugais», a-t-il averti. «Avec moi, rien ne sera plus comme avant», a-t-il promis. «Nous le devons au peuple portugais. Je serai vigilant. Je poserai les questions qui dérangent et j’exigerai les réponses dont le pays a besoin. Et à Belém [le Palais présidentiel], les intérêts particuliers resteront à la porte. La transparence et l’éthique sont non négociables.» (https://www.rtp.pt/noticias/politica/nao-serei-oposicao-serei-exigencia-seguro-e-o-presidente-eleito-e-o-mais-votado-de-sempre_n1717436).

 

Le vainqueur du second tour des élections s'est adressé à son adversaire, André Ventura : «En tant que démocrate, tous ceux qui m'ont affronté lors de ce processus électoral méritent mon respect.» «En tant que futur président de la République, j'ajoute qu'à partir de ce soir, nous ne sommes plus adversaires et partageons désormais le devoir d'œuvrer pour un Portugal plus développé et plus juste», a-t-il assuré. «La majorité qui m'a élu prend fin ce soir.» (https://www.rtp.pt/noticias/politica/nao-serei-oposicao-serei-exigencia-seguro-e-o-presidente-eleito-e-o-mais-votado-de-sempre_n1717436). M. Ventura avait, quant à lui, déjà franchi un nouveau palier en se qualifiant pour le second tour avec 23,5 % des voix, confirmant ainsi la progression électorale de son parti, devenu la première force d’opposition à l’issue des législatives de mai 2025. Il a reconnu sa défaite dimanche soir, tout en se félicitant d’avoir offert à sa formation «le meilleur résultat de son histoire». «Nous menons la droite au Portugal et nous allons bientôt gouverner ce pays», a lancé André Ventura devant ses partisans, mettant en avant le fait d’avoir obtenu un meilleur score que celui du camp gouvernemental lors des législatives de mai 2025. En se lançant dans la course à la présidentielle, cet autoproclamé «candidat du peuple» cherchait surtout à «consolider sa base électorale», mais aussi à «s’affirmer comme le vrai leader de la droite portugaise», avait expliqué avant le vote à l’Agence France-Presse (AFP) José Santana Pereira, professeur de sciences politiques à l’institut universitaire de Lisbonne.

 

Une initiative loin d’être anodine a vu le jour, car la hiérarchie catholique a seulement souligné en janvier l’importance de la participation active à la vie publique, rappelant que la démocratie ne se construit pas indépendamment des citoyens, mais avec l’implication consciente de tous, des plus jeunes aux plus âgés, sans pour autant donner de consigne de vote (https://cancaonova.pt/bispos-portugueses-apelam-a-participacao-do-povo-nas-eleicoes-presidenciais/). Le manifeste «Catholiques pour Seguro», lancé il y a une semaine par Margarida Silveira Rodrigues et envoyé à 1300 paroisses, appelle à voter pour l’indépendant Antonio José Seguro, au second tour de l’élection présidentielle ce dimanche 8 février. Ce candidat, soutenu par le Parti socialiste, s’est retrouvé face à André Ventura, leader du parti d’extrême droite Chega, et s’avère le choix logique de ce manifeste, car il est le choix d’«un président attaché au bien commun, à la justice et à la paix; quelqu'un qui respecte les institutions et les valeurs humanistes qui protègent la dignité de tous». Peu nombreux au départ, les signataires se comptent au nombre de 677 et ont sans doute joué un rôle important dans la victoire du candidat socialiste (https://catolicosporseguro.pt/, et https://www.la-croix.com/international/presidentielle-au-portugal-les-catholiques-se-mobilisent-contre-l-extreme-droite-20260208).  

 

Mercredi 28 janvier, la Commission nationale de justice et de paix (CNJP) de l’Église catholique a publié une note dans laquelle elle critique la promotion des discours de haine et rejette l’«instrumentalisation» des valeurs chrétiennes à des fins politiques. «Cette instrumentalisation n’est pas sans précédent», dit la Commission. «Ces derniers temps, il y a eu le collage des partis et des mouvements aux valeurs des communautés chrétiennes, à travers l’utilisation de causes telles que la défense du droit à la vie intra-utérine ou la défense de l’exposition de la crèche dans les espaces publics, tout en favorisant la discrimination et les discours de haine.» Mais cette stratégie vise à «capturer les électeurs» qui donnent la priorité à «ces thèmes et qui, pour cette raison, ont tendance à relativiser d’autres positions politiques, même lorsqu’ils contredisent les vérités de l’Évangile». Par conséquent, le CNJP insiste sur le fait que l’identité chrétienne ne peut «se passer des vérités de l’Évangile», ni ne pas affirmer les idéaux de solidarité, de vérité, de justice et de paix, afin de ne pas «être corrompu». Par conséquent, les fidèles chrétiens doivent «prendre conscience de leur rôle important dans une dénonciation courageuse et un écart clair de tout ce qui pervertit la valeur fondamentale de l’amour pour son prochain». Présidé par le juge Pedro Vaz Patto, le CNJP, un organe plus autonome dépendant de la Conférence épiscopale portugaise, déclare en outre dans la note, envoyé à 7MARGENS : «La politique, en tant que forme supérieure de charité et en vue de construire le bien commun, ne devrait pas promouvoir la haine ou la division. Un engagement sérieux et un engagement en faveur des valeurs démocratiques, de la défense sans compromis des droits de l'homme, de la protection des plus pauvres, de la cohésion sociale, de la coopération entre les peuples et des politiques orientées vers le développement intégral de tous sont nécessaires. C’est là que doit se fonder la véritable radicalité de ceux qui sont attachés à l’Évangile.» (https://setemargens.com/catolicos-publicam-manifesto-votamos-e-apelamos-ao-voto-em-antonio-jose-seguro/).

 

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Publié le 8 Février 2026

Jesús Bastante nous montre sur religiondigital.org ce dimanche que le pape lors de l’Angélus demande de continuer à prier pour la paix, car les stratégies militaires n'offrent aucun avenir à l'humanité. L'avenir réside dans le respect et la fraternité entre tous les peuples. Vivre les Béatitudes, «carte d'identité» du chrétien, est la clé pour transformer le monde, invitant les disciples, à l'exemple de Jésus, à être «le sel de la terre, la lumière du monde», cette joie véritable qui «donne du goût à la vie et fait naître ce qui n'existait pas auparavant».

 

Enfin, il encourage chacun à transformer la réalité en «partageant le pain avec les affamés, en abritant les sans-abri, en vêtant ceux qui sont nus et en prenant soin de ses voisins et de sa famille», car «la lumière ne peut être cachée, car elle est aussi éclatante que le soleil levant qui dissipe les ténèbres», condamne les attaques au Nigéria, évoque sainte Joséphine Bakhita, en remerciant tous ceux qui s’engagent à «éliminer toutes les formes d’esclavage», a agité de nombreux drapeaux espagnols pour saluer la foule en souvenir de la béatification du père Valera, qui a eu lieu la veille à Almería, et prie pour les victimes des inondations en Espagne, au Portugal et en Italie.

 

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Publié le 7 Février 2026

Delphine Allaire dans vaticanews.va nous montre ce samedi que le 11e archevêque de New York, nommé par le pape Léon XIV le 18 décembre, a pris possession de son siège vendredi 6 février lors d’une messe en la cathédrale Saint-Patrick en présence de plus de 2000 fidèles, de près de 90 évêques, de sept cardinaux, dont le nonce apostolique Christophe Pierre, et de près de 400 prêtres. Dans «l’église paroissiale de l’Amérique» comme est surnommé l’édifice gothique, Mgr Ronald Hicks, 58 ans, succède à dix-sept ans d’épiscopat du cardinal Timothy Dolan.

 

Dans son homélie bilingue, prononcée en anglais et en espagnol, l’évêque missionnaire s’est inscrit dans les pas des papes Léon XIV et François, appelant à une Église en sortie qui n’est pas «pas un club privé», et «qui proclame le Christ clairement et sans peur», attentive aux marges et à la vie en prenant «soin des pauvres et des vulnérables», «qui défend, respecte et préserve la vie, de la conception à la mort naturelle», et en se souciant «de la Création, bâtit des ponts, écoute de façon synodale, protège les enfants, promeut la guérison des victimes d’abus et de tous ceux ayant été blessés par l’Église».

 

Empreint de gratitude «à l’égard de Dieu», Ronald Hicks a remercié toute la communauté ecclésiale, commençant par le cardinal Pierre, nonce à Washington, pour son aide, le cardinal Cupich de Chicago, sa ville natale, pour son exemple donné et accompagnement prodigué, le cardinal Dolan, son prédécesseur à Manhattan pour son soutien public et privé, de même que tous ses frères évêques, prêtres, et le peuple de Dieu. Le maire musulman de New York, Zohran Mamdani, également débutant dans sa charge, a félicité l’archevêque sur le réseau social X : «Mgr Hicks et moi-même partageons un engagement profond et indéfectible envers la dignité de chaque être humain, et je me réjouis de travailler avec lui pour créer une ville plus juste et plus compatissante, où chaque New-Yorkais pourra s'épanouir.»

 

L’archevêque à la devise franciscaine «Paz y Bien», Pax et Bonum en espagnol, était jusqu’à présent évêque de Joliet, à une heure de Chicago, dans l’Illinois. Mgr Hicks vient d’une famille cosmopolite à l’instar du pape Léon XIV, avec des origines allemandes, irlandaises et polonaises. Comme le Souverain pontife, au Pérou, lui fut missionnaire en Amérique centrale. En 2005, il est envoyé au Salvador comme directeur régional d’une association caritative en charge de milliers d’orphelins en Amérique latine et aux Caraïbes. Il est décrit ce samedi par le Washington Post comme «un mini Léon XIV hispanophone». Nombre de ses pairs lui confèrent des qualités d’écoute, d’empathie et de discrétion, analogues à celle du pape. À Chicago, Ronald Hicks a d’ailleurs grandi à quelques immeubles de Robert Francis Prevost, comme il le confiait à Radio Vatican en décembre dernier.

 

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Publié le 6 Février 2026

katholisch.de nous montre ce vendredi que le prêtre jésuite et expert en matière d'abus, Hans Zollner, considère les abus sexuels sur les religieuses comme «un problème brûlant». Lors d'une conférence de presse organisée vendredi par l'organisation caritative catholique Missio Aachen, M. Zollner a déclaré que dans de nombreux pays aujourd'hui – contrairement à il y a dix ans – le sujet peut être abordé ouvertement. Missio a contribué à ce que le débat porte désormais non seulement sur la protection de l'enfance, mais aussi sur la protection des femmes au sein des communautés religieuses. Au cours des cinq dernières années (2020 à 2025), l'organisation humanitaire a soutenu la formation, l'autonomisation et la protection des religieuses. Grâce à un travail de terrain intensif, Missio a constaté une sensibilisation accrue à la problématique des abus sexuels sur les religieuses, une meilleure communication sur ce sujet, un soutien renforcé aux victimes et des mesures de prévention mises en place. De nombreux projets ont été menés en Afrique, en Asie et en Océanie, en collaboration avec des organisations partenaires. Missio a financé ces projets à hauteur d'environ 17,5 millions d'euros.

 

Le président de Missio, Dirk Bingener, a expliqué que l'organisation humanitaire avait soutenu 534 projets de formation au cours des cinq dernières années, dont 107 destinés spécifiquement aux religieuses. Ces projets ont bénéficié à environ 80 000 religieuses et novices, les aidant à mener une vie indépendante, autonome et résiliente. Cela contribue indirectement à réduire les risques de violence. Trente-cinq projets, relevant plus spécifiquement du domaine de la protection, visent à mettre en place une infrastructure de soutien aux religieuses victimes de violence. Ces projets mettent également l'accent sur la prévention et la mise en réseau. Ils comprennent en outre des événements de réseautage international et le soutien financier de huit doctorants originaires d'Afrique, d'Asie et d'Océanie. Il semblerait que de nombreuses religieuses puissent désormais parler beaucoup plus ouvertement des abus qu'elles ont subis. Zöllner a rapporté qu'une religieuse avait déjà soulevé la question des abus sexuels sur des religieuses en 2000, sans aucune conséquence à l'époque. La situation est «heureusement» différente aujourd'hui.

 

Le pape François lui-même s'est exprimé publiquement sur le sujet en 2018. Sœur Mary Lembo témoigne depuis l'Afrique qu'il y a dix ans, il était impossible de parler des abus sexuels commis sur des religieuses. On supposait alors que «ces abus n'existaient pas en Afrique, mais seulement en Europe et ailleurs». La situation a évolué. «Aujourd'hui, les victimes peuvent parler ouvertement des abus qu'elles ont subis. Elles sont conscientes de la nécessité de formations à la protection de l'enfance.» Ces formations et les rencontres de mise en réseau, réunissant des participants de tous les continents, ont grandement contribué à appréhender les abus comme un problème mondial. Il est désormais impératif que des procédures et des codes de conduite standardisés pour lutter contre ces violences soient rendus obligatoires.

 

Aujourd'hui encore, certains ordres religieux cultivent un idéal de soumission et dissimulent les abus. Dans ces communautés, les sœurs qui dénoncent les abus subis rencontrent d'énormes difficultés. Les violences sexuelles faites aux femmes sont également plus ou moins acceptées dans de nombreuses cultures. Comme l'a souligné la sœur indienne Rushila Rebello, les religieuses chrétiennes, notamment dans les pays majoritairement musulmans, occupent une position si basse dans la hiérarchie sociale que les abus dont elles sont victimes n'y sont pas considérés comme un problème. Zöllner a déclaré qu'un changement de mentalité et de culture est nécessaire, et qu'il ne se fera pas du jour au lendemain. Johanna Streit, responsable de la protection des personnes vulnérables, a expliqué que Missio continuera d'investir dans des actions de sensibilisation. Il est nécessaire de créer davantage de centres de soutien locaux pour les victimes et d'organismes de formation. Missio souhaite contribuer à la mise en place de formations adaptées aux réalités culturelles et accessibles à tous, dans différents contextes linguistiques, ainsi qu'au développement et à l'expansion des réseaux.

 

Bingener a souligné : «Ce problème exige de la constance et du temps.» Bien que cette combinaison puisse paraître inhabituelle, il est nécessaire d'initier des démarches et de mobiliser les personnes. Il a insisté sur le risque de stagnation : «Il y a toujours de nouvelles générations de religieuses. Une porte s'est ouverte, mais elle se referme aussitôt.» Il sera donc crucial de poursuivre ces projets avec constance et persévérance. Missio doit les soutenir sans relâche jusqu'à ce qu'elles soient autonomes.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

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