Publié le 24 Février 2026

José Lorenzo dans religiondigital.org ce mardi nous montre que membre de l'Ordre des Prêtres du Sacré-Cœur (Déhoniens), dont il a été le supérieur général, basé à Rome, de 2015 à 2018, et considéré comme un bâtisseur de ponts entre réformateurs et conservateurs, Mgr Heiner Wilmer est reconnu pour son rôle de guide entre les évêques et la société, et il a été élu ce matin président de la Conférence épiscopale allemande lors de la session plénière de printemps qui se tient à Wurtzbourg et remplace Georg Bätzing, qui avait décidé de ne pas se représenter.

 

Son diocèse a adopté des modèles de leadership alternatifs, notamment en confiant des postes à responsabilité à des femmes, et il est également favorable à la possibilité de bénir les couples de même sexe. Il est attaché au processus de réforme synodal au sein de l'Église catholique. L'une de ses tâches les plus importantes sera probablement de surmonter les divisions au sein de la Conférence des évêques sur cette question et d'en informer le Vatican. Wilmer est décrit comme un médiateur entre conservateurs et réformateurs, qui privilégie la participation et le dialogue. Il a déclaré un jour en entrevue que l'époque où un évêque exerçait un pouvoir absolu était révolue. Il souhaitait encourager chacun à assumer ses responsabilités (https://www.deutschlandfunk.de/heiner-wilmer-ist-der-neue-vorsitzende-der-deutschen-bischofskonferenz-wofuer-steht-er-100.html).

 

Cette élection intervient dans un contexte d'appels à l'unité au sein de l'épiscopat allemand; l'élection de cet évêque religieux a donc été perçue comme très positive, un autre trait qu'il partage avec le pape Léon XIV, en plus d'avoir été supérieur général de sa congrégation. «La charité n’exige pas l’uniformité de pensée et d’action, mais l’unité dans la diversité légitime : des théologies, des spiritualités, des rites liturgiques et des expériences pastorales.» Tel était le message délivré hier par le nonce apostolique Nikola Eterović, lors de ce qui était probablement son dernier discours à l’ouverture de l’assemblée plénière de la Conférence épiscopale allemande (DBK). Ses propos ont été interprétés comme un appel à une plus grande unité, suite aux divisions survenues au sein de la conférence ces dernières années, notamment à cause de l’initiative «Chemin synodal», lancée en 2019 par des laïcs, des religieux et des évêques en réaction aux révélations accablantes sur les abus sexuels au sein de l’Église en Allemagne.

 

«La charité chrétienne doit imprégner tous les aspects de la vie chrétienne, à commencer par les relations entre les membres de l’Église catholique», a souligné le nonce à la fin de son discours, selon Katholisch. Cette unité entre les évêques a également été évoquée ce matin, quelques instants avant le vote qui allait élire Heiner Wilmer pour remplacer George Bätzing, l'un des plus critiques du Chemin synodal, par le cardinal Rainer Maria Woelki de Cologne, qui a exhorté les évêques allemands à rester unis à l'Église universelle et au pape, assurant que l'unité de l'Église s'accomplit en écoutant la Parole de Dieu et en priant ensemble, comme le cardinal l'avait prêché plus tôt ce matin devant l'assemblée plénière.

 

Il a déclaré vouloir prendre ses fonctions avec «nouveauté et vigueur», faisant allusion à ses origines nord-allemandes. Dans son diocèse d'origine, Hildesheim (Basse-Saxe), l'Église catholique est fortement influencée par les migrants et se caractérise par une forte dimension internationale. Concernant la question, longtemps restée au centre des débats, des «abus sexuels commis par des membres du clergé», Wilmer a déclaré que, pour conserver sa crédibilité, l'Église se devait d'écouter les victimes. Il a donné une réponse évasive sur la question de l'accès des femmes à l'ordination catholique (https://www.bild.de/politik/nachfolger-von-georg-baetzing-heiner-wilmer-zum-neuen-bischofs-boss-gewaehlt-699d7ed21abe4229fa92cc78).

 

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Publié le 23 Février 2026

Jesús Bastante nous montre ce lundi dans religiondigital.org que selon des sources consultées par El País, lors de la réunion qui a été marquée par le scandale Zornoza, la crise des abus sexuels, l'accord entre le Vatican et le gouvernement espagnol pour la réinterprétation du site archéologique de Cuelgamuros, et la visite en Espagne déjà prévue, le pape a mis en garde les prélats contre la montée en puissance de ces groupes ultraconservateurs à travers  la montée en puissance de VOX et le mouvement d'extrême droite «catholique» qui avait tenté (sans succès) de compromettre les chances de Prévost lors du conclave qui l'a élu pape, cherchant à «instrumentaliser l'Église» et à gagner «le vote catholique».

 

En réalité, l'inquiétude de Prevost face à la montée de l'extrême droite est ancienne, et ce, non seulement en Espagne, mais aussi dans son pays natal, les États-Unis, où les politiques de l'administration Trump érodent le pluralisme, allant jusqu'à cibler les immigrés sans papiers au sein même des églises. De même, le pape a personnellement subi, comme son prédécesseur, les attaques incessantes de médias pseudo-médiatiques et de groupes de pression ultraconservateurs. En l'occurrence, l'existence d'un dossier contenant de fausses accusations, que des groupes financés par l'extrême droite espagnole et américaine ont réussi à introduire clandestinement au conclave – comme l'a rapporté RD – ainsi que des campagnes de désinformation continues concernant sa pensée, ses objectifs et ses collaborateurs. Suite à l’annonce de la visite du pape, certains sujets tabous abordés par VOX ont engendré des tensions entre la majorité des évêques et le principal parti d'extrême droite, notamment concernant la régularisation exceptionnelle des migrants. Parallèlement, les évêques ont conclu un accord avec le gouvernement pour ouvrir un nouveau dispositif d'indemnisation des victimes, et tout porte à croire que, sauf imprévu majeur, le pape Léon XIV se rendra à Madrid, Barcelone, aux îles Canaries et à Tenerife en juin prochain.

 

Gorka Larrabeiti nous montre dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/opinion/leon-xiv-bannon-ultracatolicos-trumpismo_1_1443837.html) que les figures adversaire du pape François s’opposent de nouveau, cette fois au pape Léon XIV, qui porte encore «l’ADN de François». Le harcèlement et la chute du pape Léon XIV ont déjà commencé pour eux. Depuis la salle de torture de l'infosphère, les «tormentatori» du christianisme national mondial le tourmentent sans relâche au quotidien. Un jour, c'est l'archevêque excommunié Viganò qui dégaine son épée au nom des lefebvristes ultratraditionalistes, et le lendemain, Infovaticana lui reproche d'avoir fait appel à des «filles de chœur adultes» lors de la messe de dimanche dernier à Ostie. Au fond, ils n'ont pas tort. Ils ont compris qu'avec ce pape, les choses tournent très mal pour eux, puisqu'il est favorable à ce que davantage de pouvoir soit accordé aux laïcs et aux femmes au sein des instances dirigeantes de l'Église. Prévost, de son côté, au lieu de mordre à l'hameçon des chapelets de Salvini et la Covadonga d'Abascal qui sont les symboles du fanatisme, temporise : les lefebvristes ont été invités à «un dialogue spécifiquement théologique, avec une méthodologie très précise», mais ils annoncent qu'ils nommeront des évêques le 1er juillet à moins que le Saint-Siège n'abroge le concile Vatican II, ce qui est impossible. Contre les méchants, sans faire de vagues, davantage de brassage culturel; avec fermeté, à l’instar du cardinal Pizzaballa, qui qualifia le Conseil de paix de Gaza d’«opération colonialiste», et du secrétaire d’État, qui annonça que le Saint-Siège «ne participera pas au Conseil de paix», se privant ainsi du plaisir futile des querelles mesquines.

 

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Publié le 22 Février 2026

L’AFP nous montre ce dimanche 22 février 2026 que la paix en Ukraine «ne peut être repoussée» et est «une nécessité urgente», a affirmé dimanche le pape Léon XIV, à deux jours du quatrième anniversaire de l'invasion russe. «C'est une nécessité urgente qui doit trouver sa place dans les cœurs et se traduire par des décisions responsables», a ajouté le pape depuis le balcon du palais du Vatican. «Je renouvelle fermement mon appel : que les armes se taisent, que les bombardements cessent, qu’un cessez-le-feu soit conclu sans délai et que le dialogue soit renforcé afin d’ouvrir la voie à la paix», a poursuivi le pape américain.

 

La Russie a lancé son invasion à grande échelle de l'Ukraine le 24 février 2022, créant un choc dans le monde entier et déclenchant le conflit le plus sanglant et destructeur en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale. La Russie occupe près de 20% du territoire ukrainien, bombarde quotidiennement des zones civiles et infrastructures, entraînant récemment la pire crise énergétique dans le pays depuis le début de l'invasion de 2022. Moscou continue de progresser, en particulier dans la région orientale du Donbass, malgré de lourdes pertes et les frappes répétées de l’Ukraine contre la logistique. Aucune avancée significative vers une fin du conflit n'a été enregistrée ces dernières semaines.

 

Mardi, jour où le conflit entrera dans sa cinquième année, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer coprésideront une réunion par visioconférence de la «coalition des volontaires» en soutien à l'Ukraine. De son côté, le ministre hongrois des Affaires étrangères a annoncé dimanche qu'il allait bloquer l'adoption du 20e paquet européen de sanctions contre la Russie, lors d'une réunion lundi du Conseil des ministres des Affaires étrangères, en raison de l'arrêt des livraisons de pétrole russe à travers l'oléoduc Droujba.

 

Sur le terrain ukrainien, les troupes russes rencontrent de plus en plus de difficultés. Depuis peu, elles ne peuvent plus s’appuyer sur la technologie "Starlink" d’Elon Musk, suspendue par le milliardaire. Conséquences : Moscou fait face à des contre-attaques ukrainiennes et par endroits, Kiev semble regagner du terrain. De quoi passablement agacer Vladimir Poutine, dans un contexte de négociations internationales particulièrement tendues (https://www.ladepeche.fr/2026/02/20/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-sur-le-point-de-forcer-les-russes-a-aller-sur-le-front-le-president-envisage-des-conscriptions-obligatoires-13236501.php).

 

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Publié le 21 Février 2026

domradio.de nous montre ce samedi que Tamás Sulyok est président de la Hongrie depuis 2024. Ce juge constitutionnel de longue date a été reçu en audience par le pape Léon XIV pendant plus d'une demi-heure dans lequel  la paix et l'importance de la protection des valeurs chrétiennes a été abordée (https://www.vajma.info/cikk/magyarorszag/27286/Sulyok-Tamas-a-bekerol-targyalt-vatikani-latogatasan.html), où il a également indiqué avoir invité ce dernier à se rendre en Hongrie en consultation avec le président de la Conférence des évêques catholiques hongrois, János Székely (https://www.magyarkurir.hu/hirek/leo-papa-fogadta-sulyok-tamas-koztarsasagi-elnokot), et a tenu des entretiens politiques au Vatican. Aucun accord n'a été trouvé sur tous les points.

 

Selon le Bureau de presse du Vatican, M. Sulyok s'est ensuite entretenu avec le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin et le vice-ministre des Affaires étrangères Mihaita Blaj. Le communiqué aurait salué les «solides relations bilatérales» établies lors des entretiens. Il a souligné le «rôle central de la famille» et la «protection des communautés chrétiennes les plus menacées au monde» comme sujets d'intérêt commun. Par ailleurs, un échange de vues a eu lieu sur la situation internationale actuelle, notamment concernant les zones de conflit et les efforts déployés pour instaurer la paix. Contrairement au Vatican, le gouvernement hongrois a décidé de participer au Conseil de paix pour Gaza, initiative du président américain Donald Trump.

 

Le Fidesz, le parti au pouvoir, présente les prochaines élections comme un choix entre "la guerre et la paix", ce que conteste formellement le parti d'opposition Tisza qui a déclaré à plusieurs reprises qu'il souhaitait la paix et qu'il n'enverrait pas d'armes ou de troupes en Ukraine et selon des sondages indépendants devance le parti de Viktor Orbán de 10 à 12 points (https://fr.euronews.com/my-europe/2026/02/20/legislatives-en-hongrie-le-parti-de-viktor-orban-choque-avec-une-video-dia-montrant-une-ex).

 

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Publié le 20 Février 2026

Quentin Déranque mérite-t-il l’hommage qu’a fait pour lui l’Assemblée nationale et était-il "militant nationaliste, pacifiste et non-violent" comme l’avance Maître Fabien Rajon. La réponse est non. Il est mort après une bagarre opposant une vingtaine d’activistes d’extrême droite à une vingtaine d’antifascistes qui aurait très mal tournée  et non lors d’un «guet-apens».  Le jeune homme de 23 ans, décédé après cette brutale agression à Lyon, s’était récemment rapproché de plusieurs collectifs d’extrême droite ayant recours à la violence. Passé par le mouvement royaliste et antisémite Action française, la formation catholique traditionaliste Academia Christiana, les Allobroges dont il était l’un des fondateurs aux positions suprémacistes et radicalement anti-immigration, Némésis qui a un discours xénophobe sous couvert de défendre les femmes victimes d’agressions, Audace Lyon, un collectif nationaliste (https://www.humanite.fr/politique/extreme-droite/action-francaise-nemesis-defile-neonazi-quentin-d-au-carrefour-des-extremes-droites), et des groupes nationalistes révolutionnaires, comme Luminis Paris, le présentaient comme « un militant nationaliste dont l’engagement radical dépassait largement le rôle “d’agent de sécurité” pour le Collectif Némesis» (https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/ce-que-l-on-sait-de-quentin-deranque-etudiant-identitaire-mort-a-lyon-apres-une-agression_260451.html), enfin, il a participé en mai 2025 au défilé néonazi du Comité du 9-Mai à Paris (https://www.mediapart.fr/journal/france/160226/mort-de-quentin-deranque-retour-sur-le-parcours-d-un-militant-neofasciste).

 

Une «marche d’hommage» à Quentin Deranque, militant identitaire, aura bien lieu dans la capitale des Gaules, samedi, mais sera encadrée par un dispositif policier renforcé à «haut niveau», a annoncé la préfecture du Rhône ce vendredi 20 février, 3000 participants sont attendus parmi eux seront présents quelques dizaines de militants venus de pays frontaliers de la France, comme l’Italie, la Belgique ou encore l’Allemagne, et l’organisatrice de la marche Aliette Espieux, militante d’extrême droite anti-IVG, porte-parole de la Marche pour la Vie, est mariée à un néonazi et évolue aussi dans la galaxie de Pierre-Édouard Stérin, à travers notamment l’association de prières Hozana, financée par le milliardaire… (https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/le-profil-sulfureux-d-aliette-espieux-l-organisatrice-de-la-marche-en-hommage-a-quentin-deranque_260661.html, et https://www.nouvelobs.com/societe/20260220.OBS112549/mort-de-quentin-deranque-la-manifestation-samedi-a-lyon-autorisee-3000-participants-attendus-ce-que-l-on-sait-du-rassemblement-d-extreme-droite.html). 

 

En réalité cette mort sert de prétexte pour disqualifier la gauche. LFI est dans la tourmente, alors que la droite comme l’extrême droite qui  prétend avoir coupé les ponts avec les groupuscules radicaux d’ultradroite, mais ses liens se maintiennent avec des groupes violents (https://www.nouvelobs.com/politique/20260219.OBS112527/mort-de-quentin-deranque-le-rn-continue-sa-pretendue-dediabolisation-sur-le-dos-des-insoumis.html), instrumentalisent le drame pour diaboliser la formation, et plus largement l’ensemble de la gauche. Ce que dénonce Dominique de Villepin qui s’alarme du «corridor de respectabilité pour le RN» qui s’ouvre «à force de concentrer les coups sur LFI», dans un long post publié sur X jeudi soir. Si Villepin fustige la stratégie «belliqueuse» des insoumis, qui «crée les conditions où des acteurs se sentent autorisés à passer du verbe au geste», il dénonce «la faute majeure de renvoyer dos à dos toutes les radicalités», rappelant que depuis 1986, «59 morts sont attribués à l’ultradroite, contre 6 à l’ultragauche». La France traverse «un moment Charlie Kirk», estime le presque candidat à la présidentielle, qui refuse «la symétrie des violences entre gauche et droite» et dénonce une «diabolisation» de LFI qui «prépare la prise de pouvoir par l’extrême droite» (https://www.liberation.fr/politique/en-direct-mort-de-quentin-deranque-le-ministre-de-linterieur-ne-demande-pas-linterdiction-de-la-marche-samedi-a-lyon-20260220_CMZ5SEHZ2FCNLJB47W2PCVVCXY/).

 

Pendant ce temps, les évêques de France préfèrent se centrer la proposition de loi sur l'«aide à mourir» qui est de retour à l'Assemblée nationale en signant un communiqué invitant à une journée de jeûne et de prière le 20 février, premier vendredi de Carême. Les évêques mettent notamment en garde contre «l’absence de clause d’établissement ou le délit d’entrave», ainsi que «la suppression de la mesure visant à créer des maisons de soins palliatifs». Ils réitèrent «avec force la dignité inaliénable de toute vie humaine et invitent à accompagner la vie jusqu’au bout par le développement massif des soins palliatifs sur tout le territoire» (https://www.ktotv.com/article/fin-de-vie-les-eveques-de-france-appellent-a-une-journee-de-jeune-et-de-priere). Cependant, cette opposition est stérile, car les députés ont approuvé, ce vendredi 20 février, l'article 4 de la proposition de loi visant à créer un droit à l'aide à mourir. Un article majeur puisqu'il définit les cinq critères cumulatifs d'accès à ce droit qui, en cas d'adoption du texte, seront au cœur du modèle français de l'aide à mourir (https://lcp.fr/actualites/fin-de-vie-les-deputes-confirment-les-cinq-conditions-d-acces-a-l-aide-a-mourir-431532).

 

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Publié le 19 Février 2026

Jesús Bastante nous montre dans religiondigital.org ce jeudi que la Fraternité Saint-Pie-X répond au cardinal Fernández, le remerciant de sa volonté d'engager un dialogue mais déclarant celui-ci impossible, car Rome n'abrogera pas Vatican II, déplorant la menace d'excommunication et soulignant que «le seul point sur lequel nous pouvons nous entendre est la charité envers les âmes et envers l'Église». En gros, il n'existe aucune possibilité d'accord entre Rome et les lefebvristes tenant notamment au fait que toute possibilité de dialogue et d'accord impliquerait l'abrogation du concile Vatican II.

 

«La main tendue pour un dialogue ouvert s’accompagne malheureusement d’une autre main déjà prête à infliger des sanctions. On parle de rupture de la communion, de schisme et de “graves conséquences”. De plus, cette menace est désormais publique, ce qui crée une pression difficilement compatible avec un désir sincère d’échanges fraternels et de dialogue constructif», observe le dirigeant lefebviste. «La Fraternité demande seulement à pouvoir continuer à œuvrer pour le bien des âmes auxquelles elle administre les saints sacrements. Elle ne demande rien de plus, aucun privilège, pas même une régularisation canonique, qui, en l’état actuel des choses, est impossible en raison de divergences doctrinales», insistent les lefebvristes dans leur lettre, où ils soulignent qu’«ils ne peuvent abandonner les âmes». En effet, «le besoin de consécrations est une nécessité concrète et immédiate pour la survie de la Tradition, au service de la Sainte Église catholique».

 

Tout cela malgré la reconnaissance par Pagliarani que «nul ne souhaite rouvrir de vieilles blessures» et son appel à «l’écoute et à la compréhension des situations particulières, complexes et exceptionnelles, hors du cadre habituel». «Ils ont également souhaité que la loi soit toujours appliquée de manière pastorale, souple et raisonnable, sans chercher à tout résoudre par des automatismes juridiques et des schémas préétablis», déplore le Supérieur général, qui sollicite à nouveau la «compréhension» du Saint-Siège, notamment compte tenu du «temps qui nous sépare du 1er juillet». Concernant la «discussion doctrinale», demandée depuis des années par la Société elle-même, bien que «sans la pression ni la menace d’une possible excommunication qui aurait rendu le dialogue un peu moins libre, ce qui est malheureusement le cas aujourd’hui», il s’agit là d’un prétexte de plus pour éviter un tel dialogue, s’ajoutant au fait (objectif) que Rome ne renoncera pas au Concile.

 

La hiérarchie ecclésiale devrait abandonner son envie de faire revenir les lefebvristes car ces derniers rejettent la plupart des réformes du Concile Vatican II (1962-1965) et défendent les formes traditionnelles du culte (https://www.domradio.de/artikel/piusbrueder-lehnen-dialog-mit-rom-ab-und-beharren-auf-bischofsweihe), surtout avec ses négociations trop ouvertes pour discuter des «degrés d’adhésion» aux différents textes de Vatican II qui indispose un expert romain inquiet qui «espère qu’on ne va pas le vendre par appartements» (https://www.temoignagechretien.fr/schisme-ou-dialogue-nouvelle-crise-avec-les-lefebvristes/) et n’aboutissent à rien, cependant, le pape a exhorté les prêtres de son diocèse de Rome à faire preuve de plus de créativité dans la pastorale et à accorder une attention particulière aux problèmes des jeunes (https://www.domradio.de/artikel/papst-ruft-pfarrer-zu-kreativitaet-und-sorge-um-die-jugend-auf). Cette créativité ne se retrouve pas chez les lefebvristes.  

 

Et katholisch.de (https://katholisch.de/artikel/67320-papst-leo-xiv-ruft-legionaere-christi-zu-erneuerung-auf) nous montre que suite à la mise en cause des crimes de son fondateur, Marcial Maciel, l’ordre religieux des Légionnaires du Christ se réoriente depuis plusieurs années. Le pape Léon XIV les encourage à embrasser un «renouvellement constant dans le présent», «dans la fidélité à l'Évangile», et les met en garde en déclarant : «L'autorité dans la vie religieuse ne signifie pas domination, mais service spirituel et fraternel envers ceux qui partagent la même vocation.» Il a ajouté que «toute forme de contrôle» qui ne respecte pas «la dignité et la liberté des personnes» doit être évitée.

 

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Publié le 18 Février 2026

José Lorenzo dans religiondigital.org nous montre que lors de l'audience générale, le pape Léon XIV a médité sur le thème «Lumen gentium» montrant l’Église «comme un signe efficace d’unité et de réconciliation entre les peuples.», qui “ est un sacrement, dans la mesure où elle est une expression qui manifeste le plan de Dieu dans l’histoire de l’humanité, et un instrument, c’est-à-dire qu’elle accomplit activement sa mission, mue par l’Esprit Saint.”, et, à l'occasion du Mercredi des Cendres, a invité chacun à profiter de ce temps de conversion également «en s'abstenant de gestes et de paroles qui blessent autrui».

 

Après avoir conduit la procession pénitentielle jusqu’à la basilique Sainte-Sabine, sur la colline romaine de l’Aventin, le pape Léon XIV a célébré la messe qui marque l’entrée dans le Carême, mercredi 18 février. Les cendres apposées sur le front des fidèles rappellent «le poids d’un monde en feu, de villes entières détruites par la guerre» et symbolisent «les cendres du droit international et de la justice entre les peuples, les cendres d’écosystèmes entiers et de la concorde entre les personnes, les cendres de la pensée critique et des anciennes sagesses locales, les cendres de ce sens du sacré qui habite toute créature», a déploré le Souverain pontife, invitant cependant à «ne pas s’arrêter dans les cendres, mais à se relever et à reconstruire» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-02/mercredi-des-cendres-leon-xiv-careme-pape-rome-penitence.html).

 

Et José Manuel Vidal nous montre aussi dans religiondigital.org  (https://www.religiondigital.org/rumores_de_angeles/cardenal-ouellet-bendice-ahora-laicos-vaticano-curia_132_1443306.html) que le cardinal Marc Ouellet, défenseur de longue date du modèle clérical conservateur, est soudainement devenu l'un des théologiens les plus fervents partisans de la présence de laïcs – y compris des femmes – à des postes d'autorité au sein de la Curie romaine. Dans un article publié dans Vatican News, vraisemblablement validé par le Secrétariat d'État, le préfet émérite de la Congrégation pour les évêques salue la décision du pape François de nommer des laïcs et des religieuses à la tête de dicastères, la qualifiant de «prometteuse pour l'avenir». Ce faisant, il exhorte le pape Léon XIV à aller plus loin, au moment même où sept postes clés se libèrent au sein du gouvernement du Vatican.

 

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Publié le 17 Février 2026

eldiario.es nous montre ce mardi que l’affaire Zornoza, concernant l’ancien évêque de Cadix dont la démission fut acceptée par le pape Léon XIV suite à des accusations d’abus de pouvoir et d’inconduite sexuelle durant sa période de recteur du séminaire de Getafe, entre dans une nouvelle phase. Le tribunal de la Rote romaine à Madrid, institution ecclésiastique, a conclu son enquête préliminaire. Selon Religión Digital, la Rote a suggéré l’ouverture d’une procédure canonique contre le prélat dans un rapport remis à l’archevêque de Séville, José Ángel Sáiz Meneses. Ce dernier doit désormais décider de soumettre ou non cette mesure au Dicastère pour la Doctrine de la Foi, qui a le dernier mot quant à la décision de juger ou non le prélat.

 

Quatre mois après avoir reçu la plainte contre Rafael Zornoza, le Vatican a démis de ses fonctions l'évêque de Cadix et Ceuta et a nommé Ramón Valdivia, évêque auxiliaire de Séville, administrateur apostolique du diocèse de Cadix. L'ancien évêque, qui continue de considérer l'accusation comme «injuste et fausse», a pu témoigner devant la Rote romaine, de même que plusieurs victimes, dans une affaire qui, à la dernière minute, a vu de nouveaux témoignages de personnes ayant vécu avec Zornoza au séminaire de Getafe. Suite à sa destitution, une enquête préliminaire a été ouverte. Au cours des dernières semaines, des témoignages ont été recueillis, une analyse juridique a été menée et des documents relatifs à la situation ont été demandés à Getafe, Madrid et Cadix (le diocèse où Zornoza a exercé les fonctions de prêtre et d'évêque) ont été demandés. Le Tribunal de la Rote aurait conclu à une certaine cohérence objective dans les témoignages à charge et a examiné la possibilité que la Doctrine de la Foi puisse lever la prescription pour des faits qui, s'ils étaient confirmés, constitueraient une infraction canonique.

 

L'enquête s'est déroulée dans le plus grand secret, et pratiquement aucun détail de la procédure n'a filtré, hormis les déclarations du plaignant, de l'accusé et des témoins. Plus précisément, la victime accuse Zornoza de l'avoir agressée sexuellement de l'âge de 14 ans jusqu'à ses 21 ans : «J'écris cette lettre uniquement pour éviter qu'un autre enfant ne subisse le même sort», a-t-il déclaré dans une lettre publiée par El País. Zornoza, alors âgé de 45 ans, aurait touché, embrassé et caressé la victime lors de retraites et de camps. «De 14 à 18 ans, j'allais au Grand Séminaire de Cerro de los Ángeles presque tous les week-ends. Pendant cette période, il a abusé de moi. C'était la nuit qu'il venait dans ma chambre et que je subissais ces abus. Il se glissait dans mon lit, me caressait et m'embrassait. Le matin, il me réveillait de la même manière. À ces moments-là, je ne lui disais jamais rien; j'étais paralysée par la peur», ajoutait la lettre. Dans sa lettre, la victime affirmait avoir avoué son homosexualité à Zornoza, qui l'avait ensuite emmenée suivre une thérapie de conversion, censée «guérir l'homosexualité». Parallèlement, alors qu'il était au séminaire, Zornoza se glissait dans le lit de la victime «presque tous les soirs et tous les matins» pour la toucher et l'embrasser. Lorsque la victime s'en plaignait, le prélat se défendait en invoquant une «amitié intime» et en prétendant «mal interpréter leur relation».

 

Le bouclier de pouvoir et d'impunité qui a longtemps protégé Rafael Zornoza, évêque émérite de Cadix, s'effrite sous le poids de la réalité. Les conclusions de l'enquête canonique sur les abus, qui recommandent l'ouverture d'une procédure pénale à Rome, lui ont déjà été communiquées. L'évêque, toujours à la retraite et désormais retranché dans un appartement madrilène où il trouve du réconfort en célébrant la messe chez lui, erre dans les couloirs et les sacristies, déplorant que « l'Église m'ait abandonné» et que l'interrogatoire ait été «une véritable épreuve». Le contraste avec son passé récent est saisissant. Habitué à donner des ordres, à discipliner les prêtres et à mettre fin à des carrières (celles des prêtres de Cadix, Rafael Vez et Antonio Casado), Zornoza se présente désormais comme la victime d'une machine ecclésiastique qui s'est retournée contre lui .La politique de tolérance zéro face aux abus, instaurée par le pape François et maintenue par le pape Léon XIV, le frappe désormais de plein fouet (https://www.religiondigital.org/espana/lamento-obispo-zornoza-frente-tolerancia-cadiz-madrid-jorge_1_1443229.html).

 

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Publié le 16 Février 2026

Jesús Bastante nous montre dans religiondigital.org ce lundi 16 février que le pape Léon XIV a reçu le prélat de l'Opus Dei, Fernando Ocáriz, et son vicaire auxiliaire, Mariano Fazio. Aucune date n'a été fixée pour la publication des nouveaux statuts à l'issue de cette rencontre, qui a également porté sur le centenaire de la fondation de l'Œuvre. L’Opus Dei a soumis sa proposition de réforme en juin de l’année dernière, dans le cadre du motu proprio Ad charisma tuendum (2022), qui a modifié le cadre institutionnel de la prélature et établi, entre autres points, sa dépendance du Dicastère pour le Clergé et l’obligation de présenter un rapport annuel sur son travail apostolique, selon la même référence (https://es.mercopress.com/2026/02/16/el-opus-dei-expone-al-papa-su-postura-ante-denuncias-en-argentina-por-presunta-explotacion-laboral).

 

Fazio est impliqué dans l'affaire concernant les accusations de traites d’être humains formulées par 43 anciens numéraires auxiliaires dans des maisons de l'Opus Dei en Argentine. À ce sujet, la prélature indique que «la perspective institutionnelle sur certaines controverses spécifiques en Argentine», qui ont engendré une crise profonde, a été exposée au pape. En 2021, 43 femmes ont porté plainte en Argentine, affirmant avoir été recrutées dans des conditions de vulnérabilité – certaines alors qu’elles étaient mineures – et affectées pendant des années à des travaux domestiques non rémunérés, dans des conditions qu’elles ont qualifiées d’«esclavage» ou de servitude. L'affaire a pris une tournure juridique lorsque le système judiciaire argentin a accusé Fazio — numéro deux dans la hiérarchie mondiale de l'Opus Dei — de «trafic d'êtres humains sous la modalité de la réduction en servitude», comme l'ont rapporté EFE et Clarín dans un article sur les accusations portées contre des responsables de l'organisation pour exploitation présumée du travail (https://es.mercopress.com/2026/02/16/el-opus-dei-expone-al-papa-su-postura-ante-denuncias-en-argentina-por-presunta-explotacion-laboral).

 

Le texte précise que les responsables de l'Opus Dei et le pape «ont également abordé la situation des vocations dans l'Église et, en particulier, le contraste entre les continents africain et européen». Tout cela s'est déroulé lors d'une réunion, tenue «dans une atmosphère de grande confiance», au cours de laquelle Ocáriz a assuré «l'unité et l'affection des membres de l'Opus Dei avec le Pape et avec toute l'Église, ainsi que leurs prières pour lui et pour les intentions qu'il porte dans son cœur». Les événements prévus pour 2028 afin de commémorer le centenaire de la fondation de l'organisation en octobre 1928 ont également été abordés lors de la réunion, selon le communiqué (https://katholisch.de/artikel/67275-vatikan-ueberarbeitet-weiterhin-opus-dei-statuten).

 

L'Opus Dei est restée intouchable pendant des décennies. Pure, irréprochable, au point de clamer (malgré au moins deux condamnations) être exempte de pédophilie en son sein. Mais la réalité dissimulait d'autres vérités, dont certaines, comme la situation des femmes dans certains de ses centres, révélée par elDiario.es, ont fini par être mises au jour (https://www.eldiario.es/sociedad/francisco-degrada-opus-dei-deja-depender-papa-cabeza-no-sera-obispo_1_9209875.html).

 

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Publié le 15 Février 2026

José Manuel Vidal nous montre ce dimanche 15 février 2026 dans religiondigital.org que dans son Angélus, prononcé du haut de la chaire près de la fenêtre, le pape Léon XIV expliquait la différence entre la Loi de Moïse et la Loi du Royaume de Dieu. «La Loi a été donnée à Moïse et aux prophètes comme un chemin pour commencer à connaître Dieu et son dessein pour nous et pour l'histoire», expliquait-il. C'est pourquoi «Jésus nous enseigne que la vraie justice est amour et que, dans chaque précepte de la Loi, nous devons percevoir une exigence d'amour». Par exemple, «il ne suffit pas de s'abstenir de tuer physiquement une personne si, ensuite, je la tue par les mots ou si je manque de respect à sa dignité».

 

Lors de la prière de midi sur la place Saint-Pierre, le pape a déclaré : «La fidélité formelle à son conjoint et l’abstinence d’adultère ne suffisent pas s’il n’y a pas de tendresse, d’écoute, de respect et d’attention mutuels au sein de cette relation.» Le pape a fondé ses propos sur l’Évangile du dimanche, qui contient une parole de Jésus concernant l’adultère (https://www.domradio.de/artikel/treue-der-ehe-ist-laut-papst-leo-mehr-als-das-nein-zum-ehebruch). Dans ses salutations après l'Angélus, le pape a offert des prières pour Madagascar, qui vient de subir les ravages de deux cyclones, et a rappelé la célébration du Nouvel An lunaire, célébré principalement en Asie, demandant qu'il soit «une occasion de se tourner ensemble vers l'avenir, en construisant la paix et la prospérité pour la nouvelle année».

 

Enfin, le nouveau primat catholique d'Angleterre et du Pays de Galles, Richard Moth entame son archevêché en appelant à «raviver la flamme du don de Dieu» et en soulignant que «la puissance de l'Église est la puissance du service», marquée par l'amour, la maîtrise de soi et l'écoute des victimes d'abus. Dans son homélie, le nouvel archevêque a invité chacun à «aller dans le monde de notre temps, portant avec nous le message de l’Évangile de paix» sur «la place publique», afin que «la lumière de l’Évangile puisse briller» sur les grands enjeux d’aujourd’hui, de la paix et de la dignité de chaque personne à la défense de la vie, des réfugiés et de notre «maison commune» (https://www.religiondigital.org/mundo/richard-moth-asume-westminster-servidor_1_1443039.html).

 

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Publié dans #Actualités

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