Publié le 14 Novembre 2023

D’après les propos recueillis par Héloïse de Neuville dans la-croix.com le lundi 13 novembre 2023 deux ans après avoir été nommée à la présidence de l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr), Marie Derain de Vaucresson identifie deux grandes problématiques pour la commission : les délais de traitement de certaines situations car «depuis les années cinquante beaucoup de personnes sont décédées. D’autres ne nous contacteront pas, car elles ont fait un travail personnel et ont réussi à trouver un équilibre. Elles renoncent à replonger dans ce passé traumatique. Et puis il y a les personnes qui ont décidé de rompre tout lien avec l’Église», à ces raisons s’ajoutent la peur de ne pas être compris de son entourage, de ses relations, de son milieu, mais aussi la crainte de passer pour un délateur, de briser les non-dits instaurés dans les familles depuis des décennies, et la prise en compte des traumatismes des personnes victimes puisque "Nous prenons toutes les violences sexuelles en compte. Il y a les viols caractérisés certes, mais ont été rapportés des attouchements perpétrés par un prêtre qui s’apparentaient à une forme de torture psychique. Cela n’a pas moins d’incidence pour la personne et cela peut avoir, par la suite, des répercussions immenses" affirme Mme Derain de Vaucresson (https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/vendee/ile-d-yeu/pedocriminalite-dans-l-eglise-depuis-deux-ans-l-inirr-accompagne-les-victimes-et-tente-de-les-reparer-2868962.html).

 

Cependant l’Inirr propose aux victimes de pédocriminalité dans l’Église des mesures de réparation financière et des parcours de justice restaurative. Une démarche inédite en France, menée au pas de charge pour des victimes usées par des années de silence. L’argent est une question à la fois omniprésente – 97 % des victimes sollicitent une réparation financière – et ambivalente pour les personnes qui s’adressent à l’Inirr. Outre l’argent, la moitié des personnes victimes s’adressant à l’Inirr, font des demandes de réparation symbolique auprès de l’instance.  La plupart des requêtes sont plus simples à mettre en œuvre : il s’agit souvent d’obtenir une lettre d’excuses de l’épiscopat, une mise en relation avec d’autres victimes du même agresseur, une plaque commémorative là où les viols ont eu lieu, ou encore de solliciter un accompagnement dans l’écriture de son histoire (https://www.la-croix.com/religion/Violences-sexuelles-lInirr-coeur-urgences-lEglise-France-2023-11-13-1201290661).

 

Mais la situation s’avère difficile,  car il y a la méconnaissance du fonctionnement de cette instance, financée par un fonds abondé par les diocèses. Et Jusqu’à présent, 1313 personnes ont fait connaître leur situation à l’Inirr. 500 d’entre elles se sont vues verser une réparation financière. La moyenne des "indemnités" est de 37 000 euros et pourra aller jusqu’à 60 000 euros. Mais Marie Derain de Vaucresson le rappelle "ceux qui se reconnaissent comme victimes ont le droit de nous solliciter directement pour être accompagnés sans pour autant passer par un évêque ou leur diocèse". Il leur faudra néanmoins être patients, car les délais d’étude des dossiers s’allongent. Entre la sollicitation de l'instance et leur indemnisation, les victimes devront attendre en moyenne un an (https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/vendee/ile-d-yeu/pedocriminalite-dans-l-eglise-depuis-deux-ans-l-inirr-accompagne-les-victimes-et-tente-de-les-reparer-2868962.html).

 

Comme l’indique Marie Derain de Vaucresson : "La somme reçue ne sera jamais à la hauteur de ce que les personnes ont subi. Mais l’argent reste un marqueur de reconnaissance, le moyen pour les victimes de savoir que leur récit ne sera plus jamais remis en cause et qu’à travers l’Inirr et les réparations, l’Église reconnaît sa responsabilité dans ce qui s’est produit" (https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/vendee/ile-d-yeu/pedocriminalite-dans-l-eglise-depuis-deux-ans-l-inirr-accompagne-les-victimes-et-tente-de-les-reparer-2868962.html).

 

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Publié le 13 Novembre 2023

Rose Amélie Becel nous montre dans publicsenat.fr que ce lundi 13 novembre, le président de la République recevait les représentants des cultes à l’Elysée, en présence du ministre de l’Intérieur. «Ce qu’il s’est passé à l’instant à l’Elysée, à l’initiative du président de la République et en présence du ministre de l’Intérieur, c’est une première démarche», analyse Elie Korchia, président du consistoire central israélite de France, à la sortie de la rencontre des représentants des cultes avec Emmanuel Macron ce lundi matin. Un premier signe d’action, après la grande marche contre l’antisémitisme du 12 novembre, qui a rassemblé 105 000 personnes à Paris et à l’issue de laquelle le président du Sénat Gérard Larcher avait déclaré «une marche doit conduire à une démarche».

 

Interrogés à la sortie de la rencontre, les représentants des cultes notamment le président de la Confédération des évêques de France Éric de Moulins-Beaufort qui a énuméré les sujets abordés lors de cette rencontre : «Le président nous a expliqué la position de la France dans le conflit entre Israël et le Hamas, puis il a évoqué les perspectives pour un avenir de paix entre Israël et la Palestine. Il a aussi évoqué la société française et l’enjeu que nous assumions notre universalisme républicain, dans un esprit de fraternité.»

 

Et ils ont affirmé la nécessité de s’adresser à la jeunesse car «Le président nous a encouragé à multiplier les actions éducatives, en particulier en direction des jeunes, parce qu’il sent qu’il y a une population qu’on n’a pas forcément vue et entendue [lors de la marche du 12 novembre]», a indiqué Éric de Moulins-Beaufort. Selon le représentant du culte catholique, c’est Gérald Darmanin qui sera chargé «de prendre les contacts nécessaires pour que ces suites puissent avoir lieu», ainsi le président compte ainsi sur les représentants des cultes pour «participer à un effort pédagogique», comme l’a souligné le président de la Fédération protestante de France, Christian Krieger. «Nos jeunes sont parfois enfermés dans leur propre langage et leur propre réflexion, sans aller vers l’autre. L’objectif du président c’est que cette parole puisse être diffusée dans la jeunesse», complète Eli Korchia, président du consistoire central israélite de France.

 

Parmi les mesures concrètes demandées, le grand rabbin de France Haïm Korsia souhaite que l’antisémitisme soit érigé en grande cause nationale, même s’il n’a pas réitéré cette demande devant le chef de l’État ce matin. «Cette demande, je la réitère à de nombreuses reprises parce que cela voudrait dire qu’on lutte avec tous les moyens de l’État. À travers cette lutte contre l’antisémitisme, ce serait aussi la grande cause de la lutte contre le racisme, les inégalités, les rejets qui existent dans la société», estime Haïm Korsia.

 

Les prises de paroles à l’issue de cette rencontre ont aussi été l’occasion pour les représentants du culte musulman de clarifier leur position, puisqu’ils n’étaient pas représentés lors de la marche du 12 novembre. «J’ai trouvé qu’à ce moment précis où la France est extrêmement émue, en colère, où il y a des otages… Au lieu de faire une marche contre l’antisémitisme, il aurait fallu [en] faire une lutte contre le racisme», a déploré le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz. «J’ai asséné avec énormément de force que l’Islam et les musulmans ne peuvent pas être antisémites et que l’antisémitisme ne passera pas par les mosquées de France», a-t-il ajouté. Sans vouloir «faire de concurrence victimaire» avec ce que subissent aujourd’hui les personnes juives, Chems-Eddine Hafiz a affirmé que la séquence ouverte par les attaques du Hamas en Israël était aussi propice à «un déchaînement de déclarations faites contre les musulmans». Pour prolonger leur message d’unité dans la lutte contre l’antisémitisme et toutes les formes de haine, les représentants des cultes catholique, protestant et orthodoxe rendent par ailleurs visite au recteur de la Grande mosquée de Paris ce lundi après-midi.

 

Étaient également invités à cette réunion, en présence du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le président de l’Union des moquées de France Mohammed Moussaoui, ainsi que Sadek Beloucif pour le Forum de l’islam de France (Forif), Dimitrios Ploumis pour le culte orthodoxe et Antony Boussemart pour les bouddhistes. Environ 105 000 personnes à Paris et au total 182 000 dans toute la France ont manifesté dimanche face à l’explosion du nombre d’actes hostiles aux juifs depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas le 7 octobre. Dans une lettre publiée samedi par le quotidien Le Parisien, Emmanuel Macron a déploré «l’insupportable résurgence d’un antisémitisme débridé» et jugé qu’une «France où nos concitoyens juifs ont peur n’est pas la France». «La France doit rester unie derrière ses valeurs, son universalisme, unie pour elle-même, pour porter son projet et œuvrer à la paix et la sécurité de tous au Proche-Orient», avait-il ajouté (https://www.20minutes.fr/societe/4062080-20231113-antisemitisme-macron-appelle-cultes-effort-pedagogique-aupres-jeunes).

 

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Publié le 12 Novembre 2023

domradio.de nous montre qu’une fois de plus, le pape François a appelé les parties belligérantes au Moyen-Orient à la paix. "Je pense à chaque jour à la situation très terrible en Israël et en Palestine. Je suis proche de tous ceux qui souffrent, les Palestiniens et les Israéliens. Je les embrasse en ce moment sombre et je prie beaucoup pour eux", a déclaré le pape à l'Angélus ce dimanche sur la place Saint-Pierre à Rome. Il a poursuivi : «Que les armes se taisent. Ils n'amènent jamais la paix». "Frères, c'est assez", a-t-il dit à de nombreux croyants.

 

Il a également appelé des dizaines de milliers de pèlerins à aider les blessés, à protéger les civils et à fournir davantage d'aide humanitaire à la population de la bande de Gaza. Dans le même temps, il a exigé la libération des otages détenus à Gaza et a déclaré : "Tout le monde, qu'il soit chrétien, juif, musulman et de quelle personne et de quelle religion est sainte et précieuse aux yeux de Dieu." Face au conflit sanglant, il a appelé les gens à ne pas perdre espoir et «ne sont pas fatigués de s'engager à faire en sorte que l'humanité prend le dessus face aux cœurs endurcis».

 

L'inquiétude est à son comble dimanche concernant plusieurs hôpitaux de Gaza soumis à des coupures d'électricité et à des «attaques» au moment où les combats entre forces israéliennes et palestiniennes font rage (https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20231112-en-direct-guerre-isra%C3%ABl-hamas-les-h%C3%B4pitaux-de-gaza-en-passe-de-se-transformer-en-morgues-alerte-msf). Quelque 182 000 personnes se sont rassemblées dans le calme dimanche dans de nombreuses villes pour dénoncer l’antisémitisme. À Paris, où 105 000 personnes selon la Préfecture de police ont défilé «pour la République et contre l’antisémitisme», mais aussi pour la libération des otages encore détenus par le Hamas, plus d’un mois après le début du conflit entre Israël et l’organisation terroriste palestinienne, la présence du RN et l’absence de LFI étaient les principaux points de crispation (https://www.liberation.fr/politique/manif-contre-lantisemitisme-cest-maintenant-quil-faut-se-reveiller-20231112_O5FVJQ3J4BFDHDQTKPIHPGY2F4/).

 

À la même occasion, le pape a appelé les parties de guerre civile au Soudan dimanche à trouver des solutions pacifiques. Il a également averti de ne pas oublier que l'Ukraine était martyrisée. La Russie a accusé ce dimanche l'Ukraine d'avoir mené une série d'attaques dans les régions frontalières de Briansk et Belgorod. Les drones et missiles, qui ont visé plusieurs zones de la région, n'ont fait que très peu de dégâts et aucune victime (https://www.tf1info.fr/international/en-direct-guerre-ukraine-russie-poutine-zelensky-promet-de-detruire-l-occupant-russe-apres-de-nouvelles-frappes-les-informations-lci-aujourdhui-dimanche-12-novembre-2023-2275925.html). Et alors que les combats se poursuivent entre l'armée et les paramilitaires au Soudan, l'ONU a de nouveau dénoncé vendredi les violences à l'égard des civils, estimant qu'elles "frôlent le mal absolu". L'organisation fait état de violences sexuelles, de disparitions arbitraires mais s'inquiètent aussi d'attaques basées sur l'appartenance ethnique dans la région du Darfour (https://www.france24.com/fr/afrique/20231111-ce-qui-se-passe-au-soudan-fr%C3%B4le-le-mal-absolu-alerte-l-onu).  

 

Il a également donné des conseils pour une vie gratifiante à l'âge des smartphones. "Il s'agit de l'attention de la vie intérieure. Cela signifie s'arrêter et écouter son cœur, en prêtant attention à ses pensées et à ses sentiments." Le pape a poursuivi : "La sagesse, c'est savoir comment donner de l'espace au silence, comment nous écouter et écouter les autres. Cela signifie savoir comment passer moins de temps sur l'écran du téléphone portable pour voir la lumière dans les yeux des autres, dans nos propres cœurs, dans notre vue."

 

Le pape s'est également opposé «trop très prudemment à l'apparence extérieure et à bien cultiver notre image et à faire bonne impression aux autres». Cela met la vie en danger. Le message de Jésus est que la sagesse de la vie se trouve ailleurs : "dans le souci de ce qui n'est pas vu, mais ce qui est plus important, parce que c'est en nous. Il s'agit de la protection de la vie intérieure." Le pape a poursuivi : "La vie intérieure ne peut pas être improvisée, elle n'est pas à peu près un instant, une fois, une fois pour toutes; elle doit être préparée en prenant un peu de temps chaque jour, avec cohérence, comme on le fait pour tout ce qui est important." Il ne suffit pas d'épargner pour une maison ou une nouvelle voiture, a expliqué le pape François et a poursuivi : "Ce sont de bonnes choses. Mais est-ce que je pense aussi à passer du temps pour les soins de mon cœur, pour la prière et le service au prochain, au Seigneur, qui est le but de la vie ?"

 

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Publié le 12 Novembre 2023

Le Monde.fr avec Reuters nous montrent que le pape François a démis de ses fonctions l’évêque de Tyler (Texas), Joseph E. Strickland, l’un de ses plus féroces détracteurs parmi les conservateurs catholiques américains, selon un communiqué du Vatican publié samedi 11 novembre 2023. Il est très rare qu’un évêque catholique romain soit purement et simplement relevé de ses fonctions. Habituellement, les évêques en délicatesse avec le Vatican sont invités à partir avant de présenter leur démission, qui est acceptée par le pape.

 

Les papes prennent de telles mesures, considérées comme radicales, lorsqu’un évêque refuse une demande de démission. Joseph E. Strickland est âgé de 65 ans, soit dix ans de moins que l’âge habituel de la retraite pour les évêques. Évêque du diocèse depuis 2012, cet utilisateur prolifique des médias sociaux avait tweeté plus tôt cette année qu’il rejetait le «programme du pape qui sape le dépôt de la foi». La révocation fait suite à une enquête du Vatican, menée au début de l’année, sur l’administration du diocèse de Tyler, laquelle, selon les médias catholiques, comprenait un examen de la gestion des affaires financières de l’évêque.

 

La révocation a été annoncée simultanément par le Vatican et par la conférence épiscopale des États-Unis, qui n’ont pas expliqué les raisons de la révocation de l’évêque. Celui-ci n’a pas répondu dans l’immédiat. Le pape François a nommé l’évêque d’Austin (Texas), Joe Vasquez, administrateur intérimaire du diocèse, selon le communiqué. De l'autre côté du diocèse, la nouvelle du licenciement de Strickland se réverbèrent rapidement. Certains catholiques du diocèse de Tyler n'ont pas été surpris et ont dit à la NCR que le mouvement du pape pour mettre de côté le prélat conservateur déclaré était attendu depuis longtemps (https://www.ncronline.org/news/pope-francis-axes-firebrand-texas-bishop-strickland-darling-right-wing-twitter).

 

Le pape argentin, âgé de 86 ans, a cherché à rendre l’Église plus compatissante, ouverte aux différents points de vue. Mais il s’est heurté à une vive opposition de la part de ses détracteurs (parmi lesquels se trouvent Joseph Strickland l’un des plus éminents critiques du pape François), notamment aux États-Unis, qui l’ont accusé de semer la confusion et de ne pas respecter les croyances fondamentales des catholiques (https://www.huffingtonpost.fr/international/article/le-pape-francois-revoque-l-eveque-americain-joseph-strickland-qui-l-avait-critique-plusieurs-fois_225615.html). Lors d’une réunion des jésuites à Lisbonne, le pape François a déploré «l’attitude fortement réactionnaire» de certains catholiques aux États-Unis (https://www.parismatch.com/actu/international/qui-est-joseph-strickland-eveque-americain-revoque-par-le-pape-francois-231518), et il a déclaré que se tourner vers le passé «était inutile et (qu’il fallait) comprendre qu’il existe une évolution appropriée dans la manière d’appréhender les questions de foi et de morale» (https://www.letemps.ch/monde/ameriques/le-pape-francois-revoque-l-eveque-joseph-strickland-une-decision-rare-au-sein-de-l-eglise). 

 

Le diocèse de Tyler compte plus de 120 000 catholiques, sur une population totale de plus de 1,4 million d’habitants, selon la conférence. De son côté le diocèse a publié sur son site web une déclaration confirmant l’annonce du Vatican, en ajoutant : «Notre travail en tant qu’Église catholique dans le nord-est du Texas se poursuit» (https://www.letemps.ch/monde/ameriques/le-pape-francois-revoque-l-eveque-joseph-strickland-une-decision-rare-au-sein-de-l-eglise).

 

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Publié le 10 Novembre 2023

Héloïse de Neuville dans la-croix.com ce vendredi 10 novembre 2011 nous montre que face à l’explosion des actes anti-juifs, et Alors qu’une partie de la classe politique est divisée sur l’opportunité d’y participer, certaines formations ne souhaitant pas manifester aux côtés d’élus du Rassemblement national, les représentants des cultes en France ne présentent pas non plus un front tout à fait uni.

 

Des responsables catholiques, à l’instar du père Hugues de Woillemont, secrétaire général de la Conférence des évêques de France, ou de Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre et ancien aumônier des parlementaires, du diocèse de Paris représenté par Mgr Philippe Marsset, évêque auxiliaire, et par le père Thierry Vernet, délégué de l’archevêque pour les relations avec le judaïsme, et le père Christophe Le Sourt, directeur national pour les relations avec le judaïsme pour l’épiscopat, et protestants notamment le président de la Fédération protestante de France, Christian Krieger, invité par le cabinet de Yaël Braun-Pivet, et Le Conseil national des évangéliques de France (Cnef), dont son président Erwan Cloarec participera à la marche, ont annoncé leur présence à la marche contre l’antisémitisme, dimanche 12 novembre à Paris.

 

Les responsables du culte musulman, à quelques exceptions près, ne souhaitent pas s’associer à la manifestation. Tout en réaffirmant son engagement contre l’antisémitisme – «un poison et une déchéance de l’esprit qu’il faut combattre sans relâche» –, le Conseil français du culte musulman (CFCM) affirme que cette marche, «qui a comme objectif exclusif de dénoncer l’antisémitisme sans un mot sur l’islamophobie, n’est malheureusement pas de nature à rassembler. Elle peut en outre être interprétée par les islamophobes comme un signe d’impunité». Les responsables de la Grande Mosquée de Paris invoquent les mêmes arguments pour justifier leur absence à cette manifestation : «Selon les consignes de monsieur le recteur de la mosquée de Paris, nous ne sommes pas invités à venir participer à cette marche. Tout simplement parce qu’elle n’a pas de connotation plus globale. Elle est limitée à simplement défendre les intérêts d’une communauté au détriment des autres», a détaillé Abdelali Mamoun, imam de la Grande Mosquée de Paris sur Franceinfo.

 

Cependant, plusieurs figures religieuses musulmanes seront toutefois présentes à ces marches contre l’antisémitisme. Pour Tareq Oubrou, grand imam de Bordeaux, qui se rendra avec d’autres imams de la région à une manifestation organisée dans sa ville par la Licra, dimanche 12 novembre, c’est même «un impératif moral et citoyen face à l’augmentation des actes antisémites, qui plongent nos concitoyens juifs dans la peur et la panique». Il appelle ses coreligionnaires à «ne pas mélanger les genres, (ne pas) rentrer dans la surenchère victimaire ou importer le conflit israélo-palestinien», en France. Hassen Chalghoumi, imam de Drancy, très critiqué au sein de la communauté musulmane, a annoncé, lui, qu’il participera à la marche à Paris. «Dimanche, nous serons tous juifs !», a-t-il déclaré.

 

Pour un responsable catholique au fait de ces questions, l’absence des responsables musulmans pourrait s’expliquer par «la crainte de l’instrumentalisation politique de la marche et la peur que leur participation puisse être assimilée à une forme de soutien à l’État d’Israël qui bombarde actuellement Gaza». «Cette absence laissera en tout cas des traces», déplore un responsable de la communauté juive en France.

 

Emmanuel Macron n'ira pas à la marche dimanche contre l'antisémitisme, a fait savoir l'Élysée à franceinfo ce vendredi soir (https://www.francebleu.fr/infos/politique/marche-contre-l-antisemitisme-qui-sera-present-dimanche-a-paris-3533784).  Même si cette marche contre l'antisémitisme, initiée par Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet et organisée dans le contexte de la montée des actes antisémites en France depuis le début de la guerre entre le Hamas et Israël, ne fait pas l'unanimité dans la classe politique, il considère toutefois ces rassemblements comme "un motif d'espérance" (https://www.bfmtv.com/politique/elysee/macron-ne-se-rendra-pas-a-la-marche-contre-l-antisemitisme-ce-dimanche_AN-202311100886.html).

 

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Publié le 9 Novembre 2023

francetvinfo.fr avec l’AFP nous montrent que les fidèles transgenres peuvent être baptisés dans l'Église catholique, "s'il n'existe pas de situation dans laquelle il y a un risque de générer un scandale public ou une incertitude parmi les fidèles", a déclaré, ce mercredi 8 novembre 2023, le Vatican. Ce même avis s'applique pour quelqu'un qui a subi un traitement hormonal et/ou une opération de changement de sexe. Ce dernier clarifie ainsi un sujet particulièrement sensible de la doctrine. Le dicastère pour la doctrine de la foi n'a également soulevé aucune objection au baptême des enfants de couples de même sexe, qu'ils soient adoptés ou nés par gestation pour autrui.

 

Ces commentaires ont été faits dans un document répondant aux questions d'un évêque brésilien, rédigé le 31 octobre mais rendu public seulement maintenant. Le document a été approuvé par le pape, qui a déclaré à plusieurs reprises que l'Eglise devait être ouverte à tous, y compris aux croyants LGBTQ. Le pape François considère néanmoins l'homosexualité était "un péché, comme l'est tout acte sexuel en dehors du mariage". L'enseignement catholique définit le mariage comme l'union entre un homme et une femme en vue d'avoir des enfants. À la question de savoir si un couple de même sexe pouvait être considéré comme étant les parents d'un enfant qui doit être baptisé, le dicastère s'est borné à répondre qu'il devait y avoir un "espoir fondé" que l'enfant sera éduqué dans la religion catholique. Enfin, le Saint-Siège affirme aussi ne pas voir d’inconvénient à ce qu’une personne transgenre recouvre le rôle de témoin de mariage. Plus loin, le cardinal Víctor Manuel Fernández précise aussi sans détour qu’un enfant d’un couple homosexuel peut recevoir le baptême (https://www.courrierinternational.com/article/eglise-le-pape-francois-dit-oui-aux-baptemes-pour-les-personnes-transgenres).

 

Pour le quotidien italien de gauche L’Unità, il s’agit d’une “décision qui brise un tabou”, voire d’une “petite révolution”. Pour le journal centriste Corriere della Sera, ces prises de position de l’Église “sont cohérentes avec la trajectoire de François, mais l’Église n’avait jamais dit ces choses noir sur blanc, d’une manière aussi explicite”. Voilà sans doute la raison pour laquelle, de l’autre côté de l’Atlantique, The Washington Post se félicite lui aussi de ces annonces appuyées par le souverain pontife. Et pour rendre compte des répercussions de celles-ci, le média américain donne la parole à Kori Pacyniak. L’homme, qui étudie l’expérience religieuse des catholiques transgenres à l’université de Californie, félicite le pape François pour “essayer de transformer l’Église en un lieu plus accueillant”, et, même si les progrès sont souvent très lents, “cela ne veut pas dire qu’on ne doit pas célébrer les petits pas en cours de route” (https://www.courrierinternational.com/article/eglise-le-pape-francois-dit-oui-aux-baptemes-pour-les-personnes-transgenres).

 

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Publié le 8 Novembre 2023

Sudouest.fr avec l’AFP nous montre ce mercredi 8 novembre 2023 que réunis à Lourdes, les évêques catholiques ont tiré la sonnette d’alarme mercredi sur les sujets sociétaux dont les cadres législatifs devraient prochainement évoluer, entre immigration et fin de vie. Au terme de son assemblée plénière d’automne, la Conférence des évêques de France (CEF) a également martelé son «inquiétude à l’idée que la liberté d’avorter puisse être inscrite dans la Constitution», une promesse du président Emmanuel Macron. Si les femmes doivent être «mieux protégées» des violences et leurs droits «mieux garantis», le président de la CEF Eric de Moulins-Beaufort a estimé que «l’avortement, dont la décision est rarement un choix de pleine liberté, ne peut être compris sous le seul prisme des droits des femmes». «L’inscrire dans les droits fondamentaux serait abîmer tout l’équilibre de ceux-ci», avertissent les évêques dans une déclaration distincte.

 

Être contre dans une attitude conservatrice sur l’avortement n’est pas viable comme on peut le voir lors de scrutins locaux organisés le 7 novembre aux États-Unis, les défenseurs de l’IVG ont enregistré des succès majeurs, notamment dans l’Ohio, qui amende sa Constitution. Plus d’un an après l’annulation de l’arrêt Roe vs Wade par la Cour suprême, la tendance se confirme : les électeurs se mobilisent pour la liberté de choix des femmes (https://www.courrierinternational.com/article/politique-aux-etats-unis-des-victoires-eclatantes-pour-l-avortement-et-les-democrates).

 

Au cœur d’un projet de loi examiné depuis lundi au Sénat, le sujet de l’immigration a été évoqué. Là aussi l’avertissement est clair : «Une attention particulière doit être portée à la protection et aux droits de ceux qui contribuent déjà par le travail à la bonne marche de notre pays». Il faut «résister à la tentation de réduire les questions migratoires à des enjeux sécuritaires», estime le texte. Appelant à «un sursaut d’humanité face au fait des migrations», Mgr de Moulins-Beaufort a mis en garde contre «l’illusion d’empêcher toute migration», se disant convaincu que «nous pouvons, en France, encore, recevoir […] ceux et celles qui viennent chez nous dans l’espoir d’une vie meilleure».

 

L’inquiétude des évêques de France est fondée. Le Sénat a inauguré un nouveau durcissement du projet de loi «immigration», lors du début de l’examen du texte en séance publique, lundi 6 novembre, après celui qui avait eu lieu en commission des lois en mars. Dans un hémicycle contrôlé majoritairement par la droite, les élus du palais du Luxembourg ont adopté deux premières mesures : l’instauration de «quotas», avec le principe d’un débat annuel au Parlement pour fixer des plafonds d’immigration pour certains flux; et un durcissement des conditions du regroupement familial. Les élus de la droite et du centre ont modifié le texte avec l’assentiment du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, qui a mis en avant la «fermeté» du projet (https://www.lemonde.fr/politique/article/2023/11/07/le-senat-poursuit-le-durcissement-du-projet-de-loi-immigration_6198589_823448.html).

 

Et le Sénat a adopté, mardi 7 novembre, la suppression de l'aide médicale d'État (AME), destinée aux sans-papiers, et son remplacement par une "aide médicale d'urgence" à l'occasion de l'examen du projet de loi immigration. Cette réforme a été introduite par un amendement de la droite sénatoriale, auquel le gouvernement ne s'est pas opposé (https://www.francetvinfo.fr/politique/projet-de-loi-immigration-le-senat-adopte-la-suppression-de-l-aide-medicale-d-etat-pour-les-sans-papiers_6170079.html).  

 

Le président de la CEF a aussi souligné l'«inquiétude non moins grande» des évêques «devant le projet de loi en préparation concernant la fin de vie», attendu pour décembre. Le sujet devait être évoqué par Emmanuel Macron lors de sa rencontre mercredi avec les francs-maçons du Grand Orient de France. «Une société humaine doit être fraternelle pour tous et pour toutes jusqu’à la fin de la vie, et promouvoir l’aide active à vivre», a-t-il ajouté, une allusion voilée à l'«aide active à mourir» qui pourrait être comprise dans le projet de loi. Le projet de loi sur la fin de vie doit être théoriquement présenté en décembre en Conseil des ministres, après avoir été reporté. L'exécutif entend articuler ce nouveau droit avec un plan de développement des soins palliatifs (https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/fin-de-vie-emmanuel-macron-promet-une-loi-de-liberte-et-de-respect-sur-le-droit-de-mourir-dans-la-dignite_6171447.html).

 

Cette assemblée était consacrée à la «mission» (c’est-à-dire comment relayer le message de l’Évangile), mais la guerre entre Israël et le Hamas s’est logiquement invitée dans les discussions. Alors que les actes antisémites explosent en France et que les responsables musulmans déplorent une libération de la parole antimusulmane, les évêques ont appelé à «ne pas céder à la logique simpliste de l’affrontement entre communautés religieuses». «Nous nous élevons contre les attitudes racistes, antisémites et antimusulmanes que cette logique induit», ont-ils martelé.

 

Ils n’ont toutefois pas donné de consignes pour la marche contre l’antisémitisme de dimanche. «Je suis toujours réticent à donner des consignes politiques», a expliqué Mgr de Moulins-Beaufort, assurant toutefois que la CEF «sera représentée, au moins par le directeur du service aux relations avec le judaïsme». Appelant à «la justice pour le peuple palestinien» qui «a droit à un État libre», il a aussi demandé «une reconnaissance claire, partout, du droit à exister pour l’État d’Israël». Pour le moment, au lieu de réunir la classe politique, cette "grande marche civique", à laquelle participera la Première ministre Élisabeth Borne, se heurte au boycott de LFI et à la participation du RN jugée encombrante à gauche et dans la majorité (https://www.bfmtv.com/societe/religions/marche-contre-l-antisemitisme-l-eglise-representee-sans-donner-de-consignes-aux-fideles_AD-202311080720.html).

 

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Publié le 7 Novembre 2023

Alan Le Bloa dans Ouest-France.fr nous montre ce mardi 7 novembre 2023 que la Conférence des évêques de France réunie à Lourdes (Hautes-Pyrénées) en assemblée jusqu’à ce mercredi 8 novembre, dans un message adressé aux jeunes, leur président, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, les remercie et les encourage à être des «missionnaires».

 

«Merci d’avoir répondu présents lors des Journées Mondiales de la Jeunesse». Ce sont les premiers mots du message adressé par les évêques de France aux 43 000 jeunes Français ayant participé au rassemblement mondial organisé en août à Lisbonne (Portugal). Dans la lettre et la vidéo mise en ligne ce mardi 7 novembre 2023, devant la basilique de Lourdes (Hautes-Pyrénées), à la veille de la clôture de l’assemblée plénière d’automne de la Conférence des évêques de France (CEF), par la voix de président, l’archevêque de Reims Éric de Moulins-Beaufort, ils affirment avoir été «touchés» par leur «soif», leur «foi» et leurs «prières pour nous». Ils les encouragent à poursuivre leur chemin «sur la route de l’Évangile». Un message d’importance à l’heure où l’Église catholique, en perte de vitesse sur le vieux continent, cherche à s’ouvrir davantage.

 

Guerres, changement climatique, pédocriminalité dans l’Église… Devant «l’angoisse, la colère» ou «l’incompréhension» de la jeunesse face «aux situations du monde, l’état de notre planète, le mauvais témoignage de chrétiens, mais aussi des épreuves personnelles», les évêques entonnent l’appel du pape François : «N’ayez pas peur d’être assoiffés de l’intérieur, inquiets, inachevés, avides de sens et d’avenir». Ils se disent en même temps «impressionnés» par «les capacités de mobilisation» des jeunes à tous les niveaux : «Solidarité, écologie, soin des pauvres, dignité de la personne, unité des chrétiens, liturgie».

 

Étudiants, jeunes professionnels, dans les grandes métropoles à la campagne ou dans les quartiers populaires : dans l’Église il y a de la place pour tous, affirment les évêques dans le sillage du pape. «Et quand la place manque, s’il vous plaît, faites de la place : y compris pour ceux qui se trompent, ceux qui tombent, ceux qui traversent des difficultés.» Avant de reprendre les propos du cardinal Jean-Marc Aveline, aux JMJ : «Jeunes de France, la France a toujours été un pays de missionnaires. À votre tour d’être des disciples, à votre tour d’être des missionnaires.»

 

Enfin, au cours de son assemblée générale, du vendredi 27 octobre au dimanche 5 novembre, la communauté des Béatitudes a acté la création d’une commission indépendante pour faire la lumière sur son passé (https://www.la-croix.com/religion/Beatitudes-communaute-annonce-commission-independante-relire-histoire-2023-11-07-1201289814).

 

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Publié le 5 Novembre 2023

Arnaud Bevilacqua (à Lourdes), nous montre dans la-croix.com ce dimanche 5 novembre 2023 que réunis en Assemblée plénière à Lourdes jusqu’au mercredi 8 novembre, les évêques suivent avec attention les conséquences en France du conflit entre Israël et le Hamas. Dans un contexte de tensions, marqué par une hausse des actes antisémites, ils tentent localement de maintenir le dialogue avec les communautés juives et musulmanes.

 

Certains ne cachent pas leur vive inquiétude alors que les actes antisémites ont bondi. Les évêques s’élèvent d’abord avec force contre l’antisémitisme, et pour défendre cette voie de la fraternité, beaucoup d’évêques s’investissent localement dans le dialogue interreligieux. Les liens de confiance tissés au fil du temps permettent, quand une crise survient, une prise de parole commune. Ainsi, Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon, a signé un appel à la paix avec les autres responsables religieux. Dans leur communiqué, prenant acte d’«opinions diverses, voire opposées», ils invitent leurs communautés «à cultiver le dialogue confiant et le respect mutuel».

 

Au Havre, après les attaques meurtrières du Hamas, un temps de recueillement a été organisé à la synagogue. Peu avant, l’évêque, Mgr Jean-Luc Brunin, a pris son téléphone pour s’assurer que les responsables musulmans de la ville seraient bien présents, ce qui fut le cas. Des petits gestes en parallèle d’un travail commun de longue haleine. Pour la prochaine rencontre interreligieuse fin novembre, il espère une démarche pour à nouveau affirmer la fraternité : une «urgence». Cette volonté de dialogue n’exclut pas pour autant la franchise. Pour se faire proche de toutes les souffrances, les évêques tentent de défendre une délicate position d’équilibre.

 

Dans son discours d’ouverture de l’Assemblée plénière, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques a ainsi condamné très fermement les «atroces attaques terroristes» du Hamas, demandé la libération des otages, dénoncé l’antisémitisme, tout en exprimant sa «communion» avec «la population de Gaza soumise à des bombardements terribles» et appelé à des «négociations pour une solution durable».

 

Dimanche 5 novembre, les évêques ont prié, lors de la messe, pour Israël et la Palestine, pour guérir de tout antisémitisme ou antijudaïsme, et de toute pensée antimusulmane. Le même jour, pour le déjeuner, ils se sont joints, par un geste symbolique, au shabbat mondial, qui a eu lieu ce week-end, en soutien aux familles des otages retenus par le Hamas. Ils ont ainsi gardé une place libre à chaque table. Une lettre de Mgr Raffic Nahra, évêque auxiliaire du Patriarcat de Jérusalem, évoquant la situation des communautés locales, a également été lue.

 

Maugan Rambour dans Le Journal du Dimanche (https://www.lejdd.fr/international/guerre-israel-hamas-le-pape-francois-reitere-son-appel-un-cessez-le-feu-et-la-liberation-des-otages-139285) nous montre aussi que le conflit au Proche-Orient ne laisse pas l’Église catholique de marbre. Alors que l’armée israélienne a intensifié, samedi, ses bombardements sur la bande de Gaza, le pape François a une nouvelle fois exhorté l’État hébreu et le Hamas à cesser le feu, rapporte Vatican News. «Que personne n’abandonne la possibilité d’arrêter les armes : que cessent les armes», a déclaré le souverain pontife, après la traditionnelle prière de l’Angélus à Rome, ce dimanche.

 

 «Arrêtez, frères et sœurs : la guerre est toujours une défaite, toujours, toujours», a insisté le pape, invitant les fidèles et pèlerins réunis place Saint-Pierre à prier pour «la grave situation en Palestine et en Israël». Alors que la bande de Gaza est sous blocus terrestre et maritime, et que le point de passage de Rafah depuis l’Égypte ouvre de manière épisodique, l’évêque de Rome a, par ailleurs, demandé à laisser «des espaces pour garantir l’aide humanitaire». En outre, le pape François a réitéré son appel à la libération immédiate des otages détenus par le mouvement islamiste palestinien du Hamas. Selon le dernier bilan des autorités israéliennes, environ 230 otages sont toujours retenus dans la bande de Gaza. Samedi, la branche militaire du Hamas a affirmé être prête à les relâcher, en échange de la libération de tous les prisonniers palestiniens incarcérés en Israël.

 

Cependant, Israël poursuit son offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza, après avoir rejeté l’idée de «pauses humanitaires» réclamées par les États-Unis. L’armée israélienne, qui pilonne sans relâche le territoire palestinien depuis le 8 octobre, mène aussi depuis plus d’une semaine des combats au sol contre le mouvement islamiste. Enfin, des rassemblements demandant la libération des otages détenus par le Hamas depuis le 7 octobre ont eu lieu à Londres, Berlin ou Copenhague. Une manifestation propalestinienne a réuni plusieurs milliers de personnes à Marseille (https://www.lemonde.fr/international/live/2023/11/05/en-direct-guerre-israel-hamas-mahmoud-abbas-lie-un-retour-de-l-autorite-palestinienne-a-gaza-a-un-reglement-pour-tous-les-territoires-palestiniens_6197302_3210.html).

 

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Publié le 4 Novembre 2023

Alan Le Bloa dans Ouest-France.fr nous montre dans son article du vendredi 3 novembre 2023 qu’un changement de paradigme, de culture, est à l’œuvre au sein de l’Église. Au cœur de cette révolution poussée par le pape François et discutée au sein même du synode sur l’avenir de l’Église, dont le premier volet s’est refermé à Rome dimanche 29 octobre ? Le partage de l’exercice du pouvoir, dans les diocèses, pour une Église que le pape souhaite «moins verticale», plus «démocratique». Une institution menée par des pasteurs, assistés par des laïcs et des femmes.

 

En mars 2023, lors de leur assemblée plénière de printemps, les évêques de France avaient pris connaissance de recommandations remises par neuf groupes composés de clercs et de laïcs. Une partie des nombreuses propositions visant à encadrer le partage et l’exercice du pouvoir dans les diocèses ont été votées. Porte-parole d’une volonté de réforme à la base, les participants avaient proposé à l’épiscopat d’intégrer des laïcs au sein du conseil permanent de la Conférence des évêques de France. Proposition retoquée. Les diocèses ont également été invités à intégrer de la «diversité» au sein des conseils sur lesquels les évêques ont la main, en veillant à y intégrer des femmes.

 

L’assemblée s’est engagée à évaluer le suivi des résolutions, en mars 2025 pour identifier «ce qui aura été acquis, ou pas». D’ici là, la question sera à nouveau abordée, lors de l’assemblée plénière qui se réunira à Lourdes (Hautes-Pyrénées) du vendredi 3 novembre 2023 au mercredi 8 novembre. Il sera une nouvelle fois question d’ouvrir des chemins de transformation, y compris en diocèse. Un retour du Synode sur l’avenir de l’Église sera présenté. Le dialogue interreligieux occupera également les échanges. Deux séances de travail avec le Service national pour les relations avec les musulmans figurent au programme. Avant le discours final, prononcé par le président de la Conférence des évêques de France, l’archevêque de Reims Éric de Moulins-Beaufort, mercredi 8.

 

Xavier Sartre dans vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2023-11/assemblee-automne-eveques-de-france-terre-sainte-armenie-ukraine.html) nous montre que c’est les conflits  au Haut-Karabagh, en Ukraine, et dans la Terre Sainte qui se sont invités dans le discours d’ouverture de l’assemblée plénière d’automne des évêques de France de Mgr Moulins-Beaufort le vendredi 3 novembre. Les Arméniens et les Ukrainiens seront tout particulièrement au cœur des prières des évêques dimanche pendant la messe et au cours des vêpres. Et les évêques prieront aussi pour «l’avènement de la justice et de la vérité en vue de la paix en Israël et en Palestine».

 

Bien sûr, les évêques se pencheront jusqu’au 8 novembre sur les trois thèmes principaux de leur assemblée automnale: la mission, la transformation pastorale des diocèses et de la CEF, ainsi que l’accueil des personnes victimes adultes d’un clerc ou d’un laïc, y compris dans des associations de fidèles. Concernant le premier point, le président de la CEF voudrait que les évêques comprennent mieux ensemble ce qu’ils attendent ou ce qu’ils entendent en matière de mission. Ils réfléchiront aussi à un message aux jeunes dans le sillage des JMJ de Lisbonne ainsi qu’à une prise de position sur l’immigration après les mots que le pape a eu à Marseille sur ce sujet. Sujet plus technique en apparence, cette assemblée étudiera les nouveaux statuts de la CEF. Enfin, elle se penchera sur la douleur des adultes victimes d’abus.

 

Les évêques ont également reçu le soutien du pape François et invite ainsi les évêques à continuer de porter le regard vers la Méditerranée à recevoir d’elles «les leçons criantes, et trop souvent déchirantes, qu'elle nous donne». «Vous pourrez aider votre société à promouvoir et défendre la vie humaine par de justes lois, et à exercer concrètement la fraternité, ferment de la paix pour notre monde» poursuit le message du pape. Le Saint-Père invite enfin à ne pas se laisser décourager par les défis et à prendre le risque «de rester une Église prophétique, le regard toujours tourné vers le futur».

 

Les évêques auront aussi, samedi et mardi, des séances de travail avec le service national pour les relations avec les musulmans, qui fête cette année ses 50 ans. Il se pencheront samedi sur la thématique «jeunesse et climat social» avec l’intervention de Véronique Devise, présidente du Secours catholique qui présentera le 20 novembre son enquête annuelle sur la pauvreté, et de Janvier Hongla, qui a fondé une association de jeunes catholiques habitant en banlieue (https://www.sudouest.fr/societe/religion/lourdes-les-eveques-catholiques-ouvrent-leur-assemblee-d-automne-sur-fond-de-guerre-israel-hamas-17320922.php).

 

Des débats enflammés vont donc se tenir à huis clos comme la mission d’évangélisation de l’Église, le dialogue avec les musulmans ou encore le débriefing de la visite du pape à Marseille, et les abus sexuels également, seules les messes sont publiques. "Tous les évêques discutent de divers thèmes. L’Église de France s’inquiète en revanche de l’inscription du droit à l’avortement dans la constitution ou encore du débat sur l’euthanasie. Une messe pour la communauté ukrainienne est prévue dans la semaine (https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/hautes-pyrenees/tarbes/conferences-des-eveques-de-france-a-lourdes-l-eglise-ne-se-regarde-pas-le-nombril-2867264.html).

 

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