Publié le 4 Février 2026

José Lorenzo dans religiodigital.org nous montre ce mercredi que dans sa catéchèse lors de l'audience générale, le pape a exhorté les fidèles à ne pas «renoncer à l’étude des mots humains que Dieu a utilisés risque de donner lieu à des lectures fondamentalistes ou spiritualistes de l’Écriture, qui en trahissent le sens.», et «ce principe s’applique aussi à la proclamation de la Parole de Dieu : si elle se coupe de la réalité, des espoirs et des souffrances des hommes, si elle emploie un langage incompréhensible, incommunicatif ou anachronique, elle est inefficace. À chaque époque, l’Église est appelée à proposer de nouveau la Parole de Dieu avec un langage capable de s’enraciner dans l’histoire et de toucher les cœurs.», tout en les appelant à ne pas négliger «l'origine divine» de l'Écriture et à «proposer à nouveau la Parole de Dieu avec un langage capable de s'incarner dans l'histoire», et il conclut en soulignant que l’origine divine de l’Écriture nous rappelle aussi que l’Évangile, confié au témoignage des baptisés, tout en embrassant toutes les dimensions de la vie et de la réalité, les transcende : cela ne peut se réduire à un simple message philanthropique ou social, mais constitue une joyeuse annonce de la vie pleine et éternelle que Dieu nous a donnée en Jésus.

 

José Lorenzo nous montre aussi dans religiondigital.org ce mercredi qu’à la fin de son audience générale, le pape a exhorté les États-Unis et la Russieà ne pas laisser expirer le traité New START de réduction des armements stratégiques en soulignant qu’il est désormais «plus urgent que jamais de remplacer la logique de la peur et de la méfiance par une éthique partagée, capable d’orienter les décisions vers le bien commun et de faire de la paix un héritage sauvegardé par tous», tout en demandant un soutien pour les Ukrainiens face au «grand froid» dont ils souffrent, exacerbé par les bombardements russes des infrastructures énergétiques, tout en exprimant sa «gratitude pour les initiatives de solidarité promues dans les diocèses catholiques de Pologne et d’autres pays, qui s’efforcent d’ aider la population à surmonter cette période de grand froid», a-t-il noté devant quelque 7000 personnes qui remplissaient la salle Paul VI (https://www.religiondigital.org/leon-xiv/papa-pide-eeuu-rusia-prorroguen-tratado-armas-nucleares-ucrania_1_1441828.html).

 

Enfin, dans son message pour la Journée mondiale de la fraternité humaine et à l'occasion de la remise du prix Zayed qui lui est dédié, le pape a rappelé la «nécessité urgente» de rechercher une fraternité plus forte que les conflits, les différences et les tensions. Il avertit que «rester dans le domaine des idées représentera la ruine» même de ces aspirations. Il exhorte enfin à considérer «l'autre» comme un frère ou une sœur, et jamais comme un «instrument» ou une «menace», et à aller au-delà des périphéries et à «converger» dans un «plein sens d'appartenance réciproque», et le pape rend hommage à ceux qui ont su traduire ces valeurs en «authentiques témoignages de bonté et de charité humaine», tout en s'adressant directement aux lauréats — Ilham Aliyev, président de la République d'Azerbaïdjan; Nikol Pashinyan, Premier ministre de la République d'Arménie; Mme Zarqa Yaftali et l'organisation palestinienne Taawon — le pape Léon XIV les qualifie de «semeurs d'espoir» dans un monde qui, trop souvent, construit des murs au lieu de ponts (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-02/proclamer-la-fraternite-dans-un-monde-paix-utopie-depassee.html).

 

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Publié le 3 Février 2026

vaticanews.va nous montre ce mardi que répondant aux questions des journalistes, le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège a souligné qu'après l'annonce de plusieurs ordinations épiscopales en juillet, les discussions entre les parties se poursuivent.

 

«Les contacts entre la Fraternité Saint-Pie X et le Saint-Siège se poursuivent, l'objectif étant d'éviter toute rupture ou solution unilatérale concernant les problèmes soulevés». C'est ce qu'a déclaré Matteo Bruni, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, en répondant aux questions des journalistes concernant l'annonce faite lundi, 2 février, par la Fraternité, de prochaines consécrations épiscopales prévues le 1er juillet au Séminaire international Saint-Curé d'Ars à Flavigny-sur-Ozerain, en France. Dans le communiqué de la Fraternité Saint-Pie X, il est fait référence à une lettre envoyée au Saint-Siège dans laquelle était exprimée «la nécessité particulière pour la Fraternité d'assurer la continuité du ministère de ses évêques». Le Saint-Siège – peut-on lire dans le communiqué – a envoyé «une lettre qui ne répond en aucune façon à nos demandes», d'où la décision de poursuivre dans la voie indiquée.

 

Dans son communiqué, la FSSPX a beau jeu de présenter sa décision sous un jour favorable. La décision de l'abbé Pagliarani engage donc fermement la FSSPX sur la voie schismatique et porte un brutal coup d'arrêt à la politique de rapprochement voulue par Rome, éloignant plus que jamais l'éventualité d'un retour de la FSSPX en pleine communion avec le Siège apostolique. Cette décision, en renforçant le caractère schismatique des lefebvristes, pourrait susciter des mouvements en interne, notamment dans le camp de ceux – souvent associés à l'ancien supérieur Mgr Bernard Fellay – qui semblaient plus favorable à un retour à l'unité (https://www.lepelerin.com/religions-et-spiritualites/lactualite-de-leglise/la-fraternite-saint-pie-x-annonce-de-nouvelles-ordinations-deveques-sans-laccord-de-rome-14290).

 

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Publié le 2 Février 2026

José Lorenzo nous montre dans religiondigital.org ce lundi qu’à l’occasion de la fête de la Présentation du Seigneur, quarante jours après Noël, dans la messe célébrée pour la 30e Journée mondiale de la vie consacrée, le pape Léon XIV encourage les religieux et religieuses «à être, où que la Providence les envoie, un ferment de paix et un signe d’espérance». Dans son homélie, le pape Léon XIV a rappelé les paroles de son prédécesseur, qui exhortait les personnes consacrées à «éveiller le monde»

 

Tout en leur disant que «l’Église vous demande d’être des prophètes, des messagers qui annoncent la présence du Seigneur et préparent son chemin.» et «qu’aujourd’hui encore, ils sont appelés à témoigner, dans une société où la foi et la vie semblent de plus en plus séparées au nom d’une conception fausse et réductrice de la personne, que Dieu est présent dans l’histoire comme salut pour tous les peuples.»

 

Enfin, il remarque que «La vie religieuse, en effet, avec son détachement serein de tout ce qui arrive, enseigne l’inséparabilité entre le souci le plus authentique des réalités terrestres et l’espérance aimante des réalités éternelles, choisies dès cette vie comme la fin ultime et exclusive, capable d’illuminer tout le reste», et souligne que les religieux et religieuses sont capables de «montrer au monde, dans la liberté de ceux qui aiment et pardonnent sans mesure, la voie pour surmonter les conflits et semer la fraternité».

 

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Publié le 1 Février 2026

Iran, Ukraine, Cuba... Dans un monde qui vascille, le pape Léon XIV a appelé ce dimanche 1er février à la trêve olympique comme nous le montre Ouest-France.fr alors que débutent vendredi les Jeux olympiques d'hiver de Milan Cortina disputés du 6 au 22 février et suivis des Jeux paralympiques du 6 au 15 mars. «Je souhaite que tous ceux qui ont à cœur la paix entre les peuples et qui occupent des fonctions d'autorité sachent saisir cette occasion pour accomplir des gestes concrets de détente et de dialogue», a déclaré le pape à l'issue de la prière de l'Angélus. «Ces grands événements sportifs constituent un message fort de fraternité et ravivent l'espoir d'un monde en paix», a rappelé le pape Léon XIV, ajoutant que c'était aussi «le sens de la trêve olympique», cette «coutume très ancienne qui accompagne le déroulement des Jeux». Le pape a également fait part depuis le Vatican de sa «grande inquiétude» concernant «la montée des tensions entre Cuba et les Etats-Unis d'Amérique, deux pays voisins».

 

Dans une lettre aux victimes de l'incendie de Crans-Montana et à leurs proches adressée "pour surmonter la peine et garder courage", rédigée entièrement en français, le souverain pontife dit qu’"En ces heures où vos âmes sont traversées, non seulement par la souffrance, mais aussi par l’incompréhension et le sentiment d’abandon, je ne peux que vous confiez à la Vierge Marie.", et souhaite partager un message d'"espérance"."L’espérance de revoir un jour ceux que vous avez perdus, l’espérance aussi que, dès ici-bas, se lèvera pour vous un jour nouveau, et que la joie reviendra dans vos cœurs", écrit-il (https://www.franceinfo.fr/faits-divers/incendie-dans-un-bar-de-crans-montana-en-suisse/a-vous-tous-qui-etes-reunis-dans-la-peine-et-la-douleur-le-pape-leon-xiv-adresse-une-lettre-aux-victimes-de-l-incendie-de-crans-montana_7778423.html).

 

Le jeudi 29 janvier, le pape Léon XIV s'est adressé aux participants de la session plénière du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, et ses remarques à cette occasion méritent une attention particulière. Avec douceur et sans fanfare, sans spectacle, en des termes humains et avec une véritable sollicitude pour le travail du département, le pape Léon XIV a défini non pas tant un nouvel agenda qu'une nouvelle – ancienne – direction pour le bureau, après une aventure de deux ans inaugurée lorsque le pape François a nommé le cardinal Victor Manuel Fernández à la tête du dicastère. «Je suis pleinement conscient du précieux service que vous rendez», a déclaré le pape Léon XIV, «dans le but – comme le stipule la Constitution Praedicate Evangelium – d’«aider le Pontife romain et les évêques à proclamer l’Évangile dans le monde entier en promouvant et en sauvegardant l’intégrité de l’enseignement catholique sur la foi et la morale… en puisant dans le dépôt de la foi et en recherchant une compréhension toujours plus profonde de celui-ci face aux nouvelles questions». Cette simple phrase a en quelque sorte remis le dicastère de la doctrine à son état d'origine (https://cruxnow.com/news-analysis/2026/02/leo-xivs-remarks-to-doctrine-office-give-subtle-signals).

 

Et le mercredi 28 janvier, le cardinal Pietro Parolin, principal conseiller du pape Léon XIV et secrétaire d'État du Vatican, a qualifié d'«inacceptables» les fusillades meurtrières perpétrées par des agents fédéraux à Minneapolis, alors qu'un nombre croissant de prélats catholiques aux États-Unis se sont prononcés contre les opérations de contrôle de l'immigration dans le pays. «La position du Saint-Siège est toujours d’éviter tout type de violence, évidemment, nous ne pouvons donc pas accepter des épisodes comme ceux-ci», a déclaré Parolin aux journalistes en quittant une conférence intitulée «Éthique et économie», organisée par l’université LUMSA à Rome. «Les problèmes, les contradictions et les différends doivent être résolus autrement», a déclaré Parolin, reprenant les propos de plusieurs prélats américains (https://www.americamagazine.org/news/2026/01/29/cardinal-parolin-minneapolis-killings-unacceptable/).

 

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Publié le 31 Janvier 2026

domradio.de nous montre ce samedi que les membres du Chemin synodal pour l'avenir de l'Église catholique en Allemagne entendent poursuivre les efforts de réforme, lutter contre les abus et communiquer de manière crédible les valeurs chrétiennes. Évêques, membres des ordres religieux et laïcs ont adopté une déclaration en ce sens samedi à Stuttgart, à l'issue de la dernière assemblée plénière de ce projet de réforme mené sur six ans. 

 

L’assemblée affirme que le chemin synodal a été marqué par une «attitude fondamentale d’espérance». Elle poursuit : «Une Église pleine d’espérance, qui ne dissimule plus rien et se renouvelle, peut plus efficacement œuvrer pour un monde d’avenir.» Il était nécessaire de «dénoncer les actes blessants, les structures qui facilitent les abus et sa propre complicité. Ce processus d’apprentissage a été caractérisé par un engagement profond.»

 

Les membres du synode ont reconnu que tout ne s'était pas déroulé sans heurts. «Des tensions, des revers et des crises ont jalonné le parcours; des efforts ont été contrariés et des personnes ont été blessées. Pourtant, à bien des égards, le processus a été une réussite. Une nouvelle façon de travailler ensemble, de nouvelles formes de synodalité, l'importance de la responsabilité et de la transparence, ainsi que la possibilité d'une participation accrue ont été mises en œuvre.» Cela s'applique non seulement au niveau national; des impulsions ont également été données aux diocèses, aux paroisses, aux associations et aux communautés ecclésiales.

 

Le chemin synodal est «loin d'être un projet achevé». Avec la Conférence synodale, nouvel organe consultatif et décisionnel national composé d'évêques et de laïcs, l'Église catholique en Allemagne se dotera d'un instrument «pour lutter durablement contre les abus de pouvoir systémiques». L'objectif est «de garantir la participation, la transparence et la responsabilité, de combattre la discrimination et de promouvoir l'égalité des genres».

 

Des élans se sont fait sentir à tous les niveaux : diocèses, paroisses, associations et communautés. Cependant, le Chemin synodal est loin d'être achevé. Et sous réserve de l'approbation des évêques et du Vatican, la conférence synodale devrait débuter en novembre Or, la question de la responsabilité, en particulier, est apparue clairement à l'issue du dialogue sur la réforme : il s'agit d'un exercice d'équilibriste. (https://katholisch.de/artikel/67051-am-ende-des-synodalen-wegs-bilanz-mit-fragezeichen).

 

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Publié le 30 Janvier 2026

domradio.de nous montre ce vendredi que depuis des années, le Chemin synodal et le Vatican s'efforcent d'établir un nouvel organe de gouvernement de l'Église. Cet organe réunirait évêques et laïcs pour délibérer et prendre des décisions. L'approbation de Rome semble imminente, c’est que noud dit l’évêque Franz-Josef Overbeck d’Essen. S’exprimant vendredi à Stuttgart auprès de l’agence de presse catholique KNA, il a déclaré : «Je suis convaincu que Rome approuvera les statuts de la future Conférence synodale pour l’Église en Allemagne.» Sans l’approbation du Vatican, ce nouvel organe n’aura aucun statut canonique.  Overbeck a annoncé qu'il se rendrait à Rome dans quelques semaines afin de préparer la reconnaissance de la «Conférence synodale» lors d'une dernière réunion de clarification. La veille, l'évêque avait fait rapport à l'assemblée plénière du Chemin synodal, réunie à Stuttgart, sur les nombreuses tentatives menées ces dernières années pour obtenir un vote sur la question.

 

«Rome a été tenue pleinement informée à chaque étape du projet», a déclaré l'évêque, qui a mené les négociations au nom de la Conférence des évêques catholiques allemands. Il a souligné qu'une «nouvelle ouverture et une nouvelle confiance» envers le projet de réforme du Chemin synodal allemand s'étaient développées au Vatican au cours des discussions. Outre des rencontres personnelles à Rome, plusieurs vidéoconférences et des échanges de lettres y avaient également contribué. À Rome, l'archevêque Filippo Iannone, principal expert du Vatican en matière de droit canonique, était l'interlocuteur privilégié. Nommé préfet du dicastère pour les évêques par le pape Léon XIV le 26 septembre, il demeure, à ce titre également, un interlocuteur important pour les Allemands. Plus récemment, selon Overbeck, le président de la Conférence des évêques catholiques Allemands, Georg Bätzing (Limbourg), a réexaminé le projet dans une lettre adressée au cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin à la mi-janvier. Ce dernier avait insisté, à plusieurs reprises, dans des conversations et des courriers, sur le fait qu'un nouvel organe décisionnel ne devait pas remettre en cause la structure hiérarchique de l'Église catholique.

 

Et domradio.de (https://www.domradio.de/artikel/synodale-ziehen-gemischte-bilanz-zu-missbrauchsaufarbeitung) nous montre que les avis restent partagés quant aux progrès accomplis dans la lutte contre les abus sexuels au sein de l'Église catholique. Les participants au Chemin synodal sur l'avenir de l'Église catholique en Allemagne sont parvenus à une conclusion mitigée lors de la session finale du projet de réforme, vendredi à Stuttgart. Certains estiment que les avancées sont insuffisantes. Le scandale des abus sexuels a été l'un des éléments déclencheurs du Chemin synodal; les facteurs systémiques qui ont facilité les abus au sein de l'Église ont été un sujet récurrent des débats ces six dernières années. Johannes Norpoth, membre du comité consultatif pour les victimes auprès de la Conférence des évêques allemands, a déploré d'importantes lacunes persistantes. Il a toutefois relevé certains points positifs : «Le fait que nous soyons réunis aujourd'hui pour discuter ouvertement du pouvoir et de la séparation des pouvoirs, de l'égalité des sexes, de la doctrine sexuelle de cette Église et du mode de vie du clergé est un acquis précieux.» Norpoth a également souligné les progrès accomplis en matière de prévention, avec des milliers de personnes formées et sensibilisées. «Malgré tous les efforts, le chemin vers une véritable empathie envers les victimes est encore long.» Il a critiqué, par exemple, le système d'indemnisation dont l'Église est responsable, le jugeant insuffisant et susceptible de retraumatiser les victimes.

 

La veille, lors de la dernière Assemblée synodale, une évaluation de l'Université catholique d'Eichstätt a été présentée, examinant les effets du Chemin synodal du point de vue des participants. Environ la moitié des membres du Synode y avaient participé. D’après le sondage, la majorité des personnes interrogées estimaient que le Chemin synodal n’avait apporté qu’une contribution mineure à la lutte contre les causes systémiques des violences sexuelles et au rétablissement de la confiance perdue au sein de l’Église. Cependant, elles considéraient que le Chemin synodal avait apporté une contribution majeure à la déstigmatisation de ces problèmes et à la reconnaissance des groupes discriminés.

 

Vendredi, l'évêque Helmut Dieser d'Aix-la-Chapelle a présenté les avancées réalisées dans le cadre du traitement des abus passés. Depuis 2020, un comité consultatif de victimes est en fonction au sein de la Conférence des évêques allemands. Fin 2024, un conseil d'experts a entamé ses travaux; ses membres sont sélectionnés par une commission indépendante, sans intervention de l'Église. Il s'agit de contrôler les mesures mises en place dans les diocèses pour protéger les personnes contre les abus sexuels et les violences. Cela comprend la collecte annuelle de données et des enquêtes approfondies, comme il les a qualifiées, dans trois diocèses par an. Des commissions indépendantes d'enquête sur les abus ont été mises en place dans la quasi-totalité des diocèses. Il a expliqué : «Il restera important de solliciter constamment une expertise extérieure.» La participation des personnes concernées est désormais bien établie. «Nous nous considérons comme une organisation apprenante dans ce domaine.»

 

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Publié le 29 Janvier 2026

domradio.de nous montre ce jeudi que le chemin synodal vers l'avenir de l'Église catholique en Allemagne, lancé à la suite du scandale des abus sexuels, touche à sa fin à partir de ce jeudi, avec la sixième et dernière Assemblée synodale, réunissant évêques, religieux et laïcs, qui se tient à Stuttgart pendant trois jours pour faire le point. L'accent est mis sur l'évaluation de ce projet parfois controversé. Le Chemin synodal a été initié par la Conférence des évêques allemands en collaboration avec le Comité central des catholiques allemands (ZdK). La présidente du ZdK, Irme Stetter-Karp, et le président de la Conférence des évêques, Georg Bätzing, en sont les coprésidents. Cependant, l'évêque de Limbourg a récemment annoncé qu'il ne se représenterait pas à la présidence de la Conférence des évêques allemands à la fin du mois de février (https://www.domradio.de/artikel/synodaler-weg-zieht-bei-seiner-letzten-versammlung-stuttgart-bilanz).

 

Les travaux de fond du Chemin synodal se sont achevés lors de la cinquième Assemblée synodale en mars 2023. Cette instance, composée d'environ 230 membres, a adopté 15 documents. Parmi ses aboutissements figurent des lois du travail plus libérales et la bénédiction des couples de même sexe. La session finale débute ce jeudi.  Et figureront les principaux sujets abordés comme le pouvoir, le rôle des femmes, la morale sexuelle et la vie sacerdotale. Cependant, de nombreux sujets – tels que l'ouverture du célibat aux prêtres, la réévaluation par le Magistère de l'homosexualité et l'accès des femmes aux offices sacramentels – n'ont pas pu, et ne peuvent toujours pas, être tranchés localement. Ces préoccupations ont été portées à l'attention du Vatican. Tout au long du processus, le Vatican a souligné à plusieurs reprises les limites du projet. Cependant, les réserves de Rome n'ont pas entraîné de nouveaux obstacles ni une interdiction totale, mais plutôt un dialogue intensif avec les représentants de la Curie romaine (https://katholisch.de/artikel/66910-synodaler-weg-das-letzte-treffen-und-die-offene-bilanz). Deux critiques notoires du Chemin synodal, le cardinal Rainer Maria Woelki de Cologne et l'évêque Rudolf Voderholzer de Ratisbonne, ne participent pas à la séance de clôture. Ils font partie de ceux qui avec l’évêque Stefan Oster (Passau), et l'évêque émérite Gregor Maria Hanke (Eichstätt), portent un regard critique sur le projet. Bien qu'ayant participé aux sessions du Chemin synodal, n’ont décidé de ne pas siégé au Comité synodal, invoquant des réserves de Rome (https://www.domradio.de/artikel/synodaler-weg-zieht-bei-seiner-letzten-versammlung-stuttgart-bilanz).

 

Ces deux dernières années, un organe intérimaire, le Comité synodal, a préparé la mise en place d'une Conférence synodale nationale. Cette conférence vise à établir un forum permanent de consultation et de prise de décision conjointes entre les évêques et les laïcs. Sous réserve de l'approbation de Rome, la Conférence synodale pourrait se réunir en novembre. Par ailleurs, l'Assemblée synodale de Stuttgart prépare l'élection des membres restants de la future Conférence synodale. Outre les 27 évêques diocésains et les 27 représentants du Comité central des catholiques allemands (ZdK), 27 autres catholiques y siégeront également (https://www.domradio.de/artikel/synodaler-weg-zieht-bei-seiner-letzten-versammlung-stuttgart-bilanz). Plusieurs documents de politique générale ont également été adoptés, que chaque évêque diocésain pouvait mettre en œuvre localement dans son diocèse, même «sans l’aval de Rome», bien que ces documents ne soient pas juridiquement contraignants. Il s’agissait notamment d’un document sur un traitement plus strict des auteurs d’abus et de la réforme, désormais achevée, du droit du travail ecclésiastique. Les personnes transgenres et intersexes devraient également pouvoir modifier leur acte de baptême, et les parents devraient pouvoir déclarer le genre de leur enfant comme «divers». Un autre succès partiel fut le texte sur les cérémonies de bénédiction pour les couples de même sexe et les divorcés remariés. Là aussi, le Vatican emboîta le pas peu après.

 

Enfin, domradio.de (https://www.domradio.de/artikel/praesidenten-des-synodalen-wegs-sehen-das-reformprojekt-als-erfolg) nous montre qu’après six années de cheminement synodal, le président de la Conférence des évêques allemands, Georg Bätzing, et la présidente du Comité central des catholiques allemands (ZdK), Irme Stetter-Karp, font le bilan à l'ouverture de l'assemblée plénière finale du Chemin synodal. Ils estiment avoir accompli un véritable changement culturel, radical et durable au sein de l’Église, saluant la «bonne coopération entre les évêques et les laïcs», et espèrent obtenir l'approbation de Rome pour la tenue d'une future conférence synodale, tout en a accusant les évêques allemandscritiques du Chemin synodal et temporairement retirés du dialogue sur la réforme, d'«isolement», car l’Église ne peut plus se replier sur elle-même, et «Nous avons changé, nous devons changer, et nous continuerons d’avancer». Toutefois, une main a été tendue aux critiques. C’est pourquoi le règlement intérieur de la nouvelle Conférence synodale prévoit explicitement la possibilité de présenter et de consigner les positions minoritaires.

 

Selon Mgr Michael Gerber, évêque de Fulda, la voie synodale a une portée qui dépasse les frontières de l'Église. Selon Gerber, lui-même a vécu le Chemin synodal comme une «école d’empathie», où, par exemple, un dialogue sincère s’est instauré avec des personnes issues des minorités sexuelles. Parallèlement, l’évêque Franz-Josef Overbeck d’Essen a rejeté les accusations selon lesquelles le Chemin synodal contredirait l’enseignement de l’Église : «Il faut le comprendre comme l’expression d’une responsabilité catholique vécue, associée à un combat commun et sincère pour les prochaines étapes.» Le canoniste de Tübingen, Bernhard Anuth, a tiré une conclusion négative. «Les résultats concrets et mesurables du Chemin synodal sont loin d'être à la hauteur des attentes initiales», a-t-il déclaré au Rheinische Post (https://www.kathpress.at/goto/meldung/2550078/deutscher-reformdialog-synodaler-weg-in-letzte-runde-gestartet).

 

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Publié le 28 Janvier 2026

Théodore Azouze dans publicsenat.fr nous montre dans son article du jeudi 22 janvier 2026 que mercredi, au terme de débats tumultueux, les sénateurs ont rejeté le principal article de la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Après le vote solennel le 28 janvier, le texte retournera à l’Assemblée nationale, plus favorable à un tel dispositif. L’Église catholique, elle, fait part de longue date de son opposition à cette évolution. «Nous ne pensons pas que le geste létal soit légitime», explique jeudi sur Public Sénat Monseigneur Matthieu Rougé, évêque de Nanterre. Il défend d’abord un renforcement des soins palliatifs pour améliorer la fin de vie des malades. L’évêque de Nanterre appelle avant tout à lutter contre les «déserts palliatifs». Et ce mercredi 28 janvier dans la-croix.com (https://www.la-croix.com/religion/mgr-matthieu-rouge-sur-l-aide-a-mourir-allier-fermete-des-convictions-et-mesure-du-ton-20260128), Mgr Matthieu Rougé a défendu la légitimité des catholiques à s’exprimer dans le débat public sur la proposition de loi portant sur l’aide à mourir.

 

Tous les catholiques ne sont pas contre la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir comme l’a montré Jean-Louis Schlegel qui s’est interrogé dans la-croix.com (https://www.la-croix.com/a-vif/jean-louis-schlegel-catholique-je-suis-pour-la-proposition-de-loi-sur-la-fin-de-vie-20250523) sur la place des cultes dans les débats relatifs à la proposition de loi sur la fin de vie, qui se déroulent à l’Assemblée nationale. Celle-ci est due à des raisons sociologiques graves et sérieuses : l’allongement considérable de la vie avec sa conséquence inéluctable, une fin de vie souvent plus difficile, plus douloureuse, plus solitaire, perçue comme «indigne» par beaucoup; des maladies séniles redoutées; une «médecine ultra-performante, capable de faire mourir quasiment sans souffrir», mais aussi de prolonger fortement la vie des malades et des éprouvés de tous âges (ou de différer considérablement le moment de leur mort); la volonté partagée d’autodétermination responsable en tous domaines du début à la fin de la vie. Défendant, en tant que catholique, une position pro-fin de vie, il partage son incompréhension face au discours de l’Église catholique, qu’il juge suranné.

 

Ce mercredi, Libération.fr avec l’AFP (https://www.liberation.fr/societe/sante/fin-de-vie-le-senat-rejette-la-loi-sur-laide-a-mourir-renvoyee-a-lassemblee-nationale-20260128_TJVW5WON5RBITDL6JPP75UDOSY/) nous montrent aussi qu’après avoir refusé d’envisager toute forme de suicide assisté et d’euthanasie lors de débats décousus ces derniers jours, la proposition de loi créant un dispositif d’aide à mourir a recueilli 181 voix contre et 122 pour à la chambre haute, à majorité de droite, alors qu’elle avait été adoptée avec une confortable majorité à l’Assemblée nationale. Le texte du député Olivier Falorni, a pourtant largement vidé de sa substance. Le débat sur la fin de vie, qui se voulait apaisé et serein, a ainsi tourné au vinaigre au Sénat. L’aile la plus conservatrice de la droite et des centristes, incarnée notamment par le patron des Républicains Bruno Retailleau, s’est très largement mobilisée lors de la discussion de ce texte, parvenant à emporter l’adhésion d’une majorité de sénateurs. Résultat : la proposition de loi a été totalement vidée de sa substance. Un «texte fantôme», «caricatural», «un puzzle sans modèle» voire «une forme de sabordage collectif», selon plusieurs sénateurs. Au final, ce texte sans cohérence a été rejeté dans sa globalité au Sénat, par la combinaison des voix de la gauche, qui militait pour un retour au texte voté à l’Assemblée nationale, et de nombreux centristes, très insatisfaits par l’issue des débats.

 

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Publié le 27 Janvier 2026

katholisch.de nous montre ce mardi  27 janvier 2026 que le chemin synodal entre dans sa phase finale. Avant le grand dialogue de réforme entre évêques et laïcs, qui se tiendra pendant trois jours à partir de jeudi, les groupes catholiques réformateurs ont déjà formulé leurs impressions et leurs attentes. Ils ont appelé à un engagement renforcé en faveur de l'égalité des sexes et d'une participation accrue. La dernière session du Chemin synodal a porté sur l'évaluation de ce projet parfois controversé, lancé à la suite du scandale des abus sexuels. Les principaux thèmes abordés étaient le pouvoir, le rôle des femmes, la morale sexuelle et la vie sacerdotale. L'assemblée, composée d'environ 230 membres, a adopté 15 documents. Parmi les résultats les plus concrets figurent la libéralisation du droit du travail ecclésiastique et la possibilité de bénir les couples de même sexe.

 

«Il est désormais essentiel de panser les plaies infligées ces six dernières années», a déclaré mardi Christian Weisner, de l'équipe nationale du mouvement réformateur «Nous sommes l'Église», aux journalistes. Il a insisté sur l'importance de poursuivre le processus de réforme. Il a toutefois ajouté que l'intervention du Vatican a clairement démontré qu'«une synodalité contraignante est difficilement envisageable dans le cadre du droit canonique hiérarchique actuel». De jeudi à samedi, la sixième et dernière Assemblée synodale des évêques et des laïcs se réunira à Stuttgart pour faire le bilan du processus. Ulrike Göken-Huismann, vice-présidente de l'Association des femmes catholiques d'Allemagne (kfd), a exhorté les diocèses à mettre en œuvre les décisions du Chemin synodal, notamment l'octroi du droit de prêcher aux laïcs. Juridiquement, les décisions de ce projet de réforme ne sont pas contraignantes pour les évêques. Mme Göken-Huismann a déploré que de nombreuses propositions de réforme n'aient, une fois de plus, abouti qu'à de timides avancées. «Il est presque trop tard pour l'égalité des sexes dans l'Église catholique», a-t-elle déclaré. Elle a réitéré son appel aux responsables pour qu'ils continuent de plaider en faveur de l'accès des femmes à tous les ministères et fonctions au sein de l'Église.

 

Les groupes réformateurs, notamment la Fédération des jeunes catholiques (BDKJ) et l'initiative de réforme «Maria 2.0», ont déploré que Mgr Georg Bätzing ne se représente pas à la présidence de la Conférence épiscopale allemande (DBK) fin février. Mgr Bätzing était un fervent défenseur du Chemin synodal et de ses objectifs. «Nous espérons sincèrement que son successeur sera une personne tout aussi engagée dans la poursuite de ces réformes», a déclaré Göken-Huismann. Les groupes réformateurs se sont dits confiants quant à la tenue, en novembre, de la conférence synodale nationale prévue, au cours de laquelle évêques et représentants laïcs entendent consolider leurs délibérations, et quant à l'approbation des statuts par la Conférence des évêques et le Vatican. Ils ont toutefois souligné que le Vatican avait déjà veillé à ce que la participation effective des laïcs soit largement restreinte. «Mais nous gardons espoir – après tout, le mur de Berlin est tombé en un jour, et personne ne s'y attendait», a déclaré Katharina Hubrich de «Maria 2.0».

 

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Publié le 26 Janvier 2026

religiondigital.org nous montre ce lundi 26 janvier 2026 que le secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (COE), le révérend professeur et docteur Jerry Pillay, a exprimé sa profonde inquiétude face à la violence croissante dans les zones où des agents de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE) et de la Border Patrol des États-Unis ont été déployés, notamment actuellement à Minneapolis.  «Les meurtres de Renee Good et, plus récemment, d'Alex Pretti se sont produits dans des circonstances que toute personne sensée ayant visionné les enregistrements vidéo de ces événements reconnaîtra assurément comme exigeant une enquête indépendante et une pleine responsabilité pour tous les crimes commis», a déclaré Pillay. «La justification de ces meurtres par les autorités fédérales et le gouvernement des États-Unis sans enquête approfondie n’améliore certainement pas la situation et n’incite pas les agents fédéraux à agir avec retenue et prudence afin de préserver des vies humaines et la paix», souligne-t-il.

 

Au nom du COE, Pillay a exprimé sa profonde tristesse face aux pertes humaines, chaque vie étant précieuse aux yeux de Dieu. «Nous partageons la douleur des familles des victimes et nous nous tenons solidaires de l’Église et des responsables des communautés religieuses, ainsi que de tous ceux qui exigent la fin de la violence, justice pour les victimes et le respect de la dignité humaine inaliénable, don de Dieu, et des droits de chaque être humain aux États-Unis d’Amérique et dans le monde entier», a-t-elle déclaré.

 

religionmediacentre.org.uk (https://religionmediacentre.org.uk/news/religion-news-26-january-2026/) nous montre aussi qu’hier soir, plus de 8000 responsables religieux de diverses confessions et dénominations chrétiennes aux États-Unis ont participé à un appel national à l’action en ligne, organisé par «Faith in Action», une organisation citoyenne militant pour un changement progressiste. Un sentiment de choc, de résistance et d’indignation régnait face aux agissements de l’ICE. Les responsables religieux ont évoqué une dérive tyrannique, dans une société où règne la terreur et où les citoyens n’osent plus sortir. L’évêque de Washington D.C., Marianne Budde, a dirigé les prières, et le cardinal Joseph Tobin de Newark a rappelé une anecdote d’avant-guerre en Italie : un prêtre avait dit à une femme, alarmée par la montée du fascisme, que les empires s’effondrent lorsque le peuple dit «non». «Si nous voulons vraiment mettre la foi en action», a déclaré le cardinal, «nous devons dire non.» Les organisateurs ont invité les participants à contacter leurs représentants au Congrès et à les inciter à voter contre le financement du Département de la Sécurité intérieure, qui emploie les agents de l’ICE.

 

Enfin, plus de 600 responsables religieux se sont réunis à Minneapolis en fin de semaine dernière pour discuter de la résistance non violente aux rafles de l'ICE à travers les États-Unis. Ils ont partagé des témoignages de membres du clergé et d'organisations religieuses sur les activités de l'ICE en Amérique et leur impact sur leurs communautés. L'événement était organisé par MARCHMultifaith Antiracism, Change and Healing (Antiracisme multiconfessionnel, changement et guérison), un groupe basé au Minnesota. Au cours de cette rencontre, les participants ont mené une journée de grève, une marche par un froid glacial, un office religieux et une manifestation contre les vols d'expulsion à l'aéroport international de Minneapolis-Saint Paul, lors desquels une centaine de membres du clergé ont été arrêtés.

 

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