Publié le 5 Juin 2023

Christine Ravier dans france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/ ce lundi 5 juin 2023 que des catholiques ne se reconnaissent plus dans l'Église, notamment à Toulouse (Haute-Garonne), et organisent des messes à domicile accueillant chez eux, dans leur maison, des prêtres qui donnent des messes pour des petits groupes. Ces catholiques ne se reconnaissent plus dans l'Église. Une manière de "protester" suite aux abus sexuels dans l'Église systémiques dans l'institution qu'a mis en lumière la commission Sauvé notamment et surtout de reconquérir un espace d'échange et de paroles. C'est aussi pour eux une manière de renouer avec le partage et la liberté de s'exprimer.

 

Depuis 3 ans, Annie Dreuille accueille chez elle, dans sa maison, trois fois par mois un prêtre qui officie chez elle. Ces messes à domicile pratiquées en Haute-Garonne, mais ailleurs en France également, constituent un mouvement nouveau en forme de contestation. Aujourd'hui, ils sont dix-sept. La célébration a lieu dans la pièce à vivre. Le prêtre qui officie, Jean-Marie Miquel, se dit très content : "je n'oppose pas les deux (la messe à l'église et la messe à domicile). C'est la même eucharistie, c'est toujours le Seigneur ressuscité qui nous appelle à sa table.).Cette forme, parce qu'on n'est pas nombreux, permet le partage". La propriétaire des lieux abonde dans ce sens. Annie Dreuille trouve les dernières années austères et n'était pas satisfaite de la vie de sa paroisse qu'elle a, comme beaucoup dit-elle, abandonnée. "Moi, je ne pouvais plus supporter", affirme-t-elle. "On ne vous demande pas votre avis, on vous dit ce qu'il faut penser. Or l'Évangile pour moi c'est la découverte de la liberté. On peut interpréter, en parler et écouter. Ce qu'il faut, c'est partager et écouter. Le partage, c'est l'enrichissement."

 

La cause de cette désaffection des paroisses est claire selon Annie Dreuille, qui regrette l'élan de liberté donné par Vatican II à la fin des années 50. "On a vu arriver des générations de clercs qui ont tout coupé, regrette-t-elle. Leur formation est beaucoup plus rigoriste et on a une église traditionnelle, une église institution, une église qui gouverne, qui a le pouvoir et qui ne donne pas la parole". Ces croyants ont déserté leurs paroisses regrettant l'élan de liberté donné par Vatican II à la fin des années 50. Même constat pour les autres participants. "Quand j'ai vu nos églises se vider, quand j'ai senti qu'il n'y avait pas de liens entre la vie de semaine et l'heure que l'on passait à la messe, quand nous avons senti que nos enfants prenaient la fuite par rapport aux assemblées paroissiales, quand on a commencé à se plaindre du fait que tout était en train de se refermer, on nous a dit qu'on pouvait  partir" constate Frédérique Pasturel, l'une des pratiquantes.

 

Inquiétude pour l'avenir "Il faut faire quelque chose, poursuit-elle, pour redonner espoir à toutes les personnes qui se sont senties ostracisées parce qu'homosexuels, parce que divorcées remariées, parce que dans une famille qui avait accès à la PMA, qui ont été comme moi absolument ulcérées par un cléricalisme infantilisant pour les laïcs et pour les femmes... On s'est dit qu'il fallait vraiment faire quelque chose." Frédérique comme Annie témoignent d'une grande inquiétude pour l'avenir de leur église. Mais cette pratique des messes en petits groupes qui remonte aux origines du christianisme, peut signifier un renouveau. Elle réunit actuellement une cinquantaine de personnes à Toulouse et tend à se développer, à s'ouvrir...

 

Enfin, on apprend aussi plus de 300 catholiques des Pyrénées-Atlantiques se disent inquiets pour l'avenir du diocèse apprenant lors d'une réunion à la mi-mars, qu'une congrégation de chanoines de tendance traditionnaliste – les chanoines de Lagrasse – va s'installer à Pau dans les nouveaux locaux du futur centre diocésain du Béarn, rue Montpensier, dans d'anciens locaux jésuites. Ils ont entamé une démarche pour se faire entendre, et demandent une médiation avec Mgr Aillet, l'évêque de Bayonne, Lescar et Oloron. Ils pointent aussi du doigt une décision prise sans concertation et qui pour eux est un mauvais signal alors que l'Église est engagée sous la houlette du pape François dans une démarche qui vise à donner plus de places aux laïcs. Cet épisode, c'est la goutte qui fait déborder le vase pour ces frondeurs. Depuis des années déjà, certaines prises de positions et décisions de l'évêque suscitent l'incompréhension et surtout fracturent la communauté catholique du département. Beaucoup estiment que sa gouvernance ne tient pas compte des orientations de Vatican II qui en 1962 ont permis à l'Église de s'ouvrir au monde moderne, et favorise les courants conservateurs. Un collectif de fidèles a été mis en place et une médiation, ou rencontre avec observateur, avec l'évêque devrait être organisée rapidement (https://www.francebleu.fr/infos/societe/malaise-chez-les-catholiques-des-pyrenees-atlantiques-une-demande-de-mediation-avec-l-eveque-4283765).

 

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Publié le 4 Juin 2023

José Manuel Vidal nous montre dans religiondigital.org ce dimanche 4 juin 2023 que depuis la chaise près de la fenêtre, le pape François explique le mystère de la Trinité avec l'image d'"une famille réunie à table", car "notre Dieu est une communion d'amour". Pour cette raison, Bergoglio invite les croyants à faire le signe de la croix, signe de l'amour de Dieu «qui nous enveloppe complètement, de haut en bas, de gauche à droite» et, en outre, à se demander : «Si Dieu est amour, est-ce que nos communautés en témoignent ? Savent-ils aimer ? Sont-ils comme des familles ? Avons-nous toujours la porte ouverte, savons-nous accueillir tout le monde ? Car l'Église est ou devrait être comme "comme une maison où l'on aime en famille"

 

Après l’angélus du dimanche 4 juin, le pape François a fait part de ses prières et de sa solidarité avec les indiens touchés par le drame ferroviaire survenu vendredi 2 juin, qui a fait au moins 288 morts. Mais le bilan pourrait être beaucoup plus lourd et atteindre 380 morts, selon le directeur général des services d'incendie de l'État d'Odisha, Sudhanshu Sarangi. «Je suis proche des blessés et de leurs familles. Que le Père céleste accueille les âmes des défunts dans son royaume», a-t-il prié. Samedi déjà, le pape François avait fait parvenir un télégramme de condoléances au nonce apostolique en Inde, Mgr Leopoldo Girelli, se disant profondément attristé d'apprendre «l'immense perte de vies humaines» causée par cette collision entre trois trains dans l’État d’Odisha, à l’est du pays. Dans ce message, il assure de sa proximité spirituelle toutes les personnes touchées par la tragédie, confiant les âmes des défunts à la miséricorde de Dieu (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-06/pape-francois-appel-angelus-inde-accident-train.html).

 

Enfin, le pape a participé à l'émission "A Sua Immagine", programme religieux de la télévision publique italienne, enregistrée le 27 mai dernier et diffusée dimanche 4 juin. À partir de témoignages, le Souverain pontife s’exprime sur des thèmes variés, tels que la guerre déclarant que «C'est une histoire vieille comme l'humanité: avec la paix on gagne toujours, peut-être peu mais on gagne, avec la guerre on perd tout. On perd tout. Tout! Et les soi-disant gains sont des pertes», pensant aujourd’hui au conflit en Ukraine qui blesse l'Europe, mais aussi à toutes les guerres et violences à travers le monde, l’éducation des enfants par la douceur mais aussi aux limites, ou encore les apparitions mariales en soulignent la place centrale du Christ est importante pour discerner la véracité de celle-ci, qui ne sont pas toujours authentiques (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-06/pape-francois-emission-tv-rai-a-sua-immagine.html).

 

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Publié le 3 Juin 2023

rtp.pt nous montre ce samedi 3 juin 2023 que les cas d'abus sexuels au sein de l'Église catholique feront l'objet des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Lisbonne, un geste du pape étant attendu à l'égard des victimes portugaises.

 

Mgr Américo Aguiar, président de la Fondation JMJ Lisbonne 2023, est certain que ce geste aura lieu, bien qu'il ne soit pas encore connu, beaucoup s'attendant à ce que le pape François ait une rencontre personnelle avec certaines des personnes abusées par des membres du clergé au cours des dernières décennies. "Le pape, comme cela s'est produit lors d'autres voyages et dans d'autres contextes, je suis sûr qu'il fera aussi un geste, une décision, une rencontre, quelque chose d'autre en ce qui concerne la question des abus, certainement", a déclaré Américo Aguiar dans une interview avec l'agence Lusa, sans donner plus de détails. Selon l'évêque chargé d'organiser la rencontre mondiale des jeunes avec le pape à Lisbonne, ce geste devrait être connu "d'ici quelques jours", lors de l'agenda du pontife pour les journées où il sera au Portugal du 02 au 06 août. Au terme de l'Assemblée plénière extraordinaire de la Conférence épiscopale portugaise (CEP) chargée d'analyser le rapport de la Commission indépendante pour l'étude des abus sexuels sur mineurs dans l'Église catholique au Portugal, il a été annoncé qu'«une commémoration aura lieu durant la Journée mondiale de la jeunesse et ensuite perpétué dans un espace extérieur de la Conférence épiscopale portugaise».

 

Interrogé sur ce processus, Américo Aguiar a évoqué le président du CEP, José Ornelas, qui «en temps voulu», partagera «avec tout le monde» la décision prise. Sur la question des abus, l'évêque auxiliaire de Lisbonne préfère souligner le protocole établi entre la Fondation JMJ Lisbonne 2023 et l'Association portugaise d'aide aux victimes (APAV), "qui travaille (...) sur la préparation et la prévention avec (...) volontaires et travailleurs" du voyage. L’APAV «formera des bénévoles, des chefs d'équipe de bénévoles, sera avec nous pendant le Voyage et travaillera avec nous pendant un certain temps après le Voyage, non pas dans le foyer fermé de la question de la maltraitance des mineurs, mais, malheureusement, dans tous les possibilités de ce que signifie l'existence de victimes dans une rencontre avec tant de personnes», a déclaré Américo Aguiar. Interrogé sur d'éventuelles protestations de secteurs insatisfaits de la réponse de l'Eglise aux cas d'abus sur mineurs, le prélat assure ne pas relativiser la question, mais met l'accent sur les actions menées. "Non, je ne relativise pas. Absolument. Ce que j'ai dit, et je le répète, c'est que l'Église fait ce qu'elle doit faire. On peut réfléchir sur les 'timings', les circonstances et ne pas être visible, toutes ces choses. Maintenant, ce qui a été fait devait être fait et ce qui est fait doit être fait et continuer à être fait», a déclaré l'évêque.

 

Pour Américo Aguiar, l'Église a pu, "plus ou moins immédiatement, placer les victimes à la place qui leur revient" et reprend la parole du pape pour souligner que, dans ces cas, "la douleur ne se prescrit pas". "Nous devons tous être conscients (...) que la douleur de ceux qui vivent quelque chose comme ça ne se prescrit pas. Et ça me fait très mal qu'aujourd'hui encore, (...) nous allons voir un journal (...) et cela continue à se produire. Cela continue à se produire signifie que nous, l'Église, nous, la société, nous les citoyens, n'avons pas encore pu empêcher que des cas d'abus continuent de se produire". La tolérance zéro et la transparence totale demandées par le pape, "doivent définitivement prendre effet. (...) Je ne suis pas concerné (...) la notoriété, le bruit autour de la journée ou en dehors de la journée ou dans l'église. Ça inquiète (...) ces gens ont vécu ça", a-t-il ajouté.

 

Sur près d'un an, la Commission indépendante dirigée par le pédopsychiatre Pedro Strecht, a validé 512 des 564 témoignages reçus, pointant, par extrapolation, un nombre minimum de victimes d'environ 4815. La période analysée a été délimitée entre 1950 et 2022. Suite à ces résultats, certains diocèses ont prudemment retiré certains prêtres du ministère. Cependant, après la fin des travaux de cette Commission, le CEP a créé le Groupe VITA, le groupe de surveillance des situations d'abus sexuels d'enfants et d'adultes vulnérables dans le contexte de l'Église catholique au Portugal, dirigé par le psychologue Rute Agulhas. Cet organisme a un horizon de fonctionnement de trois ans, avec «la mission d'accueillir, d'écouter, de surveiller et de prévenir les situations d'abus sexuels d'enfants et d'adultes vulnérables dans le contexte de l'Église au Portugal, en prêtant attention aux victimes et aux agresseurs», selon le CEP.

 

D’ailleurs, le groupe VITA a déjà commencé à recevoir des demandes d'aide de victimes d'abus sexuels dans le cadre de l'Église catholique. Rute Agulhas, le coordinateur de ce groupe, mais il a révélé que des contacts ont été pris sur Internet car la ligne d'assistance téléphonique ne fonctionne pas encore (https://www.rtp.pt/noticias/pais/abusos-na-igreja-pedidos-de-ajuda-ja-comecaram-a-chegar-ao-grupo-vita_v1487917). Le problème a été résolu puisque la ligne téléphonique créée pour soutenir les victimes d'abus sexuels dans l'Église catholique a reçu 16 contacts et demandes d'aide en une semaine seulement. Des témoignages viennent de tout le pays (https://www.rtp.pt/noticias/pais/abusos-na-igreja-comecam-a-chegar-pedidos-de-ajuda-na-linha-de-apoio-as-vitimas_v1489856).

 

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Publié le 2 Juin 2023

José Lorenzo nous montre dans religiondigtal.org ce vendredi 2 juin 2023 que la colère au sein du Comité central des catholiques allemands (ZdK). Ses membres seraient irrités par un rapport publié selon lequel certains évêques allemands seraient réticents à fournir les fonds nécessaires au Comité synodal prévus par les délibérations adoptées dans leur démarche par la Voie synodale allemande.

 

"Une écrasante majorité des évêques ont voté pour le Comité synodal" dans ce processus qui s'est déroulé ces dernières années dans plusieurs réunions conjointes entre les délégués du Chemin synodal, composé de laïcs, de religieux, de prêtres et d'évêques, ces derniers avec droit de veto, a souligné la présidente du ZdK, Irme Stetter-Karp. "Le non-respect de la parole détruit la crédibilité", a-t-elle ajouté, visiblement vexée, pour laquelle elle espère "que les évêques allemands poursuivent le processus de réforme de la Voie synodale".

 

Et c'est que, tel que publié par Katholisch, citant des informations de l'Agence de presse catholique, "en avril, une décision financière sur les ressources humaines et matérielles du Comité synodal a été reportée. Et en vue de la prochaine réunion du Conseil permanent de Évêques diocésains à Berlin, à la mi-juin, il n'est pas encore clair s'il y aura un accord sur le financement prévu, selon l'Association responsable des diocèses allemands (VDD), dans laquelle les diocèses ont leurs activités communautaires en commun, et où les questions financières doivent être décidées à l'unanimité."

 

Pour le ZdK, derrière cette incertitude quant à l'aide financière, il y aurait les fortes réticences expliquées par les cardinaux Parolin, Ladaria et Ouellet à certaines questions approuvées par le chemin synodal, parmi lesquelles le lancement de ce comité synodal, qui à Rome le comprennent comme une organisation chargée de superviser le travail des bergers allemands eux-mêmes. Le ZdK a tenté de dissiper ces craintes en soulignant que ce nouvel organe ne supplantera pas les évêques. «Il s'agit de poursuivre le chemin fructueux que nous avons entrepris avec les évêques allemands. Les causes du scandale des abus ne peuvent être traitées qu'à long terme par des réformes comme celles dont nous avons discuté au cours des trois dernières années», déclare Stetter-Karp.

 

En tout cas, et après la publication de ce rapport qui pourrait mettre un terme aux projets du Chemin synodal par suffocation économique, le combative présidente du ZdK en vient à dire que les mécanismes de prise de décision dans l'Église aussi ils doivent être réexaminé en matière financière. Le vice-président du ZdK, Wolfgang Klose, a lui aussi exprimé son inquiétude et lancé un appel aux évêques : "Je suis convaincu que la Conférence épiscopale ne se laissera pas bloquer par quelques évêques dans leur souci de concrétiser maintenant les résolutions du Chemin synodal."

 

C’est triste de voir que certains évêques allemands ont toujours un esprit clérical au lieu de ‘sentir comme leurs brebis’, et donc ne pas financer les réformes montrent que ces derniers vivent toujours dans l’illusion l’ancien modèle peut durer, mais la crise des abus montre que ce n’est plus le cas, et qu’il faut une réforme radicale au lieu de vivre dans le passé.

 

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Publié le 1 Juin 2023

Jesús Bastante nous montre sur religiondigital.org ce jeudi 1er juin 2023 que José Cobo, l'évêque auxiliaire de Madrid, à 57 ans, fait face à un long pontificat, dans lequel il devra piloter un nouveau projet d'Église, tant dans la capitale que dans le reste de l'Espagne, très réticente aux réformes mises en œuvre par Bergoglio.

 

Malgré les tentatives de placer Argüello, Cerro ou Ginés García Beltrán, Le pape François n'avait que deux noms en tête : Cobo et l'évêque de Zamora, Fernando Valera. Le pape François a attiré l'attention du Nonce après l'une des présélections présentées, qui comprenait Jesús Sanz, Mario Iceta... et Martínez Camino ! La possibilité d'un prêtre, d'un missionnaire, était également sur la table. Enfin, le pape François a opté pour un pasteur qui connaît parfaitement le diocèse, avec une vocation pastorale claire et responsable de la pastorale des migrations dans l'Église espagnole, qui est appelé à agir comme un «contrepoids» à l'écart conservateur attendu en mars, après qu'Omella a annoncé qu'il ne se représenterait pas.

 

La récente résolution des tribunaux exonérant totalement le diocèse de toute responsabilité dans la soi-disant «affaire des Fondations», a également servi à lever de tout doute le pontificat d'un Carlos Osoro qu'il verra comme l'un de ses hommes de confiance, José Cobo, cela lui arrivera à Madrid, et il le fera avec le temps qui lui a peut-être manqué pour pouvoir mener à bien les réformes nécessaires dans le plus grand diocèse d'Espagne. Et, au passage, essayez de les «exporter» vers une Église espagnole qui continue d'être l'une des plus réfractaires aux réformes du pape François. Le pape des surprises.

 

Jesús Bastante nous montre aussi sur religiondigital.org  (https://www.religiondigital.org/espana/Cesar-Garcia-Magan-pederastia-abusos-menores-dolor-verguenza-lacra-instruccion-datos_0_2565343455.html) que porte-parole de la Conférence épiscopale, César García Magán, a ouvert la conférence «Protection des mineurs : nous continuons à marcher», au cours de laquelle a été présentée l'Instruction de l'Église espagnole sur les abus. Il y avait des victimes présentes à l'acte, bien que parmi le public. Pas de visage, pas de voix. Le ton utilisé par le secrétaire général de la CEE était beaucoup plus retentissant qu'à l'accoutumée.

 

L'évêque auxiliaire de Tolède a marqué trois étapes franchies, en tant qu'Église, au cours de la dernière année : en novembre 2022, l'approbation du protocole-cadre pour la prévention et l'action contre les abus sur mineurs ; en mars, s'est achevée la préparation du rapport "Pour faire la lumière" sur la pédophilie, dont les données seront présentées cet après-midi ; en avril, l'approbation de l'instruction CEE sur les abus sexuels, obligatoire pour les diocèses et les congrégations religieuses.

 

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Publié le 31 Mai 2023

katholisch.de nous montre ce mercredi 31 mai 2023 qu’à l'occasion d'une rencontre avec une délégation du Comité central des catholiques allemands (ZdK), des représentants laïcs polonais ont vivement critiqué la voie synodale de l'Église en Allemagne. "Malgré le noble objectif de renforcer le témoignage chrétien, la voie allemande n'est pas basée sur l'Évangile et contredit souvent les principes de la foi", indique un communiqué de presse publié par l'Action catholique Pologne le week-end suivant la réunion. Le chemin synodal accorde une place importante aux "signes des temps", bien que ce terme soit peu clair et interprété de différentes manières. Le processus de réforme représente une "menace pour l'unité de l'Église".

 

Le chemin synodal en Allemagne évite l'obligation formelle avec ses résolutions, mais en pratique, il exerce une pression sur tout l'environnement de l'Église en Allemagne, dit-on. L'Action catholique Pologne a fait référence à la déclaration du Vatican de juillet 2022 selon laquelle la voie synodale n'a pas le pouvoir d'obliger les évêques et les laïcs à accepter de nouvelles décisions sur les questions de foi et de morale. En Allemagne même, tout le monde n'est pas d'accord avec le chemin synodal, «car ils sont d'avis qu'il ne conduit pas à un véritable renouveau et laisse de côté le cœur de la crise de la foi. En vue de la mise en place prévue d'un conseil synodal national, les représentants laïcs polonais voient le danger "que la voie synodale allemande conduise à se placer au-dessus de l'épiscopat".

 

Selon les informations, la réunion de Varsovie portait principalement sur le rôle des laïcs dans l'Église du pays respectif. Les deux délégations ont également échangé des vues sur la participation aux processus synodaux dans l'Église. Du côté allemand, des représentants du Maximilian-Kolbe-Werk ont ​​participé en plus des représentants du ZdK, dont la présidente Irme Stetter-Karp, qui on été très surpris par les propos de l'Action catholique  polonaise parce qu’ils n’ont «pas parlé spécifiquement du chemin synodal en Allemagne. Nous avons montré un grand intérêt à en savoir plus sur leur travail, qu'ils ont également largement utilisé.», mais signale qu’«il y a d'autres organisations, comme par exemple le KIK, le Club des Intellectuels Catholiques de Pologne, qui représentent une direction complètement différente, qui sont très heureuses de nos efforts de réforme allemands, se montrent solidaires avec nous et veulent que des changements dans leur pays fassent un effort», et que le cardinal Nycz «fait remarquer dans sa conversation» que l’Église en Pologne doit rejeter toute attitude discriminatoire envers les homosexuels, car c’est «un défi pour l'Église catholique qui, contrairement au passé, ne peut plus compter sur une culture ecclésiale nationale très claire», elle qui aura «des collectivités plus petites» et devra «trouver de nouvelles façons de faire.» (https://www.domradio.de/artikel/zdk-chefin-stetter-karp-nachdenklich-nach-polen-reise).

 

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Publié le 29 Mai 2023

Jesús Bastante nous montre sur religiondigital.org  ce lundi 29 mai 2023 une prise de conscience du Vatican à part entière des insultes professionnelles qui pullulent sur les sites soi-disant catholiques et des prêtres «influenceurs» qui entachent le message évangélique de discours de haine, car "Ceux-ci non seulement provoquent la division dans la communauté, mais autorisent et légitiment également les autres à promouvoir un type de communication similaire", le déplore t-il, notant que "notre responsabilité augmente avec l'augmentation du nombre d'adeptes".

 

La Direction de la communication vient de publier le document «Vers une pleine présence. Réflexion pastorale sur l'interaction dans les réseaux sociaux» dans laquelle il met en garde contre les risques «particulièrement inquiétants» que cette division «vienne des dirigeants de l'Église : évêques, pasteurs et dirigeants laïcs éminents». C’est pour celaque le document rappelle que «le style chrétien doit être réfléchi, non réactif, également sur les réseaux sociaux», et que «nous devons tous faire attention à ne pas tomber dans les pièges numériques qui se cachent dans des contenus expressément destinés à semer le conflit entre utilisateurs provoquant l'indignation ou des réactions émotionnelles.» "Nous devons faire attention à ne pas publier et partager des contenus susceptibles de provoquer des malentendus, d'exacerber les divisions, d'inciter aux conflits et d'aggraver les préjugés". "Il faut faire attention à ne pas publier et partager des contenus qui pourraient provoquer des malentendus, exacerber les clivages, inciter aux conflits et approfondir les préjugés", prévient le texte, qui pointe à quel point "on peut tous être tentés de chercher la paille dans l'œil de nos frères et sœurs lancent des accusations publiques sur les réseaux sociaux, fomentent des divisions dans la communauté ecclésiale ou se disputent pour savoir qui est le plus grand d'entre nous."  Plusieurs fois, en plus, ils se souviennent de l'anonymat.

 

"Lorsque des groupes qui se présentent comme 'catholiques' utilisent leur présence sur les réseaux sociaux pour fomenter la division, ils ne se comportent pas comme une communauté chrétienne devrait le faire", indique le document, qui préconise de "transformer les attitudes hostiles en opportunités de conversion, parfois pour assister à la rencontre, le dialogue et la réconciliation autour de questions apparemment conflictuelles". «Nous devons tous prendre notre «influence» au sérieux. Il n'y a pas que des macro-influenceurs à large audience, mais aussi des micro-influenceurs. Chaque chrétien est un micro-influenceur», souligne le Dicastère, qui insiste sur le fait que «chaque chrétien devrait être conscient de son influence potentielle, quel que soit le nombre d'adeptes qu'il a. En même temps, il doit être conscient que la valeur du message transmis par le chrétien influent ne dépend pas des qualités du messager».

 

Si le document met en lumière le potentiel des réseaux sociaux, comme on l'a vu notamment pendant la pandémie, il soulève également des possibilités de changement. "Le web social n'est pas 'figé', nous pouvons le changer. Nous pouvons devenir des moteurs de changement en imaginant de nouveaux modèles basés sur la confiance, la transparence, l'égalité et l'inclusion." "Le long des 'autoroutes numériques', de nombreuses personnes sont blessées par la haine et la division. Nous ne pouvons pas l'ignorer. Nous ne pouvons pas simplement être des spectateurs silencieux. Pour humaniser les environnements numériques, nous ne devons pas oublier ceux qui sont laissés pour compte", affecte Rome.

 

Le Vatican veut enfin qu’un certain nombre d'évêques catholiques conservateurs et de commentateurs de premier plan, en particulier aux États-Unis, qui ont critiqué le pape François sur Twitter, certains d'entre eux ayant approuvé des attaques vidéo féroces d'extrême droite contre le pontife, modèrent leurs commentaires sur les médias sociaux, car ceux-ci provoquaient des divisions et alimentaient des polémiques qui nuisaient à l'ensemble de l'Église, ce qui est le cas.

 

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Publié le 28 Mai 2023

katholisch.de nous montre qu’à la Pentecôte, le pape François a rappelé l'importance du Saint-Esprit pour le Synode mondial de l'Église catholique. "Le synode actuel est - et doit être - une voie conforme à l'Esprit", a prêché le pape le dimanche de la Pentecôte dans la basilique Saint-Pierre. "Pas un parlement pour revendiquer des droits et des besoins à l'ordre du jour mondial, pas une opportunité d'aller là où le vent nous mène, mais une opportunité de suivre les coups de l'esprit." L'Esprit Saint doit devenir le principe et le centre du travail synodal. Pour être rempli de l'Esprit, le peuple de Dieu doit marcher ensemble, a dit le pape François. «C'est ainsi que l'harmonie se renouvelle dans l'Église : en marchant ensemble, avec l'Esprit au centre. Créons l'harmonie dans l'Église !»

 

Le pape a rappelé les Actes des Apôtres dans le Nouveau Testament, selon lesquels le Saint-Esprit descend sur les disciples instables après la mort de Jésus. "Chacun reçoit des grâces spéciales et des charismes différents", a-t-il dit. "Il n'efface pas les différences, les cultures, mais harmonise tout sans uniformiser, sans unifier." S'écartant du manuscrit du discours, le pape François a ajouté : "Cela devrait nous donner matière à réflexion en ce moment, dans un monde qui essaie de tout mettre en conformité."

 

Le Synode mondial d'octobre 2023 et d'octobre 2024 porte sur la manière dont l'Église catholique discutera et prendra des décisions à l'avenir. En plus du pape et des évêques, le "peuple de Dieu" devrait être plus impliqué. Pour la première fois, de nombreux laïcs, dont des femmes, ont le droit de vote dans les deux assemblées du Vatican. Selon le droit canonique, cependant, c'est un synode d'évêques qui soumettra des recommandations au pape, sur lesquelles il décidera ensuite. «Dans le monde il y a discorde, division, guerres et conflits, a prêché le pape François. Le Saint-Esprit fait passer la réalité créée de la confusion à l'harmonie et crée l'harmonie dans le cœur des gens. Si nous voulons l'harmonie, nous devons la rechercher, pas un palliatif mondain.»

 

Le pape François semblait concentré et présent pendant le service. Les audiences au Vatican ont été annulées vendredi dernier parce que le Pape avait de la fièvre. Il a repris le travail samedi. Au cours de la messe de la Pentecôte dans la basilique Saint-Pierre, le cardinal Joao Braz de Aviz, chef de l'Autorité vaticane pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, a célébré à l'autel.

 

Et le pape a exprimé sa solidarité avec les populations vivant à la frontière entre la Birmanie et le Bangladesh, après le passage dévastateur du cyclone, mi-mai. Le pape souhaite que l'accès humanitaire soit facilité. Le Souverain pontife a également rappelé les conditions déjà très précaires dans lesquelles se trouvent de nombreux Rohingyas touchés par Mocha (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-05/appel-du-pape-pour-les-victimes-du-cyclone-mocha.html).

 

On apprenait aussi hier que le pape François a accepté la démission que lui avait remise fin avril l’archevêque de Strasbourg, Mgr Luc Ravel, très critiqué pour sa gouvernance par certains fidèles, prêtres et collaborateurs. La Conférence des évêques de France a fait cette annonce le samedi 27 mai (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-francois/le-pape-francois-accepte-la-demission-de-larcheveque-de-strasbourg-apres-une-inspection-du-vatican-0a40728e-fc96-11ed-881e-3e23e659d670).

 

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Publié le 27 Mai 2023

Pauline de Torsiac, et Odile Riffaud nous montrent dans leur article du vendredi 26 mai 2023 dans RCF.fr le profil des Français qui participent aux JMJ de Lisbonne vient d'être révélé par le journal La Croix. Ce sont des jeunes très pratiquants et en majorité conservateurs La plupart d'entre eux espèrent vivre aux JMJ une expérience spirituelle forte.

 

Le Vatican a confirmé ce lundi 22 mai la venue au Portugal du pape François pour les JMJ. En 2023, quel est le profil des jeunes français qui participent aux JMJ ? À deux mois du rassemblement qui se tiendra entre le 25 juillet le 6 août, le journal La Croix révèle son étude. Âge, sexe, milieu social, pratique religieuse et orientations politiques... Sur les 30 164 Français déjà inscrits, un peu plus de 4000 ont répondu au questionnaire qui leur a été envoyé. La génération JMJ 2023 - en majorité des femmes (60% contre 40% d’hommes) - est principalement issue de catégories socio-professionnelles supérieures, (dites "CSP +"), elle est surtout très pratiquante et affiche en majorité des valeurs conservatrices.

 

Ce qui caractérise ces jeunes, c’est avant tout leur ferveur. "Selon notre étude, c’est une jeunesse très pratiquante, qui prie et qui place la messe au cœur de ses habitudes, précise Héloïse de Neuville, journaliste au service Religions du quotidien La Croix. "Les trois quarts des jeunes disent assister à la messe au moins une fois par semaine. Un quart y vont même deux fois par semaine." 80% des jeunes qui ont répondu au questionnaire sont issus de familles pratiquantes régulières. "38% disent plutôt apprécier la messe en latin" : pour la journaliste cette information n’est "pas anodine". "On voit que la galaxie traditionaliste compte pour ces jeunes, en tout cas beaucoup plus que plus leurs parents." Pourtant, lorsqu'on interroge ces jeunes sur les figures qui ont marqué leur parcours de foi, ils répondent en majorité à leurs parents. Suivent les grands-parents, les prêtres ou encore les chefs de mouvements scouts.

 

Qu’attendent donc ces jeunes des JMJ ? "60% d’entre eux placent en première position le fait qu’ils souhaitent vivre une expérience spirituelle forte", rapporte Héloïse de Neuville. L’historien Charles Mercier, interrogé par La Croix, décrit des jeunes "confiants vis-à-vis de l’Église mais moins vis-à-vis du monde qui les entoure". Pour l’auteur du livre "L'Église, les jeunes et la mondialisation - Une histoire des JMJ" (éd. Bayard, 220), ce rassemblement répond à la fois à une envie de vivre une expérience spirituelle forte mais aussi d’être rassurés, "alors qu’ils vivent dans des sociétés devenues de plus en plus plurielles et sécularisées".

 

Les sondés qui ont entre 18 et 24 ans (pour 73% d’entre eux) ont exprimé une sensibilité politique : 52% se disent de droite - dont 15% à l’extrême droite, 8% se sentent proches des valeurs du centre, 7% affirment être de gauche et 5% revendiquent des convictions écologistes. Parmi les sujets de société que les jmjistes de 2023 souhaitent défendre : la défense de la vie et les questions bioéthiques arrivent en premier : 35% d’entre eux ont déjà participé à des manifestations sur ces sujets. Vient ensuite la morale sexuelle : ils sont 32% à avoir déjà manifesté pour défendre leur opinion. Assez loin derrière : les questions sociales (avec 10% de mobilisation) et d’écologie (7%).

 

Des jeunes qui participent aux JMJ sont à la fois fervents et "à contre-courant", observe le journal La Croix. Si en effet le mouvement féministe trouve un certain écho dans la jeunesse française, les pèlerins des JMJ "ne sont que 15% à penser que dans l’Église, hommes et femmes devraient être totalement égaux dans les rôles qu’ils peuvent occuper", résume Héloïse de Neuville. "Là on voit bien que l’accès à la prêtrise des femmes, ils ne la réclament pas", commente la journaliste. 33% d’entre eux pensent même que les femmes ont "suffisamment de reconnaissance dans l’Église". Le rôle et la place des femmes est pourtant l’une des questions soulevées par la commission Sauvé contre les abus dans l’Église.

 

Mais un problème demeure car sur ces 30 164 jeunes Français déjà inscrits, La Croix s’est penchée sur leurs profils en contactant ceux qui s’étaient inscrits via la Conférence des évêques de France (CEF), la communauté de l’Emmanuel, du Chemin-Neuf et la communauté Saint-Martin, à travers un sondage réalisé entre le 7 et 11 mai sur seulement un peu plus de 4000 déjà inscrits aux JMJ de Lisbonne pour cet été, ce qui donne un panel qui est forcément conservateur ne représentant pas forcément la totalité des jeunes catholiques mais seulement ceux liés aux obsessions de la Conférence des évêques de France, de la communauté de l’Emmanuel, du Chemin-Neuf et de la communauté Saint-Martin que sont la défense de la vie et les questions bioéthiques, la morale sexuelle, et la messe en latin, d’où le fait que les questions sociales et l’écologie sont derrière comme le féminisme puisque cette jeunesse est issue de catégories socio-professionnelles supérieures qui souvent s’occupent très peu de ces questions en dehors des 7%  qui affirment être de gauche et des 5% qui revendiquent des convictions écologistes.

 

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Publié le 26 Mai 2023

katholisch.de nous montre ce vendredi 26 mai 2023 que selon sa propre déclaration, le pape François a mis en œuvre pendant son mandat ce que les cardinaux avaient abordé lors de leur réunion pré-conclave en 2013. "Quand j'ai été élu, j'ai dit : eh bien, mettons ces choses en pratique. Le système économique, les nouvelles lois de l'État du Vatican, la pastorale du ministère du Vatican, qui est très importante", a-t-il déclaré dans une interview diffusée jeudi de la chaîne de télévision américaine hispanophone "Telemundo".

 

Beaucoup de choses ont été modifiées, «mais tout cela a été demandé par les cardinaux». Les changements comprennent également le fait que des postes importants ont été pourvus par des femmes et qu'il y a maintenant, par exemple, un vice-Premier ministre de l'État du Vatican. Lorsqu'on lui a demandé ce qu'il lui restait à faire, le pape François a répondu : "Tout. C'est drôle, plus on en fait, plus on se rend compte qu'il y a encore tant à faire." Il a souligné à nouveau que le cléricalisme est un gros problème dans l'Église : "Si vous êtes clérical, vous n'êtes pas pasteur."

 

Le pape François a qualifié sa santé de "bien meilleure". Concernant ses problèmes de genou, il a dit qu'il pouvait maintenant marcher à nouveau. "Il y a des jours qui sont plus douloureux, comme aujourd'hui". Mais cela fait partie du processus. Sa pneumonie aiguë, qui a nécessité une hospitalisation fin mars, a été reconnue en temps utile. Si vous aviez attendu quelques heures de plus, les choses seraient devenues plus sérieuses, a déclaré le pape. "Mais je suis sorti au bout de quatre jours."

 

Le pape François a exprimé ses regrets pour le drame et le «grave problème» des sans-papiers, de tous ceux qui migrent «par nécessité», et a dénoncé que l'Afrique continue d'être un continent «exploité» par des puissances étrangères qui «y mettent leurs industries non pour faire grandir le pays, mais pour porter». Un émigré "manque toujours de l'air du pays. Vous manquez de l'air du pays. Le maté que votre mère, votre tante, votre grand-mère vous donne fraîchement préparé n'est pas le même que celui que vous faites vous-même", a-t-il répondu à la question du journaliste (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Papa-telemundo-entrevista-rodilla-aborto-pontificado-vaticano_0_2563243677.html).

 

En ce qui concerne le sujet de l'avortement, le pontife a de nouveau fait la comparaison avec un meurtre à forfait. La science dit clairement qu'un mois après la conception dans un embryon, tout le système organique est déjà disposé et l'ADN est sans ambiguïté. C'est donc un être vivant. "Est-il licite d'éliminer un être vivant pour résoudre un problème?", a déclaré le pape François. «Est-il légal d'engager un tueur à gages pour résoudre un problème ?».

 

Cependant, jusqu'au milieu du XIXe siècle, l'Église catholique ne considérait pas un avortement fait avant le quarantième jour comme un homicide. Depuis, la situation a changé et l'embryon est devenu le symbole de nombreuses crispations, à la fois scientifiques et religieuses. S'appuyant sur les dernières avancées de la biologie, Francis Kaplan dans L’embryon est-il un être vivant ? en  2008, a tordu le cou à de nombreuses idées largement répandues : non, l'embryon n'est pas un être vivant et humain en puissance puisqu'il dépend de sa mère pour se développer jusqu’à son terme. Le projet parental, l’intention est ce qui donne la qualité d’être humain en puissance à ce qui autrement ne serait qu’un amas de cellules (https://journals.openedition.org/assr/19333).

 

Enfin, concernant la guerre en Ukraine, il a estimé qu'il s'agissait "d'un problème politique" et que "la paix sera atteinte le jour où les deux pourront parler, ou les deux ou à travers les autres" (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Papa-telemundo-entrevista-rodilla-aborto-pontificado-vaticano_0_2563243677.html). Au moins de deux personnes ont été tuées, et trente blessées dans le bombardement mené par les forces armées russes d’une clinique de Dnipro (oblast de Dnipropetrovsk, en Ukraine) vendredi. (https://www.lemonde.fr/international/live/2023/05/26/guerre-en-ukraine-en-direct-une-clinique-de-la-ville-de-dnipro-bombardee-par-la-russie-au-moins-deux-morts-et-une-trentaine-de-blesses_6174908_3210.html).

 

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